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 L'écrin du bonheur

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Message Sujet: L'écrin du bonheur   L'écrin du bonheur EmptyVen 28 Déc - 5:12


Livre IV, Chapitre 1 • Les Labyrinthes de Sithis
Maelenn du Noroît

L'écrin du bonheur

Ou quand un secret pousse son premier cri



• Date : 27 avril 1003.
• Météo (optionnel) : //
• Statut du RP : Solo privé.
• Résumé : Faustine met au monde un enfant, un garçon en bonne santé, quelques semaines avant la date prévue. Maelenn, marraine du nouveau-né, se doit de le placer sous une divine tutelle.
• Recensement :
Code:
• [b]27 avril 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4414-l-ecrin-du-bonheur]L'écrin du bonheur[/url] - [i]Maelenn du Noroît[/i]
Faustine met au monde un enfant, un garçon en bonne santé, quelques semaines avant la date prévue. Maelenn, marraine du nouveau-né, se doit de le placer sous une divine tutelle.

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Message Sujet: Re: L'écrin du bonheur   L'écrin du bonheur EmptyVen 28 Déc - 6:56

À la Fugue, une scène se joue, dans l’une des chambres. À la lueur des globes magiques, dans le secret que couve le domaine, accouche la maîtresse des lieux. À ses côtés, un très petit comité de femmes, toutes mises dans la confidence absolue de ce qui ne devra jamais être avoué à qui que ce soit. Maelenn tient avec fermeté les doigts crochus de sa soeur, sans jamais les lâcher, et endure toute la force avec laquelle elle serre sa main. « Inspire, Faustine, inspire, bien, tu fais ça très bien, maintenant, expire, et pousse », qu’elle l’encourage, qu’elle l’accompagne, dans sa respiration parfois saccadée, parfois lente et douloureuse. Elle est là, pour aider à faire naître son enfant. Leur enfant. La harpiste a craint pour celui-ci, né un peu avant son temps, probablement de par toute la magie qui a entouré la grossesse, mais elle est bien vite rassurée : il suffit d’à peine quelques secondes, une fois né, pour qu’il hurle de toute la force de ses petits poumons. Avec quelle vigueur il crie, avec quelle force il veut déjà gigoter ! « C’est un garçon ! », annonce l’accoucheuse. Les cheveux de la Compagne sont décoiffés, son front perlé de la même sueur qui couvre celui de sa soeur aînée, mais toute la fatigue s’envole dès qu’elle pose les yeux sur le petit être. Si petit et pourtant si bruyant, si vivant. Celui-ci, bien vite nettoyé, est déposé sur la poitrine de sa mère, retrouvant la chaleur bénie de celle qui l’a porté pendant tous ces mois. On l’entoure de couvertures chaudes et douces, jusqu’à faire disparaître bébé et mère sous le tissu.

Maelenn, elle, est sonnée. Un peu hébétée de voir que tout va bien, mère et enfant autant l’un que l’autre. Que tout a été sans accroc, sans drame. Elle éponge et lave le visage et le cou de Faustine, recoiffe sommairement ses cheveux défaits et mouillés, alors que l’accoucheuse l’abreuve d’eau mêlée de miel et de sel, afin de compenser pour le sang et les fluides perdus. La naissance est une chose, mais il y a ensuite toute une vie, à venir. La mère devra se reposer, avant toute chose, pour ensuite être forte, et ce pour pratiquement toute une vie.

La Compagne nettoie son propre visage et ses mains, avant de revenir au chevet de Faustine et du nourrisson. Ses yeux pâles détaillent mère et fils avec émotion, sans pleurer. Ses larmes, elle sait que sa soeur les déteste, aveu de faiblesse. De toute façon, pleuré, elle l’a déjà fait trop de fois. Pour un homme qu’elle aime et qu'elle n’aura jamais, pour un enfant qui ne sera jamais vraiment le sien, pour ses erreurs et leurs conséquences ; pour l’abnégation inconditionnelle de son aînée, pour son sacrifice, pour leurs choix à toutes deux. Sa soeur l’autorise enfin à prendre l’enfant dans ses bras, ce qu’elle fait avec délicatesse, s’assurant de soutenir le cou fragile, le corps menu, et de bien serrer les couvertures autour de Balian, ensuite étroitement ramené contre sa poitrine. « Balian », souffle la Compagne au-dessus de la tête de l’enfant. Sur le fin duvet sombre qui orne son crâne, elle dépose un baiser. Elle a fait le bon choix, mais tout est plus difficile, soudainement, alors que Balian est dans ses bras. L’honneur d’être sa marraine, Maelenn l’a accepté avec humilité, mais fierté malgré tout. Elle en rêvait, en secret, sans oser en glisser un quelconque mot à son aînée. Celle-ci aurait été en droit d’écarter ce privilège de sa soeur cadette, qui ne voulait pas de cet enfant conçu bien malgré elle, mais elle ne l’a pas fait. S’il advient malheur à sa soeur et à son époux, elle en aura la garde, en fera son fils (il le sera toujours un peu) ; et quoi qu’il arrive, elle sera présente pour lui. Un serment à Levor, le seul qu’elle tiendra tout à fait, s’il le faut.

Les yeux de Balian sont si clairs, si bleus, et elle ne doute pas un instant qu’ils ne deviendront que plus vifs, perçants, comme ceux de son géniteur. Il n’aura pas les iris de tempête de Ioann du Noroît (elle n’a jamais été aussi soulagée). Maelenn a hâte de le voir grandir en force et en santé, de le voir devenir un bambin, un garçon, un adolescent, un homme, et c’est à elle de décider quelle sera sa divine tutelle, parmi tout le Panthéon. La Compagne a mûri son choix avec nervosité, d’abord, craignant que la tutelle choisie serait désapprouvée par Faustine, qu’elle la décevrait, encore une fois. Levor, pour un enfant de l’Honneur, comme sa propre tutelle ; Aïda, pour l’enfant de deux musiciennes ; Amathéon, pour cette promesse de vie que Balian représente par sa seule naissance. Pourtant, ce n’est pas ce qu’elle désire, pour Balian. Pour lui, elle ne veut pas davantage de serments douloureux, de punitions, de remords, de regrets, de doutes et de ténèbres.

Pour lui, elle veut la vie.

« Ô Igni, Ô l’Embrasé, dit-elle mi-voix au-dessus de la tête de l’enfant, de façon à ce que seuls le dieu, sa soeur et Balian puissent l’entendre. Toi l’acharné, toi le battant, toi qui toujours lutte, toi qui vibre et brûle en chacun de nous, puisses-tu étendre ta main et ta tutelle sur Balian. Que ta flamme toujours danse en lui, qu’il en soit ton étendard. Que ton feu toujours éclaire son chemin, qu’il soit libre de choisir et d’exister tel qu’il est et qu’il sera. Qu’il soit le renouveau, qu’il ne craigne pas les ombres, qu’il surmonte les obstacles sans jamais faiblir. Que sa véritable noblesse soit celle de son coeur, celle de son âme. Maelenn dépose un second baiser sur le front doux et délicat de Balian. Ô Igni, gardien de la flamme intérieure, veille sur cet enfant qui a si férocement voulu vivre. »
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