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 Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques

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Message Sujet: Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques   Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques EmptyLun 12 Mar - 14:26


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Shéhérazade d'Erebor & Richard le Harnois

Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques

Cicatrice de bonté




• Date : Le 29 mars 1003, aux environs de 15h
• Météo (optionnel) : /
• Statut du RP : privé
• Résumé : Richard a eu vent de ce qu'il a fait à la sultane du Sable et du Roc après l'assassinat d'Octave, il n'ose y croire et pourtant les faits sont là. Des excuses doivent être faites !
• Recensement :
Code:
• [b]Le 29 mars 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3499-si-la-gentillesse-ne-tue-pas-elle-laisse-des-marques#129721]Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques.[/url] - [i]Shéhérazade d'Erebor & Richard le Harnois[/i]
Richard a eu vent de ce qu'il a fait à la sultane du Sable et du Roc après l'assassinat d'Octave, il n'ose y croire et pourtant les faits sont là. Des excuses doivent être faites !

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Message Sujet: Re: Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques   Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques EmptyLun 12 Mar - 14:34

Le réveil a ses sens avait été pénible, l'usage de la pleine parole lui était bien revenu, presque trop vite, plus rapide en tout cas que ses souvenirs, mais l'énergie de son corps peinait lourdement à refaire sa place. Et comme il détestait cela, cette impression d'inutilité, d'inaction, de faiblesse, le maréchal, ô comme il en avait horreur. Pour autant, il avait fini par écouter les médecins, par s'allonger, par reprendre vigueur, et par se reposer un peu. Les souvenirs des noms lui revenaient fraîchement, mais une bande noire persistait dans son esprit à camoufler la vérité laide. Il savait, douloureusement, qu'Octave s'était prit un carreau, mais ensuite ne venait que le néant. Et plus il se forçait à se souvenir, et plus il souffrait de migraine. Il pouvait naturellement compter sur les rapports oraux qui fusaient, mais pour le reste, cela lui était difficile.

La brève image avec son compris de Tybalt qu'il interpellait par 'fils', le fit l'appeler sur le champs. Tybalt avait tout vu, Tybalt avait été témoin de tout, de trop, Tybalt savait. Et Tybalt lui raconta en détails.

« Mensonges ! » Avait-il presque crié en l'entendant. Comment aurait-il pu seulement rudoyer Astrid d'Evalkyr ?! Pourquoi la numéro Un du harem d'Erebor, devenue Sultane par un joli jeu de jambes, lui serait-elle venu en aide ?! Comment aurait-il pu se montrer violent envers elle malgré sa répugnance ?! Comment aurait-il pu se montrer grossier envers Octave d'Ibélène et le trône de l'Empereur ?! Tout cela était faux, tout cela devait l'être, il n'avait aucun souvenir de cela, rien n'était donc réel. Et pourtant l'on vint rapidement lui confirmer... et il se senti mal le Maréchal. Ô combien il se senti mal. Et l'oubli n'arrangeait rien pour mesurer l'étendu de sa grossièreté de la matinée.

Il avait attendu de tenir debout, de paraître un peu plus digne, encore qu'il perdrait surement de tout cela devant les victimes qu'il avait faite. Peut-être que, finalement, n'avoir aucun souvenir de ses méfaits l'aiderait à garder la distance en se disant n'être nullement l'auteur, juste l'instrument. Alors, debout, accompagné au cas où il perdrait l'équilibre, Richard s'était déplacé vers la suite des Erebiens. Et il avait demandé aux gardes de le présenter. Le temps que l'annonce soit faite, il avait congédié l'aide qui le soutenait, refusant d'avoir trop de témoins face à ses excuses, refusant le spectacle face aux regards assurément froids et assassins dont il attendait de recevoir du couple ducal. Il ferait face seul contre tous.

Il attendit Richard, attendit qu'on le laisse pénétrer les lieux, attendit que le courroux du Sable et Roc ne lui tombe sur la tête.
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Shéhérazade d'Erebor
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Message Sujet: Re: Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques   Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques EmptyMer 14 Mar - 22:29

« Je vais bien, je te l’assure ! Alméïde elle-même te l’a dit : je n’aurai que peu de séquelles, la cicatrice sera fine et discrète. Ce n’est rien, mon époux, je te le jure – tranquillise-toi, reste serein. La soirée sera difficile à surmonter, je ne veux pas que tu t’épuises de colère. Peux-tu y consentir, pour moi ? » Les effets du regard caressant de Shéhérazade sont quelque peu gâchés par l’épaisseur de la compresse qui atténue la douleur intense sous son sourcil déchiré, mais son époux y cède toutefois quelque peu. Impossible d’éteindre le courroux du sultan, tous les Erebiens le savent – leurs souverains se transmettent de père en fils cet orgueil fier qui les rend fortement susceptibles et passablement rancuniers, mais leurs souveraines, elles, ont souvent comme trait commun leur force de conviction et une douceur subtile propre à amadouer leurs irascibles seigneurs.

Presque calmé, Anthim, presque – et voilà que, de l’antichambre de leurs appartements, la petite voix d’une des suivantes de Shéhérazade se fait entendre. « Mon sultan, ma sultane – le Maréchal le Harnois demande audience. » Ah. Évidemment. Voilà bien un sens de l’à-propos incontestable : tout son travail de la dernière heure s’envole en fumée, et elle peut presque voir la tension crisper à nouveau chaque muscle de son roi. « Mon seigneur époux, peut-il serait-il pertinent de le recevoir ? Il souhaite sûrement discuter de ce fâcheux incident, et nouer peut-être quelques liens diplomatiques avec notre couronne ? Il serait sûrement profitable pour nos Voltigeurs que l’entente reste cordiale avec leur ancien Maréchal, qu’en pensez-vous ? » Impossible de savoir si les arguments avancés ont convaincu Anthim, ou si c’est la perspective de pouvoir arracher lui-même les yeux de l’homme en toute impunité qui a emporté son accord – en tout cas, la petite suivante est autorisée à faire entrer le maréchal, et Shéhérazade se redresse un peu sur le divan où elle était étendue, remerciant d’un sourire tendre Anthim qui empile quelques coussins pour l’aider à s’asseoir confortablement. Elle saisit une compresse fraîche dans le bassin d’eau claire déposé près d’elle – juste à temps. Un bruit de pas annonce l’arrivée de leur visiteur.

Assis à côté d’elle, son époux toise Richard, les bras croisés et l’œil noir – et la sultane ne tient pas à prendre la parole avant le sultan. Elle est blessée, c’est lui qui décide ; aussi attend-elle patiemment que l’un des hommes se décide à parler, serrant doucement les doigts d’Anthim de sa main libre.




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Message Sujet: Re: Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques   Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques EmptyDim 18 Mar - 10:15

« Sultan et Sultane du Sable et du Roc. »

Salua t-il après avoir eu la permission de pénétrer les lieux. Il avait presque cru qu'on lui refuserait de se présenter, qu'on lui refuserait tout court l'accès ici-même ainsi qu'aux terres erebiennes à jamais à l'avenir. Il avait presque cru également qu'à peine le premier pas posé dans la suite, que violence se serait abattue sur lui, mais nul coyote ne lui avait sauté à la gorge. Pour l'instant en tout cas. Il avait bien senti le regard de reproche de la suivante, mais avait prit soin de le nier, préférant garder son énergie dans la prestation à suivre et dans le fait de tenir debout. Il fallait arrondir les angles, il fallait renverser l'erreur, il fallait laisser derrière pour mieux avancer.

Buste penché devant le couple, il se redressa ensuite et releva la tête, paré à faire face, attentif aux regards posés sur lui, loin d'être amical pour celui du duc qu'il ne pouvait que comprendre. Il garda un poing posé à l'emplacement de son cœur pour faire état de sa politesse envers eux, mais le pardon n'était pas gagné pour autant. Le serait-il seulement après son geste incontrôlé et déplacé de la matinée ? Il n'en était pas sûr, mais il l’espérait. Pourvu qu'il n'était pas aussi intransigeant que lui, Anthim d'Erebor. Pourvu que. Les enjeux étaient importants, il était important de garder bon contact dans la Voltige, entre Erebor et les autres duchés.

« Je ne viens pas à vous en tant que Maréchal désireux d'avoir votre opinion sur l'assassinat d'Octave d'Ibelène, non, Sultan, mais en tant qu'homme fâché contre lui-même d'avoir porté la main sur la femme d'un autre. » Débuta t-il en ne se confrontant qu'au seul regard de l'Erebien. Craignait-il d'admirer son oeuvre sur le visage de la femme ? Peut-être. Mais c'était la base, à ses yeux, de s'adresser d'abord à l'homme, surtout à l'homme – il aurait d'ailleurs préféré ne faire que ça en réalité.

Il y avait du vrai dans ce qu'il disait, et au fond cela l'était en tout point. Il aurait bien aimé s'entretenir avec Anthim d'Erebor au sujet de l'assassinat, mais vu sa situation actuelle, le moment était plutôt mal choisi et mieux valait d'abord se confondre en excuse que de faire comme si de rien était. « L'acte est inexcusable et sans doute impardonnable à vos yeux, sultan d'Erebor, je le conçois, mais j'aimerais pourtant m'expliquer et vous faire mes excuses, à vous et à votre épouse. » Comme si une femme méritait ses excuses. Pourtant elle était noble, il devait lui en fournir, et puis il se sentait affreusement irrité. Jamais il n'aurait permit ce genre d'acte, jamais. Il aurait apprécié ne s'expliquer que d'homme à homme, mais Shéhérazade n'était pas femme du peuple, elle était d'Erebor, pas n'importe qui – malheureusement. Son jeu de jambes avait été plus habile que son jeu de poings à lui, Richard le Harnois.
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Shéhérazade d'Erebor
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Message Sujet: Re: Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques   Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques EmptyDim 15 Avr - 20:46

Il semble bien mal à l’aise, ce digne Maréchal, et Shéhérazade ne peut retenir une certaine pitié de le voir obligé de s’abaisser devant elle – même si, depuis son couronnement, elle a dû assister à une légion de courbettes et salamalecs en tout genre. Sa nature prudente et discrète a été fortement bousculée par son accession inattendue au rang de sultane, et parfois la couronne à son front lui semble bien trop lourde. Elle ne la porte que depuis un mois, et pourtant – pourtant, une part d’elle regrette déjà. La voilà bien plus exposée au danger, mille fois plus vulnérable que lorsqu’elle était dans l’univers clos du harem dont elle contrôlait relativement bien les excès, quitte à se montrer impitoyable lorsqu’il le fallait. Bien moins en sécurité, effectivement – et savoir qu’il en est de même pour ses enfants enserre le cœur de la mère inquiète dans un étau de fer étouffant. Mais Anthim a besoin d’elle ; pas d’elle en tant que femme, il portera à jamais le nom de Sitara tatoué sur le cœur, elle le sait bien, il appartient tout entier à une autre à l’intérieur – mais en tant que sultane. Elle doit être la reine dont son roi a besoin : un soutien, un appui, un refuge. L’extension de sa volonté, le complément de ses aptitudes : elle doit être forte, et sage, et sûre d’elle.

C’est ainsi qu’elle se redresse sur son siège, carrant fièrement les épaules et relevant le menton, déterminée à ne pas montrer de faiblesse qui pourrait nuire à la solidité du trône auquel elle vient d’accéder. Elle ne relèvera pas les quelques mentions qui l’ont heurtée dans le petit discours du maréchal – est-ce donc simplement parce qu’elle est mariée que l’homme estime nécessaire de venir s’excuser… ? S’estime-t-il donc autorisé à frapper n’importe quelle femme sans remords, pourvu qu’elle ne soit pas pourvue d’un époux… ? Pour cette fois, elle décide de mettre ces quelques manquements sur le compte de sa méconnaissance des us et coutumes d’Erebor. Tapotant l’accoudoir de son fauteuil du bout des doigts, elle se penche légèrement en avant, se démarquant par ce léger mouvement de la rigidité de pierre de son époux dont elle perçoit la tension. « Je suis le parti lésé dans cette fâcheuse mésaventure, sire maréchal, vous pouvez donc vous adresser à moi. Me regarder n’implique aucun manque de respect à la couronne que je porte, ni à la personne que je suis – bien au contraire. Je vous écoute. »

Je.
Moi, sultane
– l’autorité toute neuve de Shéhérazade est encore hésitante, mais il faut bien prendre le Destin à bras-le-corps, parfois, et la toute jeune souveraine est bien décidée à être reconnue comme souveraine entière par ce Voltigeur aux idées si étriquées.




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Message Sujet: Re: Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques   Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques EmptyMar 17 Avr - 14:44

Il la sentait se redresser du coin de l’œil, la femme, tandis qu'il disait mots à l'homme. Il la sentait prendre de l'assurance auprès de son époux Anthim d'Erebor, la sultane. Il la sentait presque vouloir le dominer, lui, Richard le Harnois Maréchale de Serre, elle, Shéhérazade d'Erebor. Et s'il n'avait tenu qu'au fond de lui à parler d'homme à homme, cela ne dura pas, l'idée fut même vite balayée. Ce n'était pas, finalement, comme s'il ne s'était pas préparé à lui faire front. On était pas en Bellifère ici, on était en Valkyrion, à Ibélène, et encore plus précis, il se trouvait dans la suite erebienne. Erebor et ses femmes, Erebor et la place de la femme, si différente de celle de son duché au final. Que Grâce ai fuit chez eux ne l'étonnait guère à ce niveau – sans doute avait-elle désiré faire partie du harem du sultan avant de se faire chasser et de s'en retourner à la Voltige en désespoir de cause. Ha ! Enfin, il n'était pas là pour discuter d'un cactus, mais d'un joyaux éraflé, aussi recadra t-il ses pensées et l'objet de sa visite.

Il pouvait la laisser le dominer, il le devait quelque part, au moins ici et maintenant, cela en était nécessaire pour l'avenir de la Voltige. Et elle parla et il l'écouta. Il se fit de marbre en lui-même pour ne pas sauter sur l'occasion d'indiquer que c'était Ibelene le parti lésé dans cette histoire, baisé même s'il se montrait vulgaire, au vu des décisions que le sultan avait prononcé avant que 'cela' n'arrive. Peut-être changerait-il d'avis, mais il n'y croyait pas au fond de lui. Cette décision qu'il jugeait égoïste et qui affaiblissait l'empire, serait renouvelée, il en était certain.

« En ce cas, je me permets, sultane. Commença t-il en s'inclinant légèrement derechef devant elle avant de reprendre en la regardant, elle, et non lui cette fois, comme elle le désirait. L'on m'a raconté dans les détails ce qu'il s'est passé. Tout. Car à mon plus grand désarroi, tout s'est effacé à partir du moment où le duc Hjalden d'Evalkyr s'est avancé pour prêter allégeance et jusqu'à ma reprise de conscience quand vous n'étiez déjà plus , si je puis dire ainsi. Je n'osais y croire alors, pourtant j'y crois en vous regardant. Et je regrette, sur mon honneur, ce que mes mains vous ont fait. Comme une marque d'appartenance s'il osait dire et ce qu'il garderait pour lui, Ô que oui. Je n'ai aucun mot pouvant décrire l'abomination qui s'est emparé de moi à ce moment là alors que vous me prêtiez secours, mais ce n'était nullement de mon vouloir, je puis vous l'assurer, Sultane d'Erebor. Ses mots moururent presque dans sa bouche alors qu'il saignait de devoir s’aplatir ainsi. Ce dont mon corps est coupable, mon esprit le regrette. Il aurait pu parler de cœur et d'âme, mais cela aurait été de trop. N'en restait pas moins que demander pardon était un échec à son devoir, à sa carrière, selon lui. Je n'espère nullement votre pardon, mais j'espère que vous comprendrez que ce n'est pas Richard le Harnois, Maréchal de Serre, moi-même ci présent face à vous, mais un autre qui a agit avec violence à votre encontre lors de ce chaos. J'espère également que vous accepterez mes remerciements pour avoir tenté d'apaiser cette crise qui m'a assailli. »
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Message Sujet: Re: Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques   Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques EmptyDim 24 Juin - 19:30

Elle a bien conscience, Shéhérazade, de la difficulté de l’exercice pour un être aussi fier que Richard le Harnois. Elle connaît bien peu les Bellifériens, n’en a jamais fréquenté dans sa jeunesse au cœur des vallées funéraires ni plus tard au harem ; mais il s’agit là d’un de leurs voisins et elle sait qu’Anthim attend d’elle qu’elle représente dignement Erebor. Elle a beaucoup lu sur Bellifère, toutefois, avant de venir au couronnement – l’empereur Octave ne descendait-il pas d’une souche très belliférienne ? Elle sait bien, que s’adresser ainsi à une femme qu’il doit considérer comme inférieure doit lui répugner – comme s’il devait dialoguer avec un ornement cousu au revers de la manche d’Anthim. Il fait l’effort, toutefois, et loin d’elle l’idée de prolonger sa torture.

« J’entends vos paroles, seigneur Maréchal. J’espère que vous vous remettrez rapidement des effets de ce qui s’est passé, et je souhaite, si vous le permettez, vous présenter mes vœux de prompt rétablissement. Je ne vous garde pas rancune pour cet incident, et vous assure qu’une blessure aussi minime ne saurait pas m’abattre. » Pas après les tentatives d’assassinat au harem, non – pas après des années à défendre les enfants qu’elle a donnés à Anthim contre les manœuvres et les complots. Pas après avoir tué de ses propres mains un assassin venu s’en prendre à Mansour, avoir arraché le cœur de sa poitrine et en avoir grignoté un morceau, avant de terrifier la totalité des concubines en le leur exhibant sous le nez au cœur de la nuit. Beaucoup d’étrangers ne voient en la nouvelle sultane d’Erebor qu’une oiselle délicate, enfermée au harem, vulnérable et ignorante du monde ; les Erebiens, eux, savent que leur souveraine est une fille des Khamsin, princesse de son clan, nourrie de la rigueur âpre et de l’exigence solennelle qu’ont envers les leurs ceux du sable. « Je ne souhaite pas ajouter à votre fatigue et je suis moi-même fort lasse, les épreuves d’aujourd’hui nous ont tous durement éprouvés – quand vous le souhaiterez, une fois le tumulte passé, nous pourrons parler de la décision prise par Erebor. »

Nous : Anthim et elle ; et Richard. Elle s’avance sûrement un peu, mais elle sait que son époux ne compte pas rompre les relations diplomatiques avec leurs anciens voisins d’Ibélène. Rien que le rapatriement des Voltigeurs erebiens sera compliqué, alors inutile de se fâcher avec leur maréchal… Un instant, elle songe à se retirer, pour laisser son époux s’entretenir librement avec cet homme qui l’a blessée ; mais elle hésite à lui laisser la possibilité de laisser libre cours à sa colère qu’elle sait redoutable, surtout en cette journée plus que compliquée. Elle apprécie également l’opportunité offerte de pouvoir échanger quelques mots plus informels avec cet homme, atout important pour la politique ibéenne. « Qu’attendez-vous d’Erebor, réellement, messire ? » demande-t-elle à mi-voix après un bref regard échangé avec Anthim qui la laisse continuer à mener l’entretien, curieuse de connaître le fond de sa pensée sur les temps qui s’annoncent.




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Message Sujet: Re: Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques   Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques EmptySam 30 Juin - 18:06

Rien de pire que de parler à une femme de façon aussi égal que s'il s'adressait à un homme ou à feu l’impératrice ou même à la princesse Sixtine d'Ibélène actuellement disparue. Il se tenait toujours droit et prêt à défendre les magnifiques valeurs de son duché natal, Richard le Harnois. Et l'on pouvait parfois l'entendre dire : ''Bellifère, le duché de la guerre, Bellifère, pour les plus fiers.''
Quel beau slogan que celui là. Il aurait préféré d'ailleurs faire discours sur la guerre que ce qu'il faisait en ce moment pour redorer tant son étiquette, sa personne que pour arrondir les angles entre Ibélène et un duché peut-être, sans doute, bientôt indépendant. Quel égoïsme répugnant dont il se garda de signaler. Il vomissait déjà assez de mots horriblement dégradants pour excuser les faits et gestes qu'un autre que lui, dans le même corps, avait perpétré.

« Vous êtes trop bonne, Sultane. Je ne peux que remercier votre clémence et regretter d'avoir si peu de choses à vous offrir en échange. » se plia t-il devant ses excuses en se retenant bien de mordre dans sa langue où d'ajouter quelques autres sens à ses propos. Plus graveleux. Pourtant et malgré tout, pour faire table rase, pour ne plus avoir ce fâcheux écart de conduite dans son parcours de vie, avait germé une idée à proposer. Une offre. Un saignement. Une blessure égale pour qu'ils soient quittes. Mais une proposition qu'il garderait pour après. Après les condoléances, après les adieux officieux au jeune empereur. Après sa visite à la suite kyréenne. Mais avant leur départ quand même.

Et elle se leva sous un haussement de sourcil curieux. Disposait-elle ? Était-il disposé ? Terminait-il sa visite sur les mots d'une femme ? Peut-être. En tous les cas elle n'avait malheureusement pas tort. La fatigue trahissait chaque mouvements qu'il faisait et qu'il tentait de camoufler au mieux. Il fut néanmoins surpris en entendant la question. Presque surpris dans le bon sens qu'on lui donne l'opportunité de tisser des liens aussi précieux pour l'avenir en cet instant. Et c'est d'une voix aussi forte et fière que les serres d'Adamante, qu'il répondit.

« Une alliance. Trop court, trop franc. Et ce n'était pas à lui de décider des alliances d'Ibélène si Erebor leur tournait le dos véritablement. Quoique. Son mot était important. Il le resterait vu son statut, vu son titre. Alors il reprit. Je souhaite que perdure les liens qui faisaient la force d'Ibélène, qu'importe le choix que vous ferez, Sultan, Sultane. Et il reporta ses yeux sur Anthim avant de revenir à ceux de la femme. Puis à nouveau à lui, puis à elle, c'était sujet aussi important que délicat, un sujet qui visait les têtes, un sujet qui portait aux oreilles du roi du Roc et du Sable. Je le respecterai. Il n'avait pas d'autres choix de toute manière. J'aimerai simplement consolider les liens, l'entraide, au sujet de la Voltige. Travailler en commun, joindre nos forces, sur ce terrain là, comme avant, comme il en a toujours été. Parce-que les forces du Sable et du Roc sont puissantes et qu'il serait fou de les sous-estimer. De vous sous-estimer. Si vous cherchez de l'aide, si une menace se profile, que nos serres vous viennent en aide. Et si Ibélène souffre de même, de la Chasse, d'un ennemi profiteur, d'une menace que nous n'aurions pas vu venir, pas pu prévoir, je prie Kern et Valda que les vôtres en fasse autant. Ce que je désire, c'est l'union. C'est la solidarité de la Voltige. Le partage de connaissances de la Voltige. Parce-que je représente la Voltige et que vous aurez également un représentant de la Voltige si Erebor devient indépendant. Nous serons deux. Et j'espère que nos duchés pourront toujours compter l'un sur l'autre. Que nous nous entendrons. Je n'ai pas voix au chapitre politique, mais pour ce qui est de la Voltige, je prends les devants. Je vous offre mes serres et j'espère pouvoir compter sur les vôtres également en retour, Sultan d'Erebor, Sultane d'Erebor, Seigneurs du Sable et du Roc. »

Peut-être gardait-il espoir qu'ils changent encore d'avis. Peut-être en avait-il trop dit. Peut-être avait-il été aussi maladroit que le Seigneur d'Ysgramor, quoiqu'il espérait qu'il n'en fut pas le cas. Mais il espérait surtout que la Voltige n'en souffrirait pas dans la décision qui adviendrait. Et c'était son devoir, en tant que maréchal, de s'assurer du maintien des serres et des ailes. Qu'une alliance, qu'un arrangement, se fasse au moins au niveau de la Voltige. Qu'il ai fait son travail jusqu'au bout en digne représentant qu'il était – et qu'il ne serait bientôt plus hélas. Que ses mots sonnent comme un vœu cher, ce qu'ils étaient, et qu'ils s'envolent ensuite tristement avec lui et la Chasse plus tard. Mais que le prochain veille pour faire de même. Veille à garder Erebor en estime et qu'importe la déception allant avec la sécession, que la Voltige passe avant tout pour le bien du plus grand nombre... Là où il se sacrifierait en pensant au bien d'Ibélène, à la couronne, à l'avenir, en abandonnant son titre pour le plus grand bien se dirait-il. Le meilleur choix.
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Message Sujet: Re: Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques   Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques EmptyMer 25 Juil - 12:24

Il n’en pense sûrement pas moins, mais il parvient à se montrer civil, ce Maréchal tout contrarié, et Shéhérazade prend mentalement note des efforts de Richard pour maintenir la conversation à un niveau acceptable de cordialité. Il prend visiblement sur lui, et cela n’aura vraisemblablement pas échappé à Anthim, toujours aussi silencieusement réprobateur à ses côtés. Aussi fait-elle en retour l’effort d’écouter ses demandes, qui sont à la hauteur de sa réputation d’excellence : en effet, une coopération des Voltigeurs des deux côtés de la nouvelle frontière est à l’avantage d’Ibélène comme d’Erebor, et les deux couronnes ont tout à gagner à s’entendre. La négociation de tels points est toutefois l’apanage du sultan, et la sultane ne peut que suggérer.

« Vos paroles sont pertinentes, et vos propositions tout autant, sire Maréchal. Nul doute qu’une fois de retour en notre capitale, la Voltige figurera en tête des sujets à aborder avec le conseil des clans d’Erebor ; et que la décision prise sera celle qui servira au mieux les intérêts de tous. La situation actuelle… est d’une complexité inédite, et le sultanat doit avant tout assurer sa pérennité. Les liens avec ceux de nos voisins qui désireront demeurer nos alliés sont primordiaux, et rien ne sera négligé, soyez-en assuré. Je ne puis m’engager en lieu et place de nos seigneurs et chefs de clan, mais je sais que nos émirs sont sages et réfléchis. Tant que vous aurez le désir d’œuvrer pour le bénéfice de tous, vous nous trouverez à vos côtés. »

Pour le moment, elle ne peut s’engager plus loin – de telles décisions ne sont pas de son ressort, ces discussions se dérouleront sans elle, mais à son niveau elle pourra peut-être améliorer le confort de la transition. Loin d’elle l’envie de faire la guerre à leurs voisins ; le but premier de la sécession étant d’assurer la paix sur le territoire erebien, précisément. Qui Anthim choisira-t-il pour prendre la tête de l’escadron des Voltigeurs d’Erebor, une fois leurs ressortissants rapatriés ? Peut-être la sœur de Sitara, cette Soltana que la rumeur prétend exemplaire ? Nul doute qu’il pèsera soigneusement ce choix. Pour l’instant, il n’y a rien de plus à dire ; aussi la sultane, bien fatiguée par cette journée épuisante, attend-elle patiemment que leur visiteur prenne congé – ou n’en vienne à aborder quelque autre sujet.




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Message Sujet: Re: Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques   Si la gentillesse ne tue pas, elle laisse des marques EmptyDim 29 Juil - 11:07

La situation actuelle… est d’une complexité inédite, et le sultanat doit avant tout assurer sa pérennité.
Il en était bien conscient de ces mots, il les approuvait d'ailleurs d'un signe de tête des plus vigoureux dont il était capable dans son état, ses mains s'unissant et se bloquant dans son dos dans une posture tant à l'écoute, que militaire et ferme. Si Erebor se faisait indépendant, c'est eux qui passeraient avant tout ; logique. Mais la Voltige restait sujet important comme ce qu'il avait pointé du doigt et dont la sultane approuvait de ses mots tout aussi raffinés que les traits de sa silhouette. Visage et corps qu'il ne prenait pas le temps de détailler cela étant, par respect et bonne conduite envers la tête, l'homme à côté, du Sable et du Roc.
Si elle était chose, s'il la pensait inférieure, s'il aurait préféré s'adresser à un pot de fleur, ce n'était pas le cas d'Anthim d'Erebor, ni la vision d'Erebor, et il était loin de vouloir lancer des hostilités avec les gens de ce duché. Les Erebiens avaient monstre de force que beaucoup, encore, sous-estimait hélas. Aussi fallait-il prendre soin de ne pas les contrarier – chose qu'il avait déjà plus que fait en infligeant une blessure à la femme. Aussi fallait-il assurer les bons termes. Aussi fallait-il que la Voltige s'en tire à bon compte, car c'était bien le point qui importait au Maréchal de Serre.

« Pour le bénéfice de tous, pour la Voltige, pour le peuple, tel est mon souhait. »

Conclu t-il en guise de réponse à la Sultane. Il avait été à un cheveux de passer pour un illuminé et un faible ou même une femme au foyer s'il avait indiqué 'pour la paix'. La paix était importante, mais qu'un Belliférien le dise, cela aurait passé pour un mensonge. Et surtout venant de lui, poudre de la guerre pour cette gueuse de Diane, allumette embrasée sur les mages lors de l'épidémie, cela aurait sonnait faux autant que ridicule.

D'une remise bien droite sur pieds fermes (le mieux qu'il pouvait en tout cas) et face aux deux têtes, voyant la fatigue peser sur tous dans cette pièce, ne voulant faire durer davantage au risque de déclencher une tempête de sable inattendue, l'homme ajouta :

« Vous avez mes remerciements respectueux pour cette discussion et j'espère pouvoir vous entretenir encore une fois avant votre départ d'Ibelin et suite à votre décision. À présent, si vous le permettez, Sultan, Sultane, je vais me retirer. »

Et d'un accord de la part d'en face à son départ, l'homme les resalua solidement avant de tourner le dos, qu'on lui ouvre la porte et qu'il prenne congé la tête bien haute. Toujours bien haute. Le paraître était important. La suite kyréenne l'attendait à présent. Et après... et après... il y aurait tant de chose à faire et à revoir. Tant de chose qui finalement se passerait de lui.
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