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 L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd

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Les Chevaucheurs
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Gabin de la Volte
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Je suis : Major de la Division de la Volte ; Chevaucheur du dragon Obédience (Vol de Jade) ; mage du Printemps (séisme) ; prince de Cibella ; baron de Val-Serein

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J'ai fait allégeance à : la duchesse de Cibella ; Gaëtane. À Gustave de la Rive et sa famille. À la Chevauche (mon capitaine, mon maréchal, mes confrères...)
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Message Sujet: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyDim 24 Mar - 17:24


Livre IV, Chapitre 2 • L'Éternel Lendemain
Anaïs Belécu & Gabin de la Volte

L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd

~



• Date : 30 octobre 1003
• Météo (optionnel) : Un peu de vent dehors, mais ensoleillé quand même surtout. De toute façon, ca se passe dans la demeure.
• Statut du RP : privé
• Résumé : Les rumeurs filent d'une romance entre un noble Chevaucheur et une guerrière du duché, les rumeurs semblent ne pas mentir. Et Gabin a envie de savoir, surtout quand la femme est à sa portée et que le Chevaucheur, son ami, a tant à perdre. Inquiet et curieux, Gabin invite donc Anaïs Belécu à Val-Serein pour discuter.
• Recensement :
Code:
• [b]Le 30 octobre 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4629-l-amour-est-comme-un-jeu-on-y-gagne-et-on-y-perd]L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd[/url] - [i]Anaïs Belécu & Gabin de la Volte[/i]
Les rumeurs filent d'une romance entre un noble Chevaucheur et une guerrière du duché, les rumeurs semblent ne pas mentir. Et Gabin a envie de savoir, surtout quand la femme est à sa portée et que le Chevaucheur, son ami, a tant à perdre. Inquiet et curieux, Gabin invite donc Anaïs Belécu à Val-Serein pour discuter.



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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyDim 24 Mar - 17:43

Un soupir, deux pas en avant, second soupir, et d'autres pas encore. Gabin ne tenait plus en place, il parcourait le salon illuminé de clarté de sa demeure à Val-Serein, pourtant ce n'était nullement un événement important qui aurait pu, dû, l'angoisser. Il ne s'agissait que d'une visite après tout. Une visite qu'il avait proposée de lui-même d'ailleurs. Sauf que le sujet qu'elle amenait avec elle, le rendait quelque peu nerveux. Peut-être que tu aurais dû ne pas mentir dans ta lettre ? Je n'ai pas menti, Sumaelle. Il en était bien incapable, encore que c'était certainement plus facile par écrit qu'à l'oral. Par les dieux, qu'il était mauvais à ça et quand il essayait, ce qui était affreusement rare et incompatible avec sa personnalité, c'était pour se mettre à baragouiner sans aucun sens, comme dans cette autre réalité. Cela lui avait coûté une main, à bien y re-songer. Main sur laquelle se porta son regard comme pour s'assurer de sa présence. J'ai juste contourné le sujet, expliqua t-il en se mordant les lèvres avant de porter le bout d'un de ses doigts à sa bouche. Et regarde l'état dans lequel tu es... Vrai, son ventre était noué de part ses vilaines cachotteries. Arrête de ronger tes ongles et lisse mes plumes, cela te calmera, mon poussin, lança la poule pondeuse en piaillant à proximité avant de battre des ailes en direction de Gabin. Elle vola, pas bien haut, jamais haut, mais elle arriva jusqu'à ses genoux au moment où il se décida à prendre place sur une chaise proche d'une fenêtre donnant sur son jardin.

Pourquoi l'avait-il invité ? Pour la remercier personnellement. C'était ce qu'avait contenu sa lettre à l'attention de la Guilde des Guerriers de l'antenne de la Volte, plus particulièrement à l'attention de la guerrière Anaïs Belécu. Elle avait fait partie de la protection de Val-Serein le jour où les momies s'étaient invitées à la fête de sa demeure. Et elle avait valeureusement joué son rôle. Elle méritait bien des mots de remerciement en personne. Sauf qu'elle n'était pas la seule, ce jour-là. Et si il avait tenu à remercier tout le monde par lettres, il ne les avait pas tous rencontré. Peut-être aurait-il dû songer à renouveler un banquet, mais les souvenirs étaient tenaces et les cauchemars plus encore. Certains voire beaucoup, auraient refusé tout bonnement de remettre de si tôt les pieds sur sa baronnie. Gabin avait d'ailleurs, à titre personnel, pris de nouvelles mesures de protection pour la salle qu'il avait transformé en basse-cour pour Sumaelle. Comme quoi, les inquiétudes, il y en avait. Plus tard, songerait-il à proposer un autre festin, même si les banquets n'étaient pas franchement ce qu'il préférait.

Anaïs Belécu, donc. Il tenait à la remercier, mais c'était plus que ça. De fil en aiguille, de rumeurs en échos, son nom était un jour sorti du lot. Le sien et celui du Chevaucheur de Sombreval, Aaron. Hors, si la première, il ne la remettait que par un nom présent lors de certaines festivités, celui du second, c'était toute autre chose. Ils avaient fait leurs études ensemble. Ils avaient partagé des expériences enrichissantes à deux. Ils ne s'étaient jamais trop confié l'un à l'autre sur des sujets privés, Gabin n'étant pas le plus proche ami d'Aaron, mais ce dernier restait un être cher dont il avait tenu à garder contact par biais de lettres, les occasions de se voir n'étant malheureusement pas nombreuses. Alors, quand la rumeur avait percuté ses sens, qu'une idylle entre noble et roturière avait lieu, entre Chevaucheur et guerrière, entre Outreventois et Cibellane, entre lui et elle, Gabin avait eu du mal à y croire. Et il s'était donc abstenu d'y porter plus d'intérêts. Sauf que selon toute vraisemblance, c'était devenu plus sérieux – à entendre. Par lettre, en tout cas, il n'y avait nulles mentions de romance. Aucunes mentions de choses en jeu. Rien à perdre. Et pourtant, il y en avait tellement si c'était vrai. Tellement qu'il n'avait pu tenir plus longtemps sa curiosité et ses inquiétudes.

Il le connaissait.
Il ne la connaissait pas.
Alors il désirait la remercier, oui.
Mais il désirait surtout savoir pour qui son ami était prêt à tout abandonner, à tout sacrifier.
Si ce n'était déjà fait...

Bientôt, son intendant lui signala son arrivée et tout raide, Gabin arrêta de lisser les plumes de Sumaelle, laquelle se glissa hors de ses genoux pour prendre place ailleurs sur un meuble à couver le néant. L'homme se leva, fin prêt à accueillir son invité. Notre bon Gabin, qui invite une femme, seule, dans la demeure. Une guerrière. Elle reste une femme. Sauf que tu me connais. Moi oui, mais les rumeurs chez les humains vont particulièrement vite, même pour un rien. Je tacherai de m'en souvenir, Obédience, merci. Il espérait que ce ne serait pas le cas quand la porte s'ouvrit.


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Dernière édition par Gabin de la Volte le Dim 14 Avr - 11:50, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyMer 10 Avr - 0:20

Une relation naissante qui commence peu à peu à faire jaser dans les rangs des guerriers telle est la situation d’Anaïs à ce jour. Elle est un peu mal à l’aise avec les sourires et les messes basses de certains de ses camarades. Ce qu’il y a de certain dans la situation actuelle c’est qu’elle assume complètement les sentiments qu’elle porte à Aaron. Elle sait que leurs choix seront scrupuleusement observés et commentés. Si elle vient à devoir quitter la Volte, Cibella ce serait un véritable crève cœur pour elle et sa situation en Outrevent serait on ne peut plus complexe à gérer mais pour la première fois par amour elle serait prête à se mettre en danger.

Malgré tout Aaron lui a confié sa situation envers son père et sa famille, un refus d’héritage également lourd à porter pour lui-même. Cette relation compliquée augure un avenir on ne peut plus incertain mais qu’elle est prête à affronter à ses côtés. Quoi qu’il en soit attablée à la Guilde pensant à toutes ses possibilités Anaïs est rêveuse et n’entend même pas sa responsable l’appeler par son prénom. C’est seulement lorsque cette dernière la rejoint s’installant en face d’elle que la guerrière relève les yeux sursautant aux paroles de la femme :

« Et beh dis voir on dirait que les rumeurs disent vrai je ne t’ai jamais vue aussi heureuse et rêveuse au point de ne pas entendre quand je t’appelle Anaïs ».

Elle s’empourpre la jeune femme troublée des paroles de la responsable de la Guilde et elle fronce les sourcils en lui rétorquant le plus  calmement du monde

« Cesses donc de dire de telles foutaises que me veux tu ? » ; un large sourire s’installe sur le visage de la femme qui lui tend un courrier portant le tampon du Baron de Cibella « Gabin de la Volte souhaiterait s’entretenir avec toi en privé aujourd’hui à Val-Serein dépêches toi il aime la ponctualité ».

Elle s’interroge Anaïs d’une telle invitation et se mord la lèvre signe manifeste d’une angoisse nouvelle. Pourquoi une telle invitation surtout chez lui ? Elle se demande bien l’espace d’un instant ce qu’elle a pu faire de mal. Elle se souvient de ses dernières missions et pense à celle où elle a assuré la sécurité lors de la venue des momies. Aurait-elle manqué ne serait-ce de quelconque manière à un protocole quelconque ? Elle perd pied peu à peu alors qu’après avoir remercié la responsable de Guilde elle se dirige en dehors de l’Antenne. Anaïs récupère vers son cheval à la sortie s'interrogeant intérieurement sur tout ce qu'elle a pu faire ou dire ces derniers temps. Elle ne préfère prendre le portail pour ne pas risquer un retard qui pourrait contrarier Gabin de la Volte. C'est pourquoi après être sortie rapidement de l'un d'eux, elle se trouve en vue du domaine du Baron, Prince de Cibella.

Elle met pied à terre au niveau de sa demeure et s’annonce ; une personne la fait patienter avant de l’introduire rapidement dans les locaux privés. A mesure que ses pas martèlent le sol Anaïs sent son cœur se serrer. Elle pourrait presque percevoir des tremblements au bout de ses doigts. Que lui veut-il sérieusement ? Elle angoisse et déglutit avec peine lorsque l'intendant l’invite à pénétrer dans la pièce où l’attend l’homme l’ayant convoquée.

D’une voix bien peu assurée elle s’incline et tente de bredouiller maladroitement

« Monsieur le Baron, Prince de Cibella vous m’avez fait convoquer me voici ; que puis-je faire pour vous servir » elle ose le regarder mais associe à ce regard toutes les marques de respect qu'elle a pu apprendre aux côtés de sa mère et de ses camarades de Guilde. Anaïs ressaisis toi tu n’as rien fait de mal si tel avait été le cas tu n’aurais pas reçu un simple courrier, ce serait sa garde qui serait venue te chercher ni plus ni moins… elle respire de manière saccadée la jeune guerrière angoissant les prochaines paroles de son Prince alors que la porte se referme derrière elle la faisant discrètement sursauter.  Un regard sur les côtés de Gabin lui permet de visualiser une poule probablement en train de couver ; les mages sont légion dans son duché et cet animal aux côtés de son Prince semble être nul autre que son Familier ; elle en saura probablement plus dans les instants qui vont suivre.












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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyDim 14 Avr - 11:47

La silhouette de Gabin se découpait dans la clarté diffusée par la fenêtre devant laquelle il s'était posé pour attendre l'invitée. De dos. Oui, de dos, elle ne verrait que ça en rentrant et serait ébloui par la luminosité. La vue sur les jardins lui procurait plus de bien qu'il n'aurait pu le dire. S'imaginer voler sur le dos d'Obédience faisait descendre la pression qu'il s'était lui-même inffligé d'un cran. Et, le temps de se retourner quand elle rentrerait dans son salon au décor bien agencé, il aurait au moins l'avantage de pouvoir cacher son visage crispé un moment. Sans compter que ta silhouette de dos est aussi impressionnante que charmante. C'était vrai qu'il se trouvait imposant de dos ainsi, parfait même, mais ce n'était clairement pas son but ici. Faire bonne impression, oui. Lui plaire, pas franchement. Sauf si l'ensemble aidait à détendre l'atmosphère à venir.

La porte s'ouvrit et l'intendant annonça la guerrière, laquelle pénétra à la suite. Le calme qui régnait alors se transforma soudain en une course au souffle, ce qui lui fit hausser un sourcil alors qu'il se détournait de la vue extérieure pour croiser le regard de son invitée et congédier son intendant par la même occasion. Elle est jolie. Et Gabin ne pouvait qu'approuver Sumaelle. Elle possédait des yeux grands et clairs ainsi qu'une crinière de feu magnifique, sans compter une silhouette généreuse et perceptible malgré l'armure portée en ce jour. C'était une Cibellane, il n'y avait rien de surprenant à ça d'après lui. Ses sœurs étaient plus belles encore à ses yeux, mais la rouquine présente avait un charme indéniable qui ne pouvait laisser insensibles les hommes bien longtemps. Il comprenait, physiquement parlant, pourquoi Aaron avait arrêté son regard sur elle. Au moins c'était une question qu'il ne lui poserait pas... si elle avait jamais osé un jour franchir ses lèvres.

« Monsieur le Baron, Prince de Cibella vous m’avez fait convoquer me voici ; que puis-je faire pour vous servir »

Inviter pas convoquer, mais il laissa de côté pour l'instant. Elle semblait petite face à lui, ce qu'il n'avait pas souhaité en l'invitant. Elle semblait craintive, sur ses gardes, loin d'être à l'aise, encore une chose qu'il n'avait guère vraiment imaginé en écrivant sa lettre d'invitation. Elle semblait également à bout de souffle, comme si elle s'était dépêchée. Il n'avait pourtant nullement fait mention d'urgence dans ses écrits. La lettre avait été envoyée une semaine plus tôt pour être certain que la présence de la guerrière soit possible. On lui avait d'ailleurs répondu qu'elle serait présente sans faute ce jour-là. Avait-elle oublié ? Ou bien- On entendrait même une mouche péter. Pardon ? Le silence s'étire, mon poussin... Tu es un peu beaucoup perdu dans tes pensées alors qu'elle attend sagement pour te servir, si tu vois ce que je veux dire. Ses paupières papillonnèrent un bref instant avant qu'il ne reprenne au plus vite la situation en main. Il fallait faire bonne impression. Et mettre l'invitée à l'aise si c'était dans ses cordes.

« Mon prince suffira, Guerrière Belécu, mais s'il vous plaît veuillez d'abord prendre place, je vous prie, » répondit-il en l'invitant d'un geste de la main courtois et doux à s'installer dans un fauteuil. Honnêtement, il aurait préféré lui demander de l'appeler Gabin, les titres de noblesse avaient le don de lui mettre une pression, sans compter que cela mettait de la distance entre les gens. 'Monsieur le baron' sonnait vieux là où 'Mon prince' sonnait plus chaleureux, non ? Il aurait bien proposé 'Major' aussi, dont il était si fier d'entendre, mais elle n'était nullement Chevaucheuse. La concernant, Guerrière Belécu, Madame, Anaïs Belécu, il avait décidé de varier un peu en attendant que l’atmosphère soit plus légère. Ses pensées se tournèrent vers Sumaelle, mais la poule nègre soie avait décidé de ne rien en dire. Sans doute approuvait-elle Gabin.

En face de quelques fauteuils où il avait proposé à la guerrière de prendre place, se trouvaient une table basse garnie de quelques assiettes, de tasses, de biscuits et d'une sélection de thés issu de tout Cibella. Savoir recevoir était un art qu'il avait appris et qu'il se refusait à perdre.

« Vous semblez à bout de souffle, puis-je vous en demander la raison, Madame ? »

Oui, car si elle était pressée, si elle avait eu un souci avant de venir, il lui prierait de repartir sur-le-champ régler le point. Pas parce qu’il serait outré, mais parce qu’il ne souhaitait nullement une invitée inquiète de bien paraître alors qu'une affaire importante se déroulait en dehors. Peut-être avait-elle même des soucis de famille... Hors la famille était chose sacrée.


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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyLun 15 Avr - 19:14

Elle n’est pas de plus à l’aise la jeune guerrière de la Volte face au Prince de Cibella. Sa supérieure est restée pour le moins très vague quant aux raisons de cette convocation. La seule chose qu’elle savait sur cet état de fait était que l’horaire était imminent. Debout devant le bureau du Prince, elle le détaille de manière respectueuse sans le détailler pour autant. Elle sait être habile dans ses regards, maniant le regard alter et le regard curieux avec une habileté pouvant tromper le plus perspicace. L’homme est plus grand qu’elle et quand elle arrivée il lui tournait le dos donnant probablement ainsi un peu d’importance à l’entrevue. Ce qu’il ne sait pas c’est que cette attiude pour le moins naturelle de sa part a profité largement au malaise d’Anaïs. A mesure qu’il se rapproche elle déglutit avec peine rougissant même trahissant son manque d’expérience de telles convocations. Que doit-elle faire ou dire ? Elle a l’habitude Anaïs de protéger les nobles, de les escorter mais les rencontrer de la sorte non ce n’est pas du tout son domaine d’intervention.

Un instant elle pense à son compagnon Aaron. Lui-même est noble peut-être pourra-t-il lui expliquer un peu plus les manières de dire et de se comporter dans ces situations ? Son esprit revient rapidement à l’instant présent et elle tente de sourire pour se détendre elle-même. Elle bouge même sous l’invitation de Gabin et s’installe comme elle peut pour tenter de reprendre quelque peu ses esprits. Il ne semble pas en colère, encore moins déçu. Son regard sur elle l’a détaillée ce qui a accru le malaise déjà naissant de la guerrière. Elle maudit intérieurement la responsable de Guilde de ne pas lui avoir dit plus un peu plus ce que contenait ce courrier. D’ailleurs quand Gabin s’inquiète de son essoufflement elle répond avec peine

« Je n’ai reçu votre convocation qu’aujourd’hui mon Prince et lorsque j’ai su l’horaire je n’ai pas manqué de me hâter pour ne pas vous faire attendre » ; elle poursuit « Peut-être que ma responsable a omis de me la communiquer plus tôt ce qui aurait probablement éviter que je ne me sente aussi surprise de votre invitation ». Elle s’exprime de manière posée et courtoise, tentant de justifier son attitude pour le moins surprenante à Gabin.

Elle se doute que sa réponse vient taire probablement d’autres questions qu’il retenait. Elle poursuit malgré tout afin de le rassurer.

« Je n’ai nul contrat en attente ; honorer une invitation ou une convocation d’un noble de Cibella qui plus est de la famille de la cité qui m’a vu grandir est pour moi en particulier une priorité et gage de respect » et posément « Je suis honorée et quelque peu inquiète de cette entrevue mon Prince».

Elle reste droite et habile dans ses propos n’osant toucher ne serait-ce qu’un gâteau ou une boisson qui pourraient pourtant lui faire le plus grand bien à la gorge asséchée.












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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyLun 22 Avr - 19:29

Gabin n'aurait jamais imaginé que son attitude serait l’élément déclencheur au malaise continu de son invitée. Il avait voulu paraître imposant, il avait voulu l'impressionner avec douceur, souhaitant quelque part se donner bonne figure et prestance princière afin de ne pas faire honte aux bonnes manières qu'on lui avait enseigné, mais également pour le sujet délicat à venir qu'il souhaitait aborder auprès d'elle. Manières qui avaient tendance à disparaître selon la personne à laquelle il s’adressait. Ce qui n'était pas le cas ici. Il avait calculé toute la scène, pour qu'elle soit parfaite de A à Z, arrangeant le décor, sélectionnant les gâteaux et les thés, lissant au mieux ses vêtements, soignant sa coupe de cheveux pourtant très courte avec une lenteur suprême, faisant briller ses chaussures même. Et voilà qu'aux réactions de la guerrière, Gabin se voyait fort embêté. Il était soudain soucieux de la jeune femme. Et affreusement irrité intérieurement que tout ne se déroule pas comme il l'avait prévu. Ce n'était pas censé se passer ainsi, se fit-il en lui-même avant de poser en avant ses questions. Autant entendre les raisons, peut-être réussirait-il à reprendre la situation en main avant qu'elle ne dégringole complètement !

Aujourd'hui. Elle n'avait eu vent de sa requête qu'aujourd'hui. L'homme soupira, se retenant de se mordiller la lèvre. Il aimait que les choses soient bien faites...  et le fait que sa lettre n'ai pas été transmise dans les temps n'avait pas été du tout retenu par son esprit dans la planification de ce jour. Lui qui pensait les services de la Guilde des Guerriers irréprochables, voilà qu'il s'imaginait presque demander des explications. Mais peut-être qu'eux mêmes avaient eu des soucis. Et dès lors, qui était en tort ? Lui-même pour ne pas avoir envoyé la lettre un bon mois plus tôt à la place d'une semaine.

Gabin prit place à son tour dans les fauteuils, un thé aux vertus apaisantes ne serait pas de refus pour tous les deux. L'écoutant jusqu'au bout, il reprit, désireux de clarifier la situation, après s'être servi de lui-même une tasse de thé avec des gestes forts méticuleux.

« J'ai envoyé la lettre il y a une semaine, mais peut-être aurai-je du m'y prendre plus tôt. Enfin, ce qui est fait est fait. Vous pouvez donc reprendre votre souffle et vous tranquilliser à ce sujet. »

Si elle y arrivait, ce qui ne semblait pas être le cas. Elle était restée aussi droite qu'une statue, rigide malgré ses sourires se voulant chaleureux. Parcequ'il l'était, Gabin. En plus d'être content après l'avoir entendu rectifier le mot 'convocation' par le mot 'invitation'. Décidé à la rendre à l'aise face à lui, il reprit :

« Vous n'avez nul besoin d'être inquiète, voyez cette invitation comme... un remerciement de ma part. Et c'est moi qui devrait être honoré. Qu'une si belle femme accourt pour me voir jusqu'à en être essoufflée, n'importe quel homme en serait flatté. » C'est ce qu'on appelle faire la cour ça.... Mais pas du tout, je lisse la situation. En faisant la roue ? Je ne suis pas un paon, Sumaelle, je la flatte en lui indiquant être flatté. Mes vieilles écailles me disent qu'elle pourrait se méprendre sur tes intentions. Voilà que même Obédience s'y mettait, ce qui rendait la situation plus malaisante pour lui à présent. Il détestait les malentendus...

« Servez-vous, s'il vous plait. » Indiqua t-il en désignant les thés avant de noyer ses lèvres dans sa propre tasse. Peut-être noierait-il ses craintes que la situation ne dérape davantage par la même occasion.


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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptySam 27 Avr - 10:38

Il faut vraiment qu’elle se détende ce fait devient pour le moins très urgent. Face au baron elle tente de reprendre pied en soufflant discrètement respirant calmement pour effacer ce far discret qu’elle avait commencé à laisser transparaître. Sa discrétion et sa réserve font certes son charme mais elle apprend à les canaliser pour s’imposer un peu plus auprès de ses pairs qui plus est quand elle est invitée par une haute sphère de son duché.


Elle reste stoïque l’espace de quelques secondes à l’interrogation de Gabin vis-à-vis de ce retard manifeste dans la transmission de la convocation. Malgré tout l’honneur de la Guilde est en jeu aussi elle rajoute habilement et poliment afin que tout malentendu soit gommé :

« La raison en est peut être mon prince que j’étais moi-même en mission ; je reviens d’une semaine d’escorte ; à peine de retour ma responsable m’a fait part de cette invitation ne soyez pas aigri envers elle, l’information m’a été transmise en temps et heure » et elle rajoute « Nous sommes de plus en plus sollicités au vu des temps qui courent et nous honorons nos missions comme il se doit pour le ben-être de nos concitoyens ».

Elle appuie ses explications d’un sourire un peu plus large. Il va sans dire qu’ils ne sont nullement des gardes plutôt des mercenaires obéissant à leur propre loi celle du gagne pain visant à entretenir leurs tenues et armes. Ils n’ont qu’une allégeance la Guilde bien que la famille ducale fasse partie des personnes hautement respectées en Cibella.


Elle se détend une seconde, juste une avant de s’empourprer totalement au qualificatif de belle femme. Elle n’ose regarder Gabin complètement abasourdie d’un tel compliment. Dans quel pétrin s’est elle donc fourrée pour se retrouver face à un noble qui semble commencer à lui faire la cour ? Elle est amoureuse d’Aaron et voilà que Gabin de la Volte vient y mettre son grain de sel ? Elle perd pied totalement mais se rattrape à l’autre partie de la phrase de l’homme. Il veut la remercier ; ses souvenirs se succèdent les uns après les autres et l’épisode des momies lui revient peu à peu en mémoire.

« Je n’ai fait que mon devoir mon prince ça a été un honneur pour moi de servir à votre défense tout comme celle du Comte du Val-d’Or à cette occasion » elle se crispe un instant « J’espère que le dommages ne sont pas irréversibles suite à cet épisode pour le moins fâcheux ».


Elle hoche la tête à son invitation de se servir de quelques sucreries. Sa main se tend prenant une tasse remplie d’un liquide brûlant ; elle prend un gâteau le trempant discrètement avant de le croquer discrètement. Il n’y a pas à dire les gens de son duché savent recevoir qui plus est quand ce sont les nobles.












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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyDim 28 Avr - 13:07

Ce qui était fait au sujet de la lettre, était fait. Ainsi, la question aurait dû être close, surtout face aux bonnes intentions de Gabin. Mais la guerrière tenait à s'expliquer malgré tout, à prendre la défense de sa Guilde et de ses missions, ce qui était parfaitement louable et honorable de sa part, quoiqu'un peu déplacé quand, dans le même temps, il indiquait avec douceur de laisser ça de côté. Une proposition sous-entendue qu'elle n'avait pas comprise. Ou qu'elle avait préféré ignorer. Les deux peut-être. Qui sait ? À ses yeux, elle manquait de clairvoyance ou d'habitude avec les mots de la noblesse, mais on ne pouvait en dire autant de son courage flambant et de sa dévotion magnifique pour la Guilde. C'était une femme d'honneur ainsi qu'une très belle personne, il pouvait comprendre d'où venait l'intérêt de son ami Chevaucheur pour cette guerrière cibellane.

Toutefois, s'il n'avait rien à redire du choix d'Aaron de Sombreval jusque-là, il se devait de rebondir à sa suite. Et, dès lors qu'elle eu fini de défendre sa Guilde, il reprit :

« Qu'une lettre du prince de Cibella en personne se retrouve ainsi en attente alors que des moyens existent pour faire parvenir ladite plus tôt, cela pourrait-être mal vu et représenter un affront, Guerrière Belécu. Mais pour votre course et votre loyauté, et parcequ'il n'aimait nullement les conflits, je n'en tiendrai pas rigueur à votre supérieure. »

Ainsi, l'affaire était close. Ainsi, paraissait-il peut-être imbu de sa personne mais, il lui donnait surtout quelques conseils de bonne tenue face à la noblesse. Si ses explications pouvaient passer crème avec lui, un tel comportement et de telles excuses auraient plus de difficultés à être réceptionnées avec succès face à d'autres.

Le sujet à présent derrière, s'assura t-il d'un sourire courtois et bienveillant, Gabin souhaitant la mettre à l'aise face à lui, souhaitant rendre l'atmosphère plus légère, il trouva à la flatter. Et sans mentir, lui indiqua être également honoré.

Les mots dits, à quelques notes de la romancer d'avis de son Familier et du dragon Obédience, Gabin lui proposa de se laisser aller en profitant des victuailles apportées. Embarrassé quelque peu à l'idée qu'elle se méprenne, l'homme noya ses lèvres dans son thé sans esquisser un regard vers elle, restant d'apparence noble, droit et comme si de rien était surtout. Et heureusement qu'il ne la regarda par à ce moment-là, d'ailleurs, il se serait probablement mis à paniquer devant sa teinte rougeoyante.

Ce qu'il pouvait détester les malentendus ou tout ce qui s'éloignait de ses plans précis.

La chance fut de son côté quand elle reprit. Javaï veillait sur lui. Elle ne s'était pas méprise et, soulagé, il lui répondit alors qu'elle se servait en thé et biscuit, reportant son regard sur elle cette fois :

« Vous avez fait de l'excellent travail ce jour-là. Elle n'avait pas été la seule cependant, aussi rajouta t-il. Tous. Pour mieux reprendre ensuite. Il y a eu quelques lourds dégâts, mais rien d'irréparables. Il n'osa mentionner les pertes en vie, ils en avaient tous été témoins, il était inutile de raviver cet épisode. Il ne préféra pas non plus se lancer dans un débat révolté contre les mages ayant relevés les morts. Il ne l'avait pas invité pour cela. Mon Familier en a même tiré profit, » termina t-il d'un sourire amusé, préférant trouver une note positive à ce sombre souvenir, en jetant un coup d’œil plus loin à Sumaelle. Sumaelle qui n'était pas vraiment de son avis. Je n'ai rien demandé. Non, mais tu apprécies les changements qui ont été apportés à la basse-cour suite à ça. De ce point de vue là, je suppose que oui. Mais je ne veux plus jamais voir une momie de ma vie ! Son désir était partagé et il se rappelait bien de Sumaelle après leurs passages. La poule nègre-soie avait été dans tous ses états, choquée, en colère et attristée de voir des œufs brisés.

Il se remit à boire un peu, laissant un petit silence s'étirer, réfléchissant à la manière d'aborder le véritable sujet. Car les remerciements et la visite seraient vite terminés s'il restait là sans mot dire.

« Guerrière Belécu, me permettez-vous d'aborder un sujet plus personnel ? »


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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyMer 29 Mai - 18:40

Le climat se détend peu à peu entre le Prince de Cibella et la guerrière qu’elle est. Elle comprend au travers des paroles du noble que tout sujet quant à cette lettre parvenue en retard à sa personne est désormais proscrit. Ce serait malvenu qu’elle contrarie l’homme alors qu’à mesure que le temps avance elle reprend contenance. Il y a eu certes ce trouble léger quand il a souligné son physique, trouble qu’elle a balayé en trempant ses lèvres dans l’eau fumante de sa boisson.

Elle ferme les yeux, respire calmement pour se concentrer sur le sujet de la défense de sa propriété. Elle est inquiète la jeune femme des dégâts que sa demeure a pu subir. Ce n’est certes pas dans ses cordes de l’aider à reconstruire mais c’est tout naturellement qu’elle s’en inquiète. Un sourire éclaire son visage quand il mentionne son Familier. A cet instant le regard d’Anaïs dévie vers cette poule qui semble les regarder tous deux. C’est chose incroyable que l’immobilisme dans lequel elle se trouve.

Elle se doute également Anaïs au vu du silence qui fait suite aux propos de Gabin qu’un échange non verbal se produit entre eux deux. Elle vit déjà cette situation pour le moins dérangeante avec Aaron donc elle étouffe un discret soupir en prenant un second gâteau. Non pas que cela la choque au contraire mais on dirait presque que durant ces échanges certaines paroles lui échappent ; parlent-ils seulement d’elle ? Y-a-t-il des informations qui lui échappent ? Jugent-ils eux-mêmes du comportement et des paroles qu’elle utilise à son insu ? Elle ne jalouse pas du tout ce lien bien au contraire elle le respecte plutôt et sourit en reportant son regard sur son Prince.

« Vous m’en voyez rassurée ; c’est une belle demeure que vous avez là et si chacun y trouve son compte c’est rassurant. Le Familier fait partie intégrante du mage, j’ai moi-même quelques amis qui en disposent et leur confort est essentiel pour une harmonie parfaite avec vous-même ».

Elle ne pose pas de question elle s’interroge à haute voix sur ce lien si ténu. Elle espère ne pas avoir posé de question dérangeante ou hors sujet ce n’est pas du tout son intention première. Dans le pire des cas elle rectifiera le tir en ajustant ses prochaines paroles, des fois que son Prince serait susceptible… on ne sait jamais.

Elle boit une nouvelle gorgée, vidant à moitié sa tasse et la dépose ; elle va pour rompre le silence pesant qui s’est installé lorsque c’est Gabin qui s’en charge. Elle suspecte une demande de fin d’entretien et c’est toute autre chose qui sort de sa bouche estompant le sourire qui s’est installé sur les lèvres de la guerrière qui fronce un peu les sourcils soudainement apeurée des questions qui vont suivre.

« Je n’ai rien à cacher à mon Prince » une simple réponse correspondant à une acceptation de son sort quel qu’il soit dans la bouche de Gabin. Quand bien même la question la mettra mal à l’aise elle assumera et répondra de la meilleure manière qu’il soit.












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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyDim 21 Juil - 19:26

Là, la situation semblait à présent sous contrôle. Pourvu qu'elle dure, espéra Gabin tout en sachant que ce ne serait pas le cas. En effet, si les petites douceurs, les mots polis et les gestes bienveillants étaient sincères, ils servaient davantage à préparer l'entrée du prochain sujet. Un sujet fort délicat à aborder d'après lui.

La conversion glissa donc du travail au bien être des Familiers dont il acquiesça et valida les propos de la guerrière d'un signe courtois de la tête. Il n'ajouta rien à cela, mais songea aux amis mentionnés dans son explication. Aaron, plus amant qu'ami pour elle figurait parmi eux, il n'y avait aucun doute la dessus. Aaron qu'il mentionnerait sous peu malgré quelques réticences à son cœur et à sa conscience. Aaron qui lui en voudrait peut-être, certes, mais mieux valait qu'il se fasse une idée de celle qui le poussait à faire autant de sacrifice que de vivre avec le regret de n'avoir rien fait si cela tournait mal ! Si c'était perdre un ami en ayant fait ce qu'on jugeait être pour son bien, alors il n'y aurait rien à regretter que l'absence de ce dernier.

Le silence s'étira quelque peu avant qu'il ne le brise par une question aussi simple que complexe. Une question qui mit directement en alerte la guerrière alors qu'il reposait sa tasse, joignait ses mains et entrelaçait ses doigts dans l'attente de son accord. Et si elle refuse de te répondre ? Demanda soudain Sumaelle. Elle répondra, répondit simplement Gabin avec assurance. Elle avait entièrement le droit de refuser de lui répondre, mais il était prince... oserait-elle seulement l'ignorer ? Il en doutait quelque peu. C'était mal d'user de son titre ainsi, il le savait, mais il n'était pas n'importe qui et Aaron non plus. Il faisait ce qu'il avait à faire, ce qui devait être fait, à n'importe quel prix.

Elle n'avait rien à cacher et elle était prête, mais peut-être pas au point d'entendre la suite, ce qui fut le cas.

« Aaron de Sombreval, le nom du Chevaucheur sorti de sa bouche aussi vif et surprenant qu'un coup de poignard. Ce n'était pourtant que le début. Il poursuivit, posant son regard dans le sien, un regard décidé à ne rien rater de ses réactions. Quelle est votre relation avec lui, dites moi. » Son ton était plein d'autorité, presque sec, alors que sa tête et son cœur débordaient de bonnes intentions envers son ami, heureux absent du jour.

Ils sont amis de longues dates, se glissa soudain, après quelques secondes de battement, la voix de Sumaelle dans l'esprit d'Anaïs pour lui expliquer la raison de cette question, mais surtout pour que la guerrière sache que Gabin n'était pas quelqu'un de mauvais, mais plutôt quelqu'un d'inquiet. Les yeux de la poule nègre soie couvaient la rouquine à distance tandis que sa voix était toute aussi emprunte de bienveillance que l'âme de son compagnon humain. Elle était maternelle et avait senti le besoin d'ajouter de son commentaire dans cette situation.


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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyVen 26 Juil - 14:54

Bien que la soudaineté de la rencontre l’ait au préalable surprise et que les débuts aient été un peu tendus Anaïs se détend peu à peu. Gabin semble avoir cette facilité innée à mettre à l’aise ses interlocuteurs. La douceur dans sa voix, dans ses gestes et son attention à chaque instant ne sont probablement pas innocents à cette sensation progressive de bien-être. Non pas qu’elle va se mettre à rire ni même à se permettre quelconque familiarité non, Anaïs reprend peu à peu la maîtrise de cette fébrilité qui était sienne il y a encore quelques courtes minutes.

Toutefois une alerte s’allume dans son esprit quand il commence à l’interroger. Sa manière délicate de lui demander l’autorisation, sa politesse augure toutefois une question loin d'être banale au point qu’elle reste de marbre jusqu’au nom prononcé sans fioriture aucune. Elle ne quitte pas l’homme du regard alors que son sourire reste présent sur son visage. Les palpitations de la veine jugulaire sont visibles au plus observateur d’entre eux.

Elle pose sa tasse de la manière la plus adroite qui soit dissimulant un tremblement fin de sa main. Il ne faut pas qu’elle perde pied pas maintenant. Il lui appartient d’être franche, directe. Après tout il semble qu’Aaron et leur relation soit simplement la raison de son invitation. Un instant elle se demande quelle aurait été sa réaction si le Prince de Cibella lui avait notifié clairement la raison de son invitation. Après tout il est son Prince elle n’aurait guère eu le choix de se plier à son devoir.

Puis la question suivante la relation qu’ils entretiennent. Elle pourrait lui dire qu’elle se doutait que c’était à ce sujet et non pas une question banale sur les amis qui entourent la guerrière. La voix qui s’impose dans son esprit, celle du Familier, l’éclaire un peu plus sur cette demande. Elle relève les yeux osant regarder toujours respectueuse son Prince et lui sourit. Elle voit dans les yeux de cet homme une inquiétude légitime, peut être est-il soucieux pour son ami ? Peut-être veut-il savoir si elle l’aime vraiment ? Peut-être qu’il veut savoir où ils en sont concrètement ?

Malheureusement à ce jour elle n’a pas vraiment les réponses à ses questions et cette absence de réponse ne saura satisfaire l’homme qui lui fait face mais c’est l’écrasante vérité. Toutefois elle sent que le silence ne joue pas en sa faveur et après avoir pris le courage à deux mains elle s’exprime d’une voix claire, posée, sans détour :

« Notre relation débute tout juste mon Prince mais il semblerait que je l’aime un sentiment probablement fort précoce au stade où nous en sommes » elle ne quitte pas Gabin du regard « J’ai conscience que ma naissance et la sienne font de notre relation une source de rumeurs et d’inquiétudes ; je suis prête à le suivre ou à l’accueillir ici quel que soit sa décision je l’accepterai » elle reste droite et poursuit « Une chose est sûre je l’aime et je suis prête à tout pour lui, pour l’aimer et être son soutien s’il en a besoin ».

Concrètement, la guerrière ne sait pas si sa réponse est la bonne ce qu’il y a de sûr c’est qu’elle a ouvert son cœur à Gabin comme elle l’a déjà fait auprès d’Aaron, probablement a-t-il déjà entendu ces mots dans la mesure où ils sont amis de longue date mais au moins il a la preuve par ses mots qu’elle ne lui ment pas.












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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyDim 28 Juil - 0:01

Aaron de Sombreval.
Le nom du Chevaucheur flotta un instant dans l'air avant de percuter les sens. L'homme en question n'était peut-être pas présent, mais il faisait son petit effet quand même. Son nom et la question qui suivit aussi. Cette fameuse relation qui parait les lèvres de nombreuses dames de la cour et qui serpentait dans les rues et ruelles de la capitale du duché. Cette folle rumeur suspectant bien plus qu'une amitié entre un Outreventois et une Cibellane, entre noble et petite gens, entre un Chevaucheur et une guerrière... Tout cela ressemblait fort à un conte de fée pour enfant, et pourtant, le temps passant, l'histoire ne s’essoufflait pas, elle gonflait en informations, en éléments, en vérité et en ridicule sur certains plans.

Pareille histoire, cela ne pouvait arriver qu'en Faërie, c'est magique.
Et vous pensez qu'elle a déjà fait cracher son dragon dans son antre ?
Quid du mâle et de la femelle dans cette relation...
Comme Amathéon, sa belle sera son étincelle.



Que de propos, que de ragots, que de grossièretés et de beautés à la fois. Cela faisait autant tourner les langues que les têtes. En tout cas, depuis que la rumeur avait atteint un certain degré de véracité, celle de Gabin lui faisait souffrir. Surtout qu'Aaron ne l'avait pour ainsi dire jamais mentionné dans ces quelques échanges écrits. Par honte ? Par incertitude ? Parce-qu’il ne souhaitait pas impliquer sa belle, l’inquiéter, lui mettre la pression ? Que de questions qui avait mené à ce point précis de l'entretien.

La question était posée, il n'y avait pas de retour en arrière possible. Le temps quant à lui semblait filer à toute allure, figer dans le silence de Bramir, tandis que les mains du prince de Cibella se languissaient de pouvoir échapper à toute cette tension contenue dans ses phalanges.

Puis, le silence mourut enfin de la bouche de la guerrière et Gabin en fut soulagé légèrement. Elle l'aimait disait-elle et ses yeux semblaient ne pas mentir. Sumaelle approuvait d'ailleurs ses pensées d'espoir, des naïves pensées diraient certains, diraient beaucoup. Elle était prête à partir ou à l’accueillir, prête à le soutenir. Ils étaient tout aussi naïfs que lui et son meilleur des mondes...

« Toute votre bonne volonté, pensez-vous sincèrement que cela sera suffisant ? Ne vous trouvez-vous pas naïve de croire qu'être son soutien comblera tous les sacrifices qu'il s’apprête à faire, guerrière Belécu ? Naïve d'imaginer une vie à deux sur le long terme ? »

Il se blessait lui-même à dire ces mots horribles. Sans compter que les sacrifices d'Aaron était peut-être déjà fait. Son cœur semblait se trouver dans sa gorge, serré, prêt à s'échapper alors que les os de ses doigts craquaient. Sumaelle quitta sa position lointaine pour se poser sur ses genoux, l'obligeant à démêler ses doigts, l'obligeant à les poser sur elle avec tendresse. Lisse-moi, mon poussin, lui glissa t-elle à son esprit. C'était une demande papillonnante pour que le cœur de son humain retrouve son calme, que son pouls retrouve un rythme normal et pour que les vilains mots quittent la bouche de Gabin définitivement pour la journée. Nuls mots pour Anaïs cette fois-ci, toute l'attention de la poule nègre-soie allait au Prince à l'esprit éprouvé par l'anxiété.


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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyDim 4 Aoû - 11:43

Anaïs a décidé de ne rien cacher à son Prince. A mesure que la discussion avance elle comprend que l’homme l’a fait venir ici pour bien autre chose que ses états de service. Ils sont nombreux à la Guilde à être bien plus gradés qu’elle et ils le sont tout autant à pouvoir recevoir des félicitations du Prince de Cibella. D’un côté elle comprend pourquoi l’angoisse l’étreignait autant le long du voyage l’ayant menée à la demeure de Gabin. Son intuition la trompe rarement et elle tente de ne pas arquer un sourcil ni même de s’émouvoir lorsque le sujet de son idylle arrive sur la table.

Anaïs pourrait très bien se lever, s’excuser après quelques explications polies et courtoises mais ce serait simplement inconvenant d’agir de la sorte et elle le sait. Elle ne doit pas bouger quoi qu’il dise, qu’il fasse, qu’il ose proférer à son intention. Après tout c’est lui le noble, lui qui exige des réponses qu’elle lui fournies le plus naturellement qu’il soit.

Elle avoue son amour pour Aaron comme elle s’est déjà confié au Chevaucheur, la voix se tait dans sa tête et elle se surprend à sentir son cœur qui s’emballe alors que Gabin ne répond pas la laissant à un désarroi au fur à et à mesure un peu plus grand. Va-t-il s’opposer pour son ami à la poursuite d’une relation qui fait fort probablement déjà jaser dans les auberges. Elle déglutit avec peine et n’ose même pas reprendre ne serait-ce la tasse pour faire venir cette salive qui reste inexorablement coincée. Les mains tremblent elles sont moites et elle doit se calmer pour ne pas s’écrouler de peur.

Puis il reprend la parole des questions qui se succèdent aux autres, triste constat qu’elle a déjà fait pour elle-même, qu’Aaron ressent déjà avant même de prendre des décisions quelles qu’elles soient. Elle baisse les yeux sous le poids de la culpabilité et ne voit pas le Familier se poser sur les genoux du Prince. Elle ne voit pas la crispation du Prince ni même les doutes s’assaillant alors qu’elle se mord l’intérieur de ses lèvres luttant contre l’envie naturelle de lui hurler qu’elle a connaissance, qu’ils ont vent des difficultés qu’ils devront affronter.

Elle n’a pas la réponse à ses questions nullement mais elle sait qu’elle va devoir répondre de manière détournée pour obtenir une paix fragile dans cet interrogatoire légitime. Elle voit ses mains trembler cette fois-ci témoin d’un malaise désormais bien plus qu’intense.

« Je le suis complètement naïve mon Prince mais j’ai toujours agi de manière réfléchie pour ne pas regretter mes actes que ce soit pour les autres ou au profit des autres ; j’ai ouvert mon cœur mais je ne l’ai en rien forcé à me rejoindre ; si cette idylle devait s’arrêter pour son profit je me plierai à sa décision ; je ne veux pas lui imposer une vie à mes côtés si les sacrifices qu’il doit opérer n’en vallent pas la peine » relevant les yeux devenus juste un peu brillants « Ce que je voulais dire mon Prince c’est que je respecterai sa décision quelle qu’elle soit s’il vient je serai là, s’il préfère que je le rejoigne je le ferai, s’il préfère que l’on s’arrête là dans cette idylle tout juste naissante je m’y plierai ; je ne veux que son bonheur avant toute chose » avant le mien ; voilà ce qu’elle pourrait dire.

Oui elle est prête à ce sacrifice le laisser choisir finalement le chemin de la noblesse au dépends de l’amour qu’elle pourrait lui offrir. Le chemin est long pour comprendre ce que l’on éprouve encore plus quand les deux parties sont radicalement opposées.












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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyMar 6 Aoû - 20:54

Son sourire s'était fané dès qu'il avait amené Aaron dans la discussion, l'ambiance s'était alourdie et toute légèreté dans ses mots, toute la galanterie dans ses gestes et toute sa gentillesse, s'étaient envolés par la fenêtre - direction les beaux jardins entretenus autrefois anéantis par les momies.

Il l'avait écouté aussi respectueusement et religieusement que possible, lissant les plumes de Sumaelle pour tenter de se détendre à travers toute l'agitation qu'il avait lui-même créée. Le moment présent était tel un chaos qu'il n'arrivait pas à dompter, telle une pagaille qu'il n'arrivait pas à ranger ou même un nœud qu'il n'arrivait pas démêler. Il l'avait entendu, convaincu en son cœur qu'elle disait vrai, qu'elle était aussi belle intérieurement qu'elle ne l'était extérieurement mais malgré tout, cela ne suffisait pas pour le dérider.

Il y avait toujours ce maudit doute en lui... cette vilaine inquiétude qui lui nouait l'estomac malgré toute les tisanes qu'il prenait pour se calmer. Il y avait ce 'Et si'.
Et si Anaïs était de ces femmes calculatrices n'ayant d'ambition que celle de soustraire toute fortune possible que possédait le péon ayant succombé à leur charme ?
Et si la guerrière était tout miel de face et acide au fond, une briseuse de cœur comme il en avait connu et dont il avait appris a être sur ses gardes.
Et si elle était comme cette sirène ayant rendu fou Bartolomé d'Ansemer ?
Non, elle t'aurait retourné la tête aussi, Gabin, et tu as fais certaines recherches sur elle également. Obédience avait en effet raison, néanmoins... il n'était pas soulagé pour autant. Sa prochaine réponse à sa question, ses questions, pourrait peut-être ou non le convaincre... s'il y avait besoin de convaincre qui que ce soit d'autre qu'Aaron de la valeur de ses sentiments, c'était lui.

Alors, il reprit d'une voix ferme et d'un cœur cognant :

« Alors pourquoi ne pas prendre les devants, guerrière Belécu ? Pourquoi ne pas prendre les devants et rejeter ses avances une bonne fois pour toute ? Si vous l'aimez, ne serait-il pas plus avisé de votre part de mettre fin à cette idylle pour son bonheur ? Pourquoi attendre son avis, qui brisera sa famille, quand vous pouvez imposer le vôtre pour votre bien à tous les deux. Si pas pour vous, faites le pour lui. »

Oui, à tous les deux. Ils n'en seraient que plus heureux de trouver meilleure chaussure à leur pied. C'était un constat cruel qu'il donnait, qu'il se faisait en lui-même et il détestait plus encore le poison qui sortait de sa bouche en cet instant.
Pour le meilleur des mondes, pour la paix, disait-il souvent.
Le meilleur des mondes ne se faisait pas en un jour et nécessitait parfois des sacrifices... La rupture entre Aaron et Anaïs, si elle se faisait, ce qu'il espérait quelque part et refusait de l'autre, pourrait représenter l'un d'eux.


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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyVen 9 Aoû - 21:45

Anaïs pourquoi est tu si franche, pourquoi n’as-tu pas nuancé tes propos à l’égard de ce Prince qui semble à la base si soucieux de ton bien être, de ton plaisir, de ton confort ? Probablement s’est elle fourvoyée au point de ne pas avoir fait attention à tous ces signaux, peut-être aussi est-ce à cause de ce Familier qui elle aussi l’a mis en confiance. Tous les éléments se liguent contre elle et la guerrière sent peu à peu le vide l’attirer, l’absorber. Elle ne tombera pas, ne vacillera pas car les guerriers de la Guilde sont connus pour être forts physiquement mais aussi mentalement.

C’est pourquoi Anaïs reste de marbre, confirme également son côté un peu trop naïf abondant dans le sens du Prince. Elle agit de manière réfléchie espérant que cet homme au-delà de son apparence gentillesse n’est pas qu’un sale homme voulant porter atteinte à un couple qui se fiche des difficultés contre vents et marées.


Malheureusement à mesure que la discussion se poursuit l’évidence apparaît au bout du dialogue, au bout du chemin. Il n’est qu’un menteur manipulateur, un homme noble ne comprenant pas les petites gens. Sous ses bonnes manières on pourrait croire l’espace d’un instant qu’il est condescendant mais Anaïs l’a compris il n’est pas ainsi, il ne le sera simplement jamais. La rancune naît peu à peu dans le coeur de la guerrière mais bien trop consciente de son rang elle ne manifeste pas une once d'agressivité ou de fébrilité. il ne la tiendra pas dans ses filets et ne s'amusera pas avec elle de sa surpuissance éventuelle.


Il veut qu’elle rompe, il veut qu’elle refuse les avances d’Aaron elle va lui dire ce qu’il veut entendre et s’entretiendra dès que cela est possible avec le Chevaucheur de son cœur. Sans se lever attendant l’invitation express de son Prince elle murmure sans bouger ne serait-ce un orteil, un sourcil ou un doigt.

« Mon Prince vous avez raison, notre relation étant aux balbutiements je m’en vais refuser ses avances. Notre relation est vouée à l’échec, trop de sacrifices risquent à la longue d’altérer notre relation et il semble que nous ayons été trompés par des sentiments que ni l’un ni l’autre pensions éprouver » elle se penche prenant la tasse la portant à ses lèvres pour simplement humidifier cette gorge qui reste inexorablement sèche « Pour l’instant il est occupé dans son vol nous nous reverrons dans quelques temps je m’occupe de l’avertir que nous devons nous voir ; cela serait très inconvenant de lui expliquer tout cela par courrier une rencontre physique est bien plus préférable et bien plus courtoise ».

Elle ose un regard à cet homme à qui elle ment ouvertement trahissant tous ses préceptes

« Dois-je mentionner notre entrevue mon Prince ? Car les paroles que nous avons échangées lors de notre dernière rencontre étaient celles du cœur ; j’ai peur de lui briser mon Prince »


Elle le met face à ses responsabilités après tout c’est lui qui tire les ficelles de leur relation du moins c’est ce qu’il pense car guerrière Belécu comme il aime en parler ne compte pas du tout mettre fin à cette relation. Rencontrer Aaron pour échanger avec lui de ces quelques mots en compagnie d’un de ces prétendus amis en revanche cela s’annonce un sujet des plus délicats.












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Gabin de la Volte
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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyDim 11 Aoû - 16:28

Elle lui disait que c'était à Aaron de choisir, à lui de décider de tout, de l'avenir de sa relation comme de celle de sa famille en passant par sa carrière aussi. C'était une réponse lâche d'après lui. Une réponse bien trop facile qui n'avait fait que nourrir ses craintes profondes. Alors, inquiet et entreprenant, Gabin lui avait proposé de prendre, elle, les choses en main avant l'inévitable – si tant est que cela ne soit pas déjà trop tard. Il lui avait proposé de mettre un terme à tout ceci d'un timbre de voix certes loin d'être tendre, mais loin d'être maléfique non plus. Il en était même intérieurement déchiré de dire ces mots, mais elle ne pouvait le voir contrairement à Sumaelle qui le berçait de doux murmures encourageants dans sa tête. L'aboutissement de cette conversation, c'était le constat le plus douloureux comme le plus sage qu'il avait eu à faire d'après lui. Une proposition qui les sauverait de bien des tourments, songeait-il en son cœur tourmenté par l'indécision. Il lui laissait donc le choix, ce n'était pas une obligation aussi durs soient les mots à entendre pour la guerrière, aussi durs soient les mots à prononcer pour lui. C'était une proposition horrible, une invitation amère, un conseil agonisant, mais pas une obligation. Alors pourquoi, pourquoi par tous les dieux, en observant les réactions de la belle guerrière, lui semblait-il être un bourreau, un odieux dictateur, une crevure de première ? Pourquoi...
Tu n'es rien de ça, Gabin, tenta de le réconforter la poule nègre-soie.

Elle entreprit alors de lui répondre. Une réponse presque trop rapide et fournie, comme dictée par une autre, voire par un automate, mais surtout par un acquiescement des plus faux qui soit, qui semblait creux. Soit elle se jouait de lui, soit elle se fichait éperdument des sentiments d'Aaron. Il préférait supposer être l'unique victime de ce mensonge. Quant à la mention honteusement osée au Chevaucheur problématique, au faux secret d'une conversation tue, si elle ne lui tordit pas l'estomac, elle eut le mérite de le faire sourire légèrement :

« Vous mentez très mal guerrière Belécu, mais je salue votre bravoure, ou est-ce de l'impudence, d'oser agir ainsi devant ma personne. » Il soupira, reprit de sa tasse après avoir arrêté de lisser les plumes de Sumaelle, reprit de ce thé chaud censé réchauffer ses entrailles refroidies quelque peu par cette discussion, avant de reprendre après un soupir, vindicatif, d'un regard posé sur elle, blessé plus par lui que par elle  :

« Vous n'avez rien à cacher au Chevaucheur de Sombreval. Vous n'aurez même pas le besoin de lui expliquer tout ceci en détails si vous le souhaitez. Comment le Prince de Cibella s'est-il cru en meilleure position de juger de votre relation, comment a t-il pu oser fomenter dans son dos ? Tout cela, je me chargerai de lui expliquer personnellement, il en a toujours été ainsi depuis le début, guerrière Belécu. Et si mes mots vous ont blessé, le blesseront sans aucun doute également, sachez sincèrement qu'ils n'étaient que l'objet de l'affection que je porte à notre ami commun et de l'inquiétude que j’éprouve pour vous deux. »

Il n'a jamais voulu vous blesser ou vous manipuler. Il n'est pas de ce genre, il ne le sera jamais. Quand on aime quelqu'un sincèrement, on fait tout pour le protéger, quitte à en être détesté en retour, n'êtes-vous pas d'accord ? S’immisça une nouvelle fois la poule nègre-soie dans les pensées d'Anaïs.

La tasse se reposa, Sumaelle se glissa hors de ses genoux et Gabin se leva, invitant la guerrière à faire de même. Il lui fit face d'un sourire ; un sourire prétendant à un confort qui n'existait pas, à une amitié qui ne serait plus, mais à un devoir à son cœur qu'il était fier d'avoir accompli - à n'importe quel prix ; et lui tendit la main.

« Ne mentez plus, guerrière Belécu, cela vous va mal au teint, parvint-il à lui conseiller avec une touche de légèreté. Il ajouta ensuite : Je vous remercie une nouvelle fois pour les efforts que vous avez tous déployés ce jour là, mais également pour votre déplacement d'aujourd'hui. »


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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyMer 14 Aoû - 10:46

Elle pensait s’en sortir d’une pirouette, d’un pieux mensonge la guerrière mais elle se doute bien maintenant qu’elle fait face bien que respectueuse au Prince de Cibella qu’il n’est pas dupe de sa tromperie. La tasse au bord des lèvres, elle tente de garder un aplomb qui l’a quitté depuis qu’elle a osé cet acte bien irrévérencieux. Elle s’en mord les lèvres et ne sait pas trop quelle réaction cela engendrera. L’information tôt ou tard remontera à la Guilde et elle devra expliquer simplement qu’elle a tenté de sauver son couple en gardant la face droite. Elle s’en veut espérant qu’une telle action n’entachera pas l’avenir qu’elle se choisit peu à peu au sein de la Guilde.

Le temps lui semble incroyablement long et ses mains tremblent un peu plus. A-t-elle besoin de manifester plus physiquement ou verbalement son mensonge pour qu’il comprenne ? Bien sûr que non ; d’ailleurs les paroles lourdes de reproche sortent bien plus vite qu’elle ne l’attendait. Le rouge monte à ses joues. Elle n’est pas lagrane encore moins experte en mensonge mais elle est amoureuse. L’enfant rêveur a rattrapé depuis quelques mois la femme guerrière qui cachait sa vraie personnalité dans un travail acharné. Le cœur a ses raisons réduisant presque à néant le masque qu’elle porte depuis qu’elle a embrassé cette carrière de guerrière.

« Je n’oserais pas vous manquer de respect mon Prince ; vos paroles sont justes faisant résonner tous ses doutes que je  n’acceptais pas de voir, aux sujets desquels je ne me suis pas entretenue avec Aaron. Il est temps pour nous deux d’avoir une discussion aussi désagréable soit-elle et quelle qu’en soit l’issue ».

Elle le laisse poursuivre ses paroles, sa tête se penche sous le poids d’une vérité écrasante, douloureuse pour la femme qu’elle est. Elle laissera le temps au temps, laissera Aaron s’entretenir avec Gabin et nul doute qu’ils échangeront tous deux à  l’issue. Elle va pour compléter ses paroles quand à nouveau une voix se fait entendre dans sa tête. Elle a compris maintenant et pose son regard sur le Familier de Gabin. Un sourire timide commence à figurer sur les lèvres d’Anaïs, sourire pour balayer les larmes qu’elle retient tant bien que mal.

Elle a un standing à tenir, celui de guerrière forte physiquement, mentalement, elle ne doit pas faire preuve de lâcheté ni même de naïveté sans quoi son image auprès d’un des nobles les plus respectés de Cibella serait bien ternie. Aussi elle attend simplement que son hôte l’invite d’un signe de la main à se relever chose qu’elle opère remerciant le ciel que ses jambes ne fléchissent pas malgré le malaise qui s’est désormais emparé d’elle.

Le mensonge lui est asséné encore une fois comme un coup de poing en pleine face et son cœur se serre à l’instant où il lui tend la main qu’elle serre sans sourciller. Un regard respectueux, un sourire et un hochement de tête symbole de la compréhension des paroles du Prince et d’une dernière phrase elle s’adresse à Gabin.

« Je vous remercie mon Prince, le mensonge est un pieux aveu de faiblesse dont je ne ferai plus preuve et pour lequel je ne suis pas fière ; la seule vérité est que j’attendrai votre rencontre avec Aaron pour m’entretenir avec lui. Nul doute que nous aurons moult choses à échanger à l’issue. Nous avons tous deux à perdre dans cette relation, lui bien plus et pour cela je suis prête à le libérer bien que cela nous brise le cœur ».

Une promesse qu’elle lui fait en ne quittant pas son regard. Elle dit strictement la vérité, elle l’a déjà formulée ainsi à Aaron mais cette fois-ci tous deux doivent prendre une décision officielle pour leur avenir quel qu’il soit seul ou accompagné. Au fond de son cœur et alors qu’elle rejoint Constant l’attendant à la sortie de la demeure du Prince, Anaïs sait que celle là ne va pas plaire à Gabin mais elle est déjà prise, ils resteront ensemble contre vents et marées, chuchotages et colères en haut lieu. Elle craint subitement pour cette amitié qui lie les deux hommes ; une femme briserait-elle leur relation depuis des années ? Une chose en plus de perdue pour Aaron... peut-être que s'ils venaient ensemble lui expliquer cela serait plus simple ? Les paroles du Familier lui reviennent en tête, ce Prince  n'est pas un mauvais bougre, face au couple, à  l'amour qu'ils se vouent, il laissera tomber ses craintes et les bénira ? Elle l'espère au plus profond de son coeur.












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Message Sujet: Re: L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd   L'amour est comme un jeu, on y gagne et on y perd EmptyMer 14 Aoû - 14:29

Elle comprenait vite et bien, les mensonges ne menaient à rien, surtout face à lui, davantage quand en plus les lèvres et le cœur n'étaient pas coutumiers à les pratiquer. Il fallait être honnête, la guerrière Belécu était aussi peu douée que lui quand il s'agissait de prétendre le contraire, de mener quelqu'un par le bout du nez ou de faire usage de fourberie. Gabin en était tellement incapable qu'il en avait perdu la main dans cette autre réalité. Anaïs Belécu, elle, aurait pu perdre la langue dans cette vie face à un autre que lui, moins emprunt à pardonner un tel affront. Après tout, si mentir était vilain, il était bien pire face à un noble.

« Nous verrons, guerrière Belécu, nous verrons, » glissa t-il simplement à la fin de sa tirade en lui serrant la main comme le faisait les gens du commun ou des amis. Oui, ils verraient tous ce qui adviendrait de cette relation. Qu'importe l'issu de celle-ci, elle ferait couler de l'encre et délierait davantage les langues. Il priait en son sein Javaï qu'elle fasse le bon choix, qu'ils fassent le bon choix tous les deux, et que tout un chacun y trouve son content ; le bon équilibre afin de ne pas tomber de cette corde sensible qu'ils avaient eux même tissé.

Il la laisser filer ensuite, demandant à son personnel de l'escorter, se dirigea près de la fenêtre et la vit s'éloigner. Le Prince murmura un merci à sa silhouette disparaissant de son champ de vision. Il était reconnaissant, au fond, que cette rencontre se soit passée ainsi – elle aurait pu se passer tellement différemment, être pire. Il était reconnaissant également de l'attente qu'elle ferait part pour le laisser discuter avec Aaron, même s'il ne savait pas ni ou ni quand cela se ferait. Tu lui fais confiance pour tenir sa langue ? Demanda Obédience, ce à quoi Gabin répondit. Oui, cette fois et pour cela, elle ne mentait pas. Obédience se tut et Sumaelle se remit à couver le néant plus loin.

À présent, il ne restait plus qu'une chose à faire : contacter Aaron de Sombreval. Il lui dirait alors la vérité, la seule, l'unique, ce qu'il avait dit et fait aujourd'hui, ce qu'il pensait de tout cela. Ces mots qu'il n'avait jamais dit à Bertin et qui aurait pu tout changer ou rien du tout, il les dirait à Aaron au moins. Quant à la relation du couple comme celle amicale qu'entretenait les deux hommes, seul l'avenir avait les réponses à ses questions et ce-dernier viendrait en temps et en heure. Gabin et sa fière volonté était en tout cas prêt à lui faire front.


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