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 Être une femme

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Message Sujet: Être une femme   Être une femme EmptySam 17 Nov - 9:19


Livre III, Chapitre 6 • Puisse le sort vous être favorable
Sonjä de Sylvamir & Lidjä de Sylvamir

Être une femme

On ne naît pas femme : on le devient. - Simone de Beauvoir




• Date : 27 octobre 1003
• Météo (optionnel) : Ensoleillé avec une légère brise et une température de saison
• Statut du RP : privé
• Résumé : L'Académie a été évacuée et les deux soeurs se retrouvent ensemble. Depuis quelques années déjà l'aînée réside à la Tour Valkyrion et c'est là qu'elle conduit sa cadette pour qu'elle soit logée dans l'une des chambres disponibles. Vérifiant que Sonjä est bien installée même si ce n'est que provisoire, Lidjä en profite pour passer du temps avec elle et peu à peu confier ce qui la travaille en ce moment : son manque de féminité.
• Recensement :
Code:
• [b]27 octobre 1003[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4304-etre-une-femme#159240]Être une femme[/url] - [i]Sonjä de Sylvamir & Lidjä de Sylvamir[/i]
L'Académie a été évacuée et les deux soeurs se retrouvent ensemble. Depuis quelques années déjà l'aînée réside à la Tour Valkyrion et c'est là qu'elle conduit sa cadette pour qu'elle soit logée dans l'une des chambres disponibles. Vérifiant que Sonjä est bien installée même si ce n'est que provisoire, Lidjä en profite pour passer du temps avec elle et peu à peu confier ce qui la travaille en ce moment : son manque de féminité.

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Message Sujet: Re: Être une femme   Être une femme EmptySam 17 Nov - 10:26

Ce jour le Recteur et l'Archimage avaient demandé à tous d'évacuer l'Académie. Obéissante, Lidjä n'avait pas cherché à comprendre le pourquoi, sa seule priorité étant de s'assurer que tous ses protégés soient bien envoyés par portail dans les auberges ou familles d'accueil dans lesquelles ils avaient été affectés. Face à une telle urgence, c'était ce qu'il y avait de plus rapide, elle n'aurait donc pas à arpenter les rues et canaux de Lorgol de long en large pour escorter chaque petite tête pensante à bon port. Une fois certaine que tous les Kyréens avaient bien pris un portail, elle rejoignit sa soeur. Les professeurs aussi devaient quitter l'établissement, alors elle souhaitait être aux côtés de sa plus proche famille. Telle une ombre noire dans ses pensées, le souvenir de la tragédie du jour des Anciens s'était imposée en images dans son esprit. Au moins cette fois ils avaient été réactifs et écartés du danger avant qu'il n'arrive quoi que ce soit.

La première fois qu'elle avait habité dans la Tour Valkyrion, ses appartements n'avaient été constitués que d'une simple chambre, une fille du peuple ne pouvait pas aspirer à mieux et c'était normal. Cela lui avait amplement suffi à l'époque. Avoir un toit sur la tête c'était tout ce qui comptait et c'était ce même genre de chambre que l'on attribua à la jolie brune de la fratrie. Un lit pour dormir, un baquet pour se laver, il n'y avait pas besoin de plus. Depuis un an toutefois, Lidjä avait pu avoir un appartement un peu plus grand avec un séjour où recevoir du monde. Il n'était pas bien grand bien sûr, mais c'était toujours mieux que d'avoir à utiliser son lit comme un canapé. Une fois Sonjä installée, ce fut dans ce salon que la blonde la conduisit. Sa petite soeur semblait tendue et c'était bien normal, après tout, elle l'était elle aussi.

Ses prunelles olivine parcoururent un bref instant la pièce toujours propre. Au mur avaient été accrochés son ancien bouclier et une vieille épée au pommeau brisé durant la guerre. Elle les conservait comme des reliques. Ces armes n'étaient plus utilisables, mais elle y tenait alors elle les conservait comme des souvenirs. Le séjour était très sobre, il comportait un petit coin cuisine, une table ronde entourée de quatre chaises en chêne ainsi qu'un banc recouvert d'une couverture et garni de coussins faisant office de canapé, stratégiquement placé devant la cheminée.

- Installe-toi, fais comme chez toi. Une tisane ?

Ce-disant, elle avait déjà mis de l'eau à bouillir, pensant qu'un breuvage chaud leur ferait du bien à toutes les deux. Un soupir s'échappa du fond de sa gorge, n'ayant pas pu le retenir. Cette histoire d'évacuation la préoccupait et elle n'osait imaginer ce que cela pouvait être pour Sonjä qui n'avait que peu été confrontée aux tragédies qui survenaient par trop depuis ces dernières années.

- La chambre te convient ? N'hésite pas à venir me voir si tu as besoin de quoi que ce soit et ne sort pas toute seule, je t'accompagnerais.

Lidjä avait peut-être cette mauvaise manie d'être un peu trop protectrice que ce soit envers sa soeur ou ses protégés, mais elle avait déjà perdu un être cher par le passé et elle ne voulait pas que cela recommence. D'ailleurs elle avait fait tout son possible pour éviter de trop s'attacher aux gens depuis la mort de sa marraine, mais entre la solitude qui pesait bien trop lourd et certaines rencontres, le nombre de personnes auxquelles Lili tenait recommençait à croître. Ce n'était pas la seule chose qui la tracassait ces derniers temps mais l'heure de se confier à ce sujet n'était pas encore venue. Elles devaient se détendre un peu d'abord, se poser et se réchauffer.

- L'enseignement te plaît ?

Cela faisait un mois que les cours à l'Académie avaient commencé, soit une période suffisante pour qu'elle puisse avoir une réponse réfléchie à cette question. Les premiers jours avaient dû être de la découverte, l'instauration de règles, d'habitudes. À présent Sonjä devait avoir une meilleure vision du métier qu'elle s'était choisi.

- Tu ne regrettes pas ton ancien poste ?

Il n'y avait pas de retour en arrière possible à ce qu'elle avait cru comprendre, mais elle se posait quand bien même la question. Quand l'eau se mit à bouillir, elle remplit une tasse pour elle-même et une autre pour Sonjä si la brunette avait répondu par l'affirmative à sa première question.
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Les Savants
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Sonjä de Sylvamir
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Je suis : Enseignante en Mécanique à l'Académie de Magie et du Savoir, à Lorgol

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Message Sujet: Re: Être une femme   Être une femme EmptySam 17 Nov - 22:39

L’évacuation soudaine de l’Académie avait inquiété Sonjä. Les mouvements de foule et la panique qui avait gagné certains élèves, qu’il avait fallu rassurer malgré ses propres incertitudes, l’avaient replongée dans l’horreur de cette nuit de Lughnasadh durant laquelle Svaljärd avait été attaquée. Alors que s’organisait la répartition de chacun à travers Lorgol, elle craignait à chaque instant devenir la cible d’une quelconque attaque ; pourtant, tout s’était déroulé si paisiblement qu’elle en venait désormais à se demander si vider les lieux ne s’était pas avéré une mesure trop extrême.
Quoi qu’il en soit, cette pause dans son travail n’était pas malvenue, d’autant plus qu’elle pouvait en profiter pour passer du temps avec Lidjä. Le rapprochement avec son aînée avait pesé dans la balance de sa décision de quitter Svaljärd, cependant son poste l'accaparait tant qu’elle n’avait pas encore eu l’occasion de la voir depuis son arrivée dans les terres du nord.

Sonjä s’installa très rapidement dans la petite chambre qu’on lui avait désignée ; elle n’avait emporté avec elle qu’un sac de lin contenant des changes et un livre, abandonnant le reste de son attirail sur son bureau, à l’Académie, bien résolue à profiter de ce temps répit pour se reposer. L’espace était aménagé de façon rudimentaire, mais il convenait parfaitement pour un hébergement de quelques jours.
Le lieu de vie de Lidjä était plus confortable. La cadette tira timidement une des chaises pour s’y asseoir lorsque son aînée l’y invita et acquiesça à sa proposition ; une tisane ne lui ferait pas de mal. Sonjä resta pensive, laissant ses yeux balayer la pièce. Tout était sobre, ordonné et bien rangé ; l’exact inverse de son environnement habituel, de ses livres traînant partout, de ses parchemins abandonnés en cours de lecture et des nombreuses taches de cire, autrefois bougies, qui décoraient son bureau.

« La chambre est parfaite, » rassura-t-elle. « Merci de m’avoir trouvé un hébergement. »

Elle était reconnaissante de la rapidité avec laquelle sa sœur avait pu lui offrir une solution de logement, l’évacuation ayant été annoncée de but en blanc. D’autant que, sachant la Skjaldmö proche, ses craintes s'apaisaient doucement ; la panique qui s’était agrippée à elle dans l’Académie était loin, désormais.
Sonjä était trop fière pour prendre la consigne au sérieux, mais se garda bien de le faire savoir ; du moment qu’elle restait du côté de la Ville Haute, elle ne risquait rien, non ? Elle craignait devenir un fardeau pour Lidjä, qui avait certainement mieux à faire que de constituer sa garde personnelle et la suivre partout.

« L’enseignement est… différent. » Elle marqua une pause pour tâcher de mettre de l’ordre dans ses idées. Elle n’avait jamais parlé à personne de son ressenti sur ses premiers mois dans le métier, faute de confidents à qui elle pouvait parler librement. A l’Académie, elle n’avait que ses collègues, dont elle n’était pas spécialement proche, pour l’écouter. « La finalité directe me plaît. En transmettant le Savoir, j’ai la sensation d’être plus utile. »

Elle laissa passer un silence tandis que Lidjä faisait couler l’eau dans les tasses.

« Mais parfois j’ai l’impression qu’on m’en demande trop. Et si je me trompe ? Si j’apprends quelque chose de faux aux élèves ? » S’il survient quelque chose qui me dépasse, que je ne peux pas les protéger ?

Sonjä se ressaisit rapidement, ne souhaitant pas que ses doutes et ses peurs ne s’emparent du moment qu’elle partageait avec Lidjä. En cela, elle débordait d’admiration pour sa sœur : toujours forte, protectrice, bienveillante. Elle ne semblait jamais être effrayée, il semblait que le danger n’en était plus un lorsqu’elle était là. C’était depuis toujours une source d’inspiration pour la cadette, qui elle, peinait à retenir un sursaut lorsqu’elle voyait bouger avec un peu trop de vigueur son ombre à la lueur dansante de quelque flamme.

« Oui, cela me plaît, » s’empressa-t-elle vivement de conclure pour ne pas inquiéter son aînée. « Et toi, Lidjä, tout se passe bien ? »

Sonjä essayait parfois de prendre de ses nouvelles par le biais des étudiantes que sa sœur entraînait, mais les apprenties Savantes n’étaient pas toujours aussi bavardes qu’elle l’aurait souhaité.


→ Sonjä : Stand by jusqu'au reboot









Sonjä bavarde en #1a6f49


Dernière édition par Sonjä de Sylvamir le Mer 26 Déc - 17:11, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Être une femme   Être une femme EmptyMer 19 Déc - 18:58

L'ensemble des étudiants et personnel de l'Académie devait être en lieu sûr à présent. La jeune Skjaldmö en était persuadée. De toute manière, cela ne relevait plus de ses prérogatives, elle avait veillé sur ceux dont elle avait la charge, voir même un peu plus, donc à l'heure actuelle elle ne pouvait plus faire grand chose si ce n'était attendre que la situation évolue dans un sens ou dans un autre. Et pour l'heure, le plus important était sa petite soeur. Trop peu souvent la blondinette avait eu l'occasion de veiller sur elle et elle se faisait une joie de rattraper le temps perdu même si c'était dans de telles conditions.

- De rien. Avait-elle répondu à propos de la chambre. Elle avait fait ce qu'elle avait pu dans l'urgence, heureusement, il restait toujours des chambres disponibles dans la Tour de Valkyrion.

Confortablement assise sur une chaise en vis à vis de sa cadette, Lidjä se réchauffait les mains en serrant sa tasse fumante. Attentive, elle l'écoutait évoquer son ressenti sur ses nouvelles tâches à l'Académie. Le plaisir de transmettre un savoir, elle l'avait aussi lorsqu'elle entraînait ses apprenties.

- Je comprends, je ressens la même chose lorsqu'une de mes élèves arrive à reproduire une technique ou se souvient de ce que je leur enseigne sur les Skjaldmös.

Elle avait bien décelé une certaine appréhension entre deux phrases, mais elle attribuait cela à son statut de débutante et aux événements actuels qui pouvaient générer des tensions. Si Sonjä souhaitait se confier plus avant, elle savait qu'elle trouverait une oreille attentive en la personne de son aînée. De plus, Lidjä non plus ne souhaitait pas vraiment que la discussion tourne sur des sujets tristes ou délicats.

- Tout va bien pour moi oui. Cela fait plus d'un an que je suis instructrice à Lorgol et avant j’entraînais les jeunes kyréennes en Valkyrion, donc sur ce point je suis rodée. Quant à surveiller et protéger les étudiants lors de leurs déplacements entre l'Académie et la ville, ça n'a rien de très compliqué, pas plus que lorsque j'étais garde du corps de la princesse Ljöta.

Tout se passait bien et pourtant elle ne pu s'empêcher de laisser échapper un soupire. Elle avait concentré toute sa vie sur ses devoirs, ce qui était sa vocation, sa carrière et délaissé tout ce qui faisait d'elle une femme, soit les tenues, les sorties et surtout... les amours. Ses yeux clairs s'étaient fixés sur un coffret en bois finement ouvragé. Dedans reposait les lettres qu'elle recevait et notamment celles d'un ami qu'elle s'était fait tout récemment et qui avait contribué à lui montrer qu'elle n'était pas qu'une guerrière mais aussi une femme.

- Cela dit...

Ses iris d'olivine avaient délaissé la boite pour se concentrer sur les volutes de vapeur qui s'élevaient gracieusement au-dessus de son thé noir. Un peu fuyante comme le sujet qu'elle allait aborder la gênait et la mettait mal à l'aise. Ses pensées quant à elles restaient à tournoyer autour de toutes ces choses qui l'avaient menée à se demander si elle ne devait pas prendre en main le versant personnel de sa vie.

- As-tu déjà été entichée de quelqu'un ? As-tu déjà eu l'envie de trouver quelqu'un avec qui être heureuse et fonder une famille ? Ce sont des choses auxquelles je n'ai jamais vraiment pensé durant ma vie, mais depuis quelques mois, ça me taraude l'esprit. J'ai des amis notamment qui m'ont ouvert les yeux. Je me suis tellement focalisée sur mes devoirs envers notre duché que je me suis un peu oubliée finalement. Je n'ai qu'une seule robe et encore, je l'ai achetée il y a quelques mois exprès pour le mariage de Ljöta. Je ne suis pas persuadée que ça m'avance beaucoup et... A vrai dire, je ne sais absolument pas quoi faire, ni comment m'y prendre. Je sais juste que mon ami, Narcisse, a laissé entendre que les robes m'allaient bien. Je suis très, très mal à l'aise dans ce genre de vêtement... Mais j'ai envie de...

Lui plaire ? Peut-être un peu au passage, mais ça c'était une autre histoire. Un peu compliqué aussi puisqu'il habitait très loin, qu'ils s'étaient vus qu'une seule fois et qu'elle recevait une réponse à son courrier une fois par mois, deux si elle avait de la chance. Sans compter qu'ils n'étaient pas du même monde, et que lui était noble et pas elle. Bref, trop de différences pour qu'ils aient quelque chance. Rien qui ne les empêche de s'apprécier ou qui ne l'empêche d'avoir envie de l'impressionner en tout cas et cela en toute amitié.

- D'être un peu plus féminine.

Ses joues s'étaient parées d'un joli pourpre. Non vraiment ces "trucs de fille" ça ne la mettait pas du tout à l'aise.
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Message Sujet: Re: Être une femme   Être une femme EmptyMer 26 Déc - 17:10

Le nez au-dessus de sa tasse, Sonjä inspirait doucement la chaleur parfumée qui en émanait tout en songeant à la suite de leur journée. Elles n’avaient rien défini, mais le temps clément laisser penser qu’elles iraient probablement se promener dans la Ville Haute ; l’air était frais, mais pas assez pour que la plus jeune des deux soeurs n’abandonne sa curiosité. Le port de Lorgol, disait-on, débordait d’une animation qu’elle aurait aimé contempler par elle-même.
Au-delà de l’occupation qu’elles auraient, Sonjä était très enthousiaste à l’idée de passer du temps avec Lidjä. Les personnes avec lesquelles la Savante pouvait être sans paraître, sans se forcer ni réfréner ses paroles, se comptaient sur les doigts d’une main. En dépit du fait qu’elles aient grandi séparément, sa soeur en faisait partie, comme si les années qui les avaient éloignées pesaient moins que celles qu’elles avaient partagées pendant l’enfance.
Oui, Sonjä était ravie et affichait désormais un large sourire, déléguant ses inquiétudes aux prochains jours afin de profiter pleinement de celui-ci.

Mais les paroles rassurantes de Lidjä prirent une autre tournure. Elle parlait désormais d’amour, de fonder une famille ; des sujets qui avaient tendance à révulser Sonjä. La seule idée de s’envisager mariée et avec des marmots la faisait frissonner. Et quelle idée ! Elle voyait ce type d’engagement comme de véritables entraves à sa quête de Savoir, assimilait les enfants à des corvées et le foyer familial pouvait tout aussi bien être une geôle qu’elle n’y verrait différence. Bien évidemment qu’elle adorait son cousin Hiémain et qu’elle se faisait toujours une joie de rendre visite à sa petite famille ; cependant cette voie n’était pas la sienne, et elle s’appliquait à se tenir à distance des autels de Nep et Maari.
Une grimace qu’elle ne chercha pas à masquer tira les traits de Sonjä. Elle avait toujours eu cet avis si tranché sur la question depuis qu’elle se l’était posée, lorsque sa tante avait voulu l’engager auprès de son cousin ; mais elle n’avait jamais imaginé ce que pouvait en penser Lidjä. Elle écouta attentivement son aînée, repoussant sa curiosité à l’égard de la personne qu’elle avait évoquée à plus tard.

Sonjä s’amusa de ce qui lui avait confié Lidjä et était prête à se laisser aller à un rire innocent. Oh, s’il y avait bien quelqu’un dont on ne reprochait pas l’accoutrement en Valkyrion, c’étaient bien les Skjaldmös ! Tout comme on ne demandait pas aux Voltigeuses de porter des robes, cela n’aurait aucun sens ! La guerrière termina sa phrase l’air sérieux et Sonjä mesura enfin la gravité de sa confidence, ravalant son hilarité. Le rouge qui montait aux joues de Lidjä lui permit de déceler la gêne que cette dernière éprouvait. Le désir vaniteux qu’était celui de plaire, Sonjä le connaissait. Elle n’aspirait guère à une vie maritale, mais elle ne pouvait nier être flattée lorsqu’on remarquait sa coquetterie ou que le regard de quelque damoiseau était entraîné par son passage. Mais le malaise de son aînée semblait plus profond et aller au-delà de cette simple envie d’être qualifiée de personne charmante.
Sonjä était restée muette, incapable de trouver que répondre et bien trop maladroite pour résoudre les problèmes du coeur et de l’esprit. Elle aurait aimé la rassurer, lui faire comprendre que son habit importait si peu, que le plus important était sa gentillesse et son courage. Mais les mots se refusèrent à former des phrases dans l’esprit rationnel de la Savante. Ce qu’elle savait faire, elle, c’était de trouver des solutions à des problématiques physiques et logiques, répondre à des énigmes matérielles. Pouvait-elle transposer les ennuis de Lidjä dans le plan qu’elle comprenait ?

« Ce sont des robes qu’il te manque, » énonça la cadette comme le postulat de départ d'une démonstration. Oui, mais la Skjaldmö avait bien précisé qu’elle ne s’y sentait pas à l’aise. Mais peut-être était-ce dû à un autre facteur que la nature de l’habit ? Une mauvaise coupe, une taille trop serrée ? « Allons donc chercher des robes ! Je suis convaincue qu’ensemble nous pourrons en trouver une dans laquelle tu te sentiras à l’aise. Il en existe tellement, tu n’as peut-être simplement pas eu de chance. »

Sonjä abandonna sa tisane dont elle n’avait avalé que quelques gorgées et se leva en poussant la chaise derrière elle. Sa résolution était faite, et devinant que Lidjä serait hésitante, elle prit le parti de ne pas lui laisser le répit qu’il lui fallait pour refuser et déjà lui tendait un manteau qu’elle avait attrapé près de l’entrée.

« Voyons, par où commencer ? » réfléchit-elle à voix haute, tâchant de se remémorer les enseignes qu’elle avait vues en arrivant. Les boutiques d'apparat ne manquaient pas dans la Ville Haute, Sonjä était certaine qu’elle trouverait de quoi remonter le moral de sa soeur. Au passage, elle profiterait certainement de leur trajet pour satisfaire sa curiosité et en apprendre un peu plus sur ce Narcisse qu’elle avait évoqué...


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Sonjä bavarde en #1a6f49
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Message Sujet: Re: Être une femme   Être une femme EmptySam 6 Avr - 21:28

Sans réponse depuis plus d'un mois, RP corbeillé.
Envoyez un MP sous Géralt pour le sortir des archives. :oui:


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