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 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus

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Les Gueux
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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Ven 30 Déc - 20:09

Nous survécûmes à ma regrettable maladresse. Sans perdre de temps à me réprimander pour avoir manqué de gâcher notre mission, Lise-machin – ou Liselotte, son amie l’avait appelée par ce nom, si je ne me trompais pas – nous guida jusqu’à la cachette la plus proche qu’elle put trouver : un vieux placard dans lequel nous nous entassâmes tant bien que mal. Le noble kyréen trouva même le temps de me lancer un regard noir que je pris un malin plaisir à ignorer. J’aurais bien aimé le voir, lui, réagir à cette encre aux propriétés inconnues – et probablement bizarres – qui, brutalement, s’était mise à m’irriter ! Il aurait tout à fait pu faire bien pire que de briser un simple vase.

Par chance, nous nous en sortîmes sans trop de mal. J’aurais sans doute été rongée par la culpabilité si jamais les automates nous avaient dénichés. Pour peu, bien entendu, que lesdits automates nous aient laissés en vie, ce qui, selon moi, n’était pas vraiment certain. Toujours fût-il que nous arrivâmes devant une porte, dotée d’un étrange dispositif, que je scrutai attentivement, les sourcils froncés. Comment cette chose pouvait-elle bien fonctionner ? De toute évidence, la clé dont était munie Liselotte n’était pas suffisante. Fallait-il jouer avec les cadrans ? Un léger sourire étira mes lèvres. Si cette porte voulait jouer, je me prêterais volontiers au jeu. Mais c’était bien évidemment toujours aux mêmes de s’amuser et, avec une moue mitigée, je laissai le noble kyréen s’intéresser tout seul aux cadrans, et aux symboles qui y étaient gravés.

Je me désintéressai presque aussitôt de la porte, comme une enfant pouvait brutalement se désintéresser d’un jeu auquel on lui avait interdit de jouer. Remarquant que Liselotte s’écartait sans un mot de notre groupe, je la suivis du regard, et l’observai avec perplexité détacher les rideaux des fenêtres. Me mordillant la lèvre inférieure avec curiosité, je me demandai s’il s’agissait d’un stratagème quelconque dont elle seule avait le secret. Tentait-elle de fabriquer une arme ? Une protection quelconque contre les automates ? Ou était-ce un signal de l’Ordre, censé attirer à nous une aide quelconque ? Ces hypothèses s’écroulèrent comme un château de cartes lorsque je la vis se diriger vers son amie pour la rhabiller. Dépitée, et voyant mes belles illusions – un peu puériles, certes – réduites à néant, je mis un moment à me reprendre. Je venais de comprendre à l’instant qu’il faudrait nous sortir seuls de cette situation, et avec les automates qui rôdaient, nos chances d’en réchapper se réduisaient peu à peu.

Il me fallut attendre que Liselotte nous demande si nous nous en sortions pour que je m’intéresse de nouveau à l’énigme. Je plissai les yeux comme si j’y réfléchissais depuis quelques instants déjà. Puisque Liselotte n’avait aucun plan miracle pour nous en sortir, il ne nous restait plus qu’à trouver comment ouvrir cette porte. Et puisque le noble kyréen n’avait pas l’air de s’y connaitre, alors j’avais autant de chance de gagner ce jeu que lui, non ? Voyons voir… Des lettres et des points... Composaient-ils des mots ? Des phrases peut-être, un message ? Ou la solution de l’énigme était-elle toute autre ? Je frottai la tache d’encre sur ma main d’un air songeur. Connaissant la perfidie dont avaient déjà fait preuve les constructeurs de ce Musée, je n’aurais pas été étonnée que le mystère des cadrans soit plus difficile à résoudre qu’il n’y paraissait…

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Mar 3 Jan - 19:21

Un bruit distinct, une fêlure dans le silence qu’ils essayaient de maintenir, et d’un mouvement brusque, Joséphine se retourna, regardant les morceaux d’un vase ancien échoué sur le sol. Bien vite, sa mine se pare d’une soudaine peur, une angoisse palpable en regardant les automates gardiens des lieux approcher, leur pas grinçant se pressant tout à fait dans leur direction. La voix de Liselotte les fait bouger alors, jusqu’à trouver une cachette au fond d’un placard où ils serrent tous les uns contre les autres pour éviter de se faire plus remarquer que nécessaire…

Ils avaient eu beaucoup de chance, car à peine finissaient-ils de se faufiler en direction de l’étage supérieur que Joséphine pu apercevoir à l’angle de son regard les automates se placer en veilleur en bas des escaliers… Heureusement qu’ils s’étaient tous pressés, car une seconde de moins et ils auraient du œuvrer avec une nouvelle ingéniosité pour passer. Et vu les maladresses de chacun ici, ça ne promettait pas une belle aventure finalement. Elle est pensive, Joséphine, réfléchissant à la suite des événements et ce qui pourrait bien leur tomber dessus encore. Arrivés devant la porte de la chambre forte, ils semblent tous espérer que les choses se passent facilement, mais ce n’était là qu’une illusion. Car une fois que Liselotte eut fini de tourner la clé dans la serrure et que rien ne se passa, personne ne manqua de remarquer l’étrange mécanisme autour de la poignée. Un cadran bien étrange, où lettres et espaces se partageaient la scène sur quatre cercles qu’il était possible de faire pivoter. Ce n’est pas vraiment son domaine de compétence, à Joséphine, mais ça ne l’empêche pas d’y jeter un œil avec curiosité. Peut être que s’ils tournent tous les cercles en même temps, ils finiraient par trouver la solution ?

Ce n’est pas immédiatement que la jolie Joséphine remarque que son amie s’est affairée à autre chose, laissant au noble kyréen l’occasion de jouer avec le mécanisme. Avec curiosité, elle se dirige vers elle, questionnant d’une voix taquine Liselotte sur sa manœuvre de jouer avec les rideaux. « Que fais-tu ma douce ? » Et elle rit à la réponse de celle-ci, regardant à nouveau sa tenue qui laisse effectivement à désirer, même si le regard que pose Liselotte sur elle pourrait la faire frissonner de désir. Dommage qu’ils ne soient pas dans une pièce sécurisée et que des sentinelles veillent, sinon elle n’aurait certainement pas hésité à faire un peu de charme à son amie. Même en plein vol, ça avait ce quelque chose de grisant et plaisant. Jouer avec l’interdit et le danger était très tentant. « D’ordinaire, tu sais combien j’aime te déconcentrer. » Elle se penche vers la petite couturière, sa voix chuchotant avec taquinerie. Mais ils ont une mission à remplir, et c’est presque à contrecoeur qu’elle se détourne pour replonger son attention sur le mécanisme étrange. Difficile de savoir réellement quels mots pouvaient former cette énigme.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Mer 4 Jan - 16:29

« D’ordinaire, tu sais combien j’aime te déconcentrer. » Oh, douce Joséphine. Si la situation n'était pas particulièrement sérieuse, elle l'aurait déjà entraînée dans un coin plus tranquille du musée en laissant leurs compagnons se charger de cet étrange cadran qui semble leur donner du fil à retordre. Mais voilà, elle a bien d'autres choses à pense à cet instant, la petite couturière et si elle laisse un instant son regard couler sur la silhouette alléchante de sa camarade, elle s'en retourne bien vite à son petit atelier de couture. Sans son matériel sous la main, elle découpe avec autant de soin que possible le tissu avec son couteau, cherchant à lui donner une forme convenable pour que son amie soit à la fois couverte et libre de ses mouvements. Ce qui, dans leur cas, n'est certainement pas une mauvaise idée. Elle n'a cependant pas de quoi coudre, alors quand elle a terminé, elle s'empare du vêtement de fortune et s'approche de Joséphine.

« Enlevons déjà tout ça. » déclare-t-elle en lui ôtant la cape du Kyréen, le voile et le vêtement précédemment prêtés. Elle drape ensuite sa silhouette du tissu, veillant à ce qu'il retombe correctement sans glisser de son corps à chaque mouvement, puis noue l'étoffe à quelques endroits stratégiques. Enfin, elle s'empare du cordon retenant les rideaux pour l'enrouler autour de sa taille, formant ainsi une ceinture respectable. Liselotte se recule pour admirer son travail, l'air terriblement sérieux. « Mh... ça fera l'affaire. » Un sourire naît alors sur ses lèvres, qu'elle dépose sur celles de Joséphine avec douceur. Puis elle finit de remettre tout ce qu'il reste des rideaux dans sa besace, avec les restes de la robe de son amie. Mieux vaut ne pas laisser traîner trop de preuves de leur présence ici.

Se rapprochant de la porte, elle remet son voile autour du cou, masquant à nouveau la tache d'encre, puis s'élève sur la pointe des pieds pour observer les schémas du savant, d'un oeil critique. « Et en tournant ce cadran dans ce sens, de quelques crans, ça pourrait donner quelque chose vous pensez ? » demande-t-elle, intriguée par le mécanisme. S'ils doivent trouver un mot, ça ne doit pas être si compliqué, n'est-ce pas ? Elle se tourne vers Melinda, l'air interrogatif. Peut-être a-t-elle eu plus de chance de son côté.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Sam 7 Jan - 21:26

Je sentais du mouvement derrière moi, mais je ne m'en préoccupais pas, bien trop concentré par ce que j'avais sous les yeux. Mon brouillon fut bientôt recouvert d'inscriptions et de gribouillis et je finis par arracher une autre page de mon carnet. Je savais que je me rapprochais du but. Cela semblait déjà plus clair. Je réfléchissais en vitesse sur les diverses possibilités, sur les mots qui pourraient servir de clé à ce mécanisme. Voyons voir... Je me retournais pour examiner mon environnement, cherchant un mot, ou une phrase. Cela avait forcément un rapport avec le Musée et ce qu’il renfermait. Je retournais sur mon papier et griffonnais quelques mots qui me venaient à l’esprit. Je mourrais d’envie d’essayer ces combinaisons sur le cadran, mais je craignais de déclencher un piège si je faisais une erreur. Je me contentais donc de mon papier quand je remarquais la jeune Melinda qui s’approchait du mécanisme. Puis vint Liselotte et son amie Joséphine, nouvellement vêtue d’un ensemble confectionné par la couturière. Tous ensemble, nous étudiâmes le cadran et ses possibilités.

Plus je réfléchissais, et je devais avouer que plus je m’emmêlais entre les grands évènements qu’à connu Erebor pendant son histoire, ceux concernant la ville de Vivedune en particulier et ce que je savais sur le Musée. Je sentis le regard de Liselotte sur mes notes et tournais la tête pour la regarder. Elle me demanda si, en tournant le cadran dans un sens, de quelques crans, cela pourrait faire quelque chose. Je posais les doigts sur celui-ci et me décida enfin à le faire bouger. Je fis glisser l’un des cercles du cadran qui tourna sur lui-même avec un petit crissement.

Après quelques minutes qui me semblèrent interminables, nous parvînmes enfin à un résultat. « L’ordre du Jugement ». Voilà la solution. Nos quatre cerveaux, travaillant ensemble, arrivèrent à cette conclusion et, en quelques tours de main, le cadran fut réglé. Je regardais le mécanisme, assez satisfait, et rangeait mes notes dans mon carnet. Elles pourront surement servir pour l’écriture de mon livre. Je me tournais vers les autres et, sur un ton calme, leur dit juste :

« - J’espère que ça va marcher. »

Je ne voyais en effet pas quoi faire d’autre, à part tenter d’user la force pour ouvrir ce coffre. Et je savais déjà que c’était une mauvaise solution. De plus, cela ne ferait qu’attirer les automates vers nous. Je jetais un regard inquiet en direction de l’escalier. Il ne nous restait pas beaucoup de temps avant que ces choses nous trouvent. Je me demandais cependant ce qu’elles allaient faire si elles nous tombaient dessus. Allaient t’elles nous tuer ? Ou nous garder captif jusqu’à l’arrivée des autorités ? Je penchais plutôt pour la première solution. C’était des machines, elles avaient été créées pour protéger cet endroit. Elles étaient faites pour donner la mort. Je serrais les doigts sur mon carnet. Je me voyais mal mourir ici. Jamais je n’aurais imaginé à quel point cette mission était dangereuse. Je me tournais vers Liselotte. Elle seule avait l’air d’être au courant de la véritable raison de notre présence ici. Si j’en sors vivant, j’irais lui réclamer quelques réponses…
Je finis par soupirer, je rangeais mon carnet et regarda le mécanisme. Il ne fallait pas que je me montre pessimiste. Il fallait que je pense à ce qui nous attendait de l’autre côté de cette porte. Je sentais, au fond de mon être, que je n’allais pas être déçu.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Dim 8 Jan - 19:19



Le Musée des Savoirs Perdus


Liselotte, Joséphine, Raygnar, Melinda

Après quelques minutes de recherche intensive, finalement la combinaison du cadran est trouvée : « Ordre du Jugement ». Cette proclamation équivoque pourrait faire hausser les sourcils des profanes du groupe, mais en attendant, ils peuvent entrer dans la chambre forte du musée. Ils s’y glissent l’un après l’autre, tous les quatre ; et l’épaisse porte se remet en place derrière eux dans un chuintement feutré. Ils la verrouillent de l’intérieur, pour ne pas être interrompus, puis parcourent des yeux la petite pièce.

Une multitude d’objets s’offre à leurs yeux, chacun relique précieuse d’un passé enfoui – mais ils ne pourront en emmener qu’une, et une seule.

Que leur choix soit avisé…






Quatrième Tour

Consignes



IRL : du lundi 09/01 au dimanche 22/01 (20H).
IRP : le 26/01, crépuscule.

• Ce topic concerne uniquement les personnages qui participent à l'intrigue « Les Sables du Temps », au Musée des Savoirs Perdus.

• Ce quatrième tour couvre votre exploration de la chambre forte et votre choix de la babiole à chiper. Soyez avisés, c'est un seul objet pour le groupe ! Et un pour Liselotte, juste pour elle, car c'est la seule à avoir décodé le cadran, elle pourra donc emporter un bonus sous ses jupons. :sisi:

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:


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Les Gueux
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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Jeu 12 Jan - 16:19

L’espace d’un instant, je crus bien que nous ne trouverions jamais la solution de l’énigme, et que nous allions rester bloqués devant cette maudite porte, plongés dans une sombre perplexité, à réfléchir au sens que tout cela pourrait avoir. Inéluctablement les automates auraient fini par nous trouver – indirectement, c’aurait été de ma faute, puisque j’étais celle qui avait activé leurs systèmes de défense dans mon éclatante absence de discrétion – et nous aurions lamentablement échoué à cause d’un cadran ridicule couverts de lettres. En d’autres circonstances, j’aurais pu trouver la situation risible, mais en l’occurrence, elle m’apparaissait presque comme ridicule. Oh, pas ridicule au sens amusant du terme, plutôt ridicule en ce sens qu’avec un peu d’ingéniosité, elle pourrait sûrement être évitée, et qu’il était hors-de-question que par paresse ou par manque de créativité nous ne puissions pas entrer dans ce qui devait être la partie la plus intéressante de ce musée.

Toutefois, nous n’étions pas quatre quelconque quidam qui nous étions perdus dans ce musée interdit par hasard. Nous avions probablement tous été désignés par l’Ordre du Jugement comme utiles. D’ailleurs, notre perspicacité et notre prodigieux travail de groupe parvint à venir à bout de ce cadran et à nous ouvrir enfin la porte. Je me retins de hurler de joie – j’avais sans doute suffisamment attiré l’attention sur moi en brisant ce malheureux vase qui n’avait rien eu à faire sur mon chemin – mais ne pus m’empêcher d’entrer dans la pièce de quelques pas guillerets. Mon regard se perdit immédiatement sur les merveilles qui se trouvaient dans la salle. Rapidement je ralentis le pas jusqu’à me figer. Je voulais tout toucher, tout essayer, tout lire, mais c’était probablement une mauvaise idée. Un simple rappel de l’avertissement de Liselotte – « ne touchez à rien » – et de l’erreur que j’avais déjà commise m’empêchèrent de risquer plus de bêtises.

Je fronçai les sourcils, me demandant ce qui pouvait intéresser l’Ordre dans cet endroit. Que voulait-il, exactement ? J’étais tentée de me perdre en suppositions sur l’importance des différents objets, mais une petite voix me souffla que nous étions dans le Musée des Savoirs Oubliés et que par conséquent, tous les objets pouvaient avoir une importance particulière – et surtout, surprenante. Tous les objets pouvaient être l’invention bizarre d’un Savant plus ou moins doué, et se montrer ainsi d’un grand intérêt. Mon regard, tandis qu’il parcourait les trésors de la pièce, s’arrêta sur ce qui, à mes yeux, était sans doute une des artéfacts les plus précieux. C’était une abeille, sans doute. Ou c’était, du moins, censé représenter une abeille. C’était mignon, joli, et je fus tentée, l’espace d’un instant, de le tourner dans tous les sens pour mieux l’observer. Mais, dans un coin de mon esprit, une étincelle de lucidité me rappela que c’était une autre de ces inventions bizarres dont il valait mieux, pour la sécurité de tout notre groupe, rester éloigné. Qui sait, peut-être qu’en effleurant cette créature je pouvais donner l’alerte aux automates qui nous cherchaient toujours ? Mieux valait jouer la prudence, selon moi.

Laissant échapper un léger soupir de dépit, j’abandonnai du regard l’objet de mon admiration et me tournai de nouveau vers Liselotte. C’était elle qui dirigeait notre petit groupe, après tout, et elle connaissait mieux que les autres, sans doute, les intentions de l’Ordre. Oh, bien entendu, nous cherchions des informations sur le Sablier mais, même si je me doutais que notre préférence ne se porterait pas sur cette petite abeille – dommage – je ne parvenais pas à déterminer quel objet nous serait le plus utile. Le savait-elle, elle ? Avait-elle au moins quelques informations supplémentaires pour orienter nos recherches ?

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Ven 13 Jan - 4:06

Être rhabillée par Liselotte, c’était quelque chose de miraculeusement impossible en soi, et en un sens, déplaisait grandement à Joséphine. Si on lui avait dit un jour que sa douce amie prendrait le temps de la revêtir sans profiter de ses jolies courbes… oh certes, ils étaient en mission et y avait autre chose à penser. Mais elle ne s’était pas doutée, la petite suivante, qu’elle serait autant susceptible de perturber la réflexion de la belle Liselotte. Mais une fois le problème vestimentaire arrangé, ils peuvent enfin tous se pencher sur le cadran et l’énigme qui leur fait face. Ils n’ont pas le choix de tous s’y mettre et faire au plus vite, car il était certain que tôt ou tard, les sentinelles mécaniques sauraient les retrouver. Et ce moment, Joséphine ne l’attendait pas avec impatience…

Un clic providentiel fini par annoncer la fin de ce petit jeu, ouvrant la porte de la chambre forte. Pourtant, elle ne peut s’empêcher d’avoir un regard sombre, Joséphine, devant le code qui était recherché. L’Ordre du Jugement ? Que venait-il faire ici celui là ? Peu à peu, des doutes se formaient dans l’esprit de l’espionne, et consciente des plusieurs problèmes qu’ils avaient rencontrés jusqu’ici, du manque d’informations significatifs et toute la situation générale, la conclusion qu’elle pouvait tirer, justifiée ou non, ne lui plaisait que peu.

Elle suit de prêt Liselotte et est la dernière à passer la porte de la Chambre, verrouillant celle-ci en la refermant, pour s’assurer que personne ne viendrait les déranger, maintenant qu’ils touchaient presque au but. Mais elle ne pouvait laisser passer cet étrange message qui avait des allures trop suspectes à ses yeux. Saisissant le poignet de son amie, elle la traine à nouveau un peu à l’écart, soignant son ton dans quelques chuchotement et choisissant avec réflexion ce qu’elle allait pouvoir lui dire. Mais cette fois, elle ne souhaitait pas que Liselotte se défile, et son regard l’indiquait clairement. Elle était son amie. Elle aimait vraiment Liselotte. Mais Joséphine ne pouvait garder ce doute insidieux.

« Qu’est-ce que ça signifie, ce message pour résoudre l’énigme ? Qu’est-ce que l’Ordre du Jugement vient faire là ? » Elle offre un regard un peu mécontent, l’impression d’être trompée ou de ne pouvoir faire confiance, là où pourtant elle le voudrait vraiment. « Tu nous caches quelque chose ma belle. Dis-moi la vérité. Pourquoi on est ici ? » Elle manque de laisser s’élever un peu trop sa voix, d’alerter les autres, mais elle se retient de justesse, sans quitter du regard la petite couturière, sans s’intéresser une seule seconde aux trésors qui reposent dans la pièce.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Ven 13 Jan - 16:50

La porte s'ouvre enfin ! Et le mot de passe la surprend, la petite couturière, bien qu'elle n'en laisse rien paraître afin de ne pas éveiller les soupçons de ses camarades. Elle a une mission à mener à bien et elle se concentre avant tout là-dessus. Alors elle entre de la pièce à pas de loup, son regard curieux se pose un peu partout et elle se fait prudente, la jeune femme, dans ce lieu qui abrite d'anciens trésors oubliés. Derrière elle, son amie referme la porte et devant eux, tant d'objets qui attirent l'oeil. Un petit sourire satisfait s'affiche sur ses lèvres tandis qu'elle se demande ce qui peut lui être utile, mais elle ne dit rien, ni ne touche rien. Qui sait si une nouvelle alarme ne risque pas de se déclencher si elle agit de façon irréfléchie en remplissant ses poches de toutes les merveilles qui emplissent la pièce ? Elle songe à la meilleure manière d'aborder la situation quand une main délicate mais ferme s'agrippe à son poignet et l'entraîne légèrement à l'écart. Liselotte se laisse faire mais elle n'en est pas moins agacée par ce léger contretemps, bien qu'elle n'en laisse rien paraître.

« Qu’est-ce que ça signifie, ce message pour résoudre l’énigme ? Qu’est-ce que l’Ordre du Jugement vient faire là ? » Elle fronce les sourcils, la couturière, elle fait mine de ne pas comprendre. « Tu nous caches quelque chose ma belle. Dis-moi la vérité. Pourquoi on est ici ? » Elle pousse un soupir avant de jeter un oeil sur leurs deux camarades, s'assurant qu'ils n'entendent pas leurs murmures – et pour se donner le temps de réfléchir à sa réponse – puis se retourne vers Joséphine avec un air à la fois las et conspirateur. « Si tu veux la vérité, je n'en sais pas plus que toi. » répond-elle doucement, avec l'air de celle à qui l'on arrache un aveu douloureux. « J'ai été contactée par le Fils des Ombres pour cette mission de la plus haute importance. C'était une situation d'urgence et il avait rapidement besoin de quelqu'un. Il m'a demandé de constituer une petite équipe et... vous voilà. » Est-ce que ça sonne sincère ? Elle l'espère, la petite couturière, parce qu'elle donne du sien dans ce scénario qu'elle construit au fur et à mesure, improvisant avec habileté. « Si ça n'avait tenu qu'à moi, j'aurais organisé ça autrement. Le travail en amont a été bâclé et tu peux être certaine qu'ils en entendront parler dans mon rapport. C'est du travail d'amateurs ! Mais bâclée ou non, je dois terminer cette mission et ramener quelque chose d'utile. Si l'Ordre du Jugement est dans le coup, mieux vaut faire vite, j'ai pas envie qu'on me coupe l'herbe sous le pied. » Oh, comme le mensonge est dit avec aplomb. Et comme elle semble honnête la jolie Liselotte. Que Syned guide chacune de ses paroles, qu'Alior l'aide à s'en sortir avec adresse et qu'Isil lui permette de dissimuler la vérité en toute impunité. Elle n'est pas une novice à ce jeu-là, Liselotte et elle n'a aucun scrupule à mentir à sa tendre amie.

Doucement, elle pose ses doigts libres sur la main de Joséphine qui retient son poignet. Le geste est délicat et un fin sourire fleurit sur ses lèvres. « Ne t'inquiète pas ma douce amie, je prends les choses en main. » Et son sourire s'élargit tandis qu'elle se retourne et avance vers les trésors d'un pas guilleret. On ne lui a pas donné plus d'informations quant à ce qui pourrait être utile mais elle ne doute pas qu'ils parviendront à trouver ce qui leur faut. « Messire, une idée ? » demande-t-elle au savant avant de se retourner vers la petite apicultrice. « Et vous Melinda. Vous avez également vu le sablier de près, est-ce que quelque chose vous semble familier ? » Ils n'ont pas vraiment le droit à l'erreur.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Ven 13 Jan - 20:56

La porte finit par s'ouvrir. Nous avions vu juste ! Je fus soulagé, même si je restais perplexe quant à la solution de l'énigme. Pourquoi "L'Ordre du Jugement" ? Quel rapport avait-il avec le Musée et ce qu'il contenait ? Etait-ce cette histoire de Sablier qui venait créer un lien entre eux ? Je caressais mon menton, le regard perdu dans mes pensées, quand mes compagnes me dépassèrent pour entrer dans une nouvelle pièce. Je les suivis tout en me demandant ce que Liselotte pouvait bien nous cacher. Elle avait l’air si sure d’elle… Cette clé… Comment l’avait-elle obtenue ? Je doutais sérieusement qu’elle lui appartienne de plein droit. Je pensais alors à son ancien propriétaire qui devait se faire un sang d’encre. L’Ordre du Jugement... Ses membres auraient surement un grand intérêt à retrouver ces fameuses informations sur les Sabliers. Liselotte devait surement travailler pour eux. Je me posais cependant la même interrogation pour les deux autres femmes qui m’accompagnaient. Joséphine doutait, cela se voyait sur son visage et, même si elle appréciait Liselotte, elle devait surement se poser des questions. Quand à Melinda, elle n’affichait rien, sinon un enthousiasme contagieux et une détermination sans limite. Elle pourrait très bien avoir rejoint leurs rangs après son échec à l’Académie, sinon je ne voyais aucune raison de sa présence ici. Elle devrait, au contraire, être avec ses abeilles. Et moi ? Qu’est-ce que je faisais ici ? On m’avait appelé pour mes connaissances historiques mais je n’avais pas été d’une grande utilité jusqu’à présent. Etait-ce un piège ? Ou me faisais-je des idées ? J’avalais ma salive et restais totalement impassible, même si le doute planait au-dessus de ma tête.

Je gardais toutes ces réflexions en tête et me concentrais sur ce qui se présenta à nous. Une salle remplie d’objets en tout genre. Je sortis immédiatement mon carnet et rédigeait quelques notes sur ce que je voyais, esquissant quelques croquis des objets les plus particuliers. J’observais en même temps du coin de l’œil la conversation entre Liselotte et Joséphine. Je fis mine de m’approcher plus prêt pour observer le livre sur le bureau sans le toucher, et écoutais la discussion. J’avais vu juste. Joséphine doutait. Liselotte la rassura et prétendit qu’on devrait se dépêcher pour ne pas se faire rattraper. J’en avais vu des menteurs durant ma vie et, si Liselotte mentait, elle le faisait avec un aplomb déconcertant. Mais le faisait elle vraiment ? Peut être qu'elle disait la vérité et que mon esprit me jouait des tours. Et puis, je ne la connaissais pas assez pour affirmer qu’elle mentait réellement et me contentais de soupirer. Je ne savais plus quoi penser. Mon regard se reporta sur le livre face à moi. Je devais me concentrer sur ma mission. Je levais la tête et repérais une carte sur une étagère. Je m’approchais, prenant garde de ne toucher à rien, quand Liselotte me demanda si j’avais une idée que l’objet à prendre. Je penchais la tête vers la carte, l’observant attentivement avant de répondre :

« - Regardez cette carte. Elle pourrait être ce que vous cherchez. Sinon je pensais à ce livre, là-bas, sur le bureau. Je ne sais pas ce que nous cherchons réellement, mais, si j’avais été à la place de l’Ordre du Jugement, j’aurais pris la carte sans hésiter. »

Avais-je été imprudent de mentionner l’Ordre du Jugement devant Liselotte ? Sans doute que oui, mais cela importait peu pour moi. Je me tournais vers elle et plongeais mon regard dans le sien, cherchant tout début de réaction. Elle devait voir que je ne lui faisais pas confiance. J’avais eu vent de ce qu’avait été capable l’Ordre pour parvenir à ses fins. Même si le fait de ramener les Savoirs Oubliés en Arven me plaisait, je n’approuvais pas tellement leurs méthodes. Je fronçais les sourcils et demandais sur un ton méfiant :

« - Qu’en pensez-vous ? »

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Mar 17 Jan - 0:41

Elle pourrait être à deux doigts de croire que tout ce que lui dit sa douce amie n’est qu’un immonde tissu de lagranerie, des mensonges comme on en fait plus. Mais l’aplomb qu’elle met pour lui répondre, cette sincérité qu’elle croit percevoir dans ce regard qu’elle connaît ne fait finalement que radoucir la colère imminente de la belle Joséphine. Oui, le doute demeure, mais elle ne sait quoi répondre devant les arguments exposés. Elle n’avait aucune preuve de mensonge, et elle voulait toujours croire en la parole de Liselotte. Elle avait confiance en elle, à tort ou à raison, mais elle laissa la place à l’acceptation. La mission était des plus mal préparée et les multiples regards surpris croisés dans les yeux de la petite couturière permettaient d’aller en son sens, elle n’en savait visiblement pas plus qu’eux. Etaient-ils tous l’objet des manigances de la Cour des Miracles ? Cela ne leur ressemblait pas pourtant. Il y avait anguille sous roche, de cela, Joséphine en était certaine. Mais elle doutait que Liselotte soit alors complice de ces étrangetés.

« Mais ma douce, ne trouve tu pas étrange que l’Ordre soit peut être aussi sur le coup et que cette mission soit justement curieusement bâclée ? Ca ne ressemble pas à la Cour, et j’ai peur qu’il y ait derrière ceci un piège. »


Si elle savait combien elle avait tort de se confier à Liselotte, mais elle ignorait, pauvre Joséphine, la vérité. Et pour elle, sa chère amie était aussi piégée qu’eux dans cette mascarade étrange. La colère passée, elle laisse la couturière se défaire de l’étreinte exercée sur son poignet. Pourtant, la demoiselle de compagnie reprend vite cette main, attirant à elle cette amie pour prendre ses lèvres dans un baiser qui ne souffre d’aucune honte et d’aucun tabou. A son oreille ensuite, quelques mots murmurés avec une réelle inquiétude. « Faisons néanmoins attention, d’accord ? » Elle prendrait les choses en moins, soit, mais Joséphine ne comptait pas laisser son amie prendre des risques inutilement non plus. Alors elle veillerait sur elle, observatrice silencieuse comme elle l’était bien souvent.

Nombreux sont les objets à être exposés dans la pièce, tous anciens et réellement précieux. Pour autant, Joséphine ignorait bien celui qui allait servir à leur mission, elle qui d’ailleurs, contrairement à Liselotte, semblait en savoir moins sur ledit objectif. Elle ne touche à rien, mais regarde attentivement chacun des trésors rassemblés dans ce musée, persuadée que de toute façon, tous avaient leur utilité. Mais en l’instant, lequel était celui recherché ? Mystère. Son regard dévie avec une certaine agressivité sur le seigneur kyréen, qui à une mention assez maladroite sur l’Ordre du Jugement, pouvait laisser supposer par ailleurs qu’il était en lien avec eux, ce qui déplaisait fortement à l’espionne. Ce n’était pas une preuve en soi, mais c’était bien assez pour se méfier de cet homme. Néanmoins, puisqu’elle n’en sait elle même pas plus quant-à l’objet à prendre, elle se content d’hausser les épaules et d’une petite voix répondre « Peut-être. De toute façon il nous faudra bien choisir quelque chose. » Pour autant, elle ne quitte pas des yeux le kyréen, soupçonneuse de ses réactions.

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Mer 18 Jan - 12:35

« Mais ma douce, ne trouve tu pas étrange que l’Ordre soit peut être aussi sur le coup et que cette mission soit justement curieusement bâclée ? Ca ne ressemble pas à la Cour, et j’ai peur qu’il y ait derrière ceci un piège. » Oh, si tu savais, ma douce et tendre Joséphine. Si tu savais. Liselotte affiche un air penaud, mais bientôt, elle reprend l'allure de celle qui se veut assurée malgré les épreuves. Jouer la comédie devant son amie ne l'embarrasse guère, pas plus que devant des étrangers. C'est une seconde nature, c'est naturel. Et à cet instant, elle se doit d'être bonne comédienne ou elle risque d'avoir de gros ennuis. Car Joséphine n'est pas la seule à avoir des soupçons. Malgré ce baiser qu'elle lui offre, malgré l'avertissement qu'elle lui glisse alors à l'oreille. Il lui faut désormais apaiser ses doutes, renvoyer les soupçons sur quelqu'un d'autre et se sortir de ce pétrin aussi vite que possible. La couturière n'y voit là aucune impasse, juste un contre-temps. Bientôt, ils seront hors du Musée avec les informations nécessaires et elle s'empressera de contacter ces supérieurs pour leur faire un compte rendu détaillé – et incisif – sur la situation. Bande d'amateurs !

Elle en retourne enfin à sa recherche, questionnant ses camarades. Le Kyréen semble lui aussi suspicieux et sa remarque ne lui plaît guère. « - Regardez cette carte. Elle pourrait être ce que vous cherchez. Sinon je pensais à ce livre, là-bas, sur le bureau. Je ne sais pas ce que nous cherchons réellement, mais, si j’avais été à la place de l’Ordre du Jugement, j’aurais pris la carte sans hésiter. » Plutôt que de montrer sa désapprobation, Liselotte se tourne vers son amie qui semble remontée face à ces paroles. Bien, les voilà à jouer au chat et à la souris dans ce petit jeu terrible. Quelle idée stupide de s'afficher ainsi en mettant un tel mot de passe, sans l'en avertir en plus ! « Peut-être. De toute façon il nous faudra bien choisir quelque chose. » Elle acquiesce cette fois. « Il serait risqué de prendre plus d'un objet hors de ce Musée, je doute que l'on s'en sorte aussi facilement si l'on prend le risque. » Ses yeux se posent sur les merveilles qui les entourent et elle réfléchit à toute vitesse. La jeune Melinda ne lui a pas encore fait part de son avis, mais elle semble en pleine réflexion elle aussi ; peut-être tente-t-elle également de fouiller sa mémoire pour retrouver un détail important des événements de la Samhain.

Liselotte s'avance vers le livre, sans le toucher. Se retourne ensuite pour voir la carte proposée par le Kyréen. Pourrait-elle indiquer les emplacement des autres Sabliers ? Et tous ces objets, à côté, à quoi servent-ils ? Ces maquettes de navires ne paraissent pas bien exceptionnelles mais si elles sont enfermées derrière tant de sécurité, elles doivent avoir de la valeur pas vrai ? Une valeur moins flagrante cependant que celle du joyau qui brille sur une étagère au-dessus de sa tête. Son regard, néanmoins, est surtout attiré par une petite boîte, à portée de main. Une petite boîte qui l'intrigue et qu'elle aimerait beaucoup emporter avec elle. L'hésitation est forte, tout à coup. Elle maudirait bien l'Ordre de lui avoir fourni si peu de renseignements, mais elle se rassure en se disant que ça sert bien son rôle auprès de Joséphine et qu'après tout, ils sont arrivés au but, ce n'est donc pas si mal.

« Je vous rejoins au sujet du livre, messire. Peut-être y a-t-il des informations importantes au sujet du Sablier à l'intérieur. » Et cette carte... Le doute est grand, elle ne sait vers quel objet se tourner et le temps passe. Elle n'a aucun désir de rester coincée ici alors que les automates parcourent les lieux à leur recherche.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Jeu 19 Jan - 18:24

Nous étions apparemment livrés à nous-mêmes, devant ces trésors aussi nombreux que précieux, et tout ce que nous pouvions faire était de les observer bêtement en se demandant lequel pourrait se révéler le plus pertinent dans le cadre de notre mission. Le seul problème ? Tous ces objets, le moindre d’entre eux, jusqu’à celui qui paraissait le plus inintéressant, pouvait se révéler avoir un rapport avec le sablier. Au Festival de la Samhain, nous avions été emportés par les évènements, pris par l’action, et mes souvenirs du sablier en lui-même étaient plutôt vagues. De plus, pour être tout à fait honnête avec moi-même, je n’avais pas tout compris de ce qu’il s’était passé, et de la façon dont un simple sablier avait bien pu nous faire remonter le temps. Aussi restai-je silencieuse, songeuse, quand Liselotte me demanda mon avis sur ce que nous devions prendre. Ma réponse oscillait entre « prenons tous ces trésors, ça ne pourra pas faire de mal » et « laissons tout ici, parce qu’il n’y a pas un objet qui me semble plus pertinent qu’un autre. »

Sans doute aurais-je pu rester là, immobile, à me perdre dans d’inutiles spéculations et de longues réflexions, si le noble kyréen n’avait pas considérablement restreint la recherche. La carte. Etrangement, je ne l’avais pas vue jusqu’alors, mon attention se laissant plutôt détourner par la jolie petite abeille qui se trouvait juste en-dessous. Je fronçai toutefois les sourcils. Comparée à un livre, une carte pouvait contenir tellement peu d’informations ! Peut-être était-ce une illusion de ma part, mais j’avais le sentiment qu’il était toujours possible de trouver un indice minime dans un livre, entre deux pages, voire entre deux mots. Et puisque Liselotte venait de restreindre notre butin à un et un seul objet… eh bien, autant se donner autant de chances que possible de trouver un maximum d’informations, non ?

— Tous ces trésors pourraient s’avérer intéressants, murmurai-je finalement en haussant les épaules. Mais je suppose que le livre nous donnera plus de chance d’obtenir les informations que nous cherchons, en effet. Il doit bien y avoir quelque chose d’intéressant entre toutes ces pages, non ?

Je jetai un coup d’œil à la porte par laquelle nous étions entrés. Une part de moi avait conscience qu’il faudrait bientôt penser à une échappatoire. Or, avec les automates qui devaient toujours être sur leurs gardes, nous allions devoir étaler toutes nos compétences pour nous en sortir. En espérant, bien entendu, qu’ils attendent bien gentiment à l’extérieur que nous ayons fini de choisir entre toutes ces merveilles… ce qui n’était guère une certitude. Et s’ils décidaient de venir vérifier que tout était bien en place ?

— Peut-être que nous devrions nous dépêcher, déclarai-je en me balançant d’un pied sur l’autre. Je ne pense pas qu’il soit raisonnable de nous attarder trop longtemps ici.

Je jetai un coup d’œil plein de compassion à Liselotte. Elle écopait de la tâche la plus difficile : choisir judicieusement dans la précipitation. Comme pour la consoler par avance d’un mauvais choix, je murmurai sans parler à personne en particulier :

— De toute façon, même si on se trompe, l’expérience était plutôt amusante, non ?

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Ven 20 Jan - 17:20

J’avais donc proposé le livre et la carte, tout en essayant de déclencher une réaction chez Liselotte. Je ne voyais en effet pas ce qu’on pourrait prendre d’autre. Même si le passionné d’Histoire que je suis était en extase devant une telle découverte. Autant d’objets anciens dans une même pièce, c’était tout simplement incroyable. Je ne savais pas où poser les yeux tant il y avait à regarder, à observer. Mais je ravalais mon excitation et, toujours en étant impassible, me contentais de quelques dessins. Je devais me concentrer sur ma mission, même si je doutais encore de son véritable but.
Je remarquais cependant une chose. Joséphine me lança un regard noir quand je proposais de prendre soit la carte soit le livre. Etait-ce ma mention sur l’Ordre du Jugement qui la rendait aussi furieuse ? Je fronçais les sourcils. J’avais certes attendu une réaction, mais elle ne venait pas de la bonne personne. Etait-ce alors Joséphine que je devais suspecter ? Je restais cependant concentré sur celles de Liselotte qui s’avançait vers le livre. Elle l’étudia un moment sans le toucher avant de revenir vers la carte. Je profitais de cet instant où nous restâmes silencieux pour plonger mon regard dans celui de Joséphine. J’avais, au début, écarté toute possibilité qu’elle fasse partie de l’Ordre, car elle avait fait preuve d’une méfiance égale à la mienne. Mais elle aurait peut-être aussi joué la comédie. Cela n’était pas impossible. Elle était la seule à avoir été réactive au sujet de l’Ordre pour le moment. Etait-ce parce qu’elle était de mèche avec eux ? Ou juste parce qu’ils lui ont causé du tort ? Puis, dans ce regard noir que j’affrontais, j’entrevis une nouvelle affirmation… Je pourrais aussi faire office de suspect dans cette histoire. Peut-être que Joséphine pensait comme moi. Ce serait complètement fou vu que je n’ai rien à me reprocher, mais pas impossible.

Je fronçais les sourcils, me disant que peut être me faisais-je des idées, que l’angoisse de se faire coincer me rendait paranoïaque. Joséphine, sans me lâcher du regard, répondit qu’il faudrait bien choisir quelque chose. Liselotte lui répondit que valait mieux ne prendre qu’un seul objet. Puis, celle-ci me rejoignit dans mon idée de prendre le livre. Je m’approchais donc du bureau et examina l’objet sous toutes ses coutures, sans le toucher. Melinda renchérit en disant qu’il devait bien y avoir quelque chose d’intéressant dans cet ouvrage. Je tournais la tête dans tous les sens, de telle sorte que mon bon œil ne loupe aucun détail qui pourrait être d’une aide précieuse dans notre choix. Si seulement nous pouvions tourner les pages… C’était bien la première fois que je me retrouvais devant un livre sans avoir la possibilité de le toucher, et je devais avouer que cela me frustrait terriblement. Je finis par me relever sans prononcer un mot, laissant les jeunes femmes observer le livre puis je me tournais vers Melinda qui déclara qu’on ferait mieux de se dépêcher. Je demandais alors à Liselotte :

« - Et bien, faites vite votre choix. Le livre ou la carte. Comme l’a dit Melinda, le livre pourrait contenir plus d’informations. A vous de décider. »

Et puis, il pourrait même y avoir une copie de la carte dans le livre ! Cela serait une belle victoire ! Je passais mon pouce sur mes lèvres et lâcha un soupir. J’espérais maintenant que Liselotte se décide vite pour pouvoir quitter cet endroit. Je pris la peine de vérifier sur mon carnet si je n’avais rien oublié dans mes notes puis le rangeais. Melinda murmura alors que, même si on échouait, l’expérience avait été plutôt amusante. Amusante pour elle oui. Même si j’avais pris plaisir à enfin entrer dans ce Musée et à dessiner tout ce que je voyais, il y avait quand même des automates qui voulaient notre peau et qui étaient surement en train de nous chercher en ce moment même. Je me contentais alors de répondre dans un grommellement :

« - Si vous le dites… »

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Ven 20 Jan - 19:23

Elle échappe de justesse aux soupçons de son amie et telle une anguille, elle se faufile et s'amuse de voir que les doutes planent désormais sur chacun d'entre eux. Brouiller les pistes, faire comme si de rien n'était et continuer à jouer les innocentes, son éternel sourire aux lèvres. Le choix est difficile mais leurs avis semblent converger vers l'ouvrage qui se trouve au centre de la pièce. Aucun des autres ne paraît véritablement avoir un lien avec le Sablier à ses yeux, mais peut-être son jugement est-il faussé. Elle ne sait pas vraiment ce qu'elle cherche, la petite couturière. Si elle le pouvait, elle embarquerait le tout avec elle et ferait le tri plus tard, mais elle redoute d'autres alarmes et d'autres pièges. Ils ont eu assez de problèmes comme ça pour provoquer un seul incident de plus et elle masque sa frustration de ne pas pouvoir inspecter les trésors de plus près en affichant un sourire assuré, en toutes circonstances.

Ses yeux se lèvent quand la jeune Melinda prend à nouveau la parole. Se dépêcher. Oui. Sablier ou non, le temps s'écoule irrémédiablement et bientôt sera venu le temps de sortir d'ici. Liselotte songe à leur échappatoire, repense à l'accès par le toit dont on lui a parlé et se dit que ce sera plus sûr que de traverser à nouveau le hall d'entrée infesté d'automates. Il reste quelques rideaux dans le couloir s'ils ont besoin d'une corde de fortune.

« Et bien, faites vite votre choix. Le livre ou la carte. Comme l’a dit Melinda, le livre pourrait contenir plus d’informations. A vous de décider. » À elle de décider donc. Très bien. Un petit sourire fend ses lèvres alors qu'elle le voit ranger son carnet de dessins dans sa poche ; voilà qui pourrait lui être utile. Peut-être parviendra-t-elle à demander l'assistance de Joséphine afin de le lui subtiliser discrètement ? Un regard vers son amie, très bref, puis elle se redresse et déclare avec aplomb : « Bien, embarquons le livre. Et ne traînons pas trop, je n'ai pas très envie de rester coincée dans ce musée. »

Elle s'empare du livre et fait signe au Kyréen. « Messire, pourriez-vous vous assurer que la voie est libre ? » La demande est en fait un ordre, dit d'un ton guilleret mais sans appel. Sans plus de cérémonie, elle met le livre entre les mains de Melinda. « Prenez-ça, et faites bien attention. » Elle lui adresse un regard entendu, le dos tourné vers les deux autres, mais retrouve bien vite ses airs assurés et son sourire mutin. Puis elle profite que le savant s'avance vers la porte et que la jeune recrue de l'Ordre en fasse de même pour intercepter Joséphine. « Son carnet, il nous le faut. » murmure-t-elle rapidement à son oreille. Oui, il lui faut ce carnet. Chaque dessin peut être une mine d'informations à la fois pour la Cour et pour l'Ordre. Elle pourra certainement les reproduire en plusieurs exemplaires avant de les transmettre à ses supérieurs, mais elle aura tout le temps pour y penser une fois qu'elle aura mis la main dessus.

À son tour, elle s'approche de ses camarades, mais au passage, elle s'arrête devant la petite boîte qui a attiré son regard tout à l'heure et la glisse subrepticement dans sa besace, l'enveloppant soigneusement dans les restes de la robe de Joséphine. Bien, il est temps d'y aller.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Dim 22 Jan - 23:53



Le Musée des Savoirs Perdus


Liselotte, Joséphine, Raygnar, Melinda

Les dés sont jetés ! Deux objets ont quitté les étagères du Musée, et il est temps maintenant pour les quatre aventuriers de rejoindre la sortie. Prudemment, ils se glissent vers la porte blindée par laquelle ils sont arrivés, y risquent un œil discret : il y a deux sentinelles mécaniques, mais elles tournent le dos à la chambre forte et gardent l’entrée de la salle qui donne sur le grand escalier. Il y a sûrement un moyen de s’enfuir, par les fenêtres peut-être ? Ou en se faufilant dans l’escalier à toute vitesse.

Sauvez vos vies !





Clôture

Consignes



IRL : du lundi 23/01 au vendredi 27/01 (20H).
IRP : le 26/01, nuit tombée.

• Ce topic concerne uniquement les personnages qui participent à l'intrigue « Les Sables du Temps », au Musée des Savoirs Perdus.

• Ce tour de clôture couvre votre départ du Musée et votre retour dans vos pénates respectives.
→ Liselotte, ta mission a échoué : le grimoire que tu as emporté est le livre de comptes de l'Ordre d'il y a quelques siècles et ne donne aucun indice sur l'emplacement d'éventuels autres Sabliers.  :facepalm:
→ La boîte que tu as prise est un petit casse-tête erebien, chaque face est composée de petits cubes, neuf en tout. Le but est de regrouper les faces de même couleur du même côté ! :geu: (Oui, c'est le seul objet inutile :god:)

• Limite de mots abolie pour la clôture, mais soyez raisonnables !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Merci à tous d'avoir participé !  :poele:


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Jeu 26 Jan - 17:40

Pas le temps de vérifier que les objets subtilisés sont les bons. Liselotte se faufile jusqu'à la porte et aperçoit à son tour les sentinelles. Mince, elles sont parvenues à l'étage. Rapidement, son regard parcourt les lieux et s'attarde à nouveau sur les fenêtres qu'elle a dépouillé de leurs rideaux, quelques minutes plus tôt. Il lui a semblé voir un moyen de sortir par là, mais elle se doit de vérifier, alors elle s'avance, priant Isil pour qu'elle lui accorde la discrétion dont elle a besoin. Ses pas sont rapides, silencieux. Ils la mènent jusqu'à la fenêtre la plus proche, donnant sur une rue déserte, sur le côté du musée. La nuit est tombée désormais, les ombres sauront dissimuler leur fuite. Parfait.

Liselotte se retourne et fait signe à ses camarades de la rejoindre. D'un geste précautionneux, elle ouvre la fenêtre et grimpe sur le rebord. Ils ne sont qu'au premier étage, la chute ne serait pas bien grande mais la couturière préfère ne pas prendre de risque. Elle décide d'escalader le bâtiment, donc la façade usée par le temps laisse par endroits quelques prises pour ses doigts. Ce n'est pas une activité dans laquelle elle excelle, elle laisse d'ordinaire ça aux voleurs, mais elle parvient à perdre tout de même assez d'altitude pour ne pas se faire mal lorsqu'elle se laisse tomber sur le sol dans un mouvement souple. L'air est frais désormais, sans le soleil pour réchauffer l'atsmophère, et elle frissonne dans la ruelle obscure.

Elle fait signe à Melinda de lui envoyer le livre, qu'elle rattrape tant bien que mal. Elle en profite pour ouvrir l'ouvrage et le feuilleter rapidement, tandis que les autres la rejoignent l'un après l'autre. Son regard se pose sur des colonnes de chiffres, sur quelques textes inutiles et la frustration s'empare progressivement d'elle. A-t-elle fait tout ce chemin pour rien ? Non, pas pour rien, tente-t-elle de se convaincre. Désormais, elle sait à quoi s'en tenir et elle pourra envoyer des gens s'emparer de tout ce qu'il se trouve dans le musée. Avec une bonne organisation et une équipe préparée, tous ces trésors pourraient être les leurs. Elle regrette simplement que les repérages n'aient pas été faits convenablement avant son arrivée à Vivedune. Un peu irritée, Liselotte remet le livre entre les mains de Melinda lorsqu'elle parvient à sa hauteur, puis jette un oeil au savant kyréen dont le carnet lui serait décidément bien utile si elle compte envoyer d'autres personnes à la recherche de ces objets. Carnet rangé dans son manteau, pas vrai ?

Elle frissonne dans l'air frais de la nuit, accentue même ses tremblements et déclare d'un air faussement innocent : « Qu'il fait froid, c'est à se demander si on est encore dans le désert. » Et elle croise les bras sur ces paroles, avant de lever les yeux vers ses compagnons. « Nous devrions nous éloigner, au cas où des gardes rôderaient dans les parages. » ajoute-t-elle d'un murmure, réajustant un voile autour de son cou pour masquer la marque faite par le système d'alarme de l'entrée. Il ne manquerait plus qu'ils se fassent arrêter et la mission serait vraiment un échec cuisant.


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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Jeu 26 Jan - 18:17

Liselotte attrapa le livre et le confia à Melinda tout en me demandant d’aller voir si la voie était libre. J’eus envie de dire que Melinda serait plus appropriée pour ce genre de mission, elle était plus petite, plus discrète que moi. Puis, je me souvins du pauvre vase qui avait terminé son existence en morceaux. Je restais donc silencieux et allais à l’entrée de la chambre forte. Je jetais un coup d’œil et lâchais un soupir de dépit en voyant les deux sentinelles qui gardaient l’escalier. Je me tournais donc vers Liselotte et, tout en désignant les machines, je lui dis :

« - Il y a deux sentinelles. Elles nous tournent le dos mais elles gardent l’escalier. Je doute qu’on puisse repartir par là. »

Il y avait les fenêtres aussi. Dans tous les cas, je savais que ça n’allait pas me plaire. J’avais le choix entre jouer à l’équilibriste et risquer ma vie en me faufilant à toute vitesse dans l’escalier. Je passais la langue sur mes lèvres tout en réfléchissant. Je savais que passer par l’escalier serait aussi suicidaire qu’insensé. Il suffirait qu’une des machines se retourne, ou qu’elle fasse un mouvement pour que la réussite de l’opération soit compromise. Il restait donc la fenêtre. Je repensais à la fois où j’avais failli perdre l’usage de mon œil gauche à cause d’une chute. Cet œil était cependant devenu complètement inutile, si j’arrivais toujours à voir à travers lui, tout était flou, sans forme ni couleur. Je n’avais donc pas envie de retenter l’expérience. Mais je n’avais pas le choix. Pour sortir d’ici, j’allais devoir escalader.

Je m’approchais donc de la fenêtre tout en veillant à ne faire aucun bruit, puis j’ouvris le loquet le plus lentement et le plus silencieusement possible. Une fois la fenêtre grande ouverte, je pu sentir la chaleur de l’extérieur caresser mon visage. Allez, restons concentré, le plus dur restait à faire. J’enjambais le bord et soufflais avant de prendre pied sur le bord de la fenêtre. Je cherchais ensuite du regard des prises où je pourrais m’appuyer…

Ce fut plus facile que ce que je m’y attendais, après quelques longues minutes durant lesquelles je choisissais mes prises avec soin et que je prenais ensuite, je parvins à descendre lentement jusqu’au sol. Une fois les pieds sur terre, je soupirais de soulagement et essuya mon front luisant de sueur.
Je jetais un coup d’œil à mes compagnes d’aventure. Elles allaient bien, c’était le principal. La mission s’était presque déroulée sans problème. Restait maintenant à savoir si tout cela avait servi à quelque chose ou non. Je levais la tête et déclara :

« - Je suppose que c’est ici que nous nous séparons. J’espère que le voyage du retour se déroulera bien pour vous. »

Je les saluais et empruntais le chemin menant au centre-ville. Tout en marchant, je me demandais s’il était judicieux de repartir maintenant. Je pourrais peut-être profiter d’être ici pour rendre visite au Duc d’Erebor ? Je pourrais lui demander de consulter ses livres pour continuer mon travail. Je mis la main dans ma poche pour chercher mon carnet… Il n’y était pas. Dans l’autre peut être… Non plus. Sentant l’anxiété monter, je fouillais toute mes poches et regardais derrière moi s’il n’était pas tombé. Où était passé mon carnet ? Je retournais sur mes pas et constatais avec dépit qu’il était introuvable. Je l’avais peut-être perdu au Musée. Ou alors… On me l’avait dérobé ! Je repensais à ce qu’avait dit Liselotte lors de sa discussion avec Joséphine. Leurs connaissances et leurs talents laissait penser qu’elles seraient des voleuses expérimentées. Je fis une grimace tout en me disant qu’une fois de plus, j’étais trop méfiant. Il fallait que je leur fasse confiance. Si elles avaient été capable de m’accorder leurs confiances, il fallait que je leur rende la pareille... Même si je ne pouvais m’empêcher de douter... Dans ce carnet, il y avait tout mon travail, de longues semaines de recherches passées dans des bibliothèques et dans des vielles ruines. Si j’avais pu recopier la plupart des informations, ce n’était pas le cas de celles récoltées pendant le voyage et dans le Musée. Je sentais la colère monter et je serrais les dents pour ne pas la laisser éclater devant tout le monde. Je soufflais et retournais vers mon cheval tout en me demandant où est ce que je pourrais me procurer de quoi écrire. Je payais le maitre d’écurie et grimpais sur ma monture. Tandis que je me dirigeais vers le palais ducal, j’essayais de rester positif, ce n’était qu’un carnet. A part un dessin de ma petite sœur et quelques gribouillages, il n’y avait rien pouvant me compromettre. Cela allait juste me retarder dans mon travail. C’est tout. J’avais encore suffisamment de choses en mémoire pour les restituer sur le papier. Malgré cela, je ne ressentais que le gout de l’amertume dans ma bouche. Je sus alors que la contrariété allait me hanter encore un long moment…

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Jeu 26 Jan - 19:04

— Prenez ça, et faites bien attention, déclara Liselotte en me tendant le livre.

Elle me le confiait ? A moi ? Durant quelques secondes, j’hésitai à refermer les mains dessus, comme s’il risquait de disparaitre à mon simple contact. Puis, je m’aperçus du ridicule de mon comportement. D’accord, j’étais reconnaissante à l’Ordre de me donner un objectif au nom duquel me battre, et sincèrement, je n’étais pas sûre de le supporter s’ils décidaient qu’ils n’avaient plus besoin de moi – j’aimais mes abeilles, bien sûr, mais je ne m’imaginais pas une seule seconde passer le reste de mon existence à m’occuper de ruches, sans autres perspectives d’avenir – mais ce n’était pas une raison pour me montrer… aussi empressée envers cette mission. Ce n’était qu’un livre, pas un vase fragile. Je pouvais très bien le lâcher par terre sans qu’il se brise, même si je ne me pris pas la fantaisie d’essayer. Je m’emparai donc du livre sans autres formes de procès, puis m’avançai à la suite du noble kyréen.

Nos plans d’évasion furent toutefois mis à mal par deux automates qui condamnaient la sortie. Liselotte eut alors l’idée de nous échapper par les fenêtres. Je l’observai descendre avec attention, essayant d'enregistrer ses mouvements pour les reproduire. Je lui lançai le livre lorsqu’elle me fit signe, puis je pris une profonde inspiration pour me donner du courage. Je pouvais le faire, n’est-ce pas ? Tentant tant bien que mal de l’imiter, je m’efforçai de descendre autant que possible. La descente ne fut guère agréable. J’avais les mains moites, si bien qu'elles glissaient sur les prises, et je n’étais pas vraiment habituée à cet exercice – la dernière fois que j’avais grimpé au mur d’un bâtiment datait de l’époque où je n’étais qu’une petite fille qui désirait voir à quoi ressemblait le point de vue depuis le toit d’une maison. Plusieurs fois, j’eus le sentiment que j’allais tomber, mais je parviens finalement au niveau du sol sans incident. Merveilleux. Et un bel exercice.

Tandis que j’étais en train de réfléchir à la possibilité de m’entrainer à l’escalade au sein même de la Ville aux Mille Tours, dans des circonstances plus agréables et moins précipitées, afin de profiter de l’expérience comme il se devait, Liselotte me rendit de nouveau le livre. Elle avait l’air irritée, comme si quelque chose la dérangeait, mais j’ignorais si c’était parce qu’elle avait eu le temps de parcourir l’ouvrage et parce que ce qu’elle y avait vu ne lui plaisait pas, ou si c’était parce qu’elle avait laissé à l’intérieur du Musée des tas de trésors potentiellement intéressants. De toute façon, je n’avais pas vraiment le temps de m’attarder pour le découvrir. Comme Liselotte le souligna, ce n’était pas une bonne idée de trainer dans le coin.

Suivant l’exemple de Liselotte, je tentai tant bien que mal de dissimuler la marque encrée sur ma peau, en glissant ma main dans ma manche. Le résultat n’était pas très probant, et si la marque était vraiment indélébile, je devrais probablement trouver une méthode plus efficace. Toutefois, pour traverser Vivedune de nuit et pour quelques temps seulement, ce serait probablement suffisant. Quant au livre, je me contentai de le glisser sous mon bras, comme s’il s’agissait d’un banal bouquin. Personne ne s’inquiéterait d’un simple livre, n’est-ce pas ?

Le noble kyréen nous quitta rapidement, mais je continuai à suivre Liselotte. Tant qu’elle ne me disait pas de partir, c’était qu’elle pouvait potentiellement encore avoir besoin de moi. Et même si être porteuse de livre n’était pas une mission très palpitante, je pouvais bien m’en contenter. Après tout, je n’avais pas accepté d’entrer dans l’Ordre juste pour les missions palpitantes…

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Message Sujet: Re: 2.1 Les Sables du Temps ♦ Le Musée des Savoirs Perdus   Ven 27 Jan - 1:12

Ainsi donc, le choix s’était porté sur le grimoire posé sur le bureau. Pourquoi pas après tout, peut être contenait-il vraiment des informations nécessaires à la mission de Liselotte, mission dont ils ignoraient pourtant les vraies raisons et les vraies conséquences. Elle rumine sombrement de son côté, Joséphine, tout en observant attentivement les autres objets, tentant de les graver dans son esprit pour en retenir le maximum de détail. Bien des objets attirent son attention, mais un seul est réclamé, un seul peut être dérobé par le groupe. L’ouvrage est confié aux bons soins de Mélinda, même si l’espionne marque une certaine méfiance vis-à-vis de la maladroite qui les avait fait repérer un peu plus tôt dans les couloirs du musée. Mais le murmure de Liselotte a vite fait d’attirer son attention, et une nouvelle fois, des messes basses sont échangées entre les deux filles des Miracles. Voler le carnet du kyréen ? Il est vrai que celui-ci avait prit de nombreuses notes dans les pages du petit objet, le dérober pouvait au moins apporter des informations supplémentaires sur les trésors qui se cachaient ici. Elle acquiesce, Joséphine, promettant de faire ce qu’elle pourrait pour voler le carnet. Pourtant, dans ses mots, c’est le tissage de Syned qui prend le dessus. Oh oui, elle essayerait de le voler, mais elle n’était pas certaine de le rendre entier à son amie. Elle avait beau conserver de l’affection et de la confiance pour Liselotte, il n’en restait pas moins que Joséphine se méfiait réellement de cette mission, maintenant que certaine chose s’étaient découvertes à leur passage. Cette organisation, les problèmes rencontrés, le mot de passe étrange… tout cela ne lui disait rien de bon.

C’est juste avant qu’il ne se glisse par la fenêtre, alors que Liselotte est déjà partie et que Mélinda a le regard braqué sur elle, que la discrète Joséphine fouille les poches du noble kyréen. Tel un coup de vent, invisible, elle s’empare du carnet pour le cacher dans les plis de sa robe de fortune, avant de se remettre à surveiller d’un œil attentif les automates à l’entrée qui bouchaient encore le passage. Heureusement, ils ne regardaient pas dans leur direction, il était encore possible de s’échapper, pour peu qu’ils restent tous discrets. Quand enfin Raygnar passe la fenêtre et commence sa descente, la petite espionne se presse à scruter le carnet, observant les dessins, consultants les quelques informations notées. Etonnement, elle ne trouve aucune mention à l’Ordre du Jugement, elle qui le soupçonnait d’en être. Etait-ce là de la prudence de la part du kyréen ? Peut être. En tous les cas, elle termine vite son inspection, arrachant avec minutie néanmoins une page recto verso détenant les dessins de deux navires. Les deux curieuses maquettes. Elle savait au moins qui pourrait peut être la renseigner. Elle glisse les pages dans ses sous-vêtements et le carnet retrouve place dans les plis de sa robe. A son tour, elle passe l’ouverture, tant bien que mal essaie de se raccrocher, de prendre appuis sur les renfoncements du mur. Puis en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, elle se retrouve au sol avec les autres, indemne. La nuit est tombée, la rue est déserte, fort heureusement, et bientôt, le kyréen choisi de s’éclipser. Il n’a pas tort. Si la mission est finie, pas la peine de s’éterniser dans les parages.

Venant prendre le bras de sa douce Liselotte, sans prendre plus d’attention pour Mélinda, l’espionne commence à esquisser quelques pas vers la sortie de la ruelle, dans la direction opposée de Raygnar. Avec la plus grande précaution et discrétion, elle glisse dans les mains de sa chère amie le carnet, susurrant à son oreille quelques mots doux. « Très facile. J’espère que tu me laisseras moi aussi tâter un peu ta tenue pour trouver quelques choses. » Taquine Joséphine qui essaie surtout de se sortir un peu de la tête ces curieux instants, cette étrange mission. Pourtant, elle n’oublie rien, tente de se remémorer chaque secondes sans hélas garder ce doute lancinant qui la taraude depuis de longues minutes. Quelque chose cloche vraiment. Et ça ne la rassure pas. Elle espère que son amie en saura bientôt plus et que la Cour donnera des explications.

Elles vont pour s’éloigner un peu, les deux espionnes, quand elles arrivent dans une rue un peu plus bondée, malgré la nuit tombée et l’attaque qu’il y avait eu un peu plus tôt. Nombreux sont les murmures et l’inquiétude est peinte sur les visages. Puis cette phrase, qui résonne trop bien aux oreilles de Joséphine en frôlant un passant.

« On dit que Chaamar a été détruit par les raids des chevaucheurs… »

Volte face sans crier gare, la demoiselle de compagnie pause une main sur l’épaule de la femme qui venait de prononcer ces mots, une peur terrible se dessinant peu à peu sur ses traits.

« Pardonnez-moi, Chaamar vous dites ? Qu’est-il advenu des habitants ? Et la baronne qui y séjournait en ce moment ?
-Il y a eu beaucoup de morts et il n’y a aucune nouvelle de la baronne. Nous n’en savons pas plus je suis désolée. »

Elle le semble vraiment, cette pauvre dame au visage sans doute creusé par la peur. Une peur semblable qui noue peu à peu le cœur de Joséphine. Elle ne prend pas longtemps à se décider. Juste quelques mots rapides à son amie, pas même un baiser.

« Je… je dois y aller. »

Et elle court, Joséphine. Elle court pour trouver un moyen d’aller retrouver sa Mélisende. Oh pauvre, pauvre Mélisende, retournée sur ses terres au bien mauvais moment. Elle ne sait pas si elle va bien, son amie. Elle ne sait pas si sa si chère Méli est en vie. La simple perspective de l’imaginer autrement la terrorise. Et si elle avait eu quelque chose… Que dirait Mélusine ? Que ferait Mélusine. Ô Isil, entend la prière de ta douce enfant. Protège Mélisende et cache la du regard de ses ennemis.

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