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 Un enfant est le plus beau des cadeaux

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Marjolaine du Lierre-Réal
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Message Sujet: Un enfant est le plus beau des cadeaux   Un enfant est le plus beau des cadeaux EmptyVen 1 Juin - 5:05


Livre III, Chapitre 4 • La Légion des Oubliés
Bartholomé d'Ansemer & Marjolaine du Lierre-Réal

Un enfant est le plus beau des cadeaux

Félicitations courtoises



• Date : 27 mai 1003
• Météo (optionnel) : //
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Rose et Bertille ont suffisamment attendu pour se retrouver et leurs parents dévoués n'ont d'autre désir que de leur offrir ce plaisir.  Jehanne étant confinée à ses appartements pour sa grossesse, c'est avec Bartholomé que Marjolaine discutera un peu pendant que les fillettes s'amusent ensemble.
• Recensement :
Code:
• [b]27 mai 1003:[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3753-un-enfant-est-le-plus-beau-des-cadeaux#140236]Un enfant est le plus beau des cadeaux[/url] - [i]Bartholomé d'Ansemer & Marjolaine du Lierre-Réal[/i]
Rose et Bertille ont suffisamment attendu pour se retrouver et leurs parents dévoués n'ont d'autre désir que de leur offrir ce plaisir.  Jehanne étant confinée à ses appartements pour sa grossesse, c'est avec Bartholomé que Marjolaine discutera un peu pendant que les fillettes s'amusent ensemble.






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Message Sujet: Re: Un enfant est le plus beau des cadeaux   Un enfant est le plus beau des cadeaux EmptyVen 1 Juin - 5:11

Lorsque Denys avait annoncé à Marjolaine qu'ils iraient faire un court séjour à Port-Liberté en Ansemer, elle avait été prise d'une joie sincère.  Le duché de la mer n'avait pas la même beauté que Lagrance, naturellement, mais l'air marin lui serait certainement bénéfique.  En temps normal, Marjolaine n'était point une grande voyageuse et se cantonnait essentiellement à Edenia, mais l'an 1003 la faisait beaucoup s'éloigner de son foyer et cela ne lui déplaisait pas autant qu'elle ne l'avait cru par le passé.  Peut-être était-ce sa chevauchée à dos d'hippopotame pendant la réalité alternée qui lui avait donné un peu plus d'audace.  Mais plus que de partir à l'aventure, ce qui enchantait la duchesse c'était de retrouver son homologue ansemarienne, une bonne amie de son époux qu'elle avait appris à apprécier avec le temps malgré son mutisme.  Elle éprouvait beaucoup de compassion pour Jehanne, sachant l'état de sa situation marital, il aurait été impensable qu'il en fusse autrement.  Toutefois, la Lagrane avait espoir de voir des jours meilleurs se profiler à l'horizon pour cette amie au vu des dernières nouvelles dont elle en avait eues.  Il aurait été difficile de ne pas savoir l'heureuse nouvelle de la venue d'un deuxième enfant pour le couple ducal d'Ansemer.  Bien naïvement, Marjolaine voyait dans cet événement beaucoup de raisons de se réjouir.  À l'instar de sa relation avec Denys – qui n'avait jamais été aussi désastreuse tout de même que celle de leurs voisins – celle de Bartholomé et Jehanne devait s'améliorer puisqu'ils allaient avoir un autre enfant.  Bertille devait être ravie.  Reconnaissant des qualités chez les deux souverains, elle ne pouvait que s'en trouver heureuse, car jamais eut pu songer que cet enfant ne fut point celui de qui on en attribuait la paternité.  Il lui tardait de leur offrir tous les deux ses plus sincères félicitations.  C'était d'ailleurs ce qu'elle se préparait à faire une nouvelle fois, Raiponce dans les bras et Rosse accrochée à sa jupe.

Elle avait convenu avec le duc une rencontre pour que les deux héritières puissent se revoir et profiter de retrouvailles touchantes et chaleureuses.  Toute la semaine avant le départ avait été passée à choisir lesquelles de ses tenues Rose emmènerait, lesquelles de ses joujoux pourraient être pris avec elle, dans l'unique but de tous les montrer à sa chère amie et de les partager avec elle le temps du séjour.  En temps normal, les deux mères veillaient sur leur progéniture en discutant tranquillement autour d'une table, mais cette fois, la grossesse l'ayant rendue plus fragile, Jehanne était confinée à ses appartements et certainement l'agitation de deux fillettes en proie à la joie ne lui ferait point de bien.  Les quelques mètres les séparants de leurs appartements de ceux où elles seraient reçues furent inondées de paroles dans lesquelles Rose s'entretenait avec joie de toutes les choses qu'elle aurait à dire à Bertille, à commencer par la belle vivenef que lui avait offerte Faustine.

Ce n'est que devant le duc d'Ansemer en personne qu'elle se tut, soudainement intimidée par cet homme barbu qui n'avait rien à voir avec son propre père.  Marjolaine s'inclina légèrement, bébé Raiponce dans les bras elle ne pouvait être que trop prudente.  Ne ressemblant pas à sa mère et n'ayant pas hérité de sa timidité, elle ne réussit pas à contenir son plaisir de retrouver sa meilleure amie vers qui elle se précipita tout sourire en couinant son prénom.  La duchesse n'eut pas le cœur de réprimander sa fille pour ce comportement, il y avait trop longtemps qu'elle désirait revoir l'autre petite princesse.  Elle salua plutôt Bartholomé avec toutes les politesses requises.

« Sire, j'espère que vous, ainsi que la duchesse Jehanne, vous portez bien, » commença-t-elle avec un timide sourire.  Toujours aussi réservée, elle s'exprimait sur un ton calme qui ne trahissait que peu de sentiments, si ce n'était de la rougeur de ses joues qui s'intensifia quand elle présenta ses félicitations au duc pour l'heureux événement à venir : « Permettez-moi de vous féliciter à nouveau pour l'élargissement de votre famille.  Ce doit être une source de grand bonheur et je m'en réjouis pour vous depuis que j'en ai eu la nouvelle. »





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Bartholomé d'Ansemer
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Message Sujet: Re: Un enfant est le plus beau des cadeaux   Un enfant est le plus beau des cadeaux EmptySam 2 Juin - 18:56

Bartholomé n’avait que très récemment prévenue Bertille de la venue du couple ducal lagran, accompagné par le fait même de leurs deux filles. Il savait que la fillette serait toute d’excitation de jouer avec sa grande amie Rose, et que l’en avertir trop d’avance ne serait que torture pour l’enfant qui trouverait le temps beaucoup trop long. Aussi, ce n’était qu’au matin même qu’il lui avait annoncé qu’au terme de la visite de son amie, elle repartirait avec elle en Lagrance. Cette fois non pas pour contenir les joies de la fillette qui y voyait simplement de grandes vacances de jeu, mais plutôt pour éviter qu’elle en glisse mot à Jehanne lorsqu’il l’emmenait la visiter dans ses appartements. Il avait organisé le tout dans le plus grand des secrets, et ne lui avait ainsi absolument pas glissé mot des dispositions qu’il avait pris avec Denys ainsi que la petite délégation qui l’accompagnerait. C’était purement dans le but de l’atteindre, de la blesser. De lui faire comprendre qu’il détenait les pouvoirs, l’autorité, qu’il faisait ce qu’il voulait, et que son titre de duchesse n’était que cela, un titre.

Mais malgré tout il savait qu’il allait s’ennuyer. Il avait passé la matiné avec elle, l’avait volée à sa nounou pour l’emmener tôt se promener sur les quais, et son rire et ses questions et ses sourires et ses calins avaient suffi à faire monter en un lui un mélange de bonheur et de tristesse. Il adorait cet enfant. Plus qu’il ne l’aurait crû même. Malgré sa mère, peut-être même à cause de celle-ci. Dès l’instant qu’elle était venue au monde elle était devenue une pierre angulaire de sa vie, et il l’aimait, et adorait chaque instant passé avec elle, même si parfois ils étaient fort courts ou trop longtemps espacés de par ses activités prenantes en tant que duc. Il savait que malgré tout que ce voyage serait une bonne chose pour Bertille, au delà de l’excuse et de la raison première, et il avait surtout totalement confiance qu’elle serait traitée aussi bien traitée par les Lagrand qu’ils traitaient leurs propres princesses.

Il était revenu quelques moments plus tôt au palais et avec sa fille attendait ainsi la venue de la duchesse et de Rose dans les appartements de Bertille où ils s’étaient donnés rendez-vous. Et quand Marjolaine arrive, pour les deux fillettes, les principes de politesses et les convenances de leur rang n’existent plus. Si Bertille restait bien calme, sitôt Rose eu couiné son nom qu’elle ne pu s’empêcher de faire de même et de retrouver son amie. Bartholomé ne pu retenir un sourire, et tout comme Marjolaine laissa les enfants s’éloigner sans réprimande. Elles auraient bien le temps plus tard de se faire rappeler à l’ordre. « Laissons-les s’amuser, qu’elles profitent de ces retrouvailles dans l’innocence de leur enfance. Bien trop vite elles seront grandes et ne pourront plus se permettre tels écarts. » Car elles grandissaient beaucoup trop vite, toutes les deux ! Trois même, alors qu’il retourne son regard sur Raiponce dans les bras de sa mère, puis sur Marjolaine, pour enfin répondre à ses salutations. « Bien, merci. Jehanne doit se reposer, même si elle préférerait avoir la liberté de se promener et de s’occuper de Bertille, mais mes médecins craignent que cela ne provoque d’avantage d’épuisement pour son corps et qu’elle ne puisse mener cette grossesse à terme autrement. » Ses médecins avaient vaguement confirmé cela, mais en vérité, si qu’elle puisse se mouvoir comme à son habitude aurait réellement eu quelconque danger pour la viabilité de cette grossesse, alors Bartholomé l’aurait même encouragé à autant de liberté qu’elle le souhait, dans l’espoir d’une fausse couche qui le délivre de cette problématique.

Il acquiesce systématiquement, le duc, alors qu’il reçoit les félicitations de la duchesse. Le sourire sur son visage a l’air aussi vrai que possible, un masque qu’il porte à présent presque avec aisance tellement il a répété cet acte. « C’est Bertille qui en sera encore plus heureuse que moi, elle se tarde d’avoir un frère ou une soeur sur qui veiller et avec qui s’amuser ! » Et cela au moins, s’en était vrai. Il aurait préféré qu’elle ne s’attache pas d’un bâtard de sa femme qu’il serait forcé prétendre aimer, mais la fillette n’était pas au fait de la guerre qui se jouait entre ses parents aussi cet événement pour elle n’était qu’une heureuse nouvelle.

« Oh Marjolaine, vous êtes resplendissante. Les années de mariage vous font tout honneur. Toutes mes félicitations au fait pour vos dix ans avec votre époux. » qu’il lance alors qu’il l’invite à le suivre pour s’installer dans le petit salon duquel ils pourront garder un oeil sur les fillettes qui semblent déjà s’amuser ensemble. « La petite princesse grandie tellement vite! » qu’il ajoute en désignant Raiponce, son regard tendre, presque nostalgique, sur le petit poupon, alors qu’il a les souvenirs de sa fille en mémoire, emmaillotée, endormie dans ses bras, alors qu’elle ne parlait pas encore. Il aurait pu croire que c’était hier ! « Pourrais-je? qu’il demande précautionneusement. Ils me semblent si proche et si loin à la fois ces jours où j’avais encore le loisir de bercer Bertille dans mes bras. »


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Message Sujet: Re: Un enfant est le plus beau des cadeaux   Un enfant est le plus beau des cadeaux EmptyVen 15 Juin - 19:43

Il y avait quelque chose d'extrêmement attendrissant dans la façon que deux fillettes avaient de se retrouver.  Marjolaine ne pouvait se départir de ce sourire fortement attendri devant leurs démonstrations de joie et elle ne pouvait que donner son assentiment aux propos du duc : elles étaient encore jeunes et le jour où elles ne pourraient plus se laisser aller à joie comme elles le faisaient en ce moment-là viendrait beaucoup trop vite.  Il semblait encore que c'était hier que Rose était née, petit poupon souriant.  Pourtant, elle était déjà grande et commençait à avoir son opinion sur toi, bien qu'encore toute pleine de l'innocence propos aux enfants.  La Lagrane était toujours fière de voir sa petite fille et de la façon dont elle grandissait.  Elle était jolie et intelligente, mais plus encore elle avait le cœur bon.  Elle ne pouvait demander plus, si ce n'était que Raiponce grandisse pour ressembler aussi à sa sœur, bien qu'elle était déjà un bébé beaucoup plus tranquille.

« Certes, il vaut mieux pour votre épouse de prendre tout le repos nécessaire, » répondit Marjolaine avec beaucoup de compassion en songeant à la pauvre Jehanne, confinée dans ses appartements.  Mais celle-ci devait sûrement l'accepter avec beaucoup de résignation dans l'intérêt du bébé.  Elle n'en doutait pas la duchesse de Lagrance.  Elle-même ferait tout pour que sa grossesse ne se passe bien.  N'avait-elle pas été chercher des toniques à l'époque où elle attendait encore la naissance de Raiponce pour s'assurer que tout se passerait bien?  Elle avait été fort inquiétée pour la santé du bébé quand elle s'était mise à expulser des bulles à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche pour tenter de parler, mais heureusement cet effet n'avait nullement nuit à sa grossesse.  Cela lui avait appris à être plus prudente avec les potions et autres philtres pour la santé : on ne peut pas toujours croire ce que l'on en dit.  Elle tenterait tout de même, peut-être, d'obtenir une audience de quelques minutes auprès de la duchesse d'Ansemer qui serait sûrement ravie de pouvoir voir Raiponce et Rose quelques instants.  Il ne fallait pas non plus l'épuiser.  Combien Marjolaine aurait le cœur brisé de savoir cette grossesse interrompue, elle qui s'en réjouissait tant!  Et la pauvre Bertille qui devait attendre avec bonheur ce petit frère ou cette petite sœur.  Cela lui rappelait quand ils avaient annoncé à Rose qu'elle en aurait un ou une elle aussi.  Encore aujourd'hui, elle ne se lassait pas de s'occuper de sa cadette et de lui apporter toutes les distractions qu'elle jugeait nécessaire sans comprendre le peu d'intérêt du poupon.

Tandis qu'elle le suivait dans le petit salon, elle se félicita de le suivre et qu'il ne puisse voir sur son visage la rougeur qu'avait causé le compliment.  Marjolaine était sensible à son apparence et à ce qu'en pensait les gens et elle était plus ravie encore qu'on attribue son charmant visage à une conséquence de son mariage qui n'allait que de mieux en mieux.

« Je vous en prie, » fit-elle, heureuse de laisser Bartholomé prendre entre ses bras la petite princesse.  Bientôt, peut-être dans cette même pièce, il pourrait bercer son propre enfant.  Déposant son précieux paquet entre les bras de l'homme, elle se sentait comme envahie d'un certain sentiment de plénitude.  Oui, tout cela pourrait tout arrangé entre lui et Jehanne et peut-être seraient-ils plus heureux.  Marjolaine en était convaincue et n'avait pas de plus grand espoir.  Raiponce était un bébé tranquille qui accepta ce changement de bras sans la moindre plainte.

« C'est la première fois que vous la voyez, elle a grandi si vite, » fit-elle attendrie par ses sentiments de mère.  Il n'y avait rien au monde qui ne fut plus précieux à ses yeux que ses enfants.  Ils étaient la preuve de son bonheur et les porteuses de son espoir pour un futur meilleur.  « Nos enfants grandissent trop vite, n'est-ce pas?  Dans quelques mois, vous pourrez bercer de nouveau le vôtre et le temps défilera si rapidement. »  C'était bien vrai.  Il y avait déjà bientôt un an que la princesse Raiponce avait vu le jour et elle commençait déjà à ramper par terre, à se traîner à quatre pattes.  Bientôt elle parlerait et marcherait.  Marjolaine ne voyait plus le temps passer, il filait si rapidement.  « Laissez-moi vous redire à quel point cette nouvelle me réjouit pour vous.  J'étais extrêmement émue en l'apprenant. »





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Message Sujet: Re: Un enfant est le plus beau des cadeaux   Un enfant est le plus beau des cadeaux EmptyMer 20 Juin - 0:46

Il prend doucement entre ses bras la petite Raiponce, le duc d’Ansemer, et vient s’asseoir dans l’un des fauteuil, ne lâchant pas le poupon des yeux. Il ne peut empêcher un sourire d’étirer ses lèvres, alors qu’il regarde la petite princesse le fixer de ses grands yeux et étirer la main pour venir toucher sa barbe. Il s’était attendu à voir un bébé de quelques mois, esquissant à peine ses premiers sourires, sans prendre conscience que la petite approchait déjà sa première année, et c’était donc un poupou calme mais pleinement éveillé qu’il regardait ainsi d’un regard attendri. « Ce qu'elle est adorable. » Et il est nostalgique, un peu, Bartholomé, alors qu’il repense aux soirées sur les balcons, Bertille dans ses bras, alors qu’il lui racontait les légendes des mers jusqu’à ce qu’elle s’endorme et qu’il la confie à une nourrice qui s’éloignerait la coucher.

C’est en regardant Raiponce qu’il écoute la duchesse lui dire que bientôt ce sera son deuxième né qu’il bercera ainsi. Et il sourit faiblement. Si elle savait. Si elle savait que ce n’est pas son enfant qui verra le jour, si elle savait qu’il ne pourra jamais prendre plaisir à bercer ce poupon sans que la jalousie et la colère ne s’éveille en lui. Prendrait-il seulement cet enfant en ses bras ? Il n’en avait pas envie, et fort heureusement qu’il ne s’agissait pas de son héritier. Le manque d’attention pourrait ainsi facilement s’expliquer, mais c’était surtout qu’il n’aurait assurément pas laissé passer autrement. Conserver les apparences avaient leurs limites, et il n’aurait pas laissé monter sur le trône ducal à sa suite un duc ou une duchesse qui n’aurait eu d’Ansemer que le nom. Il était aussi dans ses plans de marier cet enfant qui n’était pas encore né au plus vite pour l’éloigner de son duché, de son palais, et l’éloigner de sa ligne de succession.
Mais c’était une discussion pour plus tard, et il avait encore espoir que malheur arrive et que l’enfant ne naisse pas. Pour l’instant, et face à cette duchesse qui se complaisait tant dans son rôle de mère, il devait continuer de porter le masque du père heureux. « Oui. C’est une nouvelle que je n’attendais plus d’ailleurs. Avoir Bertille a été long, et avec l’accouchement pénible de Jehanne je ne pouvais plus entretenir l’espoir de naissances subséquentes. » Ne plus entretenir l’espoir au point de ne plus le pratiquer même. « Rose doit être ravie d’avoir une petite soeur. » qu’il enchaîne, pour dévier un peu le sujet, baissant à nouveau le regard vers la petite princesse dans ses bras, qui jouait maintenant distraitement avec les perles brodées sur son gilet. « J’espère ne pas vous importuner en vous demandant de prendre Bertille quelques temps. J’imagine que déjà s’occuper de deux enfants en bas âge ne doit pas être aisé, et voilà que je vous impose la présence de ma fille. »

Il doutait que cela importe Denys, qui, comme lui-même, devait somme toute être assez éloigné des implications quotidiennes des enfants. Il ne s’occupait pas du lever, du bain, des leçons, de la discipline quotidienne, des repas, du coucher. Oh, il tentait de venir voir Bertille quotidiennement, mais parfois ce n’était qu’un bref instant avant de devoir s’éclipser pour quelques tâches urgentes, et il arrivait qu’il se passe quelques jours alors qu’il soit trop occupé qu’il ne puisse accorder d’instant à sa fille. Il avait grandi ainsi, le duc, et pire. Son père décédé et cette mère presque froide et beaucoup trop stricte, s’il se comparait il avait l’impression de gâter son héritière de sa présence, bien qu’il soit conscient que les restrictions de leur rang ne donnent pas aux enfants de la noblesse la même proximité avec les parents qu’ils auraient pu avoir être né dans la petite bourgeoisie ou alors dans la roture. Le rapport était différent, mais il n’aimait pas moins Bertille.
Il était conscient toutefois que le rôle de duchesse de Marjolaine devait lui laisser certainement beaucoup plus de temps libre pour s’occuper de ses enfants, et bien qu’elle aie assurément à sa portée une armée de nourrices prêtes à prendre le relais, elle devait certainement souhaiter prendre sa part dans l’épanouissement de ses filles. « Bertille semblait heureuse lorsque je lui ai annoncé, mais je me doute qu’elle ne prend pas totalement conscience de la chose et le voit encore comme les courtes vacances qu’elle prenait parfois hors du palais avec sa mère. » Jamais plus de quelques jours, jamais bien loin, jamais où il n’y avait pas même de mer pour balayer l’horizon.


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Message Sujet: Re: Un enfant est le plus beau des cadeaux   Un enfant est le plus beau des cadeaux EmptyLun 23 Juil - 4:09

Déjà Marjolaine pouvait imaginé le duc avec son nouvel enfant dans les bras et elle sentit une vague de tendresse envahir son cœur tendre et aimant.  Elle sourit tendrement, émue de ce tableau.  Elle ne remarquait pas ce faible sourire, elle était trop heureuse et trop loin de s'imaginer tout le drame derrière cette grossesse.  Jamais elle n'aurait pu concevoir que l'enfant ne fut pas celui de Bartholomé et encore moins croire qu'il l'aurait annoncé si cela n'avait pas été le cas.  Elle avait entendu parler des difficultés de Jehanne à enfanter.  Et elle comprenait.  N'était-elle pas elle-même dans une pire situation?  Sans aide externe de la magie, elle ne pouvait même pas porté d'enfant en son sein.  La duchesse ansemarienne avait au moins l'avantage qu'elle pouvait tomber enceinte naturellement, même si ses grossesses étaient difficiles.  Elle-même et Denys n'avaient-ils pas attendu longtemps la venue de Rose et puis de Raiponce?  Bartholomé pouvait se confier en toute confiance d'être compris et cela réjouissait Marjolaine de pouvoir partager cette joie qu'elle imaginait sans égal.  Elle souriait à pleines dents, son imagination remplaçait Raiponce par un nouveau poupon et elle imaginait déjà les deux enfants devenir aussi proches que l'était Bertille et Rose qui semblaient engagées dans une conversation animé dans leur coin, ponctuée de cris joyeux et d'éclats de rire.

« Certes, il lui tardait de voir sa petite sœur arriver.  Elle est déjà pleine d'attentions à son égard, lui prêtant poupées de chiffons et autres jouets sans comprendre pourquoi Raiponce n'y trouve guère d'intérêt. »  Marjolaine eut un nouveau sourire attendri.  Sa petite princesse était si impatiente de pouvoir jouer avec sa sœur, en oubliant même jusqu'à son âge et les limitations d'un bambin aussi jeune.  La présence de Bertille la distrairait un peu et l'occuperait dans ses jeux auxquels sa cadette ne pouvait pas encore participer.

Elle secoua la tête pour nier tout embarras que pourrait lui causer la présence de Bertille.  « Nullement, c'est mon réel plaisir de pouvoir avoir Bertille avec nous.  Rose s'en fait une joie.  On lui a fait présent d'une vivenef à roulettes dans laquelle elle parcourt le palais en tous sens.  Elle n'a de cesse que nous invitions Bertille à séjourner avec nous pour la lui montrer.  Nous ne saurons manqué d'attention pour que la princesse se sente comme chez elle malgré votre absence et elle celle de sa mère.  Vous avez également ma parole que je vous écrirai régulièrement pour vous tenir au courant des dernières nouvelles. »

Rarement la duchesse arrivait à braver sa timidité pour aligner autant de mots à la suite en-dehors de conversations en compagnie d'amies proches ou alors de Denys.  Denys à qui elle s'ouvrait de plus en plus, bravant les dernières barrières entre eux.

Soudainement un peu plus gênée, elle baissa les yeux et lissa les plis de sa robe avant de reporter son regard vers Bartholomé et son enfant, à elle.  Elle regretta sincèrement qu'il n'y eut pas plus d'affection entre lui et Jehanne.  Elle tourna ses pensées vers Maari et pria la déesse de protéger l'enfant à venir et de faire de lui les derniers fils manquants pour lier ses deux parents.  Elle n'avait pas de plus grand souhait à ce moment, hormis celui de porter un fils pour Denys, mais ce vœux n'avait pas sa place en la situation.

« Naturellement, vous lui manquerez tous deux.  Il faudra quelques semaines avant qu'elle ne réalise que le séjour est long. »  Elle hocha de la tête, comme pour le rassurer que sa fille serait entre de très bonnes mains et qu'elle ferait tout pour éviter qu'elle ne soit malheureuse de quoi que ce soit.  Elle avait deux princesses et en accueillir une troisième ne la gênait pas et elle la gâterait tout aussi bien que s'il s'agissait de sa propre fille.  La responsabilité d'avoir à sa charge la fille d'un autre des ducs de Faërie lui tenait à cœur et il ne serait pas dit qu'elle ne serait pas à la hauteur d'une telle tâche.  D'autant que de tout Faërie, elle était certainement la duchesse la plus apte à s'occuper une fillette de six ans.

« C'est plutôt pour vous que je m'inquiète.  Vos devoirs vous tiendront occupés, mais je crois qu'elle vous manquera bien trop vite.  C'est si difficile de se départir de son enfant. »

Elle avait dû parfois se déplacer à travers le continent sans pouvoir prendre Rose avec elle.  Il ne s'agissait que de voyages de quelques jours, mais quel déchirement ressentait-elle de savoir sa fille restée derrière en Lagrance.  Elle pouvait facilement imaginer qu'il en fut de même pour Jehanne et Bartholomé.





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Message Sujet: Re: Un enfant est le plus beau des cadeaux   Un enfant est le plus beau des cadeaux EmptyJeu 26 Juil - 4:07

La duchesse semblait pleinement heureuse, ici, entourée des enfants, à parler de ces derniers et de la grossesse de Jehanne. Et le duc s’efforçait de lui rendre son sourire, de camoufler que le sien était forcé, teinté d’amertume. C’était plus facile, s’il déviait le sujet pour parler de Bertille, de Rose ou de Raiponce. C’était plus facile, quand il baissait son regard sur le poupon dans ses bras. Qu’elle était adorable, la dernière petite princesse, ses petits sourires, ses petits doigts potelés qui s’étiraient pour toucher les perles scintillantes brodées à son gilet. « Oh, elle n’aura pas à attendre bien longtemps pour que Raiponce l’accompagne dans ses jeux. C’est vous-même je crains qui regretterez les mois où elle se plaisait à être constamment bercé dans les bras. »

Il l’avait ensuite remercié, d’accueillir Bertille chez eux, s’excusant de la charge supplémentaire qu’il lui imposait ainsi. La réponse de Marjolaine le rassura, et étira un peu plus son sourire, son sourire un peu plus vrai cette fois. Il la laisse parler, s’emballer un peu, et c’est en partie cela qui le rassure plus que les mots eux-même. S’il avait pu douter un instant qu’elle n’accueille et veille la princesse que parce que c’était là son devoir, il était à présent certain qu’elle prendrait réellement plaisir à avoir une petite fille de plus à la maison quelque temps. « Vous me voyez rassuré alors. Je n’aurais pas souhaité que cela soit pour vous un fardeau supplémentaire. » Bertille serait entre bonnes mains, avec la duchesse lagrane, d’autant plus qu’à y réfléchir, il n’y aurait eu à personne d’autre que le duc aurait confié sa fille. « Une vivenef à roulettes? Quel joli présent. Bertille sera jalouse, vous savez qu’elle m’en demandera assurément une quand elle rentrera alors? » La petite princesse qui aimait déjà autant l’eau et les navires qu’elle s’intéressait aux dragons et aux cieux. Bartholomé certainement encouragerait les premiers pour lui restreindre l’accès aux seconds. Hors de question que la princesse héritière d’Ansemer se mette en tête de devenir Chevaucheuse comme son oncle. Elle nourrissait déjà beaucoup trop d’affection pour ce dernier, et il songeait qu’il serait temps peut-être de lui présenter d’autres figures adultes à prendre en modèle, qui aimaient le bleu sombre des mers plutôt que celui clair du ciel.

Il relève un regard vers Marjolaine surpris quand Marjolaine dit s’inquiéter pour lui. Oh elle a certainement raison, plus qu’il n’aimerait l’admettre. Ici, au palais, il arrive qu’il se passe quelques jours sans qu’il ne voit sa fille, mais même ces jours-là, il la sait quelque part plus loin, entre les murs, dans ses appartements ou avec sa nourrice ou sa mère. Il sait que s’il veut la voir il n’a que quelques couloirs à traverser. Il ne le fait pas toujours, et bien souvent les tâches ducales l’occupent et épuisé il finit la journée dans les draps de son lit sans même avoir embrassé bonne nuit la princesse. Mais ce ne sera pas pareil, certainement, quand elle ne sera pas tout proche. Oh, à une distance de portail, certes, mais ce n’est pas pareil. Il ne peut pas débarquer au palais ducal Lagran comme il le veut quand il le veut, quand bien même que sa fille y réside. « Les ducs d’Ansemer ont l’habitude de quitter pour de longs voyage en mer, laissant leur famille derrière, vous savez. » Une petite pensée se tourne vers son propre père, ainsi disparu, dont il n’a que si peu de souvenirs. Et si sa présence lui a manqué, ce n’est pas cette absence qui le fait rester sur terre ainsi. Il est heureux toutefois que Bertille puisse grandir et se forger des souvenirs de lui, qu’elle n’aie pas crainte de l’apprendre noyé ou naufragé, disparu après une tempête. « Mais vous avez peut-être raison. Contrairement à ceux qui m’ont précédés, il y a maintenant fort longtemps, trop, mais c’est un autre sujet, que je me suis éloigné pour de longs périples. Je n’aurai jamais été éloigné aussi longtemps de Bertille. » Il jette un regard vers cette dernière, un peu plus loin, qui avec Rose semble en pleine discussion - en jeu? - un peu plus loin, tellement qu’elles ne prennent plus conscience des adultes qui discutent juste à côté. « J’aime me dire que ça ira. Mais j’adore cette enfant. Elle me manquera, oui. Et le palais risque d’être plus triste soustrait de ses rires et de toutes ses questions. » De toutes les questions sur sa mère et sur la situation qui ne ferait que s’envenimer dans les mois à venir. Elle lui manquerait, oui, mais elle serait mieux éloignée, préservée encore un moment de son innocence. « Elle voudra certainement tout savoir, et ne cessera de parler ! » Au contraire de sa mère, la petite fille était toute de paroles. « Ne vous gênez pas de lui dire lorsque cela vous importunera. »


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Message Sujet: Re: Un enfant est le plus beau des cadeaux   Un enfant est le plus beau des cadeaux EmptyMar 21 Aoû - 23:22

Marjolaine ne savait trop bien que les enfants ne grandissaient que trop vite.  N'était-ce pas hier qu'elle avait mis au monde Rose, ce poupon si adorable dont elle avait été folle au premier regard?  Oui elle regretterait les jours où Raiponce, sa précieuse petite princesse, grandirait et suivrait sa sœur dans ses jeux.  Mais elle était tout aussi fière de pouvoir veiller sur leur enfance, puis un jour leur adolescence.  Elle qui n'avait jamais connu sa mère, elle qui avait grandi seulement sous l'affection de son père pendant de longues années avant qu'il ne se décide à se remarier avec une femme qui ne l'avait jamais réellement traitée comme sa propre fille non plus, elle éprouvait un bonheur et une satisfaction à l'idée de pouvoir tenir ce rôle auprès de ses enfants.  Et elle pouvait comprendre Bartholomé qui voyait son unique fille grandir lui aussi, mais bientôt, il connaîtrait la joie de pouvoir veiller sur un nouvel enfant et elle lui souhaita d'avoir un garçon à qui transmettre son amour de la mer.  Elle songeait également à la vie nouvelle qui sommeillait en elle, elle le savait grâce à la Magie du Sang, mais qu'elle taisait encore pour ne pas trahir son secret.  En même temps que cette très chère amie Jehanne, elle connaîtrait de nouveau les joies de la grossesse.  Un sourire s'étira sur ses lèvres sans qu'elle ne puisse le retenir.

Elle ne put s'empêcher de remarquer le voile de tristesse qui couvrait les yeux du duc Ansemarien et elle sentit son cœur se serré pour lui.  Bartholomé n'était pas un homme parfait et possédait certains défauts qu'elle ne pouvait occulter à sa connaissance, néanmoins, plus que jamais, elle éprouvait beaucoup de respect pour cet homme qui menait son duché au meilleur de ses compétences et avouait combien il était attaché à sa propre enfant.  Oui, elle le plaignait un peu que les choses en soit arrivées là avec Jehanne qui restait une femme dotée d'aimables qualités et avec qui il aurait pu, il aurait dû même, avoir un ménage heureux.  Où les choses avaient-elles si mal tourné?  Pourquoi ne pouvaient-elles plus être réparées?  Marjolaine adressa une nouvelle prière à Maari, pour qu'elle protège Jehanne pendant sa grossesse et qu'elle bénisse de sa bonté l'union entre elle et son mari.  Ils méritaient tous les deux d'être heureux.

« Ne vous inquiétez point, je suis certaine qu'elle ne dépassera pas les bornes et jamais je ne découragerai son esprit curieux.  C'est une enfant très vive, et puis je crois que Rose ne se laissera pas supplanter en bavardage. »

Non, la petite princesse lagrane ne posait peut-être pas beaucoup de question, mais elle était loquace et avait beaucoup à dire, elle qui ressemblait tant à son père par le caractère.  Elle se réjouissait du bonheur qu'éprouvait sa fille à l'idée de recevoir sa chère amie qu'elle pourrait garder avec elle tous les jours.

« Soyez sans crainte, ses questions trouveront réponses et elle vous reviendra tout aussi babillant et rieuse qu'elle ne l'est maintenant.  J'éprouve un réel plaisir à savoir qu'elle sera avec nous quelque temps.  Vous viendrez lorsque vous le pourrez séjourner à Edenia quelques jours vous aussi, n'est-ce pas? »

L'invitation était sincère et dénuée d'arrière pensée.  Un duc était un homme occupé et il ne pourrait certainement pas répondre à la visite qu'elle et Denys lui faisait de sitôt, mais Marjolaine l'espérait tout de même.

« Nous sommes loin de la mer que je crois savoir être votre préférée, mais nos jardins seront tout à fait délicieux d'ici quelques semaines et vous y trouverez le repos.  Vous me semblez soucieux, c'est normal, avec la duchesse dans un état de santé aussi fragile.  Un peu de repos vous ferait beaucoup de bien. »

Comme elle, Jehanne n'était plus toute jeune et la grossesse visiblement la rendait particulièrement fragile.  Il devait être soucieux de perdre sa femme et son enfant.  Le cœur de Marjolaine se serra et s'emplit de compassion pour ce pauvre homme.  Elle ne pouvait inviter aux confidences, mais elle espérait pouvoir au moins offrir un peu de réconfort à Bartholomé par une compagnie agréable.  Puis par le plaisir que lui procurerait certainement la scène de leurs deux filles jouant ensemble avec l'innocence des enfants.





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Message Sujet: Re: Un enfant est le plus beau des cadeaux   Un enfant est le plus beau des cadeaux EmptyLun 3 Sep - 5:38

Il y avait dans cet entretien quelque chose de différent, qui aurait pu être beau. Malgré le mensonge sous-jacent, malgré la fausse joie qu’il essayait de faire transparaître. Malgré le voile de tristesse et de colère qu’il cachait sous le masque qu’il s’était habitué à porter. Tout aurait pu être autre, peut-être. Cet enfant qu’il attendait aurait pu être le sien, il aurait pu le désirer, réellement. Il aurait aimé le désirer, accueillir un deuxième bébé dans le palais, le bercer en ses bras. Il aimait Bertille, et c’était plus que transparent. Il adorait cette enfant, plus qu’il n’aurait jamais crû même le faire, et il aurait été heureux, s’il en avait été tout autre, de lui donner un frère ou une soeur. Et dans les paroles de Marjolaine, il se plaisait à imaginer la fraction d’un moment que ce petit moment de bonheur aurait pu être vrai.

Mais ce n’était pas le cas. Alors il se contentait de garder son regard sur le poupon dans ces bras, la petite princesse Lagrane, et de se complaire du sourire contagieux de sa mère. De s’amuser et de sourire du rires et des paroles des deux petites filles qui jouaient ensemble juste un peu plus loin, pas trop, pour qu’ils puissent garder un regard constant sur elles.

Il n’a pas de craintes à se faire, et il sait très bien que Bertille sera entre très bonnes mains auprès de Marjolaine. « Vous me voyez alors plus qu’heureux si je peux vous connaitre quelques plaisirs à la recevoir chez vous. » Un peu soulagé aussi qu’elle ne voit pas cela comme une charge imposée, mais lui dirait-elle si c’était le cas? Probablement que non, Marjolaine connaissait les convenances et il n’était pas question ici et maintenant de créer quelques tensions entre les deux duchés.

L’invitation qui suit le fait sourire doucement, mais surtout qu’elle le trouve soucieux. Oh, si elle savait. Si seulement il pouvait lui dire les raisons de son état et des soucis qui balayaient les traits de son visage. Mais Marjolaine était une grande amie de Jehanne, et il sait qu’il lui ferait affreusement mal d’apprendre la vérité. De toute façon, il ne se risquerait pas à lui dire. « Vous avez raison, il me faudrait bien venir visiter vos jardins, et quelques jours de repos ne seraient pas de refus. Je crains toutefois que les prochaines semaines risques d’êtres fortement chargée au palais. Et puis je ne pourrai pas laisser Jehanne seule ici. » La bonne blague. Comme si sa présence faisait une différence pour la duchesse qu’il gardait enfermée nuit et jour. Comme si elle avait même un jour fait une différence, durant toutes ces années où il avait chercher à l’éloigner le plus possible. Mais c’était un discour de convenance, qu’il avait malgré tout toujours gardé, même avant, même lorsque cette masquerade qui semblait encore plus forcée à présent n’était pas une nécessité. « Peut-être que si la condition de ma femme se stabilise, quand la grossesse sera plus assurée, nous pourrons venir visiter, quelques jours. Jehanne en serait heureuse, j’imagine. Mais pour l’instant, tout ce qui importe est sa santé et celle de l’enfant. » Il n’en avait pas l’intention. Il viendrait assurément, quelques jours le temps de venir chercher Bertille à l’approche du terme. Peut-être un peu plus tard après, pour présenter l’enfant. Pour continuer cette valse de mensonges. « J’espère que vous n’êtes pas trop déçue de vous déplacer ainsi et de ne pas pouvoir la voir. Ce n’est certes pas les circonstances idéales… »

Mais il veut changer de sujet un peu, il peut mentir sur Jehanne, sur cet enfant, un temps, mais ça lui pèse, aussi. Ça lui pèse de sourire et de faire comme-ci, avec tous. « Et vous, Marjolaine? Souhaitez-vous agrandir votre famille? » Il laisse un regard glissé sur Raiponce, encore tout petit bébé. « Peut-être que je pose la question trop tôt aussi, dans quel cas pardonnez-moi. Raiponce est si petite encore, peut être n’est-il pas encore dans vos préoccupations d’un nouveau bébé de sitôt. »


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Message Sujet: Re: Un enfant est le plus beau des cadeaux   Un enfant est le plus beau des cadeaux EmptySam 6 Oct - 17:01

C'était même un grand plaisir que ressentait Marjolaine à recevoir la petite princesse ansemarienne chez elle, sachant que Rose en serait extrêmement heureuse, d'autant plus que la duchesse n'avait point de plus grand bonheur que de se voir entourée d'enfants – sauf peut-être celui de recevoir les attentions particulières de Denys.  Le duc pouvait être rassurée, sa fille serait tout aussi choyée chez elle qu'elle ne l'était ici à Port-Liberté et la compagnie mutuelle des deux princesses ne pouvait que leur être bénéfique, Bertille n'étant que la seule enfant du couple ansemarien pour le moment et Raiponce étant encore trop jeune pour partager les jeux de son aînée.  Elle regrettait seulement de ne point pouvoir emmener avec elle Jehanne : le climat lagran lui ferait sûrement beaucoup de bien, mais il était impensable de pouvoir la déplacer.  Elle le regrettait grandement, chez elle son amie aurait été entourée de tous les meilleurs soins qui soient.  Elle ne doutait pas toutefois que Bartholomé prendrait toutes les mesures nécessaires lui aussi pour le confort de son épouse et de leur enfant à venir.  Elle secoua donc la tête et lui dédia un aimable sourire.  « Je comprends tout à fait que sa situation demande le repos.  J'aurais eu grand plaisir à la revoir, mais mes regrets seraient plus grands encore de savoir que cette visite, qui nous plairait certainement à toutes deux, ne cause quelque perturbation de son état. »  Pour rien au monde Marjolaine n'aurait désiré causé de l'inconfort à son homologue ansemarienne, surtout quand il était question d'un bébé.  La santé du nourrisson importait plus que tout le reste.  Elle pouvait imaginer la détresse de Jehanne si elle devait le perdre.  Elle-même en éprouverait toutes les douleurs du monde et ne pourrait point s'en remettre.  Surtout quand elle voyait Bartholomé avec Raiponce entre ses bras, quand elle s'imaginait qu'il devait attendre avec tant d'impatience de serrer son propre enfant contre son cœur.  Non, si la santé de Jehanne imposait qu'elle devait se reposer et recevoir le moins de visite possible, Marjolaine repartirait le cœur serein de ne pas l'avoir vue.  Au moins, elle aurait songé à elle avec toute son affection.

Elle accueillit le nouveau sujet de conversation avec surprise et bonheur, une légère rougeur lui montant aux joues.  Denys et elle venaient de célébrer leurs dix ans de mariage quelques jours à peine plus tôt et elle avait tout prévu en ce sens.  Quelques mois plus tôt, elle avait déjà manifesté son désir à Denys de voir la famille s'agrandir.  Désir qu'il semblait partager, toutefois peu convaincu qu'il puisse se réaliser rapidement : il avait fallu beaucoup de temps pour que Rose ne vienne au monde et tout autant pour que Raiponce ne la suive.  Toutefois, elle le savait déjà, elle qui avait fait appel à la magie du sang une autre fois, la vie grandissait en son sein.  Elle ne pouvait pas encore le dire, c'était trop tôt, même son propre époux n'en savait encore rien, du moins elle ne le lui avait pas encore dit, pas prête à lui dévoiler son secret le mieux gardé.  Distraitement, sa main se posa sur ce ventre, encore plat, où rien ne montrait encore l'existence de cet enfant à venir et elle sourit, attendrie.

« Jose espérer que Denys et moi aurons encore d'autres enfants bien que nous soyons comblés par nos deux filles, » répondit-elle avec plein de chaleur dans la voix.  Elle espérait si fort avoir un garçon, souhait qu'elle n'osait formuler.  Cet enfant qu'elle portait, qui naîtrait un peu après celui de Jehanne, elle espérait qu'il deviendrait son bon ami, tout comme Rose et Bertille l'étaient ensemble.  L'amitié de leurs enfants ne pouvaient que rapprocher les deux duchés et Marjolaine aspirait à cette unité à travers tout Faërie autant que possible.  Elle aurait aimé préserver les bonnes relations avec Sombreciel, mais avec la guerre et leur duc si peu présentable – aussi meurtrier une fois de son mari – elle ne pouvait les porter aussi fort qu'autrefois dans son cœur.

« Maari est généreuse et certainement elle saura exaucer mes prières à moi aussi. »

Elle n'osait pas affirmer sans savoir qu'un nouvel enfant était certainement le vœu de Jehanne et Bartholomé, un point commun qui les unissait, bien qu'elle en était persuadée.  Elle se réjouissait tant de la nouvelle, personne à travers tout le continent ne devait y prendre autant d'intérêt qu'elle-même en étant aussi étrangère à cette événement.  « Avec un peu de chance, vous pourrez le voir lorsqu'il sera encore tout jeune, » ajouta-t-elle.  Raiponce n'était pas vieille et gardait encore ses rondeurs et ses joues roses de poupons, mais elle n'était plus aussi fragile et délicate qu'à la naissance, elle avait grandi et ses mains s'étaient potelées en buvant le lait qui coulait généreusement du sein de sa nourrice.  Son fils.  Déjà elle songeait que cette fois serait la bonne.  Cette fois, elle n'avait pas de doute que Maari répondrait à ses désirs en faisant grandir en elle un petit garçon qui ressemblerait à son cher papa.  Aussi, elle n'hésitait pas à parler du bébé avec la certitude que ce ne serait pas une troisième fille.





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Message Sujet: Re: Un enfant est le plus beau des cadeaux   Un enfant est le plus beau des cadeaux EmptyLun 22 Oct - 19:27

Il est soulagé, Bartholomé, que la duchesse de Lagrance ne le presse pas davantage pour aller voir Jehanne. Déjà qu’il s’était vu contraint d’organiser une rencontre entre cette dernière et Denys - il n’avait pas pu lui refuser lorsque ce dernier le lui avait demandé - il ne se serait pas vu presser un refus à Marjolaine sans éveiller quelques soupçons non nécessaires. Mais elle semblait se rattacher à ses mots, qu’il était mieux pour la future mère et l’enfant à venir de garder le plus grand des repos et qu’il était souhaitable d’éviter quelconque perturbation non nécessaire. « Je suis certain qu’elle en aurait été tout autant heureuse et qu’elle regrette elle-même de manquer votre venue ainsi. » Oh si Marjolaine savait vraiment, à quel point Jehanne aurait certainement été heureuse de cette distraction d’une petite rencontre entre duchesse qui lui aurait finalement fait plus de bien que de mal. Dans la solitude imposée de son emprisonnement, c’était certainement la solitude qui était plus dangereuse pour sa grossesse qu’autre chose.

Il tourne doucement la conversation sur Marjolaine, lui demandant si à son tour elle souhaite encore agrandir sa famille. Il ne remarque pas la main de la duchesse qui se pose distraitement sur son ventre, et même s’il l’avait remarqué, il n’aurait pas fait le lien. C’est l’instinct des femmes, des mères, qui savent reconnaître les premiers signes d’une grossesse alors qu’elle reste encore invisible aux yeux de tous. Bartholomé n’aurait su déceler quelconque changements, et il était loin d’avoir quelconque expérience avec Jehanne dont il ne s’était préoccupé que très peu lorsqu’elle portait Bertille, sinon s’assurer de l’aide des médecins que tout se passe bien. Il devinait le ventre arrondi quand ce dernier se trahissait au travers des robes devenues trop serrées, mais c’était bien tout. « Oh certainement que Maari vous comblera alors. Vous me semblez une mère exemplaire pour vos deux princesses, elle n’oubliera pas vos prières j’en suis certain. » L’union entre Marjolaine et Denys qui semblait alors bien se porter était pour aider aussi, et Bartholomé ne serait pas surpris d’apprendre prochainement qu’elle portait leur troisième enfant.
Il sourit simplement à la dernière phrase de la Lagrane, alors qu’elle semble en parler avec la certitude de cet événement futur. « J’en serais très heureux, mais vous savez tout comme moi comment nos devoirs nous tiennent occupés. Comment savoir ce que nous réserve l’avenir? » C’était d’ailleurs tout juste maintenant qu’il rencontrait pour la première fois la petite Raiponce, alors que le temps et les événements l’avaient empêché d’une quelconque visite chez ses voisins.

Dans ses bras, la petite semblait s’être éveillée, s’agitant un peu plus soudainement. Elle s’était certainement lassée de jouer avec les petites perles brillantes qui décoraient les vêtements du duc, s’endormant juste un petit peu pour s'éveiller en sursaut, oubliant où elle était et préférant retrouver le confort familier des bras de sa mère. « Je crois qu’elle vous réclame. » Il s'était délicatement levé pour rejoindre Marjolaine afin de pouvoir lui remettre le petit poupon. Bertille était aussi revenue, avec Rose à sa traîne, attendant un regard du duc pour lui demander quelque chose. « Pourrais-je montrer à Rose la vivenef, père ? » Il n’a pas besoin de lui demander de quelle vivenef elle parle, il n’y a qu’une nouvelle qui attire justement tous les regards en ce moment. « J’ai des choses à régler Bertille, je ne pourrai pas t’y accompagner.» Son regard quitte sa fille pour aller trouver celui de Marjolaine. « Toutefois si la duchesse de Lagrance le souhaite, je peux demander à l’un de mes conseillers de vous accompagner pour faire les présentations. Ma fille fait référence à l’Aquilon, un prêt de de marquise de Bellancre pour aider à la défense de la capitale. Elle est amarrée sur les quais si jamais une balade vous dit. » Il a d’autres obligations, le duc d’Ansemer, mais il lui fera plaisir de demander à l’un de ses conseillers de les accompagner si Marjolaine le souhaite.


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Message Sujet: Re: Un enfant est le plus beau des cadeaux   Un enfant est le plus beau des cadeaux EmptySam 12 Jan - 18:55

Marjolaine n'avait pas besoin de meilleure consolation et elle se disait en son fort intérieur qu'elle pourrait toujours revenir quand Jehanne aurait accouché de son adorable poupon.  Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas été en compagnie de cette amie et il ferait grand plaisir de lui apporter quelque confort quand elle se remettrait de son dur labeur.  L'enfant serait certainement à son tour l'amie de Raiponce et du bébé à venir et elle se réjouissait de voir une nouvelle compagne pour ses enfants être en route pour ce monde.  Combien son homologue devait être heureuse de pouvoir enfanter à nouveau!  Il fallait prier pour que la grossesse se passa sans anicroche, elle n'avait pas de plus grand souhait que celui-là.  La douleur de perdre le bébé serait certainement insoutenable.  La duchesse se demandait s'il était acceptable qu'elle suggère l'assistance des mages du sang pour s'assurer de la venue au monde en sécurité de l'enfant.  Mais elle se contint pour protéger son propre secret.  Elle ne pouvait pas le laisser être divulgué à tous.  Elle ne pouvait pas laisser les gens savoir qu'elle ne pouvait enfanter sans l'aide de la magie.  Elle craignait pour elle-même, sa position, mais surtout pour ses filles.  Elles étaient bien les siennes, les leurs, à Denys et elle, mais même si Lagrance était plus tolérant que les autres envers les magies scellées, rien ne garantissait qu'on la croirait une fois la vérité dévoilée.  Il valait mieux garder le silence et adresser autant de prières que possible à Maari pour que tout se passe bien pour Jehanne.  Certainement les dieux sauraient se montrer cléments et plein d'attention pour la mère et le bébé à venir.  Marjolaine avait foi en leur bénédiction.

Et comme le soulignait si bien Bartholomé, Maari ne saurait se détourner de sa fidèle adoratrice, Marjolaine y croyait fermement.  Bien qu'elle avait besoin d'un peu d'aide.  Jamais la duchesse n'avait songé qu'utiliser les dons des mages du Sang portait atteinte à sa dévotion pour la déesse, au contraire, la recommandation de Campanule faisait figure d'un signe pour elle et elle avait commencé à être une aussi fervente de la déesse après avoir appris qu'elle était enceinte, qu'on permettait à son corps de devenir le nid où grandirait la vie, qu'un nouvel être en sortirait et viendrait égayer ses jours.  Trop de bonheur en avait résulté et jamais la Lagrane ne pourrait suffisamment glorifier Maari pour lui avoir offert ce don.  Un don car elle avait l'avantage sur le reste du monde de savoir quand elle mettrait au jour, quand elle concevrait.  Un secret bien gardé et bien protégé.

Elle n'eut pas le temps de répondre que Raiponce s'agitait dans les bras de Bartholomé et comme il la lui rendait, Marjolaine tendait déjà les bras pour y loger l'enfant qui bientôt marcherait et parlerait.  Il lui semblait que c'était encore hier que son ventre se tendait tandis que la petite princesse grandissait lentement en son sein.  Bartholomé devait sûrement regarder Bertille avec ce même œil, étonné de voir le bambin devenir une jeune fille.  Il lui semblait que la petite princesse ansemarienne n'avait rien à envier à Rose, toutes deux bien décidées à propos de ce qu'elles désiraient obtenir et s'exprimant déjà avec conviction.  Marjolaine ne put s'empêcher de sourire à la demande de Bertille, encore moins en voyant les yeux brillants de Rose.  Il lui était difficile de résister aux caprices de sa fille quand elle pouvait s'y plier.

« L'air marin nous ferait sûrement à tous un grand bien.  Nous avons de fort jolis jardins à Edenia, mais il est vrai qu'on profite très peu de la vue de la mer qui s'étale jusqu'à l'horizon derrière le port.  Il me ferait plaisir d'accompagner les princesses Bertille et Rose voir ce navire. »

D'un doux mouvement, elle berçait en même temps Raiponce qui en sentant la chaleur de sa mère s'était tue et rendormie.  Peut-être avait-elle fait un mauvais rêve.  Marjolaine n'était pas inquiète, rien d'anormal ne se décelait sur l'enfant.

« Je crois qu'il serait temps pour nous de prendre congé.  Je ne veux point vous retenir de vos affaires plus longtemps que nécessaire.  C'est un grand plaisir pour moi que de revoir Port-Liberté.  C'est un réel honneur de recevoir votre hospitalité et votre bonté. »

Marjolaine se leva complètement de son siège et esquissa une légère révérence compte tenu du précieux paquet qu'elle tenait contre sa poitrine.

« Rose, » appela Marjolaine pour que la fille paie ses respects au duc dans l'élégance encore tout enfantine de ses courbettes de cour.  Le cœur de Marjolaine ne put s'empêcher de se gonfler de fierté devant les manières polies et si bien acquises de sa fille.  Elle se félicitait qu'elle et Denys aient une enfant aussi vive et intelligente.





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