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 Les joies de l'insouciance

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La Noblesse
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Anthim d'Erebor
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Message Sujet: Les joies de l'insouciance   Les joies de l'insouciance EmptyDim 26 Aoû - 16:22


Livre III, Chapitre 5 • La Joueuse de Flûte
Anthim d'Erebor & Alméïde de Sombreflamme

Les joies de l'insouciance

De simples retrouvailles entre frère et soeur



• Date : 21 août 1003
• Météo (optionnel) : Très chaude journée, malgré le crépuscule qui se pointe
• Statut du RP : privé
• Résumé : Pour l'anniversaire d'Anthim, Alméïde est venue de très loin pour le fêter avec lui. S'éclipsant tous deux après des heures avec les convives, ils peuvent enfin discuter posément et profiter de leurs retrouvailles.
• Recensement :
Code:
• [b]21 août 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4097-les-joies-de-l-insouciance#152244]Les joies de l'insouciance[/url] - [i]Anthim d'Erebor & Alméïde de Sombreflamme[/i]
Pour l'anniversaire d'Anthim, Alméïde est venue de très loin pour le fêter avec lui. S'éclipsant tous deux après des heures avec les convives, ils peuvent enfin discuter posément et profiter de leurs retrouvailles.









Dernière édition par Anthim d'Erebor le Dim 4 Nov - 16:16, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Les joies de l'insouciance   Les joies de l'insouciance EmptyDim 26 Aoû - 16:23

La fête était riche et opulente, remplis d’invités venus de loin et de présents tous plus somptueux les uns que les autres, tout ça en l’honneur du sultan. Aujourd’hui était le jour de son anniversaire, et dès les premières lueurs du matin, l’effervescence s’était emparée du palais royal et avait flotté dans tous les cœurs. Les serviteurs s’affairaient un peu partout pour décorer les grandes salles aux voiles tendus, et les invités commençaient déjà à arriver après un long voyage dans le désert. Rien ne serait laissé au hasard et tout se passa à la perfection. Du matin au soir, une agitation palpable et euphorique, même pour le peuple de la cité de Vivedune fêtait à sa manière l’événement et qui avait même reçu des cadeaux de la part du sultan Anthim, généreux en ce jour. Il n’avait pas eu le temps de se reposer dès l’instant où il s’était levé, incapable même de songer à des affaires plus politiques. Aujourd’hui serait jour de fête, et rien ne pourrait l’en détourner, malgré certains événements trop récents qui pouvaient accaparer son esprit.

Mais il joua le jeu, le sultan des Sables, et plus encore lorsqu’il eut le plaisir d’accueillir de vieilles connaissances venues pour l’occasion. Mais la plus précieuse d’entre elle fut sa sœur, chère Alméïde, qui avait quitté pour quelques jours les froides et désolantes contrées de Sombreciel pour assister à son anniversaire. Il semblait à Anthim qu’une éternité l’avait séparé de sa dernière rencontre avec elle, sans compter que la dernière fois ne s’était pas déroulée sous les meilleurs auspices. Le détachement d’Erebor avec l’empire d’Ibélène, et surtout la mort de son empereur couplé à sa résurrection dans la même journée. Un événement qu’Anthim ne voulait pas garder en souvenir, lui qui entretenait toujours ce dégoût certain pour ce malheureux Octave, dont la vie n’était aujourd’hui plus qu’un affront à la mort elle même. Et voilà qu’aujourd’hui, l’on disait ce même empereur emporté à son tour par la Chasse Sauvage, comme si son destin ne devait être guidé que par cette mort rencontrée… l’avenir d’Ibélène inquiétait Anthim autant qu’il le rassurait dans sa décision. Aux vues de la situation, il n’avait pas le moindre regret. Il ne manquerait sans doute pas de parler avec Alméïde des dernières rumeurs qui courraient sur Guillaume de Brumecor et la princesse Sixtine, mais plus tard dans la soirée, lorsqu’il leur serait permis de s’éclipser sans vexer personne.

Toute la journée en tout cas, il fit garder sa chère sœur au plus près de lui, seconde femme plus importante après sa sultane, et discuta de nombreuses choses avec elle, souvent d’une grande banalité mais rappelant cette légèreté qui les avait caractérisé il y a longtemps, lorsqu’ils n’étaient encore que des enfants. Les repas s’enchainèrent, les festivités prévues aussi, jusqu’à ce que la fin de journée se profile et que le crépuscule se dessine à l’horizon. Quand enfin il sembla à Anthim qu’il était temps pour lui de s’éclipser un peu, une petite heure au moins, il glissa quelques mots à sa sœur pour qu’elle le rejoigne, et disparu de la pièce, non sans que cela soit remarqué par la majorité des convives. Qu’importe, il avait à faire, malgré l’effervescence folle qui tournait autour de lui et seulement pour lui. Il rejoignit une salle plus calme, loin de l’aile de palais où convives et invités faisaient encore la fête. Le sultan n’eut pas à attendre longtemps, sa sœur arriva bien vite et il lui tendit les mains pour prendre les siennes, avant de l’attirer dans une étreinte fraternelle comme ils n’avaient pu en avoir depuis longtemps.

« Comme tu m’as manqué chère sœur. Je suis heureux que tu aies pu venir d’aussi loin. Si je m’écoutais, jamais je ne te laisserais repartir. »

Il n’oubliait pas, Anthim, tous les griefs qu’il avait pu avoir à l’encontre d’Alméïde, ni toute la colère qu’il avait pu ressentir face à ses mensonges et tromperies. Mais il l’aimait, cette sœur qu’il avait fait princesse, cette sœur qui le connaissait mieux que personne. Et en ce jour, malgré de nombreux souvenirs sombres avec elle, il voulait essayer de passer à autre chose, de retrouver ces conversations d’antan.

« C’est une belle fête, mais si fatigante. » Ils ont pourtant l’habitude, ce n’est pas la première fois que le duché est en euphorie pour pareil événement. Lâchant les mains de sa sœur, il va chercher sur la table un petit paquet, pas bien grand ni trop épais, et pas particulièrement lourd non plus. « Un petit cadeau de ma part pour ton retour en Erebor et le plaisir que j’ai d’avoir ma sœur en ce jour. Le plus beau des présents, sans le moindre doute. » Un petit sourire est là, bien présent sur les lèvres d’Anthim, alors qu’il tend le paquet encore bien emballé à sa sœur. Elle découvrirait là un livre plutôt ancien et rare, de médecine pourtant et qui était l’un de ceux qu’Alméïde avait déjà depuis longtemps lu dans les bibliothèques du palais. Il savait combien il l’avait appréciait et se décidait, aujourd’hui, à le lui offrir.






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Alméïde de Sombreflamme
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Message Sujet: Re: Les joies de l'insouciance   Les joies de l'insouciance EmptyMer 26 Sep - 20:27

Son coeur est en fête, en ce jour bien particulier. L'allégresse la transporte depuis quelques jours à la simple idée de retourner pour un temps au coeur des dunes, auprès de son frère, au sein de ce palais qui l'a vue naître et grandir. Alméïde est arrivée le matin même, chargée de quelques bagages et de cadeaux offerts par la couronne cielsombroise – de son initiative et celle de Madeleine principalement, mais c'est tout de même quelque chose. Les délicats vins de Sombreciel ont été immédiatement acheminés dans les caves du palais et les carafes en cristal pour les contenir ont été soigneusement rangées par les domestiques, soucieux de ne pas briser ces fragiles présents. Les bagages de l'Erebienne ont été emmenés dans ses anciens appartement mais elle-même n'a guère tardé à aller voir la sultane, puis son frère.

Revoir son visage, retrouver son étreinte, voilà qui lui avait manqué. Leurs dernières retrouvailles ont été si brèves, appesanties par le poids des derniers événements qui ont chamboulé tout l'empire. Alméïde y songe encore, parfois, tout aussi inquiète que fascinée par ce que la Chasse Sauvage est capable d'accomplir. Elle craint que celle-ci ne soit plus dangereuse encore que ce que l'on dit, elle craint le pire pour l'avenir d'Arven et n'arrive toujours pas à croire que quelqu'un ait cru bon de la libérer. Mais les malheurs sont loin derrière eux, elle n'a pas envie d'y penser pour le moment, elle est là pour l'anniversaire d'Anthim et pour voler quelques moments heureux au sablier du Destin.

Ce n'est guère le moment, pourtant, de passer des heures en tête à tête avec le sultan mis à l'honneur en ce jour d'été ! Le palais fourmille d'activités, de domestiques qui s'affairent, d'invités qui vont et viennent. Alméïde a revêtu pour l'occasion l'un de ses plus beaux saris, elle renoue volontiers avec quelques nobles du sable ou du roc qu'elle n'a plus vus depuis fort longtemps. Autrefois, il n'était pas rare qu'elle organise elle-même toutes ces festivités. Il est plutôt agréable d'y être une simple invitée, cette fois-ci. Elle a également passé un peu de temps auprès des épouses de son frère, mais également auprès de ses nombreuses nièces. Puis elle a encore félicité Shéhérazade pour la nouvelle naissance à venir. Elle a outrageusement gâté son filleul, s'est enthousiasmée devant tous ses progrès, effarée de voir à quel point il a grandi. Comme Sitara aurait été fière de lui et de ses jumeaux... Elle en a profité pour confier à la sultane une gemme particulière, qui s’illumine lorsque l'on chante. Alméïde sait combien ses neveux et nièces appréciaient cela quand elle était encore présente. Et le lendemain, sa belle-soeur a promis de lui faire le tatouage dont elle lui a parlé lors du couronnement d'Octave d'Ibélène, celui qui symbolisera son mariage avec Castiel.

Puis les heures passent et enfin, il semble que la soeur et le frère peuvent se retrouver pour un instant de tranquillité. L'endroit est calme, loin du bruit et de l'agitation, loin de la musique et des danses. La princesse du désert apprécie grandement ce changement. Son sourire est tendre et sincère quand elle aperçoit Anthim, et il s'élargit quand il la prend dans ses bras. « Comme tu m’as manqué chère sœur. Je suis heureux que tu aies pu venir d’aussi loin. Si je m’écoutais, jamais je ne te laisserais repartir. » Un petit rire, tout bas, passe ses lèvres. « Tu m'as manqué aussi, mon frère. » répond-elle en serrant à nouveau ses mains dans les siennes. Oh, Aïda lui en soit témoin, si elle pouvait être à deux endroits à la fois elle ne s'en priverait pas. « C’est une belle fête, mais si fatigante. » Elle acquiesce. Il ne la connaît que trop bien, il sait combien elle apprécie le calme et la solitude, malgré son éducation noble qui l'a habituée aux banquets et autres cérémonies.

Alméïde voit son frère s'éloigner et l'observe avec perplexité récupérer un petit paquet sur une table. Elle est encore plus surprise quand il le lui tend. « Un petit cadeau de ma part pour ton retour en Erebor et le plaisir que j’ai d’avoir ma sœur en ce jour. Le plus beau des présents, sans le moindre doute. » Son sourire est ému quand elle s'empare du paquet, touchée par son geste, sans même savoir ce que le présent contient. Son regard se fait néanmoins malicieux. « T'a-t-on déjà expliqué le principe d'un anniversaire ? C'est à moi de te faire un cadeau normalement. » plaisante-t-elle, tout en déballant le paquet, impatiente. Le cadeau de son frère attend sagement dans ses appartements. Elle le lui remettra plus tard. À cet instant, elle est simplement surprise par ce présent particulier qu'il lui a fait. Son coeur se réchauffe sous cette attention des plus délicates. « Oh, Anthim. » Seuls mots qu'elle parvient à prononcer alors qu'elle passe son doigt sur la couverture du livre ; il contient tant de souvenirs, il est chargé de tant d'histoire... Sans le relâcher, elle retrouve les bras de son frère dans une étreinte chaleureuse.

Son regard retrouve alors le sien, chargé d'émotions. Même en ce jour qui lui est dédié, il parvient à lui faire ce merveilleux présent. « Tu te souviens du jour où j'ai découvert ce livre ? Je crois que je ne l'ai pas lâché pendant des jours, tu as dû devenir fou à force de m'entendre en réciter des passages. Notre précepteur n'a pas eu ta patience, en tout cas. » se remémore-t-elle avec affection. Elle entrait à peine dans l'adolescence et Anthim, plus âgé, portait déjà les responsabilités du jeune prince héritier qu'il était. Quelle patience il a eu pourtant, et quelle compréhension, déjà à l'époque. « Tu m'as encouragée à en lire d'autres, ensuite. Mais celui-ci est toujours resté à mon chevet. » Elle feuillette distraitement l'ouvrage au pages cornées et à la reliure usée. Un manuel simple, une découverte de la médecine qui l'a poussée à aller poser de nombreuses questions au médecin du palais qui lui a ensuite appris tout ce qu'il savait. Et tout cela, c'est grâce à son frère.


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Message Sujet: Re: Les joies de l'insouciance   Les joies de l'insouciance EmptyDim 4 Nov - 16:42

« Ah oui ? »

C’est d’une voix feinte traversée d’un rire que répond le sultan d’Erebor à la remarque amusée de sa sœur sur ce cadeau qu’il vient de lui faire. Devait-il vraiment attendre son anniversaire à elle pour lui faire un présent ? Elle savait bien que non et Anthim souhaitait profiter de sa présence au sein du palais pour lui remettre cet héritage porteur de nombreux souvenirs. Ce n’était pas un cadeau à envoyer pour l’occasion, sans être témoin des réactions suscitées. Aussi n’a-t-il aucun regret et ressent presque aussi fortement qu’elle la vague de nostalgie qui l’étreint lorsque son regard se pose sur la couverture usée par le temps. Le dos est abimé, les pages jaunies et cornées, mais ce livre là a vécu de nombreuses années et porte tant et tant d’instants du passé en lui que malgré une apparence un peu misérable, il était bien plus précieux que l’or. Et la réaction d’Alméïde en le voyant vaut bien tous les cadeaux du monde, car il se doutait, le sultan, que ce présent saurait lui toucher le cœur et l’âme.

« Il te plait ? »


La question est purement rhétorique lorsqu’il rouvre ses bras pour reprendre sa sœur dans les siens, comme frères et sœurs qui le faisant tant autrefois, avant que la politique ne vienne quelque peu gâcher tout cela. En cet instant, tout semble oublié et il est heureux, Anthim, que sa sœur partage ce sentiment. Avec elle, il rouvre les portes du palais de Mnémosie pour s’enfoncer dans les souvenirs d’une adolescence lointaine, où prince et princesse ne craignaient pas de défier parfois l’autorité paternelle pour se perdre dans les bibliothèques des heures durant.

« Comment pourrais-je l’oublier ? » Oh oui, il se souvient encore parfaitement des grognements du précepteur devant le peu d’attention d’Alméïde pendant les cours, de ses regards un peu soupçonneux lorsqu’elle cachait tant bien que mal le livre sous d’autres pour masquer ses lectures. « Je crois que je connais presque aussi bien ce livre que toi tant tu me l’as conté. »

Il l’a lu, Anthim, évidemment. Mais il ne l’a sans doute jamais aussi bien compris qu’Alméïde, ni n’a jamais eu la même passion qu’elle pour l’art de la médecine qu’il respecte grandement. Il a tout fait, à l’époque où il n’était que prince, pour la pousser vers cette passion qui était devenue l’une de ses activités. Peut-être avait-il œuvré un peu trop, d’une certaine manière, à cette liberté qui l’a un peu perdue à ses yeux. Mais d’un autre côté, il ne peut regretter de l’avoir encouragé à suivre ce rêve qui n’avait pas tant mis à mal ses devoirs de princesse.

« Tu as été obligé de le laisser ici à ton départ pour l’Académie et ensuite pour Sombreciel, puisqu’il appartenait au palais. Mais je sais qu’il compte beaucoup pour toi, alors je voulais t’en faire cadeau. Je sais que tu n’oublieras jamais d’où tu viens, mais au moins ce livre te rappellera tout ce que tu as fait, et ce pour quoi je suis fier de toi. »

Il n’était pas fier de ses choix de mariage qu’il avait approuvé à contre cœur. Il n’était pas fier des mensonges, des coups bas et de la traitrise. Il n’était pas fier de beaucoup de choses qu’elle avait fait l’année passée, mais il était toujours fier de cette médecin de talent qu’elle était devenue, et du rêve qu’elle avait porté jusqu’à réalité. Une question d’ailleurs lui traverse l’esprit, et même si pour cela il doit aborder un sujet qu’il ne supporte pas, il laisse celle-ci traverser ses lèvres alors que ses yeux trouvent ceux de sa sœur. En ce jour, il ne perdra pas son sourire en évoquant simplement Sombreciel.

« Arrives-tu toujours à t’exercer là bas d’ailleurs ? »

Il sait qu’elle comprendra ce qu’il veut dire. Combien de cadavre a-t-il fait venir ici, au palais, grâce à ses contacts avec la Confrérie, pour que sa sœur ouvre et travaille sur la chair. Les morts étaient très respectés en Erebor, mais les sciences aussi et pour la découverte, Anthim avait bien accepté que sa sœur bénéficie de cette faveur. En était-il de même là bas, auprès de son imbécile d’époux qui ne comprenait aux sciences et Savoirs que l’art de faire exploser des choses ?






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Alméïde de Sombreflamme
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Message Sujet: Re: Les joies de l'insouciance   Les joies de l'insouciance EmptyJeu 3 Jan - 18:00

« Comment pourrais-je l’oublier ? Je crois que je connais presque aussi bien ce livre que toi tant tu me l’as conté. » Elle rit à nouveau, le coeur empli de souvenirs qui débordent à l'occasion de ce jour spécial. Mnémosie lève le voile pour eux, un instant, et comme elles sont douces les images qu'elle révèle. Elle se revoit, passionnée et curieuse, jouer les médecins et bander les bras ou les jambes d'Anthim qui acceptait – non sans user ce qu'il lui restait de patience – de se faire le cobaye de ses expériences étranges. Elle pouvait y passer des matinées entières alors que son frère était penché sur une lecture qui l'absorbait tant qu'il n'apercevait pas toujours le résultat avant que la princesse n'annonce avoir terminé. Et comme elle était fière, la jeune Alméïde. Car Anthim s'efforçait toujours de féliciter son travail et de l'encourager, même lorsque ses essais étaient désastreux. Elle se rappelle très bien un jour où elle avait utilisé jusqu'à la dernière bandelette de son matériel et que son frère ressemblait à s'y méprendre à l'une de ces momies reposant au coeur des vallées funéraires. Ca les avait fait beaucoup rire à l'époque, mais la plaisanterie n'était pas partagée par la mère d'Anthim.

Alméïde serre l'ouvrage dans ses bras, trésor de souvenirs tendres. « Tu as été obligé de le laisser ici à ton départ pour l’Académie et ensuite pour Sombreciel, puisqu’il appartenait au palais. Mais je sais qu’il compte beaucoup pour toi, alors je voulais t’en faire cadeau. Je sais que tu n’oublieras jamais d’où tu viens, mais au moins ce livre te rappellera tout ce que tu as fait, et ce pour quoi je suis fier de toi. » L'émotion s'installe sur les traits de son visage, son sourire est plus doux quand elle reprend délicatement sa main. « Je t'aime, mon frère. J'en prendrai grand soin. » Elle n'a jamais été avare d'affection, la princesse du désert, encore moins quand il s'agit de son frère. Les mots ont souvent traversé ses lèvres et elle s'est toujours pliée en quatre pour être le soutien dont il avait besoin – ce n'est certainement pas l'année écoulée et son lot d'erreurs qui y changeront quoi que ce soit. Alors non, elle n'oubliera jamais d'où elle vient et elle oubliera encore moins tout ce qu'elle doit à ce frère aimant et à ce sultan respecté.

« Arrives-tu toujours à t’exercer là bas d’ailleurs ? » La question ne la surprend qu'à moitié, Anthim ayant toujours fait l'impossible pour qu'elle étende ses connaissances, allant jusqu'à accepter qu'elle quitte Vivedune quelques mois pour étudier à l'Académie. Son geste le plus précieux n'est pas le plus connu de tous néanmoins et il est normal qu'il cherche à en savoir plus. « Je vais très bientôt pouvoir reprendre mes recherches, oui. » répond-elle d'une voix légèrement plus basse, un doux sourire aux lèvres. Mais une telle information nécessite quelques explications. « Castiel a découvert l'un de mes carnets. Ils ont dû se mélanger aux autres, durant les divers trajets des derniers mois, j'aurais dû faire plus attention. » Et il est heureux qu'il soit le seul à les avoir vus ! Qu'aurait-elle fait dans le cas contraire ? « J'ai eu peur qu'il le prenne mal, mais il a d'abord cherché à comprendre, puis il m'a proposé d'installer un atelier à cet effet dans un lieu peu fréquenté du palais. Quand tout sera aménagé, je devrai reprendre contact avec la Confrérie pour savoir s'ils désirent toujours que l'on collabore. » Il lui tarde de pouvoir s'y remettre, il y a bien trop longtemps qu'elle n'a pas eu l'occasion d'approfondir ses recherches et de nombreuses idées ont fleuri dans son esprit depuis – enrichies par les discussion avec un ancien professeur de l'Académie.

« En parlant de Confrérie Noire, tout est rentré dans l'ordre au sein des Vallées funéraires ? Sait-on ce qui a provoqué l'éveil de nos morts ? » Le ton est un peu plus inquiet désormais. Si Erebor a rédigé des missives aux duchés envahis par les momies afin de leur annoncer qu'elles avaient toutes été récupérées, il n'est évidemment pas entré dans les détails. Après tout, ça ne regarde guère les voisins. Mais Alméïde connaît trop bien les traditions du sultanat et l'importance de la mort, particulièrement au coeur des clans chargés de veiller sur les morts.


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Message Sujet: Re: Les joies de l'insouciance   Les joies de l'insouciance EmptyLun 29 Avr - 12:50

Il y a tant de souvenirs, dans ce simple petit livre marqué par le temps, dont les pages sont cornées et jaunies par les années écoulées. Des souvenirs d’enfance et d’adolescences, doux et chaleureux entre un frère et une soeur terriblement complices. Entre l’héritier de la couronne, prêt à se laisser traîner dans les expériences balbutiantes d’une princesse tirée du harem. Et ce petit livre, écrin d’instant du passé révolu mais demeurant en leur coeur à tous deux, il l’offrait, Anthim, sans regrets à sa chère Alméïde. Qu’elle emporte avec elle les fragments de leurs vies à tous deux, elle qui est désormais si loin des terres de leur enfance, des terres de leur naissance. L’émotion est rendue, lorsque la main délicate d’Alméïde capture à nouveau la sienne et que les mots sont dit, faisant s’effacer si facilement tous les griefs que le sultan avait pu un jour avoir pour sa petite soeur. Oh il n’oublierait jamais, hélas, mais pouvait-il seulement résister à tant d’amour, en ce jour de fête si joyeux ?

La curiosité sur ses activités là bas, en Sombreciel, traverse néanmoins l’esprit du sultan, et l’interrogation est sincère, quoique déjà détournée par quelques pensées mesquines sur Sombreciel. Que comprennent-ils à la science, alors que la seule qu’il pratique est celle de la manipulation du coeur ou des explosions en chaîne ! Tout ce qu’ils savent faire ne se résume qu’à des catastrophes… Mais ça, Anthim le garde bien pour lui, car il sait, au fond, que sa mauvaise foi détourne horriblement son esprit, dès qu’il s’agit de ses insupportables voisins. Il ne s’attendait pas, néanmoins, à ce que sa soeur soit en phase de reprendre si aisément ses recherches, et une moue quelque peu dubitative traverse le visage du souverain. Il a du mal à le croire. Ou à l’accepter. Car ça signifiait que, peut-être, Castiel n’était pas aussi idiot qu’il l’imaginait. Ou alors il faisait ça simplement pour faire plaisir à Alméïde. Ce qui ne le rendait pas plus intelligent, certes, mais sincèrement soucieux du bien être de sa nouvelle épouse. Ce qui était au final tout aussi difficile à accepter.

« Hé bien l’important au moins c’est que tu puisses continuer tes recherches sans dangers. »

Il s’abstient, Anthim, de toutes remarques blessantes sur Castiel et sur Sombreciel. Non point par politesse pour les habitants de ce duché décadent, mais pour sa soeur qui y vit désormais, et qui semble y trouver un charme. Il n’a de toute façon plus vraiment l’occasion de porter ses pensées sur ce sujet, car Alméïde en aborde un autre, plus récent et toujours préoccupant, d’une certaine manière. Difficile d’oublier le drame arrivé dans les vallées funéraires des rois et reines, et des multiples courriers qu’il avait dû envoyer aux seigneurs lésés par le passage des momies. L’affaire commençait doucement à se régler et se tasser, même si l’enquête demeurait toujours d’actualité.

« Nos morts sont retournés dans leur dernier lieu de repos, grâce à l’intervention de la Confrérie Noire en effet. Malheureusement, j’ai entendu dire que de nombreuses momies ont été endommagées et que les thaumaturges peinent à rassembler les morceaux. Beaucoup sont en colères après ce qui est arrivé. » En colère, contre les coupables qui ont éveillés les cadavres, et aussi en colère contre ceux qui ont abimés les momies, faisant preuve ainsi du plus grand manque de respect possible… Malheureusement, même s’il comprenait leur point de vue, Anthim imaginait aussi très bien celui des victimes de l’arrivée des momies, et de l’empressement à se protéger d’elle. Les vrais et uniques coupables de cet affront avaient chèrement payés leur erreur. « Ce sont des mages du Sang qui ont fait ça. Il semblerait qu’ils essayaient des rituels pour ramener les morts à la vie. Une véritable aberration. Mais nous n’avons pas pu les interroger, les gardes thaumaturges qui les ont rapidement trouvés au sein des vallées les ont immédiatement châtiés pour leur impudence. » Une mauvaises idée, sans doute, d’avoir tués ces mages avant d’avoir pu comprendre clairement leurs intentions. Mais personne n’aurait pu se douter en les tuant que les effets résiduels de leur rituel feraient de tels ravages.






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Alméïde de Sombreflamme
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Message Sujet: Re: Les joies de l'insouciance   Les joies de l'insouciance EmptyMar 18 Juin - 12:07

« Hé bien l’important au moins c’est que tu puisses continuer tes recherches sans dangers. » Elle lui offre un sourire complice, sans rien dire de plus. Elle a vu se dessiner la perplexité dans les yeux de son frère, brièvement. Elle sait à quoi elle est due et elle sait qu'il est inutile de s'y attarder. Elle lui est même reconnaissante d'éviter le moindre commentaire sur Sombreciel et particulièrement sur Castiel ; Alméïde se doute bien qu'il fait preuve d'un effort colossal pour ne pas laisser passer le moindre commentaire désobligeant à l'encontre de son époux. Un effort qu'il n'aurait certainement pas fait autrefois et qui démontre l'affection qu'il a pour sa cadette. Puis, il y a d'autres sujets plus pressants qui demandent à être discutés.

« Nos morts sont retournés dans leur dernier lieu de repos, grâce à l’intervention de la Confrérie Noire en effet. Malheureusement, j’ai entendu dire que de nombreuses momies ont été endommagées et que les thaumaturges peinent à rassembler les morceaux. Beaucoup sont en colères après ce qui est arrivé. » Le regard affligé d'Alméïde croise celui de son frère. Elle ne peut qu'imaginer le chaos que ça a dû être ici, au coeur des dunes, et particulièrement pour les clans des montagnes. Elle et son époux avaient déjà quitté les lieux lorsque c'est arrivé, mais elle peut sans mal imaginer la panique des invités à l'arrivée de ces morts embaumés, marchant droit sur eux. Elle comprend la peur, l'envie de se protéger. Elle comprend également l'affront, la colère qui en a résulté. La situation est délicate, mais les thaumaturges ne sont pas responsables, pas plus que les victimes de cette invasion impromptue. Non, les coupables sont tout autres.

« Ce sont des mages du Sang qui ont fait ça. Il semblerait qu’ils essayaient des rituels pour ramener les morts à la vie. Une véritable aberration. Mais nous n’avons pas pu les interroger, les gardes thaumaturges qui les ont rapidement trouvés au sein des vallées les ont immédiatement châtiés pour leur impudence. » Un frisson parcourt l'Erebienne. « Je ne pensais pas qu'une telle chose était possible. » souffle-t-elle, un peu désemparée. Malgré elle, son esprit s'égare sur les possibilités, sur les conséquences qu'une telle découverte pourrait engendrer. La magie du Sang peut-elle réellement éveiller les morts ? Et ce que la magie peut faire, la science pourrait-elle l'égaler un jour ? L'horreur de la situation ne lui échappe pas néanmoins et l'indignation est grande lorsqu'elle pense à celles et ceux de son peuple dont les corps ont été bafoués, pauvres pantins manipulés par des enfants qui n'ont aucune idée de ce qu'ils font.

Alméïde secoue la tête. « Ils ont eu ce qu'ils méritaient. Mais il est dommage qu'on n'ait pas pu en savoir plus, en effet. » Si elle avait encore été princesse ici, elle aurait sûrement demandé plus de détails sur la situation des thaumaturges ; elle aurait demandé à son frère s'ils pouvaient les aider de quelque manière que ce soit et si elle pouvait elle-même être utile. Mais là n'est plus son rôle aujourd'hui. Elle songe malgré tout à discuter avec Castiel afin d'envoyer une missive pour s'excuser du sort fait aux momies, entre autres. La sollicitude du souverain quant aux traditions du royaume voisin serait surprenante, mais sûrement appréciée. Elle pousse un soupir. « Je suis contente que ce soit rentré dans l'ordre, malgré tout. » ajoute-t-elle sincèrement, avant de continuer. « J'espère que les nouvelles des vallées funéraires n'ont pas trop secoué Shéhérazade. Je l'ai vue tout à l'heure, elle a l'air radieuse, mais il ne faudrait pas que de tels événements l'accablent et compliquent sa grossesse. » Le médecin parle, mais également la belle-soeur soucieuse de l'épouse de son mari – et d'une amie chère. Après tout, elle reste une Khamsin, même en étant sultane.


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Anthim d'Erebor
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Message Sujet: Re: Les joies de l'insouciance   Les joies de l'insouciance EmptyJeu 20 Juin - 22:12

En accord avec elle, Anthim acquiesce aux paroles de sa soeur. Oui, il est fort dommage de ne pas avoir pu interroger plus en détail les coupables de ce terrible affront, mais il comprenait aussi le geste des thaumaturges qui n’avaient pas cherché à comprendre mais à punir. Car s’il n’était pas autorisé aux Erebiens de se rendre à convenance dans les Vallées Funéraires, du moins pas sans l’accord du clan, il était totalement interdit aux étrangers d’y poser un pied. des mages en plus, profanant tombes et tombeaux ? La colère avait sans doute été trop vivace pour les guerriers des montagnes pour qu’ils retiennent leur lame vengeresse. Qu’importe, lui, sultan, en savait bien assez pour se méfier plus encore de ces magies, à plus forte raison si elles permettaient de relever les morts. Outre les désagréments politiques causés dans une situation encore fragile et complexe, c’était la profanation qui choquait le plus Anthim. Pour les Erebiens, le repos des morts restait et resterait sacré.

Prenant place dans un siège et évitant de trop songer à cette affaire en cette agréable journée de fête, un sourire s’en vient grandir sur son visage lorsque sa soeur parle de sa sultane. Il est vrai, le rictus est moins radieux qu’il n’aurait pu l’être s’il avait s’agit de Sitara, mais la douceur demeure dans l’expression. Il ne peut dire le contraire, Shéhérazade est radieuse enceinte, comme elle l’a été de nombreuses fois en dix ans. Il ne se fait pas trop d’illusion sur l’enfant à naître, mais il est sereinement heureux, pour lui et pour elle surtout.

« Il est certain que ce qui est arrivé dans les Vallées l’a touché, il s’agit de son clan après tout. Mais j’ai envoyé sur place des personnes de confiance, dont son frère. Les choses se sont bien terminées, heureusement. »

Ce frère envoyé, comme il avait lui même envoyé le sien. Cette pensée vers Anwar fait dériver Anthim sur ce sujet, qui lui trotte en tête depuis bien longtemps déjà, avec une certaine once de culpabilité envers Alméïde. Il se devait de protéger ce secret, si important pour lui et pour Erebor, mais le mensonge était une chose qu’il n’appréciait guère. Il l’avait si souvent reproché à sa soeur bien aimée, c’est dernier temps, mais depuis qu’il avait lui même rencontré Anwar sur le retour du couronnement de l’empereur, l’idée de garder ça pour lui avait ce quelque chose de pesant. Plus encore depuis qu’à demi mot il en avait parlé avec Rejwaïde. Etait-ce juste qu’elle soit la seule à connaître l’existence de ce frère aîné caché ? D’un léger soupir, presque grave, il leva ses yeux clairs vers sa soeur :

« Alméïde, il y a quelque chose que j’aimerais te dire. » Une hésitation dans la voix, dans le regard, dans la gestuelle, mais les mots finissent par venir. « Dis moi, as-tu déjà rencontré celui qu’on appelle Anwar Sinhaj ? Un habile guerrier qui s’est bien fait remarquer au couronnement de l’empereur ? »






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Message Sujet: Re: Les joies de l'insouciance   Les joies de l'insouciance EmptyJeu 11 Juil - 11:11

« Il est certain que ce qui est arrivé dans les Vallées l’a touché, il s’agit de son clan après tout. Mais j’ai envoyé sur place des personnes de confiance, dont son frère. Les choses se sont bien terminées, heureusement. » La surprise se dessine sur les traits de l'Erebienne. Le frère de Shéhérazade était également sur place ? Bien sûr, elle aurait pu s'y attendre, il connaît lui aussi ces vallées funéraires, il connaît les enjeux. Alméïde est soulagée, malgré tout, d'entendre que tout s'est bien passé. Il y a eu plus de peur que du mal et les seules rancunes qui subsistent sont celles liées à l'affront commis par des ignorants et des impies.

Elle est toute à ses réflexions quand les nouvelles paroles de son frère lui font relever la tête. « Alméïde, il y a quelque chose que j’aimerais te dire. » Son regard croise celui d'Anthim, elle sent le changement de ton dans ces simples mots. Intriguée, elle demeure silencieuse et attentive. « Dis moi, as-tu déjà rencontré celui qu’on appelle Anwar Sinhaj ? Un habile guerrier qui s’est bien fait remarquer au couronnement de l’empereur ? » Le nom lui fait manquer un battement. Une foule d'interrogations défile dans son esprit à une vitesse affolante. Est-il au courant ? Sait-il qu'elle s'est rendue à son chevet lors du couronnement de l'empereur ? A-t-il des doutes ? Des questions légitimes mais qui ne dépassent guère l'orée de ses lèvres, car elle a fait une promesse et elle sait à quel point la vérité est dangereuse. Mentir à son frère une nouvelle fois n'est pas une idée qui la séduit grandement, mais elle se doit de le faire. Pour le protéger. Pour les protéger.

« Je l'ai déjà rencontré, oui. Je suis allée le voir après le couronnement de l'empereur, justement. Je voulais m'assurer qu'il avait été pris en charge convenablement et le remercier pour son dévouement. » Sa voix parvient à rester calme, elle chasse l'émotion de son visage. Elle s'attendait à devoir un jour afficher une façade à ce sujet, mais elle ne pensait pas que ça arriverait si tôt. « L'on dit que c'est un noble guerrier, une sentinelle loyale. » renchérit-elle avec un sourire emprunt de fierté. Fierté pour le guerrier qu'il est, fierté plus discrète pour un frère qu'elle n'a pas pu connaître. Mais le sourire est éphémère. Ses traits se font soudain plus soucieux. « A-t-il fait quelque chose de répréhensible ? » Ou pire, lui est-il arrivé quelque chose ? Les yeux de la soeur harponnent ceux du frère.


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Message Sujet: Re: Les joies de l'insouciance   Les joies de l'insouciance EmptyJeu 19 Déc - 11:54

La bonté de sa soeur n’étonne guère Anthim. Elle a toujours eu bon coeur, sa tendre Alméïde, et il n’a donc pas à se fâcher de la savoir être allée à la rencontre de cet homme - ce héros diraient certains - qui a donné de sa personne pour pourchasser l’assassin de l’empereur, quitte à frôler la mort de très près. Mais il se rassure de ne rien lire d’autres dans son regard, quelque chose qui aurait pu l’alerter sur un secret éventé, un doute ou même un fragment d’idée. Anwar avait donc bien gardé le secret ? Un poids se leva des épaules du sultan d’Erebor, pour mieux retomber lourdement sur lui un instant plus tard. Si Anwar ne l’avait pas fait - et tant mieux - ce serait à lui de le faire. Car Alméïde méritait de savoir autant qu’eux deux, autant que Rejwaïde. Peut-être craignait-il que l’affection toute entière que lui avait donné sa soeur allait lui être retiré ? Mais c’était là une pensée bien capricieuse et futile, qui ne lui ressemblait pas. Secouant la tête dans un signe négatif, il rassura sa soeur d’un simple sourire :

« Nullement. Son honnêteté et sa loyauté envers Erebor est des plus louables. »


Ce n’était pas pour rien qu’il avait pris le risque de nommer Anwar aussi proche de lui, masquant la réalité de sa naissance sur le masque d’une récompense amplement mérité de garde au palais. Une chance pour mieux le garder sous sa coupe, certes, mais aussi une chance pour mieux le connaître.

« Mais il y a une chose que j’ai appris à son propos. Une chose… qui te concerne autant que moi. »

Les mots n’ont pas la même aisance que d’ordinaire à franchir ses lèvres. Son regard, méfiant, semble scruter les recoins de la pièce, alors qu’il sait pertinemment pourtant que c’est l’un des lieux les mieux gardés de tous le palais. Nuls espions ici pour entendre le murmure d’une confidence, nulles oreilles indiscrètes pour percer des mystères insoupçonnés. Seulement eux deux et ce secret qui serait bientôt partagé. Une chose qui ne devrait jamais sortir de cette pièce, qui devrait y rester à jamais.

« Cela devra rester entre nous et lorsque je te le dirais, tu comprendras pourquoi. » Une mise en garde. Un silence pour laisser à Alméïde le temps de comprendre. Un silence pour lui permettre à lui de trouver ses mots. Il pensait les avoir répétés mille fois dans sa tête et pourtant, rien ne lui semblait clair ou fluide. « Anwar est ton frère ainé. Il est le mien aussi. » Il n’a pas besoin d’en dire plus. Pas besoin de dire les mots ou la vérité implacables qu’ils signifient… Pas besoin de dire que le véritable héritier du trône d’Erebor ne portait pas la couronne, et pas la peine de préciser que tous ce qu’ils imaginaient vrai n’était qu’un mensonge. « Il a été emmené avant ta naissance, loin du palais pour mettre fin aux tentatives d’assassinat sur lui. Ta mère et notre père ont mis en oeuvre de grands moyens pour simuler sa mort, mais il restait une preuve, écrite de la main même du sultan. » Il y a beaucoup de froideur et de distance, dans la façon d’Anthim de parler de son père, avec qui il n’avait jamais été très proche. Son héritier oui, mais au fond, peut-être pas celui qu’il avait désiré ? Il ne le saurait jamais. « J’ai retrouvé cette preuve peu après mon couronnement, et à ma connaissance, personne d’autre ne sait. Depuis ce temps, j’ai fait surveiller Anwar pour ne pas le voir devenir une menace. Mais j’ai compris, récemment, qu’il n’en était pas une, au contraire. » Il n’irait pas encore jusqu’à dire qu’il avait confiance, car la confiance d’Anthim n’était point aisée à remporter, mais il ne le craignait plus comme autrefois. Un sourire désolé s’adresse alors à sa soeur, tandis qu’il reprend : « Je suis navré de t’avoir caché si longtemps la vérité Alméïde. Mais plus le temps passait depuis ma rencontre avec lui, et plus il m’était difficile de te cacher une chose aussi importante. Tu mérites de savoir. » Et il savait aussi surtout qu’après tout ce qu’ils avaient traversé, les épreuves et les disputes qui avaient menacé leur lien, que tout cela ne ferait que le renforcer, et qu’elle saurait ne pas prendre de risques avec ce secret. Désormais, ils étaient deux à le porter, ce qui, en un sens, libérait un énorme poids sur son coeur.






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