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 Le beignet et le godillot

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Message Sujet: Le beignet et le godillot    Le beignet et le godillot  EmptyLun 11 Déc - 23:30


Livre III, Chapitre 1 • D'Accord et de Chaos
Liry Mac Lir &  Eponine Aubenacre

Le beignet et le godillot

J'aime la galetteuh, savez-vous comment ?



• Date : 6 décembre de l'an 1002
• Météo (optionnel) : frais, le soir commence à tomber
• Statut du RP : privé
• Résumé : Eponine rend visite à Liry pendant sa convalescence pour s'enquérir de son état
• Recensement :
Code:
• [b]6 décembre de l'an 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3123-le-beignet-et-le-godillot#112266]Le beignet et le godillot[/url] - [i]Liry Mac Lir & Eponine Aubenacre[/i]
Eponine rend visite à Liry pendant sa convalescence pour s'enquérir de son étatrésumé

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Message Sujet: Re: Le beignet et le godillot    Le beignet et le godillot  EmptyLun 11 Déc - 23:32

Devant la porte, j'hésite. J'ai profité d'un week-end pour aller voir maman, tonton et tout le monde. Depuis les derniers événements de Novembre, l'ambiance est sombre à l'Académie. Plus qu'ailleurs. La Chasse et leurs chiens effraient. J'ai peur tout le temps. J'ai peur chaque matin de ne pas retrouver maman saine et sauve. Ou tante Quittou. Ou tonton Géralt. Je me dis que dans le cas de maman et de tante Quittou, comme elles sont aveugles, elles seront peut-être épargnées puisqu'elles la verra pas. Mais j'ai tout le temps peur. J'ai choisi de rester à l'Académie pourtant. Parce que je veux vraiment faire mes études. Mais l'Académie... elle a bien changé. Elle a subi trop de pertes. Et certains endroits ne sont plus accessibles à cause des dégâts. Et des souvenirs qu'ils éveillent. Je vais pas mentir, je suis terrifiée chaque fois que je me promène dans le couloir. Terrifier de revoir l'ombre des chiens menaçants. De ces véritables monstres que rien ne semblent pouvoir arrêter. Mais ça sert à rien de m'enfermer quelque part et d'attendre que les choses aillent mieux. Je dois continuer mes études pour devenir une mage puissante et pour pouvoir aider. Parce que j'ai servi tellement à rien... sauf à blesser la cousine d'oncle Rackham. Alors je me suis dit que j'allais la voir. Voir si elle va mieux. Parce que ça fait près de deux semaines depuis l'Académie et... je sais pas ce qu'elle est devenue. Mais j'ai pas osé la voir. Alors je suis passée voir la boulangère pour prendre un beignet avec l'argent de poche que me donne tonton Géralt, maman ou tante Quittou. Puis je me dis qu'elle doit pas aimer, ou qu'elle est pas en état d'en manger et mon geste se suspend aussitôt. Et j'hésite à entrer.

Elle a été gravement blessée. Elle a perdu beaucoup de sang. Et je pense que c'est de ma faute. Parce qu'elle s'est jetée sur un chien pour me protéger et si j'avais pas été là, rien de ça ne serait arrivé. On m'a dit qu'il faut qu'elle se repose. Peut-être que je dois repasser plus tard ? Moi j'ai pas été trop blessée, je sais pas comment j'ai fait. Sûrement parce que dame Liry m'a protégé ainsi que bien d'autres. J'ai quelques éraflures que tante Quittou a vite fait disparaître. Tante Quittou et le bébé aussi vont bien. Quand je suis revenue je me suis jetée dans les bras de maman et j'ai beaucoup pleuré. Encore maintenant je me réveille la nuit en hurlant, la tête pleine de cauchemars et de chiens carnivores. Je voulais prendre des potions moi aussi mais mon professeur m'a dit que c'était pas une bonne idée parce que la magie est pas très efficace et qu'il y a des effets indésirables qui peuvent se produire. Et c'est vrai que ma magie est différente. Déjà que j'avais dû mal à la contrôler mais c'est encore pire que tout. Des fois ça fait des trucs très aléatoires. Du coup j'ai écouté mon professeur. Je n'ai pas besoin que mes rêves se transforment en cauchemar j'en fait déjà.
Finalement je prends mon courage à deux mains – plutôt une parce que la deuxième tient le beignet – et je frappe.

-Euh... bonsoir, salué-je d'une voix timide en poussant la porte.

Elle ressemble un peu à la mienne, cette chambre. J'avance prudemment, un peu timide, fermant la porte derrière moi.

-Alors euh... je suis Eponine, la... la nièce de tante Quittou et... jevousaiapportéunbeignetjesperequevousaimerçasinoncestpasgrave, enchaîne-je d'un coup sans reprendre mon souffle.

Je dois être blême et je tremble. Je peux pas m'empêcher de culpabiliser. J'ai cru qu'on allait mourir toutes les deux. Et par quelle miracle on est encore en vie... Seuls Valda et Osir le savent.
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Liry Mac Lir
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Message Sujet: Re: Le beignet et le godillot    Le beignet et le godillot  EmptyJeu 14 Déc - 7:03

Voilà pourquoi tu n'aimes pas le continent.  Après une éternité coincée à Lorgol loin du Borée sans rien faire d'intéressant, te voilà coincée dans ta chambre de la Taverne de la Rose à soigner ton bras.  C'est la petite femme de Rackham qui te l'a rafistolé en partie avec sa magie.  Il paraît que sans elle, il faudrait que tu te reposes encore plus longtemps.  Les crocs du chiens avaient fait de sales dégâts dans ton épaule et continuer à te battre malgré cela n'avait pas été une idée particulièrement brillante semblait-il.  Il a eu quelques personnes pour te reprocher ton imprudence avec beaucoup de vigueur.  Mais qu'est-ce que tu pouvais faire d'autres quand vous étiez attaqués par des chiens avides de sang?  Il fallait bien te défendre et aussi les enfants.  Ce côté altruiste t'est plutôt nouveau, mais même si tu serais prête à tout pour sauver ta peau, tu n'es quand même pas lâche au point d'abandonner derrière toi les faibles.  Surtout pas cette petite rouquine bien courageuse.

Depuis ton retour de l'Académie, la tête du chien que tu as récupérée comme trophée trône sur une chaise de la chambre que tu habites.  Le temps frais ralenti la décomposition, mais il commence à y avoir des odeurs.  Quand quelqu'un ose proposer de s'en débarrasser, tu hurles et tu tapes du pied : ce chien, c'est ton mâle alpha de quelques secondes, il est hors de question que qui que soit ose y toucher.  Tu vas l'emmener à Maura et elle te fera un splendide chapeau.  Tu pourrais peut-être aussi y attacher une cape, ce serait formidable.   Les dents te feront un joli collier, une fois qu'elles seront percées et que tu y passeras un fil pour les accrocher.  Il paraît que ces monstres parcourt encore le continent et fauchent la vie des gens.  Avec pareil déguisement, tu ne vois pas qui oserait s'en prendre à toi.  Soit ils te prendront pour l'un des leurs, soit ils sauront qu'il vaut mieux ne pas te chercher des noises.  Tu es prête à recommencer si c'est nécessaire.  Tu vas même aller te commander un joli petit sabre : tu as toujours préféré te battre à mains nues, mais chez ces fous de continentaux, tu songes qu'une arme ne serait pas de trop.

Tu t'ennuies atrocement quand tu entends quelqu'un toquer à la porte.  Pas encore quelqu'un venu te dire de te tenir tranquille toujours?  Assise dans ton lit, tu t'apprêtes à dire à cette personne de s'en aller, mais quand le battant s'ouvre, c'est la gamine que tu as sauvée qui entre.  Elle parle drôlement vite, mais tu as saisi l'essentiel : elle t'a apporté à manger.  Tu fais un grand geste du bras pour l'inviter à te rejoindre avant de tirer une grimace de douleur : tu oublies toujours qu'il vaut que tu évites de lever le bras.

« Viens, 'sis-toi là, » fais-tu en tapotant une place sur le lit à côté de toi.  Tu lui décernes un large sourire qui se veut invitant.  Tu te tasses même un peu pour qu'elle puisse s'installer plus à son aise.

« J'contente d'te voir la p'tite.  T'es ben m'gnonne d'v'nir m'voir.  J'm'ennuie p'mal tu seule icitte.  Pis ç'tombe ben, j'vraiment faim, pis j'aime ben ça l'beignet moi.  'lez, viens, j'vas pas t'manger.  Pis Boudou non plus tsay, ya pu faim d'puis l'temps. »

Tu désignes la tête du chien d'un mouvement de la tête, l'air d'une maman fière de son enfant.  Tu ne songes pas que ça pourrait effrayer la petite.  Même que tu lui trouves un air mignon toi, à cette de chien.  Il fait moins peut que les crocodiles de ton enfance.





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Message Sujet: Re: Le beignet et le godillot    Le beignet et le godillot  EmptyMar 9 Jan - 10:52

Elle n'a pas l'air de m'en vouloir, en tout cas. Sa réaction est même bien au-delà de ce que je pensais. Elle a l'air d'être plutôt contente de me voir et m'invite même à prendre place sur son lit. J'hésite un peu, encore assez intimidée et gênée par cette visite à l'improviste. Peut-être qu'elle est fatiguée et qu'elle est trop polie pour me dire de partir ? Enfin, je me dis qu'il faut que j'arrête d'essayer d'analyser le comportement des gens ou de deviner ce qu'ils pensent tant qu'ils n'ont pas eux-mêmes exprimés leur sentiment. C'est sur cette bonne pensée que je me décide à poser mon timide postérieur sur les draps. Je comprends pas trop ce qu'elle me dit et je ne peux pas m'empêcher de sourire. J'ai déjà entendu les Îliens parler ainsi et j'aime vraiment ça. L'accent est chantant et leur patois me fait rire. Ce n'est pas très poli de se moquer des autres, je sais bien, mais l'Îlienne a un sourire contagieux et je lui tends mon beignet avec un réel soulagement. Elle aime les beignets. Elle est heureuse de manger. D'un même mouvement, elle me désigne quelque chose derrière moi et je me retourne pour mieux voir... Qu'est-ce que... je sursaute d'un coup, pousse un petit cri horrifié et tombe à la renverse, sur le sol. Un chien ! Un chien de la Chasse ! Paniquée, j'essaye de me relever tout en me disant qu'il faut que nous partons d'ici immédiatement avant de constater que le chien n'a pas bougé de sa place... et qu'il ne s'agit que d'une tête. Cette même tête qu'elle a ramené en trophée de l'Académie. Oh je...

-Je suis désolée, murmuré-je, rouge de honte en reprenant place sur le lit, toujours tremblante d'émotion.

Je ne suis pas très au fait des coutumes des Îliens. Tim a essayé de m'expliquer certaines choses, comme le fait que le crocodile est sacré chez eux ou qu'il est d'usage, chez certaines femmes, de conserver quelques trophée de vaincus dans de l'alcool pour ensuite le boire lors de grandes victoires. C'est peut-être pour ça qu'elle a gardé la tête. Tim m'a dit que c'était très offensant de refuser de partager un verre ainsi proposé, que c'était un grand honneur. Je l'ai peut-être offensée. J'hésite à lui dire que c'est charmant mais ma bouche refuse de s'ouvrir, toujours effaré devant cette horreur en décomposition. Finalement je préfère détourner ma tête du dénommé "Boudou" pour me concentrer sur l'Îlienne, beaucoup plus agréable à contempler. Mes yeux finissent par trouver automatiquement le chemin de son épaule si grièvement blessé.

-Co... comment vous allez ? Vot... votre bras, explicites-tu plus précisément. J'ai eu peur... de pas vous revoir.

Je crois que je ne m'en serai pas remise. C'est ma faute, dans le fond. Elle a sauté sur le chien pour me protéger. Elle a failli mourir ! C'est moi qui ait conduit tout le monde là-haut, en plus. En plein sur les chiens. On m'a dit qu'ils étaient partout dans l'Académie de toute façon mais même. On aurait mieux fait de rester tous à l'abri dans la salle.
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Liry Mac Lir
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Message Sujet: Re: Le beignet et le godillot    Le beignet et le godillot  EmptyJeu 18 Jan - 10:55

Tu attrapes le beignet et le contemple avec appétit et convoitise.  Il sera trop bon ce petit beignet, tu le pressens.  Remarquant à peine la terreur qui saisit l'enfant quand tu lui montres ton trophée de guerre, tu engloutis avec gourmandise la pâtisserie.  Vorace, en deux bouchées il n'en reste plus quelques miettes.  C'est probablement ce que tu as mangé de meilleur depuis des jours.  Dommage qu'il aie été aussi petit, mais s'il avait été plus gros, la petite n'aurait pas pu te l'apporter, très certainement.  Comme tu as mangé vite et avec précipitation, tu lâches un rot, pas loin de ces très sonores qu'il t'arrive de produire à la fin d'un repas, mais un plutôt discret plutôt.  Tu te frottes le ventre pour montrer ta satisfaction, même si tu aurais bien voulu un peu plus de nourriture.  Ton ventre a une capacité sans fin et ce n'est pas un simple beignet qui te rassasiera complètement.  Tu te tournes pour lui dire merci, mais tu la vois les quatre fers en l'air écrasée sur le sol et tu ne peux t'empêcher de rire.

« Mais qu'est-c'tu f'là p'terre?  T's'rais ben mieux s'lit! » t'esclaffes-tu en lui tendant une main – la valide – pour l'aider à se relever et à l'installer sur le bord de ton lit où vous serez beaucoup plus confortables pour le temps de sa visite.

Comme elle te demande comment se porte ton bras, tu t'amuses à lui faire faire des moulinets, parce que c'est très certainement ce qu'il y a de mieux à faire, puis une grimace se peint sur ton visage.  Tu peux le bouger oui, mais ça ne se fait pas sans douleur.  Tu hausses les épaules, résultant d'une nouvelles grimaces avant d'éclater de rire.

« Y s'r'm'tra, c'pas très grave tsé. N'a vu d'plus dure, t'vois.  Quand j'tas plus p'tite qu'toi encore, j'jouais a'ec é crocodiles.  Maman, a aimait p'trop ça, mais ç'm'a j'mais 'pêché d'l'faire. »

Tu souris à pleines dents.  Si ce n'es du fait que tu es clouée au lit depuis… depuis trop longtemps, calculer les jours, c'est pas vraiment ton talent, cette fête à l'Académie a probablement été l'une plus amusante à laquelle tu aies participé là-bas.  Il y avait de la baston et de l'aventure, de quoi te rendre particulièrement heureuse.  Si tu avais eu un petit couteau plutôt, ça aurait été encore plus merveilleux, mais il a bien fallu faire avec les moyens du bord.

« T'fais pas, Liry, a s'est ben 'musée, pis y faut plus qu'chien pour m'tuer.  T'connais b'coup de p'sages s'crets d'l'Acad'mie?  Moi je l'connaissais pas c'lui-là.  S'tu veux, j't'en apprendrai d'aut', quand j'tais, j'en ai tr'vé p'mal.  C'tait pratique, tsé, p'm'cacher des prof'seurs qu'voulaient m'chicaner.  Y m'cherchaient p'souvent pour d'choses bien t'vois. »

Tu hoches la tête.  En effet, tu as été une élève assez turbulente à l'Académie.  Pas assez pour t'attirer de sérieux ennuis et puis tu étais studieuse, mais juste assez pour rendre les enseignants passablement découragés de te faire tenir en place plus de cinq minutes.





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Message Sujet: Re: Le beignet et le godillot    Le beignet et le godillot  EmptyJeu 18 Jan - 23:13

J'ai parfois du mal à saisir le sens de ses phrases. Son accent est chantant, sa langue approximative mais tout ceci donne un accord si joli que j'arrive pas à ne pas adorer cette façon de parler. J'entends souvent une des pirate l'employer et Tim m'a même appris quelques mots. Il dit que c'est Vira qui lui apprend. Une des pirates de l'Audacia. Elle m'impressionne tellement que j'arrive même pas à lui parler normalement. Enfin... à lui parler tout court. Des fois, elle me regarde juste et m’ébouriffe les cheveux avant de s'en aller. Et je comprends encore moins bien quand elle parle que Liry, mais j'adore l'écouter parler Îlien. J'aimerai bien apprendre pour de vrai. Enfin, je débute juste dans l'art de l'écriture et de la lecture, plus mes cours à l'Académie. Un projet que je peux remettre à plus tard. Pour me rassurer, l'Îlienne fait des gestes avec son bras ponctués par des grimaces de douleurs. Je prends un air vraiment désolé parce que je me sens vraiment désolée à l'idée de la voir encore récupérer de ses blessures. Mais elle a l'air en bonne forme, elle a mangé tout mon beignet et on dit toujours que quelqu'un en bonne santé mange bien. Je me contente donc de hocher poliment la tête, même si je suis remplie d'effroi, à l'idée des crocodiles, prenant très au sérieux les conseils de Tim. Visiblement, c'est un animal très répandu sur l'Archipel. Je continue de la fixer, refusant de reporter mon regard sur la tête du chien. J'ai encore la sensation désagréable qu'il arrête pas de me regarder et qu'il est prêt à se jeter sur moi et ne retiens pas un frisson d'appréhension. Le souvenir est encore bien ancré. Même quand je marche dans l'Académie, j'ai souvent l'impression d'entendre leurs aboiements ou leurs pas précipités.

Mais les passages secrets de l'Académie ont le méritent de m'arracher un grand sourire franc cette fois. Dame Liry, parce que Liry semble être son prénom et c'est très joli, ne le connaissait pas et j'en suis intérieurement fière. Cette pièce est peu connue, de ce que je sais, mais elle est très pratique... en tant normal. Je peux pas m'empêcher de pouffer, hochant la tête.

-Je serai contente que vous me montriez. Moi j'écris ceux que je trouve dans un petit cahier, j'explique fièrement.

C'est l'un des cahiers que m'a offert tonton Géralt et ça m'entraîne à bien écrire tout en n'oubliant pas les passages secrets. C'est vraiment très amusant de les chercher. Lena elle m'en a montré plein. Enfin je cherche pas à fuir les professeurs, c'est plus comme un plaisir personnel. Une curiosité intarissable. C'est tellement extraordinaire d'être à l'Académie, je continue d'avoir du mal à y croire. Même si dernièrement, elle est plus vide et paraît éteinte, comme si on l'a blessée. Ça me rend un peu triste. C'est aussi pour ça que j'ai choisi d'y rester. Puis je me dis qu'ils sont venus une fois et qu'ils vont pas revenir. Enfin ça, c'est sûrement une pensée bien naïve de ma part.

-Mais ça a pas beaucoup servi, murmuré-je d'une voix penaude. Au final, j'ai amené tout le monde sur les chiens.

Un passage censé amener les gens en lieu sûr et au final je les ai conduit droit sur les chiens. Je sais pas si Dame Liry essaye de me rassurer en disant qu'elle s'est bien amusée mais elle a failli y rester et ça, je suis pas prête de l'oublier. Tout comme ceux qui y sont passés et ceux qui ont été grièvement blessés. Et ma tante enceinte que j'ai amené droit sur eux également. S'il lui était arrivé quelque chose... par Osir j'ose même pas y penser tellement c'est horrible.
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Message Sujet: Re: Le beignet et le godillot    Le beignet et le godillot  EmptyMer 31 Jan - 8:32

Tu la regardes avec un drôle d'air.  Pourquoi noter les passages secrets de l'Académie dans un cahier.  Il faut prendre la peine de le coucher sur papier en traçant les lettres, et ensuite de le relire.  Pour ta part, tu t'es contentée de faire des cartes.  Enfin, tu n'es pas douée dans l'art de dessiner les bâtiments, mais c'était suffisamment clair pour toi à l'époque où tu étais à l'Académie.  Tu hausses les épaules.  C'est sûrement une habitude de continental d'écrire, même les choses comme ça. Un croquis serait plus clair pourtant.  Tu ne cherches plus à comprendre ces créatures étranges.  Ton père ne te paraissait pourtant pas particulièrement bête, il était lui aussi du continent.  C'est peut-être tout le temps qu'il passait en même qui l'améliorait par rapport aux autres.  Après tout, il parlait très bien la langue chantante des îles.  Pas parfaitement, mais assez pour converser de tout ce qu'il désirait.  Vous l'aviez changé, Maura et toi, c'était probablement ça.

Tu remarques assez vite le visage chagrin de la gamine toutefois en songeant à l'issue de leur fuite.  Elle semble se considérer responsable de ce qui est arrivé à tout le monde.  Pourtant, ce n'est pas de sa faute.  Pour ce que tu en as entendu dire, il y avait des chiens partout dans l'Académie.  Peu importe où le passage nous aurait mené, nous serions tombés sur eux, à moins d'atterrir directement à Lorgol.  Ce n'était pas sa faute, elle avait fait preuve d'un courage exemplaire d'ailleurs.

« 'lons l'p'tite!  T'fais c'qu't'a pu.  L'cl'bard, y n'avait d'partout.  S'n'était restés dans l'passage s'cret, on s'rait r'sté en s'cur'té.  Fake spas t'faute.  T'n'as ben aidé, sans toi, on n'était coincé dans salle dé b'quet pis on s'rait mort, pasque yavait pô d'aut' issue. »

Tu passes une main dans ses cheveux roux, essayant de te montrer un peu réconfortante.  Toutefois, tu uses peut-être d'un peu trop d'énergie dans ta bonne volonté et lui tire un peu sur la chevelure dans son geste.  Bien évidemment, tu ne le réalises pas vraiment, pas tout à fait.  L'espace d'un instant, tu prends une mine songeuse, mais en vérité tu ne réfléchis pas vraiment, tu revis ton combat contre les chiens.  Tu reviens assez vite à toi.

« Pense pu à ça.  C'pas n'cessaire.  T'fais c'que t'd'vais faire.  J'rarement vu une p'tite fille 'si c'rageuse qu'toi.  Y f'lait ben… euh… d'sang glacé pour faire c'que t'fait.  Pis t'as pr'tégée comme une grande la p'tite fem' d'Rackham pis son bébé.  T'm'man d'vait êt' fière d'toi.  Les aut' d'ton âge, y s'sont c'chés.  Ben c'normal, d'zenfants d'vraient pas viv' ça.  Qui qui a mis l'Chasse S'vage dans l'cadémie, yétait pas ben ben intel… intel… inteljambe.  M'lés l'p'tiots à ça. »

D'ailleurs, toi-même tu n'es pas encore si âgée que ça.  Tu as quitté les bancs de l'académie seulement quelques années plus tôt.  À l'âge de la petite, tu n'es même pas certaine que tu aurais fait preuve d'autant de bravoure.  Très probablement.  Mais pas nécessairement.

« T'cas, moi j'tais ben fière d'toi. »  Tu pointes ton doigt amoché avec un sourire grimace.  C'était Quinterie qui te l'avait rafistolé.  « P'ça, spas t'faute.  Un chien b'fait la jambe d'Rackham pis un aut' y venait.  J'p'vais pas l'ser l'cousin s'faire m'ger.  Y va-t-êt' papa. »

Tu souris, amusée.  Rackham papa, c'est une idée qui t'amuse encore beaucoup.  Extrêmement même.





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Message Sujet: Re: Le beignet et le godillot    Le beignet et le godillot  EmptyJeu 8 Fév - 15:03

Je comprends pas tout mais j'en devine beaucoup. Plus que les paroles, c'est l'accent et son expression qui me ramène le sourire. Le fait qu'elle tente de me remonter le moral aussi me touche beaucoup. Après je ne vois pas trop en quoi je suis courageuse. J'ai surtout été morte de peur, totalement terrifiée, du début à la fin. Je n'ai pas servi à grand chose et j'ai même accepté de guider ma tante dans un champ de bataille, à l'endroit précis où ces chiens féroces mangeaient tout le monde. Je sursaute presque quand je sens une main empoigner mes cheveux avec entrain pour les faire danser dans tous les sens. Je dissimule ma grimace lorsque la dame retire sa main, manquant de m'arracher une bonne touffe au passage, avant de lui décerner un petit sourire. Elle est rigolote et sa bonne humeur est très contagieuse. Je finis même pas rire doucement, alors que je tente de réordonner un peu le bazar qu'elle a mis sur ma tête. Cet ultime geste suffit à m'insuffler encore plus de bonne humeur. Aux dernières paroles, cette fois, je souris encore plus. La perspective de ma petite cousine ou mon petit cousin à venir m'emplit de joie. Il me tarde de pouvoir rencontrer ce bébé et j'aimerai beaucoup que tante Quittou vienne souvent nous voir avec pour que je puisse m'en occuper. Maman aussi va être ravie.

-Je... je sais toujours pas comment vous vous appelez, osé-je finalement demander. Moi c'est Eponine.

Avec tout ça, j'en ai oublié de lui demander son prénom et j'ai même pas eu le temps de le demander à tante Quittou. Il y a eu beaucoup trop de choses à faire entre temps et je m'en veux un peu d'avoir attendu autant de temps avant de venir la voir.

-Vous, vous... vous avez pas peur de la Chasse ? murmuré-je, un peu effarée.

Je sais que moi, elle me glace le sang. J'ai tout le temps peur que maman, ou tante Quittou, tonton Géralt, Gédéon en soient victimes. On raconte tellement d'horreur dessus ! Je les entends souvent chuchoter autour de moi. Il y en a même un à l'Académie qui prétend avoir vu l'un des cavaliers se pencher au-dessus de son lit. Mais il aurait fui juste après qu'il est crié tellement fort qu'il en a brisé les carreaux de sa fenêtre. Je sais pas si c'est vrai mais j'ai pu dormir pendant trois jours après ça. Et j'ai jamais été aussi fatigué. J'ai l'impression qu'on est en sécurité nulle part.

-Parce que moi... je suis terrifiée, confié-je. J'ai peur qu'elle vienne me chercher ou de ne plus jamais revoir ma maman ou ma famille parce qu'elle les a emmené avec eux. Y en à l'Académie qui dise qu'il faut prendre des potions pour dormir mais même là, j'ai peur de pas me réveiller ensuite.

Imaginez un peu je dors pendant cent ans ? Et quand je me réveille, l'Académie est ensevelie par des ronces, tout le monde a disparu, il n'y a plus que moi et un monstre effrayant qui empêche quiconque de m'atteindre ? Ah non, c'est beaucoup trop terrifiant comme pensée. Je préfère encore combattre le sommeil, au moins je pourrais voir ce qu'il m'arrive. Peut-être que... peut-être que Tim viendrait me sauver ? Tim ? Pourquoi Tim ? Y a tonton Géralt aussi ! Et maman me laissera jamais ainsi. Je secoue la tête. Je suis vraiment en train de m'imaginer n'importe quoi.
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Message Sujet: Re: Le beignet et le godillot    Le beignet et le godillot  EmptyMer 7 Mar - 20:52

Épo…  Ouais, c'est vraiment un talent de continentaux de se choisir des noms beaucoup trop long à retenir.  Une tendance vraiment malheureuse à laquelle tu ne peux décidément pas trop te faire.  Bah, c'est qu'une petite fille, si tu lui donnes un surnom, elle ne réalisera sûrement pas que c'est parce que tu n'arrives pas à retenir son prénom au complet.  Tu lui fais un gentil sourire en tout cas avant de lui répondre brièvement, mais parfaitement :

« Liry. »

Elle saura sûrement que tu lui annonces comment tu t'appelles.  Pas besoin d'utiliser de longues phrases compliquées.  C'est un truc qui te plaît bien des enfants, ils ont un niveau de langage à peu près équivalent au tien – si parfois pas supérieur même – ce qui fait que les conversations ne sont pas chiantes à suivre pour toi et ton cerveau qui préfère la simplicité aux choses complexes et compliquées qui ne servent qu'à perdre du temps qui aurait pu être utilisé plus intelligemment, par exemple à tricher au jeu ou à boire du rhum.  Ou simplement à se tenir debout sur la proue d'une vivenef et de sentir le vent souffler sur le visage, admirer la vue.  Oui, ce sont ces petites choses simples de la vie qui en valent vraiment la peine.

Tu prends quand même le temps de réfléchir à la question qu'elle te pose.  C'est compliqué et tu fronces les sourcils pour te concentrer un peu.  Puis finalement tu hausses les épaules.  Mauvaise idée.  Le mouvement te fais adopter une grimace de douleur.

« P'sûr que j'v'drais pas lé rencontrer.  J'pense j'mais entendu parler d'qu'qu'chose d'si effrayant d'ma vie.  Su' mon île, yaurait pas d'trucs d'biles comme ça qu'arriveraient, t'vois.  J'v'drais pas croiser leu' ch'min d'nouveau, j'peux ben t'dire ça ma p'tite!  Mais si ça d'vait arriver, j'me protégera comme qui faut.  Sa mère, est su' son île, j'pense pas qui peuvent caracabouler p'dessus 'a mer, pis son père yé d'jà au r'yaume de Messaïon et l'dieu d'la mer y sait protéger lé siens. »

Au final, il n'y a que toi qui es en danger.  Toi et Pennia.  Mais Pennia est une super mage, une héroïne, une légende.  Si de méchants molosses s'en prenait à elle, elle saurait comment se sauver.  Puis sinon, bien, tu la vengerais sauvagement.  Chasse Sauvage?  Tu lui montrerais qu'on ne t'appelait pas la sauvageonne quand tu étais gamine pour rien.  La compétition sera sans cartier et tu les exterminera jusqu'au dernier.

« J'ai une sœur, moi'ssi.  À s'appelle Pennia, t'vois.  Mais elle, a grandi su' l'continent.  J'pas l'même papa qu'elle, t'vois.  J'ai un peu peur qui viennent a chercher.  Mais tsay, faut continuer à viv' Popo.  Si on  se terre dans peur, ben y vont nous tuer un par un. Pis y gagneront.  Mais si on se bat en v'vant not' vie comme qu'avant, ben on va-t-y ben finir par gagner.  T'comprends c'que j'te dis? »

De ton bras valide, tu tapotes doucement sa petite tête rousse.  Oui, maintenant que tu y penses bien, tu te ferais pipi dessus tellement tu as peur de ces cavaliers, mais… c'est pas le moment de baisser les bras.  Tu as déjà pourfendu l'un de leurs serviteurs.  Si tu as besoin de le faire de nouveau, tu n'hésiteras pas.





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Message Sujet: Re: Le beignet et le godillot    Le beignet et le godillot  EmptyLun 2 Avr - 0:05

Liry. C'est un joli prénom. Très musical. Aussi chantant que son accent tropical. Je l'écoute, fascinée. Fascinée par son accent, fascinée par ce qu'elle a dire. Elle a raison. Elle a aussi de la famille à laquelle elle tient. Mais elle ne se laissera pas emporter sans combattre. Je pense pareil mais je sais pas faire grand chose encore. J'ai juste réussi à complètement tremper le Familier du mari de tante Quittou parce que j'ai eu peur quand il m'a atterri dessus. Autrement dit, je n'ai rien fait de spectaculaire, si ce n'est laisser mon émotion guider ma magie d'une façon totalement inutile. Bon, j'ai aussi foncé droit dans un des chiens avec une dague ramassée au sol mais, encore une fois, je me suis pas du tout contrôlée. En y repensant, j'ai même du mal à me dire que c'est moi qui ai fait ça. Quoiqu'il en soit, elle a raison. On peut pas vivre ainsi, redoutant chaque nuit, n'osant ouvrir les yeux de peur de voir le visage des Cavaliers ou encore tremblant à chaque pas une fois le jour passé. Ma main vient se poser sur les quelques mèches de cheveux qu'elle a caressé, un sourire plus franc cette fois animant mes lèvres.

-Vous avez raison, avoué-je en hochant la tête. Il faut vivre chaque instant comme si c'est le dernier et profiter du temps qu'on a devant nous. Pour... ne rien regretter.

Mais... c'est plus facile à dire qu'à faire. Je suis encore jeune, j'ai encore tellement de choses à découvrir et je viens tout juste de gagner une liberté que je ne veux pas voir partir. J'ai appris à lire, j'ai rencontré des gens incroyables, j'apprends tous les jours de nouvelles choses. Et, surtout, je suis entourée par la meilleure des familles au monde. Et si j'ai bien compris, dame Liry en fait partie maintenant. J'ai peur de perdre tout ça, j'ai peur que ma famille souffre et de ne plus jamais les revoir. La séparation avec maman a été une des choses les plus terribles que j'ai eu à vivre. Ne sachant pas quand je la reverrais. Ne sachant pas ce que grand-père lui ferait. Vivant chaque jour en pensant à elle alors qu'une partie de moi mourait de ne pas être à ses côtés. Ne pas savoir c'est le pire parce que l'imagination fait le reste et l'imagination est aussi infinie que les cieux. Elle a un pouvoir illimité, des capacités extraordinaires et tout peut arriver dans cette imagination.

Je l'observe un moment, contemplant également la chambre mais refusant obstinément de diriger mon regard vers son « trophée ». J'en ai des frissons rien qu'à l'imaginer ainsi. Je ne sais pas quelle heure il est mais j'ai dû déjà suffisamment abuser de son temps et il faut qu'elle se repose pour guérir complètement. Après tout, c'est en partie ma faute si cette chose lui a mangé le bras. Elle s'est interposée pour me défendre et... non. Je ne dois pas penser à ça. Elle ne me tient pas responsable. Ce n'est pas franchement ma faute non plus.

-Je... je vais vous laisser. Vous devez être fatiguée et... je bafouille un peu gênée. Enfin, je voulais surtout prendre de vos nouvelles. Mais... si vous êtes d'accord, je pourrais revenir ?

Oh j'ai osé lui demander. Je lui jette un regard interrogateur, guettant sa réponse. Je ne sais même pas pourquoi je formule une telle demande mais ça m'a fait du bien de lui parler. Elle a une présence rafraîchissante qui suffit à calmer toutes mes angoisses. C'est peut-être un peu égoïste de ma part mais j'aimerai vraiment la revoir si possible. Même si ce n'est pour ne pas parler sérieusement. Juste pour lui parler tout court.
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Liry Mac Lir
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Je suis : cartographe sur le Borée

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Mes autres visages: Séverine de Bellifère, Marjolaine du Lierre-Réal, Lancelot l'Adroit, Anwar Sinhaj et Antonin de Faërie
Message Sujet: Re: Le beignet et le godillot    Le beignet et le godillot  EmptyDim 8 Avr - 0:02

Tu te sens soulager de voir que tes propos semblent avoir un effet sur la fillette.  Il faut dire que les grands discours philosophique sur la vie, ce n'est pas exactement ton fort.  Tu es plutôt… douée pour agir, mais avec un bras en immobilisation complète pour quelques semaines encore, c'est pas des plus simples.  Au moins, elle a compris ton message et c'est ça le plus important.  Tu la devines bien courageuse et vaillante cette petiote, alors tu as confiance qu'elle saura trouver sa voie.  Elle est encore toute jeune.  À son âge, tu venais tout juste d'arriver à Lorgol et à l'Académie de Magie et du Savoir.  C'était tout un dépaysement.  Toutefois, tu t'es fait rapidement à ta nouvelle vie, continuant ton chemin de sauvageonne, en fuyant les punitions des professeurs : on t'avait bien prévenue que si tu t'agitais trop et causait une masse de problèmes, tu serais expulsée, et ton minimum de fierté te refusait de retourner sur ton île jetée comme une malpropre.  Tu désirais rentrer triomphante et c'était bien ce que tu avais fait, cartographe du Borée, le navire d'exploration de ta sœur.  Il y avait de quoi être fière et tu es certaine qu'un jour, la petite femme de Rackham aurait le même sentiment en pensant à sa nièce.  Qui lui ressemblait quand même beaucoup.

Tu es toutefois un peu déçue quand elle déclare qu'il est temps pour elle de s'en aller.  Tu aurais aimé discuter plus longtemps, mais c'est une petite fille, l'heure est peut-être avancée, tu ne vois pas le temps passer dans ta chambre, enfermée.  Seule.  Tu pousses un léger soupir et secoue la tête, désolée.

« T'reviens quand que tu veux!  J't'aime bien, t'es d'la bonne graine, s'tu vois c'que j'veux dire? »

Tu lui pinces le nez, sans trop réfléchir.  Tu ne sais pas, ça te semblait la chose à faire, elle était adorable cette gamine.  Puis tu lui tapotes la joue, incapable de la serrer dans tes bras comme tu en as bien l'envie.

« J'te retiens pas plus longtemps qu'ça!  T'es une brave fillette, plus tard, j't'emmènerai t'promener dans ville, on p'ra aller voir lé bateaux du port.  T'a d'jà vu une vivenef?  La mienne est pas ici, mais c'la plus belle.   J'te la montrerai un jour.  Bon chuppose ta maman va t'chercher.  A mienne, a me cherchait tout le temps, pis était pas contente d'me chercher longtemps.  J'ai hâte qu'tu reviennes!  T'me diras où que t'as pris le beigne, c'tait ben bon! »

Tu ne peux pas la retenir plus longtemps alors tu la laisses partir, en espérant que sa prochaine visite sera très bientôt.  C'est pas que tu t'ennuies dans cette chambre, mais c'est un peu ça.





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