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 Quelle étrange monture que voilà

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Astarté des Sables
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Message Sujet: Quelle étrange monture que voilà   Quelle étrange monture que voilà EmptyLun 28 Mai - 4:06


Livre III, Chapitre 3 • Les Échos du Passé
Astarté des Sables & Marjolaine du Lierre-Réal

Quelle étrange monture que voilà



• Date : 25 mai 1002
• Météo (optionnel) : Il fait doux et bon.
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Astarté veille sur le petit prince d'une autre vie, le jeune Aïssa. Lorsqu'il voit l'hippopotame approcher le campement, il se doit de rencontrer la chevaucheuse et d'en savoir plus sur ce curieux animal, entraînant avec lui une bijoutière fort timide.
• Recensement :
Code:
• [b]25 mai 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3719-quelle-etrange-monture-que-voila]Quelle étrange monture que voilà[/url] - [i]Astarté des Sables & Marjolaine du Lierre-Réal[/i]
Astarté veille sur le petit prince d'une autre vie, le jeune Aïssa. Lorsqu'il voit l'hippopotame approcher le campement, il se doit de rencontrer la chevaucheuse et d'en savoir plus sur ce curieux animal, entraînant avec lui une bijoutière fort timide.






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Message Sujet: Re: Quelle étrange monture que voilà   Quelle étrange monture que voilà EmptyLun 28 Mai - 4:10

Elle était seule, la gitane, dans ce campement de fortune dressé aux portes de Lorgol. Elle avait voulu partir, fuir le regard blessé et apeuré de la princesse d’Erebor, mais sa sultane, dans sa bonté infinie, avait refusé et l’avait plutôt intégrée à sa suite qui peu à peu s’assemblait. Là-bas, bras contre bras comme de vieilles amies, Sitara d’Erebor lui avait expliqué ce qu’elle croyait comprendre de la situation. Ce qu’Astarté d’Erebor avait été, également. Les Erebiens arrivaient lentement et plusieurs s’étaient rassemblés dans l’un des coins de ce campement. Entre eux. Méfiants des autres rescapés. L’enfant ne la quittait jamais, toujours accroché à son sari somptueux, même pendant la nuit. Il s'entêtait à l’appeler Mère, désignation si distante pour celle qui aurait dû être sa meilleure amie, sa protectrice et confidente… Plutôt que de s'effacer, disparaître dans sa timidité, Astarté avait accepté cette demande implicite de s’occuper de lui. L'arrivée de Mélusine de Sylvamir soulagea la bijoutière; cachée sous son aile protectrice depuis des années, il lui semblait que rien d’immonde ne puisse plus lui arriver, désormais.

Pour chasser l’ennui du regard d’Aïssa mais aussi afin d’être aux premières loges si un visage connu se présentait au campement, la gitane errait près des entrées plusieurs fois par jour. Le petit la questionnait souvent sur telle ou telle personne dont l’importance était visible et Astarté s’efforçait de lui répondre avec le plus de justesse possible. Ils aidaient même parfois à accueillir l’un ou l’autre des réfugiés, signalant de leurs mieux les regroupements les plus populaires. C’est ainsi qu'Astarté des Sables, Sertie de Merveilles, croisa enfin la route de Marjolaine du Lierre-Real, duchesse de Lagrance. Elle n’avait pas reconnu la noble dame, mais l’hippopotame, au loin, avait fortement séduit le petit garçon au bout de sa main. La gitane avait patienté que l’imposant animal soit éloigné et que la dame au visage avenant mais aux atours particuliers soit plus près pour tenter une approche.

- Demandez-lui, Mère. S’il-vous-plaît…
- Nous lui demanderons. Tous les deux.

Elle pressa la main du petit entre la sienne et pressa le pas afin de croiser l’étrange femme à l’hippopotame. Son sari jadis somptueux s’était usé au fil des jours et des lavages improvisés. Ses bijoux somptueux et en surnombres avaient été retirés dès le premier jour afin d’éviter des agressions injustifiés. Astarté s’efforçait d’être le plus discrète possible, et le jeune Aïssa avec. Il n’y avait plus que ses tatouages en surnombre, somptueux et fins, qui rappelaient cette vie dans la Roue Brisée.

- Dame? Pardonnez-moi…
- C’était un vrai hippopotame, dame? Il n’est pas méchant? Vous lui parlez..?!

Le visage levé vers la femme et les yeux brillants, Aïssa semblait n’avoir peur de rien. Astarté enviait cette naïveté et ce courage qu’elle n’avait pas. Le danger lui semblait partout, dans ce campement, et la timidité l’habitait toujours, alors que la femme les détaillait à tour de rôle. L’envie d’entraîner le garçon à sa suite et de partir la tiraillait, mais la gitane se contenta plutôt de le serrer un peu plus contre elle, protectrice.





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Message Sujet: Re: Quelle étrange monture que voilà   Quelle étrange monture que voilà EmptyVen 1 Juin - 6:04

Le voyage l'avait épuisée mais aussi affamée.  Leur destination tant attendue était là, devant elles et c'est à ce moment que Tara et Marjolaine virent leur route se séparer.  Elle regretterait la jeune femme, elles avait réussi à survivre ensemble pendant plusieurs jours, mais la duchesse, bien que vêtue comme une brigande, avait quelqu'un à retrouver : son époux.  Naturellement, on lui demanda de garder sa bête à l'écart un peu du campement et elle comprenait bien qu'une monture de cette taille était trop imposante pour circuler entre les différentes tentes dans lesquelles logeaient les réfugiés.  Pourtant, elle répugnait un peu à laisser Gertrude à l'écart, elle avait été une fidèle compagne pendant leurs mésaventures et elle craignait qu'en son absence, quelqu'un ne tente de lui faire du mal.  L'arrivée soudaine par portail de deux femmes à dos d'hippopotame avait rapidement attiré l'attention et Marjolaine ne pouvait faire autrement que de s'inquiéter.  Elle avait eu vite fait de constater que le monde comme il l'était désormais n'était pas rose et que le danger était partout.

Elle n'était d'ailleurs pas la seule de cet avis.  Dès qu'elle tentait de s'éloigner de l'immense animal, celui-ci tentait de la suivre partout.  Celle qui avait le don pour convaincre les hippopotames, c'était l'autre Marjolaine et elle était bien en peine de maîtriser cet étrange don.

Elle était justement en train de tenter de convaincre l'hippopotame de rester en place quand elle fut approchée par une femme avec la peau dorée par le soleil et un enfant qui lui tenait la main.  Elle les regarda, l'air un peu surprise, cherchant à comprendre la raison de leur venue.  C'est l'exclamation du petit garçon qui la rappela à la réalité.  Ses questions lui rappelaient Rose et le cœur de Marjolaine se serra avec douleur.  Elle ne trouvait pas sa fille, son ventre avait disparu et son mari était… elle ne savait pas où il était.  Elle esquissa tout de même un sourire à l'égard du garçonnet et caressa gentiment sa chevelure foncée.  Elle s'agenouilla pour être à la même hauteur que l'enfant.

« C'est un vrai, elle s'appelle Gertrude.  Si tu reste calme, peut-être qu'elle te laissera approcher pour la toucher.  Je peux lui parler un peu, mais il faut d'abord qu'elle s'habitue à toi. »

Ne désirant pas affoler la mère en laquelle elle retrouvait les mêmes traits que dans le visage de cet enfant, elle se redressa et s'adressa directement à elle.  «  C'est votre petit garçon?  J'avais une fille moi aussi, mais je ne la trouve plus.  Pas encore. » Elle n'avais pas encore perdu espoir de la retrouver, sa Rose adorée. « L'hippopotame ne lui fera pas de mal.  Ne vous inquiétez pas.  Je suis Marjolaine du Lierre-Réal, duchesse de Lagrance. »

Elle se présentait sous cette identité qui avait toujours été la sienne.  Marjolaine de Blanc-Lys, brigande de grand chemin était une inconnue pour elle.  Elle n'avait certainement pas l'allure d'une dame de son rang et elle n'en aurait pas voulu à cette femme de ne pas la croire.  Elle avait du mal à y croire encore après tout ce qui s'était passé.





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Message Sujet: Re: Quelle étrange monture que voilà   Quelle étrange monture que voilà EmptyLun 4 Juin - 20:09

Aïssa s’était incliné d’une courbette toute mignonne, visiblement bien au fait des civilités d’usage en digne héritier du duché du Sable et du Roc. Astarté l’avait suivi de peu, gardant pour elle ses doutes sur l’identité de la femme qui se tenait devant elle. Tous pouvaient jurer être empereur, dans ce campement. Il n’y avait, après tout, qu’une poignée de privilégiés connaissant réellement le visage de l’élite d’Arven. Astarté n’en avait perçu que quelques uns. La duchesse de Lagrance n’en faisait pas partie, même si un présent était déjà façonné à son nom, dans son atelier, dans sa vie réelle. Une couronne d’or faites de feuille et de fleurs de magnolia. Combien de semaine avait-elle passé, dans son atelier, à étudier les dessins, à reluquer les magnolia séchées depuis Lorgol? L’oeuvre d’art était désormais terminée, ne patientant qu’une trêve pour être remise. On la disait aimable, Marjolaine du Lierre-Réal, et Astarté y avait vu une manière de s’opposer à Gaëtane de la Volte en empruntant les sentiers délicats du duché des Jardins.

- Je suis Aïssa. Mère aussi est duchesse!

Il tourna sa tête sombre et bouclée vers la gitane qui semblait mal à l’aise, tout à coup. Pourquoi ne défendait-elle pas son rang comme elle en avait l’habitude? La gitane n'avait plus aucun ornement pour trahir la moindre richesse, préférant, et de loin, la discrétion dans ce campement. D’un discret mouvement de tête, elle fit signe à la femme qu’il n’en était rien et ébouriffa les cheveux du petit garçon pour le distraire. Ce dernier allait pour protester mais la gitane éleva la voix, prenant en main la conversation.

- J’espère que vous la retrouverez rapidement, Votre Grâce. Nous avons tous perdu beaucoup, mais nous espérons que nos proches retrouvent le campement, eux aussi.

Noblesse et roture partageaient une situation similaire, et si la gitane éprouvait un respect immense pour la noblesse de son duché, elle se sentait soulagée que la misère frappe de manière juste le petit et le grand peuple. Sa soeur de coeur, Rejwaïde, était toujours absente. Solal. Les frères Qoraïch. Ses amis. Elle était seule, avec ce garçon inconnu, et sa survie ne semblait plus dépendre que de la générosité de Sitara d’Erebor. Cela ne l’empêcha toutefois pas d’être honnête dans son souhait. Une petite fille devait être inquiète, quelque part, de retrouver sa mère, qu’elle soit issue de la haute noblesse lagrane ou des pavés de la Ville Basse. Aïssa tirait sa main, la tirant par la même occasion de ses pensées.

- Je peux aller toucher?
- Seulement si sa propriétaire accepte de superviser. Sa Grâce doit être hâtée de retrouver sa famille.

Elle releva un visage incertain sur la femme. Il était vrai qu’elle avait proposé elle-même de parler à l’hippopotame gigantesque pour lui permettre de la toucher, mais on disait les paroles très changeantes, sur les lèvres des Lagrans.

- Si vous le désirez, je peux vous vous aider à retrouver votre famille. Nous sommes ici depuis un moment, déjà. Je pourrais vous guider pour remercier votre bonté.





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Message Sujet: Re: Quelle étrange monture que voilà   Quelle étrange monture que voilà EmptyVen 15 Juin - 20:00

Marjolaine regarda la jeune femme en entendant dire qu'elle est duchesse.  Elle était bien convaincue qu'elle n'était pas Sitara d'Erebor et nulle autre Erebienne n'était duchesse nulle pas.  À moins qu'elle ne le fut dans cette vie.  Un instant, elle regretta de s'être présentée sous ses titres : ici elle n'était qu'une fille de brigands, puis elle reprit confiance.  Non, tout ceci n'était qu'une erreur, plus tard, elle retrouverait sa vie normale, sa famille.  Elle ne devait pas perdre espoir et céder devant cette réalité déformée.  Dès lors qu'elle le ferait, elle aurait perdu cette bataille.  Elle sourit au petit garçon qui était charmant et souhaita que son fils qui naîtrait bientôt, quand les choses auraient repris leur cours normal, soit aussi adorable.  Elle ne put s'empêcher de caresser sa chevelure foncée avec un sourire empli de tendresse.

« Bien sûr, laisse-moi par contre quelques instants pour que je lui dise qui tu es Aïssa. »

Elle avait compris que cette femme se souvenait de la même vie qu'elle, d'une vie où elle-même n'était pas duchesse et démentait donc les paroles de l'enfant.  Ça n'avait aucune importance.  Visiblement, celui-ci ne connaissait nulle autre vérité et elle n'avait pas le cœur de briser celui d'un enfant.  En grandissant, il comprendrait peut-être.  Quand les choses reviendraient à la normale, peut-être ne se souviendrait-il pas de toutes ces histoires.

« Vous êtes beaucoup trop généreuse, » répondit-elle à la proposition de la femme aux cheveux sombres.  Elle était émue de recevoir de l'aide de la part d'une parfaite inconnue, ne songeant nullement que celle-ci puisse avoir envie de se jouer d'elle.  Elle sourit avec beaucoup de gratitude.

« Mais avant tout, allons voir l'hippopotame, ce serait mal de faire attendre trop longtemps un prince, » dit-elle en les enjoignant de la suivre pour rejoindre son noble destrier.  En vérité, elle avait un peu peur de se mettre à la recherche de sa fille simplement pour réaliser qu'elle n'était pas là.  Qu'elle n'avait jamais existé.  Elle avait peur de retrouver un Denys qui ne saurait pas qui elle est, qui ne saurait pas combien elle l'aimait et qu'elle était la mère de ses enfants.  Elle avait eu ouïe dire que dans cette vie, il s'était marié avec Mélusine et elle craignait atrocement qu'il la lui préfère désormais.  Elle ne pouvait encore se résoudre à accepter de l'aide pour accélérer les recherches tant elle craignait ce qu'elle découvrirait.





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Message Sujet: Re: Quelle étrange monture que voilà   Quelle étrange monture que voilà EmptyMar 26 Juin - 15:16

Astarté ne savait certainement pas que les hippopotames étaient des animaux terriblement dangereux, territoriaux et engendrant le plus de morts d’homme au fil d’une année. Elle ignorait également que le lion, pourtant bien plus redoutable en apparence, était plus inoffensif encore que ce monstre massif et irascible qui ressemblait à un étrange tonneau sur pattes. Alors un peu naïvement, néanmoins sur ses gardes, la gitane et l’enfant s’approchèrent de la dénommée Gertrude sous les bons conseils de Marjolaine du Lierre-Réal. L’animal arborait aisément le mètre cinquante de hauteur, et au moins autant de largeur, à la stupéfaction du petit Aïssa qui ne faisait que écarquiller les yeux en suivant ses moindres mouvements.

- Tu dois patienter qu’elle lui parle et te présente, Aïssa. Sois patient…

Il avait fait la moue en voyant ses aspirations freinées par cette mère qu’il ne reconnaissait qu’à peine. Gentil petit prince, il demeura tout de même immobile sous la main d’Astarté qui s’était posée sur son épaule, dans un geste protecteur. Ce spectacle incroyable et unique devait sans doute lui faire oublier l’absence de son petit frère et de son père. La gitane eut un pincement au coeur en s’imaginant la peur qu’il devait vivre, devant autant de changement. Elle s’efforça de faire diversion à ses propres sentiments, rapatriant, elle aussi, son regard sur l’étrange spectacle d’une Lagrane domptant un hippopotame.

- Plusieurs Faës ont rejoint le campement, ces derniers jours. Il est étrange de voir la cohabitation s’effectuer.

La femme caressait la tête et les oreilles de l’imposant animal sous le regard attentif de l’Erebienne. Il ne semblait y avoir encore aucun signe d’agressivité, chez cette monture particulière, ce qui rassurait la mère d’adoption pour le petit prince excité. La cohabitation n’était pas étrange. Elle était surréaliste. Les tensions étaient certainement palpables, mais aucun éclat n’avait traversé les tentes de fortunes, comme si tous comprenaient que la situation dépassait ces rivalités d’empires. Plusieurs avaient fui des vies épouvantables, de ce qu’Astarté avait pu comprendre. Des meurtres, de la violence, des enfants martyrisés et brûlés vifs. Cette vie n’était pas égale aux autres : elle était pire.

- Quelques uns se sont regroupés dans l’Est du campement. Je vous montrerai, dame.

Plusieurs heures de soleil les attendaient, encore, et l’Erebienne ne ressentait aucunement l’empressement de diriger Marjolaine directement à cette partie du campement. Elle aurait suffisamment de temps pour le faire et retourner auprès des siens, sous l’aile protectrice de Sitara d’Erebor, avant que l’obscurité n’arrive. Aïssa pouvait bien profiter de ce moment encore un peu.





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Message Sujet: Re: Quelle étrange monture que voilà   Quelle étrange monture que voilà EmptyLun 23 Juil - 14:57

Marjolaine détourna son attention un instant de l'enfant et de sa mère pour s'adresser à son hippopotame.  Elle comprenait encore très mal son pouvoir sur ces étranges créatures, mais visiblement la bête faisait ce qu'elle lui demandait de faire de pleine volonté.  Autrefois, lorsqu'elle vivait au palais, elle aurait trouvé horrible le fait de même toucher une créature vivant dans les marécages, elle qui avait toujours été habituée à la propreté et aux bonnes odeurs.  Gertrude était propre, elle s'en était assuré, mais le dédain qu'elle aurait normalement dû avoir n'existait plus dans sa vie.  Elle avait connu le froid et la faim pour la première fois de son existence et elle songeait que ce n'était pas près d'être terminé.  Tout ne serait pas réglé aussi facilement.  Et avant tout elle devait retrouver Denys.  Était-il déjà là?  Se rappellerait-il d'elle?  Après tout, lorsqu'elle était en Lagrance, personne ne reconnaissait la duchesse.  Parce que dans cette vie elle ne l'était pas.  C'était Cyselle la duchesse et jamais Denys ne l'avait épousée.  Cela attristait la jeune femme qui s'interrogeait.  Si le pouvoir n'avait jamais échu entre les mains de son époux, l'aurait-il même courtisé un jour?  Comme si l'animal percevait la tristesse de cette pensée, il grogna doucement.  Elle jeta un regard à ses visiteurs, avec un sourire.

« Vous ne craignez rien, elle est inoffensive.  Petit prince, approche, si tu veux, tu peux la toucher, doucement pour ne pas lui faire peur. »

Marjolaine savait le danger des hippopotames, après tout ils vivaient sur ses terres, alors elle se concentrait pour que le lien entre elle et l'animal ne se brise pas, pour que le jeune garçon ne soit pas blessé.

« Il serait heureux que la cohabitation puisse durer.  Les guerres tuent trop d'innocents et pour quoi? »

En bonne Lagrane, Marjolaine ne pouvait approuver les combats armés.  Elle ne pouvait pas les justifier, ni les accepter.  Cette réalité était horrible. Rien n'y allait, mais la trêve rompue entre Faërie et Ibélène n'était pas enviable.  Elle rêvait de paix, que son peuple cesse de souffrir inutilement, malgré les escarmouches organisées entre Sombreciel et Lagrance.

« Je vous remercie.  Je vous suis bien obligée.  J'ai peu de connexions ici et votre aide m'est extrêmement précieuse.  Lorsque tout reviendra à la normale, je me ferai un devoir de payer ma dette envers vous.  Il se peut qu'il faille du temps, mère d'Aïssa, mais n'hésitez pas à me contacter. »

Marjolaine lui accorda un gracieux sourire.  Elle savait que la guerre empêcherait l'Erebienne de la contacter, mais un jour, celle-ci devrait bien s'arrêter.  Elle était confiante.





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Message Sujet: Re: Quelle étrange monture que voilà   Quelle étrange monture que voilà EmptyMar 24 Juil - 4:28

La gitane avait gardé son regard perçant sur la femme, alors qu’elle murmurait des secrets à sa monture colossale. Aïssa, sous ses mains, s’agitait avec fébrilité. Bientôt, bientôt il pourrait toucher la peau étrange de l’animal! Il pourrait peut-être même le monter à son tour, comme il l’avait souvent fait avec les chameaux et éléphants d’Erebor. Elle ressentait son excitation et sans même le désirer, Astarté affichait un sourire fin, sur ses lèvres charnues. Quelle belle âme il avait, cet enfant, malgré la vie qui semblait s’acharner sur lui. Un père assassiné. Un frère brûlé vif. Une mère tortionnaire. Les bassesses. Les conflits. Malgré tout, il se dressait là, le coeur encore ouvert, prêt à donner, prêt à recevoir. Elle s’inclina pour embrasser ses cheveux sombres, avant que la Lagrane ne l’appelle à elle. Le petit pressa le pas pour tendre la main vers l’hippopotame, le regard brillant de toucher enfin l’étrange monture. Il guettait parfois Astarté, comme pour lui prouver qu’il n’avait pas peur, bien qu’il retirait régulièrement sa main lorsque la bête bougeait le moindrement.

Il lui était aisé de répondre à la question, mais sa timidité et sa volonté à survivre lui intimait un silence poli. La guerre parce que deux royaumes qui ne se comprenaient pas, à la base. La guerre parce que le sang n’avait que trop coulé sur le sable d’or de ses dunes millénaires. Comment arriveraient-ils à se reconstruire, à oublier réellement? Peut-être s’était-on trompé sur les défauts des Erebiens. Ils n’étaient pas haineux envers les étrangers : ils savaient se remémorer, voilà tout. Ils se rappelaient combien les autres peuples les avaient fait souffrir, à une époque ou une autre. Voilà pourquoi la guerre, aimable duchesse. Voilà pourquoi. Car vos dragons ont incendié des innocents. Elle eut un sourire léger tout en s’efforçant de chasser ses pensées. Ibélène avait assassiné nombre de braves gens, tout autant que Faërie. Et ce campement de fortune n’était là que pour les aider à survivre, et non pas accentuer la haine latente des deux royaumes. La femme, devant elle, n’inspirait aucune haine, en ce moment. Elle offrait un moment de bonheur au petit Aïssa. Elle promettait même de payer sa dette.

- Il est nécessaire de laisser le passé où il se trouve et de concentrer nos efforts vers cette vie que nous souhaitons retrouver, vous comme moi.

Astarté avait incliné la tête avec humilité, cherchant à lui signifier que l’aide offerte n’attendait nul remerciement. Si ce que la dame disait était vrai, si elle était réellement la duchesse de Lagrance, comment la gitane pourrait-elle seulement communiquer avec elle, femme de l’empire ennemi?

- J’ai créé une couronne d’or pour la duchesse de Lagrance. Peut-être la recevrez-vous un jour de paix.

Nul mot sur sa volonté de laver sa réputation entachée par la duchesse de Cibella. Nul mot sur la possibilité que ce ne soit pas elle, la douce femme, Marjolaine du Lierre-Réal. La timide gitane s’était contentée de bien peu d’explications, et encore moins de mots, comme souvent. Son regard la quittait enfin pour suivre l’enfant et son nouvel ami. Il ne lui restait plus qu’à lui montrer le campement, lorsque Aïssa ou la duchesse se lasserait de la présence de l’hippopotame gigantesque.





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Message Sujet: Re: Quelle étrange monture que voilà   Quelle étrange monture que voilà EmptyJeu 16 Aoû - 5:44

Marjolaine acquiesça d'un simple hochement de tête : il n'était pas temps de songer à une guerre qui n'existait plus.  Elle avait vu des horreurs lors de son voyage depuis les marais de Lagrance jusqu'à Lorgol, mais de ces malheurs, elle n'en tirait qu'une plus grande envie de retourner à la normale pour les combattre autant qu'elle le pourrait dans sa position de duchesse.  Elle espérait toutefois que la guerre cesserait.  Elle comprenait l'importance du conflit, elle comprenait pourquoi il était nécessaire parfois de se battre pour des idéaux, néanmoins elle ne pouvait se réjouir de savoir que des vies étaient prises inutilement.  Celles des siens tout comme celle des hommes et des femmes de l'autre côté de la frontière.  Heureusement, les armées lagranes et les armées cielsombroises s'affrontaient très peu directement.  Sa conscience était moins pesante, bien qu'elle n'avait rien à voir avec la décision de déclarer cette guerre.  Elle soutiendrait l'empereur qui défendait le retour des anciennes magie, même si elle n'approuvait pas tous les moyens employés.

« Réellement?  La femme qui la portera le fera avec reconnaissance et humilité, » répondit Marjolaine, plutôt surprise.  Elle scruta le visage de la jeune femme, sans toutefois avoir aucun souvenir de l'avoir déjà vue.  Elle était la duchesse de Lagrance, dans une autre vie, mais peut-être n'y retournerait-elle jamais et quelqu'un d'autre tiendrait cette place qu'elle avait occupée.  Son cœur se serra en songeant tout ce qu'elle y perdait : un mari qu'elle aimait tendrement malgré ses écarts, une fille qui grandissait en intelligence et beauté, un fils à naître bientôt.  Ce n'était que parce qu'elle avait épousé Denys que Marjolaine pouvait voir tous ces rêves refoulés si longtemps d'une famille se réaliser.  Autrement, elle ne se serait sûrement jamais mariée, laissant l'héritage du domaine de son père à son frère et ses enfants plus tard.  Un faible sourire passa sur son visage, légèrement amer.

Naturellement portée vers le jeune garçon, elle délaissa la mère un instant pour s'intéresser à lui.  Rose aurait sûrement fait preuve de la même curiosité à propos de la bête, mais elle doutait que Denys l'aurait laissé l'approcher.  Si elle ne venait pas de traverser la moitié du continent sur son dos, elle aurait certainement refusé elle aussi.  Elle s'accroupit et leva une main pour caresser la joue du petite prince.

« Gertrude est un peu fatiguée pour aujourd'hui, nous avons fait un très long voyage.  Nous reviendrons la voir ensemble demain.  Si ta mère est d'accord, nous irons faire un tour ensemble tous les trois, » dit-elle en se relevant, un sourire bienveillant sur le visage.  Elle reposa ses yeux sur l'Erebienne.  « Pouvez-vous m'indiquer le campement Faë?  La route a été longue, mais j'aimerais vous revoir.  Avec le prince Aïssa, si vous le voulez bien. »

Elle n'ajouta pas qu'il lui rappelait combien elle aimait sa propre fille, combien elle lui manquait et combien elle espérait qu'elle ne connaisse rien de cette réalité si différente.  Elle n'ajouta pas que cet enfant avec ses yeux émerveillés lui redonnait espoir qu'un jour les choses puissent revenir à la normale.





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Message Sujet: Re: Quelle étrange monture que voilà   Quelle étrange monture que voilà EmptyDim 26 Aoû - 22:49

Si le visage de la femme semblait agréablement surpris, il se teintait peu à peu d’amertume et la gitane eut un doute sur ses propres paroles. Avait-elle manqué de délicatesse, pour créer ainsi ce sentiment acide sur ses traits? Ou peut-être était-ce les échos de leur vie, leur réelle vie, et la guerre qui menaçait leur quotidien, qui lui revenaient en mémoire. Elle n’ajouta rien de plus, la délaissant plutôt pour approcher Aïssa, et instinctivement, Astarté s’approchait, elle aussi, comme pour mieux s’interposer si cette étrangère lui voulait du mal. Un instinct particulier qui lui vrillait le ventre, depuis qu’elle était revenue à elle-même, délaissant le costume de cette sultane barbare. Le jeune garçon rigola en sentant la main de la femme sur sa joue et roula un peu la tête pour se soustraire à la caresse, bien trop affairé à tâter le flanc de Gertrude, du bout des doigts.

Marjolaine parlait enfin, à lui, le jeune Aïssa, et Astarté ne put que tendre la main pour récupérer la sienne. La monture était fatigué, et une bête de cette taille, éreintée, devait faire bien des ravages si sa patience venait à s’effriter.

- Dis merci, Aïssa. C’est très gentil à Sa Grâce de te permettre d’approcher Gertrude.

Et le garçon, bien docile et visiblement tout aussi bien éduqué, remercia la duchesse avec ce petit sourire en coin qui dénotait toute sa joie d’avoir pu approcher l’hippopotame. Quant à la gitane, elle se contenta d’acquiescer à la requête de la Lagrane, partageant un sourire similaire à celui de son enfant. Progéniture obligé, mais sang de son sang malgré tout. Il y avait cette manière, presque timide, de témoigner leur bonheur. De sa main libre, où les tatouages débutaient pour s’aventurer plus encore tout le long de son bras, Astarté désigna l’allée à prendre. Tentes et barils, bancs improvisés et rescapés semblaient former un chaos bien peu agréables.

- Je vous reconduis, avec Aïssa.
- Nous reviendrons voir Gertrude et faire la promenade? Elle va nous oublier, sinon…
- Nous reviendrons, bien sûr. Elle ne t'oubliera pas. Personne ne t'oubliera, tu sais.

Tout en parlant, son regard de chat s’était logé sur celui de la femme. Une étincelle brillante de reconnaissance y était parfaitement perceptible. Soit-elle duchesse ou roturière, elle s’était montrée généreuse envers l’enfant et affable envers elle. Le triste quotidien du garçonnet prenait déjà quelques couleurs vives et invitantes. Peut-être parviendrait-il à chasser la perte de Ahsan et d’Anwar? À oublier les horreurs du harem, la férocité de cette mère sans doute bien farouche dans l’amour qu’elle pouvait lui porter. La gitane enserra l’enfant contre elle, tout en marchant. Son enfant. De tout coeur, alors que ses pas la menaient vers le campement faë, Astarté espérait ne pas l’oublier, lui et ses boucles sombres, ne pas le perdre, si elle revenait à cette vie de joaillerie et de brillance. Petit Aïssa. Cher petit Aïssa.





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