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 Mille et une nuits

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Les Guerriers
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Anwar Sinhaj
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Message Sujet: Mille et une nuits   Mille et une nuits EmptyLun 2 Avr - 23:10


Livre III, Chapitre 3 • Les Échos du Passé
Astarté des Sables & Anwar Sinhaj

Mille et une nuits

Quand le conte frise la réalité



• Date : 21 avril 1003
• Météo (optionnel) :
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Bien que mieux de ses blessures, Anwar n'est pas encore complètement rétabli de ses actes d'héroïsme et plutôt que de rentrer à Roc-Épine, il reste à Vivedune.  Accueilli dans son atelier par Astarté, lui qui l'a charmée de sa musique au pic, il est temps qu'elle lui rende la pareille avec un conte.  Plus vrai que nature.
• Recensement :
Code:
• [b]21 avril 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3559-mille-et-une-nuits#132379]Mille et une nuits[/url] - [i]Astarté des Sables & Anwar Sinhaj[/i]
Bien que mieux de ses blessures, Anwar n'est pas encore complètement rétabli de ses actes d'héroïsme et plutôt que de rentrer à Roc-Épine, il reste à Vivedune.  Accueilli dans son atelier par Astarté, lui qui l'a charmée de sa musique au pic, il est temps qu'elle lui rende la pareille avec un conte.  Plus vrai que nature.

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Message Sujet: Re: Mille et une nuits   Mille et une nuits EmptyLun 2 Avr - 23:12

Ibelin, le couronnement.  Il y a déjà une vingtaine de jours que tout cela est arrivé et pourtant, bien pansé et soigné par les médecins accompagnant la délégation erebienne, tu n'arrives pas à oublier ce qui s'est passé.  Erebor a fait sécession.  Tu sais que ton frère a probablement pris la meilleure décision pour le duché et tu lui est reconnaissant de tenir ce rôle à ta place.  Peut-être n'aurais-tu pas été à la hauteur de la situation si les choses s'étaient passées autrement.  Ce départ de l'empire ibéen ne te choque pas.  Ce qui t'inquiète c'est de savoir à la tête de celui-ci, il se trouve un mort vivant.  Tu l'as vu mourir sous tes yeux, tu as poursuivi son assassin, et quand tu es revenu, il vivait de nouveau.  Brassé malgré toutes les précautions sur le chemin du retour, tu n'arrives pas à t'enlever cette idée de la tête.

Entre tout ça, tu as retrouvé une sœur et un frère.  Tu as pu, très peu, apprendre à connaître un peu mieux quel genre d'homme est ton frère.  Tu l'as vu agir.  Parler.  Et tu es fier de lui.  Heureux d'avoir pu lui parler aussi.  Et dans ces quelques événements somme toute heureux, il y a Astarté.  Elle qui a veillé ton chevet après qu'on aie recousu ta plaie.  Elle qui était là, montrant son joli visage pour s'assurer que tu te portais bien alors que vous étiez sur la route de retour.  Celle qui t'a offert le couvert et le logis une fois arrivé à Vivedune.   Tu as accepté sans hésiter.  Une part de toi ne désirais pas demander de générosité au sultan, une autre désirait simplement se rapprocher d'elle.

C'est dans son atelier qu'elle t'accueille.  Bien qu'en l'impossibilité de chevaucher, il t'est possible de marcher et tu refuses toute aide sauf la sienne pour t'établir chez elle.  Tu as regardé partir sans toi les gens de Roc-Épine.  Tu repartiras avec la prochaine caravane, tu penses.  Un convoi viendrait certainement dans les prochaines semaines et avec un peu de chance, tu pourras voir plus souvent la joaillère.

« C'est donc… ici que vous exercez votre art? » demandes-tu en balayant du regard l'endroit encore un peu vide.  Elle t'a expliqué, elle t'a parlé un peu, de cet endroit qu'elle commence tout juste à aménager, à transformer sien peu à peu.  Tu t'appuies sur une table de bois, probablement une aire de travail pour admirer l'endroit.  Et sa propriétaire.  Un sourire se trace sur tes lèvres. « Merci de m'offrir le gîte, Astarté. »  Ce nom est délicieux à prononcer et fond dans la bouche.  Mais peut-être est-ce parce que tu n'es pas tout à fait indifférent à la demoiselle, surtout après avoir finalement pu échanger plus que quelques paroles à la volée, maintenant que tu as l'impression de la connaître un peu mieux, un peu plus.
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Astarté des Sables
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Message Sujet: Re: Mille et une nuits   Mille et une nuits EmptyMar 3 Avr - 18:36

Les enfants s’étaient rués sur elle, mains tendus et cris simiens pour mieux l’accueillir. Les petits-enfants de son vieux maître la connaissaient depuis toujours, cette apprentie qui avait grandi dans l’ombre du patriarche. Les visites étaient moins fréquentes, alors qu’elle avait pied à terre en Sinsarelle et que ses voyages au bout du monde pour ses contrats se multipliaient, mais chacune d’elles étaient festives. Devant cette horde de gamins, Astarté présenta l’invité d’honneur. Anwar Sinhaj. Elle nomma chacun d’eux, les désignant de l’index, et seul le plus brave d’entre tous se risqua à toucher le sabre de l’homme. Elle avait gloussé, l’Erebienne, en voyant l’enfant sursauter sous le regard perçant de son invité.

Le jour déclinait lorsqu’ils pénétrèrent l’endroit. De quelques mots, Astarté lui avait signalé qu’il s’agissait de son idée, de s’installer aussi près de son maître. Il était aisé de comprendre l’affection qu’elle lui portait, à ce vieillard qui lui avait tout appris. Le logement était spacieux, et bien vite la gitane éclaira les pièces presque vides de lanternes ouvragées. Ici, un tambour délaissé. Là-bas, des coussins promettaient une salle de séjour. Elle était fière que son art lui permette cette liberté, après autant d’effort. Choisir Vivedune était purement stratégique : la nouvelle sultane l’appréciait et les commandes pour le harem se faisaient plus fréquentes. Sinsarelle la magnifique lui manquerait, assurément, mais il y avait déjà plus d’une année qu’elle n’avait pas profité de la présence de la Marquise et de sa famille. De tout coeur, elle espérait que le petit Arsène comprenne son choix et la visite jusqu’ici afin de poursuivre ses recherches de trésors dans l’atelier qu’elle s’aménagerait.

- C'est donc… ici que vous exercez votre art?
- C’est en novembre que j’ai pu acquérir l’endroit. Il y a eu tant d’événements… Le déménagement fut reporté, avec le couronnement. Avec la Chasse.

Titania. Avait-il su, depuis le Pic, qu’elle avait soutenu la Rose et non pas l’Ordre du Jugement? Transportée malgré elle au coeur de l’Académie, Astarté avait laissé derrière elle son vieux maître et sa nouvelle demeure. Elle n’était revenue que pour accompagner sa Sultane jusqu’aux terres enneigées de Valkyrion. Plus que jamais, son désert lui avait manqué. Leurs pas résonnaient dans l’espace trop vaste alors qu’une visite des lieux s’imposait. Ici , qu’elle murmurait, je ferai les pires tandooris d’Erebor.  Là-bas , qu’elle ajoutait, je façonnerai les ornements de Sa Grandeur Shéhérazade.  Il s’était appuyé sur l’unique table des lieux et la gitane y avait perçu une fatigue dissimulée.

- Merci de m'offrir le gîte, Astarté.

Silence. Elle avait traversé la distance entre eux pour cueillir sa main et l'entraîner d’un pas calme jusqu’à une porte en retrait. Un lit confortable habitait l’endroit et ses multiples coussins satinés invitaient au repos. Il n’y avait que peu de meubles, mais plus qu’ailleurs. Des voilages colorés dissimulaient les vitraux en filtrant d’orangé les dernières lueurs du jour.

- Ici, vous vous reposerez. Ce n’est pas l’endroit le plus confortable, mais je veillerai sur vous.

Astarté n’était pas entrée, pas encore, se contentant de lui présenter l’endroit où il pourrait se reposer enfin sans oser le regarder, par timidité. Le voyage avait été long, pour elle, et il était aisé de s’imaginer l’épreuve que cela avait pu représenter pour un homme blessé.





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Message Sujet: Re: Mille et une nuits   Mille et une nuits EmptyDim 8 Avr - 23:46

Elle est aimable, polie, naturelle, charmante tandis qu'elle te désigne chaque endroit, chaque recoin, t'expliquant leur utilité future.  Tu acquiesces poliment, mais tes yeux passent rapidement sur tout ce qu'elle te montre, préférant plutôt suivre la courbe de ses bras se tendant, l'expression de son visage quand elle parle.  Tu tâches bien que mal de ne pas montrer signe de faiblesse, quand elle a la gentillesse de t'accueillir chez elle.  Quand elle t'entraîne, sa main dans la tienne, tu la suis en silence, intrigué.  La porte est éloignée, un peu à l'écart, et s'ouvre sur une petite chambre sobre, mais confortable.  Chambre qu'elle t'offre pour te reposer.  Ton regard se pose sur elle, l'air pensif.  Tout n'est pas encore complètement installé.  Tu fronces les sourcils, préoccupé par quelque chose de crucial.

« Et vous Astarté?  Ce n'est pas votre unique chambre j'espère.  Je ne voudrais pas vous priver de votre lit, c'est déjà suffisant que vous acceptiez de me garder chez vous. »

La chambre est simple, mais si ce n'est qu'une simple pièce pour les invités, semblerait-elle aussi douillette?  Un doute se glisse dans ton esprit.  Ta blessure est en bonne voie d'être guérie et s'il n'est pas encore question pour toi de monter à cheval – ou à dos de chameau – elle ne t'empêche pas de dormir à n'importe quel autre endroit, même au plancher.  Et quelques pensées indécentes te viennent à l'esprit en songeant qu'il serait possible que ce soit l'endroit où elle-même se repose et tu les chasses rapidement, par délicatesse pour ton hôte.  Elle a été très bonne pour toi, se préoccupant de ton confort sur tout le chemin du retour jusqu'à Vivedune alors que tu étais un poids pour toute la délégation erebienne, incapable de protéger qui que ce soit, ralentissant la progression du voyage en prenant une place que tu n'aurais pas dû prendre.

« Je ne voudrais pas que mon séjour ne vous importune plus que le nécessaire.  Vous avez été bonne pour moi, top bonne même, et je ne voudrais pas vous déranger plus que je ne l'ai déjà fait au cours des dernières semaines.  Vous avez bon cœur et si je puis vous être utile, il me fera grand plaisir de vous rendre service. »

Tu lui adresses un sourire, comme pour lui montrer que tu te portes bien, que la blessure est loin derrière et que tu n'es pas un vieux débris inutile.  Tu as encore bras et jambes pour être utile.
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Message Sujet: Re: Mille et une nuits   Mille et une nuits EmptyLun 9 Avr - 3:38

Sur le seuil de la chambre, la gitane avait libéré sa main de la sienne. Elle avait contemplé la faible lumière du jour décliner un éventail de teintes dorées sur les murs de grès. Ces dernières lueurs étaient de Sild, la Porteuse de Lumière, mais ces nuances orangées depuis le jeu de voilages colorés, teintant la pièce de reflets d’ambre, lui appartenaient. Sa demeure. Ses lueurs. Astarté avait détaché son regard de ce spectacle fascinant pour l’observer lui, l’invité, l’homme, et son regard de malachite. Il s’inquiétait de son confort, plaidant un lit absent, et l’Erebienne ne put dissimuler entièrement son sourire. Broutilles et détails.

- Et vous Astarté?  Ce n'est pas votre unique chambre j'espère.  Je ne voudrais pas vous priver de votre lit, c'est déjà suffisant que vous acceptiez de me garder chez vous.
- Vous meublez cet endroit de souvenirs. Vous le faites déjà, avec votre sollicitude. N’est-ce pas suffisant pour mériter une nuit de repos?

Anwar s’entêtait et Astarté y voyait là un charme certain, une galanterie délicate, un respect évident. Sicq Qoraïch l’aurait déjà attirée sur le lit en réclamant son dû avec ardeur. L’homme qui se tenait devant elle n’était ni pirate, ni joueur. Il était vrai et honnête. Et surtout, il était le seul à visiter l’endroit vierge de souvenirs, bons ou mauvais.

- Je saurais me contenter de coussins et de tapis, et y trouver un confort similaire. Il n’y a ici ni nourriture, ni meubles, ou si peu. Tout ce que je possède, pour le moment, est d’un endroit calme pour votre repos. Je vous l’offre, Anwar.

Il méritait bien plus. Il méritait l’or des grottes cerclant le désert et les ornements les plus dispendieux pour avoir tenté d’arrêter un meurtrier en risquant sa vie. Tout ce qu’elle pouvait lui proposer, pour le moment, résidait dans ce silence si précieux et la quiétude d’une demeure en devenir. Afin de mettre ses paroles à exécution, la gitane s’éloigna de lui, allant d’une pièce à une autre, jusqu’à retrouver ses effets entassés dans un coin. Elle s’inclina sur l’un des sacs de cuir usé qu’elle posa sur son épaule, déjà prête à imposer son hospitalité à son visiteur. La lourdeur n’était pas suffisante pour la gêner, et l’Erebienne se risqua à en agripper un second. Si la scène l’amusait, si son sourire parlait pour elle, son regard longeait le sol et évitait une éventuelle confrontation.

- Vous devriez vous tenir prêt. J'espérais terminer mon récit…





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Message Sujet: Re: Mille et une nuits   Mille et une nuits EmptyLun 16 Avr - 0:35

Il y a de la poésie dans les mots de la joaillère et aussi quelque chose qui te fait sourire.  Des souvenirs, de toi, d'elle et de toi.  Cela te flatte de savoir qu'elle y accorde suffisamment d'importance pour considérer que cela repaie ses services si aimables dans ce moment où tu dépends tellement d'elle.  En vérité, pas d'elle, mais c'est envers elle que tu désires être redevable et personne d'autre.  Toutefois, tu ne désires pas non plus abuser de son hospitalité.  Tu la suis alors qu'elle se déplace d'une pièce à l'autre, peu désireux de t'isoler si tôt, peu désireux de réellement prendre cette chambre qu'elle t'offre avec tout son confort tandis qu'elle ne se contenterait de coussins.  Tandis qu'elle dormirait sur la fraicheur du plancher, plutôt que dans la douceur de ses draps.  Sont-ils aussi doux que sa peau dont tu devines le satin rien qu'en la frôlant du regard?

« Peut-être suis-je trop blessé pour monter à cheval, mais pas encore assez pour ne pas être capable de porter ces sacs, » fais-tu en les lui enlevant de sur l'épaule pour les prendre sur la tienne.  Une blessure au flanc ne retire en rien la force de tes bras.  « Vous pourrez vous souvenir de mon port altier quand je déplace les bagages.  Si vous m'indiquez où poser cela, nous pourrons continuer ce récit. »

Tu lui adresses un sourire charmeur en ajustant ta prise et tu prends le reste : ce n'est pas assez pour te faire ployer sous le poids, tu as déjà souffert d'atroces blessures et tu n'as pas toujours eu tout ce temps pour t'en remettre.  Suivant ses indications, refusant de lui céder le moindre sac tu ranges le tout là où ils ne seront plus en travers du chemin et c'est rapidement terminé.

« Si vous poursuiviez alors?  Je me souviens d'où nous nous sommes arrêtés et il me tarde de vous entendre raconter la suite de l'histoire de cette jeune fille. »

Tu repenses à cette soirée, assis dans la lumière du couchant.  À ta mélodie mélancolique, à sa voix douce et suave.  Tu t'y croirais presqu'à nouveau.
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Message Sujet: Re: Mille et une nuits   Mille et une nuits EmptyMer 25 Avr - 2:43

Il badinait. Il faisait le paon. Astarté le regardait, captivée mais également amusée par cet excès d’orgueil. Elle le suivait du regard, alors qu’il soulevait un sac, puis un autre. Ses rictus douloureux ne lui avaient pas échappé, en dépit de son joli discours, mais la gitane n’avait rien dit, rien fait, pour arrêter l’entêté. Que faire devant un homme qui souhaitait montrer le lustre de son plumage? De la main, silencieuse mais amusée de son soi-disant port altier, elle lui avait désigné un endroit un retrait où déposer ses bagages. Il se redressait déjà, faisant comme si aucune blessure ne l’avait confiné au fond d’un palanquin tout le trajet durant, et la questionnait quant à ce fameux récit qu’elle lui avait promis.

- Allez vous installer, Anwar.

Les indications vagues semblaient l’être volontairement et la joaillière s’éloignait déjà de la pièce. Libre à lui d’opter pour le confort d’un véritable lit ou de patienter dans la montagne de coussins. Il y avait des bruits sourds, dans la pièce qui avait été déclinée comme étant les cuisines. La gitane fouillait, cherchait, déplaçait un pot puis un autre, jusqu’à retrouver un petit bol au couvercle fermé. D’un oeil hésitant, Astarté consulta le miel, et environ rassurée, revint vers son invité avec deux cuillères et sa trouvaille.

- En plus d’être charmant comme un Cielsombrois, vous voilà aussi entêté qu’un Kyréen.

Elle se posa à ses côtés, sur le tapis, tout en disposant entre eux leur repas particulier. Pour lui prouver combien peu elle lui en voulait de ce choix discutable, l’Erebienne lui offrit sa cuillère ainsi qu’un sourire croqué, puis souleva le petit couvercle du pot arrondi. Il ne restait plus de dattes et elle n’avait plus d’eau, suite à son interminable voyage, pour leur faire un peu de thé. L’idée de traverser le lotissement pour quémander de la nourriture à son vieux maître était pressante, mais sa fierté lui intimait de rester ici, avec son offrande dorée.

- Nous nous étions arrêtés aux blessures sur ses genoux. Elle avait appris à voir, dans la pénombre, à esquiver les rochers trop acérés et se mouvoir comme une petite ombre, mais lorsque les parias revenaient, la colère pour un travail trop lent les aveuglait. Elle était la plus jeune. Il la bousculait, simplement, pour lui faire peur.

La cuillère plongée dans son miel, la gitane lui narrait combien cruels étaient les hommes de cette tribu méprisable, et combien doux étaient les enfants qui soignaient l’enfant captive. Le regard songeur, très loin de cette maison, plus loin encore de Vivedune, Astarté laissait une main glisser sur son genou. Pour peu, elle ressentait à nouveau la dureté du sol.





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Message Sujet: Re: Mille et une nuits   Mille et une nuits EmptySam 5 Mai - 4:40

Inconfortable à l'idée d'aller t'installer dans sa chambre, tu prends parti de t'asseoir parmi les coussins, ce qui est en effet fort confortable, tu dois l'admettre.  Son nid est douillet, tu le reconnais et tu fermes les yeux, le temps de te reposer un peu des fatigues du voyage en attendant son retour.  Ce n'est que le son de sa voix qui revient vers toi qui t'empêche de t'assoupir, tu ouvres les yeux et lui adresses un sourire charmant : t'attribuera-t-elle tour à tour tous les défauts des différents duchés ibéens?  Erebor qui n'en est plus.  La nouvelle est encore dure à avaler, mais tu sais que ton frère a fait la meilleure décision.  Autrement il n'en aurait pas été question.  Derrière ton sourire, tes pensées s'égarent vers lui, votre duc à tous les deux qui depuis tout ce temps était au courant de ton existence.  Et évidemment vers Alméïde.  Ils savaient tous, tous qui tu es.  Et tu as vécu en te cachant toutes ces années.  Ton déguisement n'est pas aussi savamment élaboré que tu ne le croyais.  Et elle, Astarté, se doute-t-elle qu'elle a devant elle celui qui aurait pu être sultan?  Le lui cacher te pince le cœur, mais il vaut mieux.  Cette identité de prince, voilà longtemps qu'elle est derrière toi.

Tu acceptes la cuillère, chassant ces pensées que tu ne peux partager et pour les remplacer par la surprise.  Tu ne t'attendais pas à ce qu'elle ne t'apporte du miel et des questions s'élèvent dans ta tête : se nourrit-elle assez en temps normal?  Sans être potelée, la gitane a tout de même quelques rondeurs qui t'obligent à te rassurer un peu.  Tu la laisses faire les honneurs du liquide doré, avant de te laisser tenter à ton tour.  Peut-être est-ce en raison de la fatigue ou parce que vous êtes ensemble, mais son goût est particulièrement sucré.  Entre la douceur de ce repas frugal et ses mots, tu te perds rapidement dans son histoire, en oubliant le reste.  Elle te décrit comme si elle avait vécu, avec une force poignante.  Au point où sans y penser tu glisses ta main vers la sienne, posée sur son genou.  C'est si facile, vous êtes si près l'un de l'autre.

« Ce devait être horrible.  Pourquoi contez-vous avec tant de réalisme une histoires remplies de douleurs? » demandes-tu alors qu'avec hardiesse peut-être, tu enroules tes doigts autour des siens, tu les entrecroises.

Tu sens la fatigue te gagner, mais tu l'ignores, tu la relègues à un coin éloigné de ta pensée.  Quand tu lui as demandé, des semaines plus tôt de lui raconter une histoire, tu ne t'attendais guère à un récit de cette sorte.  Qu'essaie-t-elle de te transmettre.  Ton regard cherche sur son visage, plonge dans ses prunelles en quête d'une réponse.  « Vous n'avez jamais été si près, mais vous me paraissez plus loin que jamais Astarté. »
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Message Sujet: Re: Mille et une nuits   Mille et une nuits EmptyLun 14 Mai - 2:10

Il avait posé sa main sur la sienne. Encore une fois. Comme là-bas, en Valkyrion. Comme un soir ou deux, sur les routes les ramenant en Erebor. Elle avait tressailli. Encore une fois. Son geste simple l’avait déracinée de la grotte où elle se revoyait enfant, de ce sentiment de confinement et de crainte perpétuelle. Il y avait quelque chose de léger et de beau, dans leurs mains liées. De primitif, aussi, dans sa volonté à voir cette main se détacher de la sienne et de poursuivre sa route jusque sur sa cuisse. Comment arrivait-il à la dérouter aussi simplement, d’un simple effleurement? Hypnotisée par ses pensées, la gitane s’était détachée du récit et le rappel plein de compassion d’Anwar lui décrocha un sourire fin, un peu triste, aussi.

- Ce devait être horrible.  Pourquoi contez-vous avec tant de réalisme une histoires remplies de douleurs? ...Vous n'avez jamais été si près, mais vous me paraissez plus loin que jamais Astarté.
- Pardon, Anwar. Mon récit n’est pas grandiose ni inspirant, il ne soulève pas les passions. Vous deviez espérer une histoire moins triste...

Astarté avait accepté de soutenir son regard, tout en lui répondant. Peut-être espérait-il qu’elle dirige le récit vers une chute moins tortueuse, vers quelque chose de plus joyeux. Ne se remettaient-ils pas d’un drame, après tout?

- Vous connaissez la beauté d’Erebor, pour y avoir vécu quelques années, n’est-ce pas? J’arrivais enfin à la bonté du sultan Anthim, et de sa volonté à châtier les clans pervertis. Mais…

Elle hésitait alors que son coeur, soudainement, réagissait à l’audace du geste qu’elle comptait commettre. Il n’y avait que quelques secondes de silence possible, encore, avant de devoir renoncer et d’expliquer. De se défiler. Avec une légèreté surprenante, alors que sa main semblait lourde sous la timidité qui l’enveloppait, la gitane porta la main de son invité jusqu’à ses lèvres pour l’effeuiller de baisers aussi délicat que la brise. Un sur sa peau dorée. L’autre sur la paume qu’elle soutenait de ses deux mains. Un dernier à l’intérieur de son poignet. Puis ce regard, qu’elle lui lançait, alors qu’elle craignait un refus.

- Mais... Je peux vous raconter une toute autre histoire.

Les signaux qu’il lui offrait, depuis le Pic, étaient peut-être faux…? Mais ses chants, si jolis, et cette main qu’il s’entêtait à reprendre. Et son enthousiasme à loger chez-elle, alors qu’elle n’avait que bien peu, à lui offrir? S'il ne la repoussait pas, s'il ne se défilait pas, Astarté saurait lui montrer combien près de lui elle pouvait être.





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Message Sujet: Re: Mille et une nuits   Mille et une nuits EmptyDim 20 Mai - 5:41

Tu n'expliques pas plus avant ta pensée.  Que le récit soit triste ne t'importune pas, qu'il ne suscite pas les passions non plus.  Les meilleures histoires sont souvent celles qui se font discrètes et se tracent leur chemin jusqu'à la lumière du jour, jusqu'aux oreilles dignes de les entendre.  Seulement, en regardant la jeune femme à tes côtés – si près de toi que tu peux sentir les nuances de son parfum distinctement – tu as du mal à te figurer comment la dureté peut s'écouler de sa bouche avec autant de réalisme.  C'était une histoire différente, très différente, mais  elle te rappelle les horreurs du harem de ton père.  La douleur poignante, si bien décrite.  Tu regrettes que tes paroles lui donnent cette impression, mais il est trop tard pour les retirer.  Trop pour lui dire que tu ne cherches seulement qu'à la connaître, qu'à la comprendre un peu mieux, ne serait-ce qu'en surface.  Elle t'intrigue la jolie gitane, tu ne t'expliques quel étrange sort elle a jeté sur toi, mais faut-il qu'elle soit dans la même pièce que toi, tes yeux sont inexorablement attirés vers elle, incapables de s'en détacher.  Attirance purement physique, tu veux l'approfondir, découvrir si ces sentiments peuvent aller plus loin, si tu ne fais pas encore fausse route : l'expérience t'a appris.

Tu ouvres la bouche pour l'inviter à poursuivre son récit et l'assurer de toute ton attention, quand son geste te surprend.  Il te faut un instant pour assimiler ce qu'il vient de se produire.  Tu poses un regard surpris sur elle, incertain de la réaction qu'elle attend de toi.  Un sourire timide étire tes lèvres.

« Racontée de vos lèvres, je serais prêt à entendre n'importe quelle histoire. »

Puis, après une pause marquée par l'hésitation, tu te penches lentement, ton regard fixé dans le sien, comme si tu lui demandais une permission muette.  Doucement, tu approches ton visage du sien, tes paupières se ferment peu à peu, jusqu'à ce que tu y fasses la nuit au même moment où ta bouche se pose sur la sienne dans un baiser timide, presque chaste, mais empreint d'un certain désir.  Tandis que l'une de tes mains se resserre sur la sienne, la seconde trouve son chemin pour venir s'appuyer contre son dos.

À regret, tu mets fin à ce baiser, toujours peu sûr de savoir si c'était une bonne chose de l'avoir initié.  « Racontez-moi, Astarté. »  Tes lèvres caresse une nouvelle fois les siennes, légèrement, un court instant.
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Astarté des Sables
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Message Sujet: Re: Mille et une nuits   Mille et une nuits EmptyMar 22 Mai - 2:44

Anwar Sinhaj ne la repoussait pas. Avec l’espièglerie et la timidité d’un grand enfant, il l’invitait même à lui raconter n’importe quelle histoire. Elle avait treize ans à nouveau et son coeur débordait d’un sentiment qu’elle avait cru agonisant. Soudainement, il revenait, plus puissant que dans ses souvenirs. Était-ce seulement le même? Les questions se bousculaient à son esprit, son souffle se raréfiait. Anwar avait déposé ses lèvres contre les siennes, sa main contre son dos, et plus rien ne comptait que ce sentiment d’euphorie qui parcourait ses veines et faisait battre son coeur si fort. Et ce feu qui se déployait avec délice au creu de son ventre.

Un baiser. Un seul baiser, chaste mais chargé de mille promesses, et Anwar y mettait fin. La gitane ouvrait les yeux à son tour, battant des cils. Avait-il déjà regretté son geste? Allait-il lui parler d’attente, de sagesse, de toutes ces belles choses qu’ils devraient sans doute mettre entre leurs corps assoiffés? Elle comptait sourire, acquiescer, pour ne pas lui déplaire.

- Racontez-moi, Astarté.

Non. Il n’en était rien, et ses lèvres retrouvaient le parfait chemin jusqu’à elle, la taquinant comme s’il savait pertinemment combien l’envie était farouche, pour elle qu’il fasse valser son sari. Il me brûle… Il me brûle si fort. Faites qu’il me le retire. Dieux chéris, dieux cruels, murmurez-lui de me le retirer. La caresse était douce, bien que trop brève, et la gitane avait cherché un baiser, à son tour, plus appuyé et langoureux que ce qu’il lui avait offert. C’est lorsqu’elle sentit les coussins sous sa nuque que ses lèvres se détachèrent enfin de celles d’Anwar. Dans la pénombre de la pièce, il lui semblait plus beau et plus imposant que jamais. Il n’y avait plus de guerrier blessé à préserver. Il n’y avait plus de grottes lointaines et chargées de mauvais souvenirs. Il n’y avait que lui, Anwar, et l’évidence que les dieux entendaient les prières silencieuses car sous des gestes à faire rougir tout Sombreciel, il dénouait son sari.

Pour lui, elle s’était cambrée, les yeux grands ouverts afin de mieux soutenir son regard lorsque la petite mort vint les cueillir, au milieu de la nuit. Pour lui, elle avait retenu ses mains volages pour ne parcourir que son corps. Ne rien voler. Être entière. Il ne partait pas. Il ne la repoussait pas. Sa tête bouclée se posa avec délice contre son coeur encore affolé. Il s’affole pour moi. D’un sourire, la gitane exténuée s’était laissée bercer vers un sommeil mérité.





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