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 Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Sam 25 Juin - 15:44

Plus un bruit, après ce raclement terrifiant. Et soudain, une lueur rosée, en accord avec la douce voix de Sitara, les éclaira doucement. Une lumière faible, qui peinait à bannir les ténèbres, mais une lumière tout de même, qui redonnait espoir et clarté.
Le voltigeur relâcha un souffle qu’il n’était même pas conscient d’avoir retenu. Frémissant, faible et fragile, un sifflement qui fuit et se métamorphose en un fugace soulagement, fustigeant tout idée de frayeur. Comment craindre encore quelque chose, avec cette lueur et le doux chant de la duchesse dans leurs oreilles? Uld s’était joué d’eux, peut-être était-ce une simple coïncidence malchanceuse. Peut-être. Oubliant résolument l’effroi d’il y a quelques minutes, le Voltigeur s’approcha d’Alméïde, Serenus et de la caisse, aidant la princesse à se relever avec délicatesse. La similitude de son geste à Lorgol n’échappa sans doute pas à la médecin, et il lui adressa un sourire amusé avant de s’enquérir de son état. "Vous avez encore des progrès à faire en équilibre. Et en acrobaties" D'un sourire qui démontrait bien qu'il n'était aucunement sérieux, Mayeul demeura aux côtés de la princesse,s'adressant ensuite à Sitara, sans réellement y réfléchir. «Votre fils a bien de la chance, Duchesse, d’avoir une si jolie berceuse pour le mener jusqu’au sommeil.» Il ne parlait pas la langue, mais le rythme et la sonorité ne laissaient guère de place au doute.

Réalisant soudain ce qu’il venait de dire, le Voltigeur esquissa une grimace embêtée. «Je ne voulais pas vous manquer de respect, Votre Grâce, pardonnez-moi.» Gêné d’avoir laissé échapper ces quelques mots, bien trop révélateurs à son goût de sa propre expérience, Mayeul voulût changer de sujet mais trois coups secs l’interrompirent.
Des coups.
Provenant de l’intérieur de la caisse.

A nouveau, un instant de silence. Vite rompu par Mayeul, cette fois-ci. «D’accord. S’il y a quelque chose dans cette caisse, nous n’avons d’autre choix que de l’ouvrir. Serenus n’avait peut-être pas tord, peut-être le chargement était-il destiné à revenir aux pillards plutôt qu’au Duc d’Erebor. C’est peut-être une malheureuse coïncidence, mais... S’il y a quelque chose de vivant, nous devons le faire sortir.» Tout, même adhérer à la théorie tordue du Guerrier, plutôt que de laisser sous-entendre qu’Anthim se livrerait à un trafic étrange d’êtres vivants. Et si la peur de tout à l’heure était toujours présente, le voltigeur s’efforça de la tenir à l’écart. Une brève prière à Valda, une autre à Omen, et il sourit à la duchesse comme un enfant devant un présent. «On l’ouvre?»

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Sam 25 Juin - 21:40

Le soulagement l’étreint quand la pierre l’illumina. Bénie soit Alméïde, d’y avoir pensé. Cela ne lui saurait probablement pas venue à l’idée, sinon. Elle était fort heureusement dans le noir, et ne pouvait donc pas voir les réactions probablement ébahis de ceux qui l’entouraient, qui devaient penser qu’elle avait perdu la tête. Elle ne cessait cependant pas de susurrer ce chant qu’elle chantonnait chaque soir pour Qasim. Cela l’aidait à s’endormir, et facilitait son sommeil. Elle sentait que son souffle s'épuisait mais elle ne s'arrêtait pas.

Elle sourit au voltigeur, à sa remarque, et encore plus largement alors qu’il s’excusait. Sitara n’était pas cruelle ni du genre à prendre ombrage d’une telle remarque – surtout pas alors qu’elle était si spontanée et qu'il n'avait, somme toute, rien dit de mal. Anthim ne partagerait peut-être pas cet avis, surtout venant d'un cielsombrois, mais il n'était pas là pour assister à cela, et c'était très bien.

Elle se figea brusquement, alertée, alors que le caisse s'animait... ou une chose à l'intérieur, comme si elle demandait la permission d'en sortir. Que se passait-il ? Pourquoi ne s'était-elle pas manifesté avant ? Sitara faillit en faire tomber la pierre, qu'elle allait remettre à Alméïde, comme pour lui dire de prendre le relai de son chant. Elle ne s'arrêterait pas tant que leurs voix ne se seraient pas mêlées cependant, pour s'assurer qu'ils garderaient leur source de lumière. Grimaçant, elle s'approcha de la caisse, et acquiesça d'un signe de tête aux paroles du voltigeur. Probablement pas la plus intelligente des choses à faire, cependant, mais... D'un coup sec, elle tenta de tirer sur l'un des pans de la caisse pour l'ouvrir.

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Dim 26 Juin - 0:28

La douleur diffuse pulse dans le poignet, ses genoux ont heurté le sol et se plaignent du contact dur avec le sol. La gemme lui a échappé, elle ne voit rien autour d'elle, confuse et désorientée. Et puis... la musique.

Musique calme, mélodie merveilleuse, murmure magique et aimant d'une mère à son enfant. Elle anime la gemme qui émet une douce lumière. Alméïde relève les yeux. Le guerrier est apparu à ses côtés, s'enquiert de son état et, en bon médecin, elle semble évaluer les dégâts. « C'est mon poignet, il est foulé. » Pas cassé, fort heureusement. Callia soit louée. Avec son aide et celle de Mayeul, elle se redresse à la lueur rosée de la gemme, au son de la voix apaisante de Sitara. Elle sourit à la nouvelle mention de leur rencontre fortuite dans les rues de Lorgol. Et c'est à peine si elle entend la remarque suivante, perturbée par un bruit sourd.

De nouveaux coups. Venant de l'intérieur.

Quelque chose de vivant ? Le faire sortir ? Elle ne sent soudain pas très à l'aise la princesse. Mais Sitara lui fait signe et elle n'a pas besoin de beaucoup de temps pour comprendre ce qu'elle lui demande de ce regard. Alméïde la regarde intensément, semblant lui demander si elle est sûre d'elle. Mais la duchesse a pris sa décision et elle tend la main, entamant ce chant d'Erebor qu'elle a tant et tant entendu. Sa voix se calque sur celle de Sitara avant que celle-ci ne redevienne silencieuse, s'approchant de la caisse. Le couvercle ne bouge pas pourtant. La princesse s'approche à son tour, éclairant un peu plus l'objet qui semble se mouvoir sous les coups qui retentissent. Indécise, sans cesser son chant, Alméïde avance sa main, replie ses doigts et frappe trois coups légers sur le sommet, comme pour s'assurer qu'il s'agit bien d'un être vivant là-dedans et que celui-ci répondra pour signifier sa présence. Mais le silence revient, seule la berceuse emplit la pièce de son rythme doux et apaisant. Puis un nouveau coup. Plus fort. Et la princesse recule dans un sursaut.


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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Dim 26 Juin - 13:35

Le poignet de la princesse n'était heureusement pas cassé, juste foulé. Le guerrier, bientôt rejoint par Mayeul, aida Alméide à se relever. Il regarda autour de lui, la lumière rose émise par la pierre rayonnante avait quelque chose de rassurant, le guerrier reprit un peu plus de courage.
Cela ne dura pas longtemps puisque le contenu de la caisse se mît à toquer, comme pour demander la permission de sortir. Les quatres personnes se figèrent, fixant la caisse d'un air ahuri. Mayeul reprit très vite la parole en avouant que Serenus n'avait peut être pas tort. Puis il proposa d'ouvrir la caisse. Serenus laissa les femmes chanter, n'ayant que des chansons de guerriers en tete et non pas des berceuses puis il suivit malgré la douleur la duchesse et la princesse qui s'approchaient de la caisse. Alméide décida de toquer à son tour pour s'assurer qu'il y avait bien un être vivant à l'intérieur. Serenus se figea, il fixa intensément la caisse, pret a l'ouvrir si la chose répondait. Soudain, un nouveau coup retentit, plus fort que les autres. Serenus dit :

- Il y a quelque chose de vivant la dedans ! Ouvrons le !

Serenus trouva cependant étrange que la chose soit capable de toquer mais pas de crier pour demander de l'aide. Avait ils affaire à un être humain ? Un animal ? Ou une créature étrange et dangereuse qui leur bondirait dessus une fois libérée ? Le guerrier regarda la duchesse qui, après un signe de tete vers le voltigeur, tira sur un des pans de la caisse. Serenus se plaça à ses côtés et tira à son tour pour l'aider. La douleur qu'il ressentit lui fit monter les larmes aux yeux mais il tint le coup. Il devait tenir.. Il fallait qu'il sache pourquoi ses compagnons avaient été si sauvagement massacrés.

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Lun 27 Juin - 14:19

Maintenant que ce problème de lumière était réglé, à défaut d’avoir réglé celui de la caisse, Mayeul songea qu’il ferait mieux de s’occuper d’Alméïde, pendant que la Duchesse et Serenus s’escrimaient à ouvrir la caisse, accompagnés de la faible lumière de la veilleuse. La caisse crissait comme une coquille de noix bien craquante chante et crie avant de craqueler et enfin se livrer. Mais contrairement à une coquille de noix, la caisse ne leur révéla pas aussi facilement son secret. Le voltigeur avait entendu la princesse d’Erebor diagnostiquer son poignet comme foulé et, tandis qu’elle chantait doucement pour maintenir la lueur de la gemme, le voltigeur déboutonna sa  npropre chemise, l’ôtant pour fabriquer avec les moyens du bord un sling rudimentaire, destiné à maintenir le poignet blessé.
Il frissonna quand la frâicheur de la nuit entra en contact avec son torse-nu, mais secoua bien vite la sensation pour se rapprocher d’Alméïde. «Tenez. En attendant que vos gardes reviennent, cela vous aidera à maintenir votre bras immobile.» En se penchant, il attacha le vêtement autour de la jeune femme, bien conscient qu’elle ne pouvait protester sous peine d’éteindre leur seule lumière, et Sitara semblait trop occupée pour le faire pour elle. «Je suis désolé», s’excusa-t-il encore, «Ce n’est pas un bandage, et je n’ai rien d’un médecin particulièrement doué. Mais si ce que contient cette caisse est dangereux et qu’il nous faut effectuer une retraite précipitée, vous me remercierez d’avoir pensé à immobiliser cette blessure.»

Mayeul lui adressa un sourire presque timide, vérifiant son bandage de fortune à la chiche lueur de la veilleuse. Il avait beaucoup appris en suivant Mathilde - en lui collant aux basques, plutôt - et bien que loin d’être un médecin, laisser la princesse souffrir ne lui paraissait pas être une bonne option. Et puis, dès le retour des gardes avec des vêtements de rechanges, il enfilerait un nouveau vêtement et le poignet de la princesse serait correctement bandé. Montrer son corps ne lui posait aucun souci - il était bien un pur rejeton de Sombreciel - mais il s'inquiétait quelque peu de la réaction de ces dames. Mais à nouveau, entre garder sa chemise et le bien être d’Alméïde, il ne réfléchissait pas longtemps.
S’approchant de la Duchesse et de Serenus, il proposa de joindre ses efforts aux leurs. Alméïde avait frappé à la caisse et obtenu une réponse, il y avait bien quelque chose dedans du coup. Restait à savoir quoi!

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Mer 29 Juin - 19:36

Elle chante encore. Elle chante doucement. Elle économise son souffle qui semble se couper par moments à cause de l'appréhension et de l'incertitude. La gemme entre ses doigts, elle regarde cette caisse, elle se questionne. Y'a-t-il véritablement quelqu'un à l'intérieur ? Ne devraient-ils pas, peut-être, attendre les gardes afin qu'ils leur viennent en aide et qu'ils les protègent si le contenu est dangereux ? Après tout, elle n'est pas apte à se battre, tout juste à soigner, peut-être à protéger, tout au plus. Sitara sait un peu mieux se défendre, mais certainement pas assez en cas de gros problème. Et l'un des deux nouveaux arrivants est blessé. Tout ça n'est pas très rassurant.

Le guerrier désire en retirer le couvercle, les autres aussi semble-t-il. Et Alméïde reste indécise à leurs côtés, jusqu'à ce qu'un bruit de déchirure n'attire son attention et qu'elle n'ouvre de grands yeux ronds face au voltigeur qui s'approche, torse nu. Elle trébuche sur quelques notes, la lumière vacille, mais elle se remet tant bien que mal de sa surprise en le voyant approcher et s'emparer délicatement de son poignet libre. Bien heureusement, la gemme diffuse une lueur d'un rose aussi soutenue que ses joues et l'obscurité l'empêchera certainement de s'en apercevoir. Il lui explique les raisons de son geste et elle acquiesce, essayant tant bien que mal de lui adresser un sourire de remerciement sous les traits tirés par l'inquiétude et une légère douleur. Avant de détourner les yeux vers la caisse.

Le battement est bruyant sur le bois. Un poing semble s'abattre et la caisse vibre sous la puissance des coup, tremble sur le sol. Alméïde n'y tient plus. Elle cesse un instant de chanter, les plongeant dans le noir, pour prononcer quelques mots d'une petite voix éteinte. « Vous... vous ne voulez pas attendre les gardes à l'extérieur ? Ils seront plus à-même de l'ouvrir, non ? » Et puis le silence. Plus un son venant de la caisse. La princesse sent son cœur se serrer dans un étau de glace et son souffle se figer. Doucement, elle se remet à chanter, diffusant à nouveau la lumière afin de comprendre pourquoi la caisse ne bougeait plus. S'était-elle volatilisée ?

Non, elle était bien là. Immobile. Silencieuse. Et dans l'obscurité, un nouveau BOUM qui les fait sursauter.



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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Sam 2 Juil - 1:14


Quête 1.4 • Groupe #2

Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang

Alméïde • Mayeul • Serenus • Sitara




Quête animée par Aura·




Les Anges Pleureurs


Dans un craquement sinistre qui fait tressauter le bois, le couvercle de la caisse malmené par les coups en provenance de l’intérieur finit par se fendre, sur toute sa longueur. Le silence tombe dans la pièce obscurcie : la princesse ne chante plus, et seule la diffuse lueur de la lune qui entre par les hautes fenêtres éclaire faiblement la scène.

Une respiration lourde se fait entendre – et dans un crissement de pierre, une sombre silhouette émerge de la caisse, accompagnée du craquement du bois. Haute, massive, encore indistincte, elle se meut avec lenteur – mais elle rit. Oh, elle rit, d’un rire bas et rauque, saccadé, proprement terrifiant tant il recèle de joie malsaine devant cette soudaine liberté.

Dans un grincement rocheux, elle se tourne vers eux. Lentement. Et dans l’obscurité, un bras se tend – droit vers la princesse Alméïde, tandis qu'à cet instant même, un cri d’angoisse résonne dans le lointain.

Et la silhouette se met en marche…

Fuyez !




Consignes



IRP : La totalité de votre quête se déroule la nuit du 18 au 19 juillet.
IRL : Ce troisième tour va durer jusqu'au dimanche 17/07, 21h.

• Pour ce tour, vous vous échappez de la salle du trône. Une fois que vous serez sortis tous les quatre, le Destin passera vous décrire le palais...

• Pour ce tour, vous postez autant de fois que vous le souhaitez, mais vos RP devront compter exactement 4 paragraphes, formant l'acrostiche « ANGE ». (Votre premier paragraphe commencera donc par A, le suivant par N, le troisième par G et le dernier par E). :cup:



Dernière édition par Le Destin le Lun 11 Juil - 0:06, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Sam 2 Juil - 11:56

Apeurée. Alméïde semblait apeurée, alors que sa voix se faisait hésitante, quand elle cesse de chanter. Sitara avait pressé sa main libre, pas forcément plus rassurée qu’elle mais convaincue qu’ils ne pouvaient attendre les gardes alors que rien ne semblait… normal, maintenant qu’ils étaient tous rapprochés auprès de la caisse. Elle avait raison, sa princesse, son amie. Mais tout était différent. Tout était… effrayant.

Nul ne semblait réellement savoir quoi faire, et un coup plus sec la fit sursauter, frissonner peut-être. Avant qu’elle ne voie la caisse se briser, et qu’une rire proprement terrifiant lui glace les sangs. Qu’une main, un corps, n’en sorte. Que ce bras se tende vers eux, vers Alméïde. Ce bras si…

Gris. Ou du moins, c’était ce que Sitara distinguait. Son cœur battant à tout rompre, elle saisit la main de sa belle-sœur, enfermant la pierre qui leur servait de lumière entre leurs mains. Elle ne sait pas réellement ce qu’elle fait, la sultane dépassée. Mais elle ne peut risquer de mettre en danger qui que ce soit. Ni Alméïde, ni Qasim, ni ces inconnus qui se sont présentées au palais ce soir. Elle doit leur faire confiance, mais elle a peur.  Peur de cette créature sinistre, peur de leur place au milieu de tout cela. Elle ne peut pas les abandonner pour autant… N’est-ce pas ? Non, elle est bien trop douce, pour cela. Elle n’est pas prompte à blâmer des innocents. Tout cielsombrois soit l’un d’eux – bien que ça n’ait aucune importance pour elle. Le guerrier blessé est-il en mesure de se relever, de courir ? Probablement pas. Sitara soupire, incertaine de l’attitude à adopter. Elle doit pourtant… Quoi ? Donner des directives ? N’est-ce pas le palais d’Anthim, et un peu le sien, après tout ?

Elle grimace, et se retourne vers l’homme valide qui a donné sa chemise à Alméïde pour maintenir correctement son poignet blessé contre elle. Cela sera d’une grande aide, si elles doivent courir. Fuir. Fuir leur propre lieu de vie. Et Qasim… Qasim, seul dans sa chambre. Elle respire difficilement, Sitara. « Pouvez-vous porter votre ami ? On doit sortir d’ici. Et vite. » Vite, oui, vite. Combien de temps a-t-elle passé à réfléchir ? Une seconde, une minute ? Plus que cela ? Elle a l’impression que le temps s’est ralenti, mais la créature ne s’est pas approchée davantage. Elle ne le croit pas, en tout cas. Sans plus réfléchir, espérant que Mayeul prenne l’homme sur son dos, elle court et elle entraine Alméïde derrière elle. Rien ne doit entraver leur course. Rien. Et elles ne doivent surtout pas guider la créature vers son fils. Ni vers le harem. Où peut-elle aller ? Elle hésite, elle ne sait pas. Elle est perdue. Perdue dans ce palais qu’elle devrait connaître. Elle ne comprend pas, d’ailleurs, ce qu’il se passe. Non, elle est désemparée. Et elle se sent oppressée. Inquiète, bien trop inquiète. Elle soupire, elle s’arrête. Un simple instant, mais cette sensation de terreur ne la quitte pas. Rien ne semble pouvoir y mettre fin. Rien. « On doit… l’éloigner. Des gens, de tout. Sortir. Ou l’enfermer… L’enfermer quelque part. »

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Sam 2 Juil - 13:06

A la chiche lueur de la veilleuse, déjà, la scène aurait paru effrayante. Mais sans elle, c’était un cauchemar qui semblait prendre vie car, dans un bruit de craquement inquiétant, la caisse venait enfin de leur livrer son secret. Un secret imposant et massif, dont la lourde respiration se changea bientôt en un rire prompt à vous hérisser les poils sur la peau. Mayeul aurait pu prétexter le froid sans sa chemise - quelle intuition avait-il eu en immobilisant le poignet blessé de la princesse des sables! - mais en vérité, c’était bien la peur qui l’enserrait de son étau. Qu’est-ce que c’était que cette chose? Ca n’aurait... Ça ne pouvait pas être vivant. Malgré ses coups, malgré son rire, ça n’avait pas l’air normal. Mais bel et bien dangereux.

N uage! La conscience somnolente du griffon s’infiltra dans celle de son voltigeur, inquiète et questionneuse. L’image même de la silhouette qui s’éveillait dans sa caisse de bois réveilla son compagnon à plumes, mais Mayeul le savait à quelque distance, et se refusait clairement à le laisser entrer dans le palais tant qu’il ne saurait pas ce qu’ils avaient à affronter. Pas qu’il ait une quelconque autorité sur le griffon, évidemment, mais il aurait préféré le garder loin du danger. Très vite pourtant, Mayeul s’obligea à se détourner de son inquiétude pour son compagnon plumeux : on n’y voyait presque rien, à la lueur distante des lunes, mais s’attarder ne semblait guère sage, et il aurait besoin de toutes ses facultés de raisonnement. Il jeta un regard à ses camarades d’infortunes, sans doute aussi effrayés que lui.. Il ne connaissait pas le palais cependant, et sans lumière désormais, il était bien incapable de se repérer. Et avec deux blessés, le moindre de leurs gestes devaient s’avérer efficace. Il s’efforça de reléguer au fond de son inconscient le cri d’angoisse qui avait résonné dans le lointain, priant Osir de protéger l’héritier du Duc. Ils ne pouvaient pas risquer d’amener cette chose vers lui pour le moment. Nuit noire. La brève image provenant de son griffon le fit soupirer. Valda, souveraine de l’Aube, par pitié, ne traîne pas en route!

G rognant de dépit quand à leur incapacité momentanée d’aider l’enfant, le voltigeur s’efforça de se concentrer sur la situation présente. Serenus était blessé, Alméïde aussi, quand à la Duchesse... un regard vers la jeune femme dont il distinguait à peine les yeux croisant les siens fit naître un sourire sur les lèvres du voltigeur. Malgré la situation, elle se tenait droite et fière, prête à agir, à donner ses ordres. « Guidez Alméïde, je m’occupe de Serenus. Passez devant.» Acquiesça-t-il. Sitara saurait les guider mieux que quiconque après tout, c’était son palais, et il empoigna Serenus avec fermeté, prêt à ignorer ses protestations si nécessaire. Il n’y avait guère de moyen de le hisser sur ses épaules sans toucher à sa blessure, malheureusement. "Désolé." Glissa-t-il tout de même.

E mboitant le pas à la Duchesse et à Alméïde, en essayant de ne pas trébucher sous le poids supplémentaire du guerrier sur son dos, Mayeul réfléchissait. Sitara avait raison: il leur fallait une stratégie, car courir dans les couloirs, dans le noir, en traînant deux blessés, n’était pas une idée lumineuse - sans mauvais jeu de mots. Un cellier, peut-être? Quelque part où enfermer la créature? Une pièce en hauteur, dont il pourrait emprunter la fenêtre? Les options défilaient, mais il devait s’en remettre à la Duchesse, son intelligence et sa connaissance des lieux. Un tiraillement dans son esprit le ramena à la réalité. Concentres-toi. Mayeul avait toujours eu tendance à se laisser rapidement distraire, même sans l’influence des drogues qu’il affectionnait. Même quand, comme en ce moment, les événements n’étaient absolument pas propice à la rêverie. «L’enfermer, oui. On ne peux pas le laisser sortir.» Affirma-t-il, bien conscient que malgré le danger, ils devaient garder un oeil dessus. «Des cachots?» Pas que l’idée de s’enfoncer dans un souterrain ne lui plaise particulièrement, en vérité : il était voltigeur et préférait bien plus les hauteurs. Et comment en sortir? Plus tard. l'important, c'était déjà de fuir cette pièce et pour cela, il n'avait guère d'autre choix que de suivre Sitara et Alméïde.

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Sam 2 Juil - 19:53

Angoisse. Panique. Le coup est si fort qu'il brise le bois épais de la caisse. Celle-ci se fissure, s'ouvre lentement tandis qu'une main s'en échappe, puis toute une silhouette qui se détache de l'obscurité. Elle ne chante plus, Alméïde. Elle est paralysée de terreur, figée sur place sans savoir quoi faire. Son cœur bat à tout rompre. La gemme s'est éteinte, ses doigts se sont resserrés autour de cette petite pierre salvatrice. Un frisson lui parcourt l'échine quand elle aperçoit la masse de pierre qui se tourne droit sur elle, semblant vouloir l'attraper. Bouge. Ne reste pas plantée là. Mais si son esprit est conscient du danger, son corps, lui, n'a pas l'air de vouloir coopérer. C'est Sitara, sa voix ferme, sa poigne douce qui la sort de cet état léthargique.

Ne pas perdre une seconde, sortir de là aussi vite que possible. Son poignet blessé ramené contre elle, sa main libre dans celle de la duchesse, Alméïde se détourne de la vision d'horreur et se met à courir dans l'obscurité. Elle s'assure tout de même que guerrier et voltigeur les suivent avant d'accélérer le pas, chaque martèlement résonnant dans l'immense salle du trône déserte et silencieuse. Il faut semer cette créature ! Il faut s'en débarrasser, d'une manière ou d'une autre !

Glissant à moitié sur le sol, elle parvient à la porte de la salle du trône qu'elles ouvrent tant bien que mal. Et là, le silence, l'obscurité également. Mais où sont les gardes ?! La princesse jette des regards affolés autour d'elle et ne comprend pas comment ils ont tous pu disparaître d'un coup. Quelle est cette magie qui s'abat sur eux ? Quel est ce cri qu'ils ont entendu tout à l'heure ? Sont-il en danger ? Alméïde aimerait s'assurer que Qasim va bien mais elle n'ose risquer d'entraîner cette chose jusqu'à son neveu. À moins qu'ils se séparent ? Non, mauvaise idée. Très mauvaise idée. Elle ne veut pas laisser les autres seuls, surtout pas Sitara dont elle serre un peu plus la main alors qu'ils débattent de la meilleure chose à faire. Les cachots ? La princesse frissonne à cette idée, pas très désireuse de s'enfermer dans des souterrains, elle qui déteste les lieux confinés.

Elle hoche vivement la tête, refuse catégoriquement de se diriger vers les cachots. Sa gorge est nouée, mais elle s'efforce de s'exprimer. « L'eau. Les bassins. La pierre, ça ne flotte pas, on doit pouvoir la noyer non ? » Optimisme et désespoir se mêlent dans sa voix tandis qu'elle jette un regard par dessus son épaule. Dans la salle, la créature s'avance, elle approche des portes. Alméïde relâche la main de Sitara et les referme aussitôt, cherchant de quoi les bloquer, espérant la ralentir.

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Dim 3 Juil - 9:58

A l'instant même ou la caisse se fissura, la princesse cessa de chanter et l'obscurité retomba. La piece et la caisse, seulement éclairés par la lune, renvoyaient des ombres effrayantes. Une main émergea de la caisse, Serenus recula de quelques pas et se plaça devant les femmes, le regard fixé sur cette main de pierre. Une imposante silhouette fini par sortir de la caisse. Serenus se figea lorsqu'il entendit la respiration rocailleuse qui ne tarda pas à se transformer en un rire terrifiant et à glacer le sang. Le guerrier ne voyait à present qu'une seule chose à faire.

Ne pas trainer. Serenus lanca un regard reconnaissant à Sitara qui demanda à Mayeul de le porter pour lui permettre de fuir. Serenus savait bien qu'il serait incapable de courir à cause de la perte de sang, rien que le fait de rester debout sans s'appuyer quelque part lui coutait beaucoup.. Il remercia Mayeul pour son aide mais ne put retenir un gémissement quand celui-ci l'empoigna fermement pour le hisser sur son dos. Lorsque Mayeul lui glissa un petit : "Désolé", Serenus sourit et dit - Ce n'est rien Mayeul, merci pour ton aide.. Ils partirent donc en courant et ils purent peu de temps après sortir de la salle.

Grognant de douleur quand sa blessure se retrouva pressée contre l'épaule du voltigeur, Serenus regarda derriere lui pour voir où etait la créature de pierre. La créature avançait lentement et se rapprochait deja des portes qu'Alméïde referma aussitôt. Serenus descendit du dos de Mayeul pour lui permettre de souffler et rejoignit la princesse pour chercher avec elle de quoi bloquer la lourde porte. Mayeul proposa d'aller se réfugier dans les cachots et d'enfermer la créature dans la salle, Alméïde quand a elle penchait plutôt pour la noyade ce qui etait en soit une bonne idée vu que la pierre ne flotte pas.. Mais où trouver un bassin suffisamment profond pour noyer la bête ? Il chercha des yeux un bâton, un lourd objet pour pouvoir fermer la porte mais le couloir était vide. Serenus regretta qu'on lui ait pris son épée. Même si elle aurait été inutile contre cet être de pierre, il aurait été plus rassuré, plus confiant.

Et voilà maintenant que cette chose frappait contre la porte de maniere violente. Serenus regarda la princesse, Mayeul et la duchesse. Il savait qu'il les ralentirait plus qu'autre chose, il etait le plus mal en point des quatre. Il pourrait leur permettre de gagner du temps pour fuir, ils pourraient récupérer l'enfant, sortir du palais et fuir. Un nouveau coup.. La porte bougea légèrement, Serenus poussa et La referma brusquement avec un grognement. Il se tourna vers Mayeul et dit : - Je vais la retenir, allez chercher l'enfant et sortez de la, je vous rejoindrais après. Je ne ferais que vous ralentir.
Un nouveau coup ébranla la porte que Serenus repoussa en gueulant : - Reste là dedans toi ! il se tourna de nouveau vers Mayeul et sourit, cette chose n'avait pas l'air d'avoir beaucoup de forces... Ou alors elle n'allait pas tarder à montrer de quoi elle était vraiment capable...

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Dim 3 Juil - 21:46


Quête 1.4 • Groupe #2

Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang

Alméïde • Mayeul • Serenus • Sitara




Quête animée par Aura·




Intervention du Destin


Ils se sont enfuis dans les couloirs, poursuivis dans un crissement de pierre par la statue sortie de sa caisse. Ils se sont enfuis, oui : dans des couloirs désespérément vides, où ils ne croisent âme qui vive, dans une obscurité presque totale car toutes les torches et lanternes sont éteintes. Seule la lumière des astres de la nuit éclaire faiblement leur chemin.

L'écho d'un rire malsain empli de malveillance leur parvient. Leur poursuivant n'est pas loin - et soudain, un cri affreux, presque inhumain, retentit depuis les jardins du harem.

L'étau se resserre...



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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Mar 5 Juil - 22:18

Apeurée, Sitara guide Alméïde, se refusant à lâcher sa belle-sœur, jetant fréquemment des coups d’œil en arrière. Elle a tout juste acquiescé aux paroles du cielsombrois, alors qu’elle a pris la main de son amie, pour l’obliger à courir. Impossible de chanter, pas alors que son souffle est erratique, qu’elle halète difficilement, tant la peur gouverne en elle, tant elle se sent mal. Anthim est absent, Qasim est peut-être en danger, trop de cris, bien trop de cris, retentissent. Rien, pense-t-elle, ne pourrait la rassurer. Elle s’efforce de ne pas paniquer, pour guider au mieux ceux qui l’entourent, mais la vérité est qu’elle sent les larmes monter, sa gorge nouée…

Ne panique pas ! Ça ne lui sert à rien, de se morigéner comme ça. Ou pas vraiment, en tout cas. Elle sent bien que tous se tournent vers elle, comptent sur elle. Attendent qu’elle réagisse et prenne la meilleure décision qu’il soit. Mais qu’en sait-elle ? Et pourquoi a-t-elle donc tenté de les diriger, avant cela ? Elle est trop douce, trop malléable. Trop… Tout. Elle déglutit, hésitant. Que peut-elle dire ? Peut-elle écarter l’idée des cachots ? Elle n’est pas particulièrement à l’aise à l’idée de l’emmener dans les entrailles du palais, où ils pourraient se retrouver piégés. N’est-il donc pas possible de les briser ?

Gênée, elle regarde tour à tour Alméïde, puis le voltigeur, et enfin le guerrier. Elle grimace, sans savoir quoi dire, sursaute quand elle entend le fracas fait par les portes fermées à la va-vite. Quelle idiote, elle aurait du y penser ! Que croyait-elle, à rester ainsi les bras ballant ? Soupirant, elle fixa d’un air plus résolu, peut-être, ceux qui l’entouraient. Qui se transforme bien vite en incrédulité, en entendant le guerrier. Est-il sérieux ? Elle fronce les sourcils, perplexe. Cherche Qasim, fuir ? Il plaisante, n’est-ce pas ?

Elle le regarde plus durement, quand il dit qu’il ne fera que les ralentir. « Premièrement, on ne mettra pas mon fils à la merci de ce monstre en le récupérant avec nous. On ne peut que prier pour que sa garde l’entoure et le protège. Mais je ne le mettrais pas en danger ainsi. N’avez-vous donc pas entendu ce cri, provenant d’on ne sait où ? Ils sont nombreux. Et je ne les attirerais pas vers lui. Je ne peux que prier Joseï qu’il protège l’un de ses sujets, le plus précieux après son duc. Quand à l’idée absurde de vous laisser là… Si vous évoquez de nouveau une telle stupidité, je peux vous assurer que je vous donne moi-même en pâture à cette chose. » Elle s’éloigna de la porte, cherchant des yeux de quoi la bloquer. Sans succès. L’angoisse commençait à la toucher davantage encore, jusqu’à ce qu’un nouveau cri ne leur parvienne. Encore plus horrible que le précédent. Elle tressaillit, mais sa résolution est prise. « On ne pourra pas les noyer – nos bassins ne sont pas assez profond. Nous devons les enfermer. Mais je ne peux pas ne pas aller au harem. Je ne peux ignorer ce cri. Et on pourrait être piégé dans les cachots, à la merci de ce monstre. Je vais dans les jardins – nous aurons au moins le bénéfice de la lumière. Vous n’êtes pas obligés de me suivre. » Elle part, sans hésiter, dans la direction indiquée. Même si elle risque sa vie.

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Mer 6 Juil - 1:45

Alors que les coups puissants continuent de retentir sur le battant de la porte, c'est la voix du guerrier qui la fait s'en détourner. Aller chercher Qasim ? Le laisser lui en arrière ? Il n'en est pas question ! Et les paroles de Sitara font parfaitement écho à ses pensées. Son neveu est bien plus en sécurité là où il est pour le moment qu'en leur présence, c'est certain. Et cette chose semble déterminée à les suivre, à leur faire du mal même, très probablement. La mener jusqu'à Qasim ? Même pas la peine d'y penser. Elle a peur pourtant, Alméïde. Elle tient son poignet contre con cœur, sentant à peine la douleur à cause de l'adrénaline qui pulse dans ses veines. Son regard va de l'un à l'autre et son corps se tend au coup frappé derrière elle. Ils ne devraient pas rester ici.

Nouveau coup, plus puissant. Un craquement effrayant. Et un cri dans le lointain, un cri terrifiant qui lui glace le sang. Y en a-t-il d'autres ? Sont-ils cernés par ces créatures ? La princesse est blême et elle ne sait comment réagir. Elle connaît pourtant le palais par coeur, elle qui a grandi entre ces murs, Elle en a parcouru chaque couloir, en a visité chaque cachette. Et pourtant, à cet instant, aucune ne lui vient à l'esprit. Elle puise en elle tout le courage dont elle est capable, tente de faire preuve de sang-froid malgré l'angoisse qui l'étreint, plus que jamais. C'est pourtant Sitara qui réagit bien avant qu'elle n'ait eu le temps de faire le moindre geste ; elle s'élance dans l'obscurité en direction du jardin. Ce sont ses dernières paroles qui résonnent encore dans sa tête. Ne pas la suivre ? Et puis quoi encore ?!

Généralement, elle ne s'élancerait pas ainsi face au danger. Mais elle ne peut laisser sa belle-sœur s'éloigner ainsi. Et elle ne peut ignorer l'idée que les concubines et leurs enfants – ses nièces – sont probablement en très mauvaise posture. Sans hésiter une seconde, elle s'élance derrière elle, elle court à toutes jambes sans s'arrêter, sans même un regard en arrière. Elle suit de près la silhouette de la duchesse et parvient enfin à l'extérieur, dans la fraîcheur de la nuit et à la lueur des lunes jumelles. Son souffle se fait court et finalement, alors qu'elles parviennent au milieu du jardin, elle rattrape Sitara, s'arrêtant à ses côtés. De sa main libre, elle lui prend la main et l'incite à la regarder droit dans les yeux.

« Est-ce que tu as perdu la tête ? Ne pars plus jamais toute seule comme ça, surtout pas alors qu'une statue de pierre se balade dans le palais. Par Asil, à quoi pensais-tu ? » Elle en oublie les formes, Alméïde. Elle en oublie le protocole. Pas de vouvoiement, pas de faux semblant. Elle la serre contre elle sans même réfléchir. « S'il t'arrive quoi que ce soit, Anthim ne s'en remettra jamais. Je ne m'en remettrai jamais. Et Qasim grandira sans sa mère, c'est ça que tu veux ? » Mais elle est soulagée d'être sortie de l'obscurité, la jeune princesse. Elle songe d'ailleurs enfin à se retourner pour s'assurer que leurs deux compagnons les ont suivies, s'approchant du guerrier, sans pour autant lâcher la main de Sitara. « Est-ce que ça va ? Vous pensez pouvoir continuer ? » Elle jette un œil sur sa blessure, espère que le bandage tiendra malgré leurs déambulations puis, dans le silence qui retombe, elle tend l'oreille. Le jardin est bien calme. Bien désert également. Mais où sont passés les gardes ?

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Mer 6 Juil - 22:02

Avec une pointe d’irritation, Mayeul ne fit pas grand cas de la proposition du guerrier. Se sacrifier? D’accord, il l’avait peut-être pensé, vaguement, mais probablement pas sérieusement. C’était ensemble qu’ils avaient plus de chances de s’en sortir, s’il existait une quelconque chance qu’ils survivent à cette nuit. Mais avant même qu’il puisse ouvrir la bouche, Sitara se chargea de lui faire comprendre le fond de sa pensée. Aller chercher le petit? Plus il se tiendrait loin d’eux, plus il serait en sécurité - du moins, il l’espérait sincèrement. Le voltigeur réprima un sourire amusé en voyant le guerrier se faire réprimander par la frèle duchesse, sourire qu’il perdit tout à fait quand la dame déclara se rendre dans les jardins, droit vers le piège tendu par ces choses, et dont celle qui raclait le sol derrière eux ne devait pas être l’unique représentant.

Non mais, quelle mouche semblait tous les avoir piqué? Qu’ils aient peur, il comprenait : honnêtement, Mayeul n’en menait pas large, et si son entraînement de voltigeur lui permettait de tenir stress et inquiétude à distance, il ne pouvait s’empêcher d’admirer la façon dont la Duchesse - et Alméïde, d’ailleurs - géraient tout ça. Serenus avait son entraînement, mais elles? Elles restaient fortes, et heureusement, car deux demoiselles paniquées ne rendraient service à personne. Mais fuir en direction du hurlement, dans un endroit totalement à découvert? Et qui plus est leur dire qu’ils n’étaient pas obligés de suivre? Un bras autour de la taille de Serenus, bien plus énervé que réellement apeuré désormais, le voltigeur entraîna le guerrier à la suite des deux jeunes femmes. Les jardins, hein? Sans rien à proximité pour mettre entre eux et la- les?- statues de pierre? Mayeul savait que la peur prenait le pas sur leurs sentiments, aiguisant l’énervement et la colère. Mais il s’en fichait : il en avait marre de courir, marre de se sentir impuissant, et il devait agir! Même si c’était stupide! Mais pour l’instant, il n’avait d’autre choix que de parcourir ces couloirs sombres à la suite de la Duchesse.

Grognant et grommelant quand à ces gens qui avaient, visiblement, décidé d’en finir avec leur vie sans penser une seule seconde à la sienne, Mayeul et le guerrier qu’il soutenait toujours arrivèrent à leur tour dans les Jardins du Harem. Et quoi, alors? Inspirant profondément, Mayeul s’efforça de se rappeler à qui il parlait, avant de finir par hausser les épaules. Il était déjà probablement coupable, rien qu’en étant Cielsombrois, alors, un peu plus un peu moins! «Duchesse, maintenant, c’est vous qui allez m’écouter! Tous, d’ailleurs!» Il les toisa un à un, avant de reporter ses yeux sur Sitara. «Je comprends très bien votre volonté d’aller secourir les vôtres, et c’est admirable. Mais il nous faut un plan! Quelque chose!»

Ecoutant distraitement Alméïde s’enquérir de la blessure du guerrier, il soupira. «Votre Grâce, se jeter dans leurs bras n’aidera personne, ni vos amies, ni votre fils. Alors maintenant, réfléchissez : vous connaissez ce palais, par coeur. Vous aussi Alméïde.» Ajouta-t-il en se retournant pour scruter la médecin. «Le Harem. Est-ce qu’il y a un moyen de les piéger à l’intérieur, après avoir évacué ses occupantes? Une pièce totalement close, avec deux possibilités d’entrer? Des armes quelque part? Un moyen de barrer la porte? Nous devons leur tendre un piège, nous ne pouvons pas continuer à courir en espérant leur échapper.» Il n’avait aucune connaissance des lieux, et devait s’appuyer entièrement sur celles de Sitara et Alméïde. Un nouveau crissement de pierre, plus proche encore, fit naître un nouveau frisson sur la peau nu du voltigeur. Le froid. Et absolument pas la peur.

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Jeu 7 Juil - 1:23

A la violence des coups assénés contre la porte, Serenus comprit que la créature de pierre avait plus de force qu'il ne l'avait cru. Un des coups et un cri effrayant le fit vivement reculer, la porte semblait être sur le point de céder. Serenus poussa une dernière fois en grognant et se tourna vers Sitara qui, visiblement mécontente, lui dit qu'il était hors de question qu'ils mettent Quasim en danger en allant le chercher et qu'ils n'allaient jamais laisser un guerrier se faire massacrer pour leur permettre de fuir. Serenus la fixa dans les yeux quelques instants puis abdiqua, il inclina la tête et dit : - Bien votre Grâce .

N'empêche, cette duchesse savait prendre les choses en main. Elle décida après coup d'aller dans les jardins en précisant qu'ils n'étaient pas obligés de la suivre. Serenus fronça les sourcils et soupira lorsque la duchesse s'eloigna, elle savait certes prendre les choses en main mais elle ne savait pas que s'ils se séparaient ils se condamnaient, ce que Serenus venait à peine de comprendre vu la situation. Il regarda la princesse Almeïde s'éloigner à la poursuite de la duchesse. Le guerrier posa sa main sur son bandage qui commençait à se couvrir de sang, il avait trop forcé et avait sur estimé ses maigres forces. Il suivit Mayeul qui l'entraîna, un bras autour de sa taille et la princesse jusqu'aux jardins malgré la douleur. Le voltigeur semblait furieux et Serenus préféra rester muet. Lorsqu'ils arrivèrent aux jardins, Serenus ne put s'empêcher de rd'inspirer goulûment ce bon air frais. La lune éclairait légèrement les alentours ce qui rassura quelque peu Serenus... Jusqu'à ce qu'il entendit un nouveau crissement.

Gérer son envie de trembler comme une feuille était difficile, Serenus avait l'impression qu'ils étaient pris en tenaille, le silence et l'absence des gardes rendait la situation d'autant plus angoissante
Une fois qu'ils eurent rejoint les deux femmes, Mayeul décida de tous les ramener à la raison. Quand il croisa le regard du voltigeur, Serenus se contenta de pencher la tête et d'écouter sans prononcer un mot. Mayeul exigea un plan, une idee pour les sortir de la. Serenus, en bon guerrier connaissait plusieurs tactiques qui pourraient leur être utiles, mais sans la connaissance du terrain, elles seraient inefficaces. Pendant qu'il réfléchissait, la princesse s'approcha et lui demanda s'il allait bien et s'il pensait pouvoir continuer. Serenus répondit avec un petit sourire : - Ça devrait aller, merci princesse... J'ai vu pire. Et votre poignet ça va ?

Et encore cet horrible crissement de pierre... Serenus frissonna et écouta Mayeul lorsque celui ci demanda s'il y avait un moyen de piéger ces choses, s'il y avait des armes, un moyen de bloquer la porte, le tout sur un ton pressant. Serenus se demanda par La même occasion où est ce que les gardes avaient rangé les armes qu'ils leur avaient prises avant leur entrée au palais. Peut être dans une armurerie ? Puis uen autre question lui vint à l'esprit. Il regarda Mayeul et dit :
- C'est bien beau de les enfermer mais une fois que c'est fait, que faisons nous de ces horreurs ? Il doit bien y avoir un moyen de les neutraliser. A mon avis ces créatures n'ont rien de naturel, je doute que nos épées puissent en venir à bout.
Il se redressa brusquement et tourna la tête vers un buisson, il aurait juré avoir vu quelque chose bouger la bas, mais peut être était ce les ombres de la nuit qui lui jouaient des tours ?

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Dim 10 Juil - 23:50


Quête 1.4 • Groupe #2

Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang

Alméïde • Mayeul • Serenus • Sitara




Quête animée par Aura·




Intervention du Destin


Les voilà dans le harem.

Ils s'y glissent prudemment, cherchant les occupantes - où sont donc passées les épouses d'Anthim et ses filles ? Pas un bruit - juste le vent qui souffle, sinistre et violent, et parfois un écho suspendu dans la nuit semble porter jusqu'à eux des rires étouffés.

Ils avancent à petit pas - et au détour d'un couloir, une statue de pierre leur barre le chemin, dressée de toute sa hauteur.
La frayeur passée, ils se rendent compte qu'elle ne bouge pas - et que le visage de granit figé dans une expression de terreur absolue est celui d'Amira, une des concubines.

Derrière eux, le rire sinistre résonne. Plus fort. Plus près.

Qu'Alder les prenne en pitié...

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Mar 12 Juil - 1:08

Alors qu'elle se remet doucement de ses émotions, elle ne lâche plus Sitara qu'elle serre doucement dans ses bras. Elle a le cœur qui bat, la peur qui la guide, l'adrénaline qui la pousse en avant. Tout autour, les jardins silencieux, la nuit qui les enveloppe. Elle rassure le guerrier en hochant la tête à sa question, bien qu'elle souffre encore légèrement. Et soudain, le ton qui se hausse de la part de Mayeul qui les morigène suite à leur comportement irréfléchi. La princesse se sent coupable ; oui, elle connaît ce palais comme sa poche, oui, elle devrait pouvoir trouver un moyen de semer cette créature que rien ne semble arrêter. Elle a pourtant été trop occupée à s'inquiéter, trop accaparée par ses craintes qui la paralysaient. À présent, elle fait de gros efforts pour reprendre le pas sur ses peurs, malgré ses mains tremblantes, malgré le nœud qui bloque sa gorge. Elle puise en elle le courage nécessaire, priant Joseï de veiller sur leur petite troupe et sur tous ceux qui habitent ce palais. Avant de finalement poursuivre leur chemin jusqu'à l'intérieur du harem. Il y aura peut-être encore quelqu'un. Un garde. Un sigisbée. Une concubine qui pourrait leur expliquer ce qu'il se passe. Mais rien...

Nulle âme qui vive entre ces murs pourtant d'ordinaire si animés. Pas un bruit, pas un mouvement. Il n'y a que le bruissement des voiles, portés par le vent, leurs ombres qui se meuvent sur les murs et leurs pas qui avancent aussi discrètement que possible, guettant le moindre détail suspect. « Est-ce qu'il y a quelqu'un ? » se risque-t-elle d'une voix mal assurée que les pièces vides lui renvoient en écho. Où sont les concubines ? Où sont ses nièces ? Alméïde sent l'angoisse l'étreindre et elle frissonne en entendant le rire qui semble les poursuivre. Puis au détour d'un couloir cette silhouette figée...

Glacée jusqu'aux os, la princesse cesse sa marche et attrape la main de Sitara pour s'y agripper. Elle retient un couinement de terreur en reconnaissant le visage. « Amira.. » le murmure s'échappe de ses lèvres.

Elle s'avance légèrement, presque malgré elle, autant fascinée que terrorisée par la vision qui s'offre à elle. Bon sang, que lui est-il arrivé. Alméïde lève la main mais arrête son geste à mi-chemin, consciente de la stupidité de son geste. Le rire résonne dans la nuit, provoque des sueurs froides. Sans quitter la concubine de pierre des yeux, elle tente de reprendre la parole. « Au... au bout du couloir il y a une autre p-porte. On devrait pouvoir sortir par là. » Et peut-être trouver un endroit où se cacher. Ou rejoindre l'armurerie. Oui, les mots du voltigeur lui reviennent. Pourquoi n'y a-t-elle pas pensé plus tôt ? Mais pour cela, encore faut-il contourner Amira, figée dans son dernier sursaut de terreur.

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Mar 12 Juil - 14:04

A la lueur des deux lunes, les ombres se faisaient fantomatiques mais au moins, ils étaient à l’air libre. Une fois passées les portes du Harem, la lumière se faisait bien moins présente, les obligeant à avancer à pas lents. Vers où? Que feraient-ils s’ils tombaient sur des survivantes ici? Une grande troupe attirerait plus sûrement l’attention qu’eux quatre, et si les autres s’étaient barricadés, peut-être s’étaient-ils montrés plus intelligents qu’eux. Le voltigeur soupira, s’efforçant de taire son énervement qui, il le savait, était né de sa peur et de son impuissance. Parce qu’inutile de le nier, il avait peur, il était terrifié même, parc ces choses que son esprit parvenait difficilement à appréhender. Asil mettait-il à l’épreuve leurs capacités de réflexion?

N’étaient-ils que le jouet d’un Dieu moqueur, ou celui d’un Mage particulièrement cruel? Car il y avait de la Magie à l’oeuvre, assurément. A moins qu’il ne s’agisse d’un rêve étrange, une manipulation de leurs esprits, ou... non, il n’avait rien pris ce soir, et Mayeul était presque persuadé qu’il ne s’agissait pas d’un délire. Encore une fois, ses pensées divaguaient, émoussant son attention. La fragile voix d’Alméïde s’éleva, sans autre réponse qu’un écho bien faible, couvrant à peine le bruit du vent. Le vent... Les torches éteintes... Et si? «Et si cette chose avait peur du feu?» Demanda Mayeul, tout haut. «De la lumière peut-être? Pouvons-nous trouver un endroit protégé et éclairé, par exemple une...» sa phrase se perdit pourtant devant la statue qui leur barrait le chemin. Il leur fallut un instant pour se rendre compte que celle-ci, à tout le moins, ne leur causerait pas de soucis. Pour l’instant. Alméïde sembla la reconnaître, et Mayeul songea avec dépit que c’était le sort qui les attendaient sans doute.

Grimaçant, il s’efforça de chasser cette pensée, tandis que le rire sinistre résonnait à nouveau derrière eux. Alméïde leur indiqua une porte de sortie, et Mayeul souffla doucement, conscient que l’idée qu’il s’apprêtait à exposer n’allait pas plaire. C’est à Sitara qu’il s’adressa, sachant bien qu’elle seule possédait l’autorité nécessaire. «Duchesse, nous devrions la détruire. Je suis désolé, croyez moi, mais laisser une statue derrière nous est prendre un bien grand risque.» Elle n’était peut-être pas morte, cette femme, il le savait. Mais courir le risque qu’elle aussi les poursuivent? Que savaient-ils, après tout, de la Magie qui animait leur ennemi?

Et bien que la demande émane de lui, c’était à Sitara de prendre cette décision, il le savait - et s’en excusait mille fois. S’efforçant de reprendre le fil de ses pensées, il saisit le menton de la princesse, qui gardait ses yeux rivés sur la concubine de pierre, la forçant à le regarder lui, et rien d’autre. Ses yeux, seulement ses yeux : ils avaient besoin de ses capacités de réflexion, et se concentrer sur cette fille changée en pierre n’aiderait personne. «Alméïde, les cuisines. Est-ce qu’il y a des cuisines dans le coin? Pour allumer un feu qui soit à l’abri du vent?» Un vent magique était sans doute différent mais tout, plutôt que de continuer à errer dans l’obscurité, traqué par cette chose de pierre. «Il n’y a plus personne ici, il ne sert à rien de s’y attarder. Serenus était boulanger avant d’être Guerrier, il saura allumer et gérer le four pour qu’il nous éclaire jusqu’à l’aube.» En théorie, du moins. Il l’avait souligné, il n’était pas le plus doué des stratèges, et si sa première idée était de s'armer, le guerrier avait raison : que pourrait des armes contre cette chose?

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Jeu 14 Juil - 13:18

Avancer, ils ne pouvaient faire que ça s'ils ne voulaient pas se faire attraper par ces choses qui riaient dans la nuit. Le guerrier jeta un œil vers les femmes qui restaient collées l'une a l'autre, le visage terrifié. Le plus inquiétant était qu'ils étaient seuls, il ne semblait y avoir personne d'autre dans le harem. Ni garde, ni domestique... Serenus trouvait cela très louche. Où étaient ils tous passé ? Il put avoir très vite une réponse à sa question quand ils trouvèrent la statue. Ils étaient en train d'avancer lentement et Mayeul exposait sa théorie sur la possible peur du feu de ces choses qui les poursuivaient quand leur route fut barrée par cette statue. Serenus comprit au son de la voix d'Alméïde que cette statue était une de ses connaissances et qu'ils allaient connaître le même sort s'ils ne bougeaient pas d'ici, surtout que, vu le rire qui venait de retentir, la chose devait être tout prêt.

Ne surtout pas céder à la panique! Si la peur avait réussi a s'installer, il fallait garder son calme et agir sans plus tarder. Mais Serenus, le regard figé sur la statue, ne savait pas du tout quoi faire.  Devaient ils laisser la statue et fuir ou, comme Mayeul le disait, fallait il la détruire ? Serenus pesa le pour et le contre et se tourna vers Sitara avec une grimace. Il dit sur un ton doux : Je crains que Mayeul n'ait raison Votre Grâce.  Cette statue peut représenter un danger pour nous, il ne vaut mieux pas prendre de risques.. C'était une décision difficile à prendre mais il valait mieux ça que de se retrouver encerclé par une armée de statue assoiffées de sang frais. Serenus posa la main sur son bandage et soupira tristement.  

Grognant à cause de la douleur provoquée par sa blessure, il releva la tête vers Mayeul qui proposait  de se diriger vers les cuisines. Il ajouta par la même occasion que Serenus était un ancien boulanger et qu'il serait capable d'allumer le four pour les éclairer. Serenus sourit en secouant la tête et dit comme pour détendre l'atmosphère : D'accord, allons aux cuisines, je vous ferais en plus du pain au cas où vous auriez faim. Ils se dirigèrent vers les cuisines à tâtons dans le noir. Le guerrier, soutenu par Mayeul, soufflait sous l'effort. Sa blessure saignait à nouveau et il était épuisé, vidé et la peur lui rongeait l'esprit.

Etaient ils les seuls survivants dans ce palais ? Serenus ne voyait pas âme qui vive a part eux dans ces couloirs plongés dans l'obscurité. Heureusement, menés par Alméïde, ils parvinrent aux cuisines.  Serenus, en bon ex-boulanger, savait parfaitement ce qu'il fallait faire avant d'allumer un four. Il vérifia que tout était en bon état de marche. Il nota avec soulagement que le four avait servi récemment, donc pas besoin d'effectuer de petites flambées pour chasser l'humidité. En même temps, dans cette région, il ne devait pas y avoir de problème d'humidité. Serenus prit quelques brindilles puis des bûches trouvées dans un petit entrepôt puis alluma un feu tout en respectant à la lettre ce que son père lui avait apprit. Les flammes s’élevèrent et la pièce retrouva un peu de lumière et de chaleur rassurante. Serenus soupira de soulagement et se dirigea tout en s'appuyant à une table vers l'endroit où les couteaux de cuisine étaient rangés. Il prit quatre couteaux à viande et en tendit un à chaque personne présente avant de dire avec un petit sourire :
- Juste au cas où... Ils pourraient nous servir.

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Sam 16 Juil - 14:37

Avançant sans se soucier des autres, Sitara ne s'arrêta que lorsqu'elle fut interpellée par Alméïde et ses reproches. Elle s'apprêtait à répondre mais l'étreinte qui trahissait toute son inquiétude qu'elle lui offrit l'arrêta d'un coup. Elle n'avait évidemment pas envie de vilipender sa belle-soeur, ou de l'être par elle, et l'idée de laisser Qasim sans mère l'horrifiait, surtout après avoir failli le perdre. Son cœur se serra – ce n'était bien évidemment pas son but, mais les autres enfants de son époux, ses concubines, comptaient aussi pour elle. Elle ne pouvait s'imaginer sans le premier, mais ne pouvait se résoudre à abandonner le harem. Et quoi qu’en dise Alméïde, ce n’était pas un choix qu’elle avait là.

« Ne crois pas, jamais, que je me mettrais en danger et vous abandonnerais, si j’en avais le choix. Mais penses-tu réellement que je puisse faire comme si de rien n’était ? Comme si elles n’étaient pas en danger ? J’ai longuement vécu avec elle, tu les as choisies toi-même, tu sais que nous sommes comme des sœurs, que tu en es une pour nous, alors comment croire que je puisse volontairement vouloir laisser Qasim sans mère ? Et si je disparaissais, il aurait les autres concubines. Si on les retrouve. » Oui, s’ils les retrouvent. Et peut-être n’aurait-elle pas du fuir comme cela, mais être morigénée par le voltigeur face à elle l’agaça davantage encore que de l’avoir été pas Alméïde.

Guère aussi avenante que quelques secondes auparavant, quoi que malgré tout douce dans sa façon de parler, elle s’apprêtait à répliquer que la situation ne leur laissait pas le choix, avant de l’entendre. Il n’avait pas tort. Il avait même peut-être raison, et réfléchissait plus qu’elle n’avait été en mesure de le faire, sachant ces femmes qu’elle chérissait en danger. Soupirant, elle serra un peu plus la main de sa belle-sœur, et haussa les épaules à la demande du guerrier. Que pouvaient-ils faire de ces saletés ? Elle n’en avait aucune idée. Réellement aucune. Elle était, à nouveau, complètement démunie. Elle a plus peur qu’elle ne le reconnaîtrait, la duchesse, et seule la main chaude dans la sienne la rassure. Un peu. Elle déglutit, en reconnaissant une silhouette qui donne l’impression que le Destin ne tourne plus pour elle, bien qu’elle n’ait pas été appelée auprès de Sithis ou Linda… Sitara sent ses jambes flageller, et elle raffermit son étreinte sur la main d’Alméïde, malgré elle. Amira. Si jeune… Les autres avaient-elles subi le même sort ?

Elle ne sait pas si elle souhaite réellement le savoir. Mais elle acquiesce aux propos de la princesse. Et regarde, circonspecte, le chevaucheur. Peur du feu ? De la lumière ? Cela expliquerait que tout se soit éteint. Mais qui pouvait posséder un tel pouvoir ? Elle sent que le souffle lui manque, alors qu’elle réfléchit et réalise cela. Ce n’est pas… naturel. Pas le moins du monde. Elle avait pensé à un hasard, elle ne pouvait plus croire à cela. Gardant la tête haute, ou s’y essayant du moins, elle affronta le voltigeur du regard, et blêmit en entendant sa proposition, soutenue par le blessé, avant d’écarquiller les yeux. Étaient-ils totalement dépourvu de la sagesse d’Asil, pour émettre une telle aberration ? « Jamais ! Vous devrez m’assommer, pour agir ainsi, et la tuer – car ça ne serait rien moins que l’œuvre de Lida que vous perpétriez ainsi ! » Sans doute était-elle plus ferme qu’elle ne le pensait, mais ils partirent sans plus de mots vers les cuisines. Arquant un sourcil, elle suivit sans rien dire, la main d’Alméïde toujours dans la sienne. Elle les fronça encore davantage, en entendant l’homme parler de faire du pain. Croyait-il réellement que c’était le main ? Peu importait, cependant. Soupirant, elle s’adossa à un rebord, le regardant faire. Elle saisit l’arme improvisée sans rien dire, se gardant bien de faire remarquer qu’un couteau, contre une statue de pierre, serait bien inutile. Mais… « Si les lumières disparaissent encore, alors ces couteaux se retourneront plutôt contre nous, que contre des statues de pierre. Je ne suis pas certaine que ça soit là une bonne solution. » Sa voix manquait de chaleur, du choc d’avoir vu Amira ainsi, mais aussi du fait de leur ”solution” consistant à la tuer.

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Dim 17 Juil - 0:39

Au milieu du couloir, Alméïde reste immobile, incapable de lâcher des yeux ce qu'il est advenu de la concubine. Quelle chose possède donc un tel pouvoir ? Quelle magie est à l’œuvre à l'instant ? Quelle horreur le Destin leur réserve-t-il encore ? Et où sont donc passés tous les autres ? Ont-ils subi le même sort ? Son cœur se serre à cette pensée et encore plus lorsque le voltigeur émet l'idée de détruire la statue qui leur barre le chemin. Et voilà le guerrier qui lui donne raison. Un mélange de peur, de détresse et d'indignation l'envahit. Détruire la statue ? Cela ne reviendrait-il pas à tuer Amira ? Les paroles de Sitara font écho à ses pensées et la princesse hoche vigoureusement la tête pour signifier son accord. Il n'est pas question qu'on touche à cette femme, quel que soit son état. S'il y a la moindre chance qu'elle soit encore vivante sous la pierre, elle compte s'y raccrocher de toutes ses forces.

Néanmoins, elle ne parvient toujours pas à détacher son regard de cette vision et c'est Mayeul qui parvient à l'en détourner. Son regard planté dans le sien, elle s'efforce de sortir de cette torpeur qui la paralyse. Elle doit rappeler à sa mémoire que la chose est toujours à leurs trousses, qu'il n'y a pas un instant à perdre. L'idée de la cuisine et du feu la laisse sceptique mais elle n'a pas mieux et elle sera toujours plus rassurée à la lumière des flammes que dans l'obscurité du palais. De toute manière, ils ne doivent pas traîner plus longtemps.

Gorge nouée, cœur serré, sa main libre dans celle de Sitara, elle contourne la concubine avec précaution. Ses pas son précipités car le rire résonne encore, suivi du grincement de la pierre sur le sol du palais. Malgré le manque de lumière, elle parvient à les guider à travers les couloirs puis jusqu'à la cuisine. Déserte elle aussi, sans surprise. Le silence amplifie l'écho de leurs pas dans la vaste salle et Alméïde, malgré l'angoisse qui la tiraille, leur indique un vaisselier imposant qui pourrait bloquer la porte. Ce qu'ils font immédiatement, chacun aidant autant que possible. Puis elle parcourt la pièce afin de fermer également les autres à clef, espérant que ça suffirait à les protéger.

Et maintenant ? Serenus s'approche, leur tend un couteau et la princesse s'en empare, hésitante. Une lame contre la pierre ? Elle n'est pas certaine que ce soit bien utile et à vrai dire, elle n'aime pas la violence, elle n'est même pas certaine qu'elle saurait s'en servir. Elle préférerait trouver de quoi se protéger. À la lueur des flammes, dans ce moment de calme relatif, Alméïde prend doucement la pleine mesure de ce qu'il se passe et contient difficilement les larmes qui menacent de s'échapper à l'idée qu'Amira ne soit pas la seule à avoir été victime de cette chose. Détournant les yeux, elle tente d'occuper son esprit en examinant la pièce dans laquelle elle se rend si peu souvent mais où elle se rappelle être venue dérober quelques douceurs en compagnie d'Anthim quand ils n'étaient que des enfants. Avant de filer les dévorer dans les jardins, masqués par la végétation, les doigts couverts de sucre et de miel. Alméïde essuie discrètement une larme qui a coulé le long de sa joue et se tourne vers ses compagnons de mésaventure, visiblement plus calme, du moins en apparence. « Mayeul, vous êtes voltigeur n'est-ce pas ? Pouvez-vous contacter votre griffon et lui demander d'aller chercher du renfort ? Nous en aurons besoin. » Sa voix tremble à peine et son regard se pose sur une porte qu'elle pointe du doigt. « Le garde-manger n'a qu'une seule entrée et la fenêtre qui s'y trouve est bien trop petite pour que cette chose n'y passe. Nous pourrions peut-être l'attirer à l'intérieur et l'enfermer. Puis je ressortirai par la fenêtre pendant que vous bloquez la porte ; je sais que je peux passer, je l'ai déjà fait. » Ca fait pourtant bien longtemps qu'elle ne s'est pas aventurée à tenter de telles acrobaties, mais elle n'est pas beaucoup plus grande que quelques années en arrière, c'est tout à fait faisable. Et ce, malgré son poignet, elle en est persuadée.

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Dim 17 Juil - 21:00


Quête 1.4 • Groupe #2

Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang

Alméïde • Mayeul • Serenus • Sitara




Quête animée par Aura·




Les Anges Pleureurs



   
   
   


Ils sont entrés ! Ô Joseï, toi qui veille sur Erebor, as-tu donc définitivement renié tes enfants ? Ta sultane, ta princesse, et leurs protecteurs ? Oh, ils arrivent ! Inexorablement, l'un derrière l'autre, ils entrent dans le refuge des quatre malheureux, s'approchent avec une lenteur implacable, le bras tendu. Ils essaient de se débattre, les courageux fugitifs, mais c'est trop tard, les corps de pierre ne sont pas vulnérables aux atteintes de la chair - et voilà que les mains aux griffes acérées se referment. Oh, terrible sort - voilà que la pierre lentement fige les membres des malheureux rescapés, à l'instar de la concubine massacrée, et...



... et ils se réveillent, dans la salle du trône, tous les quatre sains et saufs, entourés de gardes et de servantes, de soldats et de courtisanes, tout autant choqués après avoir vécu un pareil calvaire. La statue se tient devant la sultane, inclinée avec respect, un bras devant les yeux, l'autre tendant un parchemin scellé.

L’on peut y lire :

« La magie est un droit de naissance. Elle ne devrait pas être brimée. L’Ordre des Magies Libérées demande la réhabilitation de la magie du Sang.
Ce que vous avez vécu ce soir est un aperçu du pouvoir qu’elle est capable de déployer – le fait qu’elle s’en soit abstenue est un choix délibéré, qui saura sûrement vous éclairer sur la probité des mages qui l’utilisent.
Ce que vous avez vécu, ce soir, c’était une illusion – nous autres, mages de l’Automne au sein de l’Ordre, sommes solidaires de nos frères et sœurs proscrits.
Venez-leur en aide, écrivez au trône d’Ibélène, au trône de Faërie, à l’Académie.
Car après tout, comment être absolument certain que, demain, votre propre enfant ne naîtra pas lui-même doté de la magie du Sang ?
Que la nuit vous porte conseil. »

Une fois son message remis, l'Ange pousse un dernier soupir - et l'enchantement qui l'animait se dissipe.

Ainsi donc, l'angoisse et la peur, la fuite et la terreur, n'étaient que chimères et rêves éveillés, induits par des mages de l'Automne engagés.

Voilà sûrement qui donne matière à réflexion sur le sujet...




Consignes



IRP : La totalité de votre quête se déroule la nuit du 18 au 19 juillet.
IRL : Ce dernier tour va durer jusqu'au dimanche 24/07, 21h.

• Voilà, c'est fini ! Vous pouvez postez autant de fois que vous le souhaitez, raconter l'entrée des Anges dans le harem, la transformation de votre chair en pierre... Et ce que vous pensez de tout cela.

• Pour ce tour, vous postez autant de fois que vous le souhaitez, mais vos RP devront comporter, si possible, une métaphore filée:cup:

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Lun 18 Juil - 18:45

La terreur reprenait Sitara, alors que les maigres barricades qui auraient du les protéger étaient écartées par les statues de pierre. Elle sentait une froideur de marbre l’envahir, alors qu’elle se raidissait comme une statue, elle avait l’impression d’être un objet dans des mains de sculpteur, sentant son buste figé, et la panique l’envahir… Jusqu’à se réveiller dans une salle qu’elle connaissait bien et n’avait visiblement jamais quittée, le teint albâtre. Elle regarda d’un bien mauvais œil la statue qui lui faisait face, alors qu’elle recouvrait ses esprits et se levait, hésitant à brûler sans plus de considérations le parchemin. Elle ne voulait rien avoir à faire avec une telle horreur. Elle le saisit toutefois, et le lit sans se laisser interrompre, avant de le tendre à sa belle-sœur, et de regarder les deux hommes.

« Libre à vous de lire ce message autant de fois que vous le désirez, mais sachez qu’il reviendra au duc mon époux, seule apte à agir quant à cette requête. Sachez pour ma part que je suis fermement opposée à aider des kidnappeurs d’enfants et des gens qui instillent la terreur en les autres pour avoir gain de cause. Si vous décidez de céder à leur requête, en évoquant leur sort à des gens dont le pouvoir dépasse le vôtre, soyez assurés que je ne tolèrerais pas votre présence. Mon époux décidera ce qu’il en est lui-même quant à Erebor et sa Cour si vous vous retrouviez amenés à la fréquenter, mais malgré tous mes devoirs et le fait que j’y manquerai, je ne vous honorerais pas de ma présence. Messieurs, puissiez-vous faire le bon choix. Si vous désirez vous restaurer et vous reposer, nos gens vous mèneront dans des appartements qui seront vôtres, puis vous apporterons des mets erebiens. »

Pressant la main d’Alméïde et tournant le dos à tous, elle alla rejoindre Qasim, vérifier malgré sa peur déraisonnée que tout allait bien pour lui. Maudits mages !

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Message Sujet: Re: Nés de sable, forgés de roc, baptisés de sang • Les Anges Pleureurs   Lun 18 Juil - 21:55

Ils ne peuvent plus rien faire, ils sont définitivement piégés. Avec l'énergie du désespoir, Alméïde tente de se défendre. Et puis la main se referme sur son bras, se resserre comme un étau, la fige dans son mouvement. Terrorisée, elle sent peu à peu la froideur de la pierre s'insinuer en elle, la paralyser complètement. Et avant qu'elle ne le réalise, son cri se meurt à l'orée de ses lèvres.

Le réveil est brutal, le choc la fait sursauter. Son cœur peine à ralentir sa course, il s'emballe encore dans sa poitrine, seul vestige d'une fuite qui n'a pas vraiment eu lieu. Elle regarde autour d'elle, domptant au mieux la peur qui l'habite encore, voit de nombreux hommes et femmes tout aussi déboussolés par ce qu'il s'est passé. La douleur à son poignet ne semble être plus qu'un mauvais rêve mais elle le masse doucement, presque instinctivement, pour s'assurer qu'il va bien.

Alméïde se relève lntement et fait face à la statue, à la fois perplexe et pleine d'appréhensions. Ses yeux dissimulés, le parchemin qu'il tient à la main. Une belle farce mise en scène par des esprits dérangés. Elle lit les mots tracés avec soin, aux côtés de Sitara, et la peur laisse place à une vague colère. Ils se sont moqués d'eux et voilà qu'ils demandent leur soutien ? La menace à peine masquée n'est pas au goût de la princesse qui écoute sans rien dire les paroles de sa belle-sœur. Paroles dures, plus violentes et soudaines qu'un ouragan, mais qu'elle ne saurait contredire. Puis elle la suit du regard lorsqu'elle quitte la pièce d'un pas vif pour aller voir Qasim. La tempête passée, Alméïde récupère le morceau de parchemin qu'elle garde entre ses doigts encore rougis d'avoir pansé la blessure du guerrier.

« Elle a raison, vous devriez vous reposer avant de reprendre la route demain matin. » Elle se tourne vers Serenus. « J'examinerai votre blessure plus calmement tout à l'heure. » la voix est douce malgré les tremblements qui agitent encore ses doigts, malgré la soudaine animosité éprouvée envers les mages qui leur ont fait subir un tel cauchemar. Inquiète, elle se tourne vers les gardes qui se sont relevés. « Rassemblez quelques hommes et faites le tour du palais afin de vous assurer que tout le monde va bien. Et emmenez cette statue loin d'ici je vous prie, dans un lieu sûr. Mon frère voudra sûrement l'examiner de ses propres yeux à son retour. » Elle ose à peine jeter un œil dans sa direction, tant la peur qui l'a paralysée pulse encore dans ses veines. Pas question que cette chose reste au milieu de la salle du trône.

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