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 Quand tu seras grande, on visitera Lorgol ensemble

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La Confrérie Noire
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Message Sujet: Quand tu seras grande, on visitera Lorgol ensemble   Mar 9 Oct - 11:37


Livre III, Chapitre 6 • Puisse le sort vous être favorable
Rhapsodie Épi-d’Or & Gauthier Coeurbois

Quand tu seras grande, on visitera Lorgol ensemble

Où une ballade prend des allures de vieille promesse, même si ce n’est pas la première fois, et où l’on se souvient du passé pour mieux se raconter les derniers évènements



• Date : 18 octobre 1003
• Météo (optionnel) : Le soleil perce encore vaillamment parmi les tours. Il fait quelque peu froid, mais pas trop humide encore.
• Statut du RP :  Privé
• Résumé : Rhapsodie a contacté Gauthier, pour lui faire part de son passage sur Lorgol. Il se fait donc une joie d’aller la chercher, pour l’emmener se promener un peu et prendre de ses nouvelles, depuis les évènements du Théâtre.
• Recensement :
Code:
• [b]18 octobre 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4227-quand-tu-seras-grande-on-visitera-lorgol-ensemble]Quand tu seras grande, on visitera Lorgol ensemble[/url] - [i]Rhapsodie Épi-d’Or & Gauthier Coeurbois[/i]
Rhapsodie a contacté Gauthier, pour lui faire part de son passage sur Lorgol. Il se fait donc une joie d’aller la chercher, pour l’emmener se promener un peu et prendre de ses nouvelles, depuis les évènements du Théâtre.
 


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Dernière édition par Gauthier Coeurbois le Mar 9 Oct - 11:54, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Quand tu seras grande, on visitera Lorgol ensemble   Mar 9 Oct - 11:43

Alors voilà, c’était fait. Depuis son retour d’Erebor, fin juillet, Gauthier avait pris sa décision. Avant la fin de l’année, il lui faudrait quitter l’apothicairerie de la garde de Lorgol. Ce n’était pas un choix facile, mais il lui fallait le faire. Il ne pourrait pas jongler éternellement, il n’avait pas le courage, pas la force, plus la foi. Ou plutôt, si. Il avait la foi, et cette foi était si prenante et pressante qu’elle l’empêchait de se dévouer à un autre travail. Pour la Sombre Mère et son consort, pour Lida et Sithis, il se voulait exclusif. Ce qui avait fonctionné quand il n’était qu’assassin ou apprenti était devenu trop compliqué maintenant qu’il assistait Hermine.

Il avait tenu presque un an. Mais le rythme avait fini par l’user. Les évènements aussi, sans doute : entre la mission des momies, ses déboires ravivés avec Shahryar ou leur voyage dans le passé… Il avait du mal à tenir. Et entre un travail de couverture, qui certes lui rapportait un revenu de plus à ajouter au solde de son engagement à la Confrérie, et ledit engagement de sang envers sa seconde famille, le choix était rapide à faire.
Alors Gauthier avait mis ses affaires en ordre : il avait annoncé vouloir se retirer, bientôt, pour prendre soin de Gisèle dont la santé l’inquiétait. Pas de suite, avait-il dit en constatant l’air vaguement désemparé de ses collègues - les apothicaires de sa trempe ne couraient pas les rues, et pour cause… - mais bientôt. Le plus vite possible.

Et c’était fait. Il était libre. Bien sûr, il passerait cela sous silence : il ne faudrait pas que sa soeur ou quelqu’un d’autre, d’extérieur, ne le sache. Car sinon, inévitablement, viendraient les questions sur comment il vivait, où, comment pouvait-il se permettre de se vêtir et de manger. Des questions auxquelles il n’avait aucune envie de répondre.
Désormais, lorsque ses obligations pour soulager son Ecoutante ne le retenaient pas à la tour, il était parfaitement capable de se déplacer sans aucune contrainte dans Lorgol. Ca tombait bien : au cours des semaines écoulées, l’assassin avait pu apprendre qu’une de ses amies, soeur adoptive, protégée, avait prévu de se rendre dans la ville aux mille tours.

C’était pour cela qu’aujourd’hui il patientait calmement devant les quartiers de la Guilde des Compagnes, les mains croisées et le nez en l’air, sage dans son attente. Il n’avait pas revu Rhapsodie depuis leur mésaventure en Cibella, où il l’avait protégée avant de disparaître rapidement - il avait un rapport de mission à rendre, et même s’il aurait adoré la raccompagner en sûreté, malgré tout l’amour fraternel qu’il lui portait, la Confrérie passait avant tout.

Depuis cinq mois, quasiment, donc, hormis quelques lettres, le Cibellan n’avait pas pu s’entretenir avec la petite, devenue jeune femme, qu’il considérait comme sa soeur de coeur. C’était sans doute la raison principale pour laquelle il avait sauté sur l’occasion de la revoir, aujourd’hui.
Et puis, depuis leur rencontre fortuite au théâtre - teintée de sang, de peur et d’horreur. De curiosité, aussi, d’un besoin de justice jamais assouvi pour lui - il s’était passé tant de choses ! Il voulait l’en entretenir, et savoir si, elle aussi, avait autant vécu.

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Message Sujet: Re: Quand tu seras grande, on visitera Lorgol ensemble   Jeu 18 Oct - 19:56

L’été a été long, cette année ; presque aussi pénible que l’an passé, quoique différemment. Elle a mis du temps, Rhapsodie, à digérer ce qu’elle a vu au Théâtre. Puis elle a appris, pour Jehanne d’Ansemer et son procès. La nouvelle lui a serré le cœur pendant des jours, avant qu’elle apprenne que l’ancienne duchesse avait simplement été exilée.
Puis le remariage de Bartholomé d’Ansemer a été annoncé. Et si certaines de ses consoeurs se sont arrangées pour assister au mariage ducal au bras de nobles clients, Rhapsodie s’en est bien gardée, et s’est débrouillée pour avoir autre chose à faire ce jour là. Et elle a bien fait, d’après ce que lui a raconté Abigaïl.

Mais aujourd’hui, tous ces souvenirs lui semblent si lointains, alors qu’elle pose le pied sur le sol lorgois. Il est tôt, ce matin. Ce soir, elle a rendez-vous avec un client régulier qui souhaitait cette fois la retrouver dans la ville aux Mille Tours, mais avant elle compte bien profiter de Lorgol. C’est l’occasion tant espérée de franchir les frontières de Faërie pour retrouver la cité de son adolescence, et surtout quelques-uns de ses amis les plus chers – Gauthier et Gisèle en tête de liste. Elle leur a écrit, d’ailleurs, pour leur signifier son passage – si rare ! – dans les Terres du Nord. Et elle a hâte de les retrouver dans des circonstances aussi douces. Elle cauchemarde encore du Théâtre, parfois. Elle se demande si Gauthier en garde le même souvenir. Sans doute que non ; il est assassin, après tout. Des gens morts, il a dû en voir des centaines.  

La Cibellane se trouve maintenant assise au milieu de ses collègues lorgoises. Elle en connaît certaines depuis un long moment maintenant ; quelques-unes étaient à l’Académie ; d’autres ont démarré leur apprentissage en même temps qu’elle. Aux plus jeunes qui l’entourent, elle trace quelques lignes pour leur décrire La Volte et son duché de naissance.

- Je crois qu’il y a un client qui attend dehors. Il est à l’une d’entre vous ?  

La Cibellane relève le nez de son carnet pour interroger Cléophée du regard. Sa collègue, assise près de la fenêtre, le nez entre les rideaux colorés, observe la rue en contrebas, guettant les allées et venues des passants. La Cibellane répond d’abord par la négative. Non, son client ne viendra la chercher que ce soir. Par contre… S’excusant d’un mouvement de tête, elle ramasse ses jupons et se relève du canapé où elle était installée avant de se diriger vers la grande fenêtre. Elle repère l’homme sans problème, et son visage s’illumine lorsqu’elle le reconnaît. C’est Gauthier ! Gauthier est là !

Les joues rosies par la joie, elle s’empresse de récupérer ses affaires et sa cape, salue les autres compagnes d’un geste de la main et sort de la pièce aussi vite que la convenance le lui permet. En quelques instants, les escaliers sont dévalés et la jeune femme est dehors. Elle plisse les yeux en observant rapidement autour d’elle, avant que son visage ne se fende d’un large sourire ; et c’est d’un pas décidé qu’elle rejoint Gauthier, avant de l’enserrer dans ses bras frêles en guise de salut.

Elle se détache de lui, les yeux brillants, avant de saisir son carnet.

Tu m’as tellement manqué.
Comment vas-tu ?
Et Gisèle ?


Elle ira la visiter après, c’est prévu. Mais elle compte bien profiter un peu de la présence de son grand frère de cœur d’abord.

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Message Sujet: Re: Quand tu seras grande, on visitera Lorgol ensemble   Mar 23 Oct - 11:48

Gauthier ne savait pas vraiment combien de temps il devrait attendre. Oh, ordinairement, il n’avait rien contre un peu de temps passé le nez en l’air, à patienter. Il était même plutôt doué pour cela : la situation particulière dans laquelle il pouvait être amené à évoluer, lors de certaines missions, lui avait appris cette patience-là.  Combien de fois avait-il du prétendre n’être qu’un badaud parmi tant d’autres, au milieu de la foule qui s’ammoncelait autour de lui alors que ses poches renfermaient la mort ? Flâner devenait une seconde nature, se perdre dans les rues, devenir innocent également. En vingt ans de métier, presque - déjà ! - il jouait admirablement bien de ça. Les regards ne retenaient pas l’homme aux cheveux longs, ramenés sur la nuque et attachés sagement. Ils glissaient sur lui, comme s’il était depuis toujours une part de l’univers où les passants évoluaient. L’art de ne pas attirer les regards, lorsque l’on était un assassin à la stature pourtant imposante, était tout ce qu’il y avait de plus vrai.

Ce qui l’inquiétait, par contre, à traîner devant la guilde des Compagnes, c’était qu’on le prît pour un de ces hommes qui confondaient aisément les services rendus par cette corporation avec ceux des filles faciles, ces hommes qui rêvaient, en flânant devant le magnifique bâtiment dans le plus pur style lorgois - c’était à dire hétéroclite, sans réelle appartenance - de voler une femme de cet endroit. Dans son orgueil de Cibellan désavoué, il refusait qu’on l’imaginât simplement comme eux. Parce qu’il valait mieux. Evidemment qu’il valait mieux.

Le regard perdu sur les rues, l’air patient alors que l’air quelque peu frais venait s’enrouler autour de lui, il était presque invisible, un peu incongru peut-être dans ces rues. Rhapsodie avait été prévenue de sa visite. Sûrement, celle-ci ne tarderait pas à le rejoindre.
Et, effectivement, quelques instants plus tard, le quadragénaire entendit des pas derrière lui. Légers, innocents encore, différents de ceux des gens qui passaient autour. Il ne se retourna pas, voulant lui laisser la chance de venir à lui. Ce fut avec un grand sourire qu’il sentit ses bras autour de lui, et qu’il lui rendit son étreinte avec toute la chaleur fraternelle dont il était capable. Les années s’étaient écoulées sans que Gauthier ne change seulement d’avis à propos de Rhapsodie. Elle était et resterait sa petite soeur. Quoi qu’il arrive.  Il la laissa se dégager pour la voir prendre son carnet, ses yeux suivant rapidement le mouvement, habitués à déchiffrer ses paroles. Ca lui fait tellement plaisir, de la revoir !

“Tu m’as manqué aussi.” La réponse était sincère, le sourire à ses lèvres en témoignait. “Je pensais te revoir avant, passer à La Volte, mais mes obligations m’ont tenu ici. ” Doucement il lui glissa un bras autour des épaules, lui redonnant une accolade sincère et protectrice. Familière. Il ne s’imposait pas comme un réel protecteur, plus comme une personne qui était là, au besoin. Il offrait. “Gisèle va très bien, ne t’en fais pas. Elle sera heureuse si tu passes la voir, quand tu auras du temps.”

Le soleil perça un peu, au-dessus d’eux, et l’assassin pencha la tête avant de la relâcher. Elle arriverait à écrire avec son bras autour des épaules, là n’était pas le souci. Mais il ne voulait pas la gêner plus. “Et toi ? Tu dois avoir tant de choses à me raconter, s’enthousiasma-t-il affectueusement. Je veux tout savoir. Enfin, tout ce que tu veux bien me laisser. ” Il haussa un sourcil, regardant autour. “Tu veux qu’on marche un peu ? ” Il savait qu’elle avait plus de mal à communiquer en marchant, mais ce ne serait pas la première fois qu’ils se baladeraient ensemble. Il savait calquer ses mots et son pas sur elle, pour trouver toujours un coin tranquille où discuter ensemble.

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Message Sujet: Re: Quand tu seras grande, on visitera Lorgol ensemble   Sam 27 Oct - 23:41

Entre ses bras, elle a l’impression d’avoir encore onze ans. Pourtant, elle fait bien quelques dizaines de centimètres de plus. Et elle a assez gagné en confiance en elle. Mais Gauthier reste le frère qu’elle n’a jamais eu. Elle n’oublie pas qu’il l’a aidée plus d’une fois. Quand elle était enfant, mais aussi au Théâtre de l’Etincelle. Quand il est là, elle a l’impression que tout va mieux. Elle comprend que Gisèle soit restée depuis tout ce temps dans son monde d’enfant : Gauthier rend leur monde parfait, à elles deux.

Son sourire éclatant ne disparaît pas, écho de celui du Cibellan. Elle hoche la tête à ses paroles, compréhensive. Elle ne lui en veut pas de ne pas être venu la voir. Elle sait qu’il est occupé. C’est la même chose pour elle, après tout, et elle serait bien mal placée pour le blâmer. Le bras de l’assassin s’enroule autour de son épaule, et Rhapsodie se blottit un peu plus contre lui. Elle est tellement contente de le revoir ! Et elle acquiesce encore à la mention de Gisèle. Ses doigts glissent sur son carnet, qu’elle rouvre avant de réécrire quelques mots à l’intérieur.

J’irai tout à l’heure, c’est prévu. Elle est au courant, aussi.

Elle lui a écrit, à elle aussi, bien sûr. Ce n’était même pas en option. Enfin, Gauthier doit bien s’en douter. La Compagne ne passerait pas à Lorgol sans voir son amie d’enfance, cela ne lui ressemblerait pas.

Gauthier la relâche, et elle s’en détache un peu, avant de hausser les épaules à demi. Elle n’est pas certaine d’avoir tant de choses à raconter : si chaque client est différent, les jours se ressemblent tout de même tous un peu, et il ne s’est rien passé d’extraordinaire pour elle, depuis le Théâtre. Des événements tristes, oui. Mais est-ce que Gauthier veut vraiment lire ses écrits de compassion envers l’ancienne duchesse d’Ansemer, ou sa peur de la Chasse Sauvage qui la prend parfois, lorsqu’elle veille trop tard le soir ? Elle n’est pas sûre. Ces sujets viendront peut-être, tôt ou tard ; mais pas maintenant.

Il précise qu’il voudra savoir tout ce qu’elle voudra bien lui laisser, et la précision la fait sourire davantage. Gauthier est si prévenant… Bien plus que certains de ses clients. Bien plus que…. Non. Non, ne pas penser à lui. Son violeur ne mérite pas qu’elle lui accorde autant de place dans ses pensées. Abigaïl lui a répété des centaines de fois, au moins. Ce n’est pas non plus le moment. Chassant ses pensées d’un battement de cil, elle acquiesce lorsqu’il l’invite à marcher un peu.

Elle n’écrit pas tout de suite, laissant un silence serein s’installer entre eux. Sans s’arrêter de marcher, elle finit par rouvrir son carnet, et y inscrire quelques mots.

Il ne s’est rien passé d’incroyable, tu sais, depuis.
Mon travail me tient assez occupé, moi aussi.
Ma vie à moi suit son cours, tranquillement.
Je préfère ça, d’ailleurs, à une vie plus mouvementée.


Comprendre, à l’été d’avant. Gauthier sait, bien sûr, pour sa maladie – et son viol. Elle n’a pas pu lui taire. Mais elle a tout fait pour qu’il ne s’inquiète pas plus pour elle, lui disant qu’elle avait été vengée, et qu’elle allait bien, à présent. La blessure s’est refermée, même si elle n’a pas totalement cicatrisée. Si elle avait eu d’autres amis, ou vécu dans un autre duché, elle n’aurait peut-être pas eu cette chance.

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Message Sujet: Re: Quand tu seras grande, on visitera Lorgol ensemble   Jeu 1 Nov - 12:55

Gauthier avait la particularité de savoir mettre en confiance les gens. Rhapsodie, Gisèle, Shahryar passé un temps - on ne parlait pas uniquement de confiance, dans ce cas, mais c’était là un sujet épineux que l’on ne saurait aborder en ces pensées et ces lieux - : il inspirait aux personnes qui avaient l’heur de ne pas lui être hostiles quelque sentiment de sécurité. Même ceux au courant de son engagement - c’était plus qu’un métier, plus d’une profession - savaient passer outre. Il en usait, d’ailleurs, de cette chaleur un peu retenue, charmeur quand il le voulait, pour se faire oublier. On oublie plus aisément un inconnu qui ne fait pas de vagues et nous met en confiance qu’un homme renfrogné qui nous fait peur et nous met mal à l’aise. Ca aidait.

Le Cibellan sourit, en entraînant la jeune femme à sa suite. Il avait bien du mal à ne plus la voir comme une enfant, c’était vrai : comment l’en blâmer ? Elle avait à peine une dizaine d’années, peut-être un peu moins, quand ils s’étaient rencontrés. Lui, encore apprenti. Elle, silencieuse déjà - depuis toujours et à jamais - et triste.  Il savait qu’il n’avait pas, avec elle, une relation normale. Sans doute ses parents s’étaient-ils quelque peu inquiétés, en la lisant narrer au fil des années qu’un inconnu - qui s’était présenté à eux bien rapidement, il faisait ça bien - venait la voir et s’occuper d’elle comme un frère. Un ami de quinze ans son aîné. Et pourtant, maintenant, la différence entre eux ne venait plus à choquer. Elle avait quasiment trente ans, et lui presque quarante-cinq, leur amitié était solide et personne n’aurait tourné vers eux un regard suspect. Les choses changeaient, quand on grandissait. Elle resterait toujours sa petite soeur, dans son coeur, une amie à chérir et protéger de tous pour qu’elle ne puisse disparaître.

Ils marchèrent, un peu, s’éloignant dans une direction totalement au hasard. Gauthier saurait sans mal retrouver son chemin : Lorgol le connaissait, et il connaissait Lorgol, depuis le temps. Pas aussi bien que d’autres, mais il était impensable, dans son métier, de ne savoir s’y repérer avec aisance - la mésaventure avec Gabriel résonnait encore dans son esprit.
L’assassin ralentit, sans pour autant s’arrêter, en la voyant commencer à écrire. Lui éviter de trébucher, et se permettre à lui également de lire confortablement.
« Ca me rassure. » souffla-t-il, hochant la tête.
« Ca fait du bien de se poser, quelquefois. Que rien ne te soit arrivé, c’est le plus important. Tu n’as pas besoin de vivre des aventures extraordinaires pour exister. » Il lui offrit un sourire. « Et je te préfère en sécurité, honnêtement. Je sais que ta guilde met à votre disposition des protecteurs, et que tu es bien entourée. »

Il ne parlerait pas de l’année dernière. De la nouvelle qui avait manqué de l’envoyer sur les traces de l’homme. De la rage, violente, qui avait anéanti jusqu’à la moindre parcelle de jugement qu’il possédait. Il avait prié, prié avec ferveur, implorant qu’on l’avertisse, que justice soit rendue dans le sang. Ou il s’en chargerait, en son propre nom, pour répondre en écho à ce viol qui l’avait mis sur le chemin de la Confrérie des années plus tôt.
Elle était en sécurité maintenant. Il y veillerait, pour toujours. Les événements n’étaient pas des plus joyeux et légers, ces derniers-temps - et même les mariages tournaient au bain de sang, ou au bain tout court. En parlant de ça…

« Rhaps, tu étais en Ansemer ? » Il tourna le regard vers elle, l’air sincèrement inquiet, cherchant quelque trace d’une éventuelle noyade avortée.
« J’ai appris ce qu’il s’y est passé, comme tout Arven sans doute. Je suppose que tu aurais pu y être… Je me suis inquiété. Juste un peu. » Énormément. Pas tant pour l’Accord - fascinant, dangereux, violent. Ils avaient été bannis, tout comme les mages du Sang, mais eux avaient disparus entièrement. Et Rhapsodie était là, avec lui, au Théâtre, et si elle elle ne savait pas la rage et la vengeance inassouvie aussi bien qu’un fils de Lida, elle avait au moins une vague idée de ce que la rancoeur pouvait occasionner.

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Message Sujet: Re: Quand tu seras grande, on visitera Lorgol ensemble   Dim 18 Nov - 22:12

Occupée à écrire, elle voue une confiance totale à Gauthier. Elle sait qu’il la guidera et veillera à ce qu’elle ne heurte rien ni personne. Elle lui confierait sa vie les yeux fermés, de toute façon, malgré sa profession. Elle sait, pour la Confrérie Noire et son engagement. Mais étrangement, cela n’a rien changé entre eux. Peut-être que ça la rassure, même, de voir qu’il est capable de la défendre, elle, poupée fragile, parfois si différente de ses compatriotes cibellanes dans sa manière de penser et d’agir.

Elle acquiesce avec un petit sourire à sa réponse. Elle est bien d’accord avec lui. Sa vie calme et rangée lui va bien. Elle considère s’inquiéter assez pour les autres – Abi, principalement – et ne veut pas s’inquiéter pour elle-même en plus. Son sourire se crispe, pourtant, sur ses derniers mots, et son regard se perd dans le vide quelques instants. Bien entourée, maintenant. Pas comme en 1002. Pas comme pour ce rendez-vous, durant lequel elle aurait dû être escortée par cette guerrière qui n’est jamais venue. Personne ne s’était soucié d’elle, à l’époque : ni la guilde des Guerriers, ni celle des Compagnes. Au moins, après son… épisode, la sécurité des Compagnes cibellanes s’est trouvée renforcée.
Gauthier n’en reparle pas, et elle non plus. Pourtant, elle sait que c’est là, entre eux deux, et qu’ils pensent à la même chose. Pas besoin de poser des mots dessus, seul le silence suffit.  

Et lorsque le Cibellan reprend la parole, c’est pour parler de tout autre chose. Changement total de sujet, ou prolongement de ses pensées ? Les deux, peut-être. Elle secoue négativement la tête, un petit sourire triste aux lèvres. Quand elle apprend qu’il s’est inquiété pour elle, son sourire se fait plus franc, et sa main vient tapoter doucement celle de Gauthier. Elle s’en doutait, un peu, et elle s’en veut de ne pas avoir pensé à lui écrire à ce sujet. Il s’est inquiété pour rien, du moins à son sujet.

Non. Je n’y étais pas.
A vrai dire, je me suis arrangée pour avoir autre chose à faire, ce jour-là.


Il se demandera pourquoi, certainement. Anticipant sa réaction, elle ajoute quelques explications.

J’estimais l’ancienne duchesse, tu sais. Je ne la connaissais pas plus que cela, mais… J’ai pu discuter avec elle, une fois.
Le remariage si rapide du duc, avec une inconnue de surcroît, m’a paru complètement absurde et insultant. A mon sens, Jehanne d’Ansemer méritait bien mieux.


Elle a été surprise en apprenant le nom de Vanessa l’Atone, s’attendant comme la plupart de ses collègues à découvrir à la place celui de Geneviève des Armoises. Sa relation avec le duc était connue de toutes, dans la Guilde des Compagnes, et certaines lançaient déjà des paris sur celle qui la remplacerait à la tête de la branche ansemarienne de l’organisation. Cette étrangeté n’a cependant pas empêché la plupart de ses collègues de négocier avec Madame de Cibella afin de pouvoir y assister. Pas comme Rhapsodie.
Tout le monde doit bien se moquer de son avis, cela dit, à commencer par les puissants de ce monde. Mais au moins, sa noblesse de cœur lui a permis d’échapper sans le savoir à la catastrophe qu’a été le mariage.

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