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 On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime

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Lionel de Rivepierre
Lionel de Rivepierre

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Message Sujet: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptyJeu 10 Aoû - 1:45


Livre II, Chapitre 5 • La Mort dans les Veines
Liam d'Outrevent & Lionel de Rivepierre

On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime

Les autres on les ignore ou on leur fait la guerre.



• Date : Le 18 août 1002.
• Météo (optionnel) : Chaleur écrasante et soleil de plomb.
• Statut du RP : Privé.
• Résumé : L'épidémie magique force le retrait des troupes de Chevaucheurs des frontières et Lionel est bien forcé de se plier aux ordres donnés. Sauf si Liam se met de la partie et vient le surprendre au front, avec une surprise qui ne lui plaît pas. Du tout.
• Recensement :
Code:
• [b]18 août 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2514-on-ne-se-dispute-qu-avec-les-gens-qu-on-aime]On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime[/url] - [i]Liam d'Outrevent & Lionel de Rivepierre[/i]
L'épidémie magique force le retrait des troupes de Chevaucheurs des frontières et Lionel est bien forcé de se plier aux ordres donnés. Sauf si Liam se met de la partie et vient le surprendre au front, avec une surprise qui ne lui plaît pas. Du tout.




One side stone, one side fire.

Dialogues de Lionel en whitesmoke ◊ Dialogues de Braise en firebrick ◊ Dialogues de Harald en maroon

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Dernière édition par Lionel de Rivepierre le Jeu 10 Aoû - 15:53, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptyJeu 10 Aoû - 5:04

Chaud.
Si chaud.
Il a tellement chaud.

La tête dans les mains, abrité à l’intérieur de la tente qui lui sert à la fois de bureau et de chambre pour le temps qu’il est au front, Lionel essaie de ne pas penser à la chaleur. Cette chaleur qui accentue les nausées dont il est pris depuis trois jours, déjà, et qui refusent de disparaître, au point où il en espère vomir pour trouver serait-ce un peu de soulagement. Cette chaleur qui le fatigue, qui alourdit ses membres, qui fait résonner chaque son à la base de son crâne, comme une douleur sourde qui éclatera bientôt. Il essaie, mais il en est incapable, et tout aussi incapable de se pencher sur les documents qu’il essaie de lire depuis une heure. De toute façon, il sait déjà ce qu’ils contiennent. Un autre ordre, semblable à tous les autres déjà reçus, et qui ne font qu’ajouter un nouveau cercueil au drame de la situation.

Retrait des troupes de Chevaucheurs aux frontières. Ordres de la Guilde des Mages, de la Maréchale de Flamme, de Sa Grâce Liam d’Outrevent, de l’Empereur et de tout le monde qui a désiré y mettre son grain de sel. L’épidémie magique, qui semble maintenant avoir atteint tout le continent, a définitivement frappé Faërie de plein fouet ceux au front risquent leur vie. Pas uniquement en se battant contre Voltigeurs et guerriers ibéens, mais en usant de leur magie. En faisant tout ce qu’ils ont appris, depuis toujours, et qui leur est aussi naturel que respirer.
Alors les mages de bataille sont partis.
Alors les Chevaucheurs se retirent.
Alors les campements superflus se défont afin de ne pas laisser de vivres et d’armes à l’ennemi, les caravanes partent, les dragons s’envolent et bientôt, il ne restera plus qu’un grand vide, qu’ils tenteront tant bien que mal de combler avec un nombre toujours insuffisant de guerriers.

Un râclement de gorge, à l’extérieur, l’avertit qu’on désire entrer, et il se redresse bien vite. Se tamponne le visage d’un linge, afin d’en enlever la sueur. « Entrez. » Un de ses Chevaucheurs passe le pan de tissu. Eram de Rocnoir, qui sous ses cheveux sombres, arbore une mine bien pâle, pour un homme qui a passé tous ses beaux jours au soleil depuis des semaines. Pris de la même affliction qu’eux tous. « Capitaine. De Rocnoir. Signes de tête échangés, Lionel fait un geste de la main pour encourager l’homme à parler, ce qu’il fait sans plus attendre. Les effectifs d’Outrevent ont presque entièrement quitté le front. Tous ont été encouragés à rejoindre Lorgol, comme demandé par la Guilde des Mages, mais plusieurs ont insisté pour rejoindre leurs familles dans le duché. La capitaine Faucheblé a envoyé communication, tous nos Chevaucheurs affectés en Cibella ont également quitté le front et sont en chemin. Bien. Au moins, tout se fait rapidement, et dans l’ordre. Et le démontage ? L’expression d’Eram se fait un peu surprise, avant qu’il réponde, avec une prudente lenteur : Arrêté, capitaine. Le duc nous a demandé de tout laisser en place. » Comment, arrêté ? Comment, le duc ? Quel duc ? Le leur ? Le sien ? Liam est là ? Lionel se raidit et se lève aussitôt de sa chaise, anticipant déjà le pire. Qu’importe le duc, de toute façon, il doit bien aller le rencontrer, histoire de lui dire de foutre le camp et plus vite que ça bien merci. « Le duc ?, qu’il répète. Le duc. Quel duc ? Le nôtre ? Liam ? Oui, Sa, Sa Grâce Liam. »

Vraiment.
Mais vraiment.

Il sort de la tente d’un pas vif, ignorant toute fatigue précédente, à la recherche de son meilleur ami. Il ne met pas bien longtemps à le trouver, en conversation avec quelques soldats, et il attend patiemment que ceux-ci aient terminé de recevoir qu’importe les ordres pour s’approcher. Il le salue à peine d’un signe de tête, avant de se pencher et de lui intimer, inquisiteur : « Que fais-tu ici ? Tu ne m’as pas prévu que tu passerais visite aux troupes au front. » Non, car il n’a rien à faire ici, car il est le duc, et qu’ils ne sont plus en l’an zéro, et qu’il n’a donc pas besoin de se prendre pour Johan d’Outrevent et de se faire valser l’épée et le kilt à tout va.



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Message Sujet: Re: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptyDim 3 Sep - 19:08

La guerre, bien entendu.
Elle finit toujours par nous rattraper, par dicter nos actes, comme une nécessité cruelle. Mais en ce jour, précisément, elle est salvatrice à mes yeux. J’ai écouté attentivement les rapports du front. Je fais pleinement confiance à Lionel pour mener les troupes d’une main de fer, et gagner encore du terrain sur Bellifère, sauf que…

Sauf que Lionel est malade.
Et depuis combien de temps exactement ? Sans doute plusieurs jours, le temps que la nouvelle me parvienne, parce qu’il ne l’aurait pas ébruité de lui-même, fou qu’il est. Si même cette épidémie atteint le Capitaine du Vol d’Outrevent, c’est qu’il devient nécessaire de tous les rapatrier en urgence. La décision est lourde de conséquences, mais pas moins nécessaire. Nous risquons de tous les perdre, s’ils s’échinent à se battre dans leur état, alors que la maladie se généralise. Visiblement, les mages sont les seuls touchés, ce qui signifie qu’il va falloir démobiliser tous les Chevaucheurs, tous les mages de batailles… Je n’ose encore imaginer les conséquences, dévastatrices, sur le front. Bellifère va s’engouffrer dans la faille avec une rare aisance, et reconquérir très rapidement tout ce que nous avions réussi à leur prendre, puis nous prendre nos propres terres. C’est tout Outrevent qui est menacé.

Je sais pertinemment ce qu’il me reste à faire.
Je sais aussi à quel point cela ne va pas lui plaire.

Le portail s’ouvre en grand, certainement le dernier que les mages seront en mesure de dresser pour nous. Les renforts se sont engouffrés dedans à toute vitesse, et les mages ont vacillés avant d’interrompre leurs efforts. Trop tôt. Tous n’auront pas eu le temps de nous rejoindre, et ce portail qui se referme prématurément annonce la sentence… Nous serons livrés à nous-mêmes, jusqu’à ce que les mages puissent guérir. J’espère… Maintenant, ils doivent tous partir.

« Rapatriez l’ensemble des mages de bataille. Ceux qui le voudront pourront rejoindre les convois en partance de Lorgol… S’ils n’ont pas changé d’itinéraire. » Nous voilà tout bonnement coupés des Outreparleurs par la même occasion. Il va falloir se reposer sur les méthodes à l’ancienne. « Les Chevaucheurs et leurs dragons de même. Pour les autres… Nous restons, et nous tenons. » Nous perdrons certainement du terrain, constamment obligés de nous replier, mais nous tiendrons le front aussi longtemps qu’il le faudra, contre l’envahisseur.

Ils s’éloignent déjà pour relayer l’ordre, après un hochement de tête vigoureux, même s’il y a de quoi les interpeller. Ils sont en présence de leur Duc, et aucun ne contesterait un ordre direct émanant de ma personne. Je compte précisément là-dessus pour éviter la débandade, pour inspirer les troupes démoralisées par le retrait des mages de guerre, par la présence de leur duc à leur côté sur le champ de bataille.

Je me doutais bien que Lionel ne tarderait pas à quitter sa réserve pour venir me trouver. Je l’ai sciemment ignoré, alors qu’il piétinait, en attendant de pouvoir s’adresser à moi. Il ne s’embarrasse pas du protocole, ou même de simplement saluer, pour me dire clairement le fond de sa pensée. Je n’en attendais pas moins de lui. Ce que je fais ici ? « D’après toi ? » Je lève le regard, à en darder un sévère sur lui. Il est mal en point. De la sueur perle sur son front, témoin muet de la fièvre qui le terrasse. « Tu devrais retourner te reposer, Lionel. J’ai les choses en main. Il va falloir que tu te prépares à partir. »

Je suis prêt à me détourner, mais sa remarque me retient. « Je ne suis pas venu visiter les troupes, Lionel. Je suis venu avec du renfort, précisément tous ces gardes qui pullulaient au palais par ta seule volonté, entre autres… Que crois-tu, Lionel ? Que nous allons simplement nous replier, sans défendre nos terres ? Nous devons tenir, le plus longtemps possible. Les troupes sont démoralisées. Nous ne sommes pas loin de la débandade… Ma présence sur le front est nécessaire. »

Je sais à quoi il pense. Je le sais pertinemment.
Je ne le connais que trop bien. « Ca n’a rien à voir avec toi ou moi. » Ou avec… Qu’importe ce qu’il peut s’imaginer encore. « C’est la guerre, et des mesures doivent être prises. Va te reposer. »


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Message Sujet: Re: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptyMar 5 Sep - 20:41

« D’après toi ? » Comme il déteste quand il lui répond ainsi, plein d’une insolence qui lui fait serrer les lèvres, sa bouche devenant à peine une ligne dans son visage. Il soutient son regard, immobile, comme s’il n’avait pas envie de tout de suite revenir en position assise. Il est trop grand : d’où il est, en ce moment, il a le vertige. « Tu devrais retourner te reposer, Lionel. J’ai les choses en main. Il va falloir que tu te prépares à partir. Que crois-tu que je fasse ? », qu’il lui oppose sur le même ton sévère, un peu piqué au vif. Ne voit-il pas qu’ici, il ne reste que quelques Chevaucheurs à peine ? Qu’ils sont en plein démontage des tentes superflues ? Que les ordres envoyés ont été écouté dès le moment de leur réception, dans une rigide efficacité ?

La réponse est immédiate – claquante, encore plus piquante, et Lionel rougit à vue d’œil. Au moins, ça lui donne l’air un peu plus en santé, tiens. Il ne sait pas ce qui le vexe le plus. Que Liam ne comprenne pas ses efforts de protection appliqués au cours des derniers mois – ces gardes engagés parce que la princesse Chimène séjourne au palais et parce que c’est la guerre, n’est-ce pas – ou qu’il insinue qu’ils vont se replier. Que lui, Lionel de Rivepierre, cautionne d’une façon ou d’une autre un quelconque retrait des troupes. Alors que si ça n’avait été que de lui, que lui-même, il serait resté au front jusqu’à y mourir. C’est bien ce qui se serait passé. A-t-il perdu toute confiance en ses capacités, et même en lui ? Pour qui le prend-il ?
Et autant il comprend la stratégie de Liam. Autant la présence d’un duc sait galvaniser les troupes, redonner du cœur au ventre, redorer les horizons des soldats, surtout un duc guerrier, autant il ne veut pas que Liam soit ici. Si proche des combats et de la mort. Pas lui. Pas alors qu’il l’a déjà perdu une fois. Et tu sais bien que les gardes n’étaient pas que pour Chimène.

C’est un coup de soleil total, que Lionel semble avoir pris, la remarque d’Harald venant couronner le tout. Il a affreusement chaud, ça n’a pas changé, et il se tamponne le front d’un mouchoir déjà trop humide. La rougeur pourtant disparaît rapidement, et même son teint hâlé ne peut cacher la pâleur maladive de ses joues et de son front. On le chasse du front – en personne. Chassé par son duc et son meilleur ami. Une pointe de honte, malgré tout. Pour qui le prend-il, oui ? « Ca n’a rien à voir avec toi ou moi. Il le connaît trop. Il a lu dans ses pensées, presque littéralement. C’est la guerre, et des mesures doivent être prises. Va te reposer. Je sais », qu’il réussit enfin à placer, agressif. Presque trop. Ses mains viennent englober son visage ; il y souffle, quelques secondes, le temps de se calmer. De réussir à parler posément. Ses bras redescendent le long de son corps, dans une position exemplaire de Chevaucheur au garde à vous. Il doit se reposer. « Liam… des troupes viennent déjà en renfort, tous les guerriers qui n’ont pas encore été mobilisés au front sont prêts à prendre le relais, ainsi que ceux engagés à la Guilde des Guerriers. Plusieurs ont été réclamés afin d’accompagner les convois partis à Roc-Épine, mais nous avons réussi à en récupérer. Un mercenaire n’est pas ce qu’il y a de plus fiable à engager, mais ils ne sont pas en position de faire la fine bouche. Pas alors que bientôt, leur front sera enfoncé de toutes parts par bien plus de soldats de métier et de Voltigeurs qu’ils pourront en contenir. Bien trop. Je n’abandonne pas. Personne… personne n’abandonne. Mais… tu n’as pas à être ici. C’est bien trop… trop risqué. » Il ne veut pas le perdre. Pas une autre fois. Et s’il se passe quoi que ce soit… Lionel ne pourrait pas se le pardonner. Pas alors qu’il peut intervenir et empêcher ce qui peut l’être.



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Message Sujet: Re: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptyJeu 19 Oct - 22:26

Lionel n’apprécie pas ? Tant mieux. Je ne suis pas venu pour lui plaire, loin de là. Nous avons une guerre à mener à bien, Chevaucheurs ou non. J’ignore l’expression courroucée sur son visage, autant que la remarque qu’il m’adresse en retour sur un ton sévère. Je prends une longue inspiration pour rester calme, alors qu’il défie si ouvertement mon autorité. L’envie de le reprendre et de lui dire d’obéir aux ordres sans discuter me traverse… Mais ce n’est pas pour rien que Lionel est Capitaine. Je l’ai nommé précisément pour qu’il me dise tout ce qu’il pense, même si cela peut me déplaire. N’empêche qu’il est aussi buté que le premier du nom, incapable de voir dans quel état il se trouve. Comme si c’était le moment de me faire part de ces cas de conscience, alors que sa vie est en danger !

C’est la colère qui colore son teint si blafard, mais le Chevaucheur ne dit mot. J’attends, pourtant, qu’il tempête à nouveau. Rien de tout cela. J’espère qu’il comprend à quel point c’est nécessaire, que ma présence est indispensable sur le front. Non… Je n’ai pas perdu la tête. J’ai suivi toutes les stratégies établies, depuis les premières heures de la guerre. J’ai appris, longuement, l’art de la stratégie, et ce n’est pas seulement pour égayer quelques parties d’échecs. Je sais manier l’épée comme nul autre, et saurait me défendre si ces Bellifériens se prennent l’envie d’enfoncer ma garde personnelle. Nous n’en sommes pas là, cependant. Je sais pertinemment que, en l’absence de descendances directs, avec des fiançailles qui ne sont même pas officialisés et une situation si instable en Faërie, ma perte serait un coup dur pour Outrevent, peut-être même le coup de grâce après la fin déjà tragique de mon père et de ma sœur. Je sais tout cela. Et il doit comprendre aussi à quel point il m’est nécessaire. Qu’est-ce qu’il me restera, s’il meurt ? Qui ? Chimène, et ce sera tout. Je ne suis même pas certain qu’à eux deux, ils parviennent à me garder à flot. Les prochaines batailles le feront. J’ai besoin de réfléchir à des stratégies, pas de me lamenter dans mon palais.

Il comprend. Je crois qu’il comprend, même si c’est difficile à admettre pour lui. Ce ton, agressif, est presque rassurant quelque part. Il aurait rendu les armes trop vite que je me serais montré plus suspicieux sur son comportement. Je le laisse reprendre ses esprits, et moi les miens. Quand il reprend la parole, c’est pour s’exprimer en tant que Capitaine des Chevaucheurs Outreventois. « Parfait. Les mercenaires feront l’affaire. On tiendra avec le temps qu’il faudra. Ce sont les Voltigeurs qui risquent d’être une plaie… On doit renforcer nos troupes à distance, pour qu’ils se tiennent prêts à les cueillir. Nos guerriers savent se battre contre l’ennemi de Bellifère. Ils sauront encaisser le choc, si on prend l’avantage du terrain. S’ils nous forcent à nous battre sur nos propres terres, à reprendre du terrain, on les arrêtera là. » Outrevent regorge de falaises et de forêts, de tourbières et de trous d’eau. Autant d’éléments naturels que nous réapprendrons à utiliser. Sans les Chevaucheurs, on perd une force de frappe conséquente, mais il est plus aisé de monter des embuscades et d’attirer l’ennemi dans un piège, directement sur la terre ferme, et non plus à déporter le combat dans les cieux. La stratégie est presque plus facile, quand il ne faut pas prendre en compte les mages imprévisibles. « On s’en sortira. »

Je relève la tête, vers mon ami. Il a l’air épuisé. Je suis prêt à lui répéter autant de fois qu’il le faudra d’aller se reposer, immédiatement, mais son expression m’en empêche. Je peine à conserver ce ton autoritaire, à sentir ses défenses, levées si hautes, menacées pourtant de s’effondrer. « Arrête de t’inquiéter pour moi, Lionel. C’est de toi dont tu dois t’occuper maintenant. Je ne peux pas me permettre de perdre… Je ne peux pas. Je ne le tolérerais pas… Pas encore par ma faute. »


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Message Sujet: Re: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptyMar 24 Oct - 3:12

Les mesures prises par les différents corps armés d’Outrevent satisfont Liam et le Chevaucheur un instant s’enorgueillit. Même malade, même épuisé, il n’a eu aucun problème à assurer la communication et la collaboration entre ses troupes et celles des soldats à pied et des mages de bataille. Pour lui qui n’a jamais été maître diplomate, qui a tout appris au fur et à mesure qu’il domptait son caractère buté, c’est toujours une victoire. Celle de voir leur duché uni, celle de voir son duc content de son travail. Il ne peut qu’abonder dans le sens des mots de son meilleur ami – leur terrain est leur avantage, face à ces troupes bellifériennes habituées à la terre rouge et solide, au plat de leurs landes et à la chaleur de leur soleil. Le duché de l’Honneur est un duché guerrier et si les troupes ennemies doivent avancées, elles seront tout de même bel et bien arrêtées autant que possible. Au moins ralenties. « On s’en sortira. On s’en sortira », qu’il répète. Non pas moqueur, mais plutôt comme un mantra. Il n’a jamais été de nature spécialement optimiste ni pessimiste, terre-à-terre surtout, et que tout ira bien, il doit se convaincre.

Ils s’en sortiront.
Ils le doivent.

Et pourtant, il ne veut pas de Liam sur ce terrain. Pas de Liam sur le champ de bataille. Pas le moindre éclat de son regard bleu, ni même l’ombre d’une mèche sombre. Toute son adresse au jeu militaire, toute son habileté aux armes, ne pourra convaincre Lionel. Il ne veut pas et son entêtement tient de l’irrationnel, d’un affectif qu’il détache bien mal de sa relation professionnelle, de pouvoir, avec l’homme. Il lui a juré allégeance, loyauté, de mourir pour lui – sur son nom, sur sa vie, sur celui de sa maison.

Le brun lui semble épuisé. Touché par quelque chose qu’il ne peut pas encore deviner, mais qui vibre sous la sévérité de ses traits et de son regard. « Arrête de t’inquiéter pour moi, Lionel. C’est de toi dont tu dois t’occuper maintenant. Je ne peux pas me permettre de perdre… Je ne peux pas. Je ne le tolérerais pas… Pas encore par ma faute. » Il comprend ce qui veille dans ces derniers mots. Ces souvenirs amers, bilieux, qui lui donnent la nausée autant que cette maladie étrange. C’était il y a à peine un mois, n’est-ce pas ? Lionel agrippe son ami par les épaules et baisse la voix, afin que lui seul entende ses mots. « Rien n’a été de ta faute. Rien. Tu sais que tout ça n’était qu’une… Mascarade. Un immense cirque. Complot. Machination. Qu’importe le mot, il lui échappe. Il a chaud, à la frontière de Bellifère, et repenser au procès n’aide pas. Je ne me pardonnerais pas, s’il devait t’arriver quelque chose, Liam. Tu es mon duc, tu es mon meilleur ami, tu es mon frère. Je respecterai tes ordres, je l’ai juré, mais s’il t’arrive quoi que ce soit, n’importe quoi, parce que tu es ici… » Un éclat de rire triste, cassé, si proche d’un sanglot. Il ne veut pas y penser. Il ne peut pas y penser. Sans Lionel. Sans Livien. Sans Lisbeth. Sans Liam. Il ne peut pas. Pas une deuxième fois. Il a vécu un mois sans lui, dans un autre monde – un mois de trop.



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Message Sujet: Re: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptyJeu 26 Oct - 23:48

Dans le regard de Lionel, cette même détermination. Dans ses mots, le parfait reflet des miens. Lui et moi savons tout deux que ce seront des heures sombres et difficiles, autant pour ceux qui doivent rester et tenir, que pour ceux qui doivent partir, rongés par la maladie. Il essaie de feinter, mais cette fièvre qui l’assaille est visible, et elle m’inquiète. De combien de temps disposent-ils encore, avant qu’elle ne menace de les emporter tous ? De combien, pour espérer trouver un remède ? Je me sens parfaitement impuissant face à ce mal qui le ronge, incapable de lui venir en aide. Je ne peux le faire que pour la sauvegarde de nos terres, pour ceux qui ont placé leur confiance en moi, pour protéger leurs familles.

Je ne prendrais aucun risque inutile. Je connais ma place, et sur un champ de bataille, elle n’est pas à l’avant-garde. Je suis avant tout un stratège, capable de me défendre par mes propres moyens avec efficacité, mais qui représente comme un étendard. Le risque est grand. Je sais pertinemment ce qui dépend de moi, c’est même précisément ce qui me fait tenir mon rôle. S’ils n’étaient pas autant à dépendre de ma survie, rien ne m’aurait retenu de me lancer dans la mêlée pour trouver une belle mort. J’ai ce sentiment atroce de ne plus tenir que par devoir, que par abnégation. Il n’y a plus assez, ici, pour me retenir. Bien trop pour me rappeler. Lionel et Chimène au loin, tous les deux en danger de mort, Bellifère aura devant elle un duc qui n’a plus rien à perdre, et craint moins la mort que la défaite.

J’ai le regard dans le vide, quand Lionel m’attrape par les épaules, comme pour me faire réintégrer violemment la réalité. Je lève à nouveau le regard vers lui, puis secoue lentement la tête. Des paroles de réconfort, c’est tout. Nous savons tous les deux que ce qui est arrivé est entièrement de ma faute. C’est moi qui était visé, que l’on cherchait à punir, de la plus cruelle des façons… Parce que la mort aurait été plus douce. Inconsciemment, peut-être que je le savais déjà. C’était simplement si facile d’incriminer Louis, qui lui avait déjà tant arraché.

Son éclat de rire est comme un sanglot déchirant. J’oublierais presque, noyé dans ma propre douleur, ce qu’il a dû endurer aussi. Ce n’était pas à cause de ses choix, non… Mais c’est ancien. On dirait que la blessure est à vif, comme celle réveillée de ma sœur, qui ne me rappelle que trop à quel point nous n’avons cessé, dans cette famille, de causer notre propre perte. Même Aymeric s’en est allé, comme un espoir arraché.

« Lionel… » Il ne m’arrivera rien. C’est ce que je devrais lui souffler. Mon cœur, lui, préférait plutôt lui avouer la vérité. Lui dire… A quel point j’ai envie de mourir. Je me sens figé dans la glace, les mots incapable de sortir. Je souffle à demi-mots, en posant une main apaisante sur ce poignet qui me retient : « Il s’est passé quelque chose ? Dis-moi… » La fièvre le rend peut-être plus émotif, sensible… Je ne pense pas. Je ne le connais que trop bien, même dans ces moments. Dans son regard, on dirait qu’il porte un autre deuil, bien plus récent encore.


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Message Sujet: Re: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptyMer 15 Nov - 6:21

Liam n’est pas dupe de ce qu’il cache, de ce qu’il dissimule bien mal - autant que Lionel ne se laisse pas abuser par la même mascarade. Deux affreux menteurs, que ces meilleurs amis qui chacun de consument de passé douloureux, d’épreuves à la brûlure d’un fer chauffé à blanc remué constamment dans des blessures qui ne se referment pas. « Lionel… Une main sur son poignet. Il ne se dérobe pas au contact, ni à ce regard inquisiteur et inquiet. Il s’est passé quelque chose ? Dis-moi… Tu… » Étais mort. Étais mon amant. M’aimais. Tant de choses qui ne passent pas ses lèvres, qui meurent dans sa gorge avant même qu’elles puissent être formulées autrement, ailleurs, que dans son esprit. Il ne sait pas comment il pourra mentir plus longtemps à cet ami de toujours. Il ne sait pas s’il en sera physiquement capable.

Un coup d’oeil nerveux autour d’eux. Personne ne les écoute, personne n’oserait venir tendre l’oreille à une conversation de toute évidence privée entre le duc et son conseiller, mais l’épuisement accentue la méfiance de l’homme. N’importe qui pourrait être ici et recueillir des informations privilégiées, même dangereuses, et il ne tient pas à ce que ses confidences tombent dans des oreilles malveillantes. Malveillantes comme celles d’Antonin de la Rive. « ... tu, tu dois voir tes nouveaux quartiers. Je suppose que tu prendras les miens, dès que je serai parti. » Il n’attend pas l’assentiment de son duc et le tourne en direction des quartiers en question, afin de l’y conduire. Il a le pas raide et empressé, le Chevaucheur, et son regard épuisé se fait d’autant plus sévère sur chaque homme et femme croisé sur leur chemin. Soldats et Chevaucheurs se mettent au garde-à-vous sur le passage du duc, à la satisfaction de son conseiller, et ils ont vite fait d’arriver à la tente que Lionel occupe comme capitaine de Vol. Occupera, dans très peu de temps. Même, sans doute dès ce soir, ou le lendemain matin, selon sa santé et son énergie.

Il fait donc entrer Liam dans la tente et en referme soigneusement le battant, jusqu’à en attacher les cordelettes qui le retiennent en place. Précaution ridicule. Un signe de la main afin de l’inviter à prendre place dans l’un des sièges. Et lui… lui n’ose pas s’asseoir. Pas tout de suite. Lui évite cette conversation. Tu savais que ça viendrait, un jour ou l’autre. Oui. Un autre jour comme, dans 40 ans, par exemple. Il sert un verre d’eau à l’Outreventois, sans porter attention au tremblement qui le fait renverser la moitié de la carafe sur ses bottes. Puis, un verre pour lui, avec pour seul résultat des mains entièrement trempées. Il s’appuie contre le bureau. Y laisse l’empreinte humide de sa main. Il parle très bas, les yeux rivés sur le visage de son ami. Ces lèvres qui l’ont embrassé avec passion. Cette langue chaude qui cherchait la sienne avec frénésie. Ces mains qui le découvraient. Frissons. De fièvre. De dégoût. D’il ne sait quoi. « As-tu… t’a-t-on parlé de la, le, du temps alterné ? De cet autre… autre printemps. »



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Message Sujet: Re: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptyLun 20 Nov - 22:21

Je fronce les sourcils, profondément perplexe. A peine un mot vient de sortir de la bouche de Lionel et puis… Plus rien. C’est comme quelque chose mort, avant de naître. Je n’ai rien à me rattacher, aucune prise sur lui que cette main à son poignet, pour l’agripper, pour l’accrocher à mon tour à cette réalité qui est la nôtre. Il est devant moi, et ailleurs. Tout à la fois.

Je n’ai aucun mal à deviner qu’il me cache quelque chose, encore. Cela devient une bien mauvaise habitude… Depuis quand nous faisons-nous autant de secrets ? Il sait bien, qu’il peut tout me dire. Je serais tenté de lui glisser à nouveau, mais ce ne serait que l’oppresser davantage. La dernière fois, c’était déjà bien assez. J’appréhende presque autant. Ce qu’il m’avait confié avait été loin de me rassurer sur son propre compte. Je suis tenté de lui demander comment les choses se passent avec ma cousine, Gabrielle. Mais c’est son problème maintenant. Mieux vaut que je ne m’en mêle pas, et je ne suis pas certain de vouloir savoir.

De quoi a-t-il peur à ce point, alors ? Je le vois bien lancer des regards nerveux autour de nous, comme si on risquait d’être espionné. En d’autres circonstances, peut-être même m’en serais-je amusé. C’est moi, le méfiant, d’habitude. Je comprends rapidement sa manœuvre d’évitement, qui ne vise qu’à m’attirer à l’écart. « Bien… Alors, allons-y. » Allons visiter ces nouveaux quartiers dont je n’ai que faire. Heureusement qu’il préfère généralement se taire plutôt que mentir, vu le peu de conviction qu’il mettrait à le faire. J’ai presque l’impression qu’il me pousse dans cette direction, et il n’a pas l’air du tout naturel. J’observe les troupes, déjà à calculer pour nos prochains plans de bataille, quand nous parvenons enfin à la tente de Lionel pour se soustraire à l’attention de mes hommes.

Je dois me satisfaire d’être assis, pendant qu’il reste résolument debout à me faire face. « Lionel… » J’ai soufflé avec un agacement croissant. Je le vois temporiser, encore, à me servir à boire en renversant la moitié au sol, et l’autre moitié sur lui-même… Pas grand-chose dans le verre, au final. Je croise les bras, et attend patiemment qu’il se calme. Combien de temps pense-t-il encore faire perdurer cette comédie, pour une question au demeurant si simple ? Ne pas le brusquer.

Le voilà, finalement, le fin mot de l’histoire. Le temps alterné. C’est vrai que cela correspond assez au début de son comportement étrange, et au renforcement désagréable de ma garde sans raison apparente. « Maelenn m’en a parlé, oui. » Je n’aurais pas dû prononcer son nom, et encore moins si familièrement. Je plisse les lèvres, et prends une longue inspiration. « Je n’en ai pas le moindre souvenir, Lionel. Un mois de… D’amnésie totale. J’ai cru à un mauvais sort, avant de mieux en comprendre les tenants et aboutissants. C’est agaçant, de ne pas savoir. Seulement… Seulement ce n’était pas notre réalité. Et tout est revenu dans l’ordre, n’est-ce pas ? »


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Message Sujet: Re: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptyJeu 23 Nov - 22:33

« Maelenn m’en a parlé, oui. » Le Chevaucheur cille distinctement, les dents serrées, à la mention de la Compagne qui réside au palais de Souffleciel depuis plus de deux mois. Son prénom, prononcé avec presque désinvolture, une familiarité qui ne passe pas inaperçue. Liam ne lui a pas tout dit, à propos de sa relation avec la dame au serpent, mais il n’a pas besoin de cela pour savoir que certaines rumeurs ne sont pas complètement infondées. Il déteste tout autant que lui ces secrets qui s’élèvent entre eux, murailles qu’il se bat pour détruire à chaque fois - alors que c’est toujours lui qui, le premier, les érige. « Je n’en ai pas le moindre souvenir, Lionel. Un mois de… D’amnésie totale. J’ai cru à un mauvais sort, avant de mieux en comprendre les tenants et aboutissants. C’est agaçant, de ne pas savoir. Seulement… Seulement ce n’était pas notre réalité. Et tout est revenu dans l’ordre, n’est-ce pas ? Oui. Tout est revenu dans l’ordre. » Sa voix grave est mécanique. Pourtant, ce n’est pas faux. Tout est rentré en ordre.
Liam vivant.
La guerre, toujours présente.
Lui Chevaucheur.
Liam vivant.
Liam.

Lionel se sent déjà essoufflé. Tout son corps s’appuie un peu plus sur le bureau. Trop chaud. Étourdi. Il a le sentiment qu’il va s’écrouler. « Je n’ai jamais, jamais voulu te dire… ce qu’il y avait, là-bas. » Un peu par désir de lui cacher sa peine, la blessure affreuse en lui. Un peu parce qu’il y avait des choses bien plus importantes qu’un temps effacé, impossible, duquel ils se sont tous sortis. La guerre. Gabrielle. Chimène. Maelenn. Bouquet de fleurs. « C’était… trop, trop étrange. J’ai pensé aussi à un mauvais sort, à une cruelle illusion, à tout sauf… sauf ça. » Il tourne autour du pot. Encore. Lui qui préfère tant être direct. Qui ne supporte pas cela des autres. Une gorgée d’eau - l’intégralité de son verre, en vérité. Il réussit à le boire sans en mettre partout. Un bon point pour le capitaine d’Outrevent. « J’étais… j’étais un pirate, tu sais. » Il veut rire de l’absurdité de cela. De s’imaginer pirate. Ces tatouages (deux L enlacés). La boucle à son oreille. Ses cheveux longs retrouvés. Harald le mouton. Le sabre dans sa main. La fougueuse Rhéa drapée dans un plaid aux couleurs de sa maison. La loyauté féroce de Géralt. Il veut en rire, mais c’est difficile, impossible, et les souvenirs qu’il évoque sont trop vivaces, trop douloureux, pour lui permettre de se moquer de cela. De la perspective de Lionel de Rivepierre, pirate. « Et toi, tu, tu, tu étais, le S, Second des Ombres. Bégaiement. La langue pâteuse. La gorge sèche. La chaleur, encore plus forte. Il peut seulement chuchoter. Et tu es mort. » Le sentiment revient, le frappe - aussi brusque, aussi abrutissant, que la première fois. Paralysé, à penser uniquement à ce qu’il n’a pas pu empêcher, à ce qui est arrivé par sa faute. Sa seule faute. Nous n’avons rien pu faire. Son coeur qui semble mourir, agoniser, serré dans un étau de douleur qu’il ne peut desserrer. Liam, mort. Un mois entier où il aurait voulu mourir, lui aussi. Ses jambes se dérobent brusquement sous lui et il se retient de justesse au bureau, avant de tout simplement se laisser glisser au sol. Les larmes, mille fois, cent fois, ont été versées, et elles ne coulent donc pas. Pas encore. « Et j-j-j-je n’ai r-rien pu f-f-faire. »



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Message Sujet: Re: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptyDim 17 Déc - 17:59

Je comprends rapidement le cœur du problème… La trame alternée. Je ne sais pas ce qui a pu se passer, dans cette temporalité toute autre, mais Lionel en est ressorti éprouvé. J’ai respecté son silence jusqu’à maintenant, même s’il m’a laissé dans la plus grande des confusions, au point de demander des justifications à Maelenn. Et si ce nom qui sort de ma bouche le fait réagir, il n’a visiblement aucun lien avec ce qui le tracasse. Ce n’est pas elle, malgré sa trahison. Tout ce qu’elle pourra me dire n’a plus aucune valeur à mes yeux, mais Maelenn n’avait pas menti.

Je suis prêt à me relever, à le voir si fébrile, à tel point qu’il s’accroche au bois de la table pour se retenir de tomber. Mon regard lui renvoie une incompréhension croissante, et ses mots ne m’aident pas à me tranquilliser. Quoi ? Pourquoi ne va-t-il pas droit au but, comme il a l’habitude de le faire ? Il est inutile de s’infliger pareille torture à l’esprit, et me laisser dans l’expectative. Je suis patient, pourtant. Je l’ai toujours été plus que lui, et l’observe boire un peu d’eau, malgré ses mains tremblantes.

La mâchoire me tombe immédiatement, quand il me confie avoir été pirate. La surprise laisse place à un rire un peu jaune, mais Lionel ne paraît pas plaisanter. Je me fige tout à fait, quand il parle de… Moi, Second des Ombres ? « C’est ridicule, Lionel. » Lui, pirate. Moi, voleur. Mais Lionel ne me mentirait pas, lui. Je fronce les sourcils, sceptique. C’est difficile à imaginer. « Comment les événements auraient pu nous mener sur une telle voie ? » Il me suffit de prononcer ces paroles à voix haute pour en comprendre moi-même la teneur. « Si je n’étais jamais reparti de Lorgol… » Oui, peut-être. J’aurais pu refaire ma vie là-bas. Si Lionel était pirate, il ne m’aurait jamais rappelé en Outrevent, à mon devoir le plus sacré. J’aurais choisi une autre voie, et peut-être, peut-être aurais-je pu songer à intégrer la Cour des Miracles. Mais le vol, l’espionnage… J’aurais réellement trahi tout ce que j’avais eu à cœur de défendre jusque là, et lui aussi, à bord d’un navire pirate. Nous n’étions pas si irresponsables, si égoïstes, pour piétiner toutes les convictions pour lesquelles nous aurions tout deux été capables de donner nos vies.

Et ce n’est pas tout. Je crois à peine l’entendre, quand ce qui a dû le frapper si durement dans ce temps brisé, s’échappe enfin de ses lèvres. Il m’extirpe de mes pensées, et je le fixe à nouveau. Je ne suis pas surpris, pas réellement. Cette garde renforcée, son comportement… Je savais que quelque chose le tracassait vis-à-vis de moi. Je n’aurais simplement pas songé à ma propre mort, pas passée en tout cas, pas qu’il aurait déjà vécu. « Je suis mort pour toi, durant un mois entier, je présume. » Je n’explique pas autrement mon amnésie passagère. Si la mort m’a cueilli… C’est bien normal que je n’ai rien à me souvenir, contrairement à lui, non ? Je lâche dans un murmure : « Lionel… Comment est-ce arrivé ? »

Je suis plus inquiet pour lui que pour moi. Cette nouvelle ne me fait rien. Je réagis avec un grand calme à cette détresse qui semble émaner de lui. Je ne peux pas réellement lui dire à quel point la perspective de ma propre mort me paraît douce, ces derniers mois, à quel point je serais prêt à l’accueillir avec sérénité. Je ne pourrais pas, alors que Chimène et lui sont les derniers ancrages qui restent dans cette vie. Mais trois écorchées, voilà ce que nous sommes devenus. Le devoir, l’honneur… Cet autre Liam a choisi de les oublier. Peut-être a-t-il pu vivre libre, heureux même. Peut-être a-t-il pu aimer, sans que cela n’ait le goût du sang. Peut-être… Peut-être. Je ne le saurais jamais.

Je me lève pour mettre un genou à terre, et poser une main ferme sur l’épaule de mon meilleur ami. Je ne cesse de le fixer, pour l’ancrer à cette réalité. « Ce n’est pas vraiment arrivé, Lionel. » Mes mots, faits pour le rassurer, sonnent creux à mes propres oreilles. Où est passé sa résolution à me suivre même dans la tombe, pour défendre ce en quoi nous croyons ? Il était prêt à mourir à mes côtés, face à Gustave de la Rive. Pourquoi… Qu’est-ce qui aurait changé ? Je sens l’impuissance dans sa voix. J’imagine sans mal le reflet de celle qui doit éprouver en ce moment même, rongé par la maladie, contraint de faire retraite quand je prends les devants. « Lionel… Je ne vais pas mourir. Outrevent a besoin de moi. » C’est triste à dire. C’est quasiment tout ce qui me retient. Je suis le dernier d’Outrevent, et ce n’est pas seulement un homme qui tomberait, mais un symbole pour mon duché, qui peinerait à se relever en temps de guerre. « J’ai ma garde personnelle. Je manie l’épée comme personne… » J’hésite, incertain. « C’est de toi dont je m’inquiète. » Je passe mon bras autour de ses épaules et l’attire contre moi. « Je suis là, avec toi. »


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Message Sujet: Re: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptyLun 25 Déc - 22:16

Ses yeux noirs n’osent plus regarder son ami, auquel il a failli, dans une autre vie. « Je suis mort pour toi, durant un mois entier, je présume. » Un faible hochement de tête. Liam comble les trous de sa mémoire défaillante, comble les non-dits, ce qu’il a refusé de lui révéler depuis juin. Il a tenté de ravaler sa douleur, d’oublier ce qui a été vécu sans pourtant être vrai dans cette réalité, mais force est de constater que rien s’est effacé. Alors qu’il faiblit, les souvenirs et les sentiments remontent avec une acuité douloureuse, comme si tout s’était produit hier. Comme si c’était hier qu’un mousse était revenu en lui annonçant la mort de Liam, tué par ses comparses de la Cour des Miracles, et la sienne future à moins de fuite imminente. Il a aussi mal. « Lionel… Comment est-ce arrivé ? » Ses inspirations saccadées amènent trop peu d’air à ses poumons et il voit une multitude de points noirs et gris danser devant ses yeux. Heureusement qu’il est déjà au sol : sinon, il y tomberait à cet instant. Sa voix pâteuse se fait pourtant entendre, racontant avec autant de calme que possible ce qu’il sait : « Nous cherchions des réponses, pour expliquer ce, ce qui se passait. Tu es parti en recherche de la Cour, et moi, sur l’Audacia… ils t’ont tué, mon ami. Ils t’ont tué, et ils venaient pour moi, mais un, un homme m’a aidé et je… nous avons fui. » Un homme. Un pirate. Géralt. Une dette qui ne sera peut-être jamais effacée. Fichée dans son coeur, avec la mort de Liam.

Il s’essuie le visage de ses mains trop chaudes, aussi humides que ses tempes et les boucles trempées autour de son front. Les étourdissements sont pires encore que les nausées. Cette envie de tout laisser aller, cette confusion qui se fait plus forte et qui s’oppose à son besoin de contrôle. Le contact de la main de Liam le fait sursauter, mais il ne se dégage pas. Tout comme il refuse de détourner le regard, une fois celui-ci planté dans celui de son meilleur ami. « Ce n’est pas vraiment arrivé, Lionel. » Il n’est pas vraiment mort. Ils ne se sont pas vraiment embrassés. Sa voix se veut ferme, mais elle a des tonalités creuses qui grincent à ses oreilles. Ce n’est pas vraiment arrivé, mais il craint trop que ceci arrive réellement, le Chevaucheur. Un champ de bataille est un endroit parfait pour mourir. Une fois pour toutes. « Lionel… Je ne vais pas mourir. Outrevent a besoin de moi. J’ai ma garde personnelle. Je manie l’épée comme personne… » Des faits indéniables que le Rivepierre ne peut pas nier, mais qui n’ont pourtant aucune emprise sur ses inquiétudes et incertitudes. « C’est de toi dont je m’inquiète. Je suis là, avec toi. » Lionel pose son front sur l’épaule de Liam. L’étreinte amicale, fraternelle, le calme. Dans son corps, ce désir étrange de s’abandonner à ces bras qu’il a connu, le temps de quelques minutes, quelques secondes d’éternité, accueillants au-delà de tout ce qu’il avait imaginé. Il a aimé ça. Une myriade de frissons étranges, collants, dans la sueur froide qui macule sa peau hâlée. Il vient serrer son ami, sa main crispée sur sa nuque, dans les cheveux bruns. Il repense aux mains qui parcourent son torse, qui se glissent sous son kilt, aux lèvres qui se plaquent sur sa bouche et à la caresse chaude de sa langue sur la sienne. Il repense à ce qui ne se peut pas, ce qui ne doit pas occuper son esprit (ce n’est pas vraiment arrivé) et étourdi, il doit relâcher Liam. Reprendre ses mains, son visage, son corps, se reculer un peu, le regarder encore. « Promets-moi, Liam. Promets-moi d’être prudent. Partir et, et te savoir ici, et savoir que… que je pourrais… échouer, encore… j’ai juré de te protéger, de toujours être là pour toi. J’ai juré de te suivre dans, dans tout ce que tu feras, dans chaque, chaque décision. » Il a toujours pensé mourir avant Liam. Mourir pour lui, en défendant ce pour quoi ils se sont toujours battus. Mourir à ses côtés, sinon, frères nés de mères différentes, unis depuis l’enfance. Liam, le troisième enfant de ses parents, le troisième jumeau. Inséparables. Ses pensées se font plus confuses, alors qu’il a plus chaud, alors que les émotions ne l’aident pas à réfléchir, ou à articuler. « Je sais que… depuis le, le procès, tout est… tout est si difficile, pour toi. Et j’aimerais… j’aimerais que tu… que tu, tu, tu ne cherches pas à expier tout cela, ici. »

Ne cherche pas les plaines de Sithis sur celles de bataille des hommes, Liam.
Le Sans-Visage risque bien trop de t’y trouver.



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Message Sujet: Re: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptySam 6 Jan - 14:46

Je regrette ma question, peu de temps après l’avoir posée. Son souffle se fait difficile en réponse, car ce qu’il a vu était réel pour lui. On peut craindre la perte d’un proche, sans pouvoir l’imaginer ou la concevoir, mais c’est différent quand ce drame se produit réellement. Je ne le sais que trop bien, ayant moi-même cru pendant de longues semaines que Chimène était belle et bien morte, la gorge tranchée, petit corps brisé à la peau blanche, dont les yeux d’un ciel orageux ne me fixait plus. Mais Lionel n’aurait jamais dû garder tout cela pour lui, aussi longtemps. Ces souvenirs ont nourri ses craintes, et ne l’ont que mieux détruit.

J’ai dû chercher longuement des réponses, dans cette réalité déformée. Je me connais assez pour savoir que, privé de mes repères, trouver une cohérence à cet ensemble devait être devenu ma priorité. J’ai dû me montrer bien imprudent envers la Cour des Miracles, et sans doute encore fouiller où il ne valait mieux pas. Je pousse un profond soupir, peu affecté par ma propre perte, mais soulagé d’entendre que Lionel n’était pas présent pour assister à ma fin. Si l’idée que Lionel fricote avec les pirates, et moi avec les voleurs, a toujours quelque chose d’incongru… « Un homme ? Qui ça ? » Un pirate, certainement. Je ne suis pas certain de vouloir en savoir davantage, sur cette existence qui n’a pas réellement eu lieu, rien qu’une absence troublante pour moi.

Je tente de l’en convaincre, mais mes paroles n’ont pas de prises sur lui. Lionel a toujours su voir clairement au travers de toutes les murailles que je pourrais dresser, il m’est impossible de feindre avec lui. J’aimerais qu’il me soit aussi évident de le comprendre, alors que sa détresse m’échappe autant. Il est trempé de sueur, tremblant dans ma prise. Je le sens se raccrocher à moi comme un naufragé à une bouée. Sa main s’est crispée contre ma nuque, dans mes cheveux. Je reste immobile, et le garde contre moi, jusqu’à ce qu’il se calme et se décide à me relâcher. J’aurais dû me douter qu’il tenterait ensuite de m’arracher une promesse. Je réprime un soupir, et le fixe longuement. Je sais qu’il a besoin de ça. « Je te le promets, Lionel. Je ferais attention. Je ne mettrais pas ma vie inutilement en danger. » Je ne sais pas si cela suffira, mais même si ma propre vie me paraît étrangère ces temps-ci, les implications de ma propre mort m’apparaissent assez clairement pour ne pas les ignorer. Je ne peux pas me permettre de faire preuve de faiblesse, pas sur un champ de bataille, pas devant mes soldats. Je dois leur montrer un duc fier et courageux, sur lequel ils pourront entièrement se reposer. « Tu n’as pas échoué, Lionel. Jamais envers moi. Ce Liam n’était pas moi. Je suis vivant. Braise peut rester, et être l’extension de ta volonté. Tu me reviendras, aucun de nous deux ne devrait avoir à mourir dans cette guerre qui n’est pas la nôtre. Tu m’entends, Lionel ? Tu dois revenir. Je t’attendrais. » J’ai envie de craquer, de pleurer, de rendre les armes… Surtout devant lui. C’est peut-être ce qu’il me faudrait pour cesser de me noyer, comme jeté en eaux troubles… Mais c’est une force insoupçonnée que je puise en Lionel, en mon meilleur ami, autant à lire sa détresse que sa propre résolution. Je ne mourrais pas. Je ne le ferais pas pour moi, mais pour Outrevent, pour Chimène… Et pour Lionel. Il ne se doute certainement pas à quel point il me faut me raccrocher à lui, qu’il n’était pas le seul à le faire.

… Ou peut-être que si. Le procès. La simple mention me fait tressaillir. Mon regard se fixe. J’ai enchaîné les impairs, depuis que la vérité a éclaté. Maelenn… Je m’en souviens, comme un rêve éveillé qui me hante. Une nuit tourmentée. Nous l’avions fait comme si le Destin allait nous rattraper, avec passion. Désespoir. Je voulais tellement… Oublier. Je secoue lentement la tête, pour chasser ces pensées sombres, ces mêmes images qui tournent inlassablement. Je vais finir par ne plus me souvenir que de Lisbeth ainsi, le visage crispé dans un cri muet, de souffrance insoutenable, le corps désarticulé et mutilé. Je porte mes mains à ma tête, et prends le temps de longues inspirations. « Peut-être que j’ai besoin de ça, Lionel. Peut-être que j’ai seulement besoin… De réfléchir à autre chose, d’arrêter de tourner au palais, de ressasser sans arrêt. Je peux sauver des vies, ici même. Je peux tenter de préserver mon peuple, là où j’ai échoué à le faire envers ma famille. » J’abaisse mes mains, pour le fixer à nouveau, sans me relever pour autant. « J’aimerais que tu me fasses confiance. Et que tu comprennes que... Je ne peux plus me permettre de perdre qui que ce soit, et certainement pas toi. »


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Message Sujet: Re: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptyJeu 25 Jan - 20:11

Il a balayé la question de Liam à propos de l’identité de son sauveur, sans y répondre tout simplement, comme si ce n’était pas important. Sauf que ce l’est, pour Lionel. Géralt est important. Il ne le trahira pas, car il lui doit la vie. Il laissera la question en suspens, dans ce temps irréel où celui qui l’a aidé n’est pas exactement ce qu’il est aujourd’hui, et ce sera suffisant. Un pirate l’a aidé. Le visage inquiet de cet autre Géralt, rayonnant de bonté et d’amitié, se superpose à celui de son meilleur ami, dans un seul clignement d’yeux, dans une fraction de seconde.

« Je te le promets, Lionel. Je ferais attention. Je ne mettrais pas ma vie inutilement en danger. » Le Rivepierre veut se convaincre que cela suffit. Liam ne lui mentirait pas. Pas ainsi, en plein visage. S’il lui dit cela, c’est qu’il le pense - c’est est sincère. Et pourtant, dans son coeur blessé par ce qui n’est pas arrivé (ce n’était pas lui, ce n’était pas eux, ce n’était pas vrai), les sentiments parasites refusent de laisser aller les doutes. Liam le sent, assurément : « Tu n’as pas échoué, Lionel. Jamais envers moi. Ce Liam n’était pas moi. Je suis vivant. Braise peut rester, et être l’extension de ta volonté. Tu me reviendras, aucun de nous deux ne devrait avoir à mourir dans cette guerre qui n’est pas la nôtre. Tu m’entends, Lionel ? Tu dois revenir. Je t’attendrais. » Ce n’est pas une mauvaise idée. Je peux te raccompagner à Lorgol, puis revenir. Sa mâchoire se serre un peu, mais il ne réfute pas la proposition. Ce n’est pas une mauvaise idée. C’est même une bonne idée. Braise sera là, en attendant qu’il revienne. Car il reviendra. Liam l’attendra. « Je sais que… depuis le, le procès, tout est… tout est si difficile, pour toi. Et j’aimerais… j’aimerais que tu… que tu, tu, tu ne cherches pas à expier tout cela, ici. » Il ne veut pas blesser Liam. Il n’aime pas la souffrance qui se peint sur ses traits, dans son regard soudainement fixe, en réaction àses mots soufflés, si mal exprimés. Il pose maladroitement sa main sur son épaule, y applique une pression légère. « Peut-être que j’ai besoin de ça, Lionel. Peut-être que j’ai seulement besoin… De réfléchir à autre chose, d’arrêter de tourner au palais, de ressasser sans arrêt. Je peux sauver des vies, ici même. Je peux tenter de préserver mon peuple, là où j’ai échoué à le faire envers ma famille. » Il n’a pas échoué. Ce n’était pas de sa faute. Il veut le dire, mais il sait que ça ne servira à rien : Liam est plus entêté que tous les boucs d’Outrevent réunis, et sa parole bienveillante n’y changera rien. « J’aimerais que tu me fasses confiance. Et que tu comprennes que... Je ne peux plus me permettre de perdre qui que ce soit, et certainement pas toi. »

Il doit le dire, n’est-ce pas ?
« Je te fais confiance. »
Une promesse.
Un talisman.
« Je te fais confiance. »
Il répète, autant pour son meilleur ami que pour lui-même. Pour se convaincre, autant que pour se rappeler tous les serments prêtés à l’égard de cet homme au bord du précipice, et qu’il craint tant de le voir s’y lancer, s’y abandonner. Il a confiance en Liam. Toute confiance. Il ne doit pas laisser la peur et le doute entacher ce qui a toujours été inébranlable, ce qui ne doit pas être remis en question. « Braise… viendra me porter à Lorgol, puis il, il reviendra. Pour, soutenir les troupes. » Et pas du tout pour surveiller Liam et rendre des comptes à son Chevaucheur. Pas du tout. Jamais. Voyons. Il a un faible sourire entendu, l’homme, pour son meilleur ami, alors que la perspective de savoir son fidèle camarade ailé à ses côtés suffit certainement à le rassurer. Braise a pour Liam une loyauté indéfectible, à l’image de la sienne, et il ne doute pas que si le duc de l’Honneur se retrouve en posture dangereuse, il volera à son secours comme s’il était son Chevaucheur. « Outrevent sera fier de te savoir au front. » Lionel d’Outrevent le serait, sans aucun doute. Fier de savoir son fils avec son peuple, prêt à défendre son duché au péril de sa vie, embrassant les valeurs cardinales de Levor. Le Lionel qu’ils ont connu, avant… avant. Et bien que Lionel de Rivepierre n’approuve pas l’idée, il peut seulement s’y ranger. Liam a besoin de cela. Outrevent tout entier a besoin de cela. « Je reviendrai. Je te promets. »



One side stone, one side fire.

Dialogues de Lionel en whitesmoke ◊ Dialogues de Braise en firebrick ◊ Dialogues de Harald en maroon

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Message Sujet: Re: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptyDim 4 Fév - 22:00

C’est moi qui cherchais à le soutenir, alors pourquoi est-ce sa main qui se referme contre mon épaule ? Il m’extirpe de ma torpeur. Les mots sortent. Je bute sur chacun d’entre eux, avec cet accent de douleur dans la voix, mais ils paraissent bien plus sincères, plus authentiques, que ce Liam vidé de vie qui pense en avoir fini.

Je croise le regard de Lionel, qui lâche cette promesse. Je te fais confiance. Je l’entends me le répéter, encore. Mes tremblements cessent, dans un soupir profond, saccadé. Je comprends ce qui lui fait peur, rien qu’à mentionner le procès, à voir l’effet que ces quelques mots ont sur moi. Il ne me connaît que trop bien, et certainement ne m’a-t-il pas reconnu, ces derniers temps. Je n’étais que l’ombre de moi-même, hanté par ces mêmes souvenirs, qui inlassablement me rappelaient ma culpabilité. Peut-être… Peut-être que oui, c’est devenu comme une nécessité. Il me fallait expier mes fautes, ou décider de rompre le fil du Destin. Ce champ de bataille me permettait de faire les deux à la fois. Seulement… Je sais qu’il compte sur moi, et qu’il n’est pas le seul à le faire. Ce n’est qu’un désir égoïste, irrationnel, que mes pensées se taisent pour de bon, que mes tourments soit arrachés et piétinés, mon existence entière jetée dans l’oubli. Mais c’est impossible. Il me suffit de le voir ainsi accablé pour comprendre que Lionel ne s’en relèverait peut-être pas, et qu’Outrevent en souffrirait grandement, sans son protecteur, sans le dernier des Outrevent. Je reste enchaînée à une vie qui ne m’importe plus de vivre. Ce constat me glace, me serre la gorge.

Mais je sais aussi à quel point je tiens à lui. Je me refuse de lui infliger, par égoïsme, ma propre perte. Si je suis incapable de vivre pour moi-même, le pourrais-je au moins pour les autres ? Certainement. C’est bien la véritable signification du devoir. Je n’emprunterais pas la voie de la perdition, comme le fit mon père autrefois. Je dois continuer à tenir, et à croire… Croire en eux, en moi. Je dois relever la tête, et non plus m’abandonner à mes tourments. Il a besoin de moi. Il est encore en vie. Et même si c’est difficile de croire qu’il ne sera pas le prochain, qu’ils ne finiront pas tous par m’être retiré un à un… Je le sais fort, vaillant. Ce n’est pas une maladie, même d’origine inconnue, qui sera capable de le réduire à néant. Ce ne sera pas moi non plus, qu’il l’entraînerait dans ma chute. Parce que je ne chuterais pas.

Je pose une main ferme sur son poignet, à hocher lentement la tête. Mon regard, résolu, trouve le sien. J’inspire lentement. « Entendu. Braise ne sera pas de trop. » Je n’arrive pas à sourire, pas encore, en réponse au sien. Mais l’idée lui plaît, le rassure. J’aurais moi aussi aimé que quelqu’un soit présent à ses côtés pour me certifier qu’il est encore en vie. « Envoie des lettres, Lionel. Je ne serais pas si éloigné de Lorgol, finalement. Ils ne passeront pas la frontière. » Ce n’est pas une promesse, mais presque une certitude, à laquelle je me rattache. Comme celle qu’il reviendra. Parce qu’il l’a promis, bien que ce soit déraisonnable de le faire. Il ne l’a jamais été, raisonnable. « C’est un serment, alors ne le trahis pas. » L’ombre d’un sourire, finalement. « Viens. Je vais t’aider à réunir tes affaires. »


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Lionel de Rivepierre
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Message Sujet: Re: On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime   On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime EmptyVen 9 Fév - 3:45

Lionel ne veut pas formuler ses craintes à Liam. Celles qui le touchent lui, atteint d’une maladie inconnue. Tout ceci lui rappelle trop Livien. Trop comme il pourrait être facile, si ridiculement rapide, de disparaître, sans que personne s’y attende, sans que personne s’en doute. Son frère n’était pratiquement jamais malade, grand et fort de la même santé de fer que lui et que leur paternel. Et pourtant, en un instant, si peu de temps…
Penser à Liam, penser au duché, est plus facile que de penser au passé.
Plus facile que de penser à la main de Sithis, qui flotte au-dessus de lui. D’eux tous.

Il veut Liam rassuré. Apaisé. Il veut son esprit ailleurs que sur le procès de juillet. Il le veut présent, il le veut vivant. Alors il parle de lui, il parle du futur, il parle de ce qui peut être contrôlé, contenu. Il parle de Braise, qui reviendra au front une fois que son Chevaucheur sera rapatrié à Lorgol, et veillera du haut des cieux sur le souverain de l’Honneur. « Entendu. Braise ne sera pas de trop. » Ça m’occupera. Tu parles d’une occupation. Amertume non dissimulée, dans la pensée transmise à son dragon, qu’il imagine parfaitement prêter son feu et ses griffes aux armées faës. La guerre ne lui plaît pas, débuts ses débuts, et ce retournement n’en améliore pas son appréciation. Braise sur le front, ce sera une maigre consolation, une sécurité qui lui semblera bien mince lorsqu’il sera cloué au lit à Lorgol, il le pressent déjà. Il en viendrait presque à prendre l’intendant de sa tour en pitié, l’Owen qui devra supporter sa mauvaise humeur future, ses angoisses et sa méfiance, alors qu’il n’aura que ça à se soucier. « Envoie des lettres, Lionel. Je ne serais pas si éloigné de Lorgol, finalement. Ils ne passeront pas la frontière. Ça m’occupera », répond-il en écho à Braise. Il lui écrira. À lui, à ses parents, à Gabrielle, à Gaëtane, à Rackham et Louison. La pensée fugace de la Chevaucheuse ramène celle de son frère, et l’idée de lui écrire se transpose également à sa personne, par automatisme. Il… verra, pour Géralt. Il ne sait pas s’il en a envie. Ou l’intérêt. Outre des problèmes, il ne voit pas ce que ce gueux de pirate peut lui rapporter… certainement pas de la conversation, pfah. Quelle mauvaise foi.

« Je reviendrai. Je te promets. C’est un serment, alors ne le trahis pas. » Le sourire si mince de l’Outreventois le réchauffe. Il y a toujours matière à rire, à sourire, dans tout. Lionel ouvre la bouche pour faire une blague, mais celle-ci meurt avant même d’être formulée, tant le glauque de tout ce qu’il lui vient est fort. Craindre son retour seulement s’il est mort… pour un Outreventois, ce n’est pas drôle. Il referme donc la bouche et replie ses jambes, avant de se lever du sol, avec l’aide de son meilleur ami. « Viens. Je vais t’aider à réunir tes affaires. Merci. » D’autres mots se bousculent à ses lèvres, d’autres mots qui vibrent dans sa gorge et qu’il refuse de taire. Des mots qu’il savait prononcer, il y a longtemps, alors qu’ils étaient encore des enfants, alors que la marque du respect, de la retenue, n’était pas encore profondément imprimée en lui. Des mots qui le hantent et qu’il a besoin d’exorciser. Des mots qui lui viennent comme un souffle, sans un son, juste pour les oreilles de cet homme qui est tant pour lui : « Je… je t’aime, Liam. Mon ami. Mon frère. » Une dernière fois, une seule fois peut-être, lui répéter ce que Liam sait déjà. Pour sceller leurs promesses respectives. Un second talisman.
Il l’aime. Rien ne pourra lui enlever cela.

Pas même la mort.



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