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 La sentence, à un coup de plume

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Message Sujet: La sentence, à un coup de plume    La sentence, à un coup de plume  EmptyJeu 28 Déc - 16:18




Livre III, Chapitre 1 • D'Accord et de Chaos
Mayeul de Vifesprit & Richard le Harnois

La sentence, à un coup de plume

& une vie en suspens au dessus d'un bout de papier




• Date : Le 21 janvier 1003
• Météo (optionnel) : /
• Statut du RP : privé
• Résumé : À la suite de la tentative de suicide de Rejwaïde Sinhaj en début d'année, Richard s'est déplacé jusqu'à Roc-Épine. À un coup de plume d'une décision définitive, Mayeul se présente à lui pour tenter peut-être de renverser la vapeur.
• Recensement :
Code:
• [b]Le 21 janvier 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3173-la-sentence-a-un-coup-de-plume#116286]La sentence, à un coup de plume[/url] - [i]Mayeul de Vifesprit & Richard le Harnois[/i]
À la suite de la tentative de suicide de Rejwaïde Sinhaj en début d'année, Richard s'est déplacé jusqu'à Roc-Épine. À un coup de plume d'une décision définitive, Mayeul se présente à lui pour tenter peut-être de renverser la vapeur.

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Message Sujet: Re: La sentence, à un coup de plume    La sentence, à un coup de plume  EmptyJeu 28 Déc - 16:23

Ô duché d'Erebor, écrasant par sa chaleur, dérangeant par son sable, fort par son roc qui le porte et l'encercle. Ô quotidien d'Erebor, aux déserts secs et aux oasis bienvenues, aux danseuses des dunes sensuelles, des harems et des chamanes. Ô nuit d'Erebor aux milles histoires et milles saveurs, j'ajoute la mienne et à nous les milles et une nuits de bonheur.

Ou d'horreur. Car c'est bien l'effroi qui avait mené le Maréchal au duché du sable et du roc. Après quelques jours de voyage suite aux sentiments envahissants d'Adamante comme de tout griffon à son voltigeur et une nuit à se remettre de ce dernier, Richard se tenait bien là arborant un regard des plus stricte et ô combien irrité. Et pas que par le sable dans ses bottes ni par le grain qui s’immisçait de temps à autre au coin de ses yeux. Il lui avait fallu quelques jours pour vagabonder en quête d'informations, de discussions avec le Capitaine d'Erebor, mais également avec des hommes dont la parole avait son pesant d'or, pour finalement asseoir une décision déjà pourtant prise durant la traversée du duché et par lui seul.

À l'abri du vent et du sable, dans une pièce à la décoration sobre, mais luxurieuse à la fois, l'homme s'acharnait à gratter un papier de sa plume et de son encre derrière un bureau. Ses sourcils avaient tendance à se froncer à l'écriture de certains mots ou du nom à laquelle elle était adressée : Rejwaïde Sinhaj. Et alors que la lettre touchait doucement à sa fin, courte, directe, mais forte en décisions, à un mouvement de plume presque, un coup, deux coups et la porte s'ouvrit – interrompant sa finalité. Mettant en suspens une vie.

Le regard du Maréchal se leva. Il était là. Plus tôt que prévu, mais présent. Et par respect pour l'écrin qu'il avait été et dont il n'avait pas encore eu l'occasion de s'entretenir à ce sujet en privé, en remerciement pour avoir sauvé une partie de la famille impériale, par égard aussi pour le voltigeur, véritable, qu'il était, il avait autorisé cette intrusion.

Une nouvelle rencontre qui risquait de ne plaire à aucun d'eux cette fois.

« Major. »


Dernière édition par Richard le Harnois le Sam 30 Déc - 20:50, édité 1 fois
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Mayeul de Vifesprit
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Message Sujet: Re: La sentence, à un coup de plume    La sentence, à un coup de plume  EmptyVen 29 Déc - 23:55

Il est toujours bon de garder des contacts, un peu partout, et Mayeul n'a jamais eu de mal à se faire des amis à chacune de ses affectations. Ce n'est pas pour rien qu'il est amie avec Liselotte et qu'ils s'échangent, ensemble, les derniers potins de la Cour : il a beaucoup trop l'oreille sur les dernières rumeurs Mayeul. Et l'arrivée de Richard le Harnois à Roc-Epine est une rumeur qu'il n'est pas du tout sûr d'apprécier. Parce qu'il se doute, bien trop, de ce que cela signifie. Alors, tant pis. Reja lui en voudra surement pour ça aussi, mais elle n'est pas obligée de le savoir. Sirocco. Non, Nuage, pas cette fois. La perplexité du griffon devant la détermination de son Voltigeur fait savoir à Mayeul que le petit cendré attend de se faire sa propre opinion, mais cela lui suffit pour l'instant.

Il a fait aussi vite que possible, mais il y a des limites à ce qu'un major de Svaljärd peut faire et Mayeul sait qu'on risque de lui reprocher cette excursion en Erebor. Mais peu importe, après tout : s'il doit affronter les foudres de ses supérieurs pour ça, il le fera. Qu'importe les conséquences : s'il ne fait rien, de toute façon, la culpabilité le rongera plus sûrement qu''une mauvaise liqueur lagrane. Il ne perd pas de temps à annoncer la raison de sa présence Mayeul : les rumeurs vont aussi vite qu'un griffon en vol, et il serait bien stupide de l'ignorer.

Un coup, deux coups, et le Maréchal de Serre est là, lettre rédigée devant lui. Le major de Svaljärd le sait : si l'homme n'avait pas voulu qu'il entre, il ne serait pas ici. Alors, autant ne pas perdre de temps en palabres inutiles, puisque chacun sait pourquoi il est là. Un geste pour défroisser sa tenue de vol et discipliner ses cheveux, c'est tout ce que s'autorise Mayeul avant d'adopter une posture impeccable. Il n'a guère le choix s'il veut se faire entendre, il doit être irréprochable. "Maréchal. Ne prenez pas cette décision, s'il vous plaît." Il n'est sûr de rien, mais il se doute, Mayeul.


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Message Sujet: Re: La sentence, à un coup de plume    La sentence, à un coup de plume  EmptySam 30 Déc - 21:11

'S'il vous plaît.'

Faiblesse. C'est ce qui résonne à ses oreilles et ce qui le frappe avant tout, plutôt que l'aspect qui se veut presque irréprochable, presque. Le visage luisant du Major trahi autre chose que la chaleur d'Erebor, un pas pressé. Un empressement pour une destination finale dédiée à une autre. Un empressement pour empêcher un coup de plume décisif et presque sanglant pour ce qu'il représente, mais sans doute trop tard. Un empressement pour une personne qui ne le mérite pas. Qui ne mérite rien, si ce n'est le courroux qui descend des cieux et dont le regard de Richard pourrait aisément lui transmettre. Un mépris qu'il se garde de cracher devant Mayeul de Vifesprit pourtant.

« Ma décision est prise, Major, et elle est irrévocable. »

Glisse strictement Richard, tout autant que de manière impassible. Parce que sa tête et son cœur ne vacilleront pas malgré ce qu'il doit et ce qu'il respecte chez la personne d'en face. Il sait Richard, il a entendu, pour le lien qui uni l'erreur humaine au véritable voltigeur sous ses yeux, même s'il a peine à y croire. Car elle n'est que faiblesse pour en être arrivé là. Et que lui est exemplaire.

« Désirez-vous néanmoins ajouter quelque chose pour la défendre, vous aussi ? »

Et on sent l'irritation dans la fin de sa question. Il y a déjà eu trop de monde pour l'excuser, plus qu'elle ne le mérite, trop pour excuser un tel acte. Trop pour excuser la double erreur qu'elle représente et qu'elle porte sur ses épaules à présent. Lui, n'y est pour rien. Il a plus perdu qu'il ne le croit et cela est fort regrettable, tant à y songer sans vomir qu'à imaginer le lui dire. Chose qu'il ne fera pas.
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Message Sujet: Re: La sentence, à un coup de plume    La sentence, à un coup de plume  EmptyLun 1 Jan - 13:51

La voix de l'homme est stricte, et sa sentence implacable. Mais Mayeul n'a pas fait tout ce chemin pour baisser les bras aussi aisément, et qu'importe que Reja ne sache rien des risques qu'il encourt. Il n'a aucun droit d'être là Mayeul, et il le sait pertinemment. Mais la jeune femme mérite qu'il se batte pour elle, même si elle a décidé de ne plus avoir à faire avec lui. Le Maréchal semble presque ennuyé que Mayeul s'évertue lui aussi – questionnement -  à le faire changer d'avis, mais le major de Svaljärd ignore avec superbe la menace et l'agacement sous-jacent. "Vous ne pouvez pas prendre cette décision."

Il peut, techniquement, il en a tous les droits. Mayeul s'est rapproché du bureau, et ses yeux étincellent d'une colère contenue, pour le moment. "Rejwaïde est une Voltigeuse hors-pair. Vous l'avez vu voler, elle est née pour cela." Il a presque trébuché sur le prénom de la jeune femme, bien peu habitué à le prononcer ainsi. "La condamner pour un seul faux-pas remet en cause tous ces discours bien-pensants sur l'apprentissage par l'erreur que l'on nous fait à la Caserne de Serre." Mayeul n'hésite pas avant d'asséner. "C'est une mauvaise décision, vous le savez."

C'est prétentieux de sa part, il le sait, de présumer que Richard se trompe. Mais c'est le meilleur angle d'attaque, n'est-ce pas ? Le maréchal de Serre n'est pas homme à pardonner la faiblesse et la sentimentalité, mais il estime à leur juste manière les actes. Ces actes qui, justement, ont condamné Reja. Mais tout ce qu'elle a fait, avant, ne compte-t-il pas ? "Elle a prouvé sa valeur au sein de son escadron. Elle a prouvé sa loyauté à Ibélène." Ne pas penser à l'Ordre, ne rien laisser entrevoir. Richard ne sait pas, peut-être. "Elle mérite d'être punie, je suis d'accord. Mais pas au point de sacrifier nos chances de remporter cette guerre."

Mayeul flirte avec les limites, il le sait. Accuser, peu ou prou, le Maréchal de Serre de se séparer d'une Voltigeuse au risque de causer du tort au corps des Voltigeurs sont des paroles lourdes de conséquences. Mais si Reja mérite d'être puni, lui aussi. C'est de sa faute, après tout, ce qu'il s'est passé.


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Message Sujet: Re: La sentence, à un coup de plume    La sentence, à un coup de plume  EmptyMar 2 Jan - 15:56

"Vous ne pouvez pas prendre cette décision." 

Il dépose sa plume d'un geste presque tremblant tant il sent la colère jouer dans ses tempes. Il dépose fermement ses mains sur le bureau et encercle de ces dernières la lettre à un trait de passer d'en cours à achevée. Il pose un regard froid, mais maîtrisé sur le Major. Il ose, Mayeul de Vifesprit. Il ose aller si loin pour une gueuse que Richard pourrait qualifier de 'traînée' sans sourciller si il se laissait aller complètement. Il ose se mettre le Maréchal à dos. Il ose défier sa volonté. Mais peut-être a-t-il mal compris au fond. Il lui laisse une chance, Richard, de se reprendre avant que son nom ne bascule de haut de la liste à tout en bas de cette dernière.

« Vous dites ? »

Fait-il sous entendant qu'il a peut-être mal entendu, et il l'espère Richard ! Mais le Major est bien décidé à lui faire comprendre, à s'enliser sur un terrain glissant dont seule Rejwaïde Sinhaj est l'auteur. Il se dompte pour ne pas se lever, de renverser la chaise, et de fulminer menaçant, oh comme il se dompte à rester assit alors que de Vifesprit continue honteusement à outrepasser les limites de son rang. Richard le respecte un tant soit peu et il lui doit beaucoup pour l'écrin qu'il était, mais cela ne suffit pas à tout excuser et à lui permettre ce genre de ton face au plus haut gradé de la Voltige. C'est impensable même. Il le sait tête brûlée, vif d'esprit, pas stupide au point de risquer sa propre carrière pour une moins que rien.

Voltigeuse hors pair, oui, mais pas irremplaçable. Un seul faux pas, mais un pas énorme – si pas deux faux pas, mais l'un touche le personnel alors il ne dit rien. Et les discours que l'on sert à la Caserne ne permettent pas de penser que le suicide est une option quand rien ne va. C'est la dernière chose à laquelle un voltigeur devrait penser. Sa gorge se noue et son tint vire au rouge quand Mayeul enfonce le clou en indiquant qu'il fait une mauvaise décision. Comment peut-il oser dire cela. S'il n'était rien, s'ils n'étaient pas en guerre malgré la trêve et la Chasse, perdre deux voltigeurs plutôt qu'un seul ne lui ferait rien parce que ce que Mayeul dit est purement suicidaire en soit. Et il continue le Major. Il continue.

« Elle a trahi la loyauté d'Ibélène et son serment de protéger l'empire à la seconde même où elle s'est ouvert les veines pour des histoires personnelles, Major. Qu'importe la raison derrière son geste, qu'importe ses bons services jusque là, elle ne peut être excusé d'avoir bafoué la Voltige par un acte aussi égoïste. Ce n'est pas donné à tout le monde d'être Voltigeur, Major. Pourtant cet honneur, elle l'a insulté en vous faisant passer bien au devant de l'essence même que Valda bénit. Par son acte, elle a insulté tous ceux qui ont donné leur vie pour protéger l'empire - et qui le font encore, elle a insulté la famille impériale et le peuple qu'elle est censé servir. Et tout ça pourquoi, Major ? »

Et il laisse quelques secondes à peine s'écouler en hochant de la tête sèchement, avant de cracher presque d'un ton risible.

« Par amour. Lorsqu'on devient voltigeur, Major, on fait le choix. Le choix de faire passer l'empire et sa protection avant celui d'aimer et de fonder une famille paisiblement. Elle a fait ce choix et s'en est détournée. Les troupes et la guerre peuvent très bien se passer de ce genre de personne. »

Et il se retient d'ajouter qu'elle ne vaut à présent pas mieux qu'une paysanne. Car elle est pire à ses yeux. Beaucoup plus.

« Vous n'êtes pas encore d'accord ? Major. »

Qu'il fasse attention. Si seulement Mayeul pouvait se contenter de dire oui et de partir. Il se rachèterait en parti de son audace déplacée. Il averti même.

« Faites bien attention à mesurer vos prochains mots, Major. Il me fâcherait de beaucoup de perdre un autre voltigeur en ce jour. »

hrp, c'était censé être court uu':
 
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Message Sujet: Re: La sentence, à un coup de plume    La sentence, à un coup de plume  EmptySam 6 Jan - 23:20

Mayeul n'est pas stupide, et il s'est assez retrouvé dans cette position pour savoir que Richard peine à contenir sa colère. Il a été un peu plus loin que prévu, et le Maréchal de Serre n'est pas homme à laisser passer ce genre de propos. Il s'est souvent retrouvé en mauvaise posture Mayeul, à cause de son franc-parler et de sa façon de répondre, bien trop pour être véritablement impressionné par les menaces à peine voilées de l'homme derrière le bureau. Même si visiblement, Richard est prêt à lui laisser une chance, et Mayeul se demande bien pour quelle raison. L'homme l'apprécie, il le sait. Mais son statut d'ancien écrin penche sans doute dans la balance, également, et le Voltigeur n'hésitera pas à s'en servir s'il le faut.

Mayeul reste silencieux devant les propos du Maréchal, s'efforçant de garder sa colère sous clé. Et lorsque l'homme échappe un "vous" dans ses propos, le Voltigeur se demande ce que sait réellement son supérieur. Les rumeurs à propos de la proximité entre Reja et lui ont circulé, il le sait : il faut dire qu'ils n'ont pas spécialement fait dans la discrétion, lors de leurs rares moments ensemble. Se présenter à Roc-Epine après l'accident de Reja n'a pas été un mouvement très intelligent, mais à cet instant, Mayeul s'en fichait bien. Du coup, que sait le Maréchal, réellement ? Sait-il seulement la raison derrière le geste de la Voltigeuse ?

Il se mord la lèvre Mayeul, pour s'empêcher de répondre. Qu'est-ce qu'un Belliférien pourrait-il bien connaître de l'amour ? Les quelques années passées dans ce duché l'ont rendu bien certain qu'un homme de Bellifère est incapable de distinguer ce genre de sentiment, et encore moins de le cautionner. Les derniers mots du Maréchal résonnent dans la pièce, et le silence s'étire quelque peu tandis que Mayeul s'efforce de garder sa voix sous contrôle. Il ne doit pas répondre, il le sait. Pas s'il veut garder son job. Le questionnement inquiet de Nuage flotte dans son esprit, mais le Voltigeur ne peut s'empêcher d'ouvrir la bouche. "L'aimer ne m'a pas empêché de rester un bon Voltigeur. Ni d'être un écrin à la hauteur."

Mayeul le sait, l'arrogance de ses propos ne sera sans doute pas bien perçue. Mais il est un bon Voltigeur, un bon meneur d'homme. Le rappel de son rôle d'écrin n'est pas très subtil, mais le Voltigeur tient à se défendre. Aimer Reja ne l'a pas affaibli, au contraire. Ce qu'elle a choisi de faire ne diminue pas les bienfaits que cet amour a apporté, il en est sûr Mayeul.

"Mais rien de ce que je pourrais dire ou faire ne changera son sort, n'est-ce pas ?" L'amertume dans les mots du Voltigeur est aisément lisible, et il ne fait rien pour la cacher. Il a songé, un moment, démissionner. Insulter Richard et quitter la Voltige, sans un regard en arrière. Mais il y a Nuage. Il y a son Vol. il s'est tellement battu pour rester Voltigeur que tout gâcher juste par orgueil serait stupide. Le sort de Reja ne changera pas parce qu'il quitte la Voltige, Mayeul le sait, et bien que cela le révolte, cela serait parfaitement inutile.


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Message Sujet: Re: La sentence, à un coup de plume    La sentence, à un coup de plume  EmptyDim 7 Jan - 14:18

"L'aimer ne m'a pas empêché de rester un bon Voltigeur. Ni d'être un écrin à la hauteur." 

Il se permet et Richard décide de ne pas en tenir compte dans ce qui commence à peser contre lui. Au fond, il a raison, il était un écrin à la hauteur tout comme il est bon Voltigeur. Il le laisse dire tout en le regardant fixement et il fini par approuver presque pâteusement.

« En effet ; vous êtes un Voltigeur exemplaire. Vous êtes debout et vous vous tenez devant moi, vous osez même me défier, major. Vous êtes un homme. »

Et c'est comme ça qu'il voit les choses au fond. Rejwaïde a démontré par ses erreurs qu'elle était le sexe faible, voir moins que ça à présent. L'homme est debout quand la femme est allongée. L'homme se défend pour deux, quand la femme s’autodétruit pour des broutilles affectives et personnelles. L'homme est tout, quand la femme n'est rien. Rejwaïde Sinhaj est la preuve presque vivante que la femme n'est pas faite pour la Voltige, qu'elle est faite pour la maison et la soumission. Peut-être devrait-il la remercier pour cette preuve flagrante qu'il pourra un jour peut-être utiliser pour parvenir à ses fins et ainsi interdire aux femmes de devenir Voltigeuses. Ou peut-être que d'autres après lui utiliseront cette information à bon escient. Il l'espère fortement.

Et il reprend sa plume et la trempe, alors que Mayeul pose une question à la réponse évidente et qu'il connaît sûrement déjà au ton de sa voix qu'il emploi. Il lui jette un coup d’œil puis semble ajouter à la lettre quelques mots. Il ne corrige pas, il ajoute simplement.

« Ma décision est prise et irréversible, j'ai tenu à être clair avec vous dès votre arrivée dans cette pièce. Cela étant et pour ses bons et loyaux services jusqu'à son erreur décisive, Rejwaïde Sinhaj aura de quoi se relever. Tout du moins si elle le désire encore. »

Et il doute que cela soit le cas. Ce n'est pas une petite solde de quelques mois qui adoucira la sentence, il le sait, mais c'est mieux que ce qu'elle mérite. Elle est un échec en tant que Voltigeur et un échec en tant que femme. Le Major ne le sait certainement pas. Et Richard ne lui dira pas. Il ne lui dira pas que par cet acte égoïste, elle a perdu un enfant. Il ne dira pas qu'il est certain que cet enfant est celui de l'homme se tenant face à lui.

Enfin il signe de sa plume. Le dernier coup est parti. L'attente n'est plus pour lui, mais elle l'est encore pour la jeune femme et pour Mayeul. Alors Richard se lève, il sait ce qu'il doit faire. Si Mayeul se sent coupable, qu'il en paye le prix de cette manière, qu'il partage un peu de sa souffrance jusqu'à lui en vouloir mortellement en apprenant pour l'enfant. Car il ne pourra que la rejeter, n'est-ce pas ?

« Vous lui remettrez cette lettre, major. Je compte sur vous pour qu'elle arrive sans faute à Sinhaj Rejwaïde aujourd'hui. C'est un ordre. »

Et il tend la lettre fermée d'un sceau.

Hrp:
 
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Message Sujet: Re: La sentence, à un coup de plume    La sentence, à un coup de plume  EmptyLun 8 Jan - 0:16

Mayeul n'est pas réellement sûr que défier le Maréchal de Serre prouve qu'il est un homme, seulement à quel point il est profondément stupide. Amoureux, aussi, et infiniment coupable de ce geste désespéré qu'à eu Reja. Il se garde bien d'en faire la remarque pourtant, prenant l'approbation de l'homme sans un mot de plus. Il ignore les pensées qui agitent l'esprit de Richard, il sait seulement que son coup de dés n'a rien donné. La partie était perdue d'avance, de toute façon. Truquée, dès le début sans doute.

La colère s'est éteinte, ne reste que l'accablement à l'idée d'être tout simplement impuissant. Richard confirme, encore, qu'il n'y avait rien à faire. Ses mots n'interpellent même pas le Voltigeur : il sait, au fond, que Reja aura du mal à se relever de cette sentence. Que la confiance qu'il a brisée ne sera plus la même, sans doute plus jamais. Il n'y peut rien pourtant, tandis que le maréchal de Serre trace encore quelques mots sur le papier, avant de signer de sa main. Le major de Svaljärd reste immobile, enfin silencieux : il n'y a plus rien à dire, il le sait. La menace de perdre son propre poste est bien trop présente pour qu'il soit encore capable d'avancer des arguments que son supérieur n'écoutera pas. Il a failli. Il a perdu la confiance de Reja, échoué à conserver son statut de Voltigeuse, et il a probablement massacré ses chances d'avoir une promotion de sitôt. Un échec, sur toute la ligne.

Le maréchal de Serre se lève, et l'attention de Mayeul se reporte sur lui. Il attend d'être congédié, ou puni, et son attente n'est pas déçue. Lui, remettre cette lettre à Reja ? Richard sait-il seulement qu'elle refuse de lui parler, ou même tout simplement de le voir ? Mayeul n'est pas stupide, il sait qu'il s'agit d'une punition pour avoir osé défier son supérieur. Le forcer à être le porteur de mauvaises nouvelles, l'obliger à annoncer le renvoi de la femme qu'il aime. Il n'avait pas l'intention de voir Reja Mayeul, et clairement pas le désir qu'elle sache qu'il avait essayé de sauver la situation. Mais le choix n'est plus le sien, désormais. "Il en sera fait selon vos ordres, Maréchal." Le ton est protocolaire, le salut respectueux : Mayeul sait parfaitement être un bon petit Voltigeur, lorsqu'il le désire. Cela n'empêche pas le papier tendu par Richard de lui brûler la main, et il combat le désir enfantin de le détruire pour qu'il ne soit jamais lu par Reja. Ce serait stupide et inutile, il le sait bien.

Il attend sagement, le dos droit et la tête haute, que Richard l'envoie enfin ailleurs. Le maréchal n'en a pas tout à fait fini cependant, et Mayeul accepte ses remerciements pour l'écrin qu'il a été, celui qui a défendu l'impératrice et empêché la mort de l'empereur. Pour le bien que cela a pu faire ! L'ancien écrin du Cavalier Noir accepte les propos du maréchal de quelques paroles polies, avant que les derniers propos de Richard ne lui fassent regarder l'homme avec nettement plus de curiosité. Pourquoi lui indique-t-il qu'il a perdu tout autant que Reja ? Sans doute est-ce une façon détourné de dire qu'il a perdu la jeune femme : encore une fois, Mayeul ne sait pas exactement ce dont quoi Richard est au courant. Il posera peut-être la question à Reja : elle sait sûrement ce que sait le Maréchal, et ce que Mayeul semble ignorer.

L'homme finit par le congédier et Mayeul se retrouve devant le bureau de son supérieur. Au jugé, il traverse les couloirs jusqu'à retrouver Nuage, et entourer le petit cendré de ses bras dans un besoin de réconfort que Nuage ne lui dénie pas. Maintenant, Mayeul doit accomplir sa punition, et porter la lettre à Reja. L'abandonner à Sirocco ou au capitaine de la jeune femme serait un acte de lâcheté, il le sait. Et pourtant… il lui a déjà brisé le cœur, pourquoi lui a-t-on ordonné de briser aussi ses rêves de Voltige ?


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Message Sujet: Re: La sentence, à un coup de plume    La sentence, à un coup de plume  EmptyLun 8 Jan - 20:59

Il sait que c'est dur comme il se doute que l'envie se fait forte de déchirer la lettre qui est a présent entre les mains du major. Mais il sait également, Richard, que l'homme en face n'en fera rien, qu'il se contentera de faire son devoir, qu'il transmettra la lettre, car il a une certaine confiance en lui et qu'il ne met pas en doute son jugement concernant Mayeul de Vifesprit. Ses yeux ne l'ont pas trompé, l'homme est exemplaire dans sa tâche, à défaut de ne pas l'être en ce qui concerne les femmes. Il est si bon qu'il a été choisi par une pièce, il est si doué qu'il est parvenu à sauver Augustus (ne fusse qu'un temps), Sixtine et Octave d'Ibélène. Il est tel que Richard est fier. Et que, debout, Richard se courbe légèrement et penche la tête, d'une main qu'il pose sur son insigne prônant à sa poitrine il cite :

« Pour l'écrin que vous avez été, major, et au nom des Voltigeurs, veuillez accepter mes sincères remerciements pour être venu en aide à la famille impériale et au peuple ibéen. »

Il le doit. Il ne le fera pas à tous, mais à Mayeul il le peut bien. Comme à Melsant, malgré la grognasse qui lui sert de femme. Un point décidément que les Cavaliers de la Rose ont en commun. Il n'a pas su l’exhausser, mais il a fait l'effort de l'écouter. Que cela soit suffisant ou non n'est pas une chose qu'il regrettera, car il a fait le choix qu'il devait. Seul Rjwaïde Sinhaj est fautive dans cette histoire. Ses remerciements sont terminés, sont derrière, mais il se doit d'ajouter devant le regard douloureux que peine à cacher le major :

« Vous avez perdu tout autant que Rejwaïde Sinhaj, major. Si pas plus. »

Et il n'en dit pas davantage, car ne c'est pas de son ressort, car c'est d'ordre personnel et que comme il l'a si bien dit, on ne mélange pas le personnel avec le professionnel.

Enfin, tout en se rasseyant, il le congédie poliment. Et Mayeul tourne le dos et part avec sa lettre de sang. Au même moment où il quitte la pièce, l’interprète qui attendait poliment ose questionner.

« Maréchal, permettez-moi de vous demander cela, mais pourquoi l'avoir envoyé délivrer cette lettre ? Ne craignez-vous pas que »
« J'ai toute confiance au Voltigeur qu'il est. »
Coupe t-il avant de se remettre à sa paperasse. C'est peut-être bien gros ce qu'il dit, mais pour l'heure c'est sincère. Il a confiance en l'ordre des priorités du major de Vifesprit. Lui, au moins, ne se suicidera pas, se dit-il.




*** Contenu de la Lettre à Rejwaïde que doit lui offrir Mayeul  :eheh:  ***






Le 21 janvier 1003



Sinhaj Rejwaïde du Vol d'Erebor,


Suite à votre dernier acte ayant eu lieu le 04 janvier 1003 et en raison des points cités ci dessous :

-Reniement de votre serment et de ce qui relève de sacré au sein de la Voltige
-Manquement à votre devoir en tant que Voltigeuse de l'empire ibéen
-Irresponsabilité et insulte par ce même acte envers votre capitaine, vos coéquipiers, votre ailière et à la cadette à votre charge
-Trouble causé à tiers Voltigeurs présents au moment des faits
-Prêt à l'abandon de votre griffon.

En mon titre de maréchal de Serre et en mon nom, Richard le Harnois, vous avez été déclaré inapte, et ce de manière définitive, à exercer la Voltige au sein des casernes de l'empire visant à la protection de ce dernier. Vous êtes dès lors et à compter de ce jour, démise de vos fonctions. Cette décision est irrévocable, ne fera pas l'objet de suite et prend effet immédiatement.

Pour vos bons et loyaux services précédant votre acte égoïste et impardonnable, en remerciement de ces derniers et par respect et égard envers certains Voltigeurs, votre solde continuera d'être versé jusqu'à trois mois à partir de l'écriture de cette lettre.

Puisse Valda vous pardonner et Volga éclairer votre chemin,

Richard le Harnois, Maréchal de Serre,
Protecteur de l'empire d'Ibélène.



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La sentence, à un coup de plume
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