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 Maintien de l'ordre en bonne et due forme

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Message Sujet: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Lun 5 Fév - 19:57


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Anaïs Belécu & Serenus Dardalion

Maintien de l'ordre en bonne et due forme

Un marché si tranquille



• Date : 20 décembre 1002
• Météo (optionnel) : Froid, sec mais beau
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Anaïs est en mission au marché local de la Volte quand elle rencontre Serenus, guerrier tout comme elle. Elle décide d'aller lui parler. En principe tout devrait bien se passer : des guerriers qui surveillent que tout se passe bien, des étals qui s'installent, des clients, mais on n'est jamais trop prudent !
• Recensement :
Code:
• [b]20 décembre 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3326-maintien-de-l-ordre-en-bonne-et-due-forme#123448]Maintien de l'ordre en bonne et due forme[/url] - [i]Anaïs Belécu & Serenus Dardalion[/i]
Anaïs est en mission au marché local de la Volte quand elle rencontre Serenus, guerrier tout comme elle. Elle décide d'aller lui parler. En principe tout devrait bien se passer : des guerriers qui surveillent que tout se passe bien, des étals qui s'installent, des clients, mais on n'est jamais trop prudent !

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Lun 5 Fév - 19:59

Anaïs est parmi les étals en surveillance du marché local. Anaïs sait ce qu’elle doit faire. Son devoir est de maintenir le calme. Elle est jeune, la guerrière et elle ne rechigne à nulle mission. Celle-ci n’est pas des plus prestigieuses mais elle lui permet de se faire son pécule.

Le temps est sec mais froid et Anaïs frissonne alors que son regard est attiré par une cagette qui tombe faisant rouler quelques fruits et légumes. Les cris du marchand envers son apprenti la font sourire. Elle hésite un instant à aller donner un coup de main. Elle sait qu’elle ne doit pas s’éparpiller et doit rester sur ma mission initiale. Puis soupirant, elle contourne le dit étal et, à proximité de voix, s’exprime d’une voix douce mais assurée :

Soyez vigilants tout de même, on ne sait jamais qui pourrait profiter d’une telle aubaine de ces fruits offerts si gracieusement”.

Anaïs reste debout aux côtés de l’homme et de l’apprenti pendant qu’ils ramassent leurs produits. Elle a une vision circulaire vérifiant qu’aucun mendiant ne profite de l’aubaine. C’est ainsi qu’elle opère. Elle n’aime pas quand le désordre a la voix au chapitre. Alors que les deux hommes ont terminé leur rangement, elle s’agenouille prenant une pomme et la lance au plus jeune d’entre eux.

Tenez, vous en avez oublié une et veillez à ce que ça ne se renouvelle pas, l’on a guère besoin que vous semiez plus de trouble qu’il n’en existe déjà, voulez vous ?”.

Anaïs fait un clin d’oeil en repartant afin qu’ils soient conscients qu’elle ne leur veut aucun mal. Dans ses préceptes, ce marché se passera bien seulement si chacun y met du sien. Les débordements n’ont pas lieu d’être, aucune incartade ne sera tolérée. Il n’est pas possible qu’il en soit autrement. A peine plus loin, elle remarque une personne un peu plus âgée qui commence à se rapprocher d’un étal mais aussi des enfants qui courent. La vie anime peu à peu la place.

Anaïs ne reste pas sur place, poursuit ses allers et retours et reste pour l’heure assez discrète. Un peu plus loin, vers un autre étal elle aperçoit un guerrier également seul. Ils sont tous de la Volte mais celui-ci fait partie de ceux qu’elle connaît le mieux. C’est le fils du boulanger. Il arrivait quelques fois qu’ils se croisent dans les rues, quand ils étaient enfants. Ils n’avaient jamais parlé des heures durant et les échanges étaient plus de la politesse qu’autre chose.

Toutefois, se trouver sur cette mission en même temps que lui pouvait permettre qu’ils fassent un peu plus connaissance. Elle le contourne sans un bruit et arrivant à ses côtés elle regarde, tout comme lui, un musicien qui s’installe pour égayer le marché.

Salut” un seul mot augure d’un malaise perceptible. Elle aurait presque envie de repartir mais elle enchaîne le plus simplement du monde “Comment vas tu Serenus ?” Une simple courtoisie pour démarrer une collaboration dans cette mission qui leur incombe.
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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Sam 10 Fév - 19:40

Une journée comme une autre. Une journée de travail, une journée à veiller à ce que le marché quotidien se déroule dans de bonnes conditions. Combien de fois Serenus avait-il parcouru les nombreux étals de la Volte ? Combien de fois s'était-il arrêté pour parler avec de vieux amis, pour grignoter un morceau avec le boucher, pour complimenter les créations du boulanger qui avait remplacé le père Dardalion. Serenus, nostalgique, marchait, la main sur son épée. Cela faisait longtemps qu'il n'était pas revenu ici, chez lui. La guerre avait fait de lui un presqu'étranger. Il croisa les regards étonnés de ceux qu'il connaissait, et quelques uns osèrent même lui demander où est-ce qu'il était passé. Serenus répondait souvent par ces quelques mots : "A la guerre". Et ceux qui l'avaient accosté se contentaient d'hocher la tête, ou de lui glisser quelques mots de compassion. Il regarda autour de lui. Sa femme ne devrait pas tarder à arriver. Elle avait décidé de se rendre utile et, avec les conseils de la mère de son époux, elle commençait à cuisiner. Elle apprenait ce que Serenus avait appris quand il était enfant, et ce qu'il avait toujours refusé de faire : l'art de faire le pain et les pâtisseries. Le boulanger actuel ne voyait pas cela d'un très bon œil mais, comme Maud était encore novice, il la laissait faire. Après tout, il avait sa clientèle et ne risquait pas de se faire dépasser par la jeune Maud du Mistral. Il n'avait pas à s'en inquiéter puisque les époux partiraient dés qu'ils auraient réuni assez d'argent pour effectuer le voyage jusqu'à Lorgol.

Un cri de bébé lui fit relever la tête. Maud, Ariane, et la mère de Serenus se dirigeaient dans sa direction. Serenus sourit, les rejoignit, et embrassa le front de sa fille. Il recula de quelques pas ensuite pour les laisser aller vers leur étal, puis il décida de retourner travailler. Le marché était grand, et, s'il y avait quelques guerriers pour surveiller tout ça, la présence de Serenus restait indispensable. Il s'éloigna, souriant à la pensée de savoir que sa mère semblait être revenue à la vie depuis la venue de Maud. La vieille femme semblait ne pas avoir encore pardonné à son fils tous ses actes et ses erreurs, mais elle appréciait sa nouvelle belle-fille, et idolâtrait la petite Ariane. Serenus frissonna lorsqu'un courant d'air frais se glissa sous son armure. L'hiver était vraiment la meilleure et la pire des saisons. La pire à cause du froid, mais la meilleure pour ce que cela apportait : les soirées au coin du feu, les bonnes tasses de tisane...

Serenus était en train de songer à aller boire une chope de vin chaud quand il sentit une présence à ses côtés. Il tourna la tête, pour croiser le regard d'une jeune guerrière, elle aussi originaire de La Volte. Une petite rousse au regard pétillant de vitalité et qui ne semblait demander qu'une seule chose : "Mettez moi à l'épreuve". Serenus n'avait jamais eu l'occasion de faire connaissance avec elle. Il était souvent en déplacement et, sa réputation l'y aidant, il était constamment appelé à droite à gauche. Après tout, on ne l'appelait pas "l'Inébranlable" pour rien. Néanmoins, il l'avait suffisamment croisé pour connaitre son visage, et pour apprécier de la voir dans cette armure. Il se rappelait l'avoir plusieurs fois vu quand ils étaient enfant. Mais l'écart d'âge entre les deux n'en avait pas encore fait de grands amis. Serenus, quand la petite rousse grandissait, avait alors ses propres préoccupations.

Il laissa échapper un sourire, devant le malaise de la jeune femme. Pourquoi une telle gêne ? Elle était amoureuse ou quoi ? Serenus se savait plutôt joli garçon, et ce, malgré sa balafre. Mais, pour l'heure, il n'avait pas envie de jouer au séducteurs, surtout avec Maud et la mère Dardalion dans les parages. Il se contenta donc de répondre à la jeune femme avec un :

"- Salut. J'vais bien et toi ? Tu d'vrais te couvrir un peu plus. Y fait pas chaud."

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Mer 14 Fév - 19:18

Elle est un peu nerveuse Anaïs alors qu'elle s'est rapprochée de Serenus. Elle n'a pas pour habitude de faire le premier pas pour s'entretenir avec les autres. Malgré tout, elle sait qu'il faut qu'elle prenne confiance en elle. Elle ne le connaît pas plus que cela malgré des échanges de regard lorsqu'ils étaient enfants. La différence d'âge y est pour beaucoup. Son regard dérive pour observer la vie qui s'installe sur la place, elle écoute le musicien qui débute une mélodie. Ces notes qui envahissent l'air la troublent un instant comme ce jour à l'opéra. Elle se ressaisit toutefois, ce n'est pas le moment d'oublier son travail. Elle a un rôle au sein de ce marché, surveiller que tout se passe bien.

La réponse de Serenus la fait sourire et elle rougit un peu. Elle regarde son habit de guerrière et hausse un sourcil tout en inclinant la tête discrètement. Elle n'a pas froid malgré ce qu'il prétend. Elle a bien pensé à tout ce qu'il lui fallait avant de partir. C'est ainsi qu'elle est de toute manière minutieuse jusque dans sa tenue. Sous celle-ci se trouvent les épaisseurs afin d'éviter de se trouver gênée par le froid hivernal de la Volte. Elle est une enfant du pays après tout et le froid ne l'a jamais dérangée tant qu'elle s'habillait comme il faut. Alors qu'elle va pour lui répondre, le cri d'un enfant lui fait tourner la tête. Elle remarque cette femme qui s'est rapprochée d'un étal et sourit. Jusqu'à présent, elle ne s'est jamais attardée à s'occuper de sa vie personnelle. Porter un enfant pour une femme de la Volte est flatteur et sa mère l'a déjà interrogée sur ses relations. C'est à l'issue d'un de ces échanges qu'Anaïs a compris qu'elle devait s'ouvrir un peu plus envers les autres. Elle est protectrice envers ses clients et ses proches, mais il est peut être grand temps qu'elle s'occupe d'elle et de son avenir. Secouant la tête elle répond doucement mais de manière fort surprise au guerrier.

« Moi froid ? Je suis surprise Serenus. Je suis une enfant du pays tout comme toi et l'on sait fort bien s'habiller afin d'éviter que le froid ne nous glace non ? » elle reste perplexe mais poursuit simplement « En ce qui me concerne je vais très bien, je suis heureuse de te revoir ; l'on n'a jamais vraiment échangé nous deux ». Elle s'est exprimée fort longuement et s'empourpre un peu de d'audace qui ne lui ressemble pas. Elle s'éloigne d'un pas et désigne les autres étals

« Si l'on bougeait un peu de toute manière, il convient que l'on fasse le tour de ce marché, si tu restes ainsi debout, c'est toi que le froid va transformer en statue ». Elle le protège bien malgré elle. Le devoir est tel qu'ils ne doivent pas se maintenir immobiles de la sorte. Si le client les voit converser sans surveiller, ils risquent d'avoir des ennuis. Anaïs va pour s'éloigner mais s'inquiète de son camarade de mission et de son devenir.

« Cela fait fort longtemps que l'on ne t'a pas vu par ici Serenus, je me trompe ? Le manque de la ville se faisait ressentir ? »


Cela fait un certain temps qu'elle ne le voit plus dans les rues de la Volte et son absence la surprend. Il a perdu son père, sa mère a vendu la boulangerie mais cela n'empêche que l'homme est de la Volte et comme toute personne originaire de cette ville, il est de son devoir de s'inquiéter pour eux.

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Mer 14 Fév - 20:02

La réponse de Serenus la fit rougir, ce qui le fit lever un sourcil. Un rougissement, ça voulait tout dire. Serenus avait vu suffisamment de filles rougir devant lui pour savoir que ce n'était pas du au froid ou à la chaleur. Il sourit, et lança un discret regard en direction de l'étal où travaillait sa mère et sa femme. Maud avait beaucoup rougi le jour où il lui avait adressé la parole pour la première fois. Elle était heureuse d'avoir un cibellan comme garde du corps et, curieuse, elle l'avait vite harcelé de questions sur sa vie, sur ses missions. Serenus s'était montré plutôt bavard et, ce qui lui avait plu chez Maud, c'est qu'elle l'avait écouté, les yeux rivés dans les siens, avec une telle attention... Serenus s'était senti flatté. Puis, une chose en entrainant une autre, ils avaient fini par se retrouver dans le même lit, le temps d'une soirée. Puis cette soirée avait été suivie par une deuxième, puis une troisième, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'elle tombe enceinte d'Ariane. Serenus, malgré les conséquences quasi désastreuses de ses actes, ne regrettait rien. Enfin, presque rien. Il serait au comble du bonheur si ça avait été Melinda et non Maud qu'il avait épousé.

Anaïs lui répondit, sur un ton de surprise, et lui dit qu'elle était une enfant du pays, tout comme lui, et qu'elle savait donc s'habiller pour ne pas avoir froid. Serenus laissa échapper un petit rire. Les hivers en Cibella n'étaient pas si horrible. Il n'avait jamais été en Valkyrion mais il avait entendu une rumeur comme quoi certains messages n'arrivaient jamais car les messagers gelaient en route. Oui, ils gelaient. De vrais glaçons. Pas étonnant à ce que les Kyréens soient aussi peu émotif. Mais ils le devraient. Les émotions, ça réchauffe. La jeune guerrière poursuivit en lui disant qu'elle était heureuse de le revoir, car ils n'avaient pas vraiment eu l'occasion d'échanger tous les deux. Serenus hocha la tête. La différence d'âge y était pour beaucoup. Quand elle était une enfant, lui était déjà un adolescent et il rêvait déjà d'armures et d'épées. Le guerrier répondit donc :

"- Moi aussi j'suis content. T'es l'une des rares que je ne connais pas vraiment. En même temps, j'étais souvent en déplacement."

Anais lui proposa d'aller faire le tour de ce marché, sinon ils risqueraient de geler sur place. Serenus, lui, voyait plutôt une autre raison. Elle craignait de se faire réprimander si on la surprenait à rester immobile, tout en discutant avec un frère d'arme. Cette petite voulait vraiment bien faire, et se faire bien voir. Pas étonnant, il n'y avait que comme cela qu'on progressait vite. Sinon, pour progresser, y'avait les missions dangereuses. Serenus, lui, optait pour la deuxième possibilité. Il était bien connu que Serenus se fichait de la morale, et que cela lui avait souvent attiré des ennuis. S'il parvenait à se faire une réputation, c'était en réalisant des exploits digne des plus grands combattants.
Le guerrier se contenta d'hocher la tête, et il suivit la jeune femme alors que celle ci commençait à s'éloigner. Il avait remarqué qu'elle avait encore rougi. Une vraie lanterne celle-là. Elle serait bientôt aussi rouge que ses cheveux à ce train-là. Serenus passa une main dans ses cheveux et se hâta de la rejoindre quand elle lui dit que cela faisait un moment qu'on ne l'avait pas vu par ici, avant de lui demander si la Volte lui avait manqué. Serenus haussa les épaules et répondit :

" J'ai eu pas mal de soucis. J'ai du aller au front pendant presque une année. J'suis revenu pour me faire un peu d'argent. Je repars bientôt pour Lorgol." Il pencha la tête vers elle et lui dit avec un sourire : "Parce que j'suis plus tout seul. J'ai une femme et une fille maint'nant.. "


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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Lun 19 Fév - 18:55


Elle a remarqué que Serenus a haussé un sourcil à son rougissement. C'est lorsque les personnes commencent à échanger qu'elles découvrent le tempérament de l'autre. Il ne la connaît que trop peu pour comprendre qu'elle a cette attitude réservée. Elle s'évertue sur les conseils de sa mère à dissimuler ses faiblesses au regard des autres guerriers. La voie qu'elle a choisie est telle qu'elle doit persévérer et cela malgré son caractère. Elle doit s'endurcir, elle n'a pas le choix. Elle n'a pas peur de changer, elle doit simplement évoluer par la force des choses.

Elle dissipe son trouble aussi adroitement que possible en enchaînant. Il est homme et elle espère sérieusement qu'il ne pense pas que sa réaction soit en lien avec un trouble amoureux qui serait fort illusoire. Le fait qu'il soit enchanté de la revoir la fait rire discrètement et elle complète ses premières paroles :

« Tu me connais mais peut être pas autant que tu ne le penses. Après tout nous nous sommes contentés jusqu'à ce jour de simple échanges de courtoisie ». Elle renchérit en le regardant dans les yeux cette fois ci franchement « Mais en tout cas tu me vois ravie que tu sois tout aussi enchanté que moi-même, il serait malvenu que nous ne nous entendions pas surtout entre habitants de la Volte et membres de la même Guilde ».

En revanche, Anaïs est curieuse de son occupation, elle aimerait en savoir plus sur la guerre, ce qu'il a vu, ses missions, tout. Elle est éprise de connaissances, de savoirs. Pour l'instant, Anaïs a guère voyagé hormis lors de l'épidémie magique. Elle est allée quelques rares fois à Lorgol. Ses aventures font qu'elle se rend compte qu'elle devra aller au delà des frontières pour devenir une guerrière de renom. Malgré tout, elle reste discrète et réfléchit à la meilleure manière d'ordonner ses questions alors qu'elle invite Serenus à lui emboîter le pas pour faire le tour du marché. Elle ne se précipite pas, tout viendra à temps.

Alors qu'ils se sont éloignés de quelques mètres, Anaïs se fait bousculer par un enfant qui courre. Elle ne s'émeut pas de la situation, après tout il n'est qu'un enfant et ce n'est pas cette attitude qui provoquera son courroux. En revanche les paroles de son partenaire la font se retourner et froncer les sourcils.

« Des soucis ? De quel genre? » sont les mots qui sortent de sa bouche. Ensuite c'est la stupeur quand il lui révèle vouloir repartir à Lorgol en compagnie de femme et enfant « Cette ville où l'insécurité règne ? Tu es sûre que ton enfant ne vivrait pas mieux ici-même ?» Elle reste perplexe des paroles de Serenus. La ville de Lorgol est certes une ville libre mais où le danger est à chaque recoin. « Je comprends que tu veuilles aller là où ton cœur te mène mais je pensais que tu resterais près des tiens, de tes racines en compagnie de ta famille ».

Elle secoue la tête. Le cœur a des fois ses raisons que la raison ignore. Elle ne le jalouse pas, loin de lui cette idée alors qu'elle poursuit son avancée au milieu des étals. Pour l'instant tout se passe bien si ce n'est la surprise que Serenus a provoqué. Il y a encore quelques minutes des questions dardaient son esprit. Ces dernières ont été balayées par d'autres accompagnées d'un flou pour le moins certain. Elle aimerait comprendre, qu'il lui explique son choix. L'évidence se fait dans son esprit à l'heure actuelle mais elle se dit que l'homme lui fournira lui-même les explications.

Anaïs s'attarde à peine plus loin vers un étal et se retourne vers son camarade « Excuses moi je me suis permise une réflexion à haute voix. Je ne sais pas encore où mes pas me mèneront peut être que comme toi dans quelques années je partirai d'ici». Elle est rêveuse la jeune guerrière et tourne le dos à Serenus songeant à un avenir qui pour elle n'est pas encore totalement tracé. Ses déplacements sont souvent fonction de ce qu'on la paie et peut être que dans quelques temps, elle tournera le dos à la Volte. Pour l'instant, elle est encore trop jeune, elle n'a pas assez forgé son expérience pour décider où s'installer.

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Lun 19 Fév - 20:41

Le fait qu’il soit content de la revoir la fit rire discrètement, comme une petite souris. Une petite souris rousse. Drôle de bestiole encore. Les souris, Serenus n’en était pas amoureux. Il se rappelait qu’un jour, en pleine campagne, pendant un voyage, il avait eu faim. La première auberge était à des jours de voyage, et il n’avait pas emporté suffisamment de provisions. Il avait alors tué la première bête qui avait malheureusement croisé son chemin, une espèce de grosse souris. Une fois cuite, sa viande n’était pas mauvaise, mais Serenus n’en remangerais que s’il y était vraiment contraint. Désormais, quand il était dans ce genre de situation, ce qui était rare, il attendait de tomber sur quelque chose de plus consistant, comme un lièvre. A la pensée d’un bon lièvre, cuit au feu de bois autour d’une broche, l’estomac de Serenus se réveilla. Non mais, et puis quoi encore ? Il venait à peine de déjeuner ! Son estomac attendrait.

La jeune femme lui dit qu’ils se connaissaient uniquement par leurs échanges de courtoisie. C’était vrai qu’ils avaient essentiellement communiqué par des « salut, comment tu vas » depuis leur rencontre, il y a quelques années de cela. En tout cas, elle était tout aussi enchanté que lui. Car il serait malvenu que deux membres de la Guilde des Guerriers d’une même antenne ne s’entendent pas. Serenus leva une nouvelle fois un sourcil. Elle parlait bien pour une gueuse. Où avait-elle appris à causer comme ça ? Serenus ne parlait comme ça que quand il était en présence d’un noble ou d’un riche employeur, et encore, on sentait bien qu’il avait du mal et qu’il se forçait pour faire bonne figure. Alors qu’elle, ça venait aussi facilement que de l’eau sortant d’une source. Le guerrier décida de ne pas faire l’impasse là-dessus, et il suivit la jeune femme, qui lui demanda de ses nouvelles. Serenus répondit qu’il avait eu quelques soucis, et, aussitôt, Anaïs partit au quart de tour.

Elle lui demanda quels étaient ses soucis, et elle lui demanda pourquoi avait-il choisi Lorgol, alors que la Volte était plus saine pour un enfant. Elle n’avait pas tort. Il y avait de nombreux dangers à Lorgol. Mais Serenus savait s’y prendre avec la Ville Basse. Il l’écouta, silencieux, quand elle lui avoua qu’elle espérait qu’il resterait plus auprès de ses racines, et en compagnie de sa famille. Serenus se tourna vers elle. Il ne plaisantait plus à présent. La Volte était certes sa ville natale, mais, depuis quelques années, Serenus s’y sentait comme un étranger. Il n’arrivait plus à suivre ses changements, ses progrès. Il devait se tenir au courant de tout, et essayer tant bien que mal de revenir et de s’intégrer de nouveau. Combien de fois lui avait-on dit : « Tu ne le savais pas ? Mais où était-tu ces deux dernières années ? » Il se sentait désormais exclu de cette communauté qui l’avait pourtant vu grandir. Il la regarda dans les yeux et lui dit sur un ton las :

« - Ma famille ? Je n’ai plus de famille ici Anaïs, mis à part ma mère. Et, crois-moi, elle sait se débrouiller sans moi. Ma femme et ma fille me suivront. Maud est outreventoise. Pour elle, c’est l’époux qui dirige le foyer, et non la femme. Elle me suivra, quoiqu’il arrive. » Il avait parlé avec une certaine impulsivité, bien digne de lui. Il souffla et reprit : « Excuse-moi. J’suis un peu perdu depuis que j’suis revenu ici. Tu parles de racines, mais les miennes sont coupées depuis bien longtemps. »

Anaïs parut d’abord ne pas comprendre ses décisions, mais elle se garda bien de le lui dire et continua son avancée parmi les étals. Serenus resta silencieux, et il s’arrêta quelques secondes pour parler à une vieille connaissance. Une dame, maintenant âgée, qui confectionnait des confiseries. Comme à son habitude, elle donna un sachet de pâtes de fruit à « son petit préféré » comme elle le disait. Serenus lui donna un baiser sur la joue, et quelques piécettes pour le sachet. Tout en mâchant une pâte de fruit, il rejoignit sa collègue et lui en tendit une. Après quelques minutes, elle s’excusa elle aussi, car elle ne pouvait savoir où ses propres pas la mèneront. Peut-être allait-elle partir d’ici quelques années, elle aussi. Serenus sourit et lui répondit, pour la rassurer :

« - T’inquiète. Même si j’suis parti, la Volte restera toujours le lieu qui m’a vu naitre et grandir. Et ça, aucune autre ville n’a cette valeur à mes yeux. »

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Ven 23 Fév - 21:36

L’échange entre Serenus et Anaïs se poursuit. Il semble bien qu’ils ont d’ores et déjà dépassé le temps de parole maximum qu’ils avaient jusque-là. Toutefois, la jeune femme ne s’en laisse pas conter. Elle réfléchit à chaque mot et observe chaque réaction du guerrier. Elle a remarqué comme moult autres son absence de la Volte. Sa fonction de guerrier l’a envoyé vers d’autres contrées. Au travers de ses mots, elle a compris qu’il s’est risqué sur les champs de bataille. C’était son choix après tout de risquer sa vie. Anaïs elle, préfère rester en retrait de la guerre. Celle-ci est bien inutile à ses yeux. Le conflit n’apporte que désastre et désolation elle en est persuadée. Le regard sur sa lame qui dépasse sur son côté la fait sourire. Ses réflexions sonnent faux tout de même au vu de son équipement.

Le combat et la fonction de guerrier pour Anaïs ne se limitent pas à tuer. Elle se souvient alors que Serenus poursuit dans ses confidences de cette escorte vers le palais. Les nobles entourés de guerriers avaient allumé cette étincelle. Sa mère ne s’était pas obstinée dans son apprentissage et le Destin avait accompli son œuvre alors qu’Anaïs avait laissé libre cours à son observation.

Ce sont les paroles de Serenus sur sa nouvelle famille, son épouse et son enfant qui la tirent de sa rêverie. Elle sourit à cette image d’une famille qui paraît heureuse. Puis la volonté de tourner le dos à la Volte la surprend. Elle est loyale envers son duché et ses origines et ne comprend vraiment pas le choix de son aîné. Il a choisi un chemin que les hommes de la Volte ne prennent pas forcément. Une fois de plus cette volonté de s’éloigner de son passé le démarque de tous les autres.

Anaïs perçoit le changement de ton dans les paroles du guerrier. Tant que les paroles de Serenus restent spontanées sans volonté de blesser elle ne s’offusque pas. Elle fronce les sourcils afin qu’il note que ses paroles plus sèches ne sont pas passez inaperçues. La guerrière ressent un malaise perceptible. Il semble avoir tout pour être heureux, une femme, un enfant alors pourquoi cette tristesse ? La jeune femme le fixe du regard et sourit bien maladroitement pour essayer de le rassurer.

« Je comprends Serenus, je sais par quelles difficultés tu es passé ici » Elle ne nomme pas clairement la mort de son père mais le sous entendu est perceptible. Puis elle poursuit « Tes obligations te mènent à travers tout ce monde et tu dois être dépassé par tous les événements ». On ne va pas se mentir entre ce qu’il s’est passé à l’Académie et cette Trève il y a de quoi en perdre ses repères. Le contexte a évolué et les obligations de chacun aussi. « Je n’ai pas vécu autant de choses que tu as pu en vivre mais tu peux me parler Serenus, si tu veux savoir comment va la Volte je n’en ai pas bougé et je peux te servir de lien avec cette ville où tu as grandi».

Elle se rend compte qu’elle est donneuse de leçons « Quel est ton mal être ? Celui de ne plus rien connaître ? Celui de te sentir rejeté ? Tu sais les personnes que tu vois ici ou là et qui t’adressent un sourire ne t’en veulent pas d’être parti. Lorsqu’elles te revoient, elles accueillent un enfant du pays avant même le guerrier que tu es. Au fond de toi j’aurais presque l’impression que tu n’assumes pas le fait d’être parti non ? ». Elle parle et réfléchit en même temps. C’est ainsi qu’elle opère. Elle manie les mots avec maladresse et détourne le regard pour observer un attroupement à peine plus loin.

Les mots qu’elle a utilisés quelques minutes auparavant ont été un peu trop directs alors qu’il semble si perdu. Elle s’en veut presque d’avoir laissé parler la Cibelanne en elle. Elle doit modérer ses propos. Le sujet est sensible pour Serenus et elle choisit d’enchainer sur un autre sujet.

« Quelle est donc cette femme qui a conquis ton cœur ? Malgré qu’elle soit outreventoise, elle reste de Faërie c’est une bonne chose. Aurai-je le plaisir de la rencontrer d’ici ton départ ? ».

Ainsi elle pourra se rendre compte si Serenus l’homme de la Volte est heureux en ménage. Il a bien assez souffert enfant. Anaïs aimerait qu’au fil de cet échange le guerrier se rende compte que malgré son jeune âge elle pourrait devenir une confidente pour ce garçon qu’elle a toujours trouvé si particulier.

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Mer 28 Fév - 21:16

Décidément, il y avait de bons côtés à revenir chez soi. Serenus croqua dans un fruit sec, savourant le gout fruité de son enfance. Il écoutait les bruits familiers, regardait ces rues et ces maisons qui, malgré les années qui passaient, ne changeaient pas d’un poil. Il croisa des hommes qu’il avait connu jeunes, et qui étaient maintenant âgés et couvert de cheveux blancs, il rencontra des jeunes filles et des jeunes hommes qu’il avait vu bébés. Oui, il y avait des bons côtés à revenir et à se laisser envahir par la nostalgie. Le guerrier marchait aux côtés de sa collègue, qui, décidément, ne comprenait pas son désir de partir pour aller faire sa vie ailleurs. Serenus avait tellement voyagé, il avait déjà parcouru bon nombre de duchés. Sa jument faisait partie des chevaux les plus expérimentés de l’écurie de l’antenne de la Volte. Lui-même était devenu une source intarissable d’histoires et d’anecdotes en tout genre. C’était peut-être pour ça qu’il ressentait le besoin de partir, d’aller explorer plus, de voir plus. Et quoi de mieux que Lorgol comme point de départ pour ses nouveaux voyages, quoi de mieux que Lorgol comme nouveau foyer pour lui et ses enfants.

Anaïs lui avoua qu’elle comprenait, car elle savait par quelles difficultés il était passés ici. Serenus comprit qu’elle parlait par là de la mort de son père, et il ajouta à cela la méfiance de sa mère, les difficultés avec Elena… Bref. Le guerrier ne baissa pas la tête. Il regrettait de ne pas avoir été là quand son père avait quitté ce monde, et encore plus que leur dernier échange ait été aussi tumultueux. Mais bon, cette souffrance était passée, elle était loin derrière lui depuis qu’il avait vu le fantôme de son père à la Samhain. Il s’était excusé, et son père avait semblé être plus apaisé. Mais il n’était pas encore parvenu à calmer la méfiance de sa mère, et Elena était morte, elle aussi. Le guerrier resta silencieux. Sa collègue poursuivit en lui disant qu’il devait être dépassé par les évènements. Il tourna la tête vers elle quand elle lui proposa de servir de lien entre lui et la ville où il avait grandi. Serenus laissa échapper un rire franc et bon enfant. Elle était adorable cette petite. C’était à se demander où elle avait trouvé la force de devenir une guerrière. Il sourit et lui répondit :

« -C’est bien gentil à toi p’tite… Des nouvelles, j’en ai déjà par ma mère, quand elle veut bien m’parler. Cette femme serait capable de bouffer la Chasse Sauvage à elle toute seule. Tu sais lire et écrire ? »

Serenus, lui, avait appris, mais il le faisait encore très mal. Il lui fallait s’y reprendre à plusieurs fois pour déchiffrer un simple message, et, quand il s’agissait d’écrire, cela relevait du véritable défi. Mais il pouvait bien faire cet effort pour prendre des nouvelles de sa mère, de l’antenne de la Volte, et de l’ensemble de sa ville natale. Il échangea une poignée de main avec un de ses plus vieux copains. Puis, Anaïs, se sentant visiblement très concernée par le choix de Serenus, lui demanda quel était son mal être. Elle voulait savoir s’il craignait de ne plus rien connaitre, de se sentir rejeté. Elle lui dit que personne ne lui en voulait d’être parti, et qu’il était toujours accueilli comme un enfant du pays. Puis elle lui dit qu’elle avait l’impression qu’il n’assumait pas le fait d’être parti. Serenus tourna la tête vers elle, fronçant les sourcils, il lui répondit :

« - Je sais bien qu’au fond, je reste un enfant de la Volte. Mais il y a l’enfant et il y a l’adulte. Et il n’y a plus rien qui retient l’adulte ici. »

Anaïs, sentant que Serenus ne devait pas tellement apprécier le sujet, et de servir de sorte de cobaye pour ses théories, demanda si elle aurait le plaisir de rencontrer sa femme. Le guerrier sourit, désormais plus détendu, et montra de la main un stand derrière eux. De toute manière, ils allaient repasser devant. Sa collègue pourrait donc faire la connaissance de son épouse avant leur départ. Maud semblait s’être accoutumée au quotidien de la Volte, mais pas encore à celui de simple roturier. Elle avait encore du mal à se lever en même temps que la ville, et peinait encore à s’habituer aux manières plus franches et beaucoup moins distinguées des simples gens. Le guerrier, même s’il riait bien parfois de son comportement, ne la pressait pas. Il ne cherchait pas à la perdre. Mieux valait qu’elle prenne son temps pour se faire à cette nouvelle vie. Tout en désignant l’étal où se trouvait sa mère et sa femme, il dit à Anaïs :

« - Elles sont là-bas. M’man apprends à Maud à cuisiner, et elles vendent leurs produits, histoire de se faire quelques fleurons en plus. » Il sourit et se tourna vers elle et reprit : « - Assez parlé de moi. Qu’est-ce que tu racontes ? »

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Mer 14 Mar - 19:15

Anaïs est imperturbable. Un instant, elle écoute Serenus. Elle le suit, surveille les badauds qui vont et viennent entre les étals. Elle ajoute à cette attitude un sourire constant. La peur se lit dans les yeux des habitants de la Volte. Le joug de la Chasse n’est jamais loin. Pourtant, il fait jour. La nuit, terrain d’action de ce groupe semant la mort surviendra bien plus tard. Anaïs remarque les traits cernés des habitants. Certains se procurent cette potion de sommeil, d’autres vivent avec la peur constante. La mercenaire qu’elle est sera peut être amenée demain à combattre et au fond d’elle-même Anaïs se demande si elle en sera seulement capable.

La discussion a tourné en grande partie autour de Serenus jusqu’à présent. Spontanément, elle propose de se faire l’intermédiaire entre lui et la Volte. Elle s’est doutée que sa mèr lui apportait moult informations. C'est pourquoi elle ne s’offusque pas de sa réponse. En revanche, la question qui suit la surprend. La seule chose qu’elle ait appris c’est à combattre et à savoir se comporter en société. Elle connaît le langage des armes, l’attitude adéquate à adopter que ce soit à l’égard des nobles, des clients, de la famille... Pour ce qui est de l’écriture couchée sur papier ce n’est pas du tout son cas. Subtilement elle répond à son collègue au moment où un attroupement s’est constitué un peu plus loin. Lui désignant du menton elle répond de la manière la plus adroite possible :

« Le jour où ta mère cesse de te parler viens à ma rencontre je compléterai ce que tu ne sais pas encore ; en revanche, je serai bien incapable de t’adresser si ce n’est une seule lettre. Je n’ai jamais appris à écrire ou lire, l’argent que je gagne me sert uniquement à entretenir mon équipement tu sais » un constat bien maigre. Toutefois elle s’interroge sur cette idée de l’apprentissage. Est-ce vraiment utile à sa reconnaissance en tant que mercenaire ? Elle n’est pas sûre que ça le soit réellement.

Elle s’arrête à peine plus loin un regard toujours posé sur le petit groupe situé à leur opposé lorsque Serenus lui révèle que plus rien ne le retient ici. Elle note ses sourcils froncés et elle soupire. Elle respecte son choix. Les rues de cette ville éveillent probablement des souvenirs douloureux. Il s’est construit ailleurs et partout à la fois. Son destin l’a poussé en dehors des murs de la capitale dans un autre duché et elle hoche la tête.

« Je comprends » deux mots pour signifier son sentiment. Elle n’insistera pas, n’en dira pas plus, cela suffira. La réponse simple dans ces circonstances est bien souvent la meilleure après tout. Quand il lui montre Maud et sa mère, Anaïs quitte son regard et sourit à la vision de la femme avec le bébé entendu quelques minutes auparavant. Elle hoche la tête « Belle femme et charmant enfant que j’ai eu le plaisir d’entendre gazouiller toute à l’heure ».

La question de Serenus pour l’heure reste un peu stérile pour l’instant. Elle soupire ne sachant pas réellement quoi dire. Hochant les épaules elle le regarde de nouveau le regard presque vide.

« Pas grand-chose tu sais ; cela ne fait que quelques mois que je suis mercenaire ; j’ai fini mes trois années d’intégration mais je considère être toujours en apprentissage. J’ai accompagné les caravanes à Roc-Epine et j’ai vu ces mages touchés par la maladie. Nous sommes bien peu de choses. L’homme s’obstine à combattre, la guerre en Faërie et Ibelene est bien futile à côté de cette épidémie tu ne crois pas ? » elle soupire révélant tout haut ses pensées. Il est bien le premier auprès de qui elle se dévoile. Y compris auprès de sa mère Anaïs ne s’est pas confiée sur son point de vue à l’égard de cette guerre assassine. Elle si réservée a pour la première fois exprimé à haute voix son questionnement intérieur.


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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Mer 21 Mar - 21:02

La petite ne savait pas lire ? Etonnant. Serenus aurait pensé le contraire. Lui avait fait l'effort d'apprendre. Il se rappelait encore les longues séances avec un vieux professeur de la Volte, qui affectionnait autant les livres que le vin. Serenus avait fait preuve de beaucoup de patience, et d'une volonté de fer. Et il était parvenu à ce résultat : il savait lire, avec quelques petites difficultés, et il écrivait plus ou moins bien. Un enfant ayant suivi le même apprentissage faisait mieux que lui mais bon, on faisait avec ce qu'on avait. Le guerrier était cependant fier d'être capable de déchiffrer les messages qu'on lui envoyait. Parfois, il s'amusait même à lire les ordres du jour aux jeunes recrues qui, pour la plupart, étaient aussi illettrés que lui à leur âge. Mais la jeune guerrière, face à lui, avoua que son argent ne servait qu'à son équipement. Anaïs lui proposa malgré cela de prendre des nouvelles pour lui. Serenus sourit. C'était bien gentil de sa part. Il lui répondit alors :

"- C'est bien gentil à toi. S'il est toujours vivant, tu iras voir le vieux Marcel. Donne lui mon nom, et il t'apprendra, à prix réduit. Ramène lui juste une bouteille de temps en temps, et il sera content. Crois moi, c'est toujours utile de savoir lire."

Ils continuèrent à parler de Serenus et de ses projets d’avenir. Le guerrier était plus que décidé à partir de la Volte, préférant laisser son passé derrière lui. Il avait le sentiment que sa vie se ferait à Lorgol. La Volte, c’était son enfance, son insouciance. Il était plus que temps qu’il laisse tout cela derrière lui pour tracer son propre chemin, et rien de tel qu’un déménagement pour démarrer une nouvelle vie. Cela ne voulait pas dire qu’il refusait de retourner dans son ancien foyer de temps en temps ! Il viendrait avec plaisir, au contraire ! Il y avait encore sa mère après tout. Celle-ci avait d’ailleurs exigé de voir sa petite fille au moins deux fois par an. Serenus avait tenté de négocier, en vain. Deux fois par an, il essayerait de se rendre à la Volte, pour que sa mère puisse voir sa petite fille. Après tout, c’était pas plus mal, Ariane verrait les paysages qui avaient vu grandir son père, et irait jouer dans les vastes étendues d’herbe et d’arbres fruitiers dont elle récolterait les fruits. Serenus pensa à sa fille, et l’imagina un peu plus grande. Oui, elle s’amuserait bien ici. Mais elle serait tout aussi bien à Lorgol. Peut-être même entrera-t-elle à l’Académie qui sait ?

En tout cas, Anais ne semblait ne pas comprendre son choix. Elle tenta de lui demander les raisons d’une telle décision, puis essaya de le raisonner, de lui faire la morale, puis elle finit par abandonner. Elle n’insistera plus. Serenus hocha la tête, pour lui signifier que la conversation s’arrêtait là. Elle décida alors d’évoquer sa femme et son enfant, et Serenus lui répondit en lui désignant un étal où se trouvait sa famille. Anais lui répondit qu’ils étaient bien beau, et cela fit rougir de fierté le jeune père. Il lui promit qu’ils iraient les voir plus tard, et il demanda à la jeune femme de parler d’elle. Elle soupira, et haussa les épaules. Elle répondit que cela ne faisait que quelques mois qu’elle avait fini ses trois années d’étude. Elle a accompagné les caravanes transportant les malades de cette étrange épidémie jusqu’à Roc Epine. Elle estimait que la guerre était bien futile à côté de cette maladie. Serenus répondit :


« - J’y étais aussi. J’ai vu la femme que j’aime dépérir sous mes yeux. Elle a survécu, mais elle m’en veut de l’avoir aidé, par fierté sans doute. J’ai escorté les caravanes moi aussi… Mais j’ai eu l’impression que la guerre, la maladie, tout était lié,... Je dois sans doute me faire des illusions. »

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Ven 23 Mar - 22:38

Pour l’instant tout se passe trop bien. Anaïs a l’espoir que le calme perdurera tout du long. Elle espère que leur présence suffira à décourager les quelques fauteurs de trouble. Quoi qu’il advienne, elle profite de cette rencontre impromptue pour dialoguer avec Serenus. C’est surprenant qu’ils n’aient point échangé jusqu’à aujourd'hui. C’est bien pour cela qu’elle compte rattraper un tant soit peu le temps perdu.

Chacun leur tour ils se confient. La révélation de son illettrisme semble surprendre Serenus. Elle sourit à sa proposition. Jusqu’à présent, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture ne faisait pas partie de ses priorités. Mais son argument a trouvé une oreille attentive et il a le don de la faire réfléchir.

Songeuse elle ajoute « Je me demande si réellement je serai capable d’apprendre ; j’ai toujours été peu assurée tu sais. Il va sans dire qu’avec un peu de travail je devrais y parvenir. Il t’a fallu combien de temps pour apprendre ? ». Après tout, c’est lui qui lui a glissé cette idée pour le moins saugrenue en tête. A présent, elle a besoin d’être rassurée. Cet apprentissage est certainement bien moins long que celui du combat mais elle a peur d’échouer.

Elle se souvient de l’apprentissage du combat. Elle a douté bien des fois. A à un moment, sa mère avait même hésité à poursuivre l’enseignement. Il avait fallu toute la force de caractère de la jeune fille pour qu’elle se ressaisisse et qu’elle poursuive. Aujourd’hui, elle est fière de ce qu’elle est devenue.

Comparativement, son appréhension est bien mineure vis-à-vis des douleurs endurées par les mages lors de cette escorte. Elle en fait part à Serenus. Elle exprime tout haut ce qu’elle pense du conflit entre les deux empires avant de réaliser qu’elle s’est peut être trop vendue. Les paroles du guerrier la tirent de sa rêverie. Elle se rend compte de sa maladresse et balbutiant elle lui dit.

« Probablement as-tu raison oui ? Donc si je comprends bien ton épouse est mage ? Je n’avais aucun proche durant cette escorte mais les yeux de ces hommes et de ces femmes m’ont fait me rendre compte que nous étions bien peu de choses » Elle marque un temps d’arrêt avant de poursuivre « Tu as certainement raison : tout est lié. Mais où est ce temps où l’on vivait sans guerre ni maladie ? ». C’est purement une question rhétorique. Elle n’a pas la réponse, lui non plus. Leur rôle à eux est d’accomplir des contrats sans se soucier réellement de ce qu’il se passe en amont.

Un peu plus loin l’attroupement préalablement observé semble se faire plus important, elle plisse les yeux pour observer plus finement et désigne du menton le groupe « Dis voir ça te dirait que l’on se rapproche de ce petit groupe, je l’observe depuis toute à l’heure et il ne me dit rien qui vaille ».


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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Jeu 29 Mar - 21:19

La petite doutait. Mais Serenus en était certain. S'il avait réussi à apprendre à lire, elle pourrait le faire sans aucun soucis. C'était presque attendrissant de voir cette petite guerrière aux cheveux de feu, si sure d'elle d'habitude, douter d'apprendre à lire. C'est pourtant une chose parfaitement faisable ! Certes, ça n'avait pas été facile. Serenus avait beaucoup douté au début. Toutes ces successions de lettres, de caractères, ces points, ces virgules, ces accents. Il s'était vite perdu en essayant d'apprendre à maitriser tout cela. Surtout que son professeur n'était pas du genre facile. Serenus se souvint que la première chose qu'il avait lu au vieil homme était l'étiquette accrochée au bouchon d'une bouteille de vin. Un grand cru, d'après l'homme. Serenus, lui, avait vu bien plus. Cette simple étiquette avait représenté sa victoire contre son illetrisme. Il savait lire, et, rien que par ce fait, cela le plaçait bien au dessus de certains de ses camarades. Il sourit donc, attendri par les doutes de la petite. Il lui dit :

"-T'y arriveras. Si j'ai pu le faire, ça s'ra un jeu d'enfant pour toi. Avec les missions, les déplacements, ça m'a pris presque un an pour apprendre. Mais je me suis pas laissé décourager. S'il faut, le temps que je suis ici, j't'aiderais."

Ils en vinrent à parler d'elle, et elle évoqua le voyage qu'elle avait entrepris jusqu'à Roc Epine, lorsque les mages étaient atteints de cette étrange maladie. Quelle drôle de coincidence tout de même. Ils avaient participés à la même expédition sans pourtant se croiser une seule fois. Il était vrai que Serenus était resté en permanence aux côtés de Melinda. Il n'avait eu ni le temps ni l'envie d'aller vagabonder et d'aller à la rencontre des autres mages malades. Il était à ce moment-là bien assez inquiet pour la femme qu'il aimait. Il parla donc de tout cela à Anaïs, qui lui demanda donc si sa femme était une mage. Puis, elle lui dit qu'il avait probablement raison sur le fait que tout était lié. Serenus, lui, en était presque sur. La guerre lui avait fait comprendre un certain nombre de choses sur le monde qui l'entourait. Et il s'était mis à réfléchir sur les derniers évènements. Il pensait même que la Chasse Sauvage avait un lien avec la guerre. Lequel, il ne pouvait encore le dire, mais c'était comme une intuition.
Il laissa échapper un petit rire et répondit à la jeune femme :

"-Mais ma femme n'est pas mage. Je ne l'avais pas encore épousé à ce moment-là."

Soudain, un attroupement attira son regard. Et Anaïs le remarqua aussi puisqu'elle le désigna et demanda au guerrier de s'approcher. Serenus hocha la tête et, comme à son habitude, prit les devants. Ce n'est pas parce qu'il était un homme cibellan qu'il n'avait pas le droit de s'imposer par Kern ! Il s'écarta d'Anaïs pour se diriger à la droite du groupe, et, la main sur son épée. Il s'approcha suffisamment prêt pour voir ce qui se tramait.

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Sam 7 Avr - 23:29

Elle reste dubitative Anaïs quant à l’utilité de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Peut-être que cela pourrait s’avérer utile, mais elle n’en voit pas l’intérêt à l’heure actuelle. Après tout elle a le temps de se pencher sur la question. Rencontrer la personne mentionnée par Serenus ne l’engage à rien, encore moins à poursuivre. Elle verra bien en temps et en heure. Si les efforts qu’elle devra fournir lui ouvrent des portes pour son avenir, pourquoi pas.

Elle sourit aux propos du guerrier et répond un simple « Merci ». Après tout on lui a toujours dit de ne pas refuser une main tendue pour avancer et l’homme malgré la famille qu’il a à sa charge désormais lui offre de l’aider. Une telle aubaine ne serait pas de refus. Une telle attitude pourrait même le vexer ce que ne souhaite nullement Anaïs.  

« Si tu as le temps entre deux missions et tes obligations de père et de mari peut-être que je pourrai m’employer à apprendre la traduction de ces symboles si tu juges que cela est utile, je veux bien essayer ».

De manière ouverte elle lui avoue son septicisme tout en ne souhaitant pas qu’il s’éterniser sur le sujet. Quant à la nature de l’épouse de Serenus, son erreur la trouble. Elle a jugé de manière bien trop hâtive et contrite elle parvient toutefois à lui dire :

« Oh pardon j’ai cru ; dans la mesure où tu as mentionné la maladie qui a touché les mages j’ai cru que… je me suis trompée, navrée pour l’amalgame ».

L’erreur est humaine mais il doit se moquer de sa remarque. L’attroupement qu’elle désigne du menton s’annonce salvateur d’une issue fâcheuse. D’un pas, il s’écarte d’Anaïs et en quelques enjambées il se rapproche du groupe d’où des voix fortes s’envolent. L’odeur qui en émane ne lui est par ailleurs, pas du tout inconnue.

Elle se racle la gorge, avec la ferme intention de surprendre les hommes. Anaïs s’exprime d’une voix posée « Excusez moi on peut vous aider ? » L’un d’entre eux se retourne presque surpris de voir deux guerriers armés les déranger « Ah non, on ne fait rien de mal, j’vous jure, juste un clochard qui semble avoir trop bu et l’on se demande ce qu’on va bien pouvoir en faire, vous auriez pas une idée vous ? ».

Anaïs secoue la tête ; où est passée cette action espérée ? Pas sur ce marché en tout cas ! Ce n’est pas du ressort de la Guilde de s’occuper des hommes de son espèce même couché à terre victime d’une consommation excessive d’alcool. Toutefois, elle s’agenouille pour relever la tête de l’homme et constate non sans un brin de dépit « Je le connais celui là c’est un habitué ». Elle l’assied contre le mur, le bloquant avec son baluchon afin qu’il ne ne fasse plus mal qu’il n’a déjà avant de se reculer.

« Maintenant déguerpissez ou allez chercher sa famille, l’attroupement n’est pas ce qu’il y a de mieux sur ce marché si vous voulez mon conseil ».

Anaïs se tourne vers le guerrier souriante «  Dommage j’aurais presque aimé un peu d’action, un de ces jours il faudra que l’on s’entraîne tous deux ce serait sympa de croiser le fer tu ne crois pas ? Peut-être même que je pourrai t’apprendre certaines feintes ? Maman m’a tout appris ».

Hochant la tête elle l’invite à le suivre vers le marché afin qu’ils finissent tranquillement leur tournée de surveillance.

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Sam 21 Avr - 19:55

Elle était motivée ! Parfait ! Serenus fit un grand sourire. Apprendre à lire était une entreprise noble. Savoir lire permettait d’avoir accès à toutes sortes de ressources. Serenus se rappelait même avoir entendu un vieillard dire que lire permettait d’avoir accès au savoir, et le savoir, c’était aussi le pouvoir. Serenus avait bien ri ce jour-là. Il savait lire, mais cela n’avait pas fait de lui un capitaine pour autant. Il était toujours Serenus Dardalion, simple guerrier pas très futé. La jeune femme le remercia pour ses encouragements, et lui demanda s’il pouvait l’aider entre deux missions, et s’il avait le temps avec ses obligations de père et de mari. Elle voulait bien essayer d’apprendre. Le guerrier voyait bien qu’elle était encore sceptique sur l’utilité de savoir lire. Mais il en était sur, une fois qu’elle aurait commencé, elle comprendrait. Serenus se contenta alors de sourire et d’hocher la tête. Il pourrait certainement commencer son apprentissage avant de la confier au vieux professeur. Il avait même quelques idées sur la manière d’y parvenir. Maud pourrait surement l’aider. Elle lisait et écrivait beaucoup mieux que lui. D’ailleurs…. En parlant de Maud…. Elle n’était pas très douée pour faire du pain, c’était plus sa mère qui se chargeait du travail. Mais elle pourrait surement se montrer utile en jouant à la gouvernante. Voilà qui les aiderait à arrondir leurs fins de mois une fois arrivés à Lorgol.

Ils en vinrent à parler de Maud, puis de cette horrible épidémie qui avait touché les mages. Serenus raconta, sans citer le nom de la jeune femme, qu’il avait aidé Melinda à voyager jusqu’à Roc Epine. Anaïs cru qu’il parlait de Maud, et Serenus répondit en riant que son épouse n’était pas mage, et qu’elle n’avait pas participé au voyage. Serenus avait parlé de Melinda comme étant « la femme de sa vie », il était normal que sa collègue pense que c’était Maud et non pas Melinda qu’il avait escortée. Après tout, elle ne connaissait pas Melinda, elle ne pouvait pas savoir…. Serenus sourit en pensant à Melinda, à son sourire. Il pensa à son rire et eut soudain envie de la revoir. Il décida alors de tout faire pour la retrouver quand il serait à Lorgol. Maud ou pas, il irait revoir Melinda. Il devait s’excuser, lui expliquer, s’assurer qu’elle allait bien après tout ce qui s’était passé… Il revint à Anaïs qui était confuse. Il lui fit un sourire rassurant et lui dit :

« - T’inquiète. J’ai parlé de la femme que j’aime, c’est normal que t’ai tout d’suite pensé à Maud. Mais, t’sais, j’lai épousé pour notre fille, c’est tout. »

Un attroupement attira leur attention. Serenus s’approcha, jouant le dur à cuir en colère. Il reconnu plusieurs des hommes, certains même lui firent un sourire. Serenus se détendit. Anaïs, en revanche, demanda s’ils pouvaient les aider. Ils virent alors un clochard ivre, allongé inconscient sur le sol. Les hommes attroupés autour riaient bien. Le guerrier le connaissait bien aussi. Combien de fois l’avait-il sorti du fond du trou pour l’empêcher de mourir d’une consommation d’alcool excessive ? Combien de fois avait-il été chercher du pain dans sa propre boulangerie pour le nourrir ? Un vrai cas désespéré, mais on ne pouvait pas lui en vouloir. Il était comme ça. Serenus regarda Anaïs redresser l’homme, puis ordonner aux autres de partir chercher de l’aide. Les gars lâchèrent tous des soupirs, visiblement déçus de ne pas avoir pu s’amuser. Serenus serra la main de chacun d’entre eux, demanda des nouvelles de leur famille, et félicita même l’un d’eux qui venait d’avoir un fils. Il regarda ensuite les hommes s’éloigner et rejoignit Anaïs qui lui avoua qu’elle aurait aimé avoir un peu d’action. Puis, elle lui demanda s’ils pourraient s’entrainer, et elle lui dit qu’elle pourrait même lui apprendre des feintes. Serenus éclata de rire, il lui répondit :

« - Ca s’ra plutôt l’inverse p’tite. J’connais ta mère, j’connais sa manière de se battre. Ses feintes, je les connais aussi. Par contre, j’pourrais surement t’montrer un ou deux trucs s’tu veux. »

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Lun 23 Avr - 23:43

Le contrat se poursuit tranquillement tout comme l’échange entre les deux guerriers. Pour l’instant la jeune femme ne s’attendait pas du tout à ce que l’issue de leur échange la conduise à avoir envie d’apprendre à lire et écrire. Il n’est pas dit qu’elle n’honorera point sa promesse d’essayer mais de là à oublier son désir initial de protéger et de se battre il en est simplement hors de question. Elle lui fera plaisir à Serenus en allant voir son ami et verra quel temps elle pourra accorder à ces quelques leçons.

Adroitement elle ramène la discussion sur cette femme dont Serenus semble amoureux et les mots qu’il emploie la laisse perplexe au point qu’elle se retourne le regardant pour le moins éberluée d’une telle révélation. Cette Maud qu’il a épousée n’est sa femme que par la force des choses ? Elle est surprise et aimerait bien le questionner un peu plus sur l’autre personne, son grand amour. Elle va pour enchaîner, formuler une question mais elle s’interrompt en remarquant le groupe un peu plus loin. Son camarade s’en est sorti l’espace de quelques minutes et de disperser les quelques individus.

Elle installe l’homme inconscient contre le mur et invite Serenus à la suivre par la suite lui quémandant même un entraînement. La réponse de l’aîné rajoute un peu au malaise qui se fait perceptible en Anaïs. Ce surnom de p’tite cela fait fort longtemps qu’on ne l’a pas rabaissée ainsi. Elle s’interroge sur le ton de son partenaire : est-ce de la moquerie ? De la condescendance ? De l’ironie ? Juste de la sympathie ?

Des questions se succèdent auxqu’elles aucune réponse n’arrive. Elle invite Serenus à la suivre alors qu’ils regagnent cette fois-ci le marché. Déjà quelques étals commencent à replier bagages les affaires déjà vendues les propriétaires repartant à leur labeur ailleurs. Elle avance d’un pas décidé, rapide témoin d’un agacement manifeste. Puis un peu plus loin à l’abri des oreilles mais toujours à distance légale de leur lieu d’exercice elle répond à son aîné.

« Je suis surprise Serenus de tout ce que tu m’as dit depuis toute à l’heure ; l’amour est un sentiment que je ne connais pas à ce jour mais cet enfant n’est il pas le symbole de celui-ci ? Là où il y a la vie il y a l’amour non ? Ou suis-je vraiment stupide à ce point ? » elle poursuit « Quant au fait de m’apprendre ce sera avec grand plaisir mais je ne suis pas ma mère Serenus, elle m’a appris ce qu’elle sait mais tout est fait pour s’améliorer tu ne crois pas ? Je ne me repose pas sur mes acquis ; je ne prétends pas être plus douée que toi ou même que les autres membres de la Guilde non ; nous avons chacun et chacune nos capacités même l’homme ou la femme non formée aux maniements des armes est apte avec un peu d’entraînement à nous égaler tu ne crois pas ? ».

Après tout Anaïs revient de loin ; petite, elle ne savait pas du tout quel chemin choisir et le Destin lui a montré sa voie. Elle a douté mais elle a travaillé et elle continue encore à s’exercer aussi elle poursuit « Il n’y a pas de p’tite qui tienne, il y a une personne probablement plus novice, pas aussi habile avec une cravache que ne l’est une Compagne mais habile avec une épée ça je peux te le promettre » dit-elle avec un petit clin d’œil. La comparaison est fleurie et peut porter à sourire alors qu’Anaïs taquine gentiment Serenus.

spoiler:
 

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Mer 2 Mai - 21:27


Décidément cette petite avait encore beaucoup à apprendre sur la vie. Serenus l’enviait. Le temps où il avait eu son âge était derrière lui, et, maintenant qu’il était chef de famille, il avait l’impression que cela faisait des siècles qu’il n’avait pas pensé comme elle. Mais c’était aussi une femme. Et c’était bien connu que les femmes rêvaient. Contes de fées, princes charmants, pouah ! Les hommes étaient loin d’être des princes charmants. Le dernier jeune homme noble que Serenus avait croisé se grattait généreusement l’entrejambe. Serenus s’en rappelait comme si c’était hier. C’était à un repas chez les Du Mistral, il y avait beaucoup d’invités, dont ce jeune noble, fils d’un autre lunatique Outreventois dont il avait oublié le nom. Serenus se rendait dans la salle des gardes, en quête d’un morceau de pain pour se remplir le ventre, quand il avait surpris le jeune homme. Leurs regards s’étaient croisés et… Pourquoi pensait-il à ça ? Il n’avait pas besoin de raconter ça à Anaïs, elle découvrirait tôt ou tard que les hommes n’étaient pas des princes charmants, et que le parfait amour n’existait pas.

Il l’écouta parler d’amour et d’eau fraiche, et cela lui fit lever les yeux au ciel. Son innocence était attendrissante, mais agaçante à la longue. Il se tourna vers elle et lui dit avec un petit sourire taquin :

« Tu sais, j’suis un homme. Les hommes pensent pas tout le temps à l’amour. J’suis peut-être un idiot fini mais… J’ai pas été amoureux. Pas une seule fois. La seule femme que j’aime est à Lorgol, et elle ne veut pas de moi. Ariane n’est née que parce que sa mère et moi avons fait une erreur. C’est tout. Nous nous sommes unis pour elle. » Il se tut, regarda autour de lui et soupira : « Tu verras, l’amour, c’est compliqué. »

Elle continua, visiblement vexée de la réponse de Serenus qui avait refusé son offre. Elle lui dit que tout était fait pour s’améliorer. Elle ne prétendait pas être douée, mais il fallait toujours s’entrainer car elle ne voulait pas se reposer sur ses acquis. Serenus leva un sourcil. Elle n’avait pas tort. Elle lui dit qu’il n’y avait pas de p’tite qui tienne, et qu’elle était sans doute plus habile avec une épée qu’avec une cravache. Le guerrier souffla par le nez, refusant de se sentir offensé. Il l’était, mais il l’avait cherché aussi. Il pourrait bien s’entrainer avec elle, cela ne lui fera pas de mal. Il haussa les épaules et lui dit :

« - Tu marques un point. Faudra qu’on s’entraine, histoire que je voie de quoi tu es capable… » Il sourit quand il repéra la silhouette de son épouse et, tout en marchant dans sa direction, il reprit : « En parlant de ça, faut que j’te présente une Chevaucheuse, elle suit un entrainement à l’épée avec moi mais, après mon départ pour Lorgol, elle n’aura plus personne. Tu pourrais t’en charger si tu veux. »

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Ven 4 Mai - 22:58

Anaïs poursuit ses allers et retours entre les étals alors que l’échange avec Serenus s’aventure dans des coins qu’elle n’aurait même pas imaginé ce matin au réveil. Tout est parti d’un banal échange pour aboutir à un échange de point de vue sur la notion de l’amour qui unit deux personnes. La jeune femme est complètement novice sur ce point. Elle se souvient d’elle enfant rêvant avec ses poupées. Elle était à cette époque-là fort innocente et juvénile. Puis le temps s’est écoulé et avec lui l’innocence de l’enfant. Toutefois, la guerrière n’a pas oublié son cœur d’enfant et d’espoir d’un mariage d’amour.

C’est la déception qui se lit sur le visage d’Anaïs lorsque Serenus évoque un mariage sans amour. Le fait qu’il ait été conclu pour l’enfant qu’ils ont conçu lui arrache un soupir de satisfaction étouffé comme elle peut afin qu’il ne se vexe point d’une telle manifestation. Elle entend la leçon qu’il lui administre sur les relations humaines. La jeune guerrière est âgée de 28 ans, elle sait qu’à son tour elle devra se trouver un mari mais elle n’est simplement pas prête à cela. Elle pourrait se confier à Serenus, lui avouer sa peur de se lier. Mais au-delà de cette crainte c’est surtout la peur de perdre en assurance dans la tenue de son arme qui se fait percevoir. Anaïs a encore des années à effectuer au sein de la Guilde pour être reconnue à sa juste valeur. Devenir mère, même si son enfant est gardé l’éloignera de ses missions, c’est bien pour cela qu’elle n’est pas prête à s’unir à qui que ce soit pour l’instant.

Les paroles de l’homme la tirent de sa rêverie. Elle était fort vexée de ce terme de petite. Il viendra le temps où il regrettera de l’avoir sous évaluée. Elle ne se prétend pas meilleure que lui-même ou que sa mère par exemple mais elle voudrait simplement qu’on lui laisse sa chance de prouver ce qu’elle vaut. Un sourcil haussé et elle s’arrête alors qu’il lui indique vouloir se battre à la loyale avec elle afin d’estimer son niveau.

« Mais avec grand plaisir quand tu veux Serenus mais pour l’instant, mieux vaut finir ce qu’on a à faire tu n’crois pas ? ». Elle se détend peu à peu alors que le soleil brille bien haut cette fois-ci. Le marché va bientôt toucher à sa fin tout comme leur mission. Par contre les derniers mots du guerrier aiguisent sa curiosité « Une amie à former ? Tu crois que je serai assez forte pour lui apprendre ce dont elle a besoin ? ». Moqueuse cette fois ci elle enchaîne, croisant ses bras sur sa poitrine elle s’adresse une pointe d’ironie dans le regard « Tu n’crois pas que j’suis trop p’tite pour cela ? ».

Oui elle est vexée de ses paroles, elle a la rancune tenace et elle compte bien obtenir des excuses rapides de l’homme qui lui fait face quoique ça lui coûte.

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Sam 12 Mai - 10:10


Elle était déçue. Cela se lisait sur son visage. Elle s’était sans doute imaginée que Serenus et Maud s’aimaient passionnément et que leur mariage n’était que le fruit de cet amour. Elle était encore bien naïve. Mais Serenus la pardonnait, elle était jeune, après tout. Mais il pouvait avouer que son comportement était loin d’être irréprochable. Il ne conseillerait à personne de s’en inspirer. Les deux guerriers marchèrent encore un moment, et ils changèrent de sujet. Serenus laissa échapper quelques paroles qui vexèrent la jeune femme, et il essaya de se rattraper en lui proposant un petit entrainement. Après tout, cela ne lui fera pas de mal, ni à elle, ni à lui. La jeune femme lui dit que ça serait avec grand plaisir, mais qu’il valait mieux d’abord finir ce qu’ils avaient à faire. Serenus hocha la tête. Ils marchèrent encore un moment et Serenus proposa alors de laisser l’entrainement d’Abigaïl entre les mains d’Anaïs. Celle-ci du sentir sa curiosité s’éveiller car elle lui demanda si elle serait assez forte pour lui apprendre tout ce dont elle avait besoin. Serenus haussa les épaules et répondit :

« - Elle a déjà appris les bases... Il faut surtout qu’elle s’entraine et s’améliore sur quelques petites choses. C’est une chevaucheuse, elle sait déjà ce que ça fait de s’battre. »

Anaïs lui demanda, avec une pointe d’ironie dans le regard, si elle n’était pas trop petite pour cet entrainement. Serenus sourit, amusé. Elle ne digérait toujours pas ce que le guerrier lui avait dit. C’est qu’elle était rancunière par Kern ! Serenus laissa quelques secondes de silence s’installer entre eux, le temps de serrer la main d’un vieil ami d’enfance qui passait par là. L’avantage d’avoir grandi dans ce coin de la Volte, c’est qu’on connaissait absolument tout le monde. Et il était rare de faire cinq mètres sans avoir serré la main à au moins trois personnes. Le guerrier prit le temps de prendre des nouvelles de la femme de son ami, puis il rejoignit Anaïs. Il finit par lui répondre, avec une pointe d’humour dans la voix :

« - Oh tu sais, entre p’tites, vous devriez bien vous entendre, j’me fais pas de soucis. »

Ils arrivèrent devant le stand où travaillait sa mère et sa femme. Serenus passa de l’autre côté, attrapa sa fille et déposa un gros baiser sur sa minuscule joue. Maud sourit et inclina la tête devant la guerrière. Elle était visiblement impressionnée qu’une jeune femme comme Anaïs ait pu devenir une guerrière aussi talentueuse. Serenus lui avait plusieurs fois parlé d’elle, sans toutefois chercher à la rencontrer. La mère de Serenus salua la jeune femme et lui demanda des nouvelles de sa mère. Pendant ce temps, Serenus échangea quelques mots avec Maud à propos de leur fille. C’était quand la dernière fois qu’elle avait mangé ? Avait-elle bien dormi cette nuit ?
Enfin, Serenus se tourna vers Anaïs et lui dit :

« - Voici Ariane. Elle a quatre mois. »

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Lun 21 Mai - 18:17

Anaïs surveille les allers et retours tout en poursuivant sa discussion avec Serenus. Concrètement elle ne le pensait pas ainsi cet homme de la Volte. Puis d’autres questions se succèdent dans sa tête. Les hommes sont-ils tous du même acabit ? Elle approche la trentaine la guerrière et elle n’a guère pensé à chercher un conjoint. Elle s’interroge d’ailleurs. A quoi sert de trouver un mari si ce dernier ne l’aime pas ? Cela est vraiment fort ridicule. Il est grand temps pour elle de quitter cette enfance un peu innocente et de mettre un pied dans la vraie vie. L’échange avec Serenus lui a ouvert les yeux. Il faudrait peut-être qu’elle en discute avec d’autres ou même sa mère pour cerner la vérité du mensonge.

Serenus semble lui faire confiance en mentionnant la Chevaucheuse dont elle pourrait parfaire la formation. Un rire jaune s’échappe de sa gorge alors qu’elle mentionne les paroles du guerrier quelques minutes plus tôt. Toute aussi innocente soit-elle, la jeune guerrière n’est pas née de la dernière pluie. Le fossé est étroit entre la moquerie et le profit et elle juge son camarade au travers de ses paroles aussi moqueuses soit-elle.

« Si tu m’fais confiance j’dis pas non pour la former, on verra bien ce que je vaux ainsi » d’un ton acerbe et poursuivant « Encore faudrait-il qu’elle accepte que ce soit une femme qui la forme ». Elle ne sait pas exactement d’où est originaire la Chevaucheuse, la Volte ou toute autre ville ? Il mentionne la petitesse de la femme ce qui fait probablement référence à un jeune âge. Anaïs pourrait continuer ses questions mais elle n’en fait rien alors qu’il se rapproche d’un étal que Serenus contourne. Elle reconnaît la femme qui la salue et lui adresse son respect non sans rester sur ses gardes. Le travail n’est pas fini et une attention baissée pourrait avoir de fâcheuses conséquences sur le bébé que Serenus tient dans ses bras.

Anaïs s’accorde un instant de répit toutefois en détaillant l’enfant qui retrouve les bras de son père.

« Elle est fort mignonne » Dit-elle en parlant d’Ariane « Désolée je ne m’y connais pas grand-chose en enfant mais ce qu’il y a de sûr c’est que je crois qu’elle a le nez de son papa » avec un clin d’œil envers son camarade. Anaïs est mal à l’aise mine de rien face aux retrouvailles entre membres de la même famille. Elle ne sent décidément pas à sa place au moment où le marché commence à se vider sonnant le glas de la fin de leur mission.

« Vous aurez besoin d’aide pour tout ranger ou cela va aller ? ». Ce faisant, elle désigne les étals « Semble que notre mission touche à sa fin cette fois-ci Serenus, ce fut un plaisir de te revoir et je te souhaite le meilleur pour toi et ta belle petite famille ». Pas de mention d’amour ni quoi que ce soit d’autre juste un regard complice échangé avec cette ami d’une jeunesse oubliée. Déjà d’un pas elle commence à s’éloigner sans quitter du regard l’homme guerrier.

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