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 La nuit pour seul témoin | Louis

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Message Sujet: La nuit pour seul témoin | Louis   Dim 26 Juin - 3:58


Livre I, Chapitre 4 • L'Ordalie de Diamant
Louis de Brunante & Ilse Tonnevent

La nuit pour seul témoin

Et le vent pour unique compagnie



• Date : 28 juin 1001
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Deux jours après une escale en Bellifère pour permettre à l'Audacia de se ravitailler, Louis semble toujours aussi renfermé. Ilse décide d'aller le voir pour savoir ce qui le préoccupe.


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Le soleil vient danser sur la mer éternelle mais tous ignorent ses reflets d’or. Elle m’attend sous un tapis de lumière, la mer m’appelle. Moi, je veux voir derrière les nuages, de nouveaux rivages.






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Message Sujet: Re: La nuit pour seul témoin | Louis   Dim 26 Juin - 4:03

L'océan est calme ce soir, le ciel clair et le vent doux. Messaïon berce lentement l'Audacia et Valda les guide dans la nuit. Elles brillent ses deux lunes, haut dans le ciel, scintillant au loin comme un phare dans l'obscurité. Elle les voit à travers le hublot, dessinant sur le sol des rais de lumière pâle. Ilse arpente le pont inférieur, inspectant ses précieux canons dont la surface métallique brille à la lueur des astres. Il y bien longtemps qu'elle n'a pas eu à s'en servir alors elle ouvre l’œil, ne laissant aucun détail au hasard afin d'être parée le moment venu. Entretenus avec soin, sous son regard vif et acéré. Ca la démange, la canonnière. Elle en serait presque à désirer une quelconque rencontre fortuite avec un navire belliférien, histoire que le défi soit intéressant. Elle leur ferait bien mordre la poussière à cette meute de bâtards misogynes – ou plutôt, elle les aiderait volontiers à apprécier la profondeur des océans par eux-mêmes. Mais le voyage est calme, sans encombres pour le moment. Leur arrêt à Riven s'est déroulé sans accrocs, le ravitaillement s'est fait sans qu'ils ne soient troublés d'aucune façon. Et ils ont repris la mer, toutes voiles dehors et Levor les poussant vers l'horizon.

Les pas d'Ilse prennent doucement les chemins de sa cabine quand un œil extérieur repère une silhouette isolée sur la gaillard avant. Il m'a l'air bien préoccupé. L'attention de la canonnière est éveillée. Qui ça ? L'ami Voile-Ardente. Oh. Elle hésite un instant puis effectue un demi-tour, remontant sur le pont d'un pas tranquille. L'air marin lui chatouille les narines ; il est frais en cette nuit d'été, fait doucement frissonner sa peau sous la chemise. Elle sent la présence de Grim au-dessus de sa tête, au sommet du mât de misaine. Voilà deux jours qu'ils ont mouillé sur la côte belliférienne et le pirate s'est montré extraordinairement discret depuis. Il n'a pourtant signalé aucune difficulté lors de l'approvisionnement, détail qu'elle n'aurait pas manqué de retenir.

Ilse aperçoit la silhouette penchée contre le bastingage, le regard tourné dans la direction opposée. Elle s'avance sans se presser et s'arrête à ses côtés, s'appuyant à son tour, les yeux droit devant. « Tu fuis le sommeil, ou serait-ce le sommeil qui te fuit ? » La voix se mêle au vent, paisible, dénuée de jugement. Elle s'interroge, elle patiente. La majorité de l'équipage est lové dans les bras de Niobé, le silence les enveloppe et avec eux, le scintillement des étoiles et le murmure du vent.

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Dernière édition par Ilse Tonnevent le Jeu 8 Sep - 12:10, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: La nuit pour seul témoin | Louis   Mer 29 Juin - 17:14

Impossible de trouver le sommeil.

Dès qu’il ferme les yeux, il la revoit. Lisbeth. Héloïse. Les deux, tout à la fois, leurs visages se superposant parfaitement. Il la revoit morte, il la revoit vivante, il sent ses mains sur son front, sur sa gorge, sur sa main. Il revoit tout le sang autour de son corps, dans sa chambre à Brunante. Il revoit tout le sable accroché à ses jupes et jupons, sur la grève d’Aubenacre. Il ne sait pas ce qu’il préfère de ces images, ou ce qu’il craint le plus. La mort, ou la vie ? Alors, Louis a préféré monter sur le pont pour profiter du vent doux de l’été, la mer sachant toujours apaiser ses maux. Même si, depuis son retour de sa petite escale en Bellifère, rien ne lui a apporté la sérénité tant recherchée. Il donne le change, sans plus. Il fait ses quarts efficacement, obéit à chaque demande et a, pour une fois, gagné une partie de dés (il est bien meilleur aux cartes). Seulement, il manque quelque chose. Philippe n’a pas manqué de remarquer sa discrétion inhabituelle et lui a demandé s’il y avait eu un problème lors de l’approvisionnement en médecine pour l’Audacia, quelque chose qu’il avait oublié de mentionner.

Il a répondu non.
Non, rien du tout, tout a bien été. J’ai même eu le temps de ramasser quelques coquillages pour les filles et mon garçon, qu’il a répondu, extirpant un sourire faussement rassurant de sa besace, sourire aux allures de grimace.
Louis n’a jamais été un bon menteur.

Philippe n’a rien ajouté, n’a pas cherché plus loin. Il sait que son neveu parlera, un jour ou l’autre. Il a en fait très envie d’en parler, mais à qui ? Il craint, par tous les Dieux, qu’en parler à Philippe ou Freyja revienne à rechercher cette femme. À retrouver Lisbeth. Ce qu’il ne veut pas. Perdu dans ses réflexions, dans son débat dois-je en parler à ma tante, il n’a pas entendu Ilse venir jusqu’à lui. Il la remarque uniquement lorsqu’elle parle et s’appuie contre le bastingage, à ses côtés : « Tu fuis le sommeil, ou serait-ce le sommeil qui te fuit ? Il sourit, légèrement. Un peu des deux », répond le pirate sans réellement savoir ce qu’il en est. « Puis… la nuit est belle. » Après toutes les tempêtes du printemps, dont celle monumentale menant jusqu’à l’Archipel du Vent, une mer d’huile est un cadeau de Messaïon.

Inspire. Expire.

« Est-ce que j’t’ai déjà parlé d’ma femme ? », qu’il lâche sans pouvoir se retenir.

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Message Sujet: Re: La nuit pour seul témoin | Louis   Jeu 30 Juin - 20:19

« Un peu des deux. Puis… la nuit est belle.  » Elle l'est, à n'en pas douter. Son regard vers l'horizon s'élève vers les étoiles scintillantes. Valda semble veiller sur eux ce soir, loin de ses tempêtes, loin de son implacable courroux, elle les guide dans la nuit, miroitant sur l'océan paisible. C'est une sensation que les hommes et les femmes qui restent à terre ne comprendront jamais et Ilse les plaint, oh comme elle les plaint. Cette plénitude qui l'envahit à chaque fois qu'elle se retrouve sur les flots imprévisibles, à chaque fois que l'air salé chatouille ses narines et gonfle les voiles, à chaque fois que la houle vient la bercer dans son sommeil. Ils ne le comprennent pas, tous ces gens. Ilse se sent comme bénie par les dieux dans ces instants sereins où le monde semble à portée de main. Une privilégiée parmi tous les pauvres hères qui cherchent encore leur voie. Une enfant de Messaïon, comme tous ceux qui partagent son quotidien sur ce pont. Comme Eric, à ses côtés, son esprit voguant déjà au loin.

Elle reste silencieuse Ilse. Il n'a pas besoin de parler s'il n'en a pas envie et il le sait. Mais la nuit est douce et prompte aux confidences. Les paroles ne seront entendues que par la voûte céleste. Et le pirate s'exprime enfin.

« Est-ce que j’t’ai déjà parlé d’ma femme ? » La canonnière pose son regard sur les traits tourmentés et elle acquiesce, sans un mot. Un simple 'hm' s'échappe de ses lèvres, réponse positive à son questionnement. Vaguement oui, il lui en a parlé quelques fois, sans vraiment s'attarder, comme un mauvais souvenir que l'on voit apparaître avant de l'effacer tout aussi vite. Sa femme, la mère d'Aymeric, ce petit garnement resté à terre. Un passé révolu qu'il semble vouloir gardé enfoui profondément. Mais voilà qu'il ressort et qu'il trouble le pirate sans qu'elle n'en comprenne la raison. Elle n'a jamais insisté Ilse, elle n'a jamais cherché à savoir. Mais ce soir, elle est prête à écouter.

« C'est à cause d'elle qu't'arrives pas à dormir ? » Elle est morte, c'est ce qu'il avait dit, non ? Il y a quelques temps déjà. Alors pourquoi songer à elle maintenant, si ce n'est par la voie des rêves qui viendraient troubler son repos ? Elle ne peut se douter de la terrible vérité, Ilse, Elle ne peut concevoir. Mais elle est à l'écoute, les yeux sur le lointain et l'esprit serein.

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Message Sujet: Re: La nuit pour seul témoin | Louis   Ven 1 Juil - 6:52

Sa réponse laconique le satisfait. Il a bien gardé son secret, sa vie privée, depuis son arrivée sur l’Audacia. Aux questions d’usages, aux petites curiosités, il s’est rapidement échappé de quelques mots évasifs, de quelques sous-entendus. Une femme morte, un mariage de toute façon malheureux, le retour à la mer comme celui d’un homme assoiffé pouvant enfin porter la coupe à ses lèvres. « C'est à cause d'elle qu't'arrives pas à dormir ? » C’est à lui de se fendre d’un hm faible, mais affirmatif. Il ne sait pas si c’est vraiment elle.

Il n’en sait foutrement rien.

Ses prunelles se braquent sur l’océan, sans oser le quitter. Il y cherche la force, l’inspiration. C’est Laurent, le protégé d’Aïon, celui doué avec les mots. Lui saurait expliquer ce qui se passe. Lui saurait trouver une raison. Sa voix s’abaisse un peu, comme s’il craignait qu’on l’entende : « C’était une femme… Déjà, les mots lui manquent. Il cherche. Comment décrire Lisbeth ? Bien des qualificatifs négatifs lui viennent en tête, mais aucun ne peut décrire ce qu’il a ressenti face à l’apparition belliférienne. Cet insupportable décalage entre la réalité et… et il ne sait quoi. … fière. Entêtée. Deux qualificatifs qui ne manquent certainement pas de s’appliquer à lui-même, mais ce n’est pas la peine de le relever. Bien des défauts de Lisbeth étaient (sont ?) les siens, également, et sa mauvaise foi se fait la porte-parole de toutes ses insultes malavisées. Une belle femme. Aymeric lui ressemble. » Même si ses moues sont celles de son père, ses rires, ses traits, il a physiquement tout hérité de sa mère. Louis doit tout de même reconnaître qu’aussi détestable était Lisbeth, elle était belle. C’est bien tout ce qu’elle avait pour elle, pff. Son ton posé s’assombrit, sa mâchoire se serre, et les derniers mots sont lâchés dans une conclusion simple : « Je la détestais. »

Il la déteste encore. Il rage encore, de toutes ces années perdues à ses côtés, marié à cette femme avec laquelle il ne s’est jamais entendu et dont le seul accomplissement est d’avoir donné naissance à leur fils. Son fils. Pour le reste, tout n’a été que haine et misère. Louis s’est perdu dans cette union non-désirée et la mort de Lisbeth a été sa libération. « Elle est morte. Mais je… je ne sais plus. » Louis tremble, dans la nuit douce et encore chaude. Sa mort a été sa libération. Il ne veut pas qu’elle soit vivante. Mais je ne l’ai pas tué. Cette fois, il chuchote tout à fait et ose regarder Ilse dans les yeux, détournant le regard de la mer, et dans ce regard se lit une nouvelle fois la frayeur qui l’a terrassé aux abords de Riven : « Je ne sais plus si elle est vraiment morte. »

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Message Sujet: Re: La nuit pour seul témoin | Louis   Jeu 7 Juil - 4:05

Il y a parfois cette frontière, mince, presque invisible, qui sépare son existence quotidienne de la vie qu'elle avait avant. Et elle se trouve sur cette ligne. D'un côté, elle y voit la jeune Iseabail, gambadant dans les landes d'Outrevent, la chevelure blonde agitée par le vent et les joues rosées d'avoir tant couru, tant joué, tant ri. De l'autre, il y a Ilse. La pirate, la femme des flots, celle qui regarde vers l'horizon avec assurance et qui ne cherche pas à regarder vers l'arrière. Mais cette frontière est mince, les barrières érigées se fissurent et laissent passer quelques bribe de ces vies qui se mélangent dans son esprit. Elle aime à penser que c'est le cas de la plupart de ses camarades. Du gabier, perdu au sommet des mâts, des jeunes mousses en quête de frissons, de tous ces loups de mer qui donnent vie à cette Vivenef extraordinaire. Tous loyaux envers l'Audacia, tous venus d'horizons bien différents. Tous ayant laissé derrière eux une autre vie. Une vie parfois dissimulée, parfois révélée. À demi-mots ou non. Ilse respecte le silence, elle est la première à s'envelopper dans son voile rassurant. Elle apprécie également ceux qui lui font assez confiance pour dévoiler une partie d'eux, comme une pièce rare dissimulée dans un coffre au trésor.

Eric, comme tous les autres, possède cette face cachée qu'il garde pour lui-même. Elle a souvent entendu Freyja ou les fillettes Jedidah l'appeler Louis, il a parfois mentionné quelques pans oubliés d'une vie qu'il préfère taire, mais jamais Ilse ne cherche à forcer ces confidences. Elle continue à l'appeler Eric, car c'est le nom qu'il a choisi ; tout comme elle a choisi de laisser derrière elle son ancienne identité. Question de respect, et au nom de leur amitié aussi, bien entendu.

« C’était une femme… fière. Entêtée. » Les commissures de ses lèvres tressaillent. Voilà une description qui lui semble bien familière. « Une belle femme. Aymeric lui ressemble. » Elle revoit l'image du jeune garçon, ses grands yeux bleus, sa bouille malicieuse, son enjouement. Elle y voit pourtant beaucoup d'Eric dans ces traits rieurs et elle se l'imagine sans peine grandir pour devenir le portrait craché de son père.

« Je la détestais. » Aucune surprise ne vient se dessiner sur ses traits. Elle avait cru comprendre, au son de sa voix, aux termes utilisés autrefois pour la mentionner, qu'il ne s'agissait pas d'un amour grandiose comme on peut l'entendre dans les histoires racontées aux enfants pour les endormir. Se détestaient-ils depuis toujours ? Aurait-il réellement épousé une femme qu'il n'aimait pas ? Ou la haine s'est-elle progressivement installée dans le couple ? Il n'est jamais entré dans les détails de cette union, mais peut-être a-t-il besoin de partager cette histoire, pour cette nuit. Vider les secrets qui pèsent sur son cœur au-dessus des flots et laisser Messaïon les emporter dans les abysses les plus profonds.

« Elle est morte. Mais je… je ne sais plus. » C'est sa voix qui l'incite à relever la tête. Elle se tourne vers lui et voit dans son regard une peur nouvelle qui la surprend. « Je ne sais plus si elle est vraiment morte. » Il tremble et sa voix n'est que murmure. Ilse tend la main, attrape la sienne et la serre doucement, le pouce effleurant l'encre noire qui recouvre ses doigts dans un geste qu'elle espère apaisant. Elle soutient le regard effrayé, elle tente de retrouver son attention, perdu dans des songes qui semblent le terroriser.

« Eric, de quoi tu parles ? » La voix est douce et sans jugement. Mais elle ne comprend pas, la canonnière. Elle ne comprend pas comment il peut douter. « Si elle est morte... qu'est-ce qui t'fait peur ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » A-t-il vu ou entendu quelque chose durant leur escale à Riven ? Elle ne voit pas d'autre explication, bien qu'elle ne parvienne pas à comprendre ce qui a pu le mettre dans un tel état. Mais elle est là, elle ne relâche pas sa main. Je suis là, parle-moi. Nous trouverons les réponses ensemble.

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Message Sujet: Re: La nuit pour seul témoin | Louis   Lun 18 Juil - 15:43

Le contact le rassure et sous les doigts d’Ilse, il compte les anneaux que sa main caresse, reprenant son souffle, reprenant son calme, refrénant les larmes de panique qui déjà montent à ses yeux et compressent sa poitrine. Un pour Lou-Ann, un pour Lena, un pour Lucy, un pour Leo. Et il compte, dans sa tête, et sa main rejoint celle de la pirate. Un pour Aymeric, un pour Laurent, un pour Freyja, un pour Philippe. « Eric, de quoi tu parles ? Si elle est morte... qu'est-ce qui t'fait peur ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Sa tête se secoue. Il veut chasser l’angoisse, la peur, et pourtant, il sent la vague le submerger et les frissons de terreur revenir hérisser le fin duvet de sa nuque. Les larmes perlent, coulent, et l’esprit bloque, s’arrête. Un pour, pour, pour, pour.

Il attend.
Inspire.
Expire.

Finalement, les mots dégueulent, déboulent, s’empêtrent dans ses chuchotements et se perdent à moitié dans le roulis des vagues contre la coque de l’Audacia : « J’suis arrêté chercher des coquillages pour les filles. Y’en a des vachement chouettes, dans c’coin. Y’a une femme qu’est venue me dire que les propriétaires d’la rive pensaient que j’étais en train d’voler leurs huîtres. Et c’était… elle était là et… j’sais pas… Il sait il sait il sait sa respiration s’accélère, se coupe, se saccade, il revoit le moment, il la revoit encore, il ne doit pas s’évanouir encore une fois. … elle était pareille à elle. Jumelles. » Sauf que Lisbeth n’a jamais eu de jumelle. Encore heureux. Seulement, l’illusion était totale. Angoissante. Plus vraie que nature, Héloïse-Lisbeth, la femme de la rive. « Mais… ça peut pas… pas être elle. Je l’ai vue. Son index glisse sur sa gorge, imitant la large blessure qui est aussi vive dans son esprit que s’il l’avait vue la veille. Et… jamais, jamais elle aurait accepté de s’faire parler comme ça. Ces types pleureraient leurs queues encore, à c’t’heure. » Verbaliser la chose à quelqu’un d’autre le fait se rendre compte de l’impossibilité de cette situation. Pas uniquement son incongruité. Jamais Lisbeth ne l’aurait pas reconnu, jamais elle ne se serait laissée faire, et jamais elle ne se serait exilée en Bellifère, où tout est hostile pour une femme de sa trempe. Et cette femme ne jouait pas. Elle ne mentait pas. Elle n’avait aucune idée de qui il était. Le rire de Louis s’étrangle, s’apparente à un sanglot, quand il passe sa gorge serrée par l’émotion. « J’suis peut-être fou, en fait. » Il ne serait pas le premier homme des mers à l’être.

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Message Sujet: Re: La nuit pour seul témoin | Louis   Mer 20 Juil - 4:03

Il est perdu. Irrémédiablement, complètement perdu. Elle ne se souvient pas l'avoir déjà vu comme ça auparavant et cette attitude l'inquiète. Comme un enfant, déboussolé, il se raccroche à ses doigts, à la bouée qu'elle lui tend, espérant le sauver de cette tempête qui fait rage dans son crâne. Les larmes s'échappent, luisent sur sa joue, à la lueur des lunes. Et Ilse resserre doucement sa main sur la sienne.

« J’suis arrêté chercher des coquillages pour les filles. Y’en a des vachement chouettes, dans c’coin. Y’a une femme qu’est venue me dire que les propriétaires d’la rive pensaient que j’étais en train d’voler leurs huîtres. Et c’était… elle était là et… j’sais pas...elle était pareille à elle. Jumelles. » Elle fronce les sourcils, dubitative. Est-ce seulement possible ?  « Mais… ça peut pas… pas être elle. Je l’ai vue. Et… jamais, jamais elle aurait accepté de s’faire parler comme ça. Ces types pleureraient leurs queues encore, à c’t’heure. » Malgré elle, Ilse éprouve un vague élan de sympathie pour sa défunte épouse qui aurait su remettre à sa place une bande de Bellifériens sans cervelle. Mais son visage reste impassible et son regard attentif. Le discours de son ami semble confus, sa détresse est si forte. « J’suis peut-être fou, en fait. » « Tu es beaucoup d'choses Eric, mais tu n'es pas fou. » qu'elle lui répond sans hésitation, la voix ferme et décidée.

« Regarde-moi. » Du bout des doigts, elle essuie une perle salée qui est venue mourir le long de sa joue et elle cherche à harponner ses yeux clairs et noyés de larmes. « Est-ce que cette femme est un danger ? Ou une menace ? » La question est sincère, elle veut savoir ce qu'il en est. Doivent-ils s'attendre à avoir des problèmes s'il s'agit bien de son épouse ou d'une quelconque apparition ? Ou peuvent-ils continuer de voguer le cœur léger, sans se soucier d'elle ? « On peut retourner en arrière pour en avoir le cœur net s'il le faut. Un seul mot et je m'occupe de son cas. » Et ce, sans le moindre remord. Peu importe qui elle est réellement ou la menace qu'elle représente, elle n'a même pas besoin d'en savoir les détails. Si Eric lui dit qu'il vaut mieux qu'elle disparaisse du paysage, elle saura tout à fait se satisfaire de ça. Pas d'explications, pas de raison particulière. Juste l'assurance qu'elle ne tourmentera plus son ami et collègue.

« Mais en attendant...ici tu n'as rien à craindre. » Le ton est assuré, rassurant. Après les événements qui se sont déroulés sur l'Île des Vents, qui sait ce qui les attend au large ? Mais Ilse a la conviction que ce navire peut surmonter absolument n'importe quoi et elle est prête à faire chanter ses canons s'il le faut pour s'en assurer.

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Message Sujet: Re: La nuit pour seul témoin | Louis   Mar 2 Aoû - 4:59

« Tu es beaucoup d'choses Eric, mais tu n'es pas fou. »

C’est au moins ça.
Borné, de mauvaise foi, colérique, rancunier, et encore toute une liste que Lisbeth (justement) aurait pu étoffer jusqu’au lendemain, mais pas fou.

« Regarde-moi. » Automate, il l’écoute, levant vers elle ses yeux pâles. Les larmes les ont envahi, celles de peur, de panique, celles assorties à la tempête d’émotions qu’il tente en vain de retenir depuis la rencontre d’Héloïse. Ses doigts effleurent à peine sa joie, une larme qui y a coulé. « Est-ce que cette femme est un danger ? Ou une menace ? Peut-être », chuinte sa voix. (elle va lui prendre Aymeric, elle va lui prendre son fils, son fils, son fils) Difficile à dire. Il sait que si elle revient, il va devoir retourner à Brunante. Il devra abandonner la mer, encore, s’enchaîner à Ansemer et y mourir, y dépérir. Ça n’a jamais réussi à personne, le duc Bartholomé le premier d’ailleurs. Peut-être aussi que Liam retournera en guerre contre la Confrérie noire. Peut-être que Faërie tremblera de nouveaux problèmes. Peut-être qu’elle lui prendra son fils (elle va le lui prendre, c’est sûr, le monter contre elle, le prendre et il ne le reverra plus jamais). « On peut retourner en arrière pour en avoir le cœur net s'il le faut. Un seul mot et je m'occupe de son cas. J’veux pas y r’tourner. » Il a la voix petite, un peu piteuse. Plus que jamais, il ressemble à son fils et à ses moues enfantines. Si c’était que de lui, il ne remettrait plus jamais les pieds en Bellifère et merde à tout. Cela dit, les mots d’Ilse le rassurent. Ça fait du bien, de savoir que des gens seraient prêts à bien des trucs pour vous, vous voyez. De savoir que la canonnière de l’Audacia irait faire exploser toute la grève d’Aubenacre pour s’assurer que cette apparition soit belle et bien morte. « Mais en attendant...ici tu n'as rien à craindre. »

Le pirate attrape sa compagne et la serre dans ses bras avec force, dans une étreinte qui lui permet t’étouffer et de calmer ses derniers sanglots nerveux. De laisser ses larmes couler sans qu’elle le voit trop, bien qu’il mouille ses cheveux. Une minute, une autre, presque dix, au final, à serrer Ilse contre lui. Jusqu’à ce qu’il soit remis. Plus paisible. Sa voix, un peu pensive, laisse échapper à son oreille : « J’espère qu’on croisera un navire de Bellifère. J’ai envie de m’dégourdir. » Piller, frapper, couper, trancher, hurler, tout ça, il en a vachement envie. Rien de mieux pour se changer les idées. Et déjà, il se sent plus léger d’avoir partagé son secret avec quelqu’un. Quelqu’un qui ne risque pas d’avoir l’idée saugrenue d’aller vérifie si Héloïse est Lisbeth ou non. Il se recule un peu, sourit. Ses yeux sont rouges, ses joues mouillées, mais il est reconnaissant. « Merci. »

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Message Sujet: Re: La nuit pour seul témoin | Louis   Mer 3 Aoû - 1:03

« Peut-être » Ilse fronce les sourcils. Peut-être. Cette femme est peut-être une menace. Très bien, qu'attendent-ils pour aller s'en assurer ? Pour mettre fin aux tourments de son ami ? Pour alléger son cœur du poids de cette apparition ? Elle le lui propose d'ailleurs, mais il refuse, assure ne pas vouloir y retourner. Sa moue boudeuse, sa petite voix à peine audible dans le souffle du vent ; il semble soudain bien fragile le pirate face à la perspective de devoir affronter un fantôme. Son épouse était-elle aussi monstrueuse que cela ? Le poing de la canonnière se referme et elle y sent le feu qui s'écoule au bout de ses doigts, y amassant une colère sourde qui ne cherche qu'à éclater. Cette femme, quelle qu'elle soit, ne sera plus qu'un souvenir si elle se révèle être un véritable danger, comme Eric semble le penser. Pas question de le voir à nouveau dans un tel état de détresse, lui d'ordinaire si rieur, au caractère tempétueux des pirates, pas du genre à reculer devant l'adversité ou un défi. Elle ne l'avait jamais vu aussi perdu ni aussi troublé et l'idée que cet état d'esprit soit provoqué par la simple pensée de sa femme a quelque chose d'inquiétant.

Elle tente au mieux de le rassurer néanmoins, persuadée que rien ne peut les atteindre tant qu'ils sont sur l'Audacia. Elle a une foi inébranlable dans cette Vivenef et son équipage et elle ne va pas commencer à douter maintenant. Puis, contre toute attente, Eric se jette dans ses bras. Un peu surprise, pas habituée à faire montre d'affection ainsi, la canonnière le serre contre elle, les mains fermement appuyées dans son dos qu'elle caresse d'un geste tendre, apaisant. Et alors, le silence. Un silence à peine troublé par le vent et le clapotis des vagues contre la coque du navire. Un silence qu'elle ne cherche pas à rompre, pas plus que le contact avec le pirate qu'elle garde dans ses bras, attire contre son cœur, absorbant chacun de ses sanglots jusqu'à ce qu'il ait évacué sa peine et ses craintes. Les secondes passent, puis les minutes. Et enfin, quand il relève ses yeux rougis pour les déposer dans les siens, elle lui laisse encore le temps de retrouver ses esprits.

« J’espère qu’on croisera un navire de Bellifère. J’ai envie de m’dégourdir. » Un sourire en coin naît sur ses lèvres et elle acquiesce sans rien dire. Bon sang oui, que ce serait agréable de démonter quelques crétins misogynes à coups de sabres et de canons. Elle ne les a pas fait chanter depuis si longtemps et ça la démange.

« Merci. » Elle secoue la tête, l'air de dire que ce n'est rien. « Tu sais que tu peux v'nir me parler quand tu veux. » S'il a le moindre problème. Même s'il n'en a pas d'ailleurs. Elle les aime leurs longues discussions, de celles qui durent parfois jusqu'aux petites heures du matin, jusqu'à ce que le soleil se lève et qu'ils doivent reprendre leur poste malgré le manque de sommeil et des cernes bien visibles. Qu'il vienne si le sommeil lui fait défaut, si les angoisses le reprennent. Qu'il vienne s'il veut partager ses pensées, son silence ou même ses soupirs. De toute manière, elle n'est jamais très loin.

« Je crois que t'as surtout besoin de te changer les idées pour le moment. » Qu'elle lui dit, esquissant un sourire. « Tu m'dois une revanche aux cartes. Et si je gagne, cette fois-ci ce sera à toi de t'occuper de mes corvées pendant une semaine. » Elle n'est pas une mauvaise perdante. Pas vraiment. Juste un peu. Et la dernière fois, il s'est bien amusé à la voir accomplir ses tâches à sa place en se pavanant à ses côtés et en sifflotant des chansons grivoises. Pour sa défense, elle n'est peut-être pas aussi subtile elle non plus lorsqu'elle le bat à plate couture et il en entend parler un long moment en général. Son sourire s'élargit et ses yeux brillent à la lueur des lunes jumelles. « Alors, tu relèves le défi ? »

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Message Sujet: Re: La nuit pour seul témoin | Louis   Jeu 4 Aoû - 19:02

« Tu sais que tu peux v'nir me parler quand tu veux. » Oui, il sait. Il espère seulement que leur prochaine conversation ne sera pas aussi grave. Il ne veut pas de ces problèmes qui le hantent jusqu’au cœur de la nuit, il ne veut pas de la peur et des fantômes. Il avait seulement besoin de… d’en parler. Une fois, juste une fois, pour que son dilemme de se confier à sa famille s’estompe un tant soit peu. Maintenant, tout ira mieux, et il espère qu’aux rêves d’une femme vivante se substitueront ceux d’une femme morte, belle et bien morte. Comme il l’a si souvent souhaité et comme il a été exaucé. Petit signe de tête, petite voix dans laquelle terminent de mourir les hoquets étouffés de ses larmes : « Ouais. J’sais. »

« Je crois que t'as surtout besoin de te changer les idées pour le moment. Tu m'dois une revanche aux cartes. Et si je gagne, cette fois-ci ce sera à toi de t'occuper de mes corvées pendant une semaine. Un éclat de rire, bref, fanfaron. Me battre aux cartes ? Toi ? Tu rêves. » Il a bien trop de plaisir à voir son amie effectuer ses corvées, ah ! Surtout qu’il doit être aussi mauvais joueur qu’elle et qu’il sait bien que s’il avait été à sa place, il aurait au moins autant ronchonné. Surtout si elle l’avait enquiquiné comme il l’avait fait (et comme elle le fait parfois, quand la chance tourne en la faveur de la blonde). En toute amitié, évidemment. « Alors, tu relèves le défi ? » Le pirate craque ses jointures. Son sourire, un peu navré précédemment, retrouve enfin toute sa grandeur, toute sa joie. « J’espère que t’es prête pour une autre défaite », qu’il clame, crâneur, retrouvant toute sa bonne humeur. Et quand Louis de Brunante, Éric Voile-Ardente, redevient frimeur… c’est qu’il va mieux.

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La nuit pour seul témoin | Louis
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