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 Rage, enrage contre la mort de la lumière

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Alméïde de Sombreflamme
Alméïde de Sombreflamme

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Message Sujet: Rage, enrage contre la mort de la lumière   Rage, enrage contre la mort de la lumière EmptySam 12 Oct - 21:22


Livre IV, Chapitre 5 • La Fin des Temps
Castiel de Sombreflamme & Alméïde de Sombreflamme

Rage, enrage contre la mort de la lumière

Maudis, bénis-moi à présent avec tes larmes violentes, je t’en prie



• Date : 29 septembre 1004
• Météo (optionnel) : Une belle journée d'automne
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Alméïde profite d'un bel après-midi après des jours de pluie pour se promener avec sa fille. Quand elle rentre dans ses appartements, son époux la rejoint avec une mauvaise nouvelle.
• Recensement :
Code:
• [b]29 septembre 1004 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4884-rage-enrage-contre-la-mort-de-la-lumiere]Rage, enrage contre la mort de la lumière[/url] - [i]Castiel de Sombreflamme & Alméïde de Sombreflamme[/i]
Alméïde profite d'un bel après-midi après des jours de pluie pour se promener avec sa fille. Quand elle rentre dans ses appartements, son époux la rejoint avec une mauvaise nouvelle.



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Dernière édition par Alméïde de Sombreflamme le Sam 12 Oct - 21:25, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Rage, enrage contre la mort de la lumière   Rage, enrage contre la mort de la lumière EmptySam 12 Oct - 21:24


Les jardins d'Euphoria sont baignés des lueurs orangées de l'automne. Au milieu des parterres de fleurs, de l'herbe folle et des fontaines, chutent les feuilles mortes dans des tourbillons colorés. Des rais de lumière traversent les branches, illuminent les dernières heures de l'après-midi de cette douce chaleur qui réchauffe après des jours de pluie. L'air porte les effluves de terre humide et d'herbe couverte de rosée. Et les parois de verre de la serre font miroiter les teintes dansantes de l'automne.

Alméïde pose son regard sur ce doux paysage teinté de mélancolie. Elle revoit les jardins prendre forme peu à peu, sous la direction habile de Césaire, il y a plusieurs mois de cela. Elle revoit la serre s'ériger, abriter les plantes lointaines et exotiques qui sont chères à son coeur. Elle revoit tout cela et un pincement vient lui étreindre la poitrine. Le semblant d'ordre qui s'était peu à peu mis en place grâce au majordome se délite inexorablement, plus encore depuis que le monde sombre dans un chaos indescriptible, que la spirale dans laquelle ils sont tous emportés les noie lentement. Des nouvelles leur viennent d'un peu partout sur le continent, de terribles nouvelles. Alméïde tremble chaque jour pour Erebor, pour ses dunes d'or plongées dans une nuit éternelle, pour ses montagnes qui, de remparts protecteurs, sont devenues prisons. Qui serait assez courageux – ou assez fou – pour traverser les noirs nuages de cendres et les flammes crachées par les volcans ?

Un frisson glisse sur sa nuque et elle baisse les yeux vers le petit être emmitouflé dans une grande étoffe, à l'erebienne, contre son coeur. Sa belle Céleste. Son long manteau la protège elle mais aussi sa fille, si petite, si fragile, arrivée plus tôt qu'ils ne le croyaient. Quelques courtes semaines se sont écoulées depuis, mais elle a déjà pris une telle place dans sa vie, dans son esprit, dans son être tout entier. Malgré tout ce qu'il se passe autour, la douce princesse est comme une lueur d'espoir dans un monde qui sombre dans le néant, et Alméïde s'y raccroche avec désespoir. Elle s'éveille parfois la nuit, angoissée, terrifiée à l'idée de voir la chair de sa chair disparaître, comme tant d'autres avant elle. Mais elle est là, parfaitement endormie, son petit poing serré, sa peau hâlée éclairée par des rayons de lunes. Et avec cette vision, le calme revient. Le sommeil aussi – un peu. Les cernes sont pourtant présentes chez la mère inquiète pour tout ; sa fille, son époux, sa famille, le duché, l'empire même. Le repos véritable est rare et difficile. Pour tout le monde.

Alméïde écourte sa promenade ; elle se sent lasse et le froid s'installe doucement, l'étreint avec langueur pour mieux mordre ensuite. Ses pas la mènent à l'intérieur du palais où l'agitation perpétuelle paraît avoir changé. Les domestiques qui empruntent généralement les couloirs sont moins nombreux mais plus frénétiques. Beaucoup portent les marques du deuil ou de l'épuisement, certains paraissent être sous l'emprise de substances – et qui les en blâmerait, avec tout ce qu'il se passe en dehors de ces murs ? La folie embrase doucement Euphoria, elle consume bientôt tous ses habitants. Et si le palais reste relativement épargné, ce n'est qu'une question de temps avant que la vague destructrice déferle sur eux, sans crier gare.

À peine a-t-elle posé le pied sur la première marche de l'escalier que Viviane vient à sa rencontre, un brin tracassée semble-t-il. « Ma Dame, pardonnez-moi de vous déranger, mais un messager vient d'apporter des nouvelles d'Erebor. J'ai déposé la missive dans vos appartements. » Le coeur d'Alméïde manque un battement. Les nouvelles sont-elles bonnes ? Ou vient-on lui annoncer le trépas de son frère ? L'appréhension l'enveloppe tout entière et il lui faut quelques secondes pour retrouver sa voix. « Bien, je vous remercie. » Un mince sourire, éphémère, et elle la congédie d'un bref signe de tête. Elle n'a pas à coeur de faire semblant et elle presse le pas en direction des étages, veillant à ne pas trop agiter sa fille, serrée contre son coeur.

Elle est si calme, sa douce Céleste, alors qu'elle la couche dans son berceau. Ce n'était pourtant pas le cas, il y a encore une heure, avant qu'elle ne la berce sans discontinuer, marchant le long de sa chambre, le long des couloirs, le long des jardins. Ce ne sera plus le cas dans quelques minutes, à ne pas en douter. L'immobilité semble attirer ses pleurs et le mouvement apaise ses peurs. Et comme elle la comprend, Alméïde, en ces temps troublés où seule l'activité lui permet de ne pas laisser les ombres s'emparer de ses pensées.

Quelques minutes à peine se sont écoulées quand elle sent quelque chose frôler ses chevilles. Un simple regard lui indique la présence d'un félin d'un blanc immaculé, suivi de très près par une boule de poils orangée. Un doux sourire fend ses lèvres et elle reporte son attention sur la lettre qu'elle a déjà pourtant lue ad nauseam – comme si relire les mots de son aîné pouvait encore un peu plus la rassurer sur son état en ces temps troublés. Et alors qu'elle fixe le parchemin, c'est une main chaude qui se pose sur son épaule, contre son cou. Alméïde penche légèrement la tête sur le côté, dépose sa joue contre le dos de cette main familière. Elle respire calmement, rassurée par le délicat parfum de son époux. « Je croyais que tu avais des visites, aujourd'hui. » murmure-t-elle, surprise, sans dissimuler sa joie de le voir revenu si tôt de ses devoirs. Tant de rencontres, tant de doléances, tant de plaintes survenues d'un peu partout. Des demandes d'asile également, venant d'habitants qui fuient les malheurs de leurs terres. Tant de responsabilités qui l'éloignent bien trop souvent d'elle à son goût.


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Message Sujet: Re: Rage, enrage contre la mort de la lumière   Rage, enrage contre la mort de la lumière EmptyJeu 21 Nov - 5:20

Le ciel noir d’Erebor, les cendres qui pleuvent et pleurent par-dessus vos frontières.
La naissance précipitée de Céleste, la douceur de sa venue au monde.
Une lueur d’espoir, au coeur d’un monde toujours plus sombre.

Et pourtant, depuis ce matin, tu sais que pour toi, tout est vain.

Tu espérais que septembre soit doux, consacré aux dernières semaines de la grossesse d’Alméïde, mais tout a changé… terriblement. Et tu ne sais pas si cette fois, Arven survivra. Tu n’en dis rien, mais alors que les nouvelles de tous les coins du continent vous parviennent, tu es de moins en certain de ce qu’il restera de votre monde, une fois la colère des dieux pleinement déchaînée. La naissance de ta seconde fille est un baume, malgré qu’elle soit arrivée plus tôt que prévue, et tes instants de repos sont passés auprès de ta progéniture et d’Alméïde.
Si Odette a accueilli avec joie la venue de sa petite soeur, tu as dû abondamment rassurer Madeleine et chasser ses inquiétudes. Non seulement à propos de la place légitime qu’occupe toujours votre fille, héritière du trône de Sombreciel, mais de tes sentiments à son égard. Tu as embrassé ses larmes pour les effacer, tu as sorti tes mots les plus tendres, les plus doux, les plus fermes, les plus justes, pour que disparaisse de son esprit l’idée terrible et saugrenue que tu la délaisses, maintenant que tu as une enfant de ta favorite. Qu’Odette soit une héritière dédaignée et mise de côté au profit de Céleste. Qu’elle-même ne devienne qu’une duchesse mal aimée, abandonnée.

Jamais cette idée n’a traversé ton esprit.

Ton corps est présent (douce ironie), aujourd’hui, mais ton esprit vagabonde, loin des audiences qui s’étirent et des doléances qui s’accumulent, suite à tes refus de prendre du repos. Tes conseillers devinent bien que tu es tracassé, sans en deviner la cause, supposent que tu es probablement épuisé. Ils n’ont pas tort, d’ailleurs. Tu remues sur ton trône, le trouvant d’un inconfort remarquable ; tu regardes à peine tes sujets, les yeux fixés sur l’extérieur ; tu es patient, magnanime, mais le rauque de ta voix trahit ta fatigue. Il n’y a que le murmure de Viviane à ton oreille qui te fait enfin prendre congé et emprunter un dédale de passages secrets jusqu’aux appartements d’Alméïde. Tu as la discrétion de ton Familier, qui te précède et t’annonce auprès de ta dame. Ton coeur broyé, à la nouvelle que tu dois lui annoncer sans attendre, avant que la chose soit évidente. Tu voudrais arrêter le temps, pour ne jamais prononcer ces mots.

Pour l’instant, sa peau est douce sous ta main, son parfum familier et rassurant, et tu es bien vivant.

« Je croyais que tu avais des visites, aujourd'hui. Aucune visite plus importante que celle auprès de mon épouse. » Le plus agréable des devoirs, certainement. Tu jettes un regard au berceau, où votre Céleste est encore endormie. Comme Odette au même âge, elle a le sommeil léger - tu aurais préféré léguer autre chose que tes insomnies, à tes filles, et ce besoin constant d’action et d’attention. « Je reprends dans quelques heures. » La nuit sera tombée, à ce moment, mais tu veux mettre ton insomnie au service de ton peuple. Des nobles effrayés, des paysans endeuillés. Tu déposes un baiser sur la joue d’Alméïde et cette fois, ton regard s’égare sur la lettre qu’elle tient entre ses mains. Tu veux retarder la nouvelle, encore un peu. « Viviane m’a dit que tu avais reçu des nouvelles d’Erebor. Quelles sont-elles ? » Ta haine d’Anthim, ce beau-frère de malheur, ne peut pas justifier que tu veuilles que tout son duché périsse (enfin, pas alors que ton esprit est stable et que tu n’es pas en colère). Certains de ses sujets ont réussi à fuir depuis Erebor, traversant les nuages noirs de fumée, et tu as accepté leur asile dans ton duché, sans même avoir besoin du conseil de ta seconde épouse.

Tu sais être cruel, Castiel, mais tu aimes tes sujets et tu ne voudrais pas que tes voisins les chassent, dans des moments si difficiles. Tu peux seulement les accueillir, qu’importe que tu les détestes.


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Message Sujet: Re: Rage, enrage contre la mort de la lumière   Rage, enrage contre la mort de la lumière EmptyDim 1 Déc - 13:06

« Aucune visite plus importante que celle auprès de mon épouse. » Elle ne peut s'empêcher de se sentir bêtement flattée, bêtement heureuse, d'entre ces quelques mots simples à son oreille. Rien ne lui semble plus doux que d'avoir l'attention de cet homme qu'elle aime, cette même attention que depuis le premier jour, ces mêmes inflexions tendres qu'il lui réserve, ce même regard intense qu'il pose sur elle. Il y a bien longtemps maintenant que s'est envolée la peur d'être écartée par Madeleine dans le coeur de son époux. Il ne se montre pas moins affectueux avec elle parce qu'il l'est avec sa duchesse, il ne se montre pas moins présent pour elle parce qu'il partage son temps entre deux épouses qu'il aime sincèrement. Alméïde a doucement appris à étouffer les craintes injustifiées qu'elle nourrissait et elle profite au contraire de chaque moment qu'il lui accorde, comme tant d'instants privilégiés dans une union qui lui apporte tant de bonheur – désormais amplifié par la naissance de leur petite fille.

« Je reprends dans quelques heures. » Un mince sourire s'accroche à ses lèvres. Quelques heures, c'est autant de temps qu'elle pourra profiter de sa présence. Son sourire s'élargit au contact de ses lèvres contre sa peau, bientôt remplacé par un air plus sérieux et un front plissé. « Viviane m’a dit que tu avais reçu des nouvelles d’Erebor. Quelles sont-elles ? » Un soupir lui échappe, léger. « Mon frère et sa famille vont bien, Joseï soit loué. Mais le peuple arrive en nombre à la capitale et ils sont débordés. » Elle se tait un instant, pensive. Elle imagine la belle Vivedune plongée dans une obscurité constante, elle imagine le peuple se presser aux portes de la ville comme ils ont pu le faire durant la guerre – mais plus nombreux encore – et surtout, elle imagine l'horizon de flammes et de cendres qui s'étend au-dessus du désert. « Ils ont peur. Ils ont si peur, Castiel. » Les dieux semblent les avoir abandonnés, ils ont masqué le soleil, les lunes et les étoiles. Ils ont masqué l'horizon, leurs repères.

Alméïde dépose la lettre sur la table et se tourne vers son époux. Sa main embrasse sa joue et ses lèvres viennent cueillir un baiser sur les siennes avec tendresse. Le sourire qu'elle arbore a des accents de tristesse, son regard se perd dans le sien, détaille les traits de son visage qu'elle connaît pourtant par coeur. Un froncement de sourcils vient fendre la douceur de ses propres traits. « Est-ce que tout va bien mon amour ? Tu as l'air pâle. » Et dans son esprit, le pire n'a pas encore pris forme. Elle songe à la fatigue, elle songe au poids de ses responsabilités, elle songe aux angoisses qui doivent le maintenir éveillé la nuit. Peut-être en fait-il trop, peut-être devrait-il se reposer un peu avant de retourner auprès de son peuple.


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Message Sujet: Re: Rage, enrage contre la mort de la lumière   Rage, enrage contre la mort de la lumière EmptyVen 3 Jan - 7:29

Tu hoches la tête, déjà distrait de tes pensées, de la politesse de ta demande à propos d’Erebor. Tu es heureux pour Alméïde que sa famille aille bien, que ta famille aille bien (Shéhérazade, la sultane si douce avec laquelle tu as échangé à peine quelques politesses, et ce Shahryar que tu ne connais pas, dont tu ignores l’emplacement en ce monde en perdition), mais tu sais que le pire commence à peine pour son frère aîné. Que la tension ne fera que grimper, alors que les nomades seront coincés dans la cité des sables, que la peur emportera la raison.
Tu ne sais pas encore que la paranoïa latente des Erebiens sera leur plus grande perte.
Tu as seulement l’image, brève, d’un bracelet serpentin passé à ton poignet, vestige d’une autre vie, d’un autre rêve.

Tu te penches afin de cueillir un baiser sur ses lèvres, les yeux fermés pour ne pas souffrir de son regard que tu devines inquisiteur, inquiet. Tes épouses ont à coeur ta santé, que tu tends à négliger plutôt aisément. D’autant plus en ce moment. « Est-ce que tout va bien mon amour ? Tu as l'air pâle. Ne le suis-je pas toujours ? », réponds-tu avec un demi-sourire qui n’a rien de joyeux. Tu ne peux retarder plus longtemps le coup fatal, la vérité, tu ne peux plus te cacher derrière tes habituelles prétentions et entourloupes farceuses, les écrans de fumée qui te rendent si insaisissable.

Ne le seras-tu pas bientôt tout à fait ?

Tu contournes le canapé et tu y prends place, jouant avec l’idée de te servir un verre d’un quelconque alcool afin de te donner un tant soit peu de courage. Tu te relèves, plutôt, pour aller chercher une chandelle, que tu déposes sur la table devant vous. Sa flamme danse avec ferveur (la tienne lentement s’éteint). Tu passes ta main au-dessus, le bout bout de la flamme chatouillant ta paume ouverte de sa chaleur et surtout l’éclairant en son centre. Lueur rouge, orangée, inhabituelle, sur le dessus de ta paume. Tu refermes les doigts et tu tournes le visage vers ton épouse, à laquelle tu adresses un sourire résolu. « Je disparais, Alméïde. Couperet. Inévitable sentence. Ta voix d'un calme inhabituel, Castiel, pour ce que tu annonces comme si tu parlais de la pluie et du beau temps. Nous l’avons remarqué ce matin. Tu espérais que c’était uniquement la fatigue, mais tu sais que c’est vain. Et je... » Tu ne sais pas. Tu ne sais pas que dire. Ta voix meurt, alors que tu es muet, figé dans l’inéluctable Destin qu’est le tien, alors que tu t’effaces lentement de la Tapisserie. Alors que tu n’as pas peur, étrangement, de cette mort que tu ne désires pas (pour une fois).


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