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 Que Kern guide ma main. Solo

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Message Sujet: Que Kern guide ma main. Solo   Que Kern guide ma main. Solo EmptyMer 16 Aoû - 17:29


Livre II, Chapitre 5 • La Mort dans les Veines
Solveig de Sovnheim

Que Kern guide ma main.

Qu'Aldor me permette de revoir les neiges éternelles.



• Date : 30 août 1002
• Météo (optionnel) :
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Depuis Lorgol, Solveig à fait le chemin en cheval jusqu'au front. La guerre devient alors son nouveau quotidien.
• Recensement :
Code:
• [b]30 août 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2554-que-kerne-guide-ma-main-solo#77141]Que Kern guide ma main. Solo[/url] - [i]Solveig de Sovnheim[/i]
Depuis Lorgol, Solveig à fait le chemin en cheval jusqu'au front. La guerre devient alors son nouveau quotidien.



Dernière édition par Solveig de Sovnheim le Dim 20 Aoû - 17:59, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Que Kern guide ma main. Solo   Que Kern guide ma main. Solo EmptyJeu 17 Aoû - 3:08

Solveig une épée à la main n'était plus cet œil pétillant de malice et de joie. Peut être devenait elle ce qu'elle était vraiment, un pur mélange d'instincts, reléguant ses sentiments au plus profond de son être.
Plus que jamais la froideur exultait des traits de son visage, personne n'aurait pu soupçonner une nature avenante et prompte à la discussion.
Entre ses doigts son épée tournait lentement mais avec une grâce qui faisait frémir ceux qui se trouvaient sur son chemin. La peur qui l'avait accompagné telle une amie passant un bras autour de ses épaules s'en était allée. Était ce une bonne chose ? La Peur, elle vous gardait en vie et exaltait les sens.
Seul son regard exprimait encore quelque chose et à voir celui du guerrier qui lui faisait face, il devait refléter quelque chose de laid, quelque chose de brutal. Quelque chose de sanglant.
Oh Solveig, fille des glaces, fille des montagnes et des forêt de conifères. L'eau, tu avais donnée. L'océan tu l'avais finalement adopté comme lui t'avait accepté non sans difficulté. Mais le liquide qui ruisselait aujourd'hui entre tes mains était tout aussi salé. Mais chaud, plus épais. A défaut de faire battre le cœur de ceux que tu transperçais de ton acier, il te faisait battre toi, comme si leur pouls affolé était un tambour de guerre que toi seule pouvait entendre.
Combien d'hommes et de femmes pourront se vanter de t'avoir vu sous ton véritable jour, le plus effrayant et boire un autre en ta compagnie et en appréciant tes traits d'humour ? Ils se comptent sur les doigts d'une main.
Seuls eux peuvent soupçonner que quelque part en toi, tu te plaît à hoter une vie dans cet état si particulier. Dans cinq heures, tu y repenseras et ta conscience te dictera de vivre avec sans renouveler cette joie. Mais cette adrénaline, cette adrénaline...


Que Kern guide ma main. Solo KN84EfQ


10 jours plus tôt.

Sa main se perdit un instant dans la crinière d'Archi. Le temps avait été long, la chevauchée ardue et éprouvante. L'étalon n'avait pas faibli malgré le rythme soutenu de sa maîtresse. Ses flancs s'étaient couverts d'écume, ses naseaux s'étaient dilatés et un long renâclement sortait de temps en temps entre ses dents. Mais il avait tenu jusqu'à ce que Solveig décrète qu'il était temps de reposer sa monture.
La kyréenne avait couvert en 8 jours la distance qui la séparait de Lorgol au champ de bataille où on l'avait affecté lorsqu'elle était allée réclamer de rejoindre l'effort de guerre. Le front opposait Bellifère et Outrevent, le bataillon qui l’accueillerait était principalement composé de soldats de métiers et de mercenaires venus chercher une solde plus gratifiante que la gloire.
Le dernier jour, elle avait posé pied à terre et s'était accordée une après midi entière de sommeil, le visage recouvert par sa cape détachée de son armure récupérée à Lorgol pour se protéger des rayons du soleil. Pas cette armure légère, si confortable, si souple et composée quasi que de cuir qu'elle affectionnait sur l'Audacia ou dans certaines missions. Non, sa vrai armure, celle d'un acier sombre qui ne s’embarrassait d'aucune fioritures à part ces attaches aux épaules qui permettaient d'y attacher sa cape.
Un casque à la nuque longue était attaché à la selle avec le bouclier. D'autres pièces telles que des épaulières et des tassettes du même acier sombre battaient ses cuisses au dessus d'une longue tunique de cuire rigide enfilée en dessous de son armure. Cette dernière se fendait sur le devant dans un triangle et s’arrêtait en dessous du genou. Enfin par dessus un pantalon de coton et des spalières terminaient l'ensemble.
Qu'aurait dit Vira en la voyant ainsi. Et Géralt.
Ils s'étaient séparés à Lorgol, un arrachement pour celle qui avait enfin trouvé en des compagnons des amis, une autre famille.

D'un maigre sourire, elle laissa ses doigts courir encore un instant dans cette sombre crinière avant de caresser le doux museau de la bête qui la regardait avec cette prunelle intelligente.

« Archi hein... tu ne peux t'en prendre qu'a Vira si tu n'aimes pas ton prénom. Mais moi je ne t'en aurais pas donné. Estime toi chanceux au moins je ne t'appelle pas avec ton nom entier. »

Archipelle. L’îlienne l'avait appelé Archipelle. Ce souvenir lui arracha un autre sourire alors qu'elle faisait un pas en arrière, enfilant ses éternels gantelet de cuir et d'acier. Contre son flanc battait son épée, dans son dos, son bouclier.
Lorsqu'enfin elle s'était réveillée, elle était repartie au trot, faisant une boucle pour rejoindre l'arrière des camps de l'armée de l'empire ibéen.

Un soldat l'avait alors rejoint, lui sommant de décliner son identité. Elle s'était contentée de lui livrer un papier officiel déclarant son affectation. D'un hochement de tête, il l'avait laissé mener son cheval aux enclot et lui avait donné l'ordre de se présenter dans une tente non loin des états généraux qui étaient au cœur de cet immense camp militaire.
Elle disait donc au revoir ou possiblement adieu à cette bête qui avait vu couler des larmes de faiblesse de sa part. Des larmes d'adieu à ceux qu'elle avait laissé derrière elle.

« Repose toi, tu le mérites bien. Si les choses tournent mal, va t-en. »


Comprenait il ? C'était comme demander à un poulet qu'il fasse l'effort d'être délicieux dans son assiette non ? Mais elle avait pris cette mauvaise habitude de parler à ce cheval, qui pourtant n'avait jamais fleuri chez elle en 10 ans.
Mais ce regard noir qui fixait les iris bleus océan de la kyréenne semblait lui indiquer que oui.
Le casque sous le bras, elle s'en alla dans un mouvement de cape, lui tournant finalement le dos pour prendre ses ordres d'un officier.

___________


Son bataillon était actuellement en guerre, elle avait donc attendu, la peur naissant en son sein. Mais elle avait fermé les yeux et tressés ses cheveux en plusieurs tresses pour apaiser les battements de son cœur. Finalement elle avait récupéré ces dernières et ses cheveux pour les réunir en une seule. A la kyréenne. Une longue tresse d'un blond pale battait son dos, ce qui ne la gênerait pas pour enfiler son heaume.
Le temps, le temps cet ennemi qu'Alrik s'était fait un devoir d'affronter, pour une fois elle avait compris la puissance de son attaque. Il était lent et venimeux. Il était sourd aux prières, il était là pour lui rappeler que les heures, elle en compterait chaque minutes avant que son bataillon ne revienne épuisé, moins nombreux et prenne son repos. Et alors, le temps de nouveau lui imposerait les regards de ceux qui se sont battus, fatigués, harassés, dépourvus de curiosité sur une nouvelle arrivante encore pimpante. Ils n'auraient pas la force de poser des questions. Dormir. Dormir. Oublier le sang collant sous leurs ongles, le sang de leur voisin et peut être connaissance.
Dormir.
Et elle éveillée, contemplera la nuit, entendant au loin le cris de ceux qui périssent aux heures les plus sombres de l'obscurité alors que les combats sont censés s'être arrêtés pour éviter toutes pertes inutiles des deux camps. Le temps. Le temps enfin viendra ou l'aube se lèvera et ou une prière pour Valda sera adressée. Ou elle s'en ira, avec eux, d'un seul pas. Dans des manœuvres militaire destinées à piétiner dans un équilibre et ballet parfait le sol qui n'est désormais plus que de la terre et sable souillé par le sang. De l'herbe, il n'en reste plus. Les bottes des guerriers l'ont foulé puis arraché. Partout des corps. Mais derrière, des frontières défendues au moindre centimètre carré. Ils sont hargneux ces ibéens. Ils se jurent de ne plus reculer. Surtout après avoir subitement compris que les mages de guerre ennemis et les chevaucheurs ne sont plus là pour épauler les troupes armées.

Trelor, garde tes enfants qui prient Kern de leur donner la force. Garde les du désespoir et protège un sommeil si durement mérité. Ces hommes vivent peut être leur dernier instant.

___________


Comme une promesse, le soleil s'était levé timidement, éclairant de peu l'horizon.
Solveig avait adressé un dernier appel muet d'amour envers sa mère et ses amis. Sa gorge s'était serrée un instant. Elle pensa une seconde au maréchal de Serre qu'elle pensait mort dans les flammes de Valkyrion avant de chasser cette pensée parasite.
Il lui fallait ne plus penser à tout cela, faire corps avec les bataillons qui livreraient bataille à ses cotés, supporter le poids de l'armure, de ses armes et du soleil. Oublier.

Au loin, les manœuvres avaient déjà commencé. Elle passa son casque avec délicatesse et dégaina aux cotés d'hommes au visage fermé. Au loin le cor raisonna, longuement, un appel aux armes, un appel au nom de l'empereur. La prise sur son épée se fit plus ferme. Et la marche commença, le discours des généraux pour galvaniser les troupes se perdant au loin, dans les premières lignes.
Plus ils avançaient plus l'odeur de sang et d'urine lui montait à la gorge. Pour beaucoup la mort était la fin de tout. Pour Solveig elle était un simple relâchement du corps et de pourriture qui faisait suffoquer les vivants.
Ses bottes dégageaient des petits nuages de poussières alors que son cœur reprenait un rythme cardiaque lent et calculé. Elle adressa un dernier adieux à son esprit refoulé derrière de nouvelles priorités. Tuer, ne pas être tuée. Tuer.
Cette guerre serait de nouveau équilibrée, la magie avait quitté les champs de bataille. Un sourire cruel  fit tressauter la lèvre supérieure de la guerrière. Elle n'avait strictement rien de personnel contre les faës et chose plus rare pour une kyréenne, contre les mages. Mais elle avait quelques griefs contre ceux qui tenteraient de la passer au fil de leur arme. Et elle ne doutait pas un instant de la supériorité martiale des ibéens. Ce soir peut être serait elle encore là pour saluer Kern et prier Aldor de revoir une dernière fois ses neiges éternelles.

Au loin, les premières lignes percutèrent celles ennemies. Le début.


Que Kern guide ma main. Solo KN84EfQ


Temps présent

Le guerrier qui avait croisé son regard s'avança. Solveig fit chanter une dernière fois son acier en lui faisant décrire un arc de cercle. L'homme était grand, musclé, fermement campé sur ses jambes. Mais ses yeux exprimaient quelque chose qui avait disparu chez elle.
Il perdrait la vie pour cette erreur de sentiment. D'un crie il se jeta sur la guerrière, l'épée au clair, prêt à l'abattre sur son crane.
Solveig contra d'un revers et tendit sa main gantée vers cette houppette ridicule qui ornait son casque et qui dansait vers elle comme une invitation.
D'une poigne irrésistible, elle l'attrapa et profita qu'il soit déjà si proche d'elle pour faire rencontrer son visage avec son genou brusquement relevé. Un craquement sinistre lui apprit qu'elle avait fracassé en mille morceaux son arrête nasale. De son épée, elle enfonça la pointe dans cette nuque offerte, faisant fit des cris horriblement stridents que poussait sa victime, insérant sans pitié l'acier entre des cervicales grinçantes. Mort, elle le repoussa de sa main, le jetant à terre, reprenant sa marche vers un nouvel ennemi, un long sillon sanglant laissé derrière elle.

Elle n'eut pas le temps de faire plus de trois pas, une femme cette fois venait à elle, plus déterminée que le précédent. Mais plus gracile aussi, plus légère privilégiant une armure moins lourde. Saisissant son épée à deux main Solveig frappa de toute ses forces, avec une violence dont on ne soupçonnait rien chez elle. La cuirasse s’ouvrit en deux telle une coque de noix. L'arme avait perforé un poumon et été ressortie dans une gerbe de sang pour dévier de justesse une hache de guerre. Sans prêter plus d'attention à celle qui s'écroulait à genou, Solveig fit un petit bon en arrière.L'arme était de nouveau prête à s'abattre sur elle.
D'un grognement, la guerrière fit voltiger son arme pour qu'elle frappe ce coude relevé du plat de sa lame. Les doigts s'ouvrirent dans un geste incontrôlé, trahis par les nerf de ce coude maltraité.
Sans attendre, le plat de la lame changea pour présenter un tranchant qui vint déchiqueter un mollet mal protégé. L'homme chuta, laissant un angle parfait pour qu'elle vienne perforer la chaire sous l'épaulière, entre les pans de la cuirasse. D'un coup sec sur le pommeau, elle dirigea la pointe ver le cœur du soldat qui prit d'un hoquet, se vida de son sang.

Les heures passèrent, lentement. Des petites coupures ici et là sur ses bras et jambes fatiguait lentement la jeune femme. Mais elle était encore debout là ou bien d'autres avaient perdu dents, mains, tête et très certainement la vie. Elle massacrait sans pitié, le visage maculé du sang de ses ennemis.
Mais alors que le cor sonnait de nouveau pour faire replier certains bataillons dont le sien, l'éclat d'une épée vint se loger en dessous de son aisselle alors qu'elle brandissait la sienne. La guerre était une injustice à bien des égards mais cette blessure inattendue réussie ce qu'aucun n'avait encore accompli de façon délibéré. La blessure était assez sérieuse pour que Solveig rabatte son bras du mieux possible contre elle, priant pour qu'aucune artère soit touchée, reculant pour rejoindre la retraite.

La douleur vint chasser ses élans meurtrier. Brutalement, reprenant contact avec la réalité, elle nota des petits bouts sanguinolents maculant le devant de son armure.
Oh Géralt. Elle n'avait plus un sou mais elle aurait donné son âme pour que ce soit lui qui s'occupe de son corps meurtri.
Relavant sa garde, elle repartie, en arrière, espérant arriver au camp et surtout trouver quelqu'un de compétent.
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