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 Maintien de l'ordre en bonne et due forme

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Les Guerriers
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Message Sujet: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Lun 5 Fév - 19:57


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Anaïs Belécu & Serenus Dardalion

Maintien de l'ordre en bonne et due forme

Un marché si tranquille



• Date : 20 décembre 1002
• Météo (optionnel) : Froid, sec mais beau
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Anaïs est en mission au marché local de la Volte quand elle rencontre Serenus, guerrier tout comme elle. Elle décide d'aller lui parler. En principe tout devrait bien se passer : des guerriers qui surveillent que tout se passe bien, des étals qui s'installent, des clients, mais on n'est jamais trop prudent !
• Recensement :
Code:
• [b]20 décembre 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3326-maintien-de-l-ordre-en-bonne-et-due-forme#123448]Maintien de l'ordre en bonne et due forme[/url] - [i]Anaïs Belécu & Serenus Dardalion[/i]
Anaïs est en mission au marché local de la Volte quand elle rencontre Serenus, guerrier tout comme elle. Elle décide d'aller lui parler. En principe tout devrait bien se passer : des guerriers qui surveillent que tout se passe bien, des étals qui s'installent, des clients, mais on n'est jamais trop prudent !

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Lun 5 Fév - 19:59

Anaïs est parmi les étals en surveillance du marché local. Anaïs sait ce qu’elle doit faire. Son devoir est de maintenir le calme. Elle est jeune, la guerrière et elle ne rechigne à nulle mission. Celle-ci n’est pas des plus prestigieuses mais elle lui permet de se faire son pécule.

Le temps est sec mais froid et Anaïs frissonne alors que son regard est attiré par une cagette qui tombe faisant rouler quelques fruits et légumes. Les cris du marchand envers son apprenti la font sourire. Elle hésite un instant à aller donner un coup de main. Elle sait qu’elle ne doit pas s’éparpiller et doit rester sur ma mission initiale. Puis soupirant, elle contourne le dit étal et, à proximité de voix, s’exprime d’une voix douce mais assurée :

Soyez vigilants tout de même, on ne sait jamais qui pourrait profiter d’une telle aubaine de ces fruits offerts si gracieusement”.

Anaïs reste debout aux côtés de l’homme et de l’apprenti pendant qu’ils ramassent leurs produits. Elle a une vision circulaire vérifiant qu’aucun mendiant ne profite de l’aubaine. C’est ainsi qu’elle opère. Elle n’aime pas quand le désordre a la voix au chapitre. Alors que les deux hommes ont terminé leur rangement, elle s’agenouille prenant une pomme et la lance au plus jeune d’entre eux.

Tenez, vous en avez oublié une et veillez à ce que ça ne se renouvelle pas, l’on a guère besoin que vous semiez plus de trouble qu’il n’en existe déjà, voulez vous ?”.

Anaïs fait un clin d’oeil en repartant afin qu’ils soient conscients qu’elle ne leur veut aucun mal. Dans ses préceptes, ce marché se passera bien seulement si chacun y met du sien. Les débordements n’ont pas lieu d’être, aucune incartade ne sera tolérée. Il n’est pas possible qu’il en soit autrement. A peine plus loin, elle remarque une personne un peu plus âgée qui commence à se rapprocher d’un étal mais aussi des enfants qui courent. La vie anime peu à peu la place.

Anaïs ne reste pas sur place, poursuit ses allers et retours et reste pour l’heure assez discrète. Un peu plus loin, vers un autre étal elle aperçoit un guerrier également seul. Ils sont tous de la Volte mais celui-ci fait partie de ceux qu’elle connaît le mieux. C’est le fils du boulanger. Il arrivait quelques fois qu’ils se croisent dans les rues, quand ils étaient enfants. Ils n’avaient jamais parlé des heures durant et les échanges étaient plus de la politesse qu’autre chose.

Toutefois, se trouver sur cette mission en même temps que lui pouvait permettre qu’ils fassent un peu plus connaissance. Elle le contourne sans un bruit et arrivant à ses côtés elle regarde, tout comme lui, un musicien qui s’installe pour égayer le marché.

Salut” un seul mot augure d’un malaise perceptible. Elle aurait presque envie de repartir mais elle enchaîne le plus simplement du monde “Comment vas tu Serenus ?” Une simple courtoisie pour démarrer une collaboration dans cette mission qui leur incombe.
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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Sam 10 Fév - 19:40

Une journée comme une autre. Une journée de travail, une journée à veiller à ce que le marché quotidien se déroule dans de bonnes conditions. Combien de fois Serenus avait-il parcouru les nombreux étals de la Volte ? Combien de fois s'était-il arrêté pour parler avec de vieux amis, pour grignoter un morceau avec le boucher, pour complimenter les créations du boulanger qui avait remplacé le père Dardalion. Serenus, nostalgique, marchait, la main sur son épée. Cela faisait longtemps qu'il n'était pas revenu ici, chez lui. La guerre avait fait de lui un presqu'étranger. Il croisa les regards étonnés de ceux qu'il connaissait, et quelques uns osèrent même lui demander où est-ce qu'il était passé. Serenus répondait souvent par ces quelques mots : "A la guerre". Et ceux qui l'avaient accosté se contentaient d'hocher la tête, ou de lui glisser quelques mots de compassion. Il regarda autour de lui. Sa femme ne devrait pas tarder à arriver. Elle avait décidé de se rendre utile et, avec les conseils de la mère de son époux, elle commençait à cuisiner. Elle apprenait ce que Serenus avait appris quand il était enfant, et ce qu'il avait toujours refusé de faire : l'art de faire le pain et les pâtisseries. Le boulanger actuel ne voyait pas cela d'un très bon œil mais, comme Maud était encore novice, il la laissait faire. Après tout, il avait sa clientèle et ne risquait pas de se faire dépasser par la jeune Maud du Mistral. Il n'avait pas à s'en inquiéter puisque les époux partiraient dés qu'ils auraient réuni assez d'argent pour effectuer le voyage jusqu'à Lorgol.

Un cri de bébé lui fit relever la tête. Maud, Ariane, et la mère de Serenus se dirigeaient dans sa direction. Serenus sourit, les rejoignit, et embrassa le front de sa fille. Il recula de quelques pas ensuite pour les laisser aller vers leur étal, puis il décida de retourner travailler. Le marché était grand, et, s'il y avait quelques guerriers pour surveiller tout ça, la présence de Serenus restait indispensable. Il s'éloigna, souriant à la pensée de savoir que sa mère semblait être revenue à la vie depuis la venue de Maud. La vieille femme semblait ne pas avoir encore pardonné à son fils tous ses actes et ses erreurs, mais elle appréciait sa nouvelle belle-fille, et idolâtrait la petite Ariane. Serenus frissonna lorsqu'un courant d'air frais se glissa sous son armure. L'hiver était vraiment la meilleure et la pire des saisons. La pire à cause du froid, mais la meilleure pour ce que cela apportait : les soirées au coin du feu, les bonnes tasses de tisane...

Serenus était en train de songer à aller boire une chope de vin chaud quand il sentit une présence à ses côtés. Il tourna la tête, pour croiser le regard d'une jeune guerrière, elle aussi originaire de La Volte. Une petite rousse au regard pétillant de vitalité et qui ne semblait demander qu'une seule chose : "Mettez moi à l'épreuve". Serenus n'avait jamais eu l'occasion de faire connaissance avec elle. Il était souvent en déplacement et, sa réputation l'y aidant, il était constamment appelé à droite à gauche. Après tout, on ne l'appelait pas "l'Inébranlable" pour rien. Néanmoins, il l'avait suffisamment croisé pour connaitre son visage, et pour apprécier de la voir dans cette armure. Il se rappelait l'avoir plusieurs fois vu quand ils étaient enfant. Mais l'écart d'âge entre les deux n'en avait pas encore fait de grands amis. Serenus, quand la petite rousse grandissait, avait alors ses propres préoccupations.

Il laissa échapper un sourire, devant le malaise de la jeune femme. Pourquoi une telle gêne ? Elle était amoureuse ou quoi ? Serenus se savait plutôt joli garçon, et ce, malgré sa balafre. Mais, pour l'heure, il n'avait pas envie de jouer au séducteurs, surtout avec Maud et la mère Dardalion dans les parages. Il se contenta donc de répondre à la jeune femme avec un :

"- Salut. J'vais bien et toi ? Tu d'vrais te couvrir un peu plus. Y fait pas chaud."

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Mer 14 Fév - 19:18

Elle est un peu nerveuse Anaïs alors qu'elle s'est rapprochée de Serenus. Elle n'a pas pour habitude de faire le premier pas pour s'entretenir avec les autres. Malgré tout, elle sait qu'il faut qu'elle prenne confiance en elle. Elle ne le connaît pas plus que cela malgré des échanges de regard lorsqu'ils étaient enfants. La différence d'âge y est pour beaucoup. Son regard dérive pour observer la vie qui s'installe sur la place, elle écoute le musicien qui débute une mélodie. Ces notes qui envahissent l'air la troublent un instant comme ce jour à l'opéra. Elle se ressaisit toutefois, ce n'est pas le moment d'oublier son travail. Elle a un rôle au sein de ce marché, surveiller que tout se passe bien.

La réponse de Serenus la fait sourire et elle rougit un peu. Elle regarde son habit de guerrière et hausse un sourcil tout en inclinant la tête discrètement. Elle n'a pas froid malgré ce qu'il prétend. Elle a bien pensé à tout ce qu'il lui fallait avant de partir. C'est ainsi qu'elle est de toute manière minutieuse jusque dans sa tenue. Sous celle-ci se trouvent les épaisseurs afin d'éviter de se trouver gênée par le froid hivernal de la Volte. Elle est une enfant du pays après tout et le froid ne l'a jamais dérangée tant qu'elle s'habillait comme il faut. Alors qu'elle va pour lui répondre, le cri d'un enfant lui fait tourner la tête. Elle remarque cette femme qui s'est rapprochée d'un étal et sourit. Jusqu'à présent, elle ne s'est jamais attardée à s'occuper de sa vie personnelle. Porter un enfant pour une femme de la Volte est flatteur et sa mère l'a déjà interrogée sur ses relations. C'est à l'issue d'un de ces échanges qu'Anaïs a compris qu'elle devait s'ouvrir un peu plus envers les autres. Elle est protectrice envers ses clients et ses proches, mais il est peut être grand temps qu'elle s'occupe d'elle et de son avenir. Secouant la tête elle répond doucement mais de manière fort surprise au guerrier.

« Moi froid ? Je suis surprise Serenus. Je suis une enfant du pays tout comme toi et l'on sait fort bien s'habiller afin d'éviter que le froid ne nous glace non ? » elle reste perplexe mais poursuit simplement « En ce qui me concerne je vais très bien, je suis heureuse de te revoir ; l'on n'a jamais vraiment échangé nous deux ». Elle s'est exprimée fort longuement et s'empourpre un peu de d'audace qui ne lui ressemble pas. Elle s'éloigne d'un pas et désigne les autres étals

« Si l'on bougeait un peu de toute manière, il convient que l'on fasse le tour de ce marché, si tu restes ainsi debout, c'est toi que le froid va transformer en statue ». Elle le protège bien malgré elle. Le devoir est tel qu'ils ne doivent pas se maintenir immobiles de la sorte. Si le client les voit converser sans surveiller, ils risquent d'avoir des ennuis. Anaïs va pour s'éloigner mais s'inquiète de son camarade de mission et de son devenir.

« Cela fait fort longtemps que l'on ne t'a pas vu par ici Serenus, je me trompe ? Le manque de la ville se faisait ressentir ? »


Cela fait un certain temps qu'elle ne le voit plus dans les rues de la Volte et son absence la surprend. Il a perdu son père, sa mère a vendu la boulangerie mais cela n'empêche que l'homme est de la Volte et comme toute personne originaire de cette ville, il est de son devoir de s'inquiéter pour eux.

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Mer 14 Fév - 20:02

La réponse de Serenus la fit rougir, ce qui le fit lever un sourcil. Un rougissement, ça voulait tout dire. Serenus avait vu suffisamment de filles rougir devant lui pour savoir que ce n'était pas du au froid ou à la chaleur. Il sourit, et lança un discret regard en direction de l'étal où travaillait sa mère et sa femme. Maud avait beaucoup rougi le jour où il lui avait adressé la parole pour la première fois. Elle était heureuse d'avoir un cibellan comme garde du corps et, curieuse, elle l'avait vite harcelé de questions sur sa vie, sur ses missions. Serenus s'était montré plutôt bavard et, ce qui lui avait plu chez Maud, c'est qu'elle l'avait écouté, les yeux rivés dans les siens, avec une telle attention... Serenus s'était senti flatté. Puis, une chose en entrainant une autre, ils avaient fini par se retrouver dans le même lit, le temps d'une soirée. Puis cette soirée avait été suivie par une deuxième, puis une troisième, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'elle tombe enceinte d'Ariane. Serenus, malgré les conséquences quasi désastreuses de ses actes, ne regrettait rien. Enfin, presque rien. Il serait au comble du bonheur si ça avait été Melinda et non Maud qu'il avait épousé.

Anaïs lui répondit, sur un ton de surprise, et lui dit qu'elle était une enfant du pays, tout comme lui, et qu'elle savait donc s'habiller pour ne pas avoir froid. Serenus laissa échapper un petit rire. Les hivers en Cibella n'étaient pas si horrible. Il n'avait jamais été en Valkyrion mais il avait entendu une rumeur comme quoi certains messages n'arrivaient jamais car les messagers gelaient en route. Oui, ils gelaient. De vrais glaçons. Pas étonnant à ce que les Kyréens soient aussi peu émotif. Mais ils le devraient. Les émotions, ça réchauffe. La jeune guerrière poursuivit en lui disant qu'elle était heureuse de le revoir, car ils n'avaient pas vraiment eu l'occasion d'échanger tous les deux. Serenus hocha la tête. La différence d'âge y était pour beaucoup. Quand elle était une enfant, lui était déjà un adolescent et il rêvait déjà d'armures et d'épées. Le guerrier répondit donc :

"- Moi aussi j'suis content. T'es l'une des rares que je ne connais pas vraiment. En même temps, j'étais souvent en déplacement."

Anais lui proposa d'aller faire le tour de ce marché, sinon ils risqueraient de geler sur place. Serenus, lui, voyait plutôt une autre raison. Elle craignait de se faire réprimander si on la surprenait à rester immobile, tout en discutant avec un frère d'arme. Cette petite voulait vraiment bien faire, et se faire bien voir. Pas étonnant, il n'y avait que comme cela qu'on progressait vite. Sinon, pour progresser, y'avait les missions dangereuses. Serenus, lui, optait pour la deuxième possibilité. Il était bien connu que Serenus se fichait de la morale, et que cela lui avait souvent attiré des ennuis. S'il parvenait à se faire une réputation, c'était en réalisant des exploits digne des plus grands combattants.
Le guerrier se contenta d'hocher la tête, et il suivit la jeune femme alors que celle ci commençait à s'éloigner. Il avait remarqué qu'elle avait encore rougi. Une vraie lanterne celle-là. Elle serait bientôt aussi rouge que ses cheveux à ce train-là. Serenus passa une main dans ses cheveux et se hâta de la rejoindre quand elle lui dit que cela faisait un moment qu'on ne l'avait pas vu par ici, avant de lui demander si la Volte lui avait manqué. Serenus haussa les épaules et répondit :

" J'ai eu pas mal de soucis. J'ai du aller au front pendant presque une année. J'suis revenu pour me faire un peu d'argent. Je repars bientôt pour Lorgol." Il pencha la tête vers elle et lui dit avec un sourire : "Parce que j'suis plus tout seul. J'ai une femme et une fille maint'nant.. "


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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Hier à 18:55


Elle a remarqué que Serenus a haussé un sourcil à son rougissement. C'est lorsque les personnes commencent à échanger qu'elles découvrent le tempérament de l'autre. Il ne la connaît que trop peu pour comprendre qu'elle a cette attitude réservée. Elle s'évertue sur les conseils de sa mère à dissimuler ses faiblesses au regard des autres guerriers. La voie qu'elle a choisie est telle qu'elle doit persévérer et cela malgré son caractère. Elle doit s'endurcir, elle n'a pas le choix. Elle n'a pas peur de changer, elle doit simplement évoluer par la force des choses.

Elle dissipe son trouble aussi adroitement que possible en enchaînant. Il est homme et elle espère sérieusement qu'il ne pense pas que sa réaction soit en lien avec un trouble amoureux qui serait fort illusoire. Le fait qu'il soit enchanté de la revoir la fait rire discrètement et elle complète ses premières paroles :

« Tu me connais mais peut être pas autant que tu ne le penses. Après tout nous nous sommes contentés jusqu'à ce jour de simple échanges de courtoisie ». Elle renchérit en le regardant dans les yeux cette fois ci franchement « Mais en tout cas tu me vois ravie que tu sois tout aussi enchanté que moi-même, il serait malvenu que nous ne nous entendions pas surtout entre habitants de la Volte et membres de la même Guilde ».

En revanche, Anaïs est curieuse de son occupation, elle aimerait en savoir plus sur la guerre, ce qu'il a vu, ses missions, tout. Elle est éprise de connaissances, de savoirs. Pour l'instant, Anaïs a guère voyagé hormis lors de l'épidémie magique. Elle est allée quelques rares fois à Lorgol. Ses aventures font qu'elle se rend compte qu'elle devra aller au delà des frontières pour devenir une guerrière de renom. Malgré tout, elle reste discrète et réfléchit à la meilleure manière d'ordonner ses questions alors qu'elle invite Serenus à lui emboîter le pas pour faire le tour du marché. Elle ne se précipite pas, tout viendra à temps.

Alors qu'ils se sont éloignés de quelques mètres, Anaïs se fait bousculer par un enfant qui courre. Elle ne s'émeut pas de la situation, après tout il n'est qu'un enfant et ce n'est pas cette attitude qui provoquera son courroux. En revanche les paroles de son partenaire la font se retourner et froncer les sourcils.

« Des soucis ? De quel genre? » sont les mots qui sortent de sa bouche. Ensuite c'est la stupeur quand il lui révèle vouloir repartir à Lorgol en compagnie de femme et enfant « Cette ville où l'insécurité règne ? Tu es sûre que ton enfant ne vivrait pas mieux ici-même ?» Elle reste perplexe des paroles de Serenus. La ville de Lorgol est certes une ville libre mais où le danger est à chaque recoin. « Je comprends que tu veuilles aller là où ton cœur te mène mais je pensais que tu resterais près des tiens, de tes racines en compagnie de ta famille ».

Elle secoue la tête. Le cœur a des fois ses raisons que la raison ignore. Elle ne le jalouse pas, loin de lui cette idée alors qu'elle poursuit son avancée au milieu des étals. Pour l'instant tout se passe bien si ce n'est la surprise que Serenus a provoqué. Il y a encore quelques minutes des questions dardaient son esprit. Ces dernières ont été balayées par d'autres accompagnées d'un flou pour le moins certain. Elle aimerait comprendre, qu'il lui explique son choix. L'évidence se fait dans son esprit à l'heure actuelle mais elle se dit que l'homme lui fournira lui-même les explications.

Anaïs s'attarde à peine plus loin vers un étal et se retourne vers son camarade « Excuses moi je me suis permise une réflexion à haute voix. Je ne sais pas encore où mes pas me mèneront peut être que comme toi dans quelques années je partirai d'ici». Elle est rêveuse la jeune guerrière et tourne le dos à Serenus songeant à un avenir qui pour elle n'est pas encore totalement tracé. Ses déplacements sont souvent fonction de ce qu'on la paie et peut être que dans quelques temps, elle tournera le dos à la Volte. Pour l'instant, elle est encore trop jeune, elle n'a pas assez forgé son expérience pour décider où s'installer.

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Message Sujet: Re: Maintien de l'ordre en bonne et due forme   Hier à 20:41

Le fait qu’il soit content de la revoir la fit rire discrètement, comme une petite souris. Une petite souris rousse. Drôle de bestiole encore. Les souris, Serenus n’en était pas amoureux. Il se rappelait qu’un jour, en pleine campagne, pendant un voyage, il avait eu faim. La première auberge était à des jours de voyage, et il n’avait pas emporté suffisamment de provisions. Il avait alors tué la première bête qui avait malheureusement croisé son chemin, une espèce de grosse souris. Une fois cuite, sa viande n’était pas mauvaise, mais Serenus n’en remangerais que s’il y était vraiment contraint. Désormais, quand il était dans ce genre de situation, ce qui était rare, il attendait de tomber sur quelque chose de plus consistant, comme un lièvre. A la pensée d’un bon lièvre, cuit au feu de bois autour d’une broche, l’estomac de Serenus se réveilla. Non mais, et puis quoi encore ? Il venait à peine de déjeuner ! Son estomac attendrait.

La jeune femme lui dit qu’ils se connaissaient uniquement par leurs échanges de courtoisie. C’était vrai qu’ils avaient essentiellement communiqué par des « salut, comment tu vas » depuis leur rencontre, il y a quelques années de cela. En tout cas, elle était tout aussi enchanté que lui. Car il serait malvenu que deux membres de la Guilde des Guerriers d’une même antenne ne s’entendent pas. Serenus leva une nouvelle fois un sourcil. Elle parlait bien pour une gueuse. Où avait-elle appris à causer comme ça ? Serenus ne parlait comme ça que quand il était en présence d’un noble ou d’un riche employeur, et encore, on sentait bien qu’il avait du mal et qu’il se forçait pour faire bonne figure. Alors qu’elle, ça venait aussi facilement que de l’eau sortant d’une source. Le guerrier décida de ne pas faire l’impasse là-dessus, et il suivit la jeune femme, qui lui demanda de ses nouvelles. Serenus répondit qu’il avait eu quelques soucis, et, aussitôt, Anaïs partit au quart de tour.

Elle lui demanda quels étaient ses soucis, et elle lui demanda pourquoi avait-il choisi Lorgol, alors que la Volte était plus saine pour un enfant. Elle n’avait pas tort. Il y avait de nombreux dangers à Lorgol. Mais Serenus savait s’y prendre avec la Ville Basse. Il l’écouta, silencieux, quand elle lui avoua qu’elle espérait qu’il resterait plus auprès de ses racines, et en compagnie de sa famille. Serenus se tourna vers elle. Il ne plaisantait plus à présent. La Volte était certes sa ville natale, mais, depuis quelques années, Serenus s’y sentait comme un étranger. Il n’arrivait plus à suivre ses changements, ses progrès. Il devait se tenir au courant de tout, et essayer tant bien que mal de revenir et de s’intégrer de nouveau. Combien de fois lui avait-on dit : « Tu ne le savais pas ? Mais où était-tu ces deux dernières années ? » Il se sentait désormais exclu de cette communauté qui l’avait pourtant vu grandir. Il la regarda dans les yeux et lui dit sur un ton las :

« - Ma famille ? Je n’ai plus de famille ici Anaïs, mis à part ma mère. Et, crois-moi, elle sait se débrouiller sans moi. Ma femme et ma fille me suivront. Maud est outreventoise. Pour elle, c’est l’époux qui dirige le foyer, et non la femme. Elle me suivra, quoiqu’il arrive. » Il avait parlé avec une certaine impulsivité, bien digne de lui. Il souffla et reprit : « Excuse-moi. J’suis un peu perdu depuis que j’suis revenu ici. Tu parles de racines, mais les miennes sont coupées depuis bien longtemps. »

Anaïs parut d’abord ne pas comprendre ses décisions, mais elle se garda bien de le lui dire et continua son avancée parmi les étals. Serenus resta silencieux, et il s’arrêta quelques secondes pour parler à une vieille connaissance. Une dame, maintenant âgée, qui confectionnait des confiseries. Comme à son habitude, elle donna un sachet de pâtes de fruit à « son petit préféré » comme elle le disait. Serenus lui donna un baiser sur la joue, et quelques piécettes pour le sachet. Tout en mâchant une pâte de fruit, il rejoignit sa collègue et lui en tendit une. Après quelques minutes, elle s’excusa elle aussi, car elle ne pouvait savoir où ses propres pas la mèneront. Peut-être allait-elle partir d’ici quelques années, elle aussi. Serenus sourit et lui répondit, pour la rassurer :

« - T’inquiète. Même si j’suis parti, la Volte restera toujours le lieu qui m’a vu naitre et grandir. Et ça, aucune autre ville n’a cette valeur à mes yeux. »

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