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 Parfois il ne suffit que d'un coup de main ◊ Moira

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Message Sujet: Parfois il ne suffit que d'un coup de main ◊ Moira   Parfois il ne suffit que d'un coup de main ◊ Moira EmptyDim 16 Sep - 10:37




Livre III, Chapitre 5 • La Joueuse de Flûte
Moira Guingois & Quintille Aubenacre

Parfois il ne suffit que d'un coup de main

et parfois il faut laisser faire




• Date : 22 juin 1002
• Statut du RP : En cours
• Résumé : Quintille et Moira se rencontrent pour la première fois à la Taverne de la Rose, où Moira y travaille depuis deux ans. Quintille elle, vient d'y arriver et cherche par tous les moyens à s'y faire une petite place, décidant alors de travailler, d'aider avec ses faibles moyens. C'était sans compter sur son handicap qui lui mène la vie dure.
• Recensement :
Code:
• [b]12 juin 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4141-parfois-il-ne-suffit-que-d-un-coup-de-main-moira#153740]Parfois il ne suffit que d'un coup de main[/url] - [i]Moira Guingois & Quintille Aubenacre[/i]
Quintille et Moira se rencontrent pour la première fois à la Taverne de la Rose, où Moira y travaille depuis deux ans. Quintille elle, vient d'y arriver et cherche par tous les moyens à s'y faire une petite place, décidant alors de travailler, d'aider avec ses faibles moyens. C'était sans compter sur son handicap qui lui mène la vie dure.



Dernière édition par Quintille Aubenacre le Dim 16 Sep - 10:44, édité 5 fois
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Message Sujet: Re: Parfois il ne suffit que d'un coup de main ◊ Moira   Parfois il ne suffit que d'un coup de main ◊ Moira EmptyDim 16 Sep - 10:38

Elle n’est arrivée que récemment au sein de Lorgol. Une grande ville. Rien à avoir avec son royaume d’origine. L’excitation de se retrouver ici est encore présente. Le bonheur de se savoir en sécurité ne fait que noyer son esprit dans une douce euphorie. Et pourtant. L’inquiétude, la peur d’être poursuivie, le stress de devoir faire ses preuves, la peur de ne pas pouvoir rester, sont quand même présents. Pas loin. Prêts à s’en prendre à son cerveau, à son mental, à ses capacités à rester concentrée. C’est toujours pareil. Il n’y a jamais un bon côté. Il n’y a jamais qu’une seule face à une pièce. La voilà désormais à Lorgol. Oui. Un fait qu’elle a encore du mal à croire. Est-ce seulement réel ? Aucune idée. Et si, elle devait repartir ? Alors qu’elle sortait du lit ce matin-là, elle décida de museler ses doutes loin de ses pensées. Se laisser dépasser par ses émotions n’était pas dans ses habitudes. Oh que non.
Elle quitta alors son lit, bien déterminée à aller filer un coup de main à la Taverne. Bien sûr, elle entendait déjà certaines personnes râler sur sa volonté à les aider, mais elle n’en avait que faire. Elle n’allait pas rester là, assise toute la journée sur son duvet, sans ne rien faire. Oh que non.

Ses doigts suivirent le contour du mur et ses aspérités pour descendre. Sa main droite tenta de trouver l’escalier, pendant que l’autre suivait toujours le mur, s’assurant de sa continuité. C’est son pied, en premier, qui trouva la marche de l’escalier, manquant de la mener tout droit à une chute. Elle descendit lentement, sûrement, ne connaissant pas encore suffisamment les lieux pour risquer d’avancer trop vite. Et puis, de toute manière, elle n’était pas pressée. Si des clients venaient à râler en al croisant, ce n’était pas son problème. Ses pupilles opaques donneront forcément tord à tout mauvais esprit, elle en était persuadée. Arrivée en bas, il lui fallut quelques minutes pour se faire à la pièce. Où étaient les cuisines ? Les bruits venant de cette dernière l’aidèrent à s’orienter dans l’espace, mais c’était sans compter sur la salle à manger, remplie de tables et de chaises. Elle avait beau tendre ses bras devant elle, ça ne l’empêcha pas de heurter une table, renversant une chaise. Jurant dans sa barbe, elle tenta alors, tant bien que mal, de chercher à remettre en place cette dernière.
Ce n’était pas temps qu’elle était maladroite, mais son handicap ne lui permettait pas de s’orienter convenablement dans un espace qu’elle ne connaissait pas et qui, pire, se voulait changeant. Chez elle, Quintille n’avait jamais été en situation de handicap – sauf quand elle vivait dans la demeure de son père et que ses frères changeaient tout de place, juste par plaisir de l’embêter. Dans sa propre demeure, tout était toujours ranger au même endroit. Ainsi, elle savait, par mémorisation, où se trouvait quoi et n’avait donc jamais de mal à retrouver ses affaires, à préparer les repas, ou à faire les tâches ménagères. Dans une taverne, qu’elle ne connaissait pas, qui ne lui était pas familière, les choses étaient beaucoup plus complexe. C’était normal, bien sûr, mais elle finirait par s’y faire. En tout cas, elle l’espérait. Accroupie par terre, Quintille continuait de vouloir trouver la chaise. Elle savait qu’elle n’était pas loin, l’ayant entendue tomber. Seul problème, c’est qu’il lui restait bien une bonne longueur de bras pour l’atteindre et que, pour le moment, elle ne s’était pas du tout dirigée dans la bonne direction. Des pas dans sa direction lui indiquèrent qu’elle n’était plus toute seule. Ami ou ennemi ? Elle ne le savait pas encore, mais préféra ne pas se faire remarquer. Qui sait, peut être qu’une aveugle à quatre pattes, cherchant à remonter une chaise passera inaperçue.
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Message Sujet: Re: Parfois il ne suffit que d'un coup de main ◊ Moira   Parfois il ne suffit que d'un coup de main ◊ Moira EmptyVen 21 Sep - 19:02

Il y a encore certains matins où Moira s’étonne de se réveiller à la Taverne de la Rose. Elle n’y a passé qu’un mois et demi, mais l’appartement coquet de sa mère dans l’Académie de cette autre réalité est devenu son décor au quotidien. Et même si ça fait maintenant douze jours que la jeune fille ouvre de nouveau les yeux sur sa vraie chambre, il lui arrive de s’attendre encore à y voir sa coiffeuse richement sculptée et les quelques bijoux qui y traînaient. Ce ne sont pas les choses brillantes qui lui manquent le plus – quoi que – mais le baiser de sa mère au réveil. Une mère peut-être bien différente que celle qu’elle aurait eue dans cette vie-ci, mais la seule qu’elle connaisse. La seule raison pour laquelle elle a fait le choix de se souvenir. Mais à présent, se tirer de l’étreinte de Niobé sans personne pour l’accueillir envahit la petite mage d’une certaine mélancolie.

Mélancolie qu’elle chasse en s’activant. Elle a au moins ça pour elle ici : se préparer ne prend pas une heure. Elle enfile une tenue aussi froissée et usée que les autres, tresse ses cheveux rapidement plus par commodité – il ne faut pas que ça trempe dans les soupes – que par sens esthétique et elle est parée pour démarrer la journée. Il est tôt, encore trop tôt pour se rendre à l’Académie, surtout en cette fin d’année où certains professeurs ont fini le programme et ne donnent plus leurs cours. Trop tôt aussi pour aller embêter son frère, qu’elle a la chance de pouvoir voir avant que l’Audacia ne reparte. Peut-être qu’en bas, il y aura quelqu’un à qui parler. Elle peut déjà entendre quelques bruits de vaisselle, même si elle ne veut pas croire que Toutouille soit déjà débordée.

Moira descend les escaliers en glissant sur la rampe et atterrit avec une certaine habileté sur ses deux jambes, qui lui permettent de rejoindre la salle à manger sans plus attendre. La salle est encore presque vide, alors elle prend la direction des cuisines. Entre les tables, son regard accroche une dame à quatre pattes et l’adolescente s’approche, curieuse. Il ne lui faut pas longtemps pour reconnaître la nouvelle arrivée de l’établissement, vaguement aperçue la veille et dont on lui a dit qu’elle n’y voyait rien. En baladant ses yeux à peine plus loin, elle repère une chaise tombée et comprend. Elle s’empresse donc de la rejoindre pour l’aider à tout remettre en place.

« Bonjour, commence doucement Moira, espérant ne pas la surprendre z’êtes arrivée hier c’est ça ? » Elle replace les meubles et se met à genoux se mettre au niveau de l’aveugle. Elle tend sa main vers elle, en essayant de la rassurer : « J’vais vous aider à vous relever, vous inquiétez pas ! » En attendant qu’elle lui réponde, la jeune fille observe son visage, ses yeux voilés si étranges, qui la mettent à la fois mal à l’aise et l’emplissent de pitié.
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Message Sujet: Re: Parfois il ne suffit que d'un coup de main ◊ Moira   Parfois il ne suffit que d'un coup de main ◊ Moira EmptyDim 30 Sep - 20:52

A quatre pattes. Pourquoi Quintille avait toujours l’impression que sa vie se déroulait à même le sol ? Sans doute parce que son handicap la rendait, malgré elle, maladroite, la conduisant alors à faire tomber tout un tas de chose. Bien sûr, elle savait qu’elle n’y pouvait rien, mais ça ne l’empêchait pas pour autant d’être toujours mal à l’aise et gênée face à ses boulettes. Surtout quand, comme cette fois-ci, on cherchait à venir l’aider.
En soit, elle n’en voulait pas aux autres de chercher à l’aider. Elle n’y voyait rien, donc que les voyants viennent lui filer un coup de main n’était que légitime, mais elle n’avait rien demandé. Avec toute la bonne volonté et a gentillesse dont elle pouvait faire preuve, Quintille préférait qu’on la laisse tranquille. Quitte à ce qu’elle se cogne, se fasse des bleus et jure dans sa barbe, mais c’était toujours préférable à l’humiliation latente qui lui rappelait toujours son handicap. Après tout, qui venait donc aider un voyant à ranger une salle ? Voilà. C’était bien ce qui l’embêtait, bien qu’elle reconnût pleinement le sentiment de sympathie qui se cachait derrière un tel acte.

Ce jour-là, ce n’est pas n’importe quelle voix qui vient lui proposer son aide. C’était une voix qu’elle ne reconnaissait pas et une voix enfantine. C’était sans doute l’une des seules voix – exceptées celle de sa famille – qu’elle ne pouvait pas envoyer paître. L’instinct maternel de Quintille, exacerbé par des années passées à s’occuper de sa fratrie, ne pouvait pas s’en prendre à une jeune fille qui venait, par politesse et sympathie, simplement proposer de l’aide. Elle aurait bien évidemment envoyé balader n’importe quel homme venu l’aider – mis à part son Géralt et Rackham bien sûr, mais certainement pas un enfant. Au contraire même, son cœur fondit sous la gentillesse portée par la jeune femme. « Bonjour. » Répondit-elle donc à la voix qu’elle avait entendue, sans pour autant être certaine de savoir d’où elle provenait. Toujours à quatre pattes, elle recherchait de quoi se raccrocher à la chaise qu’elle avait renversée. « C’est ça. » Répondit-elle, avant d’enchaîner. « Et toi, tu vis ici depuis plus longtemps ? » C’était difficile pour Quintille de tutoyer une jeune fille. Une enfant. Peut-être que pour certains ça pouvait apparaître comme malvenu, mais rien qu’au timbre de la voix, Quintille pensait que la jeune fille avait l’âge de petite Eponine. Autant dire qu’il lui serait donc impossible de la vouvoyer. « Oh c’est très gentil ! » Répondit-elle, avant de tendre la main à son tour. Elle la tendit en direction de la voix qu’elle avait entendu et des quelques légers bruits qui avaient laissés entendre à Quintille que l’enfant se mettait à genoux, sans doute à son niveau. Pour autant, elle était incapable de savoir précisément où elle se trouvait, ou même si elle tendait le bras vers elle, ou pas du tout. Ainsi, Quintille craignait de blesser la jeune femme en tendant sa main vers elle, ou en cherchant à s’appuyer quelque part. C’est donc d’une main lente, qu’elle essaya de trouver la jeune femme, suivant le sol de ses doigts devant elle, avant de buter contre un genou. « Oh pardon. » Laissa-t-elle tomber. Elle ne voulait surtout pas toucher le corps de l’enfant sans son autorisation, après tout, ce n’était pas un geste poli, même si elle avait l’âge d’être sa mère. « Je ne sais pas où tu es exactement. » Expliqua-t-elle, un sourire maternel sur les lèvres. Elle ne compléta par ses paroles par un aveu véritable : elle était incapable de savoir où prendre appui. « Et d’ailleurs, est-ce que tu pourras m’aider à remettre la chaise à sa place ? » Profita Quintille, persuadée qu’elle n’allait jamais pouvoir remettre sur pieds cette foutue chaise par elle-même.
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