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 D'or et de flammes ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps

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Le Destin
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Message Sujet: D'or et de flammes ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps   D'or et de flammes ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps EmptyDim 29 Sep - 18:25





D'or et de flammes

Géralt d'Orsang, Marianne d'Orsang & Hector Tranchaile

1 septembre 1004


L'éruption de la chaîne de montagnes d'Erebor a été d'une violence inouïe. La lave a jailli, les cendres se sont répandues sur le roc et les dunes, masquant le soleil et ses rayons salvateurs. Les plus proches voisins du sultanat l'ont pourtant bien senti également. Et le long des montagnes qui bordent Bellifère, le domaine d'Orsang a tremblé.

Marianne a reçu un courrier urgent à la caserne d'Euphoria, annonçant de terribles nouvelles concernant les mines d'orsang. De la lave coulerait dans certains tunnels, remontant des veines les plus profondes pour s'élever vers la surface lentement mais inexorablement, menaçant le domaine et tous ceux qui y résident. La Voltigeuse a payé les services d'un outreparleur afin de prévenir son époux, encore sur l'Archipel en compagnie des pirates, afin qu'il la rejoigne au plus vite. Sur place, de l'aide est demandée, des guerriers sont envoyés en renfort ainsi que des Voltigeurs, tel que le jeune Tranchaile, transféré il y a un mois dans son duché natal, pour son plus grand plaisir.

Tout le monde est sur place pour organiser les secours, quand de terribles suspicions s'élèvent ; quelques personnes seraient encore coincées dans les mines.




Vos vies ne tiennent qu'à un fil

Consignes


• Les mines sont immenses, au pied des montagnes d'Erebor. La lave remonte des tunnels les plus profonds et détruit tout sur son passage. Il y a potentiellement des gens coincés à l'intérieur, il peut y avoir des éboulements, c'est vous qui voyez. :red:
• Quand vous sortez de là (si vous sortez un jour), vous pouvez faire des ellipses comme bon vous semble et exploiter la mort des troupeaux, tout ça, fun fun fun. :sisi:


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Marianne d'Orsang
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Message Sujet: Re: D'or et de flammes ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps   D'or et de flammes ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps EmptyJeu 17 Oct - 18:24

L’été est bien installé dans le duché de l’esprit. Il est doux et frais dans cette partie du continent, mais le soleil est clairement visible à travers la brume qui plane paresseusement sur Euphoria. Cette éternelle brume qui avec les rayons du matin offre des jeux de lumières d’argent ou d’or à travers les rues, en bas, et des volutes de coton multicolores s’évaporant dans le ciel bleu, en haut.
C’est dans cette atmosphère onirique que Marianne laisse ses pensées vagabonder. Iode reste silencieux face au chagrin de sa voltigeuse, planant juste au-dessus des nappes de brouillard et enveloppant son esprit de réconfort. Il y a deux semaines, Marianne perdait une de ses meilleures amies. Elle avait longtemps pleuré Freyja à la Taverne, avec ses enfants, Touillette et les pirates qui n’avaient pas repris la mer. La colère remonte parfois sous sa tristesse. Maudit Johan ! Maudit Pion Blanc ! S’il avait accepté de disparaître comme le reste de la Rose, jamais la Chasse n’aurait été si invincible, jamais ses amis n’auraient cherché ce Cor, jamais Freyja et Meldred n’auraient sacrifié leur vie… Au moins ce n’est pas le Pion qui a eu le contrôle de la Chasse, mais quel immense prix en vies ont-ils tous payé, juste à cause de sa lâcheté.
Alors, partir détruire le Cor ? Pour Marianne cela n’avait aucune importance dans l’immédiat. Mais quitter sa famille à Lorgol pour reprendre son poste à Euphoria avait été un déchirement. Les petits étaient inconsolables. Certes, leur mère avait été fidèle à sa nature jusqu’au bout. En remplaçant Conquête, elle est devenue Liberté. Menée par l’ancienne duchesse d’Erebor, la Chasse n’emportera plus personne dans son sillage. Mais pour de jeunes enfants, cela revient au même : il ne reverront jamais leur maman.
De l’autre côté de leur lien mental, Iode s’inquiète pour ses congénères loin, très loin au nord. Ses yeux dorés ne repèrent qu’avec peine la petite tâche noire au-dessus de l’horizon : Erebor, ses montagnes, leur fureur. La mémoire collective des griffons est agitée par la peine, le deuil et la douleur. Euphoria ne connaît pas encore l’ampleur du désastre, mais les griffons savent. Pluies de pierres, rivières de feu, avalanches de cendres... De nombreuses familles ont fui en catastrophe, transportant des petits ou des œufs entre leurs serres. Mais d’autres n’ont pas pu sauver leur couvée fragile, d’autres encore ont préféré rester au nid, conscients de la fin qui les attendait en faisant ce choix. Rarement la nature avait pu être aussi cruelle envers les seigneurs du ciel.
Finalement, doucement, sans que Marianne ne s’en aperçoive, le griffon doré l’entraîne sur des pensées moins moroses. Marianne qui parle à une femme. Groupe de griffons en manœuvre. Une Voltigeuse va reprendre du service après sa fracture à la jambe, elle et son cendré sont toujours des sources inépuisables d’énergie positive, malgré leur accident. La médecin a hâte de voir la jeune femme en consultation pour lui donner son feu vert, et Iode trépigne de voler avec ce nouveau copain. Tout est bon pour se changer les idées. Frôlant les limites de la brume, Iode vire et retourne vers la caserne.

A peine la médecin a-t-elle terminé sa première consultation que le vaguemestre déboule dans son infirmerie, sans frapper, sans un regard à la patiente qui se rhabille. Il lui remet un courrier urgent et repart aussitôt. « Eh bien, ce n’est pas souvent qu’on me remet des lettres à cette vit- » Son air joyeux s’évapore en distinguant les armoiries affichées. Une pioche et un caducée. Ses propres armoiries. Une missive importante venant d’Orsang ? Elle s’excuse auprès de la Voltigeuse et la congédie poliment, avant d’ouvrir le courrier. Elle reconnaît l’écriture de son intendant, mais les phrases sont comme des pierres secouant son cœur. Toutes les montagnes d’Erebor sont en fait des volcans, le phénomène ne se cantonne pas à la frontière entre le duché du sable et celui de l’esprit. Orsang est juste à côté de la chaîne, et si le manoir est à l’abri – relativement – ce n’est pas le cas de nombreux habitants plus proches de la frontière. Et la lave remonte par les anciennes mines ! Et les accès condamnés il y a des siècles ne sont pas connu de tous ! Seule la baronne pourrait savoir où la roche en fusion peut jaillir, où la population peut se rassembler ou fuir… Le vieux Tibère Chênefort est dépassé et appelle à l’aide.
Marianne est effarée par sa lecture. Elle imagine sans mal la peur qui a dû s’emparer de ses gens face à la fureur des éléments, puis la panique quand le magma a carrément jailli de sous leurs pieds. Sa propre inquiétude interpelle Iode qui la questionne. Une partie d’Orsang doit être juste au-dessus de galeries pleines de lave ! Ô Callia, Valda, je dois les aider ! Comment les aider ? Lunes jumelles. Détermination. L’intervention du doré est si brutale et incongrue qu’elle stoppe l’angoisse grandissante de la soigneuse en un instant. C’est ce qu’il espérait. Calme, réflexion. Il lui envoie ensuite plusieurs souvenirs teintés de ce calme sûr : comment il repère les tours de Lorgol pour ensuite louvoyer entre elles ; comment il observe la trajectoire d’un poisson pour plonger la patte au bon endroit. D’accord, d’accord, je me détends. Elle inspire lentement, puis expire, une fois, deux fois. Réfléchir avant d’agir. Bon. Trouve le Noiraud, il ne doit pas être bien loin de la caserne. Je vais voir Melsant ou un autre major pour expliquer que je dois partir. J’annule tous mes rendez-vous et nos manœuvres. Et on se retrouve dès que j’ai un portail. Chat noir, traque, vent dans les plumes.

Quelques heures plus tard Marianne est parée : son sac de voyage est prêt ; ses escarcelles de médecine remplies ; sa bourse de fleurons pratiquement vide. L’antenne de la Guilde des Mages d’Euphoria ne manque pas de monde, trouver quelqu’un capable de la portailler près d’Orsang n'a pas posé de difficulté. En revanche dénicher un Outreparleur capable d’envoyer un message urgent à son mari, actuellement dans l’Archipel, lui a coûté la majorité de sa solde fraîchement touchée. Mais impossible pour Marianne de gérer cette situation sans Géralt. Elle a confiance en lui, elle a besoin de lui. Et puis, les habitants seront plus enclins à écouter leur baron que sa femme – fut-elle ancienne Tour Blanche et championne du tournoi des trois Opales.
En attendant que les deux mages du printemps demandés arrivent, l’ancienne pirate fait les cent pas au sommet de la tour de la Guilde, sous un soleil éclatant. Iode ? On va bientôt partir. La réponse imagée est rapide et claire : il est presque arrivé, le chat sur le dos. Une fois à Orsang, il faudra voler jusqu’au manoir, puis appeler le Vol de Bellifère en renfort. Ou peut-être que Monsieur Chênefort l’a déjà fait ? Dans ce cas j’irai fouiller d’abord le bureau pour trouver une carte ou un répertoire des- Calme, détente. Mais je suis calme ! Rire de mouette. Marianne qui panse un blessé. Concentration, apaisement. « C’est pas pareil ! J’soigne des brûlures ou des fractures, j’referme pas des ravins d'lave ! Hum, Madame ? La Voltigeuse s’arrête brusquement, découvrant qu’elle n’est plus seule sur la terrasse. Oh, pardonnez-moi, je discutais avec mon griffon, je ne vous ai pas entendu arriver. Elle s’incline devant le mage et tente d’ignorer les rires de mouettes qui résonnent à nouveau dans son esprit. L’homme s’incline respectueusement à son tour, impassible. Vous souhaitez donc un portail vers Orsang, pour vous-même et un griffon, c’est cela ? Tout à fait. Très bien, je vous ouvre un passage dès que votre compagnon est là. Pour votre message vers l’Archipel, il sera envoyé par notre collègue Îlienne dès son retour à l’antenne, d’ici une heure environ... Je vous conseille un message très court, vu la distance. Voulez-vous me le remettre, ou l’écrire ? Iode choisit ce moment pour atterrir près d’eux, soulevant un nuage de poussière. Marianne fronce les sourcils. Tant pis pour le ton rassurant et le bonjour aux amis pirates... Je vous le remets, le temps presse. S’il doit être bref, laissons tomber les détails : "La lave envahit Orsang, viens m’aider." C’est tout. L’homme en face d’elle pâlit d’un coup, puis se reprend. Je… le message sera transmit dans l’heure, vous avez ma parole. Je comprends l’urgence. Mon pauvre Géralt, je t’envoie une vraie bombe à la figure. Tout en se passant une main devant les yeux, le mage s’éloigne pour se préparer à ouvrir un portail. Vous arriverez au nord du domaine d’Orsang, à une heure de marche de la ville principale. C’est parfait, je vous remercie. Que les dieux vous protègent et vous viennent en aide. » La médecin répond d’un signe de tête courtois. Elle a construit sa vie sans compter sur eux, leur a souvent adressé quelques prières... mais si ils veulent montrer qu’ils sont encore là, ce serait l’occasion parfaite.

La chaleur caniculaire de son duché s’abat aussitôt sur la baronne, mais c’est l’odeur du bois et de la pierre brûlés qui l’interpelle d’abord et lui font réaliser la gravité de la situation : oui, Orsang est en danger, ses mines brûlent de l’intérieur et menacent la surface. Au-dessus d’elle, le même soleil brille toujours, au milieu du ciel d'azur où s’éparpillent quelques nuages blancs. Mais en regardant vers le sud, les montagnes d’Erebor sont transformées, couvertes de noir, de gris, de rouge, de fumées et de feux, sous un ciel d’un noir d’orage. Non, encore plus sombre que l'orage. Cette vision de fin du monde est terrible pour Marianne, elle tremble face au paysage. Même si sa famille, c’est la Taverne et l’Audacia, Orsang c’est… son chez-elle, son héritage, ses racines, son enfance. Elle ne restera pas sans rien faire ! Soutien, courage. La tête de Iode pousse sa main et son épaule, l’invitant à s’envoler avec lui. « Oui, allons-y. » Sur le trajet, Marianne ne cessera de réfléchir à toute allure, caressant la fourrure noire du petit chat de manière compulsive.







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Hector Tranchaile
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Message Sujet: Re: D'or et de flammes ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps   D'or et de flammes ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps EmptyVen 18 Oct - 22:35

Il a abandonné.
Certes, la demande est venue de plus haut – de son ancien capitaine de Vol, se souvenant de sa bravoure lors des évènements au centre de formation dans ces maudites journées de Mars – mais elle a fini par surgir. Il a abandonné sur ordre de son supérieur, pris ses maigres possessions et quitté la caserne d’Euphoria sans un bruit. La chose s’est faite en quelques heures, sans fanfare, sans avertir quiconque d’autre que sa désormais ancienne ailière et son major. Hector n’a pas dit au revoir, il s’est enfui tel un voleur, à tire-d’aile, soucieux de distancer autant que faire se peut la capitale cielsombroise.
Et le départ, depuis, a un goût de défaite, cette impression d’inachevé qui teinte votre âme et râpe la langue, vous empêche d’apprécier pleinement les joies minces de la vie belliférienne. La poussière d’ocre qui teinte de flammes les plumes d’Ambre quand ils patrouillent par un jour de grand vent –griffon en feu. Griffon dragon. -. La rudesse virile et bourrue de vos camarades, ravis de vous revoir - « On pensait qu’on t’avait perdu aux mains des tapettes et qu’t’allais nous revenir tout de traviole. » -. La délicatesse de la nourriture qui, enfin, enfin ! Sait apaiser la faim d’Hector.

Revenir sur les terres d’ocre du duché de la Guerre a fait du bien à Hector, on ne saurait dire le contraire. Ce qui l’a le plus sauvé en revanche, ce qui lui a rendu tout son éclat, lui a permis de reprendre du service bien rapidement avec l’efficacité que tous lui ont toujours connu, c’est de voler. Voler à nouveau, servir, même juste patrouiller en ombre planant au-dessus des fermes et des élevages ! Se rendre utile.

En un mois, le résultat a été fulgurant : le jeune Belliférien a regagné de la stature et de l’assurance, de la verve : là où il avait presque peur de trop parler, s’engueulant continuellement et ne pouvant que critiquer, ici il retrouve avec plaisir les conversations joueuses et un peu lourdes par moments de ses amis.
Hector a été affecté à une caserne secondaire, dans un coin paumé du duché assez proche de la frontière erebienne. Une caserne supposée surveiller tout un pan géographique ordinairement peu peuplé, mais se devant d’être surveillé. Il est aux premières loges lorsque les volcans se mettent à gronder et recouvrent de leurs noires expirations l’horizon dans un sursaut de fin du monde. Erebor disparaît derrière ce lourd voile – et l’angoisse grimpe jusque dans les coeurs et les esprits des Voltigeurs : que va-t-il nous arriver, à nous ? Et Bellifère ?

Le nuage de cendres qui ne semble pas avancer, couplé au grondement des volcans de nouveau en activité et aux faibles tremblements est le nouveau sujet de conversation de la caserne. Hormis quelques pierres projetées ici et là, pour l’heure, les terres du duché semblent ne pas être touchées : miraculeusement, le nuage s’arrête à la frontière. Ils ont peu dormi, cette nuit, surveillant l’avancée. Attendant de devoir filer vers les montagnes si proches pour aider, flirtant avec la frontière : les dommages ne peuvent pas n’arriver que dans le sultanat, n’est-ce pas ?
Ils sont une poignée de la caserne à s’envoler, dépêchés par missive urgente, vers Orsang, le visage recouvert comme lorsque la poussière s’élève et tapisse l’air.

Danger. Air brûlant.Terre fissurée.
Ouais, je vois.
Danger. Suie et Ambre et Hector et Valère qui volent dans l’autre sens. Sécurité. Plumes collées.
Non, on repart pas. Je sais ça te plaît pas, mais.
Griffon en feu. Montagne qui gronde, griffon qui tremble. Orage.

« Suie n’est pas rassuré, Hector. Moi non plus. Ce n’est pas normal, regarde, le nuage s’est arrêté pile poil, quel genre de nuage s’arrête pile poil ? Et aussi il fait trop chaud même pour nous, c’est pas naturel, bon. Je t’accorde on file au pied d’un volcan possiblement en éruption, y a l’air d’avoir de la lave pas loin, et même si j’ai laissé tomber mes études, je sais reconnaître une cause… Et pourquoi on a construit à flanc de volcan, déjà ? Qui a eu la fantastique id--
- Valère ?
- Moui ?
- Tu pourras me faire part de tout ça après ? »

A peine le pied à terre, le jeune Belliférien flanqué du nerveux Valère – exilé là par le capitaine pour soûler sans doute toute une autre caserne – ne peut s’empêcher de se questionner intérieurement : la baronne des lieux est forcément avertie, si ce n’est ici. Il ne prend pas la peine de poser la question à l’homme qui les accueille – qui s’intéresse aux femmes, aussi nobles soient-elles, et posent des questions à leur sujet en Bellifère ? Ils sont là pour le domaine.
Copain griffon.
Oui. Tiens-nous au courant si tu vois un copain griffon. Ou une Voltigeuse.

Pour l’heure, déjà, se renseigner et s’organiser pour évacuer les gens encore sur place. Les faire parvenir en sûreté, loin de ces terres qui seconde après seconde deviennent de plus inhospitalières.



La seule différence entre le héros et le fou, entre la détermination et la bêtise,
c’est le succès.




Hector: #FFB16D ; Ambre : white
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Message Sujet: Re: D'or et de flammes ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps   D'or et de flammes ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps EmptyJeu 7 Nov - 13:48

Partir en catastrophe de l'Archipel n'a pas été un souci. Quelques mots à Philippe, la préparation d'un sac, des instructions en cas de souci en son absence et le voilà qui prenait déjà un portail pour Lorgol. Le plus compliqué a été de trouver un mage pouvant le rapprocher au mieux d'Orsang. Il a fallu se renseigner de-ci, de-là, demander des faveurs et, un précieux temps perdu, plein d'anxiété, et après des étreintes à sa famille, enfin, il mettait un pied en Bellifère. Une négociation à son désavantage pour l'achat d'un cheval en état correct plus tard et il arpentait les étendues d'ocre en direction aussi vite que possible en direction du domaine.

Il ne peut empêcher ses pensées de fuser dans tous les sens alors qu'il pousse son cheval à conserver un rythme rapide. Tant de choses se sont passées dernièrement. Les bons moments en Îlie ont vite été entachés par le deuil de leur Seconde. A Lorgol, il a entendu les rumeurs ; il a appris pour les événements en Erebor. Pas besoin de posséder un diplôme à l'Académie pour comprendre que la catastrophe à Orsang en est une conséquence directe. Il craint si fort d'arriver trop tard et qu'il arrive malheur à leurs gens. Inconsciemment, il incite son cheval à aller plus vite, si c'est encore possible.

Quand il atteint finalement le domaine, l'adrénaline du voyage retombe momentanément sur ses épaules, mais il se force à avancer comme si de rien n'était : le temps presse. Il a reçu le message de Marianne il y a quelques heures, tout au plus, mais le temps a fini par lui échapper. C'est peut-être moins, peut-être plus. Dans tous les cas, il n'en perd pas plus : il confie sa monture à l'un des palefreniers après un signe de tête et quelques mots, puis, sac sur le dos, il va se renseigner. Il harponne le premier domestique qui passe. « Alexandre, bonjour. Savez-vous où se trouve la  baronne ? Ou Tibère ? La réponse lui fait hocher la tête rapidement et déjà il se remet en marche. Allons-y, donnez-moi toutes les informations dont vous disposez sur le trajet. » Le ton de sa voix ne laisse aucune place à l'interprétation : l'homme continuera ses tâches ensuite, pas le temps de tergiverser.

L'ampleur de la situation fait frémir Géralt de peur et d'angoisse. Les différentes choses à faire, d'abord les plus urgentes, s'imposent à son esprit, mais il parvient à se calmer quelque peu car il sait que Marianne a obligatoirement entamé une bonne partie d'entre elles : elle gérait très bien son domaine quand elle était encore célibataire. Des Voltigeurs ont été appelés en renfort, les dieux soit loués, et le pirate prie pour que la lave n'ait pas encore causé trop de dégâts matériels comme humains. Quand le domestique achève son récit, il le remercie grandement avant de laisser l'homme reprendre le cours de sa journée.

Quand Marianne apparaît enfin dans son champ de vision, il ne peut empêcher un certain soulagement de l'envahir : le pire ne semble pas encore arrivé. « MARIANNE ! » Il trottine jusqu'à elle et, lorsqu'il a son attention, une fois près d'elle, il la prend dans ses bras. Il ne s'attarde pas trop, cependant, conscient de la situation et du lieu où ils se trouvent. « Je suis venu dès que j'ai eu ton message. Il serre affectueusement son épaule de la main. Alexandre m'a résumé la situation, mais dis-moi tout, comment se portent nos gens ? Qu'as-tu mis en place ou lancé jusque-là ? » Il a pleinement confiance en elle et en ses capacités, mais elle comprendra le sous-entendu : quelle a été sa marge de manœuvre, est-ce qu'ils l'ont bloquée au point d'entraver les recherches et la mise en place de solutions ?



#16669C
















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