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 Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur

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Les Guerriers
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Anwar Sinhaj
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Message Sujet: Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur   Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur EmptyMar 2 Jan - 8:50


Livre III, Chapitre 1 • D'Accord et de Chaos
Alméïde d'Erebor & Anwar Sinhaj

Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur

Première véritable rencontre avec celle que tu as vu grandir dans le ventre de ta mère



• Date : 10 mai 1002
• Météo (optionnel) : Chaud sous le soleil
• Statut du RP : Privé
• Résumé : La guerre.  C'est la guerre entre les deux empires d'Arven et Roc-Épine ne peut, ni ne désire accueillir tous les réfugiés.  En mission pour en accompagner un groupe jusqu'aux portes de Vivedune où des campements leur sont dédiés, la caravane menée par Anwar est attaquée par les brigands du désert.  Les pertes sont minimes et une fois dans les campements, la sentinelle ne s'attend pas à recevoir des soins de la princesse Alméïde... sa soeur.
• Recensement :
Code:
• [b]10 mai 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3189-tes-doigts-pansent-mes-plaies-ta-presence-apaise-mon-coeur]Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur[/url] - [i]Alméïde d'Erebor & Anwar Sinhaj[/i]
La guerre.  C'est la guerre entre les deux empires d'Arven et Roc-Épine ne peut, ni ne désire accueillir tous les réfugiés.  En mission pour en accompagner un groupe jusqu'aux portes de Vivedune où des campements leur sont dédiés, la caravane menée par Anwar est attaquée par les brigands du désert. Les pertes sont minimes et une fois dans les campements, la sentinelle ne s'attend pas à recevoir des soins de la princesse Alméïde... sa soeur.

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Message Sujet: Re: Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur   Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur EmptyMar 2 Jan - 8:53

Tu accompagnes un groupe de taille moyenne de réfugiés fuyant la guerre qui fait rage aux frontières depuis quelques mois déjà.  Ce n'est pas de gaieté de cœur que tu le fais, mais en raison de ton sens du devoir.  Il est différent de guider des étrangers sur vos terres, leur éviter les pièges tendus.  Accompagner ces gens obligés de fuir leur maison peut-être, de s'éloigner des terres qu'ils sont peut-être toujours connus a quelque chose de terriblement triste.  Tu vois l'expression hagarde de ces gens sur leur visage, comme s'ils ne comprenaient pas vraiment ce qui se passaient.  Les enfants sont curieusement silencieux, comme si la morosité des adultes qui savent vraiment ce qui se passe leur a été transmise de quelque manière.  Tu en as pris sur ton chameau avec toi, un petit qui n'arrive plus à marcher et que sa mère, trop affaiblie n'arrive plus à porter sur son dos.  Tant de dévastation sur les visages de ton peuple te fait mal au cœur.  Parmi, peut-être y a-t-il de tes frères ou de tes sœurs libérés du harem à la mort de Charif.  Tu n'as pas moyen de savoir et cela ne te servirait pas à grand-chose de toute façon.

Le soir, quand tout le monde se repose, tu sors ta cithare et tu joues.  Quelques uns viennent s'asseoir autour de toi et laissent cette mélodie mélancolique poussée par tes doigts qui frappent les cordes les emmener vers des souvenirs d'autrefois.  Le silence est lourd quand tous vont se coucher.  Tu fais le tour des tentes et t'assure que tout le monde va bien, puis tu organises les tours de garde dont tu prends le premier.  Vous serez bientôt à Vivedune.  Bientôt ces gens seront en sécurité et tu pourras retourner chez toi, loin de ce désespoir si palpable.  Seule la guerre pouvait vous mettre dans cet état.  Et ces percées des Faës, toujours de plus en avant sur les terres.  Tu aimerais voir la tournure des choses changer.  Non, la guerre ne te plaît pas, mais tu voudrais qu'Ibélène ne soit pas aussi vaincue par les forces ennemies, que ton duché n'en souffre pas autant.  Que la victoire soit la vôtre.  Oui, tu espères tout cela.  Mais pour le moment tu as d'autres préoccupations plus urgentes.

Tu les as vus dans la journée.  Du coin de l'oeil, jamais complètement à découvert, mais ils étaient là.  Ils vous suivaient en silence, en faisant bien attention de ne pas attirer l'attention.  Tu les soupçonnes de vous attaquer pendant la nuit pour vous dépouiller toutes les possessions de valeur que vous pourriez bien avoir.  Tu n'as pas prévenu les réfugiés, ils ont déjà assez de soucis comme ça sans avoir à craindre une attaque, mais tes hommes sont prévenus.  Si tu en as envoyé quelques uns dormir, c'est parce que ton expérience sait qu'ils n'attaqueront pas tout de suite.  Ils vont attendre le plus calme de la nuit et c'est là que vous les aurez.

Cependant, l'affrontement vient plus tôt que tu ne t'y attends.  Ils sont moins nombreux que vous, mais en assez grand nombre pour te surprendre.  Tu as mal estimé la probabilité de l'attaque.  Les tiens sont rapidement prêts et se battent avec le cœur  au ventre, mais cela ne vous empêche pas de subir des pertes.  Quand l'escarmouche est finie, deux des tiens sont morts, deux autres grièvement blessés.  Tu ne songes même pas à te préoccuper de tes propres blessures.  Tu fais le décompte des pertes.  Peu par rapport à votre nombre, mais beaucoup trop.  La panique de la bataille a réveillé ceux que vous accompagnez et il te faut près d'une heure avant d'arriver à calmer tout le monde.  Ce n'est que par la suite qu'avec quelques autres gardes, tu te débarrasses des cadavres de ceux qui ont cru pouvoir vous attaquer.  Les autre se sont enfuis.  Il ne reste que quelques jours avant d'arriver à Vivedune.  Un pansement de fortune entoure ton bras et ta taille, ton côté gauche ayant subit quelques blessures.

C'est fatigués que vous atteignez Vivedune deux jours plus tard.  Vous avez accéléré autant que possible la cadence afin d'assurer les soins nécessaires rapidement à ceux qui en ont besoin.  Tes propres plaies ne sont pas complètement refermée, l'entaille qui ceint ton flanc gauche est profonde, mais tu es tellement occupé à mener à bien cette mission que tu n'as pas le temps de t'y attarder.  Même une fois arrivé au campement des réfugiés, tu es en train de t'assurer que tous les tiens sont traités comme il se doit avant même de te reposer.

Et c'est là que tu la vois.  Alméïde.  Là, parmi les gens du peuple.  Tu l'as déjà vue, mais jamais d'aussi près et inconsciemment, tu ne peux t'empêcher de la regarder, oubliant celui avec qui tu t'entretenais.  De toute façon, un guérisseur est déjà auprès de lui à soigner ses blessures.  Sans vraiment réfléchir, tu t'avances en suivant de loin la progression de ta sœur, curieux de la voir agir pour la première fois en espérant qu'elle ne remarque pas ta présence.
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Alméïde de Sombreflamme
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Message Sujet: Re: Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur   Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur EmptyVen 5 Jan - 19:41

Elle fredonne quelques notes d'une douce mélodie, un air familier, une berceuse de son enfance. Elle est à peine audible, cette voix qui glisse entre ses lèvres, destinée à apaiser les maux et à rassurer. Le jeune garçon allongé sur le lit, pris de fièvre, sèche ses larmes et tait ses pleurs, encore secoué de sanglots silencieux. Alméïde pose une main sur son front, quelques pensées tournées vers Callia avant de lui administrer le remède préparé avant de venir le voir. L'enfant est malade depuis deux jours et la princesse s'enquiert régulièrement de son état ; cette fois encore, elle est venue le voir pour l'aider, comme tant d'autres autour de lui.

Les tentes installées aux abords de Vivedune s'emplissent les unes après les autres, accueillant le peuple des sables, obligé de fuir leurs oasis ou de mettre fin à un voyage à cause de la guerre qui continue de faire rage. Les attaques de Faërie ont laissé certains domaines dans des états épouvantables, et ce ne serait presque pas exagéré que de dire qu'ils ne sont plus que cendres. Les flammes ont ravagé et la magie s'est abattue. Un souvenir vif dans l'esprit de la princesse qui se rappelle être intervenue avec Justice, avant que le dragon d'Or ne soit blessé dans cette tentative. Rien de grave, mais qui tout de même l'a longtemps inquiétée.

Alméïde borde délicatement le garçon et s'entretient un instant avec sa mère, lui tendant une fiole avec un breuvage à lui donner pour soigner sa fièvre. Elle repassera à nouveau le lendemain, pour s'assurer qu'il fait effet. Un sourire doux éclaire son visage et elle se rend auprès d'autres personnes. Non loin d'elle, des gardes qui veillent sur elle mais également sur les nouveaux arrivants – une caravane qui a échappé à une attaque soudaine, lui dit-on. La princesse hoche la tête. « Faites prévenir le palais qu'il faut plus de nourriture et du matériel supplémentaire. Qu'ils puissent s'installer aussi confortablement que possible. Reste-t-il des tentes pour les accueillir ? » « Oui princesse, il y a encore de la place pour tous ceux qui viennent d'arriver. » l'homme hoche la tête et transmet les demandes de la princesse pour que le palais soit prévenu aussi vite que possible.

Satisfaite, la princesse se retourne pour embrasser la scène du regard ; la tente qui accueille blessés et malades est légèrement plus peuplée que d'habitude, à cause de cette récente attaque de bandits. Trop peuplée, à son humble avis. Ses yeux se posent alors sur la silhouette d'un garde qui ne porte pas les couleurs de Vivedune, mais de Roc-Épine. Ce qui attire son regard avant tout, c'est l'écarlate qui tache le tissu de ses vêtements. « Monsieur, vous êtes blessé. Vous a-t-on déjà examiné ? Asseyez-vous ici, je vous prie. » C'est à peine si elle lui laisse véritablement le temps de protester ou de réagir. Sa voix se pare de teintes autoritaires et déjà, elle s'empare d'une bassine d'eau et la pose à ses côtés pour examiner la plaie. « Relevez votre vêtement, que je puisse évaluer les dégâts. » Autoritaire, mais tout de même douce et non moins emprunte d'un voile léger qui se veut rassurant. Un mince sourire vient éclairer son visage, malgré le sérieux dont elle fait preuve.


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Message Sujet: Re: Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur   Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur EmptySam 13 Jan - 18:23

Silencieusement, tu l'observes, de loin, c'est probablement le plus près d'elle que tu n'as jamais été de toute ton existence.  Alméïde.  Ton esprit susurre doucement son nom, un secret de ton cœur.  De ses mains habiles, de son cœur généreux, elle prend soin des blessés et des malades, et tu ressens une certaine fierté de savoir que le même sang coule dans vos veines et que même si elle est la princesse qu'elle devrait être, elle n'a pas oublié la compassion.  Elle est belle ta sœur, parmi les blessés qui gémissent et souffrent, elle apparaît immaculée en leur sein, une apparition divine presque.  Tu cherches quelques traits qui te feraient penser à ta mère… votre mère.  Et c'est peut-être cette quête qui t'es fatidique, car son regard se pose sur toi.  Toi et cette plaie toujours pas bien soignée qui ornent ton flanc.  Toi-même, tu n'y penses plus.  Tu ne la sens même plus.  Tout ce que tu es capable d'éprouver, c'est de la panique à l'idée de la voir s'approcher de toi.  Tu n'as plus nulle part où fuir, d'ailleurs l'endroit n'est pas tout à fait propice à la fuite : n'importe quelle course rencontrerait comme obstacle les pauvres blessés et tu ne peux pas les jeter à terre pour éviter ta sœur.  D'ailleurs pourquoi crains-tu à ce point?  Elle ne sait pas qui tu es toi.  Elle n'a aucun moyen de le découvrir, vous n'avez pas grandi ensemble, lorsqu'elle est venue au monde, il n'y avait déjà plus de trace de ton existence au palais.  Si tu ne dis rien, elle ne saura rien du tout.   Accaparé par ces considérations lourdes de poids, tes dernières chances de fuir sont réduites à zéro et la voilà devant toi.

Intimidé par son ton autoritaire, tu t'assois sans protester comme elle te le demande en essayant de poser ton regard partout ailleurs que sur son visage.  Tu crains de te trahir si tu la regardes avec trop d'intensité.  Ça et le fait que c'est un peu déplacé de la part d'un homme d'accorder une attention aussi fixée sur une femme.  Surtout quand c'est la sœur favorite du sultan.  Tu t'apprêtes à relever ta tunique de voyage pour la laisser t'examiner quand subitement les tiens te reviennent en tête et tu laisses tomber les pans  de ton vêtement.

« Ce n'est pas très important.  Je peux attendre encore, on a pansé ma plaie quand elle a été faite, » réponds-tu d'une voix moins ferme que tu ne l'aurais voulue.  Tu restes toutefois assis, ce n'est qu'en te posant que tu as remarqué à quel point tu es exténué.  Un peu de repos ne te ferait pas de mal.  Tu vas rester sur ton perchoir un moment, le temps de reprendre des forces avant de retourner auprès de tes hommes.  Ils ont besoin de te voir en forme, de garder le moral.  Il va vous falloir passer quelques temps aux abords de Vivedune, le temps de vous remettre de vos blessures, avant de retourner à Roc-Épine, là où vous appartenez réellement.

« J'ai des hommes qui ont été gravement blessés pendant l'escarmouche.  Je vous prie de vous occuper d'eux d'abord, ce n'est qu'une éraflure, il n'est nul besoin de s'en préoccuper maintenant, » ajoutes-tu, prêt à la mener au plus près des tiens.  Cependant, alors que tu te montres têtu en refusant les soins dont tu as besoin, une grimace de douleur causée par un mouvement brusque pour te relever déforme les traits de ton visage.

« Je vous assure que ce n'est rien, juste la fatigue qui reprend le dessus, » marmonnes-tu sans être convaincu toi-même qu'elle y croira.
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Alméïde de Sombreflamme
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Message Sujet: Re: Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur   Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur EmptyLun 29 Jan - 20:58

Ses gestes sont guidés par la force de l'expérience et de l'habitude, mais son coeur, lui, ne parvient pas à s'habituer à la vision de toutes ces femmes et tous ces hommes blessés ou malades. Il s'agit de son peuple, il s'agit des gens du désert, et c'est à la fois le médecin et la princesse qui tendent la main vers tous ceux qui en ont besoin. Elle prie Joseï et Callia chaque jour pour que chacun retrouve ses forces, pour que les maux de la guerre s'amenuisent et qu'ils puissent retrouver la mer de dune qui les a vu naître et grandir. C'est la compassion et la douceur qui la poussent vers eux, mais au fond d'elle, la lueur fière et farouche de cette flamme erebienne luit en son coeur et l'incite à agir contre cet affront fait à son peuple. Alméïde ne supporte pas de voir tous ces êtres arrachés à leur demeure – que celle-ci soit fixe ou non, peu importe. Ils ont été obligés de fuir et il lui semble que l'aide qu'elle apporte est un bien piètre soulagement face à ce qu'ils vivent désormais au quotidien. Elle ne s'arrête pas pourtant, elle puise en elle tout ce qu'elle a pour apaiser la souffrance de son peuple.

Les nouveaux venus ne font pas exception, tout comme ce garde qui prend place docilement sur son siège. « Ce n'est pas très important. Je peux attendre encore, on a pansé ma plaie quand elle a été faite. » C'est un regard sceptique qu'elle lui adresse alors qu'elle voit bien le vêtement imbibé de sang – un sang pas tout à fait coagulé, si elle en croit son observation. « J'ai des hommes qui ont été gravement blessés pendant l'escarmouche. Je vous prie de vous occuper d'eux d'abord, ce n'est qu'une éraflure, il n'est nul besoin de s'en préoccuper maintenant. » Cette fois, un sourire indulgent orne ses lèvres. Ce besoin de faire passer ses hommes est tout à son honneur et, immédiatement, la princesse éprouve une grande sympathie pour ce soldat. « Vos hommes sont pris en charge par des médecins compétents, je peux vous l'assurer. » explique-t-elle d'une voix douce et patiente. Non, il n'a rien à craindre pour ses hommes. Plus maintenant.

« Je vous assure que ce n'est rien, juste la fatigue qui reprend le dessus. » Un nouveau sourire se dessine sur ses lèvres de la princesse. Des patients récalcitrants, elle en a eu de nombreux, il n'est pas le premier et il ne sera certainement pas le dernier. Elle secoue la tête, comme résignée – mais il n'en est rien. « Très bien, faisons un marché alors. Laissez-moi vous examiner et, si vous n'avez rien, je vous promets de vous laisser en paix et d'aller m'assurer que vos hommes sont correctement soignés. » Une lueur espiègle brille un instant dans son regard, alors qu'elle pose ses mains sur ses hanches, en attente d'une réponse. « Puis-je au moins savoir votre nom ? » demande-t-elle alors, toujours aussi sereine.


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Message Sujet: Re: Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur   Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur EmptyLun 5 Mar - 17:22

Si tu ne réussis pas à fuir bientôt, tu crains qu'elle ne remarque ton trouble.  Jamais elle ne pourrait deviner qui tu es, ton secret est bien caché, mais tu crains tout de même de te trahir.  Auparavant, tu n'as pas eu l'occasion de la voir, la voir réellement.  Tu l'as entr'aperçue, de loin, de très loin.  Un point noir sur l'horizon qui te réchauffait le cœur alors, bien malgré tout.  Ta sœur allait bien, c'était tout ce que tu avais besoin de savoir alors.  De la voir devant toi, c'est presque un peu trop beau.  Entendre sa voix, observer les expressions de son visage, ce sont toutes des choses que tu n'avais jamais cru possible de vivre un jour.  Nul frère n'était aussi éloigné de sa sœur que tu ne l'es.  Alméïde est une princesse.  Tu es content.  C'est ce qu'elle aurait dû être si tu n'avais pas disparu en étant un enfant.  Il y a un certain soulagement dans le creux de ta poitrine à l'idée qu'au moins l'une de tes cadettes est à la place qui est la sienne légitimement.  À la mort de Charif, tu aurais pu faire valoir ton droit de naissance, mais  tu ne l'as pas fait.  Tu aurais pu être celui qui aurait fait d'Alméïde, mais aussi de Rejwaïde des princesses, de nom que personne n'aurait contestée.  Et tu ne peux  t'empêcher également de ressentir une certaine pointe de jalousie à l'idée que pour elle, Anthim est plus son frère que tu ne l'es et que tu ne le sera jamais.

Absorbé dans des pensées qu'elle ne pourrait comprendre, elle qui te croit mort, tu es surpris par sa proposition et reprenant enfin tes esprits, chassant ces pensées que tu dois enfouir au plus profond de toi-même pour que personne ne les découvre jamais, tu acquiesces sans réfléchir à son marché.  Tu le regrettes tout de suite, car il est dangereux que tu sois traité par ta propre sœur qui te croit au royaume de Sithis, mais il est désormais trop tard pour reculer.

« Un marché est un marché, » réponds-tu, résigné.  Puis timide tu lui adresses un léger sourire.  Tu ne peux pas t'en empêcher.  Ta petite sœur a grandi pour devenir une jeune femme bien astucieuse.  Ce que tu vois te plaît.  Ce n'est sûrement que la surface de l'eau, mais pour ce que tu peux apprendre au compte goutte, ça te fait plaisir.  Cette fois, ce ne sont pas que des on dit, mais bien le résultat de tes propres  observations.

Ton sourire s'évanouit toutefois un instant quand elle te demande ton nom, te laissant alors dans un dilemme.  Que lui dire?  Tu peux lui dire que tu n'es qu'un homme du clan Sinhaj, mais peut-être se trouverait-elle insatisfaite d'aussi peu.  Ce n'est pas comme si les membres de ton clan étaient rares.  Ou tu peux simplement lui dire que tu t'appelles Anwar.  Penserait-elle à toi en entendant ton nom, en se demandant ce qu'aurait été son frère s'il avait vécu?  Une ombre de tristesse passe sur ton cœur.

« Anwar, je m'appelle Anwar, » te décides-tu à répondre après un court moment silencieux.  Tu ne veux pas guetter sa réponse et pour masquer l'expression que pourrait prendre son visage en entendant ton prénom, tu passes ta tunique au-dessus de ta tête pour qu'elle puisse observer la blessure à ton flanc.  Ce n'est pas la première, ce corps brun qui est le tien est marqué de cicatrices, ces marques qui sont les traces que les batailles ont laissé sur ton corps.  Les cicatrices mais aussi les tatouages.  Celui pour Zénaïde, la rose posée sur ton cœur et tout prêt celui esquissé pour ton premier mariage.  Quand tu étais encore jeune et naïf.
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Alméïde de Sombreflamme
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Message Sujet: Re: Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur   Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur EmptySam 31 Mar - 13:06

« Un marché est un marché. » Satisfaite, la princesse incline poliment la tête en signe d'assentiment ; il joue le jeu et ça la ravit grandement. Désormais, si elle estime qu'il a besoin de quelque soin, elle saura lui rappeler leur marché et faire en sorte qu'il accepte d'être un patient docile. Qu'il se tranquillise, ses hommes seront pris en charge tôt ou tard, si ce n'est pas déjà le cas. Et nul doute qu'ils s'en sortiront merveilleusement bien, quoi qu'il arrive. Puis, Alméïde ne fait guère de différence entre ses patients. Si l'un d'eux semble nécessiter son aide, elle s'occupera de lui, quel qu'il soit. Cet homme de Roc-Épine a payé le prix de son devoir en protégeant ses hommes et son convoi, qu'il la laisse faire le sien en s'occupant de lui comme il se doit.

Patiente, elle attend qu'il obtempère ou qu'il lui révèle au moins son nom. Elle sent son hésitation, bien qu'elle n'en comprenne pas la raison. Puis les syllabes chantent à ses oreilles. « Anwar, je m'appelle Anwar. » Le prénom réveille en elle des souvenirs qu'elle n'a pas, des histoires qu'on lui a contées. Sa mère a souvent parlé de ce petit garçon, fauché si jeune au nom de la jalousie et du pouvoir, au nom d'un trône que tant convoitaient. L'homme retire sa tunique sans broncher et Alméïde reste un instant silencieuse, comme prise au dépourvu. Puis c'est un sourire un peu triste qui se dessine sur ses lèvres. « C'est un très beau prénom. » déclare-t-elle dans un souffle, sans lever les yeux vers les siens. Ceux-ci sont passés sur les tatouages, rapidement, habitués aux dessins qui ornent la peau des femmes et des hommes de son peuple, puis s'attardent plutôt sur le bandage teinté d'écarlate. Une grimace passe sur ses traits. « Il doit être changé. » fait-elle remarquer à voix haute pour bien lui faire comprendre que son état n'est pas idéal. Il n'y a rien de pire qu'une pansement que l'on laisse traîner des jours durant. Et puis, un marché est un marché, n'est-ce pas ? « Je ferai vite. » le rassure-t-elle en s'attelant à la tâche.

Ses gestes simples sont répétés rapidement et avec douceur et la blessure se dévoile doucement, laissant voir une peau qui a commencé à cicatriser mais qui semble saigner encore un peu. Peut-être le voyage a-t-il rouvert un peu la plaie, mais rien de très grave, comme il l'a signalé. « Je vais nettoyer un peu et remettre un bandage propre. Vous devrez le changer régulièrement et rester tranquille quelques jours pour que ça se referme bien. » signale-t-elle en joignant le geste à la parole. Il devrait guérir vite, si aucun problème ne survient d'ici là.

Alméïde reste concentrée sur sa tâche, mais ses paroles passent ses lèvres malgré tout, la curiosité l'emportant. « Vous venez de Roc-Épine, n'est-ce pas ? Comment vont ses habitants ? » sous-entendu, depuis le début de la guerre, demande son regard inquiet. Roc-Épine est indépendant, mais c'est également un domaine en première ligne sous le feu de l'ennemi. On ne peut pas dire que la princesse s'y rend très souvent, après tout.


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Message Sujet: Re: Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur   Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur EmptyMar 3 Avr - 15:49

Son sourire te paraît triste, mais tu ne dis rien.  Toujours et encore, tu gardes le silence de ton existence.  Il vaut mieux qu'elle ne sache pas que tu vis encore.  Que tu restes cet enfant qui est mort tout juste avant qu'elle ne rejoigne ce monde.  Que ses affections se tournent toutes vers Anthim.  Votre demi-frère, qui pourtant lui a beaucoup mieux tenu son rôle auprès d'elle que tu ne pourras jamais le tenir.  Ton cœur souffre de lui voir cette expression, mais il vaut mieux qu'elle ne t'oublie dès que possible.  Il ne sert rien de pleurer trop longtemps les morts et il y a plus de trente ans qu'Anwar d'Erebor est mort.  Tu lui préfères cet air pincé quand elle pose ses yeux sur ta blessure avant de déclarer qu'il faudrait changer le pansement.  Ça ne te surprend pas, tu l'as fait toi-même et rapidement pour aider les blessés plus importants.  Ton devoir en tant que chef de ces gens placés sous tes ordres pour une mission, c'est de t'assurer qu'ils reviennent tous sains et sauf à Roc-Épine.  Ton confort est loin d'être prioritaire à tes yeux, pas quand tes hommes souffrent.

Tu regardes ses mains s'afférer alors qu'elle nettoie la plaie.  Ses mouvements t'apparaissent sûrs et confiants, cela t'arrache un léger sourire bien malgré toi.  Tu ne peux pas t'empêcher complètement de ressentir de la fierté pour cette sœur qui s'est vouée à Callia et qui aide son prochain ainsi.  Les affections d'Anthim on fait d'elle une princesse, mais son cœur est noble et pur.  Tu regrettes de ne pas avoir pu grandir auprès d'elle, de l'avoir vue toi-même prendre son chemin.  Cependant, peut-être que si tu n'avais pas été écarté du trône, les choses seraient bien différentes.  Un voile de tristesse s'empare alors de ton cœur en songeant qu'il y avait peut-être aucune alternative pour une enfance heureuse auprès des tiens.  Et puis tu te reprends.  Le passé ne peut plus être changé et si tu as une famille cachée, désormais ta famille c'est celle de Roc-Épine.  Ils t'ont élevé et vu grandir.  Ils ont fait de toi un garde, puis une sentinelle.  C'est ton tour de les servir maintenant.  Tu n'as pas le temps de t'appuyer sur ton sort.

« Oui.  Nous ne nous mêlons pas du conflit, autant que faire se peut.  Pour le moment, tout le monde se porte bien.  Peut-être les femmes et les enfants seront-ils évacués, mais pour le moment nous tenons. »

La guerre n'est certes pas profitable à Roc-Épine d'un point de vue géographique.  Au plein cœur du continent, les batailles font rage autour de vous.  Sauf peut-être du côté qui s'approche de Lagrance et Sombreciel qui ont une manière bien à eux de se faire la guerre.  Néanmoins, peu importe le danger, les autres gardes et toi saurez prendre les armes pour protéger ce qui est votre demeure.  La détermination est fort visible sur ton visage anguleux.

« Pourquoi êtes-vous devenue une disciple de Callia? » demandes-tu alors.  Tu ne veux pas parler trop de toi.  Tu as appris depuis longtemps qu'il est beaucoup plus facile de cacher les vérités sur soi en ne dévoilant rien ou peu.  Il n'est peut-être pas des plus polis d'interroger aussi impunément la princesse, mais vous n'êtes pas dans un cadre qui l'empêche à ton avis.  Elle te soigne et c'est une raison suffisante pour que tu oses lui poser quelques questions, ce qui te permet de satisfaire ta curiosité de grand frère sans qu'elle n'en sache rien.
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Alméïde de Sombreflamme
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Message Sujet: Re: Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur   Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur EmptyMer 4 Avr - 23:21

Les histoires sont nombreuses, sur Roc-Épine. Alméïde n'a guère eu la chance de s'y rendre, si ce n'est une fois, il y a bien des années. Elle se rappelle avoir écouté attentivement les quelques bribes que Reja voulaient bien lui conter sur cet endroit particulier, entre deux mondes, hors de leur duché tout en restant des leurs. C'est un lieu qui ne révèle pas aisément ses secrets, comme bien des lieux au sein du duché du Sable et du Roc. Au coeur des montagnes ou au coeur du désert, recouverts par les dunes, subsistent encore bien des mystères dont les légendes sont portées par le vent et voguent en compagnie des caravanes. Ces histoires parviennent à Vivedune, elles se racontent au coeur du bazar, elles sont emportées jusqu'au palais où son frère les écoute avec attention, lui qui chérit tant l'histoire d'Erebor. Oh, Roc-Épine, dont les alchimistes sont si réputés et les sentinelles si braves.

« Oui. Nous ne nous mêlons pas du conflit, autant que faire se peut. Pour le moment, tout le monde se porte bien. Peut-être les femmes et les enfants seront-ils évacués, mais pour le moment nous tenons. » Elle lui adresse un sourire à la fois rassurant et compréhensif. Territoire indépendant mais pris entre deux feux, la situation n'est guère enviable pour ce peuple qui ne demande que la paix de vivre comme ils le désirent. Alméïde hoche la tête. « Et ils seront les bienvenus ici, si ça devait arriver. » affirme-t-elle dans un sourire déterminé. Comme tant d'autres qui ont quitté leurs terres pour s'éloigner du conflit, comme tant d'autres qui ont perdu leurs terres à cause du conflit... les habitants de Roc-Épine seront toujours accueillis à bras ouverts.

La princesse termine de remplacer le bandage et s'assure qu'il est bien en place quand les mots de l'homme lui parviennent à nouveau. « Pourquoi êtes-vous devenue une disciple de Callia ? » La question la surprend, mais c'est un nouveau sourire plus doux qui lui répond. Elle n'en veut pas à sa curiosité, il n'est pas le premier à lui poser cette question. « Je n'aime pas voir la souffrance chez les autres. » répond-elle, d'une voix songeuse, les yeux baissés sur son travail. Elle fait quelques dernières vérifications, mais sa voix elle, s'élève encore doucement. « Je passais beaucoup de temps à feuilleter les ouvrages de la bibliothèque du palais, et ceux de médecine attiraient particulièrement mon attention. Nos instructeurs l'ont remarqué, et le reste est venu... naturellement. » Elle sourit à ce souvenir, retrouvant dans les tréfonds de sa mémoire les après-midis passés au coeur de la bibliothèque en compagnie de son frère. Il lui faisait parfois la lecture, et quelques fois, ils s'installaient chacun sur des coussins avec leur ouvrage en main. Elle entrait à peine dans l'adolescence alors, et sa curiosité s'éveillait devant toutes les connaissances qui lui tendaient les bras. Jeune femme fascinée, avide de savoir. « Le médecin du palais a accepté de m'enseigner ce qu'il savait, je lui dois beaucoup. C'était un homme sage, qui savait de quoi il parlait. » Un vieil homme au caractère fier et taciturne, un érudit qui enseignait avec la même passion qu'il exerçait son métier. Alméïde y a puisé la flamme de ses connaissances.

Elle se redresse soudain, satisfaite. « Voilà, je crois que ça ira comme ça. Promettez-moi d'éviter les mouvements brusques dans les jours qui viennent. » le prévient-elle avec sérieux.


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Message Sujet: Re: Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur   Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur EmptyMer 11 Avr - 1:58

Tu profites du fait qu'elle est concentrée sur ta blessure pour l'observer un peu plus, graver ses traits dans ta mémoire.  Avant, tu n'as été près d'elle que lorsqu'elle était encore dans le ventre de votre mère.  Tu as quitté le palais juste avant sa naissance.  Si près de vous connaître.  Mais il valait mieux que ce soit ainsi.  Elle n'avait pas eu à souffrir de la perte d'un frère qu'elle n'avait jamais connu.  Tu détailles avidement ses traits, cherchant des ressemblances avec Rejwaïde, avec votre mère.  Tout en tentant de ne pas laisser trop entrevoir ton intérêt.  Tu ne voudrais pas que quelqu'un t'accuses de manquer de respect pour la princesse.  Après tout, vos liens de parenté sont inconnus de tous, sauf de toi.  Tes yeux finissent par se baisser vers ses mains, craignant que l'insistance de ton regard n'attire l'attention des badauds.  Elle est agile et pourtant délicate.  Tu la sens à peine alors que pourtant elle s'occupe de te soigner toi.  C'est une bonne médecin et une bouffée de fierté monte dans ta poitrine.  Avec ses explications, tu ne peux que croire qu'en vérité, elle n'est pas devenue disciple de Callia, mais c'est plutôt la déesse qui l'a réclamée à elle.  Peut-être est-ce même un don des dieux.  Cela te rend heureux.  Là où tu protèges les autres de ton cimeterre, elle répare leurs blessures.  Et même leur âme.  Un peu comme la tienne en ce moment.

Et la magie du moment s'évanouie lorsqu'elle se redresse, ton pansement désormais changé, il n'y a plus de raisons pour qu'elle ne reste auprès de toi, d'autant qu'elle a promis d'aller soigner tes hommes dès qu'elle en aurait fini avec toi.  Néanmoins, une part de toi reste heureux, comme grâce à cette escarmouche, tu as pu parler un peu avec ta sœur.  La connaître un peu mieux, même si elle te reste complètement étrangère.  Te voilà plus rassurer que jamais.  Elle a bien grandi, elle est devenue une femme magnifique et tu crois sincèrement qu'elle fera de grandes choses dans les petites choses.

« Je vous en fais serment, princesse.  Je ne détruirai pas le fruit de votre travail en me montrant imprudent. »  Tu lui décernes un sourire qui se veut reconnaissant, bien qu'empli d'une certaine tristesse.  Finalement cette rencontre que tu redoutais ne s'est pas aussi mal passée que tu ne l'aurais d'abord cru.  Puis, elle ne te reconnaît pas.  Il n'y a aucune raison pour qu'elle ne le fasse d'ailleurs, elle qui ne t'a jamais vu dans les jupes de ta mère, votre mère.

« Je tiendrai cette promesse.  Vous avez le cœur sur la main, je me souviendrai avec fierté qu'Erebor compte une princesse à l'âme aussi noble. »  Tu poses ta main sur ta poitrine, à la hauteur de ton cœur et tu t'inclines légèrement pour montrer ton respect à cette princesse.
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Message Sujet: Re: Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur   Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur EmptyVen 20 Avr - 21:56

Les soins n'ont pas duré bien longtemps, la blessure n'étant ni grave, ni infectée. Elle n'a pourtant rien précipité, prenant garde à ne rien laisser au hasard, même pour un simple changement de bandages. Au moment de lui annoncer que c'en est fini, elle regrette presque de devoir le laisser néanmoins. À chacun de ses patients, elle accorde une attention entière, elle met tout son coeur et toute son âme dans ce qu'elle fait, dévouée à Callia dans chacun de ses gestes ; sa profession lui a fait rencontré bien des personnes, de la noblesse mais également du peuple, et elle reste toujours aussi fascinée par la nature de ces étrangers qu'elle ne verra peut-être plus jamais de sa vie. Cet homme, toutefois, a quelque chose d'intriguant dans le bleu de son regard. Un regard qui lui paraît familier, sans qu'elle ne sache réellement pourquoi. Et dans les quelques mots qu'il prononce, il y a comme un voile qui ne demande qu'à être écarté pour découvrir ce qu'il se cache derrière.

« Je vous en fais serment, princesse. Je ne détruirai pas le fruit de votre travail en me montrant imprudent. » Elle lui adresse un sourire un peu absent, alors qu'elle chasse cette étrange impression qui n'a pourtant duré qu'une fraction de seconde. Elle est satisfaite, et son sourire s'élargit un peu, presque complice. « Je tiendrai cette promesse. Vous avez le cœur sur la main, je me souviendrai avec fierté qu'Erebor compte une princesse à l'âme aussi noble. » Son coeur se réchauffe, tout comme ses joues, d'un tel compliment. Elle baisse un instant la tête, à la fois en signe de respect, pour le remercier, mais également pour cacher l'embarras passager qui la touche. Quand elle relève les yeux, néanmoins, elle semble sereine. « Je ne fais que mon devoir envers ceux qui ont besoin de moi. » Et chaque jour, elle espère être digne pour son peuple. « Et comme je l'ai promis, je me vois dans le regret de vous laisser car je m'en vais de ce pas m'assurer que vos hommes vont bien. Puisse Joseï veiller sur vous. » ajoute-t-elle d'une voix douce, esquissant un nouveau sourire.

Alméïde le salue une nouvelle fois avec respect, puis le laisse se reposer, quittant son chevet pour aller s'enquérir des hommes qui sont arrivés à ses côtés, adressant au passage un sourire doux à l'enfant malade dont elle s'est occupée tout à l'heure et qui la regarde passer.


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Message Sujet: Re: Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur   Tes doigts pansent mes plaies, ta présence apaise mon coeur Empty

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