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 [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer

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La Confrérie Noire
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Gauthier Coeurbois
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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyJeu 25 Avr - 20:46

Tu n’es pas assez rapide.
Peut-être est-ce cette douleur qui te scie l’arrière des jambes et que tu as sciemment ignorée tout au long de votre marche. Peut-être est-ce la rage de penser quelle aurait pu être l’issue de cette horreur si par la bouche de ton fils les dieux ne s’étaient pas exprimés. Peut-être est-ce une autre raison, une hésitation de Gauthier qui pourtant toujours est avec toi. Une hésitation à la suite de Loyse, quand il faut rattraper la jeune fille. Elle, tu ne la tuerais pas. Visage parasite, quelques secondes, d’une soeur abandonnée dans un autre lieu, dans un autre temps. Et pourtant si, pour les dieux, désormais tu la tuerais.
Tu n’es pas assez rapide.
La question ne se pose pas.
Tu es encore à la limite de la foule, plus proche de ton fils que des impurs, quand tu réalises que tu as tout perdu. Les gens te lancent des regards, mais tu réalises que ta vie n’a plus aucun sens et en ton coeur c’est tout ce que tu peux ressentir.
Seul.
Encore une fois.


Qu’êtes-vous sensés faire, désormais ?
Tu as du mal à penser. Encore plus à respirer. La douleur te prend aux tempes pendant que ta bouche s’assèche, que tes doigts se serrent sur la main de la seule personne au monde qu’il te reste. Les idées les plus folles fleurissent et se fanent dans ton esprit, violentes images de cérémonies dont, Gabriel, tu n’as même pas la moindre idée de la signification. Des suppliques et des horreurs pour des dieux dont la foi emplit le coeur de leurs fidèles, même dans le silence. Des actes de dévotion ultimes.
Servir jusqu’à la mort ceux de ton coeur, pour voir que leur foi est infinie.
Et même si tes mains tremblent, si tu as encore du mal à y croire, tu sais que quoi qu’il en coûte tu veux pouvoir servir.

Les mots de la folle qui a ruiné votre cérémonie - qui a ruiné ta vie - te parviennent avec difficulté. Toi, tu es pur. Tu l’as toujours été. Aux yeux des hommes, aux yeux des dieux, tu n’as toujours vécu que par leur culte. Aux yeux des dieux, absents maintenant, tu as toujours marché sur leur voie, cherchant à t’en rapprocher, à les apprendre, à les honorer. Toi, tu es pur, qui que tu sois.
Tout n’est pas perdu.
Il y a toujours quelque chose à faire.
Des visions d’un autre corps, entaillé encore et encore, là où personne n’ira chercher, jusqu’à ne plus pouvoir se lever. Des pleurs et des suppliques. Des moments à attendre la morsure qui ramènera la présence que toi, tu espères. Une statue recouverte de sang, dans une pièce sans fenêtre, si loin.
Vous ne pouvez pas rentrer avec l’échec dans le coeur et le sang de votre fils sur les mains alors que sa voix résonne encore, que le miracle continue. Tu es pur, en ton coeur, tu n’en doutes pas une seconde. La foi vibrante de ton existence efface seulement la peur de ne pas l’être.
« Viens. » Tu tires ta femme avec toi, presque délicatement, pour vous rapprocher de l’officiant. « Il doit nous entendre. Il doit y réfléchir à nouveau. Tu sais comme moi…»
Le moment n’est pas le bon, mais le moment n’est jamais bon. Les murmures des gens autour. Deux impurs qui souilleront encore la pierre consacrée. Le moment n’est pas le bon, mais dans la cohue, si les choses s’enveniment, tu ne pourras jamais parler. « Nous Leur avons offert un corps, Loyse. Un réceptacle. C’est un miracle. Et s’il refuse…  Tu sais qu’il nous reste un moyen.»


Spoiler:
 



#5E0021
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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyDim 28 Avr - 23:06

Ta fille ralentir et ta colère s'apaise rien qu'un peu. Elle n'a pas perdu tout bon sens. Elle ne doit pas aggraver son cas. Pour vous, pour votre honneur, pour votre réputation, mais pour elle, également. Qu'en sera-t-il lorsqu'elle se soumettra au jugement des dieux ? Aujourd'hui ou demain, qu'importe. Son âme doit aller quelque part. Ta fille ne peut finir simplement reniée par le divin et, et… terminer dans le néant ? Tu déglutis, le mélange entre colère et peur lourd contre ton torse, dans tes tripes. Tu l'empoignes par le bras mais ne lui adresses ni regard ni mot alors que tu la ramènes jusqu'à l'autel. Peut-être que tes pas se font plus difficiles, mais tu te forces à avancer. Ici, dans vos vies, il n'y a pas d'autres choix.

Les mots qu'elle vous adresse, à toi et à Maria, apaise un peu plus ta colère, mais ta déception, elle, demeure logée dans ta gorge. Tu te fais un devoir de regarder Abigaïl dans les yeux, quand elle te parle, mais la chose te paraît de plus en plus dure. Tu ne comprends pas pourquoi. Tu ne devrais avoir aucune pitié, mais ses mots, ses pleurs, te touchent. Parce qu'elle est ta fille, mais aussi car… car… Tu ne sais pas. Ta mâchoire se contracte sous la tension. La suite de son discours n'aide en rien. Elle remet en question tout le monde, elle remet en question l'officiant, les dieux, votre foi. Tu es tellement sous le choc que tu ne vois pas l'officiant s'avancer. Tu vois la gifle partir cependant. Et tu dois te faire violence pour ne pas bouger d'où tu es, ne pas attraper la main qui vient de blesser ta progéniture, de ne pas la plier jusqu'à entendre les os craquer.

Tu cesses tout mouvement.
Tu n'as jamais eu ce genre de pensée envers votre respectable officiant. Cela ne vient pas de toi. Cela vient de lui, pas vrai ? C'est impossible qu'il en soit autrement. Tu es mortifié. Tu respires mal, partagé entre tant d'émotions et d'impulsions contraires. Approuver ou rendre la violence. Arrêter ce manège ou le laisser se dérouler. Protéger ta fille ou l'abandonner à sa faute. Tu assistes à la suite sans broncher, paralysé par les deux volontés qui se battent à l'intérieur de toi. Ton regard cherche celui de Maria dans un but que tu ne comprends pas. Même si tu le trouves, qu'est-ce que cela changera ? Elle y lirait peut-être ce dilemme sur lequel tu n'as aucune prise dans l'immédiat, mais vous n'avez aucune marge de manœuvre sur cette place.

« Et si tu as encore un semblant de bon sens, tu te trancheras la gorge pour que nul n’ait à croiser de nouveau ton regard, pour que la honte ne pèse pas sur ta famille à tout jamais. Et pour que les Dieux ne nous fassent pas subir leur courroux. » Les paroles de l'officiant te font l'effet d'une claque. La colère monte à nouveau, double, pour des raisons différentes, mais tu parviens à serrer les poings, à forcer tes jambes à ne pas bouger. Quelle idiotie d'envisager de défier l'officiant et les dieux en te saisissant de ta fille pour l'amener loin. La pensée t'es étrangère même si elle est là et tu frissonnes violemment tant les émotions sont fortes à l'intérieur. Tu commences à avoir mal à la tête. Ta main agrippe l'objet inanimé le plus proche pour que tu ne perdes pas pied.

Pourtant, le sacrifié crie à nouveau, de sa gorge tranchée, et tu frisonnes de peur, cette fois, de concert avec l'autre qui te tourmente depuis le début de cette journée. Le bébé n'est pas pur. Vous n'êtes pas purs ? Il s'adresse à vous tous quand il crie 'infidèles' ? Tes yeux trouvent la silhouette de l'officiant pour jauger de sa réaction et tu lâches ce que tu tenais. Tu te rapproches légèrement, pour être sûr de ne rien louper.

Spoiler:
 



#16669C
















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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyDim 28 Avr - 23:27

Tu n'as pas besoin d'aller bien loin, l'offrande est vite rattrapée, confirmant les dires du défunt : c'est une impure. Certes, tu voudrais la voir mourir maintenant pour qu'elle paie pour l'affront dont elle a failli salir ta famille, mais tu ne veux plus la voir mourir de tes mains. Il est hors de question qu'elle soit ton sacrifice. Tu te détournes d'elle comme un objet qui n'a plus aucune valeur à tes yeux. Tu veux être remboursée !

La souillon qui essaie depuis le début de la cérémonie de te vendre son bébé t'interpelle encore. Si un peu auparavant, tu lui as répondu sèchement, tu retournes vers elle toute mielleuse - oui, son enfant sera ton sacrifice ! Tu te saisis de lui, laisses quelques sous à sa mère. L'apprenti exécuteur vient à ta rencontre, tu le suis.

Quand l'Officiant demande à ce que ça soit Abigaïl qui tue le bébé, tu te sens bafouer ! Personne ne s'intéresse à toi, à ton sort, à ta demande ! N’es-tu pas la requérante ? Celle qui doit sacrifiée une offrande ? L’ont-ils tous oublié ? La Gaëtane en toi bouillie et se sent totalement invisible. Tu t'en moques pas mal si Abigaïl a attiré les foudres des Dieux sur elle et sur toute sa famille. Tu vas pour faire entendre ta voix, pour râler et demander à ce qu'un sacrifice soit fait en ton honneur ! Mais, Loïc recommence à dénoncer, il te montre et plus précisément le bébé que tu as dans les bras en l'accusant d'inceste. Puis, vous montre tous en hurlant "infidèles".

De stupeur, tu lâches littéralement l’enfant qui tombe sur le sol. Les mots te manquent… Tu es vraiment très en colère car tu te rends compte que nul n’est digne d’être sacrifié pour toi, même un bébé certes hideux, mais que tu pensais pur et lui aussi souillé par la perversion. Tu ne peux donc te fier à personne dans l’assemblée, surtout que si tu en crois les dires de Loïc, tout le monde a quelque chose à se reprocher. Tu es très suspicieuse au vu de la situation.

 « Je demande réparation au vu de l’affront dont je suis victime ! Sa mort ne sera pas suffisante. » Tu montres Abigaïl du doigt en prononçant ces derniers mots.  « Nulle n’est digne d’un sacrifice en ma faveur. »

Spoiler:
 


« Gaëtane, déesse des Morues, sainte Patronne des Opportunistes :sisi: »
Gaëtane :darkred / Eole : darkblue

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Marianne d'Orsang
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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyDim 28 Avr - 23:57

Tu n’aurais pas dû tenter de faire passer la parole de l’enfant mort pour un tour de magie. Cette excuse ne fait gagner que quelques secondes pour ta fille, avant que la foule furieuse ne se jette sur toi avec des cris divers : infidèles, blasphème, traîtres… Tu ne résistes pas, préférant jouer la mère scandalisée et perdue qui pense toujours que sa fille est pure – même si tout ce qui t’importe à présent, c’est quelle reste en vie. Tu te fiches royalement de la requérante braillant à qui veut l’entendre qu’elle cherche une autre vierge. Par contre le hurlement fou furieux d’Aubin, traitant Abigaïl de lâche, te donne des frissons. Il la ramène jusqu’à l’autel où l’on t’a également entraînée. Sans son soutien, la peur qui te tord le ventre gagne un large terrain.

Votre fille s’explique alors, entre deux sanglots. Tu connais ton enfant, tu vois qu’elle exagère un peu ses pleurs mais ils ne sont pas feins. Tu es déçue qu’elle vous aie menti, déçue que ce soit par "accident", déçue que cette erreur produite par votre famille soit étalée ainsi sur la grande place. Quelle humiliation. Mais les mots t’atteignent plus sûrement que ses sanglots. Elle a honte, mais elle ose dire la vérité, elle assume devant toute l’assemblée qui gronde de colère, devant son père et devant l’officiant. Elle demande même d’écarter ses parents de sa faute personnelle ! Tu sens ta fierté réapparaître devant ta fille qui prend ses responsabilités et tente de se défendre comme elle peut ; même en se sachant coupable.
Tu hésites, tu voudrais lui montrer ton soutien. Faute avouée, à moitié pardonnée, non ? Mais tu vois la colère remplacer les larmes, et ses arguments sont remplacés par des accusations. Ton visage se décompose. Une partie de toi est atteinte par ses paroles : oui, tu n’es pas pure. Bien sûr que tu n’es plus vierge cela va de soi, mais aujourd’hui tu as douté des dieux et tu en as honte, tu as douté de leur bienveillance, tu as pensé vivre ta propre vie libre et responsable. Mais une autre partie en toi hurle de désespoir : ta fille vient de ruiner ses chances de survie. Agresser ainsi des fidèles, c’est lancer de l’huile sur le feu. Ta peur revient au galop. L’officiant gifle Abigaïl sans préavis et celle-ci se mue en terreur. Tu ne comprends rien au regard que te lance ton époux.

Son apprenti amène la noble avec un bébé vers l’autel. L’officiant l’accepte en sacrifice, en demandant que ce soit Abigaïl qui l’égorge avant de se donner elle-même la mort. Tu frissonnes encore ; ton mari ne bouge toujours pas ; une idée folle te traverse, alors tu agis. « L’officiant a parlé, la cérémonie doit continuer. Abi, viens. » Tu t’approches de l’autel et prends la lame encore rouge du sang du premier sacrificé – que tu prends grand soin de ne surtout pas toucher. Tu montres un point précis de ton cou. « Tu vises là en tranchant net, il mourra vite et Maël pourra recueillir son sang. Quoiqu’il en soit, je te pardonne. » Qu’importe d’où te vient cette connaissance du corps humain, elle va te servir. Dans cette vie, tu peux prendre une arme sans broncher. « Dis oui, et je te donne la lame. Dis non, et j’improvise. » Tu lui laisse le choix, encore, mais trancher la gorge de l’officiant te démange. La vue de ce bébé t’en a rappelé d’autres, ta fille, ton fils, tous les enfants de tes meilleures amies. Des souvenirs doubles se mélangent dans ta tête.
Et là, l’enfant mort hurle encore « INCESTE ». Le bébé tombe, tu vois rouge d’un seul coup. « INFIDELES » qu’il continue. Quand la noble ose encore agir en pointant ta fille, c’en est trop pour toi. Puisque vous êtes tous condamnés par les dieux, tu peux bien commencer par égorger celle-ci !

Tu te jettes sur elle dans un cri de rage, lame en main.

Spoiler:
 







J'ai pour moi les vents, les astres et la mer.


Marianne • #006666
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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyLun 29 Avr - 5:44

On vous a refusé ce que vous avez désiré pendant si longtemps.
Que l’impure ait été avancée sur l’estrade, que sa mère l’accompagne, tout ceci ne semble que fadaise, alors que l’officiant n’a pas complété le rituel et vous a refusé, à Gabriel et toi, le cadeau que vous attendiez avec ferveur. Ton propre esprit n’a pas tout à fait compris, d’abord, tout occupé à la tâche de récupérer l’offrande récalcitrante qui a bien tenté de se faire croire comme pure, mais désormais… tu ne peux pas échapper à la fatalité, à la vérité.
Abandonnée, une nouvelle fois.

Ce corps étranger, cet esprit ancestral, ils répondent à tes sentiments esseulés, Hermine. Tu ne sais pas que ton Adepte se trouve à quelque part, morceau de ce Gabriel de jadis, tu ne sais pas qu’il éprouve en cet instant le même sentiment d’injustice, de trahison, de douleur. Les mots de l’Impure ne te touchent guère, alors que toi, tu sais. Tu sais tout ce qui a été sacrifié, en ce temps et en un autre - tu connais le coût de la dévotion, le coût des limites et de les dépasser, de devoir aller toujours plus loin. Loyse a mis au monde un enfant qui lui ouvrirait les portes de la prêtrise : Hermine a offert sa vie pour venger un amour défunt.

Tu connais le prix.

Tu t’accroches à ton époux, alors qu’il t’entraîne vers l’officiant. Les deux mains sur sa chemise, comme une noyée revenue à la vie, tes yeux emplis de fureur désormais emplis d’une tristesse mélancolique qui sied si mal au visage décidé de la Cibellane, son corps parasité par ces Cielsombrois sentiments qui sont tiens, qui envahissent tout à fait Loyse. Tu es elle, elle est toi, et tu mènes la danse. « Il nous restera toujours un moyen. Tu sais auquel pense ton mari. Tu regardes la foule derrière vous, large et disparate, aussi impure que ceux qui s’époumonent sur la scène. Ils ne sont pas dignes. Je serai prête, si nous devons arriver à celui-ci. » Ta voix est calme et tranchante. Vous arrivez devant le grand prêtre et tu t’inclines, puis poses un genou en terre, respectueuse envers celui qui a pouvoir sur votre destinée. « Grand officiant, écoutez notre demande. Écoutez les mots de notre fils, sacrifié afin que nous puissions servir les dieux. Ne sommes-nous pas dignes, nous qui avons enfanté, élevé, sacrifié notre progéniture, afin de rejoindre votre côté ? Les puissances parlent par sa bouche, Leurs vérités sont entendues par tous grâce à nous, et combien d’autres miracles encore peut-être ? Grand officiant, écoutez la prière de ceux qui désirent plus que tout rejoindre vos rangs. »

Spoiler:
 


Dialogues en darkslateblue

[INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 RandomWikiFredia


Dernière édition par Hermine Chantelune le Lun 27 Mai - 2:59, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyDim 19 Mai - 13:44


Chroniques d'Arven

Intrigue 4.3

Au Fer Rouge



Intrigue animée par Aura·





Le Prix à Payer

C’est à l’aune du prix à payer que l’on mesure la vraie valeur des choses




Chaos !
Scandale !
La foule s’agite de plus en plus, et les prêtres ont bien du mal à garder le calme tandis que l’officiant perd patience. Quoi donc, que sont toutes ces offrandes impures ? Qui ose ainsi braver impunément le courroux des dieux, qui ose abdiquer leur clémence sans trembler pour son salut ?
Et voilà que la mère en furie ose attaquer la noble bafouée ! Quelle prétention, quelle insolence, quelle outrecuidance – la noble n’a guère le temps de remuer ne serait-ce qu’un cil, que ses gardes sont déjà sur son opposante. Les coups pleuvent sur la vendeuse, et la colère de la requérante ne fait qu’alimenter les troubles de la foule. Les deux aspirants sollicitent l’attention de l’officiant, cherchant à obtenir leur entrée dans les rangs élitistes du clergé, et… et voilà, la première pierre fuse, visant la fausse vierge.
L’émeute est là, l’on se bouscule, l’on se piétine : le chaos a embrasé l’assistance, et les coups se mettent à pleuvoir. Comment reprendre le contrôle de la situation ? Les dieux vont-ils prendre ombrage du comportement de leurs fidèles… ?





Tour 4

Consignes


IRL : du lundi 20 au dimanche 26 mai (tant qu'il est dimanche sur votre fuseau horaire). Le Destin passera lundi 27. (Normalement. Le Destin est en vacances avec les copines, et pas forcément très-très motivé, bon.)
IRP : le 1er avril 1004, mais à une époque très reculée.

• Ce topic concerne les personnages suivants exclusivement :

  • Bastien, tu es l’officiant : hey, c'est la baston en bas !
  • Géralt, tu es le grand exécuteur : tu as le grand coupe-coupe affûté, et une fille impure à gérer, et une femme peut-être tuée par les gardes, à elle de voir. :geu:
  • Tim, tu es l’apprenti exécuteur : tu sautes dans la bagarre, ou une autre idée te vient ?
  • Marianne, tu es la vendeuse : À toi de voir si tu es tuée par les gardes (auquel cas, tu peux assister Adonis dans sa mission de lavage de linge sale en public), ou bien juste blessée ! :haww:
  • Sonjä, tu es l’offrande : tu prends quelques pierres expédiées par une foule en furie, est-ce que tu demandes l'aide de papa, ou... pas ?
  • Gaëtane, tu es la requérante : le Destin te laisse carte blanche, surprends-le. :fan:
  • Gauthier, tu es l’aspirant : vu les circonstances, tentes-tu encore de convaincre l'officiant, que peux-tu faire pour te rendre utile ?
  • Hermine, tu es l’aspirante : vu les circonstances, tentes-tu encore de convaincre l'officiant, que peux-tu faire pour te rendre utile ?
  • Adonis, tu es le sacrifice : Vas-y mon petit, continue à exciter la foule ! :vv:


• Ce sujet va déterminer l’existence ou non d’un culte organisé autour du Panthéon, avec des prêtres et prêtresses. Si vous suivez le fil des événements, le culte existera dans notre présent ; si vous vous révoltez, le culte sera anéanti comme c’est le cas actuellement. La nature du culte sera déterminée par vos petits camarades dans l’autre sujet !

• Pour ce quatrième tour, il y a une émeute ! Rappelez-vous bien les enjeux de ce topic, et agissez en fonction de ce que vous souhaitez, le Destin sera attentif, c'est l'avant-dernier tour de l'intrigue !
Le Destin est à votre disposition dans votre QG pour toute question.
Vous pouvez inventer un nom et une personnalité au malheureux dont vous avez volé le corps, si vous le souhaitez, ce n’est pas obligatoire.
ATTENTION : Le corps que vous occupez n’étant pas le vôtre, vos petits camarades ne peuvent pas vous reconnaître. Pas d’exception à cette règle !

• Vous pouvez poster plusieurs fois dans un tour, mais veillez toujours à laisser deux personnes répondre entre deux de vos interventions.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa: A titre exceptionnel, votre premier message, et uniquement lui, n'a pas de limite de mots.

• Pensez à indiquer votre nombre de mots en utilisant impérativement ce site et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

• Consultez régulièrement le QG de l'intrigue, au cas où. :oui:

Bonne chance, dragonnets ! :angel:




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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyLun 20 Mai - 8:54

Prendre un enfant par la main et le jeter au ravin, semblait presque vouloir chantonner mes lèvres.

J'étais irrité et horripilé à la fois. Rien ne se passait comme prévu. Rien. Même moi, j'agissais étrangement. J'avais ses pensées parasites le temps d'un battement de cils, des gestes hésitants, des sentiments quand il n'en fallait aucun. Par exemple, l'exaltation du sacrifice avait fait place au doute et l'émerveillement d'un être béni des cieux avait fait place à une teinte d'effroi. C'était à n'y rien comprendre.

Enfin, ce que je comprenais c'était que je devais continuer d'agir selon mes convictions, selon mes idéaux de devenir un exécuteur parfait. J'écoutais l'Officiant malgré le brouhaha de la foule. Le bébé que tenait la requérante, je devais l'apporter jusqu'à l'autel pourpre. Sauf que le bébé, alors que je tendais les bras pour le réceptionner comme s'il s'agissait d'un trafic de pommes de terre, tomba au sol en une cascade de pleurnichements avant même que je ne l'effleure. Les pleures se turent à l'impact. Et c'était tant mieux à entendre le sacrifié pester dessus. Lançant un regard torve à la requérante, je fus poussé par le mouvement de la foule alors que des gardes s'occupaient de la mère de l'impure, de la femme de l'exécuteur que je cherchais des yeux. Le bébé ? Écrasé et ballotter sous le poids de nombreux gens. Son sang salirait le sol et non l'autel. À peine un regard froid vers ce dernier, vers ce corps chiffonné et ensanglanté... à peine un et je me sentais pris d'une nausée qui n'était pas censé être mienne.

Je parvins à sortir de la foule en déluge alors que des pierres commençaient à pleuvoir. Il me fallait retrouver l'officiant. Ou l'exécuteur. Je devais continuer à agir pour la cérémonie ! Mais comment ?!

Se cacher.
Se cacher et attendre.
Se cacher, attendre et jeter des pierres au loin.
Se cacher, attendre, jeter des pierres au loin, le tout à l'abris.


À l'abris, oui. Fuir comme un lâche, oui. L'idée était presque séduisante. « Non, » me criais-je dessus comme un possédé avant d'écouter cette petite voix intérieure et de m'écarter au moins du gros de la violence qui couvait la place tout en jetant des regards vers l'officiant. Puis au sacrifié.

Il était un miracle des dieux, oui. Loué soit son existence.
Il était une abomination qui apportait le chaos, il fallait le tuer. Le décapiter complètement. Une tête qui roule ne serait plus en mesure de parler.


Je sentis ma main partir à la recherche d'une dague, je n'en avais pas. Puis mes yeux cherchèrent un objet tranchant. N'importe quoi pour mettre fin à cette scène malgré mes protestations. Couper l'herbe sous le pied. Tuer le mal à sa source, voilà.

ÉCOUTER L'OFFICIANT !
FUIR LÂCHEMENT !
DÉCAPITER L'ENFANT !


Qu'une voix m'ordonne, mon esprit commençait à céder à la folie !


Spoiler:
 


[INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 Tumblr_inline_p85bp3kCI11r0qz1s_250
"What is the one thing we say to Apocalypse ?"
"Kitty cat, kitty cat, prrr"






[INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 1530037627-tim




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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyMar 21 Mai - 7:40

La claque fuse, une douleur sèche monte dans ses joues. Ses mots se perdent au vide alors que son visage est entraîné vers le bas, par le mouvement soudain de l’officiant. Cette étincelle de violence ravive de plus belle sa colère. Une brûlante envie de répliquer l’assaille, un besoin de faire payer en retour. A l’officiant, à la foule, à eux tous. Aux Dieux. La pauvre volonté qui l’habitait désormais s’agite, crépite, tandis qu’elle prend la décision qui réduira son destin en cendres - ou pire.
Lorsqu’Abigaïl relève la tête, ses traits ne sont qu’humilité. « Vous avez raison, » répond-t-elle à la proposition de l’officiant. Égorger l’enfant pour s’arracher la vie ensuite. Sa mère elle-même s’avance pour récupérer la lame sacrificielle. Sa voix est calme, elle semblerait presque apaisée. « Dis oui, et je te donne la lame. Dis non, et j’improvise. ».
Son sang ne fait qu’un tour dans son corps. Une fois la lame entre ses mains, il en sera fini d’elle. Oh, mais quel que soit le tourment éternel que les Dieux lui réservent pour tout ce qu’elle a fait - et ce qu’elle s’apprête à faire -, il ne peut pas être pire que l’enfer de cette estrade. Une dernière fois, elle repousse les plaintes de la prude qui partage sa conscience, elle qui a compris ses intentions avant même qu’Abigaïl ne les envisage sérieusement. Elle n’aura qu’à demander à l’officiant de l’aider à tenir l’enfant. Elle se placera en retrait par rapport à son père, dont elle craint que le courroux et la lame s’abattent avant qu’elle n’accomplisse son dessein. Ce ne sera pas le nouveau-né qu’elle égorgera avant de cesser d’exister.

Mais la lame ne vient pas. Des mots éclatent. Elle cligne des yeux. Lorsque ses paupières se relèvent, sa mère n’est plus à côté d’elle. Quelque chose de lourd frappe sa tempe et tout semble soudainement étouffé et lent. Trois pas en arrière, s’éloigner des pierres qui pleuvent. Besoin d’une lame, d’une arme. A quoi bon, tu saurais t’en servir ? Besoin d’une larme. Celles de l’officiant, toutes. Soi-disant pur, répandeur de mort ! Il représente les Dieux. Ils l’ont choisi. Perte d’équilibre, douleur dans le bras, odeur du sang. Celui du premier sacrifié ? Celui de l’exemplaire, du petit parfait. Regard en biais. Flou. Paternel ?

Cela doit cesser. Oui. Tu peux y mettre fin. Oui. Pas en assassinant l’officiant. En l’écoutant. Non. Non non non ! Tu dois apaiser les Dieux pour- Les Dieux ne répondent pas ! Ils se contentent d’accuser à travers les lèvres bleues d’un garçon mort au nom de leur gloire ! Les Dieux veillent, protègent la vérité. Tu as commis une erreur en pensant les berner. Répare-la.

Abigaïl se relève. Ses muscles s’actionnent sans attendre son approbation et ses jambes la traînent au bord de l’estrade, tout près de la foule. Son corps s’immobilise. L’autre l’a menée là, mais ne prendra pas la décision à sa place. Elle pense soudain aux Dieux. Sont-ils vraiment là, la toisent-ils, qu’attendent-ils vraiment d’elle ? Pardonneront-ils à sa mère, si elle se laisse tuer ? On ne lui répond pas, ne lui octroie même pas une nouvelle pierre au visage en signe de désapprobation. Rien.
Trop impure pour les Dieux. Trop infidèle pour les hommes. C’est pourtant à eux qu’elle s’en remet, alors qu’un nouveau pas en avant la fait quitter l’estrade pour s’offrir à la folie de la foule.

Spoiler :
 


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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyMer 22 Mai - 16:19

Il aime ce trouble.
Il aime ces cris.
Il aime ce désordre qu’il a semé dans l’assistance.
Il aime ces menaces, ces accusations qu’il a proférées à l’encontre de ces infidèles, de ces impurs, de ces gens qui les prient pour quoi ? Un semblant de retour divin ?  Qu’ils sont donc les stupides les humains quand ils le veulent.  Ils n’ont rien compris, ne comprendront jamais rien ; les offrandes, l’importance de celles-ci, de la pureté, du travail demandé pour atteindre une perfection si rare désormais.

Il y en a deux qui semblent avoir compris que le  sacrifice doit être pur et travaillé depuis la naissance de l’enfant destiné à être sacrifié. Ce corps qu’il occupe est le fruit même d’un travail de longue haleine. L’officiant ne semble pas enclin à récompenser cet homme et cette femme qui pourtant ont rempli toutes les conditions nécessaires à parvenir à leur but. Il hésite à les défendre malgré tout prendre position car c’est à eux, aux prétendus fidèles de se débrouiller pour comprendre ce qu’il tente de leur faire comprendre. Les deux aspirants semblent chercher un moyen d’obtenir ce qu’ils sont venus chercher… en vain.

Tristesse
Fureur
Incompréhension.

Il cherche à se réveiller en vain alors que l’autre continue à lui conter cette histoire depuis bien trop longtemps oubliée.

« LUI » un gargouillis, un autre alors qu’il désigne le gamin qui était plus tôt aux côtés de l’officiant « LUI » le doigt cette fois-ci est droit, immobile comme sûr de lui. Aucun tremblement ne se fait percevoir. Cette désignation est seule sans explication. Est-il un pur, un impur, le fruit d’une union désapprouvée ? Il ne complète pas au moment où le corps semble être agité de nouveau de soubresauts, le doigt se replie et le sang désormais séché macule les lèvres du sacrifié. Les yeux toujours ouverts amenant un brin de terreur supplémentaire restent sur l’assistance. Il n’y a plus vie dans ses prunelles, plus d’espoir, il n’est qu’une marionnette.

« LUI » de nouveau le mot est hurlé pour que l’assistance s’interroge un peu plus sur ce gamin que chacun semble avoir oublié. Il aime semer un peu plus de terreur, d’incompréhension parmi eux tous. Puis à nouveau des soubresauts et la main se rebaisse désignant ce corps qu’il occupe « ON VEUT DE LA PURETE PAS DES SOUILLONS ; RECOMPENSEZ LES ASPIRANTS ». Le dieu prend position malgré son hésitation légitime mais après tout il est celui que l’on écoute non ? Cela devrait être le cas « A GENOUX » hurle-t-il ; des mots prononcés sur un ton impérieux. Pour la première fois il s’engage face à ces hommes incapables de prendre une décision pour le moins honorable ; une idée le prend soudainement d’en appeler à un des siens, cette femme morte ou presque serait l’aubaine de les effrayer un peu plus ; dans des années des millénaires ils reviendront et les feront plier. Ces hommes sont trop absurdes, trop stupides pour comprendre qui ils sont… ils ne les méritent pas, simplement.

Spoiler:
 













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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyVen 24 Mai - 22:30

Ta femme parle avec douceur et sagesse, avec douleur, avec vérité toujours. Vous le méritez. Quiconque douterait simplement de votre engagement dans cette cause juste et noble à laquelle vous souhaitez tout entiers vous donnez n’est pas mieux que ces fous et ces impurs qui peuple aujourd’hui la foule qui s’agite de plus en plus autour d’eux. Et les mots ne sont plus rien quand vole la première pierre.
Tu te places inconsciemment en bouclier, Gabriel. Si les pierres volent et frappent ta stature - tu es plus grand, toi, bien sûr – elles ricocheront sur ta peau et sur ton être dévoué avant d’atteindre l’officiant et l’amour de ta vie. Celle pour qui tu donneras tout.
Tu sais pertinemment jusqu’où vous irez. Jusqu’à la fin.
Tu tiens vaillamment : autour de l’officiant, les gardes, les dingues vous empêchent de vraiment être emportés. Les pierres ne tombent pas loin cependant. L’une frappe l’arrière de ton genou et tu ne bronches pas, quand dans un autre temps, un autre Gabriel a péri par là. Resté en arrière. Tombé à jamais, lui aussi pour sa foi.
Mais ça n’arrivera pas.

Le dieu reprend la parole, désigne cette fois des sacrifices, doutes-tu. Les yeux vrillés sur l’officiant, tu n’oses pas détourner le regard, de peur de le voir disparaître et avec lui tous les espoirs d’un jour embrasser la voie des dieux.  Tu grimaces quand tu sens la foule s’agiter autour un peu plus, menaçant de t’emporter si tu ne fais rien. Tu parles pour elle autant que pour toi : dans la cohue et jusqu’à la fin, vous n’êtes réellement plus qu’un. Le même but.
« Ordonnez. Nous exécuterons votre volonté. » ajoutes-tu simplement. Tout en toi le prouve : tu le protégeras, tu les tueras, tu te sacrifieras – tu feras n’importe quoi. Pour les Dieux.
Pour Leur Gloire.
Pour que Leur volonté soit faite.

Et au fond de toi, il n’y a qu’une voix pour deux esprits qui s’accordent et se mêlent, se marquent à jamais. Leurs croyances sont semblables, leurs mots se fondent. Leurs vies ont été bien différentes mais leurs pas sont les mêmes tant qu’il le faudra – désormais, vous n’avez même plus entièrement conscience de qui est quoi. Qui pense quoi. Mais l’avez-vous simplement ressenti, à un moment ?
Vous n’avez qu’un but.
Tu n’as qu’un but. Quoi qu’il t’en coûte, peu importe ce qu’il adviendra, c’est guidé par ta foi que tu continueras d’exister en ce jour de plus en plus troublé.

Spoiler:
 



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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyDim 26 Mai - 16:56

Les dieux doivent pleurer devant la scène que vous offrez tous. De rire ou de découragement, face à ces mortels venus quémander leurs faveurs, et qui finalement s’entre-déchirent sans leur offrir de nouveau sacrifice convenable.

Tu fonces vers la requérante, déterminée, visant soigneusement la carotide de ton arme. Tout ton être crie vengeance contre cette femme abjecte qui méprise la vie des autres. Le bébé a de grandes chances de subir cette chute toute sa vie. S’il n’en est pas mort. Un bébé ! Quel égoïsme, quelle arrogance, quelle indifférence. Qu’elle paie !
Tu sais exactement où trancher et ta rage te guide pour envoyer la noble vers Sithis, au plus vite.
Mais tu n’es pas une guerrière, ton cri furieux a alerté les gardes près de ta cible. Un homme te maîtrise rudement pendant qu’un autre te retire la lame des mains. Un troisième t’insulte de concert avec la requérante en te distribuant des coups aux jambes pour te faire plier, mais tu ne les écoutes pas. Car en se jetant sur toi, toutes ces brutes inhumaines ont piétiné le bébé silencieux. Tu ne sais pas ce qui vient de se briser : ses petits os, ton propre cœur, ou ton esprit déjà confus. Tu ne vois que le sang du nouveau-né et la rage se transforme en folie. D’une force que tu ne te connaissais pas, tu envoies valser un garde d’un large mouvement du bras et ton poing s’écrase sur le visage d’un autre, dans un craquement qui te satisfait un instant. Mais tu restes maladroite, tes formes généreuses entravent tes mouvements et les protecteurs de l’ignoble femme deviennent sans pitié. Tu es passée à tabac sans plus aucune retenue de leur part. Ton corps n’est plus que douleur et tu tentes vainement de protéger ton visage déjà boursouflé et sanglant. Une partie de toi assez distante se souvient d’une autre agression pourtant moins violente – là, les fractures s’accumulent.
Il pleut des coups et des pierres. Le temps semble ralentir mais ce sont tes pensées qui sont de moins en moins limpides. Où est ton époux ? Tes genoux heurtent la pierre de la place. Tu vois un mouvement derrière tes agresseurs ; le mouvement de la belle robe de ta fille ; ta fille qui marche vers la foule, tandis que les cailloux qui volent près d’elle ou l’atteignent. Quand elle disparaît, tu ne sais pas si un garde vient de t’achever avec un pavé ou si ta tête a heurté le sol. Le désespoir t’emporte dans une noire et douloureuse inconscience.

Un des gardes remet ses habits en ordre et s’approche du corps inerte de la vendeuse. Des bulles d’air rouges éclatent près du nez. Crachant son mépris, il tire son épée du fourreau et l’approche du cou poisseux d’écarlate. Il lève le regard vers la noble bafouée. « Ma dame ? »
Il lui suffit d’un mot ou d’un geste de son employeuse pour mettre un terme à la vie de cette mécréante.

Spoiler:
 







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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyDim 26 Mai - 17:43

Je fronce les sourcils alors que les évènements se bousculent et que j’ai le vague sentiment d’être… humilié ? Ce serait un peu fort mais, au final, c’est un peu ce que je ressens. Humilié de voir que rien ne se passe comme prévu, humilié de voir que de simples mortels croient pouvoir tromper les dieux. Et si une seule fois était déjà de trop, il faut encore que les choses empirent. Et que cette petite impure se croit être capable d’échapper à la sentence que j’ai décrétée sienne. Je sens la colère brûler mes entrailles. Comment cette souillon peut se croire capable de me défier de la sorte ? Pense-t-elle vraiment s’en sortir ?

Mais après, c’est peut-être ce qu’ils méritent à vouloir sacrifier des gens pour des êtres qui n’ont cure de nous.

Je secoue la tête, chassant cette pensée totalement inappropriée, avant de me tourner vers les deux aspirants. Et je souffle d’une voix calme, claire, en contradiction totale avec le chaos ambiant. « Vous avez raison. Vous méritez cette destinée qui est la vôtre. Tout comme ceux qui pensent pouvoir perturber cette cérémonie méritent ce qui va leur arriver. » Et mon regard accroche celui des aspirants, chacun à leur tour, tandis que je souffle, d’une voix sèche. « Il est temps de mettre fin à cette mascarade. De ramener l’ordre et de chasser le chaos. Occupez-vous des parents de l’impure. De ses deux parents. »

Je fixe alors l’apprenti exécuteur et j’ai un temps d’hésitation avant de désigner le sacrifié. « Il parle trop. Il sème le doute. Il essaie de nous diviser. Occupe-toi de lui. Pour de bon cette fois. Qu’il cesse de nous troubler, de nous tourmenter. Et n’échoue pas surtout. Tu as un poste d’exécuteur qui te tend les bras. Et les Dieux te regardent. »

Et ma voix monte d’un cran alors que je cherche à capter l’attention de la foule. Si elle est toujours aussi agitée, je sais qu’elle m’écoute. Quand bien même les pierres ont déjà fusé et touché je ne sais quelle cible. « MES FRERES ! MES SOEURS ! Ecoutez-moi ! Ne laissez pas cette scène corrompre vos esprits ! Ne vous laissez pas influencer. Le regard des Dieux est braqué sur nous en cet instant. L’impure est parmi vous ! Et l’on vous met à l’épreuve ! Serez-vous prêts à lui faire payer son affront ? Serez-vous prêts à être la main de la vengeance, du courroux divin ! C’est une chance que vous avez de tout remettre dans le droit chemin ! » Ils ont des pierres, il leur suffit de finir le travail qu’ils ont déjà commencé.

Et que le sang coule. Pour les dieux ou pour les hommes. Peu importe dans le fond.

Parce qu’il est absolument hors de question que leur cérémonie finisse de la sorte. Il faut des sacrifiés mais il faut faire payer les traîtres. Parce que les Dieux ne toléreront jamais une telle attitude. Je vois les gardes prêts à prendre le relai si mes ordres donnés à la foule ne sont pas écoutés et, à voir leur mine décidée, je suis rassuré. Je sais qu’un tel comportement ne restera définitivement pas impuni. Et qu’il faut de l’ordre. Avant toute chose.

Spoiler:
 


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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyDim 26 Mai - 22:05

Qu'une voix m'ordonne avant que je ne sombre dans la folie !

« Lui ! »

À la voix de l'officiant, chaleureuse à mes oreilles, qui tentait tant bien que mal de gérer la foule en délire, succéda celle du sacrifié. Encore une fois. Lui. Je sentis mes entrailles se serrer et mes poils se hérisser. Lui. Frénétique. Absolu. Je ne pouvais me soustraire à ce doigt pointé sur ma personne et nul, pas même moi, n'aurait pu prétendre qu'il visait un autre. Je restais de marbre un instant, le cœur battant au triple galop.

Fuis ! FUIS ! Me répétait ma tête tandis que mes membres refusaient d'obéir à cette fâcheuse migraine. Pourtant j'étais d'accord avec cette petite voix intérieure. Pour une fois. Certes j'étais pur – qu'importe ce doute atroce, certes je jalousais quelque part les sacrifiés de se rapprocher autant des dieux, mais j'avais toujours espéré évoluer sous un autre angle. Sous une autre approche. Être l'instrument qui ôtait la vie. Celui qui écoutait. Celui qui obéissait, exécutait, solennellement. Celui, fier, qui faisait passer le souffle du vivant au soupir du mort. Le dernier geste, physique, qui bouclait la boucle et offrait aux dieux.

Je sentis quelques regards se braquer sur moi, quelques personnes s'étaient agenouillés aux ordres du miraculé, alors que non loin, la vie de la mère de la souillée ne tenait qu'à un fil, qu'à un mot de la requérante qui avait lâché le bébé plus tôt. Bébé au sol, immondice défouloir, que mes yeux n'osèrent recroiser. Je finis par poser mes prunelles troublées sur l'officiant. Lui saurait. Lui. Seulement lui. Je l'avais toujours écouté.

Dira de me tuer, je me barre.
Dira pas de me tuer, je reste.


Je désirais l'entendre. Pourtant je ne tenais vraiment plus à rester ici. J'écoutais. Mon corps migra, sourd aux tremblements de mes paupières, alors que l'officiant m'indiquait d'en finir avec ce chaos. D'en finir avec ce miracle. De sauver ma vie. De tuer ce présent des dieux. De tuer cette existence nuisible à ma personne. C'était lui ou moi. L'officiant, dans sa sagesse, avait décidé ce qu'il en était. Je vivais. Il 'mourrait'. J'étais affreusement d'accord avec lui.

Sans prendre conscience du nombre de pas que j'avais parcouru, je me vis escalader de nouveau les marches menant à l'échafaud. Ma main trouva aisément la douceur de l'acier en ramassant une courte lame laissée proche du sacrifié.

J'inspirais. J'expirais.

La lame rencontra le tracé sanguinolent du cou du sacrifié, asséché, qu'avait marqué le grand exécuteur. Je pouvais toujours abandonner. J'hésitais sincèrement. Un miracle de ce genre ne se représenterait peut-être plus jamais. Je pourrais même en être maudit ! Mes yeux observèrent l'officiant. Ma tête fit 'oui'. Ma prise sur la lame se fit plus ferme alors. Plus assuré. Ce n'était plus la mienne. C'était celle d'un autre.

Moi ou lui.
Moi.
Mais il était un miracle.
L'officiant avait choisi.
Moi.
Pas lui.


Je tranchais, m'abandonnant un instant à ces éclairs bleu océan qui vrillaient ma conscience et qui m'invitaient à fuir cet autel pourpre. Je tranchais. Je tranchais. Je tranchais. Je tranchais. Encore et encore. Encore et toujours, avais-je l'impression. Ce cou me paraissait plus épais qu'aucun autre. Une tâche interminable que je poursuivis dans le sang de nouveau frais. L’écœurement m'avait quitté. Seul l'absolu résolution campait dans ma tête et dans mes mains.


Spoiler:
 


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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyDim 26 Mai - 23:09

Les événements qui surviennent ensuite sont confus et bien trop proches les uns des autres. Quelques bribes de pensées se forment dans ton esprit, toutes inachevées tant ce jour a tourné au cauchemar. Ta fille, les pierres. Ta femme, les gardes. Le bébé, le sol. La foule, la furie commune. Tu saisis sans même le réaliser une deuxième arme, tes deux poignes maintenant prises. Ton esprit se superpose par intermittence à celui de l'autre ; il en est de même pour vos émotions et sentiments. Une seconde, ta foi est là, vibrante d'un fanatisme que tu n'as jamais remis en question ; l'instant d'après, elle est différente, teintée d'un libre arbitre que tu n'as jamais connu. Tu n'es plus capable de les dissocier, de te retrouver pleinement. Un sentiment, cependant, reste commun : celui de ta colère, non, de ta rage grandissante et du sentiment d'injustice que tu ne peux plus déloger. Tu sais objectivement que tu as des torts dans cette histoire, mais tu réalises aussi que justice sera rendue sur des bases faussées. L'autre t'envoie ses opinions et sa réalité par tranches toutes plus perturbantes les unes que les autres. Tu sais aussi que le temps est compté et que tu dois décider maintenant.

Tu avances sans te permettre de remettre en question ton choix. Ta femme est sol, inconsciente, ta fille est au milieu de la foule qui s'acharne sur elle. Toi tu fixes l'officiant, qui beugle ses consignes. Tu sais que l'on tentera de t'arrêter. Tu sais que tu mourras probablement bientôt. Tu sais aussi que tu ne le feras pas sans emporter avec toi tous ceux que tu peux. L'autre alimente ta décision, ta détermination. Il t'envoie des sensations, des impressions, des conseils ? Tu ne sais pas. Tu le sens simplement prendre place dans tes veines et vous êtes à présent deux à guider ta carcasse armée. Si quelqu'un se met sur ton chemin, tu répliqueras. Jusqu'à atteindre l'homme dont l'influence est totale malgré la débâcle. Et si tu peux l'emporter avec toi jusqu'au couloir de la mort, qu'il en soit ainsi. Cela permettra peut-être à ta fille de fuir, dans la confusion. Peut-être pas.
Vous n'avez plus grand-chose à perdre, de toute manière.


Spoiler:
 



#16669C
















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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyLun 27 Mai - 4:15

Tu as parlé avec conviction, avec l’espoir que tes mots sauraient attendrir l’officiant, sauraient trouver écho en cet homme qui a épousé cette profession pour laquelle tu as tout sacrifié. Tu as parlé et marché sur ton égo afin de demander clémence, de demander un nouvel examen de votre demande. Les pierres qui fusent, d’abord timides, puis lancées avec force, ne t’atteignent pas, alors que ton époux se place en bouclier, dévoué et fidèle dans chaque instant. De toute façon qu’elles te touchent ! Les blessures, les ecchymoses, le sang qui sera versé, ne sont que davantage de preuves de ta dévotion.

Tes yeux (noirs) bleus attendent, pratiquement sans ciller, le verdict de l’officiant à votre demande, et ton coeur semble éclater dans ta poitrine lorsque sa voix, d’un calme qui répond au tien, souffle : « Vous avez raison. Vous méritez cette destinée qui est la vôtre. Tout comme ceux qui pensent pouvoir perturber cette cérémonie méritent ce qui va leur arriver. » Les mots sonnent à tes oreilles avec la même tendresse que tes voeux de mariage, avec la même ferveur que le cri de ton fils à sa naissance, que les tiens, d’extase, sous les mains de (Solène) Gabriel. Un grand frisson te traverse, d’émotion pure, et chaque odeur, chaque bruit, chaque sensation, te plonge dans un tourbillon, un étourdissement où tu pourrais perdre pied, si une part de toi n’avait pas déjà vécu cela. Loyse tomberait, là où Hermine a pied, là où elle sait marcher avec assurance. Ce chemin, elle le connaît et elle ne le craint pas. « Il est temps de mettre fin à cette mascarade. De ramener l’ordre et de chasser le chaos. Occupez-vous des parents de l’impure. De ses deux parents. »

Ainsi soit-il.

Ce corps n’a pas l’habitude de tuer, il n’a même pas d’arme, à sa disposition, mais l’esprit qui s’est mêlé à celui de Loyse sait caresser la mort, l’invoquer de mille manières, la faire danser sous ses doigts. Aucune hésitation alors que tu t’avances jusqu’à un garde pour demander sa dague, tes yeux fouillant la foule et l’estrade à la recherche du bourreau et de son épouse. Les cris de celle-ci, depuis la foule, te rassurent sur son sort probable. Il y a toutefois l’exécutant, qui te préoccupe, son visage un instant pensif tourné en une expression de colère. « Officiant, reculez-vous ! » La garde de la dague se réchauffe contre ta paume, ton corps se fait alerte, alors que les gardes réagissent à ta voix, aux ordres de l’officiant, et avisent le bourreau qui se dirige vers le prêtre. Il est hors de question qu’il l’atteigne. Il doit mourir, pour le sacrilège dont il a fait preuve, pour sa fille impure, pour son incapacité à régler les choses. Gabriel et toi êtes prêts.

Spoiler:
 


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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyDim 9 Juin - 14:45


Chroniques d'Arven

Intrigue 4.3

Au Fer Rouge



Intrigue animée par Aura·





Le Prix à Payer

C’est à l’aune du prix à payer que l’on mesure la vraie valeur des choses




Une rivière de sang, pour laver les péchés des vils et baptiser les innocents - voilà une décision qui plaît aux dieux. Les corps s'accumulent sur le parvis, tombant sous les coups des fidèles pour racheter l'ignominie, et les dieux sont satisfaits de cette dévotion.
Les roues du Temps se mettent en branle - et le présent change...





Tour 5 & Clôture

Consignes


IRL : d'ici la MàJ (tant qu'on a pas MàJ :geu:). C'est la clôture !
IRP : Aujourd'hui, le 15 juin 1004 !

• Compte tenu de vos RP, le Destin vous informe qu'il existe à présent un culte organisé sur le continent. Chaque dieu a des prêtres, chaque déesse a des prêtresses. Il y a plus ou moins de temples en fonction de l'importance du culte. Les dieux tutélaires de chaque duché sont bien entendu privilégiés. Il y a un impôt pour la religion qui sert à financer les temples, et le clergé est très riche. Certains ducs sont très influencés par la religion et leurs conseillers religieux (au choix desdits ducs s'ils sont joués). Consultez l'autre sujet pour plus de précisions !

• Pour ce dernier tour, vous êtes de retour dans le présent. Vous ne vous rappelez pas de votre expérience, à part éventuellement ce que vous assimilez à un rêve bizarre si vous êtes très réceptifs à la suggestion.

• Vous devez poster avec vos personnages réguliers cette fois, dans leur vie quotidienne en ce jour du 15 juin 1004, en mentionnant en passant comment la religion influence leur quotidien.

• Limite de mots abolie pour ce dernier post (et vous pouvez poster avec plusieurs personnages si vous le souhaitez, y compris ceux de l'autre sujet). :angel:

Le Destin vous remercie de votre participation, et tient à vous présenter ses excuses pour le retard pris par l'intrigue. Ses vacances avec les copines + l'ouverture de SSV + la prochaine intrigue à préparer ont un peu sabré sa motivation. :hide:




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Hermine Chantelune
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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyMer 12 Juin - 23:48

« Vous le mettrez sur ma note. Peut-être pourrions-nous trouver un autre genre d’arrangement ? Tout dépend de l’intérêt de votre proposition. » Le tavernier sourit, goguenard, sous sa moustache, alors que tu lui esquisses un sourire timide sous ton voile, tes yeux papillonnant avec une innocence parfaitement feinte. Peu crédible, aussi, de par le décolleté qui dévoile ta poitrine et tes épaules sans pudeur, dans les dernières lueurs de ce jour de juin. Un instant de pause, pour savourer une eau-de-vie dans la ville, pour laisser traîner oreilles et fleurons auprès des Mendiants de la Cour des Miracles, en échange de quelques informations. Il faut entretenir les bonnes relations.

Tu es de retour à la loge d’Ibelin, après un de tes sempiternels voyages à Lorgol. Tu apprends à aimer cette sédentarité, comme tu as aimé les aléas des chemins, menée sur ceux-ci par Valda et Volga côte à côte, main dans la main. Sans doute vieillis-tu. Vous Cielsombrois n’êtes pas un peuple fait pour vivre la vieillesse, la véritable, et tu sais déjà que plusieurs n’atteignent jamais ton âge. Tu vieillis, alors, et tu apprécies les habitudes que tu développes dans cette cité du Savoir, haut lieu de ton empire. Dans ta chambre d’Écoutante, Nocturne se prélasse et tes serpents paressent sous les cristaux vivants, et dans la ville, tu es parfois ombre, parfois flamboyante. La température se réchauffe à peine, en été, en Valkyrion, mais bien assez pour que tes habits se fassent plus légers. Scandaleusement plus légers.

À ta sortie de la taverne, ton chemin te mène devant le temple d’Alder le plus opulent d’Ibelin, probablement d’Ibélène en entier. Tu restes quelques secondes à observer sa statue, immense, écrasante, avant de poursuivre ton chemin dans les dédales secrets dédiés à la Confrérie Noire. Sans qu’aucun de tes fleurons ne soit destiné à l’obole du père du Savoir.
Il y avait de bon, sur les chemins d’Arven, que tu pouvais éviter la débauche religieuse des dieux tutélaires, détourner le regard des immenses temples érigés en l’honneur de ceux et celles qui sont apparemment légitimes d’être honorés. Ici, tu ne peux pas échapper à l’omniprésence du culte, et cela ne fait qu’enflammer de colère ton coeur de pieuse. De véritable pieuse, au contraire de ces charlatans qui se prétendent liés directement aux puissances. Tu rages contre ces prétendants, ces arrivistes qui ne connaissent rien de la véritable foi. Qu’êtes-vous, dans ce festival clérical, enfants de Lida et Sithis ? Encore et toujours les enfants maudits, les enfants noirs, les enfants reniés et cachés. Vos autels et vos temples fleurissent dans le secret, vos fidèles sont les plus dévoués, et vous seuls, ou presque, entendez-vous la voix de vos dieux.

Tu as adressé tant de prières aux déesses, sans réponse, avant que la Sombre Mère ne t’entende.

Spoiler:
 


Dialogues en darkslateblue

[INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 RandomWikiFredia
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Gauthier Coeurbois
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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptySam 15 Juin - 0:28

« Vous écrivez quoi ? »
Assis sur un banc face au temple qui jette sur lui son ombre bienvenue, un quadragénaire vêtu de clair lève le regard. Il est à La Volte depuis trois jours – voyage d’affaires, dirons-nous. Il avait besoin de voir du pays, et de récupérer quelques possessions de Gisèle chez leurs cousines. La personne qui l’a interrogé est une prêtresse d’Idril : jeune, vêtue de clair, elle n’a pas le droit de poser le pied hors de l’enceinte du sanctuaire. Elle a le regard innocent et le sourire aux lèvres.
« C’est une étude que j’ai commencé, il y a longtemps. J’essaye de la finir, maintenant que j’ai du temps. »
Le crayon de graphite finit de crayonner rapidement la forme grossière du temple entre les pages du carnet qu’il tient sur les genoux. La jeune femme s’assoit avec précaution sur les marches, face à lui, sans que jamais ses pieds ne touchent le sol de la place.
Ils sont à peine à cinq mètres l’un de l’autre.
« Ca parle de quoi ?
- Des dieux. »

Tu as écrit, depuis plus de vingt ans, tout ce que tu voyais.
Tu as écrit les temples, Gauthier, ceux perdus au fond des bois et ceux que tu as fréquenté plus jeune. Tu as écrit les prêtres d’Aura dont la magie fait crépiter l’air de la grande salle du sanctuaire de La Volte, qui t’ont empêché d’y accéder car tu n’étais pas mage – tu t’es caché pour pouvoir observer en toute tranquillité.
Tu as écrit les disciples de Kern, en plein coeur des terres de Bellifère, qui lui sacrifient sur le Mont Miséricorde les vaincus. Cérémonie rituelle sur un lieu consacré qui ne t’a fait ni chaud ni froid.
Tu as écrit des pages et des pages, de ton écriture maladroite, fasciné, payant tes respects avec tes fleurons et avec ta dévotion.
Tu as écrit les rumeurs sur Bramir et les troubles causés par Syned, les temples délabrés des dieux que d’autres ont oublié, tu as écrit pour que certains s’en souviennent, qu’ils vivent.

« Et vous racontez quoi, dedans ?

- Ce que les gens veulent bien me dire d’eux. Comment ils les honorent. A quoi ressemblent leur temple. Les légendes.

- Je peux vous raconter. 
- J’en serai honoré. »

Il ne tient qu’aux hommes de garder les Dieux en vie et heureux, t’es-tu toujours dit. Alors que la jeune fille sur les marches te parle et que tu consignes religieusement – ah ! - ses mots, tu te dis encore que les cultes ne tiennent pas à l’or qui coule dans les caisses des officiants, ne tiennent pas au luxe du bâtiment. Ils tiennent et existent grâce aux croyants. Ceux dont les yeux brillent quand ils parlent de leur dieu.
Ceux qui se vouent, corps et âme.
Ceux qui croient, par par défaut, mais par foi. Ceux qui ne doutent plus, car les doutes ont depuis longtemps été balayés.

Ce carnet, tous les autres avec, c’est ta manière à toi de les honorer. Tous, même si ta foi pour toujours ira à Sithis et à Lida. Un fervent croyant en Arven.
Tu as toujours cru, Gauthier – depuis plus longtemps que tu ne peux l’appréhender.

Spoiler:
 



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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptySam 15 Juin - 13:09

Je tranchais, encore et encore, évitant soigneusement le blanc des yeux de cette maudite tête causante qui n'en finissait pas d'accuser le monde entier de son impureté. Celle qui voulait ma mort, notre mort. Je tranchais, plus vigoureusement que jamais, le sang se répandant en mare rouge et scintillante au-dessous de l'autel déjà pourpre.

J'étais Tim. Je n'étais plus... Qui ca encore ?

Je tranchais encore un peu et la tête du sacrifié tomba enfin dans un bruit brut et de succion à la fois. Fier de moi, sang bleu de pirate, fidèle d'Atal, je ramassais la tête pour la lever loin au-dessus de la mienne dans un geste de triomphe. Puis je me tournais vers... un homme sans visage. Et un second. Un troisième aussi, sans vraiment que ca ne me chamboule les sens. Non, ce qui me percuta l'esprit, ce fut le son qui s'échappa des lèvres de la tête, celle que j'avais cru faire taire par mes derniers gestes de cruauté, comme un bruit de sciure... Un bruit qui tranche. Un bruit qui mange le calme. Un bruit qui me gêna suffisamment pour me forcer à rouspéter.

« Par Atal, Gratte-cul, tu ronfles trop fort ! » Maudis-je en me roulant dans mon hamac et manquant de peu de valser hors de mon cocon. Le tempétueux de la bouche, péta de l'autre pour toute réponse. Et je rouspétais davantage en sentant bien de ma tête et non de mes narines que je ne retrouverais plus le fil de mon rêve. Du sang, une tête, une dague, un bébé... du sang. Plus rien. Tout était fichu, tout s'envolait comme si Levor m'était passé par les deux oreilles.

Alors je me levais et me rendis sur le pont où la chaleur du soleil m'extirpa complètement des bras de Niobé encore présents sur ma conscience. Appuyé sur le bastingage, je me mis à fouiller d'une main mes poches, celle-ci se referma sur une chose ronde et plate de petite envergure. Pas une pièce, mais un caillou, un joli. Je le lançais par dessus-bord. Certains préféraient jeter de l'argent, cela m'arrivait aussi, mais je trouvais qu'un caillou nourrissait davantage le fond des océans qu'une pièce.  

Je gardais néanmoins quelques pistoles sur moi pour les petits temples dédiés à l'honneur des dieux qui ponctuaient nos aventures et nos croisées. Il y en avait de très beau. Après tout, je ne risquais pas de satisfaire Mirta, par exemple, au fond de l'océan. Et puis pour être honnête, donner de l'argent à un temple dédié à Mirta ou à un autre tout en regardant une prêtresse ou un prêtre avait ce petit quelque chose d'hilarant. Si Mirta se fichait de ma richesse au moins, se délecterait-elle de mes pensées lubriques liées à mon geste. Comme pour les autres temples, je déposais par plaisir, par conscience, pour les dieux, ses fidèles et par habitude plutôt que de peur des mots de ceux qui se disaient la voix des dieux. D'autant qu'il n'y avait pas qu'une seule façon, à mes yeux, de satisfaire le panthéon. Des actions, des prières, étaient d'autant plus sincères et précieuses que l'argent déposé par certains riches hommes. Remercier les dieux, oui, mais pas à n'importe quel prix.


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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyVen 5 Juil - 16:05

À défaut d’être tranquille, c’est une journée agréable qui vient de passer pour Marianne. Quelques consultations le matin, une bonne séance d’entraînement la journée avec la moitié de la division, puis encore un peu de médecine pour soigner les bobos récoltés pendant l’exercice. Au moins le nombre de blessures graves a diminué depuis le début de l’année, c’est déjà ça. Nombreux sont les Voltigeurs qui ont multiplié leurs prières à Valda ou leurs dons au temple d’Euphoria, mais Marianne n’est pas dupe : griffons et cavaliers sont devenus plus attentifs et appliqués lors des manœuvres, sa déesse tutélaire n’est en rien responsable.

Le quartier libre de la soirée approche. On lui propose de venir faire la fête dans une taverne célèbre, mais elle refuse. Le Lys défleuré est certes splendide avec de bons vins, mais ce quartier regorge de temples dédiés à Mirta et les prêtresses vont envahir les rues à cette heure. « Une autre fois, ou en début de nuit. » Elle préfère retrouver Iode pour profiter du soleil, et ensemble ils s’offrent une balade au-dessus de l’océan, à observer les falaises gigantesques qui bordent le duché, inébranlables face aux vagues furieuses qui explosent contre elles dans des gerbes d’écume.
Loin au-dessus d’eux et du port se dresse une statue de Messaïon, dominant la mer. « On se fait une pause ? » Le doré cesse de faire la chasse aux mouettes. Repos, ailes étendues au soleil. Quelques instants plus tard la Voltigeuse est à pied, à l’entrée du temple du dieu. Les prêtres ne l’empêchent pas de traverser le lieu de culte à sa guise et elle ressort à l’arrière dans un petit jardin. Iode est déjà perché sur une corniche, les ailes grandes ouvertes vers le soleil qui décline. S’adossant à une fontaine à l’architecture douteuse, Marianne sort quelques parchemins, de quoi écrire, et lance un fleuron dans l’eau claire sous le regard du dauphin de pierre. Ou ce qui semble être un dauphin couvert d’étoiles de mers et de coquillages. L’art cielsombrois…
Seul vestige de son « rêve » étrange fait en avril : elle envoie régulièrement des lettres à la Taverne de la Rose pour prendre des nouvelles de toute la tribu, avec parfois un petit jouet pour Edouard ou son filleul Alexandre.

Spoiler:
 







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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptyVen 5 Juil - 18:11

Tu bois une gorgée d'eau avant de saisir le peigne, que tu utilises rapidement. Bien vite, ta chevelure se retrouve soutenue par une lanière en cuir. L'humidité est plus grande aujourd'hui et tu vas t'agacer si elle te retombe sur le visage au moindre mouvement. Tu enfiles ta chemise, une ceinture et tu es enfin paré pour la journée. Un objet attire ton attention sur le bureau alors que tu attrapes ton nécessaire. Un sourire attendri apparaît sur tes lèvres. Il s'évanouit quand le manque se fait sentir, au creux de ta poitrine. Tu détournes les yeux et fronces les sourcils puis tu passes la porte en laissant derrière toi toute pensée concernant un certain Chevaucheur. Chaque chose en son temps.

Tu commences par inspecter les malades et blessés du moment. Tu es notamment satisfait de constater que, bientôt, l'un des pirates blessés assez gravement lors de l'affrontement avec la vivenef belliférienne pourra reprendre du service sans forcer. Sans être un miraculé, il a eu beaucoup de chances et tu remercies sa constitution solide et tes réflexes sur le moment. Après une tape sur l'épaule et des paroles rassurantes, tu laisses l'homme à son repos.

En passant sur le pont, tu te demandes si le temps va tourner. Les nuages s'accumulent d'un côté, mais la température semble demeurer la même. Elle reste aussi humide que les jours précédents, ce qui rend un mélange désagréable. Tu envoies une prière à Atal, pour qu'il vous guide vers des eaux plus clémentes et un climat moins détestable. Tu ne penses qu'il pourra grand-chose pour ta dernière demande, mais tu vois pas vraiment à qui l'adresser. La majorité des dieux ne réagissent pas, ne font pas sentir leur existence. Leurs prêtres et prêtresses, eux, par contre, savent comment attirer l'attention et s'approprier les bourses des croyants. Tu renifles avec dédain pour toi-même. Tu as cru pendant un temps que les dieux étaient là. Que le clergé était là pour les représenter. Cependant, en grandissant, tu as appris à te faire ton avis. Tu as certes gardé le réflexe de prières ou de remerciements, mais tu choisis à présent avec soin quels temples reçoivent ton argent.

Un coup d'œil à droite te montre Tim accoudé au bastingage. Tu souris à toi-même avant de saluer quelques pirates au passage. Tu t'enfonces ensuite dans les entrailles du navire, direction les cuisines pour grignoter un peu. Tu apporteras après une collation aux patients qui ne sont pas en mesure de se déplacer. La journée ne vas pas être de tout repos, mais tu as hâte à cet après-midi : tu as un créneau d'entraînement prévu et tu vibres presque à la perspective de dépenser le surplus de nerfs qui ne te quitte pas récemment.

En attendant, tu as fort à faire.

Spoiler:
 



#16669C
















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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 EmptySam 6 Juil - 17:43


Chroniques d'Arven

Intrigue 4.3

Au Fer Rouge



Intrigue animée par Aura·





Le Prix à Payer

C’est à l’aune du prix à payer que l’on mesure la vraie valeur des choses




L'intrigue est officiellement terminée ! Merci à tous d'avoir participé. :**:

Tout le monde peut aller tirer une carte commune de participation.

Peuvent tirer une carte rare d'assiduité : Gauthier, Géralt, Hermine, Marianne et Tim. :coeur:


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Message Sujet: Re: [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer    [INTRIGUE 4.3] • Au Fer Rouge : Le Prix à Payer  - Page 2 Empty

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