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 Souvenirs d'une autre vie

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Message Sujet: Souvenirs d'une autre vie   Souvenirs d'une autre vie EmptySam 7 Juil - 22:30


Livre III, Chapitre 4 • La Légion des Oubliés
Raygnar d’Ysgramor & Melinda Orlemiel

Souvenirs d’une autre vie

Retrouvailles un peu g



• Date : 7 décembre 1002
• Météo (optionnel) : Un peu frisquet
• Statut du RP : privé
• Résumé : Raygnar recroise la route de Melinda, qu’il n’avait plus vu depuis qu’ils s’étaient promis de s’épouser, dans l’autre réalité. Les retrouvailles promettent bien des surprises…
• Recensement :
Code:
• [b]Mettre la date ici :7 décembre 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3919-souvenirs-d-une-autre-vie#146060]Souvenirs d'une autre vie[/url] - [i] Raygnar d’Ysgramor & Melinda Orlemiel[/i]
Raygnar recroise la route de Melinda, qu’il n’avait plus vu depuis qu’ils s’étaient promis de s’épouser, dans l’autre réalité. Les retrouvailles promettent bien des surprises…

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Message Sujet: Re: Souvenirs d'une autre vie   Souvenirs d'une autre vie EmptySam 7 Juil - 22:31

Allez marcher un peu, qu’il m’avait dit. Ça va vous faire du bien, qu’il m’avait dit. Ce médecin allait me rendre chèvre. C’était au bras que j’avais mal, pas aux jambes. Mon genou avait besoin de repos, pas d’un exercice forcé ! Tout en maudissant cet homme, je boitillais dans les rues de Lorgol. Equipé de ma nouvelle canne, je m’engageais dans des chemins que je n’avais jamais emprunté de ma vie, préférant jouer à l’explorateur afin d’oublier ma douleur. Mes plaies guérissaient lentement. Si je n’avais plus le bandage qui recouvrait mon crâne, je conservais celui de mon bras, qui peinait à recoller les morceaux. Toujours replié contre ma poitrine, je ne le bougeais que deux fois par jour, devant le médecin, pour exécuter tout un tas d’exercices en tout genre. Si j’arrivais plus ou moins bien à faire quelques mouvements, je ne pouvais plus rien porter de lourd avec ce membre. Mais ça, je m’en fichais. Tant que je pouvais tenir un livre dans la main, j’estimais que c’était suffisant. Mon autre bras ferait largement l’affaire pour exécuter des tâches plus difficiles et, au pire, j’aurais toujours un domestique à mes côtés pour m’aider. Ce n’était pas la fin du monde, j’avais surtout vu pire.

Je m’arrêtais, regardant autour de moi. Me perdre dans mes pensées avait été une mauvaise idée. Je n’arrivais pas à reconnaitre l’endroit où je me trouvais. Pour la première fois depuis mon premier jour à l’Académie, je m’étais perdu dans Lorgol. Je lâchais un soupir. Bah, j’avais du temps devant moi. Autant continuer à avancer, et à explorer. Mon genou ne se montrait pas tellement capricieux, je pouvais marcher encore un moment. Je repris donc ma promenade, surveillant les alentours pour repérer d’éventuels voleurs de bourse. Je me sentais plutôt bien en vérité. Même si je considérais toujours mon médecin comme le premier des abrutis, il m’avait permis de m’éloigner des tracas qui me tourmentaient. Seul, sans défense, blessé, j’aurais pu me sentir vulnérable, mais bien au contraire. J’avais l’impression d’avoir rajeuni de vingt ans… Enfin… Dans la tête, parce que le corps, lui, ne suivait pas. Je marchais encore un long moment, peut être même pendant une bonne heure, avant de retrouver une place que je connaissais bien. J’étais dans la Ville Haute, non loin de l’Académie, mais à au moins une demi-heure de marche de l’endroit où je logeais. Un ami avait accepté de m’accueillir le temps que je reprenne suffisamment de forces pour voyager et rentrer chez moi.

Je repérais un banc, seulement occupé par un vieillard, bien plus âgé que moi. Le dos courbé, les mains jointes sur sa canne, il regardait droit devant lui. Je m’approchais, et, quand nos regards se croisèrent, il m’inspecta de haut en bas, avant de se remettre à regarder droit devant lui. Je pris cela pour une autorisation à m’asseoir à ses côtés, et c’est ce que je fis. Nous devions faire un couple très assorti, ce vieux et moi. Equipés d’une canne, l’un abîmé par l’âge, l’autre par les blessures, et les deux qui faisaient une tête d’enterrement. Nous restâmes ainsi un long moment, chacun perdu dans ses propres pensées, puis le vieux se leva. Avant de partir, il me regarda, lâcha un petit : " C’est la faute des mages tout ça" avant de s’en aller d’un pas lent. Je ne compris pas tout de suite pourquoi il m’avait dit cela. Parlait-il des récents évènements, ou de la guerre, ou alors d’une chose qui s’était passé durant sa vie et qui l’avait bouleversé ? Je ne saurais le dire. Silencieux, je le regardais partir, et restais assis sur le banc. Je fermais les yeux, main sur ma canne. Je repensais à la réaction de mon ami, le jour où il m’avait reçu chez lui.

Il m’avait trouvé changé. Mes cheveux bruns s’étaient teints de mèches grises, mon genou avait rendu ma posture et ma démarche bancale. Je portais constamment des gants, pour dissimuler mes doigts amputés, j’avais considérablement maigri et j’étais constamment fatigué, las. J’avais essayé de me reprendre, mais en vain. Il y avait quelque chose qui n’allait pas chez moi. J’ignorais encore quoi, et cela me frustrait énormément. Je refusais de croire que c’était la vieillesse. J’étais encore jeune, dans la force de l’âge, ça ne pouvait pas être ça.
Je finis par me dire que je finirais bien par trouver ce qui n’allait pas, car, pour l’heure, je me sentais plutôt bien. Pour la première fois depuis plusieurs semaines, je me sentais plus ou moins en paix, l’esprit tranquille. Encore mieux, je sentais que je me mettais à somnoler. Mes nuits, de plus en plus courtes, m’imposaient des siestes qui, même si elles duraient qu’une dizaine de minutes, suffisaient à me redonner suffisamment d’énergie pour les heures qui suivaient. Autant profiter du calme plus ou moins relatif qui régnait autour de moi pour me reposer. Je serrais les doigts sur ma canne et, sachant ma bourse en sécurité, je me laissais emporter dans un sommeil léger mais réparateur
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Message Sujet: Re: Souvenirs d'une autre vie   Souvenirs d'une autre vie EmptyLun 16 Juil - 16:52

Comment était-elle parvenue à trouver ce truc dans mes affaires ? La question me passa une nouvelle fois par la tête. Je fronçai les sourcils, jetant un coup d’œil méfiant à la jeune femme qui marchait à mes côtés. Pimprenelle observait attentivement la petite montgolfière qu'elle avait dû dénicher dans mon sac. Je l’avais achetée peu après ma rencontre avec l’inventeur Melbren – Melbren de Séverac, avais-je appris en me renseignant un peu. Je ne pouvais pas lui en vouloir d’admirer un tel travail : le prototype avait beau être petit, il avait l’air bien travaillé. Et puis rien que l’idée de l’imaginer pouvoir voler… Oui, je ne pouvais pas vraiment critiquer son intérêt. Ce qui m’inquiétait, c’était que mon amie avait tendance à avoir des idées d’un goût douteux, et moi, généralement, j’avais tendance à la suivre. Cela dit, je ne voyais pas ce qui pouvait arriver de grave avec un objet aussi petit. Cela pouvait sans doute difficilement tuer quelqu’un.

— Et ça fonctionne ? questionna la jeune femme, les yeux écarquillés.

Je haussai les épaules.

— Je n’en sais rien.

Je n’avais pas encore eu l’occasion de l’essayer. Et puis, le vendeur m’avait précisé que ce n’était qu’un prototype. Je n’avais aucune garantie qu’il s’envole gracieusement dans les airs. Ma réponse parut altérer en grande partie l’intérêt de la jeune femme. Elle me tendit de nouveau la montgolfière, que je rangeai soigneusement. Je ne l’avais pas achetée pour l’essayer, mais surtout par pure curiosité. Melbren m’avait dit qu’il recherchait un moyen pour l’homme de voler. Je levai les yeux vers le ciel. Voler de cette manière… cela paraissait impossible. S’il réussissait un jour, je voulais être tenue au courant.

— On devrait l’essayer, proposa soudain Pimprenelle avec un sourire espiègle.

Je regardai autour de moi. Nous étions parties nous promener tranquillement dans la ville Haute. Ce n’était peut-être pas le meilleur endroit pour tester un prototype d’objet-censé-pouvoir-voler.

— Maintenant ? demandai-je en fronçant les sourcils.

C’était une question idiote à poser à Pimprenelle. Quand elle avait quelque chose en tête, elle pouvait se montrer encore plus obstinée que moi. Et elle était beaucoup plus impatiente. Elle ne voyait pas pourquoi elle devrait reporter quelque chose qu’elle avait envie de faire sur l’instant. Comme je m’y attendais, elle hocha la tête.

— Au moins, on saura si ça fonctionne.

J’hésitai un bref instant, avant de céder. Moi aussi, j’étais curieuse de savoir si le prototype pouvait vraiment voler. Et puis, après tout, nous ne risquions pas grand-chose.



Quelques minutes plus tard, nous avions posé la montgolfière par terre, et la regardions s’élever doucement. Je sentis mon cœur bondir dans ma poitrine. Ça fonctionnait ? Ça fonctionnait vraiment ? Melbren avait l’air bien parti pour mettre en place son idée ! Si jamais je le revoyais, il faudrait que je le couvre de félicitations ! Je jetai un coup d’œil à Pimprenelle, un large sourire étirant mes lèvres. Était-elle aussi émerveillée que moi ? Je remarquai qu’elle l’était, effectivement. Puis, brutalement, son expression s’assombrit un peu, pour afficher une légère inquiétude. Je me retournai vers la montgolfière, et la vit vaciller, l’espace d’un instant. Je remarquai qu’elle s’approchait dangereusement d’un vieil homme endormi sur un banc. Soudain inquiète qu’elle puisse le toucher, je m’avançai d’un pas, bien décidée à la rattraper avant qu’elle ne réveille le vieillard.

BOUM.

La montgolfière explosa. Oh, ce n’était pas une explosion très bruyante, ni très dangereuse, probablement, mais elle eut lieu fort près du visage du pauvre homme allongé sur ce banc, libérant une gerbe de fumée noire. Horrifiée, je me précipitai sur notre victime, essayant de chasser la fumée à grands gestes du bras. Le vieil homme n’avait pas l’air d’être blessé, mais il avait quelques traces de suie sur le visage. N’ayant malheureusement pas de mouchoir sur moi, je me servis de la manche de ma robe pour essuyer la saleté du mieux que je pouvais. Tout en m’agitant, je murmurai des excuses empressées :

— Pardon, je suis désolée, on n’a pas fait exprès, je vais vous enlever ça tout de suite, je suis désolée, ça ne se reproduira plus, vous avez mal quelque part, pardonnez-moi…

Je jetai un coup d’œil derrière moi. Pimprenelle avait dû s’en aller en s’apercevant que notre innocente expérience avait pu blesser quelqu’un. Elle assumait rarement les conséquences des décisions qu’elle prenait. Au début de notre amitié, ça m’avait beaucoup gênée, mais quelque part, je la comprenais. Elle avait déjà une vie suffisamment compliquée comme ça. Et puis, c’était ma montgolfière. C’était à moi de prendre mes responsabilités et d’effacer toutes ces traces noires sur le visage de…

Raygnar ?

Je reculai d’un pas, effarée.

— Vous ?

Il lui restait encore quelques traces sur le visage, mais je n’étais pas sûre d’avoir envie de le frotter plus longtemps, maintenant que je l’avais reconnu. Cet homme avait failli devenir mon… mon… époux. C’était dans une autre réalité, certes, mais ce n’en était pas moins particulièrement perturbant. Quelque chose en lui était parvenu à me plaire suffisamment pour que j’aie une fille avec lui. En toute honnêteté, cette idée était encore plus déconcertante. Je rougis violemment, encore plus perturbée que ce soit cet homme-là qui soit victime d’une agression de ma part – même une agression totalement inconsciente. Se souvenait-il, lui, d’avoir accepté de m’épouser ?

— Je… heu… je…

Les mots. Où étaient les mots quand on avait le plus besoin d’eux ?

— Je suis désolée. On… on… on jouait un peu plus loin et… On ne savait pas que ça risquait d’exploser. Je…

Je déglutis, essayant de reprendre le contrôle de mes moyens.

— Vous allez bien ? Vous n’êtes pas blessé ?

J’avais envie de reculer et de partir. Mais j’étais étrangement reconnaissante à cet homme d’avoir accepté de m’épouser pour protéger Ciara. Et je lui avais peut-être fait du mal.

— Je… je vous assure que je ne vous visais pas personnellement. Sincèrement. Si je peux faire quoi que ce soit pour me pardonner, n’hésitez pas à demander. Sinon… je peux toujours partir, si vous préférez.

Je n’avais pas vraiment envie d’avoir une dette envers Raygnar, mais je me sentais en devoir de lui proposer mon aide. Il s’était montré gentil avec moi, sinon cordial. Et moi, pour le remercier, je n’avais été capable que de lui exploser un truc au visage. Je devais vraiment rattraper ça. Si, du moins, il me le permettait.
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Message Sujet: Re: Souvenirs d'une autre vie   Souvenirs d'une autre vie EmptySam 21 Juil - 16:44

BOUM !

Je me réveillais en sursaut. J’avais dormi ? Je ne pensais que somnoler ! Pas m’endormir aussi profondément, à croire que je devais vraiment être épuisé. Je n’avais pourtant pas beaucoup marché. L’odeur que dégageait la soudaine fumée me fit tousser. D’où venait cette explosion ? M’avait on attaqué ? Ou ce n’était qu’une vulgaire farce ? Je tentais de regarder d’où venait cette agression qui avait eu le mérite de me rendre complètement confus, le cœur battant. Soudain, une jeune femme fondit sur moi, et commença à m’essuyer le visage tout en se s’excusant. J’allais la repousser pour la sermonner quand, soudain, nos regards se croisèrent.

Melinda.

Je ne pensais pas la revoir un jour. Notre dernière rencontre remontait à cette autre réalité, alors qu’elle venait pour me demander de porter un peu plus d’attention sur sa fille. Tiens, d’ailleurs... Sa fille, où était elle ? Je regardais autour de nous, cherchant une éventuelle autre personne, ou une enfant en bas âge et dit à Melinda, sur un ton confus :

« - Melinda ? Où est Ciara ? »

Toujours quelque peu sonné par le réveil explosif, je mis du temps à me rendre compte que Ciara n’était plus aux côtés de Melinda. Je secouais la tête et passais une main sur mon visage avec un grognement. Melinda, tout aussi choquée que moi, resta muette, l’espace d’un instant. Si je n’avais pas été aussi confus, j’aurais sans doute ri, mais là, je peinais à reprendre mes esprits. Melinda finit par retrouver la parole. Elle me demanda si j’avais mal quelque part. Je secouais la tête et lui répondis :

«  - Ça va aller Melinda, ne t’inquiète pas.  »

J’avais instinctivement repris l’habitude de la tutoyer, comme dans cette autre réalité.   Avec la manche de ma tunique, j’entrepris de débarrasser mon visage des quelques restes de suie. Toujours assis sur le banc, je récupérais ma canne qui était tombée au sol. Puis je regardais enfin Melinda. Elle n’avait pas changé. Toujours ce même visage enfantin, cette allure décidée. Elle se tenait droit devant moi, toujours aussi forte et déterminée. Je me souvenais alors que j’avais failli l’épouser, pour le bien de Ciara. Je me demandais alors si, dans cette autre réalité, Raygnar et Melinda avaient fini par se marier, et vivaient ensemble, avec leur fille, dans le manoir d’Ysgramor. C’était sans doute le cas.

Comment était Ciara ? Elle avait sans doute hérité des traits et du caractère de sa mère. Son père lui aurait sans doute fait découvrir sa passion pour les livres. Elle aurait sans doute joué dans la neige, vêtue d’un petit manteau en peau de yack. Elle aurait sans doute eu son propre poney, et aurait suivi ses parents lorsque ceux ci arpentaient le domaine. Je me pris à imaginer ce que serait ma vie avec Melinda pour épouse et avec Ciara à nos côtés. J’aurais sans doute été plus heureux qu’aujourd’hui. Je baissais la tête, me rendant soudain compte que Ciara me manquait terriblement. Je ne l’avais tenu dans mes bras qu’une seule et unique fois, et je regrettais qu’il n’y en eu pas d’autre. Maudite soit ma bêtise.

Les paroles de Melinda me ramenèrent à la réalité. Elle s’excusait toujours, m’assurant que je n’étais pas la cible de son attaque. Elle ne faisait que jouer, avec qui, je l’ignorais. Elle me demanda si elle pouvait faire quelque chose pour se pardonner, et me proposa même de partir, si c’est ce que je souhaitais. Est ce que je le voulais ? Est ce que je désirais qu’elle s’en aille ? Non. Curieusement, la voir me faisait beaucoup de bien. Melinda était une des rares personnes qui ne me connaissait pas suffisamment pour être au courant de mes multiples erreurs. Elle m’avais connu bien avant tout cela, quand j’avais encore tous mes doigts, sans aucun cheveu blanc, sans bras bandé et surtout, sans canne. Elle m’avais connu quand j’étais encore un homme intègre, et non un personnage sur qui on pouvait rire, et qu’on regardait avec pitié. Je lui répondis alors, tout en l’invitant à s’asseoir :

« - Reste, s’il te plaît, si cela ne te dérange pas. » Je me tu un moment et, après avoir terminé de me nettoyer le visage, je repris «  Qu’est ce que tu deviens ? [/color]»
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