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 Clarabelle

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L'Éphémère
L'Éphémère

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Message Sujet: Clarabelle   Clarabelle EmptyJeu 27 Sep - 22:22




Clarabelle de la Voilière

Mackenzie Foy


Qualités : Studieuse – Calme – Distinguée – Ambitieuse – Observatrice

Défauts :
Hautaine – Jalouse – Timide – Solitaire – Méfiante



©️️️ Love



Âge : 15 ans.
Date et lieu de naissance :  Née le 17 octobre 988 en Ansemer.
Domaine d'études : Magie → Automne, Illusion
Année d'études : 2ème année.





Je suis née il y a tout juste 15 ans de cela et ce dont je suis sûre, c’est que ma vie a été belle jusqu’à ce que la parole ne me vienne. Ou.. Presque sûre pour être exacte. Qui se rappelle de ses premiers instants dans ce monde de toute façon ? Ma vie avait probablement été belle fût un temps, mais je n’en aurais jamais la certitude. Seule enfant de la famille de la Voilière, mes parents avaient placé de nombreux espoirs en moi. J’étais adorable, énergique et mon père espérait de tout cœur que j’hérite de ses dons pour la magie. Le destin, tragiquement, avait décidé de me punir pour être née dans l’opulence, ou du moins c’est ce que je pense personnellement. Ou était-ce pour les crimes de mon père ? Crimes dont je ne connais rien, mais l’horreur que cet idiot m’inspire me donne parfois de drôles d’idées. Les premiers mots que je prononçai, papa, maman, or, furent un véritable plaisir pour l’oreille de mes parents. Mais alors que les mois passaient, et que j’apprenais à parler toujours plus, un problème de taille fit son apparition. J’étais tout bonnement incapable de parler correctement. Les mots ne voulaient pas sortir de ma bouche ou quand ils le faisaient, ils étaient parfois hachés, incompréhensibles, ridicules. Voici mon premier souvenir, cette frustration, cette impossibilité de parler comme je le souhaitais. Mais le pire, dans tout ça, c’était peut-être mon père. Impatient, en colère que son unique enfant ne puisse pas parler convenablement. Soi-disant grand orateur lui-même, il était plus qu’étonné que sa fille ne soit pas capable d’aligner deux mots sans bégayer. Le comble pour ce monstre, pauvre petit comte. J’ai entendu des légendes, des légendes qui disent qu’amour et patience dissipent toutes difficultés de langage. Je ne saurais dire si c’est une blague, mais la cruauté de mon père enterra toute possibilité pour moi de m’améliorer. Ainsi étais-je bloquée, Clarabelle la bègue, honte à son illustre papa.

Vous pensez peut-être que je suis difficile, pitoyable Clarabelle qui se plaint d’un défaut de langage alors qu’elle n’a jamais manqué de rien. C’est tout autant votre problème d’être né crasseux, pauvre et je ne vous empêche pas de vous plaindre, si ? Des heures à s’entrainer à parler, voilà le quotidien dont je me rappelle. J’ai perdu toute confiance en moi avec un tel traitement. Maman était bien la seule à me réconforter, à me dire que tout irait bien, mais la réalité était toute autre. Je n’avais aucun ami, aucune distraction, rien. D’autres enfants nobles existaient bien parmi les amis de mes parents, mais mon père avait bien trop honte de m’emmener partout avec lui. Les rencontres avec d’autres enfants de mon âge étaient fugaces, passagères, ne permettaient tout simplement pas de se lier d’amitié avec qui que ce soit. J’étais une enfant sans ami et sans l’amour de son père. Il y avait bien les enfants des servants de là ou je vivais, mais qu’aurais-je pu faire avec eux ? Passer le balai ? Discuter de la famine ? J’étais trop bête pour les gens du monde auquel je méritais d’appartenir, et bien trop haute pour les manants. Le destin était cruel avec moi, et je ne pouvais rien faire. Distante, solitaire et asociale, voilà ce que toutes ces années avaient fait de moi. Je ne voulais plus m’associer aux autres, même si soudainement on m’en offrait la possibilité. J’étais jalouse d'eux, même des paysans parfois qui pouvaient parler avec tant d’aisance. Moi qui aurait du avoir tout ce que je voulais ne pouvait pas avoir la plus évidente des choses : la bonne parole. Je me sentais sale d’être ainsi en colère, mais il m’était impossible de faire quoi que ce soit. Ou du moins, jusqu’à ce jour que je vais vous conter. Brièvement vous conter, ma main s’épuise.

La magie est venue me trouver, enfin, telle une vieille amie. L’infortune que j’avais dû subir allait changer à partir de ce jour. Toute désignée pour rejoindre l’Académie, il fallut toutefois plus d’un an pour mon père pour m’accorder cette évidente délivrance. En effet, une rentrée passa sans moi, mais il était hors de question de manquer à nouveau cette opportunité. Ma mère avait bien cru mourir à le convaincre nuit et jour de m’envoyer dans cette école. Comme le disait si bien maman, ce n’était pas qu’apprendre la magie, c’était aussi m’offrir un nouvel environnement pour que je devienne enfin la « fille qu’il méritait ». Un nouveau départ pour une toute nouvelle personne. Voilà ce qu’ils espéraient enfin pour moi en m’envoyant à l’Académie. J’étais heureuse oui, mais inquiète également. J’allais devoir discuter, travailler, briser la coquille que j’avais érigé pour me protéger. Ce fût, malheureusement, bien plus difficile à faire qu’à dire. On ne brisait pas des années d’habitudes en quelques mois seulement. Bizarre et timide, voilà l’impression que je donnais à mes camarades. Incapable de lier de vraies amitiés, je me consacrai nuit et jour à mes études. A défaut de m’entendre avec qui que ce soit, je me découvris une vraie passion pour les vieux grimoires et les cours de magie. Depuis, je me suis faite une promesse, celle de briller plus intensément que tous les autres. Si je ne pouvais écraser personne avec ma voix chancelante, je leur montrerais à tous à quel point mes pouvoirs étaient extraordinaires. Je prouverais à tous qu’ils ne pouvaient ainsi me sous-estimer. J’étais fatiguée d’être faible. De m’incliner, de perdre tout le temps. Je ne perdrais plus face au destin, il en était hors de question.



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