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 Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?

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Grâce de Séverac
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Message Sujet: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyJeu 5 Avr - 23:29


Livre III, Chapitre 3 • Les Échos du Passé
Melsant de Séverac & Grâce de Sombregemme

Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?



• Date : 29 mars 1003
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Grâce se rend aux côtés de Melsant, pour avoir une discussion franche - elle l'espère - et aplanir les choses, suite à la séparation d'Erebor de l'empire. Une discussion pour clarifier les choses, quand elle craint leur fin.
• Recensement :
Code:
• [b]29 mars 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3570-que-peindras-tu-sur-la-toile-de-notre-avenir]Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?[/url] - [i]Melsant de Séverac & Grâce de Sombregemme[/i]
Grâce se rend aux côtés de Melsant, pour avoir une discussion franche - elle l'espère - et aplanir les choses, suite à la séparation d'Erebor de l'empire. Une discussion pour clarifier les choses, quand elle craint leur fin.



Dernière édition par Grâce de Sombregemme le Jeu 10 Mai - 11:46, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyJeu 5 Avr - 23:30

Combien de temps s’était écoulé, depuis que la veillée funèbre pour leur empereur avait pris fin ? Combien de temps avait-elle prétexté que l’on ait besoin d’elle, pour les préparatifs de départ des Erebiens ? Combien de temps s’était-elle cachée, au final, pour ne pas avoir cette discussion qui, elle le savait, serait laborieuse et pénible ? Elle n’avait pas peur de Melsant, elle avait peur des conséquences qui pourraient découler de cette discussion qu’ils devaient avoir. Ils n’étaient que fiancés, tout pourrait se défaire en un clin d’œil, en un mot malheureux. Elle n’était pas douée avec les mots, elle l’était pour agir.

Et elle avait en tête cette proposition qui la hantait, alimentant le dilemme qui la secouait, depuis qu’Erebor avait annoncé se retirer de l’empire. Qu’adviendrait-il d’eux ? Melsant prêtait grande attention à elle, à ses besoins, et jamais il n’avait cherché à la contraindre, mais ne serait-ce pas trop ? La goutte d’eau qui ferait déborder la vase ? Le verre qui vous achevait, vous sortant de l’allégresse dans laquelle les autres vous avaient plongé, pour vous laisser seul face à vos erreurs ?

Ses idées s’enchainaient à toute allure, alors qu’elle tentait de se convaincre de se manifester, de frapper à la porte, d’entrer. D’affronter une personne qui lui était chère, et qu’elle avait très peur de perdre. Elle finit par frapper, ouvrir, entrer. Elle ne pouvait pas fuir. Qu’elle l’aurait souhaité, pourtant ! La voix peu assurée, elle prit la parole. « Je crois qu’il faut qu’on… parle. De nous. De ce qui nous attend. » De notre futur. Elle n’osa prononcer ces mots. En avaient-ils seulement ? Voudrait-il en avoir un avec elle, en dépit des contraintes ?
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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyVen 6 Avr - 13:06


Un grand trouble s'était emparé du Major de la division d'Euphoria depuis quelques heures. Il avait vaillamment fait face aux événements funestes et incroyables qui avaient eu lieu pour le couronnement d'Octave, luttant contre ses propres peurs et appréhensions pour accomplir son devoir, protéger la famille impériale et la population ibéenne. Mais parfois, l'ennemi n'était pas aussi évident qu'on ne l'aurait voulu. Était-ce protéger Ibélène que de s'opposer au jeune Octave mort et ressuscité ? Que de se méfier de sa sœur, possédée par la Chasse et délaissée ? Le sacrifice de Richard n'avait pas été sans répercussions, le choc étant grand chez les griffons et les Voltigeurs, alors que la peine d'Adamante avait résonné dans leur conscience avec force, leur poignardant le cœur et les plongeant dans un état second. Peut-être que son expérience en tant qu'écrin lui avait permis de ne pas paniquer et de conserver l'esprit ouvert, mais nombre de questions étaient nées suite à tous ces évènements.

Et l'une d'entre elle concernait son avenir personnel. Pas en tant que Voltigeur et Marquis, mais plutôt en tant qu'homme. Grâce... Grâce appartenait au Vol d'Erebor et Erebor s'était détaché de l'Empire... Si les relations entre Sombreciel et Erebor allaient sans doute continuer, que ce soit diplomatiquement ou commercialement, il ignorait réellement comment concilier tous ces bouleversements avec sa vie privée. Il avait besoin d'une épouse, d'une Marquise, qui serait la mère de ses enfants. Il lui fallait des héritiers... Allait-il devoir contraindre grâce à le partager avec d'autres femmes plus à même de lui donner ce dont il avait besoin ? Après tout, Castiel parvenait très bien à gérer ses deux épouses apparemment. Sauf que se belliférienne risquait de ne pas avoir cet esprit ouvert. Melsant n'avait aucune vue sur aucune autre femme pour le moment, n'en ressentait ni l'envie ni le besoin, mais c'était tout de même un cas de figure à envisager s'ils ne parvenaient pas à trouver un terrain d'entente... Affranchie des carcans d'Ibélène, Grâce pouvait enfin s'épanouir en tant que Voltigeuse et gagner du galon... Intellectuellement, il avait parfaitement conscience de tout cela et le comprenait mais émotionnellement...

L'on frappa alors à sa porte et il se redressa tandis que la femme à laquelle il pensait et qui lui causait tant de tourments moraux et affectifs pénétrait dans la pièce pour lui faire face. Fière. Altière. Il croisa les bras sur sa poitrine, dans l'attente, fermé inconsciemment alors qu'elle rompait le silence. « Effectivement. » Sa voix à lui était froide et détachée alors qu'il masquait ses tourments. Il le faisait toujours. Il endossait tout, il assumait tout et ne laissait rien voir de ce qui pouvait le ronger. Il était ainsi, l'aîné des Séverac, habitué à tout porter sur ses larges épaules. « Je t'écoute. » Il n'avait rien à dire pour sa part. Ce n'était pas lui qui était affilié à un royaume dissident. Qui risquait leur relation pour sa carrière personnelle.



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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptySam 7 Avr - 1:40

Peut-être aurait-il été préférable qu’elle fasse demi tour. Qu’ils aient cette conversation plus tard. Les choses étaient trop… récentes, trop nouvelles, pour qu’elle puisse y réfléchir convenablement. Ses pas la portèrent pourtant devant cette porte, qu’elle redoutait d’ouvrir. Elle s’imaginait que Melsant tout comme elle se questionnait, mais elle n’avait aucunement en tête tout ce qui pouvait lui traverser l’esprit. Jamais elle n’aurait pu penser qu’il envisageait de telles choses, jamais n’aurait-elle pu l’imaginer, jamais même cela ne lui aurait traversé l’esprit. Elle se doutait qu’il n’accueillait pas la décision du duc d’Erebor avec enthousiasme, mais elle ne pensait pas qu’il irait si loin dans sa réflexion. Pas quand tout était si récent… Elle soupira, derrière la porte. L’avait-il entendue arriver, s’arrêter ? Attendait-il qu’elle fasse le premier pas, qu’elle se manifeste, qu’elle entre ? Très probablement.

Et si elle n’y était pas résolue, elle frappa malgré tout à la porte, l’ouvrant pour entrer elle-même. Paraissant sûrement plus assurée qu’elle ne l’était, alors que les questions s’enchaînaient dans sa tête, inlassablement, sans réponse aucune. Elle se ferma, en voyant son attitude. En entendant cette voix… distante, déplaisante. Elle pensait qu’il serait révolté, en colère, qu’il s’insurgerait, mais pas qu’il serait si indifférent. Il avait déjà pris sa décision ? Tout prêtait à le croire, et elle ne s’attendait pas à un tel coup, à un tel choc. Elle murmura, incertaine qu’il l’entendrait. « As-tu donc déjà pris ta décision ? » Elle était probablement trop loin pour que ce soit le cas.

Croisant les bras à son tour, elle resta à quelque distance, cherchant ses mots. « Je dois retourner en Erebor. Voir comme les choses vont se passer. Savoir ce qui m’… ce qui nous attend. » Elle ferma les yeux brièvement, pour les rouvrir presque aussitôt. « Savoir comment les choses peuvent se passer, pour nous. Comment nous organiser. » Si seulement il le voulait. Elle était plus distante, elle aussi, maintenant qu’elle l’avait vu si désintéressée. Sans quoi elle serait trop vulnérable, et incapable de parler.
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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyMar 10 Avr - 16:01


Cette attitude fermée, c'était simplement sa manière de se défendre et d'appréhender la situation. Melsant était habitué à tout assumer sans jamais se plaindre ou laisser filtrer ses émotions. Du moins, pas quand cela risquait de le chambouler vraiment. Et en l'occurrence... il était ébranlé par la situation qui semblait lui échapper totalement. Grâce lui filait entre les doigts. Elle l'aimait, il le savait et c'était réciproque, mais est-ce que cela serait suffisant pour se forger un avenir ensemble ? Ils avaient déjà évoqué le sujet, sans vraiment prendre de décisions. Il y avait les filles de Grâce, les fils de Grâce, son métier de Voltigeuse. Ils avaient décidé de prendre chaque problème séparément, d'y aller étape par étape. Mais à trop scinder ainsi, sans vraiment se projeter et poser les bonnes questions, ils se retrouvaient au pied du mur.

Grâce murmura quelque chose qui lui échappa, tandis qu'elle prenait la même posture que lui, sans doute dans le même esprit de défense. Il plissa les yeux quand elle parla de retourner en Erebor et se rattrapa de justesse en pensant à eux et pas simplement à elle. « Je me demande également comment elles vont se passer. Et que devient ce nous qui me semble s'éloigner. » Il décroisa les bras et se mit à faire les cent pas cette fois, en proie à une grande agitation intérieure. « Nous avons eu tort de ne jamais vraiment nous poser pour discuter de cet avenir commun. De nos attentes, de nos rêves et de nos espoirs. Et des concessions que nous sommes prêts à faire pour vivre ensemble. » Il s'arrêta et eut un petit rire sans joie : « Il me semble désormais clair qu'il ne nous sera pas possible de vivre ensemble... Alors que va-t-on faire Grâce ? Nous verrons-nous de temps en temps quand nos emplois du temps respectifs nous le permettront ? Je n'avais pas du tout envisagé les relations avec la femme qui partagerait ma vie sous cet angle pour être honnête. Je ne t'ai jamais caché que je voulais être père et que je voulais que ce soit toit la mère de mes enfants. Mais comment pourrions-nous concilier cela avec notre devoir ? Renonceras-tu à Erebor ? Après tout, c'est l'occasion rêvée pour toi d'enfin prendre du galon et accéder au poste que tu convoitais tant et qui t'étais refusé de par ton sexe... Je connais tes ambitions et ton envie de revanche sur la vie qu'on t'a prise. » Il s'interrompit pour lui faire face, se rapprochant pour lui relever le menton et plonger son regard dans le sien, la colère animant ses yeux bleus : « A l'heure actuelle, je ne vois guère de solutions acceptables sans sacrifices... Celui de ta carrière. Ou celui de notre couple. »

Les mots étaient durs, mais Melsant n'était pas connu pour tourner longtemps autour du pot. Il avait eu beau se retourner le cerveau, il arrivait toujours à une impasse. Soit Grâce sacrifiait sa carrière, soit sa vie de femme. Et lui... Pouvait-il quitter Euphoria, son frère, sa famille, son domaine, pour elle ? En avait-il le droit ? Le désir ? Pourquoi est-ce que ce serait à elle de faire des sacrifices ? Parce qu'elle était femme ? Voilà un raisonnement digne d'un belliférien... En même temps, jamais il n'avait envisagé de lui demander de cesser la Voltige. Juste qu'ils se rapprochent et puissent vivre ensemble tout en continuant leur métier. Et si enfants il y avait, qu'ils soient élevés par les deux, aidés de nourrices et de la famille quand ils seraient en mission. Il n'était pas le plus exigeant des hommes, loin de là.



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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyMar 10 Avr - 21:49

Elle ne l’avait jamais vu aussi… distant, d’aussi loin qu’elle s’en souvenait. Il n’était pas furieux, elle n’en avait pas l’impression du moins, il la rejetait simplement. Était-ce si peu important, ce qu’ils avaient construit ? Cette confiance qu’elle lui vouait était à ce point une erreur ? Elle commençait à penser qu’elle n’aurait du compter que sur elle-même, en le voyant ainsi intouchable. De marbre. Aussi mima-t-elle son attitude, inconsciemment peut-être. À quoi bon montrer sa faiblesse ? Les blessures qu’il ouvrait à nouveau, en la rejetant comme ça ? Il saisissait l’occasion de se défaire d’un engagement qu’il ne voulait pas, n’est-ce pas ? Ça n’était rien d’autre, de toute évidence. Et il n’y avait aucune raison que ça la touche. Qu’elle s’en soucie. Il n’était qu’une distraction, agréable certes, mais rien de plus, n’est-ce pas ? Elle avait ses filles, la famille qu’elle s’était choisie avec les gens de l’Audacia, de quel droit pouvait-elle prétendre à plus ? Elle avait cru qu’il était possible d’avoir davantage, mais elle s’était fourvoyée.

Et il le lui faisait cruellement comprendre. Il baissait les bras à la moindre… contrariété ? Au moindre imprévu ? Il ne cherchait pas une solution, et s’avouait vaincu ? Croyait-il réellement qu’il ait été facile pour elle de lui avouer qu’elle voulait passer sa vie avec lui ? De lui demander sa main, alors qu’elle n’a jamais eu tant de pouvoir, tant de liberté, entre ses mains ? De reconnaître qu’elle brûlait d’envie de renouer avec ses filles, alors qu’elles ne voulaient pas d’elle, et qu’elle ne pouvait leur imposer cela ? Plus il parlait, et plus la colère se mêlait à la douleur. Plus elle se sentait blessée, et rejetée. « Alors tout est perdu d’avance, pour toi ? Un petit obstacle suffit à ce que tu jettes l’éponge ? Pour que ce nous que je croyais bien réel ne soit plus rien ? » Elle s’arrêta, pour le dévisager, attendant une réaction de sa part. Quelque chose. « C’est ça que tu veux ? Que je renonce ? Que je trahisse Erebor, et mes serments ? Que je sois à la hauteur de ma réputation – une traîtresse déloyale ? C’est ce que je suis, après tout, en Bellifère. Pour avoir osé bafouer l’autorité de mon mari, avoir osé endosser une carrière réservée aux hommes. À quoi bon feindre être différente ? Le sultan d’Erebor, l’ancienne sultane, l’ancienne princesse, tous m’ont tendu la main, quand rien ne les y obligeait, mais je peux leur tourner le dos, n’est-ce pas ? Après tout, je ne vaux pas mieux. »

Elle allait trop loin. Elle en était consciente, mais était incapable de s’arrêter. Incapable de retenir ses paroles, qui la faisaient souffrir elle aussi. Elle savait qu’il n’était pas comme ça. Qu’il ne pensait pas ça. Mais il parlait, comme si la seule solution était qu’elle renonce à ce qui lui était enfin accessible. Renoncer à Erebor, sacrifier sa carrière… Parce qu’il veut des enfants d’elle. Parce qu’il veut qu’ils les élèvent ensemble. Et lui, qu’en ferait-il ? Le regard de Grâce se fit plus froid, la détresse laissant place à la colère pure. Comment aurait-elle pu faire autrement, et ne pas s’effondrer ? Si elle avait muselé sa colère, alors elle aurait réalisé qu’elle perdait l’homme qu’elle pensait avoir trouvé. « Si c’est ce que tu veux, très bien. Le sultan et son épouse font préparer leurs effets, pour partir au plus tôt. Laisse moi leur annoncer que je ne les suivrais pas. Que je resterais en Ibélène. Que je renonce à la Voltige. Que je serais une bonne petite épouse, qui pourrait te donner des héritiers et héritières en un rien de temps. Ça ne prendra pas longtemps. »
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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyJeu 12 Avr - 10:48


Cherchait-elle à le provoquer alors qu'elle lui jetait en plein visage qu'il n'avait pas la volonté nécessaire pour que leur couple fonctionne ? N'était-ce pas un peu osé de lui dire cela alors qu'il s'était montré ouvert et patient jusque là, allant même jusqu'à freiner ses envies de mariage pour ne pas heurter ses filles avec qui les relations étaient si tendues ? Le culot de Grâce à ce sujet lui semblait sans limites. « Un petit obstacle ? Tu appelles cette situation, un petit obstacle ? C'était déjà compliqué avant, mais maintenant qu'Erebor a fait sécession... » Il soupira, entre colère et lassitude. Il était un fidèle de l'Empire, mais était surtout fidèle à sa famille. A Castiel. Qui allait donc pouvoir accueillir les Mages désormais, ayant réussi à soutirer ce droit de la part du jeune Empereur, avant même qu'il ne soit tué... Et ne revienne à la vie. Le Major était passablement ébranlé par cette situation inédite et qui lui posait des soucis d'éthique. Au moins, Grâce n'avait plus à se poser de questions à ce sujet. « Arrête d'être aussi mélodramatique Grâce, je ne te demande pas de les trahir non plus. » Bien sûr que non. Mais il fallait réfléchir posément à la situation, ce que ni l'un ni l'autre n'était en mesure de faire. Il se pinça l'arête du nez entre les doigts, respirant un bon coup afin de ne pas dire les mots de trop, qui réduiraient leur couple à néant, même s'il s'était déjà montré bien trop dur. Mais Grâce n'était pas de ces femmes qui allaient le supplier de la garder. Elle était trop fière pour ça. Et lui aussi.

Il l'épingla cependant du regard alors qu'elle continuait dans sa lancée, avec grandiloquence, en le faisant passer pour le pire des égoïstes. Un sentiment qui lui déplaisait énormément. Surtout alors qu'elle l'accusait ainsi de vouloir faire d'elle une femme qu'elle n'était pas. La goutte d'eau probablement, alors qu'il s'emparait de ses lèvres pour un baiser qui n'avait rien de doux et de tendre, mais qui était davantage désespéré et violent, comme ce qui l'agitait actuellement. C'était encore le meilleur moyen de la faire taire alors qu'elle ne disait que des sottises et interprétait de travers ses paroles. Quand il y mis fin, ses mains glissèrent le long des bras de Grâce pour la garder avec lui et l'empêcher de reculer ou de fuir. Mais l'aurait-elle seulement fait ? « Je ne veux pas que tu te transformes en parfaite petite maîtresse de maison entourée d'une nuée d'enfants, bon sang. Je ne te l'ai jamais demandé et je n'ai jamais songé à te l'imposer. Tu es terriblement injuste avec moi en pensant que je puisse te réduire à cela... Que je puisse exiger que tu renonces à la Voltige quand tu y es si douée. Il n'en a jamais été question. Je savais dans quoi je m'embarquais en tombant amoureux de toi, Grâce de Sombregemme. » Son regard s'assombrit pourtant tandis qu'il continuait : « Mais je pensais que nous pourrions être dans le même Vol une fois mariés, faciliter le rapprochement, vivre ensemble... Que va-t-il se passer désormais ? La Marquise d'Automnal vivre-t-elle en Erebor et me fera-t-elle le grâce de sa présence de temps en temps afin d'honorer son devoir conjugal avant de repartir ? Et si tu tombes enceinte ? Il y a trop de questions sans réponses, Grâce... Et... Je crains le choix que tu pourrais faire. » Il n'ajouta rien mais... Oui, il craignait qu'elle ne le choisisse pas lui... pourtant, il y avait une lueur d'espoir alors qu'elle avait clairement indiqué renoncer à tout pour être son épouse, même si elle avait singulièrement noirci le tableau.



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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyJeu 12 Avr - 22:07

Quel nom voulait-il qu’il donne à cet… imprévu ? Elle n’était bien évidemment pas dans les confidences du couple ducal erebien, sigisbée ou non, et elle avait ressenti la surprise, amère, comme les autres. Elle avait été contrainte de conserver une impassibilité certaine, malgré le trouble que ça avait remué en elle. Mais qu’attendait donc Melsant, de sa part ? Qu’elle reconnaisse que c’était un trop gros contretemps, pour eux ? Il semblait déjà baisser les bras, quand elle voulait se battre. Préserver leur relation. Leur donner une chance, une vraie chance. Les obstacles, elle les surmontait. Elle les avait surmontés toute sa vie. Ce mariage auquel elle avait été contrainte, cette vie d’enfermement qui aurait fini par le tuer… Ces restrictions qui lui avaient été imposées. Les réserves de sa fille, sa colère à son égard – ce n’était pas réglé, mais elles avaient avancé, depuis qu’Aubrée et Agathe n’étaient plus en Bellifère. Et elle ferait de même, pour cela. Sauf s’il décidait que ça n’en valait pas la peine, s’il y mettait fin, comme il semblait prêt à le faire. « Et parce que c’est compliqué, il faut baisser les bras ? Renoncer à obtenir ce que l’on désire ? Renoncer l’un à l’autre ? Je n’ai jamais dit que ce serait facile. Mais ça n’est pas insurmontable. Pas pour moi, du moins. » Elle croisa les bras, le laissant parler, s’agaçant plus encore en l’entendant dire qu’elle était mélodramatique. Il avait lancé les hostilités.

Et si elle aurait préféré rester calme, il semblait qu’elle en soit incapable, alors qu’il l’obligeait à réagir. À agir avec excès, à se préparer à aller renoncer à sa carrière, renoncer à ce duché qu’elle apprenait plus que tout à apprécier. Tout à sa fureur, elle ne le vit pas rompre la distance entre eux, ne le vit pas s’approcher d’elle, pas avant de sentir ses lèvres prendre possession des siennes, avec violence. Avec possessivité, avec aucune mesure, la prenant par surprise. Elle frémit au contact de ses mains, de fureur qu’il mette fin à sa diatribe comme ça, mais aussi parce qu’il ne la laissait pas indifférente, peu importe combien elle cherchait à le faire croire – c’était bien le problème.

« Tu me demandes pourtant de renoncer aux opportunités que je pourrais avoir, en restant en Erebor. À une carrière plus épanouie. Est-ce seulement si différent ? » Si la colère n’avait pas disparu, couvant à la surface, son ton était las. Désabusé. Elle savait qu’il ne mentait pas, qu’il ne voulait pas d’une épouse… passive. Mais il ne voulait pas non plus d’une épouse qui accordait autant d’importance à sa carrière, apparemment. S’était-elle trompé à ce point, en pensant qu’ils pouvaient se comprendre ? Cette erreur pouvait lui être fatale, alors qu’elle espérait encore se fourvoyer. Et ce nom… C’était le sien, bien sûr, mais l’utilisait-il pour lui rappeler tout ce qui les séparait ? Elle déglutit, avant de reprendre la parole. « Tu sais que je ne t’ai pas demandé ça à la légère. Que c’était peut-être impulsif, mais… réfléchi, malgré tout. Désiré. Mais est-ce réellement ce que tu désires ? Mon époux vivra-t-il en Sombreciel, ne cherchant ma présence que quand je me rendrais à Automnal, uniquement pour que je fasse mon devoir conjugal ? Si je suis injuste, tu l’es aussi. Je pourrais être basée à la frontière entre Erebor et Sombreciel, toi aussi. Proches… Mais tu enterres toute chance, avant même de réfléchir.

On a des griffons, on peut voyager aisément. Une fois mariés… Une fois mariés, tu pourras demander au duc d’Erebor un laisser-passer. J’ai demandé un laisser-passer à ton duc, ton frère, alors même que rien n’était certain, alors même qu’il m’avait humiliée, à me questionner de manière plus que déplacée, quelque temps auparavant ! Pour toi !

M’as-tu seulement demandé ce que je comptais faire, avant de considérer pour acquis que je ne vivrais pas avec toi ? As-tu envisagé que l’on pouvait faire des concessions ? Les mages sont autorisés en Sombreciel, Melsant ! Il y en a, en Erebor…
» N’y avait-il vraiment aucune solution ? Avait-il si peu de foi en l’attachement qu’elle lui portait ?
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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyVen 20 Avr - 14:26


Si Melsant était plutôt pessimiste concernant leur avenir et leur couple, cette petite discussion avec Grâce lui apprenait que malgré les difficultés, la Voltigeuse, elle, ne semblait pas prête à renoncer à lui. Ce qui était plutôt réconfortant, il fallait le reconnaître. Mais la détermination de la belliférienne serait-elle suffisante pour réussir à construire quelque chose ? Il n'en était plus vraiment sûr. Et même s'il respectait son besoin d'indépendance et de liberté, il avait lui-même quelques exigences concernant ce mariage et sa conception de leur avenir. Cependant, elle le piquait au vif en sous entendant qu'il n'avait pas le courage et la force de surmonter les épreuves pour être ensemble contrairement à elle. Melsant avait sa fierté. « Ce n'est pas insurmontable... » Mais cela compliquait encore une situation qui n'avait pas besoin de l'être. Il s'agaçait, s'énervait, la poussait dans ses retranchements. Le ton montait. Voulait-il se séparer d'elle ? Non, bien sûr que non. Dans un accès de passion, il s'empara des lèvres de sa fiancée, la faisant taire et lui montrant simplement que malgré ses doutes et ses paroles dures, il tenait énormément à elle.

Et il reprit la parole, avec un peu plus de mesure, lui disant pourtant ce qu'il avait sur le cœur avec sa sincérité coutumière. Melsant de Séverac avait bien des défauts, mais il demeurait un homme droit et franc qui ne tergiversait pas quand il avait quelque chose à dire. Et il confia à sa compagne ses inquiétudes et ses espoirs qui lui semblaient s'envoler après le fiasco du couronnement. Ses mâchoires se contractèrent quand elle lui fit remarquer qu'il lui demandait tout de même de renoncer à une promotion à laquelle elle aspirait désespérément. Grâce était une femme ambitieuse. Plus qu'il ne l'était lui-même. Probablement parce qu'il n'avait jamais vraiment eu besoin de se battre pour obtenir ce qu'il voulait. Il n'avait pas à se plaindre de son enfance, de sa situation. Il était un meneur d'hommes naturel, et gagner du galon au sein des Voltigeurs avait été un parcours naturel et pas quelque chose auquel il aspirait à tous prix. Alors que Grâce...

« Tu sais bien que je ne recherche pas ta compagnie que pour avoir un héritier. » Il avait répondu brusquement. Il avait forcé le trait à ce sujet, bien sûr, rappelant que leur relation se ferait à distance si elle persistait à suivre Erebor. Et Grâce lui apporta des solutions... Sans pour autant accéder à son désir de vivre ensemble. Être basés de chaque côté de la frontière... Il accusa le coup alors qu'elle lui reprochait de ne pas lui avoir demandé ce qu'elle comptait faire. « Et donc, tu proposes de devenir mon épouse, de travailler en Erebor, que je travaille en Sombreciel et que nous utilisions les portails pour nous retrouver le soir ? Combien de temps tiendrons-nous ce rythme ? Je sais que le mariage est fait de concessions. Je te concède de privilégier ta carrière. » Mais elle, que lui concédait-elle finalement ? Il soupira, se passa la main sur le visage, avant d'aller s'asseoir sur le lit, les épaules voûtées par la lassitude, une posture qu'il n'avait jamais.



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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptySam 21 Avr - 11:07

S’il reprenait ses paroles, répétait ses propres propos, il le faisait avec beaucoup moins de conviction qu’elle, et elle était bien incapable de comprendre ce qu’il voulait laisser entendre par-là. N’y croyait-il pas ? Désirait-il seulement y croire ? Elle commençait, elle, à se dire que c’était peut-être la chose de trop, qui sonnait le glas d’une relation déjà bien trop compliquée. Auraient-ils du tenir aussi longtemps ? N’avait-ce jamais été voué à autre chose qu’à un échec ? Peut-être lui aurait-elle dit que puisqu’il condamnait ce couple qui était le leur, alors ils n’avaient qu’à renoncer. Après tout, à quoi bon se battre, pour quelque chose, s’ils n’y croyaient pas ? S’il semblait que la seule issue se présentant était que leur relation prenne fin ? Toute à ses pensées, il la prit par surprise en l’embrassant, et si elle essaya de résister, elle en était incapable. Elle l’aimait, elle l’aimait si intensément que son cœur lui donnait l’impression qu’il allait sortir de son corps, qu’il allait exploser, et la consumer toute entière.

Elle croisa les bras, pourtant, quand il mit fin au baiser, brisant à peine la proximité qui en avait découlée, plus vulnérable qu’elle n’était prête à l’admettre, alors qu’elle avait cruellement conscience de tout ce qu’elle avait à perdre, et que son calme, si tant est qu’elle ait réellement été calme, s’envolait. « Non, pas plus que je ne veuille te voir simplement pour faire mon devoir conjugal ! » Cette façon de percevoir les choses… elle ne pouvait pas l’ accepter. Parce que leur relation n’était pas réduite à cela, que Melsant n’était pas genre d’homme à estimer qu’elle lui devait une telle chose, et qu’elle ne l’avait pas choisi pour qu’il l’enferme comme ça. « Tout comme tu sais que je ne jure pas que par ma place au sein d’un Vol ! Toi, plus que tous les autres, tu le sais ! » Lui qui avait accueilli ses confidences sur ses filles, sur la culpabilité qui la rongeait, sur le nombre de fois où elle avait failli faire demi-tour, le jour même de sa fuite, et ceux d’après, parce qu’elle savait avoir fait preuve d’égoïsme, parce qu’elle craignait avoir condamné ses filles à un sort bien moins enviable encore que le sien.

Elle leva les yeux vers lui, pourtant, suivant ses gestes du regard, alors qu’il s’éloignait réellement pour s’asseoir sur le lit qui se trouvait dans les appartements qu’il occupait au palais. Elle se sentait soudain petite, très petite, face à l’homme… abattu, qu’elle avait face à elle. À cause d’elle. « En quoi est-ce différent, que si nous étions chacun dans un escadron différent, à un bout de Sombreciel ? La distance peut-être moins grande, entre Erebor et Sombreciel, qu’entre deux endroits de Sombreciel ! Que voudrais-tu ? Que veux-tu réellement ? » Parce que ça ne faisait aucune différence pour lui, s’ils n’étaient pas au même endroit, de toute évidence. Elle se retient de réagir, sur les concessions. Ce reproche sous-entendu… Si elle réagissait, elle le regretterait.
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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyDim 22 Avr - 12:22


En faisait-il trop ? Se posait-il trop de questions et ajoutait-il des difficultés où il n'y en avait pas ? Grâce semblait certaine que tout cela ne changeait rien, que ça ne mettait pas leur couple en péril. Ils étaient dans un équilibre fragile après tout. Ils faisaient chacun leur vie, leur carrière, se voyaient de temps en temps pour passer du bon temps ensemble. Mais ce n'était pas suffisant. Cela l'était pour une maîtresse. Pas pour une épouse, non ? Ils avaient eu tort de ne pas avoir cette conversation posément plus tôt. Peut-être ne recherchaient-ils pas du tout la même chose dans le mariage... probablement même. Surtout quand on savait quel fiasco avait été celui de Grâce. De quoi la guérir à jamais de cette expérience. Et pourtant, elle lui accordait sa chance. Les réserves des Séverac lui revenaient forcément en tête en cet instant. Il avait soutenu Grâce envers et contre tout, les rassurant et affirmant sa position et son choix. Il ne pouvait même pas dire ne plus en être sûr désormais, parce qu'il était évident qu'il était amoureux d'elle. Qu'il supporterait bien des choses pour elle. Et la Voltigeuse s'accrochait à leur couple. Malgré les récriminations de son fiancé, elle restait et cherchait des solutions. Il devinait dans ses paroles qu'elle ne voulait pas reprendre sa liberté. Qu'elle ne souhaitait pas rompre les fiançailles et fuir le mariage. A aucun moment cela ne fut évoqué. Mais elle ne voulait pas non plus être attachée à lui par une chaîne qui la contraindrait. Préférait-elle sa carrière à sa vie privée ? Elle jurait que non, alors qu'elle lui rappelait les confidences qu'il avait pu recueillir. Une pointe de culpabilité serra le cœur du Séverac alors qu'il semblait aveuglé par la colère et l'abattement.

« En vérité, j'envisageais que nous soyons dans le même escadron une fois mariés. » C'était une demande censée et qu'on pouvait leur accorder... Et dans tous les cas, ce serait Grâce qui aurait changé d'escadron pour venir dans celui de Melsant. Quoique... il était capable de quitter Euphoria si on lui ordonnait. Et il se retrouva face à ses propres contradictions alors qu'elle lui demandait ce qu'il voulait réellement. Excellente question. Il voulait qu'elle continue la Voltige mais qu'elle soit pourtant présente au sein de leur foyer quand il y était. Ce n'était pas compatible. Il voulait qu'ils vivent ensemble alors même qu'il n'était pas souvent présent. Attendait-il d'elle qu'elle se languisse de lui à Automnal ? Grands dieux, non... Et pourtant... tout dans son discours semblait indiquer que oui. « C'est toi que je veux. » C'était limpide. « Ces derniers temps, tout ce qui me semblait stable s'écroule. Je suppose que cela a été la goutte d'eau... » Entre la perte de Raphaël, Richard qui a rejoint le Chasse Sauvage, l'Empire qui s'effrite... Sans doute a-t-il trop encaissé, enfoui au fond de lui. Et la marmite débordait désormais. « Comment vois-tu notre avenir, Grâce ? »



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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyLun 23 Avr - 8:05

Elle ne savait pas du tout ce qu’il voulait entendre venant d’elle, ni même ce qu’elle pouvait lui dire. Tout ce qu’elle savait, c’était devoir parler avec sincérité. Mais cela suffirait-il ? Pouvait-elle vraiment le ramener à de meilleurs sentiments ? Ils n’avaient pas commencé à se jeter des objets à la figure, en plus de prononcer des paroles dures qu’ils n’oublieraient pas si rapidement. Et le baiser n’avait rien arrangé. Il était empreint de désir, oui, mais était-ce là une sorte de dernier baiser ? Un baiser d’adieu ? Elle ne le laisserait pas l’être. Pas tant qu’elle avait son mot à dire. Mais les choses étaient parfois si compliquées… Et surtout, tout ne dépendait pas d’elle.

Elle écarquilla légèrement les yeux, en entendant la réponse de Melsant à ses interrogations. À l’une de ses interrogations. Elle n’avait jamais… jamais pensé qu’il attendait ça. Il était major, quand elle n’était… rien. Il la voulait sous son commandement ? Elle inspira légèrement, déglutissant, incertaine de la façon de dire les choses. « Est-ce vraiment ce que tu veux pour nous ? Je… » Les mots peinaient à sortir, d’une manière qui ne serait pas mal prise. Était-ce seulement possible ? « Je serai bien mieux considérée, sous ton commandement, mais… Est-ce que notre couple pourra supporter que l’on soit ensemble en permanence ? Est-ce que l’on ne souffrira pas, de la situation ? Est-ce… Est-ce que ça ne nous coûterait pas trop de choses, que tu sois mon supérieur ? Que tu doives me donner des ordres que, parfois, tu n’auras pas envie de me donner ? Ou des ordres auxquels je n’aurai pas envie d’obéir ? Je ne suis pas du genre à braver l’autorité de mon major, Melsant, mais tu sais aussi que je ne me laisse pas marcher sur les pieds. Est-ce qu’on pourra surmonter ça ? »

Elle baissa la voix, posant un regard peu assuré sur son compagnon. « Et si… Et si nous devions être en danger ou blessés ? Est-ce que tu garderas la tête froide ? Est-ce que tu parviendras à ne pas compromettre ta sécurité ou celle des autres, pour moi ? » Parce que le devoir passait avant les sentiments. « Moi, je ne suis pas sûre de pouvoir le faire. » Elle pourrait lui obéir, supporter être inférieure à lui dans l’escadron, parce qu’elle savait qu’il ne la diminuait pas, mais l’abandonner à son sort, pour protéger les autres ? Elle pourrait se faire violence, une fois, deux fois, mais en permanence ? Elle en doutait. Et que penserait la famille de Melsant, si elle revenait de mission, saine et sauve, sans lui ? Grâce était fière, mais la culpabilité la rongerait, et elle n’était pas sûre de pouvoir affronter des regards accusateurs qui lui reprochaient d’être en vie, au lieu du fils, du frère, qu’ils avaient aimé. Sa pensée n’allait pas encore si loin, pourtant, se contenant de se dire qu’elle ne pourrait jamais abandonner Melsant à la mort.

Le silence s’installa, alors que tous deux pensaient, mais elle alla s’asseoir à ses côtés, se blottissant contre lui. « Et je te veux aussi, Melsant. Et même si… Même si rien ne sera plus comme avant, je sais que tu seras là. Toujours là. Quelque chose de stable, qui ne disparaîtra pas de ma vie. Mais il faut… Il faut que tu me fasses confiance. Que tu acceptes de me laisser cette place aussi. Tu ne peux… On ne peut pas avancer, sans accepter que l’on a besoin l’un de l’autre, et qu’on est peut-être pas aussi forts seuls, qu’on peut l’être à deux. » Avait-il idée de l’étrangeté de dire ça, pour ça, qui se targuait depuis près de vingt ans, presque la moitié de sa vie, d’être indépendante et de pouvoir prendre soin d’elle-même, seule ? Elle n’en était pas certaine. Mais elle le pensait sincèrement, aussi difficile que ce serait. « Je le vois heureux, Melsant. Aimant. Avec mes filles, avec ta famille. Avec… Avec nos enfants. Je ne compte pas être un fantôme. Je ne compte pas fuir. Mais je ne peux pas te dire plus que ce que je t’ai dit. Que je nous sais capables de surmonter la situation, de nous adapter. Que ça ne nous séparera pas. »

Elle s’arrêta un instant, cherchant la meilleure façon de dire les choses. « Mais si tu penses qu’on ne peut pas s’en sortir, si loin, alors je resterais. Je quitterais Erebor. Ce ne sera pas la chose la plus facile à faire, mais si c’est nécessaire, je le ferais. » Et ce n’était pas une phrase impulsive, ce n’était pas un serment qu’elle lui faisait sans le penser. Serait-il, lui, capable de faire de même ? Elle préférait ne pas se poser la question. Et elle priait en son fort intérieur, pour que Valda lui envoie un signe qu’elle prenait la bonne décision.
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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyMar 24 Avr - 17:49


Était-ce qu'il voulait ? Dans l'idéal oui, mais c'était là un vœu un peu simpliste, qui ne tenait pas compte de bon nombre de paramètres... Ne serait-ce que le fait que Grâce doive lui obéir. Cela lui poserait-il un problème ? Il connaissait la fougue de la jeune femme et savait aussi qu'elle n'avait pas sa langue dans sa poche quand quelque chose lui déplaisait. Il était parfois difficile de mêler la vie privée et le travail. Sauraient-ils demeurer professionnels ? Grâce évoqua ces cas de figure. A raison. « Je ne pense que oui, nous saurions faire avec cela, quitte à nous heurter parfois... » Un léger sourire dansa sur ses lèvres, parce qu'avec leurs caractères, les disputes étaient inévitables. Cependant, il se fit très sérieux quand elle évoqua le danger qui pouvait les guetter... Le fait de devoir abandonner l'un d'eux à son sort. Il allait répondre quand elle avoua, qu'elle, elle ne saurait probablement pas faire passer son devoir avant lui... Si ce n'était pas une déclaration d'amour ça... « Sincèrement, je ne sais pas... J'ai souvent fait passer le devoir avant tout... Mais jamais au détriment de ma famille. » Un aveu difficile de sa part. Sa famille passait avant tout. Grâce passerait avant Ibélène... Grâce était sa famille. Même si ce n'était pas encore le cas légalement. Même s'il s'était posé la question jusqu'à cette discussion, depuis la sécession d'Erebor et qu'il lui avait semblé que tout était remis en cause entre eux.

La Voltigeuse parvenait à le rassurer, en l'assurant de son amour pour lui et par des solutions rationnelles et pragmatiques. Quand il s'installa sur le lit, il montra sa vulnérabilité. Il tomba le masque. Grâce vint s'asseoir près de lui alors qu'il lui avouait la vouloir elle. Et elle toucha le point faible du Major. Il était habitué à tout endosser seul, à tout porter sur ses épaules. A régler les problèmes sans l'aide de personne. Grâce avait raison de lui rappeler qu'il ne serait pas seul. Qu'elle n'avait pas besoin d'être couvée ou protégée mais d'être sa partenaire. Pas une petite chose fragile à chérir. Même s'il la chérissait, évidemment. « Cela sera un exercice difficile pour moi Grâce... J'ai confiance en toi, là n'est pas la question, mais je ne sais pas me reposer sur les autres. Pas totalement. » Il sourit légèrement, sa main effleurant la joue de sa fiancée. « J'ai toujours à l'esprit que je dois protéger les autres et être solide pour eux. Comme je veux être solide pour toi. Mais je ferai des efforts. »

Et à sa question de comment elle voyait leur avenir, elle répondit avec douceur, tout en le rassurant sur des enfants à venir. Et elle réitéra sa proposition de quitter Erebor s'il n'était toujours pas convaincu. Il soupira, avant d'attirer sa fiancée sur ses genoux, sa main glissant sur sa nuque pour l'embrasser passionnément cette fois, avec lenteur, profondeur. « Je suis désolé d'avoir douté de toi. De nous. Je vais te faire confiance. Nous mettrons en œuvre tous les moyens à notre disposition pour nous retrouver souvent. » Une lueur plus espiègle éclaira ses yeux bleus. « Je m’attellerai bien à la conception de notre enfant... » Même si cela n'aboutissait pas, c'était une proposition de réconciliation, d'un moment de fougue et de tendresse pour sceller ces promesses.



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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyMar 24 Avr - 23:27

Pensait-il seulement à tout ce qui lui traversait l’esprit ? Elle était bien incapable de le dire, mais le calme assuré avec lequel il lui répondait parvenait à la rassurer – sinon sur le choix qu’elle allait devoir faire, au moins sur le fait que leur relation ne prendrait pas brusquement fin. Elle réalisa soudainement combien cette pensée l’avait angoissée, alors qu’elle se rendait dans les appartements de Melsant. Et combien il lui était plus facile de dire ce qu’elle avait sur le cœur, le poids de cette peur en moins. « Tu vois… Si je pourrais m’accommoder de beaucoup de choses, je crois que je ne pourrais pas faire un tel sacrifice. » Et plus que tout, c’était cela qui lui faisait peur, à l’idée de se lier à l’homme face à elle, à l’idée de partager sa vie, mais c’était aussi le fait d’avoir pu passer à côté de cela, d’en prendre conscience du moins, qui l’avait poussée à lui demander sa main, à Svaljärd. Et malgré tout ce qui avait pu se passer, malgré tous les obstacles, elle ne l’avait pas regretté. Elle était sûre d’elle-même.

Elle finit par s’asseoir à ses côtés, touchée de le voir aussi défait, surprise aussi. Quand avait-il laissé tomber sa garde, de cette manière ? L’avait-elle seulement déjà vu ainsi ? Elle se cala contre lui, pendant que le silence s’installait, après les éclats survenus un peu plus tôt, finissant par le rompre elle-même. « Mais tu as le droit, parfois, de ne pas être celui qui porte tout sur ses épaules. Je sais… Je sais que tu as toujours été l’enfant sérieux, qui surveillait les autres, les consolait, réparait leurs bêtises mais ne te laisse pas submerger. » Même si c’était sa force et ce côté inébranlable qui l’avaient séduite. Elle voulait être là pour lui, comme il était là pour elle.

Elle voulait réellement partager sa vie, pas n’être qu’un fantôme de passage, dans celle-ci. Elle se crispa légèrement en l’entendant soupirer, le laissant pourtant l’attirer sur elle, répondant à ce baiser plus plaisant qu’il lui offrait, moins désespéré. « Tu es, étais, bouleversé. Moi aussi. Mais on y arrivera. Je t’en fais le serment. » Et elle comptait bien tout faire, pour le tenir. Elle fronça légèrement les sourcils, en l’entendant, avant de se laisser aller à rire. « Faites de moi une femme, major… »

Se décalant légèrement sur le côté, elle l’attira sur elle, volant ses lèvres et s’offrant à lui. Elle perdit toute notion du temps, entre ses bras, profitant de ce moment qu’il lui offrait, s’interdisant de se demander quand elle pourrait passer une nouvelle nuit avec lui. Recouverte des draps, elle se tourna vers lui, souriant, essayant de plaisanter. « Il va falloir nous marier vite, maintenant que nous avons fauté… » Difficile, pourtant, d’occulter les réelles raisons pour lesquelles ils devaient se marier. S’ils voulaient se faciliter les déplacements… Secouant légèrement la tête, elle embrassa doucement Melsant, avant de lui murmurer qu’elle l’aimait.
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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyJeu 26 Avr - 11:39


Il ne pouvait que lui concéder ce point. Qu'ils soient dans le même vol avait des avantages, mais aussi des inconvénients et surtout c'était source de cas de conscience gênants pour accomplir leur devoir comme il le fallait. Cette discussion, même trop vive, avait le mérite de poser les choses et de poser les bonnes questions surtout, même si cela était douloureux. Pourtant, si il était pessimiste, à aucun moment le discours de Grâce ne l'était. Elle avait foi en eux, en leurs ressources pour surmonter les différences. Aurait-il du en être surpris ? Après tout, Grâce était une femme de caractère, qui se battait pour ce qu'elle voulait et si elle s'était battue plus jeune, pour sa liberté et son indépendance, pour s'affranchir d'un époux tyrannique, aujourd'hui, son combat la poussait vers lui. Et il en était flatté. Pourtant, même en sachant qu'elle était ainsi, il ne pouvait empêcher son côté protecteur de s'exprimer, de vouloir tout gérer seul, sans jamais faire part de ses propres problèmes. Une erreur, il le savait, mais serait-il en mesure de la corriger ? Il n'en était pas certain. Mais il ferait des efforts en ce sens. Il hocha simplement la tête à sa demande, en prenant note, mais incapable de rajouter quoique ce soit.

Cette discussion lui avait fait grand bien. D'humeur moins tourmentée, il attira Grâce à lui pour l'embrasser. « Alors si tu me donnes ta parole, tout va bien. » Parce qu'il avait confiance en son sens de l'honneur. Il lui vont alors des pensées bien moins complexes et plus divertissantes, se délectant du rire de Grâce. « Vous êtes déjà une femme, Voltigeuse, et l'une des plus captivante de tout Arven. » Mais il ne se fit pas prier deux fois, la surplombant et l'embrassant avec passion, avant d'accéder à son souhait, avec fougue, mais également patience, prenant le temps de se retrouver, de se redécouvrir, de se délecter l'un de l'autre. Rien que pour cela, il était inconcevable de la laisser s'échapper. Elle était faite pour lui, tout simplement.

Le Séverac se cala confortablement dans le lit, satisfait, la respiration quelque peu hachée par l'exercice, mais qui revenait à la normale tranquillement. Il glissa un regard vers la beauté blonde près de lui, s'amusant de sa pudeur soudaine. Amusement qui disparut quand elle parla de mariage. « Oh... Certes. Mais ne me dis pas que tu te maries avec moi par obligation, tout de même ? » Il sourit, tandis qu'elle l'embrassait et lui murmurait de douces paroles. « Je crois qu'arrêter une date sera le plus difficile... » Il soupira, en songeant aux emplois du temps de sa fratrie, de ses amis... ils allaient avoir une liste d'invités de 10 mètres... « Castiel sera ravi d'officier. Je l'imagine déjà en train de s'agiter pour que tout soit grandiose et inoubliable. Je vais devoir calmer les ardeurs de ma fratrie pour célébrer ce mariage qu'ils attendaient tant. » Il plongea son regard dans celui de Grâce : « J'espère que tu ne prendras pas peur de l'engouement général. Je ne sais pas si tu es prête pour ça. » Il oscillait entre une réelle inquiétude et une pointe de défi à son encontre.



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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyJeu 26 Avr - 21:29

Elle se sentit subitement soulagée, de l’entendre dire ces trois petits mots. Que tout allait bien. Elle avait tellement eu peur de le perdre. « J’ai eu tellement peur de te perdre, que tu ne veuilles plus de moi… » Cette confidence, elle l’avait soufflée à voix basse, peu assurée, scellant sa phrase par un baiser, en essayant d’alléger l’atmosphère en le priant de faire d’elle une femme. « J’ai de la chance, en ce cas, d’avoir rencontré un homme comme vous, major, et d’avoir votre attention pour moi et moi seule. » Car elle ne voulait, ne pouvait pas, le partager. Elle l’aimait trop pour ça, d’une intensité qui l’effrayait, mais à laquelle elle n’aurait pas tourné le dos. À laquelle elle ne pourrait plus jamais tourner le dos, sans en dépérir. Mais elle s’abandonna au contact de Melsant, à ses mains sur son corps, leur étreinte, dans cette passion qui les consumait et les liait.

Si elle s’était contentée de le regarder, elle sourit doucement en l’entendant, se rapprochant de lui pour saisir ses lèvres, pour lui dire l’obligation qui lui imposait de l’épouser, qui n’était autre que cet amour débordant qu’elle ressentait. « Par obligation, peut-être, parce que tu fais partie de ma vie, et que je ne te laisserai pas en sortir. » Se blottissant contre lui, elle laissa reposer sa tête sur lui, hochant la tête. « On aura eu nos fiançailles erebiennes d’un an… » Elle ne plaisantait qu’à moitié, mais elle avait hâte, une envie incommensurable, d’épouser cet homme. Elle écarquilla les yeux, en l’attendant. « Ce… Ton duc, ton frère, nous mariera ? Réellement ? Je, je ne l’avais pas envisagé. Ce serait un réel honneur. » Qu’importent les différents, qu’importent les réserves de Grâce vis-à-vis de l’homme. Elle n’avait jamais envisagé cela, n’y avait même jamais pensé. Tout était tellement… différent, en Bellifère.

« Comment se passent les mariages, en Sombreciel, Melsant ? Et, et dans ta famille ? » Elle grimaça, alors qu’il la regardait. La sondait du regard, presque. « Je… Je ferai de mon mieux, pour que ce ne soit pas le cas. Tu peux… me raconter un mariage, de quelqu’un de ta famille ? Que je me fasse une idée ? Crois-tu que l’on puisse les voir avant ? Avant le mariage ? Avant l’arrivée des invités ? Que je m’habitue doucement ? » Serait-ce seulement possible ? Elle se ferait un devoir de ne pas se laisser submerger par la peur, mais… Et si c’était plus fort qu’elle ?

Elle grimaça un instant, alors qu’une autre pensée lui traversait l’esprit. « On a parlé de famille, tout à l’heure… Veux-tu que… Que j’arrête définitivement de prendre des potions ? » Il était au courant, qu’elle en prenait. Elle n’était pas certaine que cela lui plaise, mais elle ne lui avait pas caché. Pourrait-elle réellement s’en passer ? Était-elle réellement prête, maintenant ? Elle savait que cela viendrait, très bientôt, mais… L’appréhension se voyait très certain, dans ses yeux. Même si elle en prenait moins qu’avant, et moins souvent, elle continuait, jusqu’à présent.
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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyDim 29 Avr - 17:28


Son cœur, qui avait lui avait semblé si douloureux depuis plusieurs heures, qui avait été sur le point de se briser et qu'il avait tenté de sauver en le retranchant derrière une carapace de fer, se serra avant de se remettre à battre régulièrement après l'aveu de Grâce... Qu'elle avait eu terriblement peur de le perdre. Il avait besoin d'entendre ce genre de paroles de la part de la fière et indépendante Voltigeuse. « Je ne vois pas comment ne plus vouloir de toi. » Ce n'était pas d'elle dont il avait douté, mais de la situation, de tous les facteurs extérieurs qui venaient parasiter leur relation et compliquaient les choses. Mais à aucun moment il n'avait voulu mettre fin à leur relation. Malgré la dureté de ses propos, ses doutes, ses interrogations, s'il avait tant parlé avec elle, si cela l'avait tant touché, c'était bien parce qu'il ne pouvait se résoudre à lui dire adieu, pour se simplifier la vie. Elle serait bien trop morne et sans saveur sans elle. « Chance partagée, ma Dame. » Il souffla ces paroles avec un sourire, avant de rouler avec elle sur le lit et de s'atteler à lui montrer à quel point ils étaient chanceux de s'être trouvés.

Une réconciliation sur l'oreiller heureuse, qui avait allégé l'humeur du Major. L'évocation d'un mariage prochain dont ils devaient sans doute réellement discuter maintenant le rendit taquin. « Hum... Bonne réponse. » Il l’accueillit contre lui, caressant doucement son dos du bout des doigts, calant l'autre sous sa tête alors qu'elle lui rétorquait qu'ils avaient eu leurs fiançailles à l'erebienne. Elle cilla cependant quand il évoqua d'être mariés par le Duc de Sombreciel. Il savait que Grâce n'avait pas gardé un très bon souvenir de son frère, mais... Castiel voudrait absolument le faire et c'était sa place légitime de toutes façons. Melsant n'aurait voulu personne d'autre. Qu'importait la personnalité de son frère de cœur. « Je crois que personne ne pourrait l'empêcher de le faire, en réalité. » Il hésita un peu, avant de souffler : « Cela ne te dérange pas ? Je sais que tu ne portes pas mon frère dans ton cœur. » Même si c'était dommage et qu'il faudrait d'autres rencontres pour que Grâce apprenne à l'apprécier, il en était persuadé.

Elle lui demanda alors quelques éclaircissements sur les mariages à Sombreciel. Ah oui... Cela était très différent de Bellifère. « C'est très... festif. Et animé. C'est vraiment l'occasion de s'amuser. C'est une fête grandiose, avec quantité d'alcool, des orchestres prestigieux, de la nourriture à ne plus savoir qu'en faire. C'est une débauche d'abondance en tous points. Nous sommes excessifs sur bien des points, il n'y a pas de raisons que nos unions soient différentes. Et les Séverac étant une famille réputée et fortunée, nous nous devons de le montrer. » Il la sentait hésitante, sans doute dépassée, alors que tout cela était totalement nouveau pour elle. « Je ferai mon possible pour calmer les ardeurs de ma famille et que tout cela ne soit pas... trop. » Trop de toute. Et il savait qu'il allait devoir négocier serré pour ne pas être dépassé et que Grâce ne se sente pas totalement perdue dans ce faste. « Cela t'angoisse ? Il n'y a pas de raisons. Ils vont tout faire pour que ce soit mémorable et que nous soyons vraiment au centre de l'attention ce jour là. Mais nous pouvons totalement participer aux préparatifs. Cela reste notre mariage, à toi et moi. Les décisions nous reviennent. » Il ne savait pas si elle voulait s'y investir autant pour contrôler les choses ou parce qu'elle en avait envie.

Cependant, il se tendit légèrement quand elle parla d'enfant. D'arrêter toute contraception. Il se tourna alors sur le côté, pour la regarder. « Sincèrement, oui, j'aimerai. Mais es-tu prête à avoir un enfant avec moi Grâce ? Je sais que ce n'est pas évident, que tout ce que tu as vécu ne te donne pas envie de réitérer l'expérience... Pourtant... Je te promet que tout sera très différent. »



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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyLun 30 Avr - 20:40

La Voltigeuse laissa échapper un soupir soulagé, à l’entendre dire qu’il n’envisageait pas ne plus vouloir d’elle. Peut-être était-ce simple à dire pour lui, maintenant qu’ils avaient aplani les choses, mais elle s’était présentée à lui avec cette crainte puissante que leur relation prenne fin, à cause de tout ce qu’il s’était passé. L’embrassant avec passion, elle l’entraîna sur elle, dans une étreinte trahissant toutes ses craintes et tout l’attachement qu’elle ressentait pour son fiancé. Comment aurait-elle survécu, si elle l’avait perdu ? Elle n’en avait aucune idée, mais cette simple pensée suffisait à réveiller en elle une douleur aigue, aussi s’évertua-t-elle à l’oublier sous les caresses de l’homme qu’elle aimait, attentif à leur plaisir mutuel.

Blottie dans ses bras, elle s’amusa de sa question. N’avait-il donc pas compris qu’elle avait désiré peu de choses, autant qu’elle désirait l’épouser ? Elle frissonna au contact de ses doigts dans son dos, en profitant pour se rapprocher davantage de lui, n’ayant aucune envie de rompre la proximité entre eux. Pas encore. « Je… n’avais pas envisagé qu’il le ferait personnellement. Mais je ne te priverai pas de ça, pas plus que je ne l’en priverai lui. Même si notre première rencontre n’a pas été des plus… plaisantes, il reste ton frère, et je sais que je vais devoir… m’en accommoder. Je sais que tu le tiens en haute estime, que tu l’apprécies beaucoup, il va simplement me falloir du temps, pour faire de même. » Si tant est qu’elle puisse y arriver. Mais avait-elle seulement le choix, étant donné l’importance de sa famille dans la vie de Melsant ?

Elle grimaça légèrement, préférant changer de sujet. Ce n’était pas forcément quelque chose de plus facile à évoquer, mais ils avaient devoir le faire, tôt ou tard. Elle hocha légèrement la tête, alors qu’il lui expliquait, tentant de faire refluer la panique qu’elle sentait arriver. Elle leva les yeux vers lui, en l’entendant la questionner. « J’ai… hâte, et je suis effrayée à la fois. Hâte, parce que je n’attends rien davantage que d’enfin être ta femme. Mais je suis effrayée parce que… parce que ça risque de me dépasser. D’être beaucoup, alors que je n’ai jamais été confrontée à tant de faste. Ma famille avait beau être noble, elle était tombée dans la déchéance. Elle n’avait aucune ressource… et, le peu qu’elle avait, n’était pas pour moi. Quant à celle de mon… époux, c’était une famille de guerrier, rien de plus. » Rien qu’elle n’ait besoin de dire, du moins. Ils n’en avaient jamais tant parlé, mais il savait, plus ou moins, ce qu’avait été sa vie, mariée à Alban Martel. Elle n’oublierait jamais la honte cuisante, quand il avait brandi avec fierté le drap souillé de son sang, preuve qu’il lui avait pris sa virginité. La douleur, répétitive, quand il la prenait comme il aurait pris n’importe qui, n’importe quoi, pour satisfaire ses besoins et ses pulsions. Elle serra les poings, un instant, la fureur s’emparant d’elle, l’impuissance se rappelant à son esprit. « Je ne veux pas leur enlever ce plaisir, je… je veux simplement être préparée. Y a-t-il des coutumes que je ne connais pas, que je devrais connaître ? » Elle savait, pour les échanges de bracelet. Elle s’était renseignée. Mais y en avait-il d’autres ?

Ce n’était cependant qu’une partie de tout ce qu’ils devaient évoquer. Et le reste lui demandait beaucoup plus de courage… Elle le sentit moins détendu, contre elle, toujours appuyée sur lui. « Je… Si je ne le suis pas maintenant, je, je ne le serai jamais. Et je sais que tu veux une famille. Que j’en veux une avec toi. Ça sera… difficile, peut-être, mais je suis prête. » Ou elle croyait l’être, du moins. Pourrait-elle réellement être mère à nouveau ? Pourrait-elle en être une pour ses filles, et pour l’enfant que Melsant lui donnerait ? En voulait-il plus d’un ?
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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyVen 4 Mai - 15:34


Après l'orage, place au beau temps alors que les deux amants parlaient mariage. Ils avaient frôlé la séparation, mais tenaient chacun bien trop à l'autre pour se résoudre à s'éloigner ainsi. Rien ne serait facile, mais Melsant était prêt à tenter le coup malgré tout et à se fier à Grâce pour réussir à concilier vie de femme et vie d'épouse. Il était naturel pour le Major que son frère Castiel soit celui qui célébrerait leur union, une perspective qui n'avait pas effleuré l'esprit de la Voltigeuse. Il espérait que cela ne la dérangerait pas trop, étant donné la mauvaise opinion qu'elle avait concernant le Duc. « Je suis sûr que Castiel saura se montrer galant cette fois. » Il arborait un sourire aimable, mais la façon de le dire indiquait clairement qu'une petite mise au point serait faite avec le cadet pour qu'il apprenne les bonnes manières et ne brusque pas la belliférienne. Et même si Grâce s'était un peu ouverte, elle demeurait rétive sur bien des choses si naturelles pour les cielsombrois. Rien que le sujet du mariage était source de tracas pour elle quand cela était naturel pour Melsant. Il ne se faisait aucun soucis concernant la cérémonie de leur union, habitué qu'il était au faste des siens, mais pour sa fiancée, cela risquait d'être un peu différent. Surtout comparé à son précédent mariage. Elle avait besoin d'être rassurée et pour cela, elle devait savoir ce qu'il allait se passer et à quoi elle serait confrontée. Pas sûr que cela la rassure d'ailleurs. « Je t'avoue que je ne comprend pas comment trop de faste peut être effrayant. » Sincèrement. C'était une vraie réflexion. Il n'était pas particulièrement pédant et n'affichait pas de façon ostentatoire ses biens ou sa richesse, loin de là, mais lors des fêtes, la démesure ne le dérangeait pas outre mesure. « Que ce soit grandiose ou non, nous serons le point de mire de tous les invités. Dis toi que plus ce sera démesuré et plus l'attention sera attirée sur l’esbroufe plutôt que sur toi. » Il avait dit cela avec malice, conscient qu'elle ne serait pas à l'aise d'être le centre d'intérêt pendant une journée entière.

Doucement, il caressa sa peau du bout des doigts alors qu'il la voyait lutter contre ses souvenirs d'un mariage malheureux. Ce n'était pas du chagrin, mais de la rage. Sa Grâce n'était pas femme à s’apitoyer sur elle-même. Elle n'avait pas pu combattre son époux à l'époque. Il imaginait à peu près ce qu'avait pu être sa vie de femme soumise et en concevait lui-même une grande colère. Quel dommage qu'Alban soit mort. Il se serait fait un tel plaisir et l'humilier et venger ainsi la Voltigeuse. Mais elle s'était très bien débrouillée seule... « Tu sais que je ne te quitterais pas d'une semelle, tu ne te sentiras pas dépassée. » Parce qu'il serait à côté d'elle, la sortant d'embarras quand il le faudrait ou la distrayant à d'autres moments. « Hum, non, je ne pense pas. Tu ne commettras aucun impair. Ce ne sera pas guindé, ni bardé de démarches protocolaires, tu sais. » Il sourit, ajoutant avec sérieux « Tu crois que tes filles aimeraient avoir un rôle important dans le mariage de leur mère ? » Accompagner Grâce lors de la cérémonie, être témoins de son mariage, de son bonheur.

Mais qui disait mariage, disait descendance et la Voltigeuse aborda le sujet fort à propos, arrachant une confession sincère à son fiancé, bien que proférée avec prudence. Il eut peur, un instant, quand elle lui dit que LUI voulait une famille. Mais elle renchérit derrière, fort heureusement, en avouant avoir le même désir. Un sourire lumineux éclaira le visage du Major, avant qu'il n'embrasse Grâce de gratitude et ne demande pourtant avec gravité ensuite : « Pourquoi cela serait difficile ? » C'était une demande à lui confier ce qui lui faisait peur. Il se doutait que cela n'avait rien à voir avec son âge, mais plutôt... avec son expérience. Et son besoin de voltiger ?



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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyDim 6 Mai - 22:07

Se montrer… galant ? Elle fronça les sourcils, un bref instant, devant l’étrangeté du terme choisi, avant de sourire à Melsant. Elle comprenait malgré tout ce qu’il lui disait, le sous-entendu concernant l’attitude de son frère, et elle n’avait aucun intérêt à le questionner sur un mot qui l’interpellait. « Je te fais confiance pour ça. Mais tu sais, malgré… » Malgré leur rencontre désastreuse. « Je serai honorée, réellement, qu’il nous marie. Même si, pour être tout à fait honnête, je crains des… remarques déplacées. Qui ne le seront sûrement que pour moi, j’en suis consciente. Mais je sais que ce n’est pas anodin, que d’être mariés par un duc, et j’en suis reconnaissante – fusse-t-il ton frère, il reste un duc, bien que je suis sûre qu’en ce qui le concerne, ça n’a aucune importance ou valeur pour toi. Ou bien moins que le lien familial entre vous. » Il ne prendrait pas ombrage de ce qu’elle lui disait – elle ne le pensait pas, du moins. Elle émettait ses craintes, mais sans condamner Castiel de Sombreflamme – elle ne pensait pas le faire, du moins.

Elle soupira, en l’entendant admettre ne pas réellement comprendre son point de vue. Comment aurait-il pu ? Il n’avait pas la moindre idée de ce que sa vie avait pu être, enfant. Pas au-delà de ce qu’elle avait pu lui dire, qui restait succinct, et difficile à imaginer pour quiconque ne le vivait pas. Que tout soit dédié à ses frères… Qu’elle n’ait, aux yeux de personne, jamais réellement existé, hormis pour être punie de ses indiscrétions, alors qu’elle essayait d’assister sans se faire remarquer aux leçons de ses frères, et les reproduisait. Elle grimaça, essayant de trouver les mots. « Ce n’est pas… le faste, c’est tout ce qui va avec. » Elle laissa le silence s’installer, incertaine de la façon de dire les choses, alors qu’il prenait la parole à nouveau. « C’est justement ça. Je… je ne suis pas noble, je ne connais pas les coutumes, l’attitude à adopter. La façon de me comporter. Tu as toujours été plongé dans ce monde, tu le fais naturellement, mais moi… Si je fais un impair ? Si je fais n’importe quoi ? Si je déshonore votre nom ? » Parce que même s’il essayait de dire que la démesure ferait qu’on ne se soucie pas d’eux, pas d’elle, il venait aussi de dire l’inverse. Qu’en serait-il réellement ?

Elle se blottit contre lui, malgré tout, alors qu’il caressait sa peau, se remémorant les difficultés toutes autres de son ancien mariage. Elle se sentait presque ridicule, de s’inquiéter de choses aussi absurdes, insignifiantes. Mais elle avait à cœur d’être à la hauteur de Melsant. À cœur de lui faire honneur, de ne pas l’embarrasser. Elle leva des yeux reconnaissants, alors qu’il contribuait à la rassurer, se hissant à hauteur de ses lèvres pour les embrasser, avant de s’allonger de nouveau contre lui. Il avait la capacité de l’apaiser, comme personne. Comment faisait-il ? Chaque instant passé en sa compagnie, en tout cas, l’assurait sur le choix qu’elle avait fait. « Si mon époux me quitte le jour de mon mariage, je devrais m’inquiéter… Peut-être ne devrions-nous jamais ôter les liens qui nous unirons. » Ce disant, elle passa ses doigts entre les siens. Elle plaisantait, évidemment, mais elle espérait quand même que leur mariage durerait toujours. Elle leva un regard surpris, sur lui. « Je… Je ne sais pas. J’ai l’impression qu’Agathe veut tellement de choses, mais je ne sais pas si c’est simplement pour récupérer tout ce dont je l’ai privée, dans son enfance, ou… ou si c’est uniquement parce qu’elle veut partager ça avec moi. Et je pense que ça ferait plaisir à Aubrée. Elle est plus discrète, mais… je crois que c’est important pour elles deux. Penses-tu qu’elles pourraient en avoir un ? Lequel ? » Elles non plus, n’étaient pas habituées à des unions autres que celles de Bellifère.

Elle peinait à parler de ses filles, et cela ne lui facilitait pas la tâche, sur le sujet qu’elle devait, qu’elle voulait, évoquer avec Melsant. L’un n’irait pas sans l’autre, et… Ils devaient en parler. Mais comprendrait-il ses réticences ? Elle le voulait, réellement, mais… Se mordant la lèvre, elle s’éloigna un peu, pour le regarder, soufflant quelques mots. « Les filles… Agathe, Aubrée. Comment le… Comment le vivront-elles ? Agathe m’a demandé à être marraine, quand je leur ai demandé leur permission, je te l’ai dit, mais… Enfin, ce n’était qu’une façon de dissimuler sa gêne, je crois. Je ne sais pas. Est-ce qu’elles ne se sentiront pas… écartées ? Et… Pourrais-je encore voltiger ? » La laisserait-il faire ? Ou plutôt, dans quelle mesure la laisserait-il faire ? L’enfant aurait besoin d’elle, il le lui avait clairement dit, mais elle ne s’était qu’à peine occupée de son aîné, quand il était enfant – une femme ne devait que le nourrir et le changer, rien de plus. Davantage d’Aubrée, mais peu malgré tout. Quant à Agathe et son jumeau… Elle était partie quelques mois après sa grossesse. Quelle place devrait-elle accorder à cet enfant ? « Saurais-je… Saurais-je faire les deux ? M’occuper de lui, ou d’elle, et de moi ? » Pourrait-elle seulement penser à elle ?
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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyLun 7 Mai - 17:28


« J'aurai une petite discussion avec Castiel à ce sujet. J'aimerai qu'il évite la goujaterie avec mon épouse. » Le ton était sans appel. Il demanderait à son frère de faire attention. Et il n'y avait pas besoin de faire des allusions déplacée à Grâce. Castiel était un Duc, habitué à avoir des interlocuteurs de tous les duchés. Il était capable d'adapter son comportement aux différentes coutumes et mœurs quand il s'en donnait la peine. Et Melsant ne lui pardonnerait pas d'offusquer encore sa femme. Il nota cependant les efforts de Grâce pour ne pas le froisser concernant son avis sur le Duc. Et c'était d'ailleurs bien pour cela qu'il ne se faisait pas vraiment de soucis concernant le comportement de Grâce au mariage. Même si la débauche pouvait l'offusquer, elle savait se montrer digne et posée et masquer ses émotions. Alors il ne comprenait pas ses angoisses. « Grâce... Rien de ce que tu ne pourras faire ne déshonorera mon nom. Et tu n'es pas du genre à faire n'importe quoi. » Il sourit, confiant : « Il n'y a qu'à voir comment tu essaies de ne pas me heurter en me donnant ton opinion concernant Castiel. » Son sourire se mua un un léger rire, avant qu'il ne redevienne plus sérieux : « La noblesse du sang n'a aucune importance. » Et sa famille n'y était pas plus sensible que cela. C'était celle du cœur et de l'âme qui comptaient. Et il savait qu'elle avait ces deux qualités, même si elle devrait le montrer au reste de sa famille.

De toutes façons, il serait à ses côtés tout du long, pour la guider et ne pas la lâcher dans cette démesure. Il la rassura à ce sujet, gagnant un baiser et de la reconnaissance au passage, son regard pétillant de malice quand elle proposa qu'ils ne dénouent jamais le lien qui les unirait. « Ne me tente pas. Je pourrai te prendre au mot. Mais tu te fatiguerais de m'avoir près de toi tout le temps. » Il avait dit cela avec légèreté, mais le pensait. Grâce avait besoin de ses moments d'indépendance et de liberté. Et lui des siens. « Et je crains que tu ne sois invitée à danser par quelques hommes de mon entourage, l'occasion est trop belle pour la laisser passer. » Il proposa d'inclure les filles de Grâce à cet événement, leur confiant un rôle à jouer, afin qu'elles ne se sentent pas étrangères à ce qui arrivait à leur mère. « Je ne sais pas... Aider la mariée à se préparer pour la cérémonie. La précéder quand elle viendra jusqu'à moi pour unir sa vie à la mienne devant le Duc de Sombreciel... Peut-être nouer le lien entre nous... Il y a plusieurs possibilités. Je peux en discuter avec Castiel. » Si cela intéressait ses filles, bien sûr. Mais elles ne devaient pas être simples spectatrices, alors que leur mère allait épouser un autre homme. Melsant n'était pas leur père. Il ne le serait que si elles lui en accordaient le droit et l'honneur.

Et en parlant de paternité... Le sujet vint naturellement sur le tapis alors que Grâce proposait d'arrêter de prendre un contraceptif. Il se montra prudent dans ses attentes, mais honnête. Elle avait des peurs concernant ses filles, bien sûr. Mais aussi sa carrière. « Il est possible que cela soit difficile pour elles oui... Les circonstances seront très différentes... » Grâce élèverait cet enfant... Elle serait présente. Pas comme avec ses filles et ses fils. Il y aurait sans doute de la jalousie. A eux de veiller à ce que cela ne mine pas les relations déjà fragiles. En les incluant dans la famille. « Tu sais que je ferai tout pour qu'elles se sentent intégrées dans notre famille. » A la mention de la Voltige, il se tut, la laissant poursuivre et poser ses questions. « Tu oublies quelque chose. Je serai là. Je m'occuperai aussi de notre enfant. De toi. Ce ne sera pas uniquement ton rôle. Et tu pourras te consacrer à toi quand je prendrai le relais. Et inversement. Il nous faudra simplement trouver notre équilibre. »



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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyMar 8 Mai - 21:14

Elle hocha la tête, alors qu’il lui affirmait qu’il parlerait avec Castiel, sans rien ajouter. C’était plus que suffisant pour elle, et elle faisait confiance à Melsant… Elle espérait simplement pouvoir croire son frère, s’il lui donnait sa parole. Mais elle savait combien il devait être difficile, pour eux, d’estimer ce qu’une Belliférienne pouvait considérer comme déplacé. Elle s’était pourtant ouverte, mais leurs façons de pensée étaient si différentes que ça pouvait être difficile. Et que ce qu’ils pensaient naturel pouvait encore être choquant pour elle. « Je ferai de mon mieux, en tout cas. Merci d’avoir confiance en moi, de cette manière. » Elle aurait besoin de sa confiance, pour se faire à tous ces changements.

Lui offrant un doux baiser, elle rit légèrement, en l’entendant. « Ou alors tu crierais toi-même grâce, de m’avoir à tes côtés tout le temps, implorant que l’on m’éloigne de toi. » Elle lui adressa un léger clin d’œil, mais elle savait que derrière la boutade, ils étaient tous deux sérieux. Et c’est pour cela qu’ils s’étaient trouvés. Ils acceptaient le besoin d’indépendance, l’un de l’autre. Elle parut un instant perplexe, en l’entendant, avant de le regarder avec malice. « Cela m’épargnerait peut-être la danse, si je suis liée à toi, pour toutes les célébrations, en ce cas. » Elle plaisantait, bien sûr. Elle serait sûrement ravie d’accorder d’autres danses, probablement encouragée par l’euphorie de son union avec son époux. Son regard s’illumina, laissant simultanément place à l’inquiétude, à sa proposition d’inclure ses filles au mariage. Elle le voulait, évidemment. Mais…Serait-ce possible ? « Penses-tu qu’elles y consentiront ? Qu’elles le voudront, plus que pour me faire plaisir ? Je l’espère… Mais n’est-ce pas nos témoins, qui doivent nouer le lien entre nous ? Mais si elles me précédaient, alors que ma témoin me guidera… Pourraient-elles amener les bracelets ? » Elle s’était renseignée, quelque peu, mais… elle n’en savait rien. Et si elle avait tenté de savoir de la bouche de Liselotte ce qu’il en était, elle avait bien vite déchanté, devant les détails… imagés qui lui furent donnés. « Mais je veux bien que tu te renseignes auprès de Castiel, oui. » Tout ce qu’il était possible de faire, pour inclure ses filles, lui conviendrait.

Et, peut-être, compenser une nouvelle maternité, en les incluant réellement dans sa vie. Si cela arrivait. « Je ne sais pas si elles perçoivent réellement à quel point je m’en suis voulue, toutes ces années durant. » Avait-il jamais remarqué, avant récemment, le poids de la culpabilité qu’elle portait sur ses épaules, quand il l’avait connue plus jeune ? Elle cachait assez bien tout ce qu’elle ressentait, surtout à l’époque. « Crois-tu que tu pourrais les inviter chez toi, avant quoi que ce soit ? Avant le mariage, avant une grossesse ? Seul avec elles ? Ou avec moi, je ne sais pas. Qu’elles ne croient pas que ça n’ait été que des fables, de vouloir leur approbation pour ce mariage ? Je veux… Je veux que l’on forme une vraie famille, Melsant. Je sais que toi aussi… » Il le lui confirmait d’ailleurs. Elle déglutit, avant de poursuivre. « Je… Ce sera tellement différent. Il faudra peut-être que tu me dises les choses… » À quel point les réflexes de sa première expérience de la maternité auront la vie dure ? Elle grimaça, malgré elle, à cette pensée.
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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyMer 9 Mai - 12:03


« J'ai confiance en toi de bien des manières, Grâce. » Si ce n'était de toutes les manières en réalité. Mais pouvait-il vraiment affirmer cela alors que le début de cet entretien avait commencé par des reproches et de la méfiance ? En toute honnêteté, il n'avait pas vraiment réfléchi avec son cerveau, trop affecté par la situation pour être totalement rationnel. Mais il avait suffi de quelques paroles de sa fiancée pour qu'il se fie totalement à elle pour la suite. Qui n'était rien de moins que leur mariage qui se concrétisait brutalement après cette zone d'averse. Ils en parlaient librement, la belliférienne évoquant ses peurs concernant le déroulement de la cérémonie, craignant de faire le moindre faux pas. Pourtant, personne ne lui en tiendrait rigueur. Mais, comme il le lui avait assuré, il serait là, à ses côtés, plaisantant sur le fait qu'elle finirait par se lasser qu'il reste ainsi attaché à elle pour toujours. « Moi ? Implorer ? Jamais ! » Il rit, taquin, même si ils avaient tous deux conscience qu'ils n'étaient pas fait pour rester collés l'un à l'autre tout le temps. Ils étaient indépendants. Ils adoraient se retrouver et passer du temps ensemble, se manquaient quand ils étaient séparés, mais avaient un haut sens de l'honneur et du devoir, servant avec ferveur Ibélène. Ou du moins était-ce le cas jusqu'à maintenant, alors que Grâce allait servir Erebor simplement.

Il ne manqua pas de la prévenir qu'elle risquait de se faire enlever par quelques hommes durant la soirée, ravis de danser avec une si jolie mariée. Rien que ses frères et son père risquaient fort de lui ravir, le temps d'une danse, ne serait-ce que pour évoquer avec elle quelques points concernant la famille et l'avenir sous couverts de quelques pas. « Allons, fuirais-tu ainsi l'adversité ? » Il la regarda avec malice. Cette discussion autour des préparatifs le remplissaient d'allégresse. Même si quelques zones d'ombre subsistaient. Les filles de Grâce, par exemple, qu'il souhaitait inclure naturellement dans cette union. « Tu as fait des efforts envers tes filles. Et cela n'a pas toujours été facile pour toi... En contrepartie, elles semblent disposées à en faire aussi. Vraiment. Vous voulez toutes les trois la même chose : avancer, renouer des liens distendus. Alors oui, je pense qu'elles le voudront vraiment. » Grâce se posait énormément de questions, qu'il balaya assez facilement. « Les traditions sont importantes, mais il y a toujours moyen de les arranger. » Il verrait cela avec Castiel et sa famille. Ils comprendraient la nécessité d'une petite entorse aux traditions, ou du moins, d'un léger aménagement. Ou d'un ajout. Il ne doutait pas de l'inventivité de sa fratrie pour concilier tout cela.

Qui disait mariage, disait enfants. Melsant ne s'était jamais caché de ses envies d'être père. Au delà du devoir de perpétrer son nom et de léguer son domaine. Grâce en avait bien conscience, craignant la jalousie de ses filles, de ne pas être à la hauteur. Il savait combien elle avait souffert... et souffrait encore, de cet abandon. Même si Grâce n'avait pas eu un instinct maternel surdéveloppé, elle avait laissé derrière elle la chair de sa chair et il avait été le témoin de ses premières années suivant sa fuite. Elle s'était montrée brave, mais il y avait des comportements, des regards, qui ne trompaient pas. « Je ne pense pas. Parce qu'elles ont leur propre peine à gérer, leur rancœur. Je doute que cela laisse beaucoup de place à l'empathie. Mais cela viendra. » La situation était vraiment délicate. Il ne pouvait blâmer les filles d'en vouloir à leur mère. De ne pas être restée pour les protéger et les élever. Elle était partie, pour devenir celle qu'elle avait toujours été amenée à être et qui serait morte avec son époux, pour revenir récupérer ses enfants. Mais le temps avait passé, et la mentalité de Bellifère s'était profondément ancrée chez Agathe et Aubrée. Ainsi que la haine et le mépris pour cette femme, sans doute encouragée par leur père et leurs frères. « Bien sûr. Automnal leur est grand ouverte, mais je leur rappellerai. Et les convierai. Et nous parlerons du mariage. Nous leur demanderons leur avis. Il est possible qu'elles souhaitent te conseiller dans le choix de ta robe. Ou dans les fleurs ou le menu. » Il ignorait si cela leur plairait. Si elles s'en fichaient. Mais ils pouvaient demander, elles auraient alors le choix. C'était le plus important. Il l'embrassa tendrement, touché par sa fragilité sur ce sujet délicat. « Je dis toujours les choses. Laisse moi me joindre à toi dans cette aventure et tu verras qu'elle sera merveilleuse. » Qu'elle le laisse entrer, participer, prendre soin d'elle. Qu'elle lui parle, lui confie ses peurs et ses espoirs. Et il chassera les ombres pour ne laisser que la lumière.



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Message Sujet: Re: Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ?   Que peindras-tu sur la toile de notre avenir ? EmptyMer 9 Mai - 23:27

Ça la rassurait, qu’il ait confiance en elle, même si elle avait pu en douter, quand elle avait été le rejoindre, alors qu’il l’avait accueillie avec froideur. Elle était rassurée, là, dans ses bras, auprès de celui qui comptait le plus pour elle. Et de pouvoir plaisanter, à cet instant… Oui, ça achevait d’éloigner toute crainte qu’elle avait eu, en le rejoignant, qu’il ne veuille plus d’elle à ses côtés – ou pire, qu’il veuille d’elle, mais qu’ils soient incapables de surmonter les obstacles auxquels on les soumettait. Riant de concert avec lui, elle finit toutefois par aborder un autre sujet, implicitement lié, mais qui pouvait être délicat sur bien des points… Tout ce qui découlerait de ce mariage, tout ce que cela impliquait… Beaucoup de choses seraient en jeu, tout autant seraient à considérer. Des plus ou moins plaisantes. Elle le regarda d’un air amusé, partagé avec le défi, quand il lui demanda si elle fuirait. « Jamais. » Il savait qu’elle n’était pas du genre à fuir, quand bien même ce serait le mieux pour se préserver. Elle n’avait jamais réellement eu cet instinct de protection qui pouvait pousser à la fuite. Et, en réalité, elle se plierait avec bonne humeur à ces danses.

Si tant est que rien ne venait obscurcir le mariage. Et bien des choses devaient être définies, pour cela. Dont la place et l’importance qu’elle voulait donner à ses filles. Cela comptait pour elle, qu’Agathe et Aubrée ne soient pas passives, ne se contentent pas d’y assister, comme si cela n’avait aucune importance pour elle, mais comment ? Et encore fallait-il qu’elles le veuillent. Aubrée acceptait tout cela avec joie, réellement, et Agathe… Grâce espérait de tout son cœur qu’elle soit réellement enthousiaste, et tentait d’y croire, grâce aux conversations qu’elles avaient eues. Elle s’efforçait d’y croire, oui. Elle hocha la tête, à ses propos sur ses filles, souriant pour le fait d’arranger les traditions. « Alors je compte sur toi pour en parler à ta famille, pour faire au mieux. Mélusine pourrait peut-être te dire ce qu’Agathe désire vraiment. » Pourvu que ce soit de s’investir.

Et de ne pas se sentir rejetée, par cette union, ou par ce qui en découlerait. Grâce savait que Melsant voulait fonder une famille, inspiré par sa propre famille. Mais il devrait faire, malgré lui, avec celle de Grâce. Avec ses filles. « Nous verrons. Puisses-tu avoir raison. Et je le leur demanderai, moi aussi, le rôle qu’elles veulent avoir dans ce mariage. Merci, d’être si attentif. Si attentionné. » Elle lui sourit doucement, prenant sa main pour la ramener contre elle, avec tendresse. « Je sais que je ne serai pas elle, que nous serons à deux. C’est l’essentiel. » Même si elle peinait réellement à l’assimiler. Il lui faudrait du temps, et de la patience.
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