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 Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures...

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La Cour des Miracles
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Tara Mille-Visages
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Message Sujet: Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures...   Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures... EmptyMer 26 Sep - 19:48


   
Livre III, Chapitre 6 • Puisse le sort vous être favorable
Césaire Chesnenoir & Tara Mille-Visages

   
Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures...

       


   
• Date : 14 octobre 1003
   • Météo (optionnel) : Il fait plutôt frais en ce début de journée.
   • Statut du RP : Privé
   • Résumé : Tara profite de sa première sortie sans sa petite fille. Elle renoue avec les joies d'être une enfant des miracles et croise la route de Césaire qui est victime de sa malice.
   • Recensement :
   
Code:
• [b]14 octobre 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4177-puisqu-il-est-temps-de-plonger-au-coeur-des-murmures#154779]Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures...[/url] - [i]Césaire Chesnenoir & Tara Mille-Visages[/i]
    Tara profite de sa première sortie sans sa petite fille. Elle renoue avec les joies d'être une enfant des miracles et croise la route de Césaire qui est victime de sa malice.
   

   



   

   
   
   
   
   
   
   
   
   


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Message Sujet: Re: Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures...   Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures... EmptyMer 26 Sep - 19:49

J’ai un sourire alors que je regarde les garnements s’affairer dans tous les sens, comme à chaque fois que j’entre dans cette tour miteuse qui est devenue leur repaire depuis quelques mois. Ils se sentent chez eux, à leur place mais, à chaque fois que je viens leur rendre visite, ils mettent un point d’honneur à ce que tout soit impeccable. Et ils m’amusent alors que, l’espace d’un instant, je me demande si Amarante aimera elle aussi venir ici quand elle sera plus grande.

J’ai du mal à croire que tout cela est bien réel. Et pourtant, elle est bien là, depuis plusieurs semaines déjà. Cette toute petite chose, qui me regarde avec ses grands yeux bleus et cette frimousse curieuse. Qui me sourit, rien qu’à moi. Et qui semble petit à petit prendre conscience du monde qui l’entoure. Elle commence à remarquer aussi la présence d’Archimède, qui semble mettre un point d’honneur à veiller sur elle à chaque instant. Mais, pour la première fois depuis la naissance de la petite, j’ai accepté de détacher mon regard d’elle et de prendre un peu de temps pour moi. J’avoue, voir la mine presque paniquée de Merle à l’idée d’être seul avec sa fille avait quelque chose d’à la fois drôle et inquiétant. Et pourtant, c’est lui qui a proposé. En me rappelant que je ne pourrais pas passer ma vie à veiller sur elle, qu’elle ne pouvait pas devenir le centre de mon existence au point que j’en oublie tout ce qui ne tourne pas autour d’elle. Il paraît que je dois aussi me rattacher à la réalité, à cette vie qui a été la mienne avant qu’elle n’en fasse partie.

Parce que j’aime cette vie, avec la Cour des Miracles. Je suis une enfant de cette Cour, tout comme Amarante le sera également quand elle aura conscience de la chance qu’elle d’en faire partie. Et j’ai besoin de renouer avec mon existence. Si Tara a pu renaitre de ses cendres, Mille-Visages n’a pour autant pas disparu et j’aime cette personne que je suis devenue. Il me faut juste arriver à concilier ces deux existences ce qui, pour le moment, semble plus aisé à dire qu’à faire. Mais j’en ai envie, besoin même. De retrouver ma place, de savoir qui je suis maintenant que je n’ai plus à cacher une partie de mon existence que j’avais soigneusement cachée à tous et surtout à moi-même. Tout n’est pas encore réglé, loin de là et je sais que ces fantômes me hanteront longtemps. Et pourtant, pour la première fois depuis longtemps, j’ai envie d’y croire, pour de bon.

Et je me laisse porter par cette idée un peu folle que je pourrais être vraiment heureuse. Que cette fois, les dieux ne m’arracheront pas ce qui est important pour moi. J’ai toujours peur de croiser le regard de Tyr pour être parfaitement honnête, mais ça ne peut aller qu’en s’arrangeant. Tout du moins, j’aime à m’en persuader.

Je finis par laisser les garnements, non sans tapoter la tête affectueusement de certains d’entre eux. J’ai le droit à quelques embrassades et ils me laissent filer, non sans se réapproprier les lieux à grands renforts de cris de guerre pour le moins assourdissants. Et je commence à marcher dans les rues de la ville, d’un pas tranquille, inspirant longuement alors que je me réapproprie peu à peu les lieux. C’est comme si je n’étais pas sortie depuis des siècles alors que cela ne fait que quelques semaines tout au plus. Et pourtant, je savoure ce moment comme jamais. Je ne sais pas combien de temps je marche mais une silhouette familière attire mon attention. Il est occupé à choisir des fruits à l’étal d’un marchand et à sa mine affairée, l’on pourrait croire qu’il s’agit là d’une affaire d’état ou peu s’en faut.

J’ai un sourire malicieux alors que mon pas se fait de velours et que je m’avance sans un mot. Il ne me faut que quelques gestes pour délester Césaire de sa bourse et je continue à faire quelques pas avant d’agiter le fruit de mon larcin dans sa direction, non sans lui adresser un clin d’oeil malicieux. Et je souffle, m’amusant à lui faire croire que j’ai un accent digne de la pire des paysannes qui existe. « C’point à vous mon bon m’sieur ? Je m’en va dépenser tout ça à ct’auberge là ? Vous v’lez viendre avec môa ? » Qu’il est plaisant aussi de retrouver ma magie, de pouvoir l’utiliser à ma guise, sans avoir peur que tout dérape. Et je me sens revivre, même si mon coeur reste gonflé d’amour pour ce petit être qui a comblé mon existence.



   

   
   
   
   
   
   
   
   
   


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Message Sujet: Re: Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures...   Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures... EmptyLun 8 Oct - 17:06

Il s’est éclipsé du palais ducal quelques jours, le majordome. Prétextant des affaires à régler avec l’intendant de la tour de Sombreflamme ainsi qu’avec quelques fournisseurs pours ces denrées en provenance de Faërie qu’on fait maintenant afférer en faisant escale par Lorgol, la guerre oblige. Ce n’est pas totalement faux. Il ne serait pas parti et revenu sans laisser traces de cette excursions, mais ce demandait beaucoup moins de temps qu’il avait laissé croire. Quelques heures avec l’intendant avait suffit, et une première rencontre avec l’un des marchands avec qui il faisait affaire avait été prometteuse. Une seule autre devrait suffire. Ce qui lui laissait le loisir de quelques jours de congé de ses obligations comme majordome. Un peu de repos aurait été bienvenu, certes, mais il n’avait plus le temps à cela.

Ses obligations comme Maître Espions prennaient de plus en plus de temps dans son horaire, et ce ne promettait pas de devenir plus facile. Il avait passé les derniers mois à rencontrer quelques espionnes pour trouver celle qui pourrait éventuellement intégrer le palais ducal de Sombreciel pour l’y remplacer, l’y préparer, ainsi que de se familiariser à nouveau avec la Cour. Il y avait un peu plus d’une dizaine d’années maintenant qu’il n’avait pas habité au sein de la Cour des Miracles, que ses visites s’y était faites rares même. Il saurait toujours se repérer dans le dédale de ses rues, cette petite ville en soi serait toujours chez lui et il ne pourrait jamais s’y perdre, malgré les années passées loin de ses pavés. Mais les visages étaient différents, bien évidemment. Beaucoup de nouvelle têtes, de jeunes enfants des Miracles qui étaient nés alors que le vieil homme avait déjà dépassé ses primes années. Il lui faisait plaisir de revoir certain visages, quelques uns avec qui il avait pu partager quelques missions, quelques autres qu’il avait simplement cotoyé ici et là. Beaucoup avaient disparu, depuis longtemps décédés après une vie remplie, emporté par la maladie peut-êtr eun peu trop jeune, fauché par la Chasse même. Césaire était passé s’appitoyer sur ces morts, il savait cela son quotidien maintenant plus il vieillissait encore. Et un jour ce serait à son tour, et il espérait que personne ne pleure son départ.

Il fait frais en cette matinée. Un foulard noué autour de son cou, un veston propre et les cheveux soignés, Césaire détonne malgré tout un peu dans la Ville Basse. Il ne porte pas le costume qu’il enfile quand il travaille pour Castiel ou quand il se promène dans la Ville Haute et tient son rôle de Majordome du duc de Sombreciel, mais s’il n’était pas connu des enfants des Miracles il serait assurément une cible beaucoup trop facile ici dans les rues mal famées de cette portion de Lorgol. Pourtant il s’y promène sans soucis ; il connaît chacun des recoins de ces rues, il connaît les habitudes et les moeurs des gens d’ici ; il sait quand se méfier et quand il n’en a pas besoin, protégé par les ses confrères et consoeurs de la Cour qui veillent sur les uns et les autres.

Et il est là, arrêté à un petit kiosque où l’on y vend quelques fruits. Un peu penché vers ces derniers, les observants sûrement plus longuement qu’il n’est nécessaire, avant d’en choisir un et de le déposer dans le petit sac en filet qui est accroché sur son bras. Il soulève un poire, qu’il soupèse dans sa main, tourne et observe. Elles sont si belles, celle qui poussent dans les vergers du duché de l’esprit et qu’il reçoivent au palais. Mais la vie de palais à cela qu’on leur fournit les plus beaux produits, et les fruits qu’ils reçoivent sont toujours superbe, juteux et goûteux.
Trop absorbé par cette tâche à laquelle il donne beaucoup trop d’importance, il ne remarque pas Tara qui s‘avance vers lui, qui dérobe sa bourse. Ce n’est que le cliquetis des pièces agitées près de lui qui lui fait tourner la tête, et sa main vient instinctivement glisser sur l’endroit où se trouvait ladite bourse ; qui n’y est bien évidemment plus. Il a un soupir agacé ; ce n’est pas tant de perdre de l’argent qui le dérange, pour le peu qu’il traînait avec lui cette matinée, mais plutôt de s’être fait dérober ainsi comme un pauvre bourgeois peu soucieux et trop facilement berné.

Il ne reconnaît pas Tara, qu’il prend alors pour une petite paysanne, pris dans les filets de la magie de cette dernière. Et même le regard bleu perçant de la Voleuse ne lui dit rien ; il y trop longtemps qu’il a vu la jeune femme, et il la sait surtout avoir accouché récemment pour la soupçonner à se promener dans les rues de la ville à jouer de ses illusions. « Gardez-les, payez-vous une meilleure auberge que celle-ci, vous en avez assez là-dedans pour même vous soutenir d’un bon repas dans la Ville Haute. » qu’il souffle, un peu amer, alors qu’il remet les fruits dans son sac sur l’étal du marchand, prêt à retourner dans ses quartiers et se contenter d’un petit repas attrapé sur le coin une fois quelques sous récupérés. Du haut de ses soixante-huit années, il n’a plus l’énergie d’argumenter avec une quelconque paysanne qui su profiter de son inattention.


dialogue en #003366






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Message Sujet: Re: Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures...   Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures... EmptyLun 5 Nov - 13:08

Il m’est souvent arrivé ces derniers mois de me demander quelle aurait pu être ma vie si je n’avais pas sauté dans le gouffre de Roc-Epine. Si j’étais allée voir Tyr, si je m’étais raccrochée à lui, malgré la honte, malgré le désespoir. Je me demande si je serais en train de fouler les pavés de la ville basse de Lorgol, si j’éprouverais ce sentiment de liberté qui ne me quitte jamais ou presque. Oh, j’ai des obligations, je le sais bien. Que ce soit en tant que Maître de la Stratégie ou surtout envers ce petit être qui illumine désormais ma vie. Mais ce sont mes choix, mes envies et personne n’a jamais eu à m’imposer quoi que ce soit.

Je commence à réaliser que j’arrive, peu à peu, à laisser le passé à sa place, derrière moi. Je ne doute pas qu’il continuera de me suivre, telle une ombre dont je ne peux pas me débarrasser. Pour autant, j’essaie d’en faire un allié et non plus un poids que j’aurais à subir. Ce qui reste plus facile à dire qu’à faire, on ne va pas se mentir. Pour autant, cette petite balade dans ces ruelles, dans nos ruelles, ne peut que m’aider à envisager l’avenir avec plus de sérénité que je n’ai jamais pu le faire jusqu’à présent. Même la pensée d’un Merle désemparé face à notre fille a quelque chose de plus amusant que d’inquiétant, d’autant que j’ai fait passé le message à plusieurs femme de la Cour et qu’elles sont prêtes à prendre le relai si besoin.

Et, malheureusement pour Césaire, je me sens d’humeur taquine. Il en fait les frais, mais c’est bien parce que je l’apprécie tout particulièrement, quand bien même nous n’avons guère eu le temps de faire plus que nous croiser ces derniers mois. Alors, forcément, je décide de m’amuser un peu, réprimant difficilement un rire presque enfantin en voyant qu’il n’a pas la moindre idée de qui je suis. J’attrape une poire qu’il vient de déposer et je croque dedans, le regard pétillant, non sans lancer une pièce en direction du marchant avant même qu’il n’ait le temps de me faire connaître l’étendue de ses connaissances en matière de jurons. Et les dieux savent que ces énergumènes en connaissent bien plus qu’on ne peut le soupçonner au premier abord.

J’attrape une autre poire que je tends à Césaire, non sans m’amuser à rendre ma main plus vieille, couverte de cals, de tâches et d’autres marques que le temps ne manquera pas de faire apparaître si j’ai la chance de voir les années se succéder les unes aux autres. « J’m’en voudrais d’vous priver d’un bon repas m’ssire ! Vous voulions pas m’faire une tarte aux poires ? J’adore ça ! » J’avoue, ce n’est guère un indice pour qu’il puisse me reconnaître et, à sa mine déconfite, j’hésite tout de même un instant à continuer. Un Maître qui se fait avoir aussi facilement, c’est tellement amusant qu’il est difficile de m’arrêter. « Et puis, si j’vais dans une de ces auberges, m’est avis que j’vas me faire jeter dehors sans d’mander mon reste ! » Pour un peu, j’en serais presque incompréhensible. Et je laisse filer un silence, non sans capter son regard et le fixer longuement. Avant d’ajouter, ma voix redevenue normale pour Césaire alors que pour le marchand, j’ai même disparu de son champ de vision. « Je ne pensais pas qu’un Maître pouvait se faire leurrer de la sorte. Je maintiens qu’une telle inattention mérite au moins un dîner. Ou le voir s’essayer à la cuisson d’une tarte donc. » Et, à mesure que je parle, mon visage retrouve ses traits habituels. Ce ne sont pas les miens, je ne me suis pas encore faite à l’idée que tout le monde savait à quoi je ressemble désormais, après plusieurs mois sans pouvoir contrôler ma magie. Je suis encore un peu cette Tara, qui ressemble un peu à la jeune femme que j’ai pu être, à la femme que je suis devenue, mais pas complètement. Qui permet de laisser subsister le doute sur mes véritables traits, de ne jamais réussir à totalement se souvenir de qui je suis, de ne pas pouvoir me décrire exactement. Mais, avec le temps, je devrais être à même de laisser tomber cet artifice avec eux. Ma famille, celle où grandira Amarante. En attendant, je continue de fixer Césaire, non sans malice, alors qu'Archimède fait son apparition, voletant juste au-dessus de lui, hululant joyeusement. Pour un peu, on pourrait croire qu'il rit lui aussi.



   

   
   
   
   
   
   
   
   
   


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Message Sujet: Re: Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures...   Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures... EmptyMar 13 Nov - 21:38

Un soupir non réprimé traverse ses lèvres alors que la paysanne ne semble pas vouloir se contenter de repartir avec sa bourse. Il a mieux à faire que de perdre son temps pour des sottises avec de pauvres gens sans intérêt. Il n’est plus le temps de ses jeunes années, alors qu’il résidait encore à la Cour et qu’il pouvait se permettre ces balades sans but dans les ruelles de la Ville Basse à discuter ou piéger le petit peuple. Son temps était maintenant savamment calculé, divisé entre Sombreciel et Lorgol, ses tâches de majordome et celles de Maître Espion. Ces petites balades étaient les seules qu’il se permettait, une façon de faire le vide un peu avant d’entreprendre réellement sa journée.

Pas de chance pour aujourd’hui, à croire. La paysanne lui tend une poire, de celles mêmes qu’il avait attentivement sélectionnées quelques instants plus tôt, et son regard glisse sur la main qui lui offre le fruit. Il refuse d’abord avec un dédain poli, d’un simple geste de la main, mais son regard s’attarde un moment de plus sur la peau vieillie et usée par le temps et le travail, et quelque chose semble clocher. Ses sourcils se froncent juste un brin, alors que son regard remonte vers celui de la paysanne qui continue, comme si elle semblait attendre quelque chose de lui. Alors il cherche, il réfléchie s’il ne l’aurait pas déjà croisé quelque part, dans un passé même lointain peut-être ? Mais les mots qu’elle prononce ne lui sont pas d’une grande aide, pour le peu qu’il arrive à bien comprendre de ce qu’elle dit, d’ailleurs. Il laisse un silence filer, à la dévisager un moment, et puis elle reprend, mais sa voix est différente, sa diction est claire cette fois-ci, le vocabulaire beaucoup plus soigné, et les traits de son visage se transforment. Il ne lui faut qu’une fraction de seconde cette fois, avant même qu’elle ne termine sa phrase, avant même que son apparence soit redevenue sienne - celle qu’il a toujours connu du moins - pour comprendre la supercherie. « Tara. » qu’il souffle, fermant les yeux, niant de la tête doucement de s’être fait berner si facilement. Mais il ne peut pas lui en vouloir, et un sourire étire tout de même ses lèvres, content de la revoir après si longtemps. Le battement d’ailes lui fait alors relever un regard, et comme pour venir confirmer le tout, voilà le familier de la mage qui ricane presque juste au dessus de lui. « Et Archimède. Bien entendu. » qu’il ajoute comme s’il saluait un peu la chouette du même coup.

Il est content de revoir Tara, réellement, mais il ne s’attendait pas à la voir ainsi arpenter les rues à jouer des illusions si peu de temps après son accouchement. La surprise peut aisément se lire sur les traits vieillis de son visage, il ne cherche même pas à la cacher. « Oh je ne suis encore qu’un tout jeune Maître, il faut me laisser une chance. » Il sourit, il sait qu’il n’a pas besoin qu’on lui laisse de chance, que ce n’est pas ce qu’on attend de lui, et qu’effectivement c’est une inattention qu’il n’aurait peut-être pas dû avoir ; mais Tara n’est-elle elle-même une Maître aussi, et depuis bien plus longtemps que lui! « Allez, venez. Je vous offre à dîner. » Il lui offre son bras tout en parlant, galanterie apprise maintenant naturelle. « Et je vous ramènerai une tarte du palais à ma prochaine visite. » Il y a des cuisiniers bien plus compétents qu’il ne pourrait seulement espérer l’être dans la domesticité du palais ducal de Sombreciel, et leur cuisine viendrait à lui manquer s’il venait à s’exiler complètement du duché de l’esprit.

Ils prennent alors doucement le chemin d’une coquette auberge, où Césaire sait qu’ils pourront commander un agréable dîner autour duquel discuter.  « Je suis agréablement surpris de vous voir sur pied de sitôt, et en telle forme! Mes félicitations pour ce poupon qu’on m’a dit en bonne santé, comment avez-vous nommé le bébé, Tara? »


dialogue en #003366






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Message Sujet: Re: Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures...   Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures... EmptyDim 2 Déc - 19:22

Je me fais malicieuse, mutine, savourant ce vent de liberté qui, en vérité, n’a jamais vraiment manqué de souffler autour de moi depuis que je suis devenue membre de cette famille des Miracles. Mais ces derniers mois, cette dernière année même, j’avais eu plus de mal à m’en rappeler qu’en temps normal. Il y a eu tant de bouleversements que, pour un peu, j’en aurais presque oublié ce qui a fait de moi « Mille-Visages » en plus d’être tout simplement Tara.

Ce petit interlude aussi simple et sans conséquences soit-il, me permet de m’en souvenir d’une façon particulièrement agréable même si, dans l’immédiat, Césaire semble plus agacé qu’autre chose. Il faut dire qu’il est encore empêtré dans mon illusion et qu’il semblait tenir tout particulièrement à ces poires. Je m’amuse à renifler l’une d’elle alors que je sens son regard passer d’agacé à perplexe, voire interrogatif. Comme s’il commençait à comprendre qu’il s’est fait berner d’une toute autre façon. Mais il faut dire qu’il n’y a rien de plus difficile pour une âme humaine, d’accepter que ce qui l’entoure n’est pas la réalité. Pour l’avoir vu à des nombreuses reprises, chacun essaiera de se raccrocher à ce qui lui semble vrai, familier, pour éviter de comprendre ce qui se passe réellement. Et parfois, certains finissent par s’y perdre pour de bon. Fort heureusement, ce n’est pas le cas dans l’immédiat et, quand il finit par saisir la supercherie, je ne peux m’empêcher de pouffer de rire, telle une enfant ravie de sa petite plaisanterie. « Bonjour Césaire. » Si je réponds sombrement, Archimède lui, fait une descente en piqué et volette autour de lui, soufflant, d’un ton joyeux. « Il fait un temps à manger des tartes ! Ne m’oubliez pas quand elle sera prête. » Il faut dire que lui non plus n’a guère pris le temps de prendre l’air ces derniers jours, tout occupé qu’il était de veiller sur mon nouveau petit trésor.

Mon regard se fait pétillant quand Césaire reprend la parole et je le fixe un instant avec intensité, comme si je réfléchissais très sérieusement à ce qu’il vient de dire. « Un tout jeune Maître qui a déjà largement prouvé sa valeur. Cette excuse ne prend pas avec moi mon cher, il va vous falloir en trouver une autre. Vous pouvez dire que vous avez subjugué par ma beauté. Il faut dire que cette verrue sur mon nez était particulièrement difficile à maintenir. J’avais même envie de me gratter le bout du nez pour m’assurer qu’elle n’était pas réellement en train de s’installer, c’est dire. » Je prends volontiers le bras qu’il m’offre, mon sourire se faisant plus doux alors que je continue, d’un ton tout aussi léger. « Oh, un dîner. Cela pourra faire office d’excuses maintenant que j’y pense. » Je lui jette alors un regard curieux quand il évoque les tartes du palais. « Sont-elles si bonnes que cela pour que vous souhaitez en chiper une pour moi ? Enfin, elle aura meilleur goût si elle a été dérobée, cela va sans dire évidemment. » Comme tout ou presque, nous le savons tous les deux. « Et comment se passe votre vie au palais mon cher ? Y trouvez-vous quelque chose d’intéressant à raconter ? »

Je le suis sans me faire prier, regardant autour de moi pour essayer de capter un Archimède qui semble profiter plus que jamais de sa petite escapade. Il est encore pire que moi on dirait bien. Et la question de Césaire fait écho à mes propres pensées. Je laisse alors échapper un rire avant de souffler, un rien plus sérieuse. « Merci beaucoup. Elle va très bien oui. Et elle s’appelle Amarante, en souvenir de ma mère lagranne. C’est une adorable petite chose qui terrorise Merle. Il faudrait que vous veniez voir cela, c’est un spectacle qu’on ne verra que rarement. » Mon ton s’est fait attendri sans même que j’y fasse attention et je continue, toujours aussi joyeuse. « J’adore ma fille mais j’avoue que j’avais besoin de renouer avec notre ville, pour me rappeler qu’il y a un autre monde qui n’est pas elle, même si c’est une sensation des plus étranges pour être honnête. » Un léger froncement de sourcils avant que je ne retrouve ma mine joyeuse. « Et vous mon cher, que cherchiez-vous ici ? Mis à part des poires évidemment. »



   

   
   
   
   
   
   
   
   
   


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Message Sujet: Re: Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures...   Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures... EmptyMar 4 Déc - 19:15

Il rit doucement quand Tara parle de sa beauté ; de celle prétendue qui n’était absolument pas, alors qu’elle s’était vêtue des traits d’une vieille paysanne aux verrues impressionnantes. « Oh alors effectivement ! Si je n’étais pas si vieux j’aurais été déçu de vous voir redevenir vous-même, Tara. Ces verrues étaient d’un charme ! J’aurais peut-être songé à vous épouser que vous auriez poussé encore l’illusion un moment. » Et la discussion rapidement dérive sur les tartes alors que la jolie nouvelle maman prend son bras et qu’il l'entraîne vers une petite auberge. « Bien meilleure que ce que ce qui se cuisinait avant que je n'arrive au palais ! J’ai fait venir quelques cuisiniers formés à la guilde des Saveurs de Bellifère. » La cuisine n’était pas mauvaise, certes, c’était tout de même celle du palais ducal. Mais les Cielsombrois n’étaient pas les plus friands des saveurs diverses et variées, des épices et des goûts délicats ; c’était plutôt les effets de ce qu’ils ingéraient qu’ils appréciaient plutôt que les saveurs. Et quand on ne participait pas à ces festins de substances aux multiples effets, on restait souvent avec des plats plutôt fades. Alors Césaire avait fait engager des cuisiniers formés à la Guilde des Saveurs, pour lui-même mais aussi pour tous les visiteurs qui passaient au palais. Et la duchesse Madeleine en avait assurément été heureuse, de retrouver quelques des saveurs de chez-elle alors qu’elle s’installait dans ce duché bien différent du sien. « Mais je peux aussi vous en dérober une plus traditionnelle, une tarte aux champignons peut-être, si c’est cela que vous préférez. » Peut-être que Tara serait intéressée à tester les effets hallucinogènes des spécialités Cielsombroise, il se ferait alors plaisir de lui en apporter une, et de rire un peu en l’observant délirer et s’imaginer quelconque chose que son esprit viendrait inventer pour elle.

« La vie au palais est… fortement occupée. » C’était toujours le cas, avec les demandes de Castiel et ses humeurs changeantes, mais ce l’était encore plus maintenant, alors qu’il cumulait les mandats et qu’il préparait aussi l’insertion de l’espionne qui viendrait tenir rôle de nouvelle gouvernante. « Mais c’est agréable. Un petit luxe quand je compare à certaines de mes assignations par le passé. Ça me manquera, quand viendra le temps de quitter. » S’attacher était quelque chose qu’il avait toujours tenté de ne pas faire ; mais c’était bien plus difficile à faire qu’à dire. C’était plus difficile maintenant aussi, alors qu’il se faisait vieillissant et qu’il jetait un regard sur le carrousel d’identités que sa vie avait été. Il n’avait pas laissé de traces visibles sur ce passé sur lequel il s’était toujours faufilé discrètement. Il n’avait pas créé d’attaches sur ces vies inventées qui s’étaient cumulées, ou alors il les avait toujours abandonner sans chercher les retrouver, pour les laisser s’évanouir comme le personnage qu’il avait un eu été pour d’autres.

« Amarante. Quel joli prénom. » Et il pousse la porte de l’auberge qui craque faiblement, annonçant leur arrivée, alors qu’il s’amuse à imaginer un Merle terrorisé par un tout petit poupon ! « Je suis certain que la petite n’a pas fini de le terroriser alors, attendez simplement qu’elle puisse courir et qu’il doive tenter de la surveiller ! » Ils s’installent à une petite table dans un coin plus tranquille, où ils n’auront pas besoin de se préoccuper des oreilles indiscrètes. « J’avais quelques affaires à régler qui me demandaient présence. » Il pouvait effectuer une part de ses tâches depuis le palais, mais certains sujets plus délicats demandaient un suivi direct, ou des entretiens qu’il était plus simple de faire sur Lorgol. Il y a notamment l’affaire du duc et de la duchesse de Bellifère - les anciens, ceux que la Chasse avait dérobée. Et puis cette histoire d’archives secrètes de la Cour. Mais il ne veut pas trop en dire, pas trop vite, pas tout de suite, alors qu’il ne sait même pas jusqu’à quel point Tara a retrouvé ses repères au sein leur univers. « Et vous Tara? Reprenez-vous tout juste vos fonctions? Avez-vous eu le temps de vous mettre au fait de ce qui se trame en Arven ou votre monde ne tourne-t-il encore qu’autour des sourires de votre petite? » Et qu’il la comprendrait, si c’était le cas ! Quand il regarde Odette au palais, il se demande comment Castiel fait pour seulement arriver à continuer ses tâches ducale et ne pas passer toutes ses journées à se perdre dans l’univers si intime de ces petits bébés.


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Message Sujet: Re: Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures...   Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures... EmptyVen 28 Déc - 18:33

Mon regard se fait pétillant alors que Césaire entre dans mon petit jeu. Je n’ai encore guère eu l’occasion de passer beaucoup de temps avec lui mais, du peu que j’ai pu apprendre sur cet homme, je sais qu’il fera un excellent Maître. Il a les intérêts de la Cour et de ses enfants à coeur, il sait ce qu’il faut faire et quelle est la route qu’il nous faut emprunter, même si cela nous coupe bien souvent de ceux qui ne font pas partie de cette famille si particulière qui est la nôtre. Je ne m’en plains pas, je n’ai que peu de contacts en dehors de la Cour et mon lien avec Tristan ne risque guère de s’étioler. Mais je ne sais pas si c’est le cas pour tous.

Et j’ai un rire quand il reprend la parole, penchant la tête sur le côté alors que je me tapote le nez, faussement songeuse. « Oh, je vois. C’est bon à savoir si je souhaite devenir un jour une femme honnête et vivre aux crochets de quelqu’un. Il me suffit de multiplier les verrues et vous serez sous mon charme en un claquement de doigts. » Claquement que je mime bien évidemment, alors que le rire d’Archimède fait écho au mien. Je l’écoute avec attention, me fendant d’un sourire quand il parle de la cuisine du palais. « Et bien, pour un peu, j’aurais envie de me faufiler dans ces cuisines pour goûter tout cela. Quant à cette tarte aux champignons… de quelle nature seraient ces spécimens ? J’ai cru comprendre que les mœurs cielsombroises étaient parfois un peu particulières. C’est aussi le cas pour la nourriture? » J’avoue, je suis curieuse. La vie que nous menons à la Cour est bien loin du carcan habituel que j’ai pu connaître lorsque j’étais enfant ou même à l’Académie, même si les genres se mélangeaient allègrement. Pour autant, je n’ai jamais été très au fait de la vie en Sombreciel et j’ai envie d’en savoir plus.

Alors, forcément, je suis vraiment curieuse, d’autant que j’aime à écouter Césaire parler. Il a cette voix agréable, de celle qui raconte des histoires passionnantes, presque hypnotiques. Je ne sais si je suis la seule personne sur qui il a cet effet mais je sais que je pourrais l’écouter parler durant des heures. « Fortement occupée ? Vous devez voir bien du monde j’imagine. Et l’ambiance doit être bien différente de ce à quoi nous sommes habitués non ? » Et je hoche la tête au reste de ses propos. « Il n’est jamais bon de rester bien longtemps au même endroit. On risque de trop s’attacher et le déchirement n’est est que plus grands lorsque nos missions nous envoient ailleurs. » Il y avait pourtant longtemps qu’elle n’avait pas eu à travailler pour quelqu’un d’autre, surtout pour le compte de la Cour. Mais sa vie de voleuse avait été mise entre parenthèse depuis longtemps. Trop longtemps même, il fallait qu’elle y remédie rapidement et pas seulement dans une quelconque rapine, même si dérober la bourse de Césaire était distrayant.

Mon sourire se fait plus doux à évoquer le nom de ma fille et je hoche doucement la tête. « J’espère que j’ai bien choisi. C’est difficile en vérité, de savoir si le nom qu’on donne sera celui qui lui sierra le mieux. Si sa personnalité s’accordera à cette identité ou si elle décidera d’en changer quand elle sera plus grande. Et c’est bien présomptueux de croire que je pourrais influer sur ce qu’elle sera juste avec un prénom, vous ne croyez pas ? » Tant d’interrogations, peut-être stupides d’un point de vue extérieur mais qui m’ont taraudée longuement avant que je ne fasse mon choix. Et qui continuent de revenir parfois, quand on me demande comment elle se nomme. Je regarde autour de moi, alors que nous nous installons et j’ai un rire à sa remarque concernant Merle. Mais c’est Archimède qui réponde, avec un hululement indigné. « Moquez-vous, mais c’est effrayant les petits bouts d’humains ! Elle va bientôt me tirer les plumes et vous rendre tous fous, vous verrez ! »

Je penche la tête vers lui lorsqu’il évoque les affaires qu’il a à régler et j’ai une ombre de sourire avant de souffler, malicieuse. « Je n’ai jamais vraiment réussi à me détacher de tout cela en vérité. La vie de la Cour est bien trop importante pour moi pour que je l’oublie totalement, je n’ai eu cesse de demander ce qui se passait à Tyr ou à Merle. Même s’ils ne semblaient guère enclins à trop vouloir tout me raconter de peur que je ne finisse par rouler sur les pavés de la Cour pour voir les choses de moi-même. » J’ai un regard aux alentours avant de souffler, avec un sourire. « Mais je ne vais pas vous mentir, les premières semaines après la naissance d’Amarante m’ont presque même fait oublier comment l’on peut respirer sans elle. Mais j’ai besoin de… redevenir moi-même. Et je ne peux me cantonner à n’être qu’une mère, même si j’essaierais d’être la meilleure possible pour elle. » En espérant ne pas commettre trop d’erreurs, ne pas me fourvoyer trop souvent. Je sais pouvoir compter sur mes proches et pourtant, c’est toujours un peu effrayant. Mais je finis par reprend, chassant cette pensée et me faisant songeuse. « Il semblerait que tout s’agite grandement chez les têtes couronnées. Je ne pensais pas que les choses iraient en empirant et pourtant... » J’ai entendu dire bien des choses mais difficile de démêler le vrai du faux, surtout sans avoir été aux premières loges pour capter les informations des principaux témoins.



   

   
   
   
   
   
   
   
   
   


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Message Sujet: Re: Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures...   Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures... EmptyVen 11 Jan - 17:11

« N’y réfléchissez pas trop longtemps alors, je crains que mes jours ne soient comptés. » qu’il répond avec amusement et légèreté. Parce qu’il le dit depuis si longtemps maintenant, parce qu’il n’y croit presque plus aussi, à cette fin, à cette mort délivrante qui le fait languir et attendre encore et encore. Peut-être qu’il est voué à vivre éternellement, aussi, bénédiction - ou châtiment - d’une quelconque dieu sur sa personne?

La curiosité de Tara sur les moeurs cielsombroises lui arrache une sourire amusé. Il s’y est habitué à présent, et cela lui semble presque commun, normal, mais il se souvient les premiers mois passés au palais, alors qu’il doutait constamment ce qu’il ingérait, craignant de se retrouver sous les effets particuliers de quelconques plantes ou aliments sans l’avoir demandé. « Peut-être plus que vous ne croyiez, même. Les drogues et aliments aux effets divers sont intégrés aux plats comme on y intégrerait quelques épices si on ne fait pas un peu attention. Et Sombreciel est reconnu ses tartes aux champignons. Une variété hallucinogène, dit-on. J’ai cru bon d’éviter, mais il me ferait plaisir de vous en apportez une si vous souhaitiez tenter. » Ce n’était pas bien dangereux pour les Cielsombrois habitués depuis tout jeune, et même sûrement un peu dans leur génétique!, à toutes ces substances, mais certainement que les effets seraient un peu plus forts pour une Tara qui n’y avait jamais goûté.

La curiosité de la nouvelle maman est rafraîchissante, et c’est l’intérêt qu’elle semble porter qui force Césaire un peu plus à s’ouvrir. Lui qui est si discret d’ordinaire, qui se contente de réponse bien courtes et succinctes et qui évite les détails inutiles, le voilà qu’il se prend un peu au jeu et lui en raconte un peu plus. « Oui, pour cela. Entre la noblesse en visite, la bourgeoisie de passage et les ambassadeurs ici et là. Sans parler des éclats du duc qui je crois font échos même jusqu’ici, à Lorgol, et qui me force à garder une main serrée sur le personnel sous mes ordres. Mais je crains que je ne pourrai entamer de nouvelles missions après celles-ci. Ce n’est pas plus mal au vu de mon âge, me direz-vous. Mais mon visage est maintenant trop connu, être le majordome du duc de Sombreciel m’a forcé de rencontrer beaucoup de gens. C’est un bien utile, pour nous, pour les informations que cela nous apporte. Mais une suite différente pour moi serait dangereuse. » Il n’ose pas s’imaginer se faire reconnaître s’il venait à quitter le service de Castiel pour intégrer un rôle totalement différent. De toute façon, Castiel n’accepterait jamais une démission de sa part, il lui faudrait alors faire croire à sa mort. Et croiser le duc après cela, et bien. Sa mort serait alors bien loin d’être simulacre.

« Vous pourrez influencer son avenir autrement que de ce prénom choisi, je suis certain. En la guidant et l’aimant. » Il se garde de lui dire comment son prénom de naissance est pour lui bien loin, presque oublié. Peu de gens, sinon aucun peut-être même encore en vie, ne le connaissent. Il l’avait laissé de côté sitôt qu’il avait intégré la Cour, et depuis, ils s’étaient succédés. Il n’était plus un prénom, Césaire. Pour l’heure, c’était ainsi qu’on le connaissait, il s’y était habitué, comme à ces vêtements confortables qu’on voudrait porter éternellement. Mais ce n’était que des vêtement, qu’un prénom qu’on pouvait retirer pour en porter un nouveau.
La remarque d’Archimède l’amuse, et il s'imagine un moment le pauvre familier aux plumes tiraillées par la petite.

Installés à l’intérieur, la conversation se fait un peu plus sérieuse alors. « Ils ont bien fait de vous épargner un peu. Ces moments un peu éloignés de tout, centré sur vous-même et la petite, ils vous seront toujours précieux. » Il aurait aimé connaître cela, connaître la paternité, les premiers jours d’un enfant, du sien. Il avait pris plaisir à voir Odette grandir, à la place, se ravissant des progrès qu’elle faisait de jour en jour. « Mais oui, il y a beaucoup d’agitation ces derniers temps. On murmure déjà que Guillaume de Brumecor serait en négociations pour épouser la princesse Sixtine d’Ibélène. Le trône ibéen ne restera pas longtemps vacant. » Il ne saurait dire encore si c’est une bonne chose ; l’homme qui a repris le trône de Bellifère semble avide pouvoir, et grimper sur celui de l’empire saura-t-il le satisfaire? La guerre reprendra-t-elle de plus belle, après cela? « Vous êtes assurément au fait pour le duc et la duchesse de Bellifère. » Il a baissé le ton de sa voix, s’assurer que personne n’entende ce qu’il dit, cette information étant encore un secret de la Cour et des principaux intéressés. « J’aurais pensé que la stratégie de leur évasion vous soit confiée, mais bien sur, avec votre récent accouchement... »


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Message Sujet: Re: Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures...   Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures... EmptySam 9 Fév - 19:19

Je penche la tête sur le côté, le fixant avec un mélange de surprise et de curiosité. « Vraiment ? Vous me semblez pourtant passablement bien portant pour une personne dont les jours sont comptés. » Et je fais mine d’appuyer sur son épaule du bout de l’index, comme pour m’assurer qu’il ne va pas vaciller, avec l’air d’une gamine des rues qui commet un larcin. Je fronce le nez, la mine faussement concentrée avant de faire un pas en arrière. « Non, je confirme, vous vous portez aussi bien que moi. Et je compte encore battre le pavé nombre d’années. »

J’avoue, j’aime à entendre parler de ces endroits où je n’irais probablement jamais. J’ai déjà tant à faire, à découvrir à Lorgol que je ne me vois pas quitter cette ville. Elle a été le signe du renouveau pour moi, de cette nouvelle vie que je ne méritais probablement pas. Mais j’espère, maintenant qu’Amarante est parmi nous, pouvoir veiller sur elle et, d’une certaine façon, avoir le droit d’être heureuse, pour de vrai. Sans avoir peur qu’un jour, tout bascule pour de bon. Cette sérénité à laquelle je ne pensais jamais goûter un jour, j’y ai finalement eu droit. Grâce à cette petite fille qui m’a permis de me libérer de tous ces secrets qui me rongeaient petit à petit. Alors, j’écoute Césaire, avec une curiosité non feinte, le regard pétillant alors que je m’imagine à quoi tout cela pourrait bien ressembler. « Je ne savais pas en vérité. Et les gens sont bien habitués je suppose, tellement qu’ils n’y prêtent plus attention. C’est comme de vivre dans une illusion perpétuelle, je ne sais pas si j’apprécierais cela. Surtout si je ne décide pas de la façon dont les choses pourraient se passer. » Mais ma foi, je peux comprendre que certains recherchent cette sensation, cette envie de perdre pied pour de bon, sans savoir à quoi se raccrocher.

Et je continue d’écouter Césaire me parler de sa vie en Sombreciel, de ce qu’il peut éprouver face à ceux qu’il sert sous couvert, pour le bien de la Cour, pour trouver des secrets qui pourraient nous être utiles. Voilà quelle est notre vie et, en tant que Maître au sein de la Cour, il le sait tout autant que nous. Cela ne change rien au fait que j’adore l’écouter parler. Il a une voix apaisante, rassurante et je comprends aisément que les personnes avec qui il travaille puissent s’attacher à lui. « Et bien, vous avez dû voir et entendre nombre de personnes différentes. J’ai en effet entendu dire que le duc était quelque peu… atypique. Et sa compagnie est agréable malgré ses éclats ? » J’ai une grimace compatissante quand il continue, avant de souffler, songeuse. « Il y a déjà bien assez à faire à la Cour elle-même pour que vous n’ayez pas de regrets à ne pouvoir repartir en mission. Savez-vous quand vous y mettrez fin ? Et puis, vous pourrez envoyer vos apprentis tout risquer à votre place, vous plaçant comme un mentor qui pourra prodiguer de sages conseils en vous amusant de leurs ratés. J’adore faire cela, même si je ne suis probablement pas encore assez ridée pour être parfaitement crédible. »

Je me demande ce qu’il fera dans les prochains mois, quand il devra revenir à Lorgol, s’il ne se sentira pas un peu esseulé à revenir à une vie « normale », si tant est que ce terme ait du sens du pour nous. Mon sourire se fait plus doux à parler de ma fille et j’ai un hochement de tête. « C’est parfois effrayant vous ne trouvez pas ? De se demander si l’on saura guider et aimer suffisamment. Mais pas trop non plus. Pour ne pas l’étouffer. C’est une enfant du Miracle, elle a une chance incroyable de pouvoir grandir parmi nous. Et j’espère qu’elle saura en saisir toute la portée. » J’ai un regard en direction d’Archimède, secouant la tête, amusée, avant de me focaliser sur le reste, sur ce qui se passe à la Cour maintenant que je reprends doucement mais sûrement mes marques.

J’ai tout de même un haussement d’épaules à sa remarque. « Je le sais bien. Mais c’est agaçant d’être vue comme quelqu’un à protéger. Même si c’est pour mon bien et celui d’Aramante. Et puis, ce n’est pas comme si cela risquait de se reproduire de sitôt. Un trésor à protéger c’est plus suffisant. Je n’oublierai jamais ces dernières semaines, elles m’ont permis aussi de saisir à quel point la Cour est importante, précieuse, pour nous tous. Et je compte bien continuer à tout faire pour remplir mon rôle correctement de nouveau. » Je cille quand il parle du devenir du trône d’Ibélène et je laisse filer un silence songeur. « Savez-vous ce que cela implique ? Pour nous ? Est-ce qu’il compte révolutionner les choses ? Déjà que l’empire d’Ibélène semble vaciller, ce serait dommage de le voir s’effondrer non ? » Voilà qui est agréable de parler un peu de ce qui se trame chez les puissants. En étant dans l’ombre, nous pouvons agir bien plus que je l’aurais cru possible avant d’entrer dans la Cour. Les manipuler, pour notre propre cause, est quelque chose que j’apprends encore à faire. Et que j’apprécie, autant se l’avouer. Je hoche la tête quand il continue. « En effet, j’ai cru comprendre que nous avions eu notre part dans cette histoire. J’aurais probablement été à même de m’en occuper mais, après tout, Tyr était mon mentor avant cela. C’était lui l’ancien Maître de la Stratégie, je gage qu’il a été presque aussi bon que je l’aurais été. » J’ai un clin d’oeil malicieux pour appuyer mes propos alors que deux assiettes fumantes sont déposées devant nous.



   

   
   
   
   
   
   
   
   
   


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Message Sujet: Re: Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures...   Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures... EmptyMer 24 Avr - 3:18

Il s’étonne un peu que Tara ne soit pas au fait de la réputation des drogues cielsombroises. Mais peut-être y a-t-il simplement lui-même passé trop de temps dernièrement pour avoir une vision détachée et lointaine. Ou bien peut-être ses emplois comme espion l’ont toujours tenu au fait de ce qui se passait un peu partout sur Arven. Il est loin d’être un expert sur le mode de vie de tous les divers duchés du continent, mais il s’en est toujours tenu d’être informé. Être bien préparé, peu importe. Connaître tout pour mieux s’intégrer. Ses nombreuses identités, toujours plus diverses et variées les unes que les autres, pouvaient ainsi témoigner de ses talents de caméléon,  s’adapter un peu partout, à s’intégrer dans toutes ces cultures avec facilité. Ce n’était pas ainsi pour tous les espions, il le savait, et il commençait à bien comprendre que c’était tous ces petits détails qui faisaient qu’aujourd’hui il était Maître. « Je partage totalement votre vision, Tara. Mais peut-être est-ce là une déformation dû à notre rôle? » Ils ne peuvent pas se permettrent de perdre le contrôle, surtout pas en dehors des pavés protecteur de la Cour. Alors oui, peut-être vaut-il mieux pour eux de rester sur les chemins de la prudence et d’éviter telles substances…

Ah ! Un sourire amusé étire ses lèvres alors que la jeune mère qualifie le duc Castiel d’atypique. C’est toujours un peu les mêmes remarques, quand il parle de son rôle de majordome auprès du gamin à la forte réputation. Il s’en amuse encore, un peu, même s’il est habitué à présent. Le portrait que l’on dresse du duc de Sombreciel suffit à le faire craindre de plusieurs, à le ridiculiser et lui enlever crédibilité aussi parfois, peut-être surtout de l’autre côté des frontières de l’empire. Mais Césaire a appris à connaître les diverses facettes du jeune homme. « Sa réputation le précédera toujours. Mais oui, force d’habitude et de le connaître, sa présence peut être agréable. » Ah! s’il s’était imaginé tenir tel discours au tout début ! Sa vision de Castiel a bien changé au cours des dernières années, des derniers mois surtout. « Je ne sais pas exactement ce qui fait qu’il m’a épargné de mort ou de torture ces dernières années, je n’ai pas toujours réalisé avec diligence chacun de ses caprices… » Un sourire amusé qui vient teinter ses lèvres. Oui, parfois Castiel aurait pu se fâcher contre lui. Parfois ses réponses dépassaient largement ce qui étaient attendues de lui, et cela aurait été suffisant pour le faire tuer, ça avait été le cas pour nombre d’autres serviteurs. Mais jamais lui.

Et Tara lui demande s’il sait quand il mettra fin à tout cela, et son sourire se tarit un peu. Il y songe, oui. Il n’a pas le choix. Il sait qu’il ne pourra pas tenir ainsi longtemps encore. « Oh, les rides ne sont pas gages de crédibilité vous savez. Mais j’y songe, en effet. » À contre-coeur, mais ça il ne le dira pas ouvertement. « Ce n’est pas aussi facile que ce l’eut jadis été. Je ne peux pas simplement disparaître, pas cette fois. » Castiel voudrait le retrouver. Il lui faudra créer un simulacre de sa mort, il ne sait déjà. Mais ce n’est pas ici un simple petit bourgeois qu’il se doit de berner, c’est un duc. « J’ai déjà sélectionné une remplaçante que j’intègre au palais auprès des dames comme intendante. Me remplacer auprès de Castiel est inutile pour l’heure, mais c’est chose possible auprès de la duchesse et de la dame de Sombreciel. Viviane de la Veilleuse, peut-être la connaissez-vous Tara, elle travaillait jusqu’alors auprès des nobles de la Ville Haute ? »

Et du sujet de sa fille la discussion tourne finalement sur quelques sujets plutôt sérieux. « Pas vraiment. Je doute qu’Ibélène ne s’effondre de ce mariage, mais Guillaume de Brumecor semble vouloir davantage que ses prédécesseurs et je doute qu’il ne se contente de ce trône. Peut-être ravivera-t-il la guerre qui semble s’être gardé sur pause ; peut-être a-t-il d’autres desseins pires encore. » La guerre ils connaissent, aussi horrible soit-elle. C’était tout le reste, l’inconnu, l’Ordre, les magies et les savoirs bannis qui étaient plus dangereux. « Il faudra attendre encore un peu pour savoir ce que cela impliquera pour la Cour je crois… » Et les assiettes leurs sont déposés, et la dernière remarque arrache un petit rire au vieil homme avant qu’il n’attrape sa cuillère pour prendre une première bouchée. « Bon appétit, très chère. » Quelques instants de silence, alors qu’il attend que les bruits autour reprennent pour noyer ce qu’il s'apprête à lui dire. « Parlant de Tyr. Je crois qu’il t’ai glissé quelques mots concernant ses doutes sur l’Ordre… ? »


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Message Sujet: Re: Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures...   Puisqu'il est temps de plonger au coeur des murmures... EmptyJeu 1 Aoû - 18:56

Une mince sourire vient orner mes lèvres alors que j’écoute Césaire, le regard brillant d’une curiosité que je ne cherche même pas à contenir. Je n’ai que peu profité de sa compagnie ces derniers mois. Parce qu’il était par monts et par vaux tandis que, de mon côté, je donnais la vie et j’apprenais à gérer ma nouvelle existence avec ce petit être si fort et si fragile à la fois. Difficile de savoir faire la part des choses et de redonner toute son importance à ce qui semble en avoir beaucoup moins désormais. Pourtant, la Cour et ses enfants me tiennent plus à coeur que jamais. Parce que c’est là qu’Amarante grandira, que ce sera son univers. Mais aussi parce que c’est le mien, que je veux continuer d’oeuvrer pour ce lieu qui m’a ramenée à la vie. Et qui m’a permis de retrouver mon frère, quand bien même rien n’est aussi facile que je le voudrais. « C’est certainement une déformation. Le fait d’être bien plus libres que d’autres nous oblige tout de même à devoir porter certaines chaînes. C’est un paradoxe mais la liberté doit bien avoir un prix n’est-ce pas ? Le contrôle en est un. Pas en toutes circonstances évidemment, sinon ce ne serait pas amusant. » Même si en tant que mage de l’illusion, je ne peux me permettre de lâcher totalement prise. Seuls les dieux pourraient imaginer le résultat.

Et je l’écoute avec attention quand il parle de Sombreciel et de son Duc. Je pouffe de rire à ses anecdotes, à ce qu’il me raconte, avant de souffler, malicieuse. « C’est votre charme qui vous sauve Césaire. S’il trouve votre compagnie aussi agréable que moi, impossible pour le Duc de vous punir de ne pas exécuter tous ses caprices. » J’imagine fort bien mon camarde tancer Castiel, le pousser un peu, juste ce qu’il faut pour ne pas dépasser les limites de son rang mais suffisamment pour le titiller. Il sait y faire, comme la plupart des gens de la Cour. Nous manions le verbe aussi bien que nos doigts lorsqu’il s’agit de dérober une bourse. Tous les moyens sont bons après tout pour arriver à nos fins.

Je ne peux m’empêcher de grimacer au reste et je laisse filer un silence pensif. « Il faudra pousser plus loin et tuer votre personnage donc. Ce n’est pas comme si vous étiez le premier à le faire parmi nous. » Et mon regard se perd un instant dans le vague, songeant à cette mort que j’ai simulée bien malgré moi, il y a si longtemps. Qui m’a valu de porter un poids trop lourd pour moi. Mais la situation est différente, Césaire sait ce qu’il fait, à n’en pas douter. J’acquiesce vaguement quand il me parle de sa remplaçante. En effet, j’en ai entendu parler mais, dans l’immédiat, ce n’est pas ce qui importe le plus. C’est la façon dont il vit les choses mais il se dégage de lui une telle sérénité que je ne m’inquiète pas vraiment au final.

Discuter d’Amarante me fait sourire et je me donne l’impression d’être une de ces mères incapables de parler d’autre chose que de leur progéniture. Fort heureusement, ce n’est pas le cas et j’en suis soulagée. Parce que je me glisse de nouveau dans la peau de Mille-Visages, je ne suis plus simplement Tara, la mère d’un nourrisson de quelques mois à peine. J’ai toujours ma place dans la Cour, parmi ses maîtres et je n’ai pas à me soucier de cela bien longtemps. Et je hoche la tête, la mine songeuse. « Ibélène ne s’effondrera pas aussi facilement, heureusement. Mais sa faiblesse, même passagère, pourra nous être utile. Et la Cour a tout à y gagner, que ce soit en influence, en informations et j’en passe. Que ce soit la guerre ou autre chose, nous saurons tirer notre épingle du jeu. » Et je sais que Tyr saura mener sa barque, comme toujours. Ma confiance en lui est totale, quoi qu’il puisse arriver. Je commence à manger, lui adressant un sourire de connivence, avant qu’il ne finisse par aborder le sujet de l’Ordre. Je ne peux m’empêcher de grimacer, attrapant mon verre pour en boire quelques gorgées. « Nous n’avons encore que peu abordés les sujets… délicats. Même s’il suffit d’être un peu observateur pour savoir qu’il y a des problèmes. Tyr aimerait que je me focalise sur sa nièce et il a peur qu’il m’arrive quelque chose. » J’ai un temps, me demandant si les gens savent que Tyr et moi sommes frère et sœur mais, au fond, peu importe. Ce n’est plus un secret maintenant que le principal concerné est au courant. « Que diriez-vous de profiter de ce repas et de discuter de ce sujet … épineux un peu plus tard ? » Histoire de nous assurer que personne nous écoute. Et de savourer un instant de répit. De la bonne chère, du bon vin et de la bonne compagnie, que demander de plus ?

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