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 Ce qu'il y a à dire et ce qu'il y a à penser [PV Alaric]

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La Noblesse
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Denys du Lierre-Réal
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J'ai : 34 ans
Je suis : le duc de Lagrance, marquis du Lierre-Réal

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J'ai fait allégeance à : Lagrance avant tout, à l'Ordre du Jugement et dans une moindre mesure à l'empire de Faërie
Mes autres visages: Hiémain ◊ Anthim ◊ Rackham ◊ Shahryar ◊ Nicolas
Message Sujet: Ce qu'il y a à dire et ce qu'il y a à penser [PV Alaric]   Ce qu'il y a à dire et ce qu'il y a à penser [PV Alaric] EmptyDim 22 Mai - 3:56


Livre I, Chapitre 3 • Les Amoureux du Vent
Alaric de Bohémont  & Denys du Lierre-Réal

Ce qu'il y a à dire et ce qu'il y a à penser

Ou l'affaire de quelques discussions




• Date : 3 mai 1001
• Statut du RP : privé
• Résumé : En visite à Lorgol pour quelques affaires privées, Denys choisi de rencontrer Alaric qui semble pouvoir rendre service au Duc. Ce dernier choisi de lui donner rendez-vous lors d'une soirée mondaine.



Dernière édition par Denys du Lierre-Réal le Mar 24 Mai - 1:59, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Ce qu'il y a à dire et ce qu'il y a à penser [PV Alaric]   Ce qu'il y a à dire et ce qu'il y a à penser [PV Alaric] EmptyDim 22 Mai - 3:57

Lorgol ne lui avait pas particulièrement manqué mais Denys devait avouer que le charme de la ville réussissait à chaque fois à le marquer. Ce n’était rien en comparaison de son affection pour les beautés de Lagrance, mais l’euphorie qui régnait sur la cité des peuples libres ravissait toujours le Duc. Hélas il s’y rendait rarement pour le plaisir, des affaires le pressaient souvent, notamment en ce qui concernait ses relations avec la Cour des Miracles. Personne, pas même son épouse, ne savait que Denys entretenait ce genre d’entente et surtout pas avec l’un des membres les plus influents de cette assemblée de voleurs. Bien sûr, il ne connaissait pas réellement les attributions de son ami Tyr, mais il en savait assez pour le savoir aussi compétent qu’efficace. Et par ailleurs les informations qu’il réussissait toujours à lui fournir en valait le prix qu’il y mettait. Pourtant, ce n’était pas seulement les services des espions de la Cour qui avaient poussé le Duc à demeurer un peu plus longtemps à Lorgol, mais bien la rencontre avec un membre extérieur qui lui avait été conseillé et qui serait susceptible de l’aider pour quelques autres projets. Un noble de surcroit à ce que l’on disait.

Denys ne savait presque rien sur celui qu’on appelait Alaric de Bohémont, si ce n’était l’histoire assez tragique de sa famille et de ses terres dans le duché d’Ansemer. En tant que voisin proche et personne d’influence, le Duc de Lagrance avait eu vent de la vendetta pirate qui avait ravagé les terres du jeune homme ainsi que les siens. Une bien triste histoire, cruelle et faite d’une violence bien inutile aux yeux de Denys. Au delà de ça, on disait Alaric partit pour Lorgol et l’apprentissage de la magie. C’était tout ce qu’il avait pu récupérer sur lui, mais c’était amplement suffisant pour vouloir le rencontrer. Grâce à quelques amis, il avait prit contact avec l’homme, lui proposant un rendez-vous qui se ferait en un lieu pour le moins surprenant. Pas une taverne quelconque de la Ville-Basse pourtant propice à la conversation et au règlement d’affaire… non, une réception mondaine à laquelle le Duc avait été amicalement convié et à laquelle Alaric, toujours en possession de ses terres et de son titre, pouvait prétendre participer. Ce qui amusait fort Denys d’ailleurs, une rencontre sous des auspices particuliers. Rien de mieux pour détourner l’attention et avoir l’air de faire autre chose que la conclusion d’ententes qui pouvaient se révéler douteuses.

Habitué à ce genre de soirée, plutôt dans son élément malgré quelques mots qui avaient eu tendance à énerver le Duc concernant sa situation particulière dans son duché, Denys attendit patiemment l’arrivée de son invité. Un serviteur préalablement prévenu vint finalement lui indiquer que celui-ci était enfin présent. Lui laissant le temps de « profiter » de cette intéressante mise en abime, Denys observa celui qu’on lui avait indiqué comme Alaric de Bohémont quelques minutes avant de s’excuser auprès de ses amis pour enfin le rejoindre et peut-être le retirer à cette situation qui ne devait pas être forcément à son goût.

« Monsieur de Bohémont n’est-ce pas ? Denys, duc de Lagrance. Je vous attendais. C'est un plaisir. »

Il le salut patiemment et respectueusement, comme le veut à la fois l’étiquette et les convenances, et sans sembler particulièrement hautain. L’égo de Denys ne se manifestait pas de la sorte, surtout pas envers des personnes qu’il n’avait pas le plaisir de connaître et avec qui il souhaitait pourtant faire affaire. Prenant deux verres sur un plateau tenu par un serviteur, il indiqua au jeune homme un coin de la pièce où il y avait moins d’invités. Ceux-ci avaient d’ailleurs l’air beaucoup plus intéressés par la danse réclamée par quelques convives impatients. Proposant le verre à Alaric, il reprit toujours calmement.

« J’espère que ce lieu ne vous indispose pas trop. J’avoue que c’est un choix un peu fantasque de ma part mais il me semblait plus adapté et m’apporte plus de sécurité. » Un sourire qui se veut charmant mais qui ne tarit par l’arrière pensée du Duc. S’il semble prompt à la discussion, il n’en reste pas moins méfiant. Toujours garder de l’avance. « Ah mais j’en oublie les bonnes manières. Comment vous portez-vous ? Les affaires sont bonnes à Lorgol ? » Sirotant son verre, il attend, jouant sans entrer immédiatement dans le vif du sujet. Après tout c’est là une réception avant tout, non ?
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Message Sujet: Re: Ce qu'il y a à dire et ce qu'il y a à penser [PV Alaric]   Ce qu'il y a à dire et ce qu'il y a à penser [PV Alaric] EmptyMar 24 Mai - 1:21

Les portes s'ouvrirent sur son passage, et pourtant Alaric de Bohémont n'en retira aucune gloire. Il avait pris l'habitude de se montrer particulièrement discret, et les réceptions de ce genre ne faisaient plus partie de son terrain de prédilection. S'il ne s'était pas vu refuser l'invitation originale de l'homme de noblesse, il aurait menti effrontément en affichant une décontraction sans pareille et un flegme intouchable. Une nervosité certaine habitait les membres raidis du maître de son domaine déchu et terni par une gloire passée, carmée d'une rouille invisible mais pesante. Se présenter ici, c'était se rappeler à son devoir, celui qu'il fuyait par tous les pores de sa peau. C'était se souvenir du rôle qui lui avait été assigné, dès l'instant où les sabres avaient fauché les vies de ses aînés et héritiers en devenir. Il aurait dû assumer le poids de leur fardeau, devenu sien. Sa fuite en avant trouverait-elle une fin prochaine ? L'insistance d'Aliénor aurait dû le mettre sur la voie de cette probabilité dont le déni le protégeait encore. Quoi qu'il en soit, l'illusion de se trouver à Lorgol, loin d'Ansemer et de la côte ouest hantée par ses souvenirs et ceux de sa famille décimée, lui permettait de remettre ses éternelles craintes au repos. Il avait à faire, à commencer par renouer avec les marques d'une bonne société obsédée par les convenances, par les manières, par cette immortelle tradition du « voir et être vu ». Il savait en son for intérieur que dans une autre existence, une vie antérieure, il aurait pu apprécier cette forme d'oisiveté naïve et insouciante, celle dont beaucoup de jeunes nobles avaient pu bénéficier. Pas lui. Les responsabilités entachées par une soumission naturelle à la famille tutrice ne masquaient pas l'innocence volée. Il lui arrivait de jalouser, toujours, ces êtres touchés par la grâce d'un destin plus clément que le sien. La colère. Le ressentiment. Ses compagnons de toujours.
Le serviteur qui prit note de son arrivée en nota un autre. Une bête que le page lorgna d'un coup d'oeil inquiet. Et il y avait de quoi. Le garrot frottant la cuisse du Mage, son familier dardait de deux prunelles intelligentes leur vis-à-vis. Comme s'il comprenait que sa présence n'était pas souhaitée. Alaric tiqua, et la commissure de ses lèvres s'en ressentit. Gêné, l'autre hésita :

« Saurez-vous tenir l'animal ? Nous aimerions autant éviter les scandales ou autres mésaventures. »
« Allons. Demanderiez-vous à un Chevaucheur s'il est maître de son dragon ? »

La lassitude dans sa voix eut tôt fait de décourager un interrogatoire trop poussé de la part du garçon terriblement jeune, dont les joues s'empourprèrent. C'est qu'il n'avait plus l'habitude d'affronter certaines réticences nées de l'ignorance ou du mépris, voire de la peur. Une peur bien ancrée dans les mémoires de certaines petites gens. Connaître la Magie et les maîtres de ces arcanes était une chose. Les fréquenter, les contempler en personne, en était une autre. On ne peut jauger avec raison ce qu'on ne côtoie guère. C'est pourquoi nulle remarque acerbe ne vint gloser la remarque du laquais, qui s'effaça. Alaric s'avança, le visage nimbé d'un sourire poli, mais sans emphase. La créature lui emboîta le pas, silencieuse malgré sa prestance impressionnante et les reflets argentés qui ne manqueraient pas d'attirer l'attention des dames curieuses et des mâles intrigués. Pourtant, il ne tenta pas le diable. À peine infiltré, il savait qu'il ne faudrait pas plus de quelques minutes, pour que la mention de sa présence ne surgisse aux oreilles du Duc de Lagrance. Ses doigts intimèrent sans parole à la bête d'une caresse amicale de l'attendre près d'un mur. Sans protester autrement que par les oreilles brièvement couchées, le chien-loup demeura à distance, l'observant s'éloigner. Il savait qu'Elle le surveillerait mieux que n'importe quel garde surentraîné n'aurait pu le faire.
La gorge sèche, il s'ingénia à paraître naturel. À ne pas trop s'attarder sur les tenues à la mode, les accessoires audacieux ou les rires hypocrites qui fusaient, de toutes parts. Il n'était pas à son aise, mais sa fierté lui interdisait de se trahir, quel que fût l'indice indésirable. Toutefois, lorsque les traits aussi nobles que le statut de Denys du Lierre-Réal lui apparurent, une lueur de soulagement se refléta dans ses iris arctiques.
On ne lui donnait plus du Monsieur tous les jours. Et si la situation était en effet intéressante, une vague de gêne supplémentaire l'envahit. Donnant le change, il s'inclina en conséquences et salua à son tour.

« Plaisir partagé. Permettez-moi de m'excuser d'avance, en cas d'impair. Je perds l'habitude de ce genre de réceptions. Je ne fréquente plus le beau peuple comme avant. »

Il ne comptait pas Bertin. Trop différent des autres, de tous ces autres. Sans résistance, il se laissa entraîner à l'écart, suivant son guide temporaire, rassuré de pouvoir marcher dans ses pas. De temps à autre, il se retournait, vérifiant que la louve se trouvait toujours là. Elle n'avait pas bougé. Saisissant un verre dont il ne toucha pas tout de suite au contenu, il tâcha de dissiper les inquiétudes de Denys d'un geste de la main se voulant rassurant.

« Aucunement. Je ne peux pas me cacher éternellement. Certains de mes proches acclameraient votre initiative. Pour cela, n'ayez crainte. »

Alaric était lui-même devenu un homme bien trop méfiant pour ne pas lire entre certaines lignes trop évidentes. Il était jaugé, ce qu'il estimait d'ailleurs être un bon signe. Une confiance trop affichée était rarement synonyme de perspicacité. Il ne pouvait que l'imiter, tout en préservant les apparences, maîtresses dans ce milieu qui se rappelait à eux en permanence.

« Je me porte plutôt bien. Je n'ai pas à me plaindre de Lorgol. Disons que je vaque à mes occupations, comme je l'ai toujours fait, et comme je continuerai de le faire encore longtemps. »

Derrière une réponse pincée et étroite, il tâcha de distiller quelques gouttes d'une nuance plus chaude, plus engageante. Sa franchise ne le dispensa d'ailleurs pas de rebondir aussitôt.

« Mais vous ne m'avez pas convié ici pour me parler du temps qui plane au-dessus des murailles, je me trompe ? En quoi puis-je vous aider ? »


Dernière édition par Alaric de Bohémont le Ven 17 Juin - 20:12, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Ce qu'il y a à dire et ce qu'il y a à penser [PV Alaric]   Ce qu'il y a à dire et ce qu'il y a à penser [PV Alaric] EmptyJeu 16 Juin - 16:11

« Ah vous serez tout excusez voyons ! Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas le plus pointilleux des hommes. »

Quoique ce n’était pas tout à fait vrai. Non que Denys soit un homme particulièrement à cheval sur toutes les bonnes règles de bienséance, mais celles qui le concernait du moins tendaient à le rendre plus attentif. Mais il avouait néanmoins que vis-à-vis de ce cher Alaric, il n’aurait certainement rien à redire ni reprocher. Il reconnaissait que la faute de son incertitude et de ses maladresses possibles serait de son fait – il l’avait invité en ces lieux après tout – et qu’au bout du compte, il ne lui en tiendrait guère rigueur. Sauf si cela partait trop loin, ce dont le Duc doutait fortement.

Assit, son verre à la main, il observa un instant son invité, tentant de dénicher des signes trompeurs, qu’ils soient de la gêne ou du mensonge. Mais il devait reconnaître qu’Alaric de Bohémont avait un très bon maintient et abritait particulièrement bien ses pensées derrière un masque de convenance des plus fascinant. Pour une personne qui n’avait plus l’habitude de côtoyer les mondanités de la noblesse, il avait gardé les bonnes habitudes de tout cacher, ce qui fit naitre un léger sourire en coin chez le Duc. Ses pensées à lui étaient de biens des natures, mais sa position sociale haute et compliquée ne lui permettait pas non plus de se révéler par les inconstances de ses traits. Néanmoins il pouvait jouer aussi de cela pour mieux contourner les problèmes. Ce qui touchait la filouterie et les manipulations n’avait guère de secret pour Denys, élevé de la sorte pour pallier aux faiblesses de son pays. Lagrance n’était pas une force de frappe physique, mais les talents de son protecteur permettait de tenir éloigné les dangers par l’amitié, la bonne entente, le commerce et si nécessaire le chantage.

« Hé bien tant mieux alors ! Vous verrez, on se réhabitue assez facilement au faste et à l’ennui des mondanités. Et vous ne m’avez pas l’air aussi mal à l’aise que vous sembliez le prétendre. »

Ce qui peut paraître pour une pique n’en est pas une, mais plutôt un compliment masqué derrière un sourire taquin qui sied si bien au Duc – et bien souvent à la noblesse. Il ne s’appesantit pas plus sur le sujet, ni celui de Lorgol lancé par simple souci de bienséance. Au moins il a la conviction que l’homme à qui il parle n’est pas de ceux à y aller par quatre chemins. La franchise est louable, le ton admirable, à cela Denys ne reproche rien, et ne peu qu’acquiescer non sans retirer de ses lèvres le rictus qui demeure depuis le début de l’entrevue.

« Il serait fort amusant que ce soit le cas, non ? Mais vous avez raison, on ne peut rien vous cacher. » Non que l’évidence ne saute aux yeux en réalité vue la manière dont les deux hommes avaient été mit en contact. Il reprend, doucement plus sérieux, lorgnant ça et là discrètement les alentours de leur petit comité. Son sourire non pas se fane mais glisse lentement vers une expression plus… réfléchie. « A ce qu’on dit, vous auriez de bonnes relations avec la couronne ducale d’Ansemer. Malgré votre situation quelque peu… difficile - Plus que des rumeurs, l’histoire de Bohémont s’était sue pour qui savait écouter – on vous prête une bonne amitié avec le frère du Duc. » Une entrée en matière qui pouvait laisser présager biens des suites et susciter bien des réactions. Nombres d’entres elles avaient été calculé par Denys et sans laisser le temps à son interlocuteur de répondre, il continua, plus rassurant. « Rassurez-vous, je ne demanderais rien qui puisse aller contre vos convictions, vos serments et votre propre jugement. Je suis juste un homme relativement curieux. Dites moi Alaric, avez-vous déjà entendu les rumeurs qui courent à propos du Duc d’Ansemer ? »

Spoiler:
 


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