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 Les oiseaux muets volent à leur gré

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Les Chevaucheurs
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Bertin Vif-Envol
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Message Sujet: Les oiseaux muets volent à leur gré   Les oiseaux muets volent à leur gré EmptyLun 18 Fév - 20:14


Livre IV, Chapitre 2 • L'Éternel Lendemain
Quitterie des Deux-Ancres & Bertin Vif-Envol

Les oiseaux muets volent à leur gré

Ce que tu ne dis pas t’appartient. Ce que tu dis…



• Date : 25 décembre 1003
• Météo (optionnel) :
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Quitterie a des affaires à mener à Lorgol. Elle contacte donc Bertin qui accepte volontiers de l’aider. Des retrouvailles teintées de discours inattendus…
• Recensement :
Code:
• [b]25 décembre 1003[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4578-les-oiseaux-muets-volent-a-leur-gre] Les oiseaux muets volent à leur gré[/url] - [i]Quitterie des Deux-Ancres & Bertin Vif-Envol[/i]
Quitterie a des affaires à mener à Lorgol. Elle contacte donc Bertin qui accepte volontiers de l’aider. Des retrouvailles teintées de discours inattendus…











Dernière édition par Bertin Vif-Envol le Lun 18 Fév - 21:50, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Les oiseaux muets volent à leur gré   Les oiseaux muets volent à leur gré EmptyLun 18 Fév - 20:15

Un contact, un message qui interrompt momentanément mon entretien privé avec ma bouteille d’alcool bon marché dans le confort tout relatif de ma masure. Brève annonce qui, pourtant, agit comme un baume au cœur et réussit à me tirer un faible sourire, à repousser l’idée de me resservir encore un autre verre d’alcool. J’avais commencé à boire plus tôt dans l’espoir d’oublier ma coupable solitude. Il n’avait fallu que quelques mots, qu’une invitation, une demande d’aide, pour que le poids qui me pèse sur les épaules s’allège un peu. Déjà un brin éméché, je prends la sage décision de ranger la bouteille. Demain viendra bien assez vite pour me distraire de mes tracas.

Demain… Une autre journée, une nouvelle rencontre. Enfin, nouvelle. Oui, on pourrait dire cela. Ma vie a tellement changé depuis l’été que chaque fois que je revois une connaissance de ma vie d’avant, j’ai l’impression de faire une nouvelle rencontre. Ils sont toujours les mêmes, moi aussi, d’une façon. Et pourtant tout a tant changé…

Les heures passent, tout doucement, au rythme des pensées nostalgiques qui m’assaillent. Le sommeil a fini par me rattraper et en engloutir les plus sombres de la nuit pour ne me libérer qu’un peu après l’aube, comme à son habitude. Je me laisse aller à ma routine matinale, ne m’arrêtant que quand je suis sur le point de passer la porte. Est-ce vraiment sage ? Je me ravise bien vite, revoyant les événements des derniers jours. Je me dirige plutôt vers ma cuisine, la seule pièce de la maison pour laquelle j’ai fourni un véritable effort. Je pourrais dormir sur de la paille au grenier que je ne m’en soucierais pas, tant que j’ai l’estomac bien rempli et ma cuisine en témoigne bien !

La veille à peine, je m’étais risqué au marché pour me procurer la nourriture nécessaire pour quelques jours et j’en profite pour me préparer un repas digne de ce nom puisque j’ai devant moi quelques petites heures. En mangeant, il me revient un souvenir, celui du sourire de Quitterie lorsqu’elle rejoignait le réfectoire et pouvait sentir le parfum d’un dessert que je préparais à l’occasion lorsqu’on m’attitrait à la cuisine. Ce sourire qui m’était si cher à l’époque, et que je n’avais pu revoir… Bien décidé à le faire à nouveau naître sur ses lèvres, je m’attaque à faire cuire une douzaine de ces biscuits que nous partagions autrefois.

Les biscuits prêts, je les emballe dans une étoffe bien propre et file me changer. Quitterie ne verra pas les traces de farine sur mes vêtements, mais cela ne m’empêche pas de vouloir avoir l’air à mon meilleur. J’enfile donc un bel habit et m’attarde un peu à rediscipliner ma chevelure avant de filer rejoindre l’air froid de décembre. Dehors, je m’empresse de me mettre en route et les rues de la ville défilent bien vite sous mes pas, effaçant la distance entre ma demeure et la Taverne de la Rose où Quitterie m’a donné rendez-vous.

J’éprouve un peu de nervosité devant l’entrée de l’établissement où je ne me suis jusqu’alors jamais aventuré. Et si ça recommençait ? Je chasse vite cette pensée et inspire profondément avant de me glisser dans la taverne. Je me donne un instant pour laisser mes yeux s’acclimater à la pénombre relative après ma balade avant de laisser mon regard errer sur les clients du jour. J’aperçois Quitterie un peu plus loin et je m’avance vers elle d’un pas calme. « Bonjour Quitterie. Si tu savais comme il me fait plaisir de te voir ! » Oh, elle entendra l’émotion, la sincérité dans ma voix. En parlant, je tends la main vers elle pour la poser avec douceur sur son avant-bras. Un bref contact pour lui signaler que je me trouve à présent près d’elle…








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Message Sujet: Re: Les oiseaux muets volent à leur gré   Les oiseaux muets volent à leur gré EmptyMer 27 Fév - 0:46

À tout bien prendre, finalement, la roture c’était quand même nettement plus simple ! Et même s’il est fortement flatteur de recevoir de manière aussi marquée l’approbation du duc Bartholomé, Quitterie regrette quelque peu le cortège de conséquences qui accompagne les cadeaux de son souverain. Les tracasseries administratives, les intendants à rencontrer, la jalousie à essuyer… et les disputes conjugales, évidemment. Bon, deux-trois gueulantes mises à part, sur ce point-là les choses s’améliorent ; mais l’ascension sociale de la petite paysanne née dans la campagne belliférienne suscite encore force ragots et commérages. Mais le souci aujourd’hui, c’est Vasenoire : l’intendant en est fortement compétent et les finances sont au beau fixe, mais les rouages administratifs sont parfois contrariants, et les époux des Deux-Ancres ont été convoqués par la Guilde du Cadastre pour régler la question de l’affiliation, ou pas, des Deux-Ancres à la baronnie. Rackham étant très pris par ses obligations de Capitaine, c’est Quitterie qui se déplace pour régler ces détails contrariants ; et c’est à Bertin qu’elle a demandé son aide pour éplucher les documents, étant incapable désormais de lire par elle-même.

C’est donc à Lorgol qu’elle a pris rendez-vous à l’antenne du Cadastre située dans la capitale des peuples libres, après avoir reçu de son ami confirmation qu’il l’aiderait à traverser ce calvaire administratif. Avec l’assentiment de Rackham, elle a soigneusement emmitouflé bébé Vasco dans d’épaisses couches de laine – l’hiver lorgois étant bien plus rude que celui d’Ansemer – puis pris Félicie en remorque, et sauté dans le portail de Port-Liberté. Assurément, Bertin serait content de revoir le petit, qui a bien grandi depuis la dernière fois ; et c’est une occasion pour Félicie de retrouver ses amis de la Taverne de la Rose. C’est là-bas que les deux Chevaucheurs se sont donné rendez-vous : environnement familier pour Quitterie, elle n’aura pas à se cogner contre tous les meubles sur son chemin, et exhibera son fils avec fierté à l’ensemble de la tribu Jedidiah et des pirates hivernant là-bas. Géralt y sera peut-être, d’ailleurs ? Bien sûr, l’idée de mettre en présence son ami Chevaucheur et ses amis pirates pourrait être délicate ; mais l’intelligence et la jugeote n’ont jamais été particulièrement brillantes chez la petite mage, et la situation se résoudra sûrement de quelques sourires désarmants de candeur !

Une fois arrivée sur place, elle n’a même pas le temps d’ouvrir la bouche qu’elle est déjà prise d’assaut par toute la marmaille de la Taverne, chaleureusement accueillie par Freyja et par la Touillette, qui tapote une joue du bébé, pince les côtes de sa visiteuse, et dépose devant elle une assiette garnie avec l’injonction péremptoire de manger plus. Lorsque Bertin arrive, quelques minutes plus tard, Félicie papote avec Viana, qui tient Vasco dans ses bras, et le silence méfiant qui tombe dans la salle alourdit l’atmosphère. La voix de Bertin résonne dans la pièce, et une main familière vient se poser sur son avant-bras – alors, se levant du banc sur lequel on l’a installée, Quitterie se dresse sur la pointe des pieds pour étreindre son ami dans un câlin ravi. « Je suis vraiment ravie que tu aies pu venir, Bertin ! » Et j’espère que tu ne vas pas m’en vouloir de t’avoir fait venir dans un repaire de pirates. Et que lesdits pirates ne m’en voudront pas de t’avoir fait venir dans leur repaire. Alors, rapidement, elle enchaîne, toute guillerette pour combler le silence qui s’éternise. « Merci infiniment de venir m’aider à régler tout ça – Rackham m’a demandé de te passer le bonjour ! »

Les discussions reprennent en sourdine – Quitterie ne le voit pas, mais elle devine qu’une consigne silencieuse est passée de Freyja aux habitués, et que la tenancière des lieux a autorisé la présence d’un ennemi séculaire en attendant de voir comment il se conduit. « J’te laisse avec ton ami, alors, p’tite. J’vous aurai à l’œil, t'nez-vous à carreau. » ajoute-t-elle dans un grommellement, avant d’abandonner tout à coup son accent des bas-fonds pour reprendre la diction policée de la noblesse ansemarienne. « Et pour ce que cela peut valoir, Chevaucheur, je ne suis pas la seule sous le Pavillon Noir à regretter qu’on ait volé son bonheur à la malheureuse petite fleur du palais de Port-Liberté. » Quitterie perçoit une vibration près de son bras – Freyja qui tapote l’épaule de Bertin au passage sur son trajet vers Félicie et Viana – et finit par lâcher son ami. « Ça… va aller, Bertin ? »

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Message Sujet: Re: Les oiseaux muets volent à leur gré   Les oiseaux muets volent à leur gré EmptyVen 15 Mar - 15:21

Le silence qui s’est abattu sur la taverne à mon arrivée était inattendu, et il a eu le mérite de me mettre légèrement mal à l’aise. J’étais déjà nerveux avant même de passer la porte. Mais Quitterie m’accueille avec grand chaleur et il me fait plaisir de l’étreindre amicalement en retour. « Ça me fait plaisir, tu le sais bien ! Et ça me change des cadets, ce n’est pas plus mal ! » J’ai un petit rire avant d’ajouter : « Salut Rackham en retour pour moi, tu veux bien ? » Jouer le jeu, ne serait-ce que pour rassurer Quitterie. Combler le silence qui menace de nous assourdir par des paroles légères et pourtant sincères.

Lorsque les murmures reprennent, que la vie cesse d’être figée autour de nous, je ne peux tout de même pas m’empêcher de soupirer un peu de soulagement. Je me tourne vers la dame qui nous accueille, la fixant d’un œil curieux. Elle me dit quelque chose, mais je n’arrive pas à… Ah ! Cette voix, cet accent ! Je l'ai définitivement croisée quelque part sans parvenir clairement à l'identifier. Je lui offre un sourire calme, inclinant la tête avec tout de même une mine triste au regard. « Moi de même, ma dame. Et si je puis me permettre d'ajouter, rassurez-vous : je ne suis ici ni en tant que chevaucheur, ni en tant qu’ansemarien. Je viens pour aider Quitterie, en tant qu’ami. Je ne causerai aucun problème aux vôtres. »

J’étais sur le point d’ajouter que, si j’avais voulu causer des soucis à leur groupe, j’aurais dévoilé la véritable occupation de Louis de Brunante à Bartholomé, mais la réaction de Quitterie m’en distrait – c’est peut-être pour le mieux d’ailleurs – et je lui sourit même si elle ne peut rien voir. Elle semble toujours les entendre dans nos voix, les sourires. « Ça ira, ne t’inquiètes pas. Elle me manque, mais j’ai tourné la page. » Bon, j’essaie, du moins. C’est un deuil qui ne se fait pas simplement parce qu’on a décidé de le faire. Il faut du temps. « Elle a rompu il y a plus de huit mois, tu sais. Je ne l’ai pas revue depuis. »

Je pousse un long soupir, posant une main sur son épaule avant de sortir les biscuits et les lui poser sur les mains. « Je vois que je ne suis pas le seul à songer à te servir de quoi grignoter, mais tu pourras toujours en manger un pour dessert. Ce sont tes préférés, cuisinés ce matin-même ! » Changer de sujet, ce n’est pas plus mal. Ça allège un peu l’atmosphère, ça m’éloigne des sujets prompts aux dérapages, parce que clairement ce n’est pas le bon endroit pour m’échapper. « Tu veux finir de manger avant ton rendez-vous ? On ne réfléchi jamais aussi bien quand on est distrait par la faim ! »

J’ai réalisé depuis mon arrivée que j’ai interrompu son repas. C’est que je passe la moitié de mon temps à regarder Quitterie, et l’autre sa nourriture pour empêcher mon regard de voyager vers les habitués du coin et, surtout, leurs enfants. Les derniers jours ont été assez difficiles comme ça. « Tu pourras en profiter pour me dire comment va la famille. »

---

La conversation se voulait légère, à la Taverne de la Rose. Après tout, Bertin n'est venu que chercher Quitterie pour l'escorter et l'aider avec ses affaires légales. Être sa paire d'yeux et son conseiller. Il s'était bien parlé avant d'aller la rejoindre. Pourtant... pourtant... parfois la volonté ne suffit pas. Cette journée-là fut une de ces journées.

Encore et encore, Bertin échappe des détails qu'il aurait mieux fait de garder pour lui. Certains des secrets les mieux gardés de Bartholomé d'Ansemer sont ainsi révélés... y compris la location d'une part de sa fortune... Aux pirates de décider si sa mine dépitée devant ces secrets révélés est une assurance suffisante pour décider de s'attaquer à Bartholomé directement...








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