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 La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps

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Le Destin
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Message Sujet: La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps   La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps EmptyDim 29 Sep - 18:30





La faim justifie les moyens

Agathe de Vigdir, Anaïs Belécu & Eloïse Brûmagie

7 octobre 1004


Lorgol est isolée dans les Terres du Nord, coupée de tout mais surtout de vivres. L'importation de denrées, particulièrement alimentaires, se fait de plus en plus rare. Les marchands piétinent, les entrepôts voient leur cargaison s'amoindrir. Les prix haussent, ils flambent, mais la colère des citadins également. La viande en provenance de Bellifère n'est plus, les champs de Cibella sont de l'histoire ancienne et les autres duchés gardent ce qu'il leur reste précieusement. Alors oui, Lorgol gronde et ses habitants se pressent au port de la Ville Haute pour réclamer leur dû.

Des barricades sont érigées entre la foule et les entrepôts, les gens se pressent, de plus en plus nombreux, demandent à avoir leur nourriture. Certains des marchands présents ont déjà vus leurs étals pillés, leurs échoppes brûlées. Des limites sont franchies, les nerfs sont à vif. Un grand nombre de guerriers sont engagés pour protéger le port et ses entrepôts, dont Anaïs Belécu, à son poste depuis le matin pour calmer la foule. D'autres, comme la jeune Eloïse, profitent des mouvements de foule pour subtiliser des bourses afin de se payer de quoi se sustenter un minimum - les temps sont durs, tous les coups sont permis. Des personnes de la Cour des Miracles sont présentes, des voleurs cherchent également à amasser un peu d'or tandis que d'autres cherchent à apaiser la foule en compagnie des mendiants ; Agathe est parmi eux.

Le soleil est pratiquement à son zénith quand la colère de la foule monte à son paroxysme. Les barricades tiendront-elles face à tant de hargne ?




Vos vies ne tiennent qu'à un fil

Consignes


• Les barricades vont forcément céder. Enjoy. :red:
• À vous de décider si vous cherchez à calmer le jeu ou si vous mettez de l'huile sur le feu.
• Les choses ne vont pas mieux dans le reste de la ville. Si vous vous y rendez, pensez à un bon abri. :sisi:


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Eloïse Brûmagie
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Message Sujet: Re: La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps   La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps EmptyMar 1 Oct - 19:48

Chaos, désordre et danger. C’était ce qui caractérisait Lorgol ces derniers temps, bien plus que d’ordinaire. La rouquine l’avait pressenti, que quelque chose allait arriver, sans vraiment savoir quoi. Les chuchotements, les visages anxieux et les disparitions avaient créé ce climat d’angoisse permanent qui emplissait l’air, atmosphère anxiogène qui étouffait la ville, à présent presque coupée du monde. On commençait à manquer de tout ici, mais surtout de nourriture. Les denrées s’amenuisait, les prix augmentaient, et avec eux, la colère, l’abattement, et le désordre semblaient devenir le quotidien. On ne comptait plus les morts et les mourants, silhouettes qui se délitaient peu à peu, s’effaçaient pour ne rien laisser derrière. Une vision qu’Eloïse avait aperçu, plusieurs fois. Elle en avait fondu en larme en voyant cela la première fois. Et puis il y avait eu Adonis... effacé dans ses bras. Elle avait tant pleuré qu'elle doutait de pouvoir le faire de nouveau, elle aurait tant voulu mourir avec lui, ne pas avoir à supporter le poids de la culpabilité et la vision de son amour disparaître devant elle, contre elle.

Elle se sentait responsable de ce qui arrivait. Elle était la responsable. C’était elle qui avait jeté le Cor, elle qui avait déclenché la fin du monde, sans le savoir, elle qui avait condamné le monde à sombrer, ces gens à mourir. Au départ, elle n’avait pas imaginé de telles conséquences, agissant pour détruire ce qui la terrifiait. Puis les morts avaient commencé, les rumeurs avaient enflé et le lien s’était fait dans son esprit. Cela l’avait chamboulée. Pendant des jours, elle avait refusé de sortir, de voir qui que ce soit, pas même son père finalement retrouvé. Elle avait failli fuir de nouveau, s’était retenue en imaginant ne plus les revoir, avait décidé de passer tout ce qu’elle pouvait de temps avec eux. La culpabilité lui rongeait l’esprit. Chaque fois qu’elle voyait quelqu’un commencer à disparaître, chaque fois qu’elle entendait les rumeurs sur ce qu’il se passait dans le monde, elle tremblait, se retenait de se recroqueviller dans un coin pour le faire plus tard, repensant à Adonis. Les jours, puis les semaines avaient passé ainsi et, peu à peu, elle s’était reprise, avait décidé de faire ce qu’il fallait pour survivre le plus longtemps possible, pour elle, mais aussi pour lui, avant de le rejoindre, d'une manière ou d'une autre.

Et elle était là, observant la foule, les barricades et le chaos qui s’emparait peu à peu de la ville. Quelques bourses avaient déjà été vidées par ses soins, les pièces rejoignant les siennes avant que le petit objet de cuir désormais vidé ne soit posé en évidence tandis qu’elle s’en éloignait d’un pas nonchalant. Assise sur une pile de caisse vide, elle dominait légèrement les alentours, un but précis en tête. Elle n’était pas seule, d’autres gamins participaient à l’effort, et elle vit qu’on lui faisait signe. Descendant souplement de sa pile, elle courut dans une ruelle, sourit en entendant le gamin donner l’information aux autres. Un passage, trop étroit pour un adulte, peu surveillé par les gardes, accès direct à un entrepôt après quelques mètres. Les risques étaient importants, tous hésitèrent. « J’y vais ! Passe-moi les outils » Un léger silence, quelques regards effarés, des outils changeant de main. « T’es sûre Eloïse ? Ils sont armés… » « Les barricades les occupent… Faites diversion, jeter des trucs, hurler des gros-mots, ce que vous voulez, mais attirez leur attention. Je ne vois pas pourquoi seuls les riches pourraient manger, et je ne prendrai que de quoi vous aider, ça ira. » La demi-douzaine de gamin acquiesça et se dispersa. Eloïse se hâta vers le lieu désigné, une ruelle très étroite, trop peut-être. Elle passa de justesse, se dit qu’avec un an de plus, son corps l’en aurait empêché. Mais elle était mince et pas encore adulte et se glissa silencieusement dans la ruelle sombre. Elle traversa la dizaine de mètres, les poumons tout de même comprimés, autant par l’étroitesse du goulot que par l’odeur nauséabonde. Elle sortit doucement la tête, sourit en voyant que les gardes lui tournaient le dos, à une dizaine de mètres. Sourire qui disparut en reconnaissant l’un d’eux. Elle rentra aussitôt la tête.  « Chier, manquait plus que ça… La Volte c’est pourtant pas à coté…» Elle était presque sûre de ne pas avoir été repérée, étudia rapidement les alentours, sortit en vitesse de la ruelle et se cacha derrière un amoncellement de cordages et de tissus. Elle sortit les outils et sourit. Restait à ouvrir l’entrepôt, à piquer un sac ou deux, et à filer en vitesse. Elle n’allait certainement pas laisser tomber les gamins des rues. Patiemment, elle attendit la diversion, planquée sous une toile servant probablement à rafistoler les voiles.  Elle espérait sincèrement qu’ils allaient se dépêcher.


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Dernière édition par Eloïse Brûmagie le Dim 6 Oct - 13:28, édité 2 fois
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Agathe de Vigdir
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Message Sujet: Re: La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps   La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps EmptyMer 2 Oct - 15:49

De là-haut, Lorgol pleure, Lorgol meurt. De là-haut, le petit peuple semble plus petit encore, et il s’entasse misérablement dans les rues désormais trop étroites. Trop sales. De là-haut, Agathe veille sur ses gens avec tout le sérieux et la férocité dont est capable une jeune fille de dix-neuf ans. Une jeune fille seule. Toute seule. Elle s’observe dans le miroir depuis trop longtemps, déjà. Ouvre les yeux. Constate sa maigreur nouvelle qui habite son corps. Ferme les yeux. Ouvre les yeux. S’inquiète de sa pâleur soudaine qui l’enveloppe toute entière. Ferme les yeux. Mourir? Agathe? Elle n’a pas vingt ans. Son corps n’est pas souillé d’un homme trop conquérant. Mourir? Agathe? Non. Elle est pâle parce qu’elle ne mange pas assez. Voilà.

Ses lèvres volent ce qu’il y a de plus beau, de plus précieux, à son Lancelot. Un baiser pour la chance. Elle lui sourit et s’en va, avec l’insouciance de ses dix-neuf ans. Lorgol pleure, Lorgol meurt, mais Agathe n’arrive pas à comprendre. Elle est triste, parfois, elle se dit que ses petits-enfants ne la croiront pas lorsqu’elle leur parlera d’un monde léger et doux. Un monde où la Rose Écarlate veillait. Un monde où elle était Épine. Jeune. Belle. Pupille d’une marquise. Ils ne la croiront pas. Elle pense à ses enfants qu’elle aura, forcément. Elle pense à Lancelot. À leur mariage. Son coeur s’ouvre si fort, si grand, pour l’avenir, qu’elle ne comprend pas, Agathe, que toute cette violence, que toutes ces catastrophes, que tous ces morts peuvent vouloir dire sa propre mort. Elle a dix-neuf ans. Elle est éternelle.

Ses pas la portent vers les entrepôts. C’est ce que font plusieurs enfants des Miracles, ces derniers temps. C’est ce que doit faire Agathe, en tant qu’apprentie du Charme. Calmer les éclats. Retenir les excès des Lorgois affamés et inquiets. Subtiliser quelques piécettes aux mieux nantis. L’ambiance est déjà agitée, lorsqu’elle arrive. On parle fort. On insulte les gardes en place. Son regard se pose sur une femme armée, très rousse, et son coeur se serre en pensant à Grâce qui aurait très bien pu se tenir là, à sa place, en tant que protectrice de la paix. Il faudrait engager un outreparleur pour lui dire qu'elle l'aime, ainsi qu'à la minuscule Mélodie, sa filleule. Et Melbren. Juste au cas où… Juste comme ça.

- Le Conseil des Échevins a dans doute déjà planifié un rationnement pour que tous aient de quoi se sustenter.

Elle le dit sans le croire. Elle sait que c’est la Cour des Miracles qui mène la danse, au coeur de la Ville Basse, et qu’aucun frère ni qu’aucune soeur n’est réellement à l’abris de la famine qui menace d’envahir Lorgol. Elle sait aussi que même son titre de noblesse ne l’épargne pas de la faim, ni elle, ni les siens. Les prix augmentent dangereusement et Vigdir ne demeure qu’une toute petite seigneurie aux fonds limités. La grande femme rumine à son commentaire mais n’invective plus aussi férocement les guerriers devant elles.

- Vous… Dame. Les Lorgois ont faim. Ils ont peur. Ce ne sont pas vos armes qui les apaiseront, mais la nourriture de ces entrepôts. Vous devriez faire distribuer des denrées, dans la foule, pour calmer les esprits.

La foule est plus dense encore, au-devant des barricades, mais Agathe se faufile, se torsionne, laisse ses doigts courir sur une bourse rebondie, affront bien trop ostentatoire pour ne pas la dérober sur le champ. Elle harponne le regard de la rouquine, sans hésitation, avec cette aisance que Merle lui lègue, leçon après leçon. Si la loyauté de la guerrière est aveugle, Agathe espère que son coeur y verra plus clair. Car la foule gronde, plus loin, et la pression sur les barricades menacent à tout instant de céder. Agathe? Mourir? Non. Elle balaie l’endroit du regard, déjà prête à se trouver une sortie si les choses venaient à dégénérer.

Spoiler:
 


La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps 1528994804-agathe








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Anaïs Belécu
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Message Sujet: Re: La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps   La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps EmptyDim 6 Oct - 12:56

Servir, servir jusqu’à ce que la mort ne vienne vous cueillir dans votre sommeil ou en pleine action. A l’appel de la Guilde elle s’est rendue dans cette ville dont elle a la sainte horreur. Mais les sauterelles qui ont envahi les cultures de Cibella, la belle, lui reviennent en mémoire. Des hectares de champs anéantis… tout comme des vies soufflées sans une once d’espoir d’une accalmie. Elle ne sait pas, se doute – un peu – de ce qu’il va advenir d’eux tous. C’est pourquoi même si cette besogne – de repousser ces gens affamés – autour des entrepôts plein de nourriture la répugne. Malgré tout pour l’argent et sa maigre pitance elle s’y emploie le visage fermé et grave. Un poids sur le cœur, dans la gorge l’oppresse tant et si bien qu’elle doit se contrôler pour ne pas laisser éclater toute cette colère retenue. Son regard se détourne et elle secoue la tête à l’égard d’un de ses camarades en formulant pour la première fois toute cette hargne qu’elle retient envers ce Destin si cruel :

« Comment on peut les laisser mourir de faim ? On le sait tous que l’on finira comme eux dans quelques temps… N’y-at-il simplement pas d’autres solutions que les parquer comme du vulgaire bétail ? Je suis qu’une femme du peuple comme eux, nous devons faire quelque chose… les barricades céderont tôt ou tard et je ne trancherai pas leur tête aussi inconcevable cela puisse paraître mon ami » son regard se détourne vers le hangar « Nous-mêmes avons faim, nous même ne pouvons nous alimenter à la hauteur de la besogne que l’on opère ici… pourquoi ne pas simplement les laisser faire ? A qui profites ces denrées que l’on garde précieusement cachées ? »

L’homme la regarde haussant les épaules

« Anaïs je n’ai pas de réponse, aucune solution, je fais le boulot pour lequel on me paie ; comme toi je ne sais pas de quoi demain sera fait et je comprends tes doutes mais nous devons le faire, nous devons les maintenir, tel est ton devoir et ce pour quoi tu es payée ».

Un rire sourd s’échappe de la gorge d’Anaïs qui rétorque d’un ton étrangement nouvellement assuré

« Payée pour quoi ? Crever dans 2-3 jours ? Laisses moi rire… »

Dépitée, Anaïs s’éloigne un peu de son camarade. Comment en sont-ils arrivés là ? Mépriser ces gens dont ils font partie, le peuple, les regards des enfants criant famine, des mères enceintes, des pères à bout de force. Son cœur se serre et elle a envie de hurler pour que tout s’arrête. Du regard elle cherche une solution qui ne vient pas, elle lève la tête priant ces dieux qui ne lui offrent aucune alternative, aucun miracle. La Chasse s’en est allée mais avec elle emmène les âmes des êtres d’Arven. Elle a vu certains amis se faire effacer sous ses yeux, des autres périr… tous ces événements sont liés et elle-même se doute que peut être dans quelques secondes ce sera son tour.


Les yeux d’Anaïs se posent sur ces entrepôts et lui semble percevoir un fin mouvement à l’entrée d’un des deux…. Tellement discret qu’elle pense qu’il s’agit d’un chat ou d’un chien. Le danger est partout et nulle part. Elle va pour s’éloigner de ses camarades pour inspecter un peu les alentours dudit bâtiment quand une jeune femme l’interpelle. Elle hausse les sourcils, secouant la tête face à ses paroles qui se font écho à ce qu’elle ressent.

« Je le sais jeune fille ; saches que j’aimerais tout comme toi nourrir ces gens qui crient famine ; je suis armée mais ne ferai pas usage de mon arme soit rassurée. Organiser une distribution je l’aimerais bien mais regardes combien ils sont cela relève de l’impossible ! Il nous faut des bras, de l’aide pour tout cela » secouant la tête désignant ses plus proches collaborateurs « Contrairement à moi qui ne ferai pas usage de mon épée certains auront moins de retenue peut-être que si… » son visage se détourne vers un tumulte un peu plus loin dans la foule. Ledit camarade avec qui elle s’entretenait quelques minutes avant s’en rapproche afin de tenir avec quelques autres la barricade à deux doigts de céder sous la nouvelle tentative de la pénétrer « C’est ça il faut occuper mes camarades pour au moins nourrir les personnes dans le besoin, les malades, les enfants mais comment leur faire comprendre ? Faire courir le bruit qu’un ravitaillement s’organise ? » puis posant à nouveau son regard sur l’inconnue « Et toi qui es-tu donc ? Tu ne crois pas que je n’ai pas vu ta main habile dépouiller la personne un peu plus loin de sa bourse ? Tu veux aider mais tu voles ? Ce n’est pas un peu contradictoire ton histoire là ? Suis moi… » un ordre qu’elle formule à l’attention d’Agathe alors que d’un pas rapide elle se rapproche des entrepôts « Avant de faire quoi que ce soit d’autre de stupide aides moi à trouver celui ou celle qui semble vouloir échapper à ma vigilance depuis toute à l’heure ».

Pour l’instant elle n’a pris aucune décision quelle qu’elle soit mais elle sait qu’elle est à deux doigts de flancher et d’oublier sa loyauté. Mais envers qui est-elle le plus loyale ? Sa Guilde, le peuple… Elle devra décider tôt ou tard qui elle doit protéger avant à son tour d’être effacée ou de périr de la main même de ses propres collègues guerriers.

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Message Sujet: Re: La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps   La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps EmptyDim 6 Oct - 15:55

Son coeur manque un battement lorsque la grande femme rousse scande devant tous qu’elle a chapardé une bourse. La dénonciation la ramène à Svaljärd. Lughnasadh. Le vieux bouc d’Ysgramor qui la prend à défaut devant tous. Hiémain qui la défend. Hiémain… Sa poitrine se sert de douleur. Agathe avait toujours cru que seuls les souvenirs malheureux pouvaient engendrer la tristesse. Elle sait, depuis leur abandon, que les souvenirs heureux sont les plus vicieux. Dans la foule, il n’y a aucun Hiémain pour la sauver. Aucune Mélusine. Le visage pâle levé vers la guerrière, Agathe rend ses traits chagrins, surpris, meurtris ; elle sait que la tristesse d’une jeunette aux traits harmonieux peut engendrer bien des émois.

- Comment osez-vous me traiter ainsi de voleuse, guerrière? Est-ce votre seul argument pour ne pas nourrir ces braves gens? Pour me faire paraître ridicule aux yeux des autres? Est-ce votre seul moyen de détourner l’attention, m’incriminer à tort en espérant que tous ces gens oublient que vous leur refuser de quoi se sustenter?!

Un murmure d’indignation fait frissonner la foule, autour d’elle. Son regard s’enfuit déjà vers la gauche, vers la droite, pour chercher un échappatoire. Les issues semblent de plus en plus minces. Que des visages indignés des mensonges d'une guerrière. Aucun bras forts ne se referment sur elle pour l'entraîner loin de là. Merle. Hiémain. Melsant. Personne. C’est peut-être ça, vieillir, qu’elle se dit, la mignonne. C’est être toute seule devant les dangers, savoir se dépêtrer toute seule. Des insultes fusent de toutes parts, désormais, sans que l’objet de tant de mépris soit clairement défini. Les gardes. Le Conseil des Échevins. La noblesse. Lorgol et ses milles tours. Agathe grimace. On la bouscule sans ménagement pour atteindre les barricades qui chancellent, aux devants. Elle s’agrippe à la grande femme qui, plus tôt, invectivait la rouquine, le regard implorant. Elle ne suivra pas Anaïs Belécu, convaincue que cette dernière la jettera en pâture à la foule pour la calmer, comme une pièce de viande qu’on sacrifie pour acheter un peu de paix.

Des coudes sur ses côtes, des pieds qui marchent sur les siens. Agathe se retrouve blottie contre une étrangère, au coeur même du chaos. Elle retient son souffle lorsque les premières barricades cèdent. Des gens hurlent dans cet étrange bourdonnement émanant de la foule.

S’enfuir. Comme un appel, elle doit s’enfuir. Elle va mourir ici, piétinée, pour un sac de céréales.

Spoiler:
 


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Message Sujet: Re: La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps   La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps EmptyDim 6 Oct - 17:59

Discrète, invisible aux yeux des autres, Eloïse attendait le bon moment. La rumeur de la foule sembla enfler soudainement et, pensant avoir l’ouverture qu’elle désirait, elle sortit de sa cachette et se faufila en toute hâte vers l’entrepôt le plus proche, à peine quelque mètres. Jouant des outils, elle en déverrouilla l’accès après quelques manipulations, la serrure rouillée n’offrant guère de résistance. Elle entrouvrit la porte, fouilla rapidement l’intérieur du regard, repéra un sac qu’elle s’empressa de prendre avant de refermer la porte en sortant. Du poisson séché. Bien plus utile que des légumes ou que des céréales que les enfants n’avaient de toute façon bien souvent pas le loisir de cuire, cela ferait l’affaire. Ne restait plus qu’à filer d’ici en vitesse avant que les barricades, fragilisées, ne cèdent complètement. Elle ne voulait pas se retrouver avec une foule en colère sur le dos, elle aurait tôt fait de finir au sol, piétinée. L’idée de rejoindre alors Adonis traversa son esprit, mais elle se reprit, se secoua. Jamais il n’aurait aimé qu’elle abandonne ainsi, elle le savait. Ravalant les larmes qui menaçaient soudainement de couler en repensant à lui, elle fit demi-tour.

La grimace qu’elle tira en tombant presque nez à nez avec Anaïs, la rousse guerrière de La Volte, avait de quoi faire sourire. La dernière fois qu’elles s’étaient vues, Eloïse avait quitté en douce sa maison pendant son sommeil après lui avoir pourtant dit qu’elle acceptait son aide, mais, trop obstinée, elle l’avait seulement fait pour endormir la vigilance de la guerrière et lui fausser compagnie. Aujourd’hui, des mois après, elles se retrouvaient dans une situation similaire. Elle, volant quelque chose pour manger, et la guerrière s’interposant entre elle et sa porte de sortie. Ses yeux fouillèrent les alentours, mais la guerrière avait sans doute dû la repérer à présent et, plutôt que de gentiment rendre un sac qui, de toute façon, selon elle, tomberait dans les mains de la population d’ici peu, elle s’avança, la tête haute, une expression de défi dans le regard. « b’jour » Un salut rapide, montrant bien qu’elle n’avait pas vraiment de temps à perdre, au vu de la situation. « ça faisait longtemps… » Aucune réelle joie dans sa voix, plutôt une certaine lassitude. Elle n’avait pas envie d’être réprimandée, pas alors que tout s’effondrait autour d’elle, par sa faute.

Elle jeta un œil aux barricades, dont les sinistres bruits annonçaient la rupture prochaine. « Vous comptez me retenir ici ? Ou bien je peux passer et aider quelques personnes à ne pas mourir de faim ? » Le ton était quelque peu énervé, mais ses mains tremblaient et ses yeux lançaient des regards anxieux vers les barricades. Si elles cédaient, elle serait immanquablement une cible et serait probablement piétinée par la foule. Elle n’avait qu’une seule sortie et la guerrière la bloquait. Alors, elle glissa la main dans sa poche, s’emparant de sa dague, sans pour autant la sortir. « J’aurai préféré qu’on se croise dans d’autres circonstances… Mais je ne vais pas vous laisser gâcher tous mes efforts. » Pas cette fois.


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Anaïs Belécu
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Message Sujet: Re: La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps   La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps EmptyVen 11 Oct - 19:36

Le danger est partout, là-bas derrière ces barricades qui sont à deux doigts de céder mais là aussi vers cet entrepôt qui attise la convoitise des voleurs. Anaïs ne sait même pas pourquoi elle a accusé à haute voix la jeune fille cherchant simplement à éveiller en elle un brin de sympathie. Mais ce que l’inconnue ne sait pas d’elle c’est que la guerrière doute. Les mots qu’elle lui a adressés en réponse à ses vaines paroles l’on fait frissonner. Elle doit faire un choix de vie ; être loyale envers la Guilde jusqu’à la mort ? Etre loyale envers le Peuple celui qui l’a vue naître ? Etre loyale envers soi-même et obéir à ses préceptes de vie ?


S’éloigner de la foule, se rapprocher de ce bâtiment pour récupérer les idées claires semble être une solution idéale au prime abord. Secouant la tête elle se rapproche du lieu de son inspection et son mouvement s’arrête quand Eloise en sort. Un visage dont elle se souvient, une gamine à qui elle a évoqué une promesse d’aide il n’y a pas si longtemps que cela. La main sur son épée elle la retire finalement. Ce n’est pas le moment d’exploser Anaïs… concentres toi, écoutes ce qu’elle a à te dire et peut être que tu parviendras à comprendre la raison de sa présence ici ?


Elle ne répond pas à son salut, le regard de défi qu’elle lui adresse en dit long sur sa détermination. Elle remarque aisément qu’elle a déjà glissé sa main dans sa poche en recherche de quoi une arme ? Contre elle ? La gamine est folle ou bien elle n’a plus rien à perdre elle ne voit que cela comme raison.  Anaïs secoue la tête et se détourne juste avant d’entendre le bruit des barricades qui cèdent, les hurlements des guerriers qui tentent d’arrêter la foule qui se précipite dans ce qui est un goulot d’étranglement. Des femmes chutent, la foule écrase les plus faibles d’entre eux.


Horrifiée Anaïs saisit Eloise par l’épaule et la repousse le plus doucement qu’elle puisse et s’adresse à elle dépitée :

« Sauves-toi… sauves-toi vite, je ne pourrai pas te sauver une nouvelle fois Eloïse, je ne t’empêcherai pas de faire ce que tu le souhaites mais promets moi une chose reste en vie »

Une demande bien singulière alors qu’Anaïs sort l’épée de son fourreau se positionnant devant l’entrée de l’entrepôt. Déjà ses camarades sont à ses côtés tous prêts à charger la foule. Ils ont pour ordre de protéger coûte que coûte ce bâtiment mais elle prend la parole restant fidèle à ses premiers mots.

« On ne doit pas les tuer juste les repousser, je ne tuerai personne ce ne sont que des pauvres gens… et tout comme eux on meurt de faim tentons de les raisonner, trouvons une solution de ravitaillements… les riches mourront comme les pauvres il n’y a plus de privilège, il n’y en aura plus »


Son camarade lui répond


« Ta bonté te perdra Anaïs, tu n’es pas comme ta mère, elle au moins elle faisait son boulot jusqu’au bout et ne rechignait pas à tuer quelques innocents ».


Furieuse Anaïs se contient… il ne connaît pas sa mère cet abruti et s’il y a bien quelqu’un qui périra de son épée en pleine nuit ce sera bien lui ; aucune preuve, aucune trace… à l’aube de sa mort, elle en est certaine, elle n’en a désormais plus rien à cirer. Dans la foule son regard saisit celui de la jeune femme qu’elle avait accusé de vol il y a quelques minutes. Elle détourne ses yeux saisit ceux d’Eloïse… elles sont si jeunes toutes deux elles pourraient fuir, ensemble. C’est pourquoi dans un cri à l’encontre de celle qu’elle aimerait protéger bien malgré elle Anais s’exprime

« Eloise sauve toi, va retrouver les tiens, il ne sera pas dit qu’Anaïs cœur vaillant sera une lâche… sauves toi… maintenant » dit elle en regardant fixement le lieu où la jeune rousse se trouvait. Elle espère que l’inconnue la suivra car ensemble elles s’en sortiront mais seules…

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Agathe de Vigdir
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J'ai fait allégeance à : la cour des Miracles et Mélusine de Sylvamir.
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Message Sujet: Re: La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps   La faim justifie les moyens ♦ [Intrigue 4.5] La Fin des Temps EmptyDim 20 Oct - 23:49

Il y a eu un craquement sinistre. Des cris, aussi. Agathe ressent la folie de la foule vibrer en elle, l’emporter ailleurs, là où la soif est aussi celle de justice, là où la faim de vivre transcende tout. Elle a peur, soudainement, puisque la foule l’entraîne avec elle. Elle a peur lorsque sa main relâche celle de la grande femme à ses côtés, celle qu’elle croyait être sa nouvelle protectrice. La foule l’enserre de plus en plus pour s’assurer un passage vers les barricades qui ont cédé. Ce sont des épaules, des bras, des mains, des corps, des odeurs, tout ça, qui l’entourent tout à coup, qui l’empêchent de voir au-devant, qui s’assurent qu’elle ne demeure pas immobile. Agathe avance, titube, envahie par tous ces gens, endolorie par les coups que l’on lui porte sans même le vouloir.

Mais elle reste debout. Agathe piétine malgré elle ceux et celles qui tombent devant elle. Sortir de là ou périr.

Bientôt, elle ne parvient même plus à voir aux devants, tant les gens l’oppressent. Il lui semble que sa gorge se serre, que sa vision se trouble et que cette journée agréable se transforme en foire aux horreurs. Voilà… Voilà! Elle passe enfin les barricades, et alors qu’elle se croyait libérée de cette cage humaine, Agathe constate qu’elle se trompait. Beaucoup. Les Lorgois s’élancent à gauche, foncent à droite, se confronte lourdement aux gardes armés. Certains les bousculent, insensible à la menace des épées brandies, d’autres accourent vers les caisses les plus près dans l’espoir, Agathe y croit, de grappiller de la nourriture avant de se faire arrêter. Elle reste hébétée un moment devant l’ampleur du chaos.

- Viens! PAR ICI!

C’est la femme immense qui l’appelle. Agathe s’extirpe de son hébétement et se secoue. Son coeur bat plus vite, maintenant. Elle tend la main pour l’intercepter mais ses efforts sont vains. Un homme la plaque sur son passage ; Agathe chancelle, tournoie un peu, se perd dans la mer de visages inconnus, jusqu’à percevoir un éclat écarlate plus loin. La furie de la foule ne s’est pas encore rendue là.

Elle songe à cette guerrière détestable qui l’a trahie, mais se reprend. C’était une enfant, ou quelque chose comme ça, Agathe en est presque certaine. Trop petite pour être une mercenaire et exhiber une épée à la force de son bras. Ça pourrait être Arsène, qu’elle se dit. C’est un enfant. Ça pourrait être le petit Arsène, tout seul, ici. Elle inspire tout ce qu’elle peut inspirer, espérant au passage avoir un peu de courage. Parce qu’elle n’a jamais été très courageuse, Agathe. Elle s’incline un peu pour que sa grandeur ne l’handicape pas trop, puis se faufile comme elle peut jusqu’à la tignasse rousse.

- Éloïse?!

Ses mains l'agrippent déjà, l’enfant des Miracles, l’enfant de Tyr. Tout le monde le murmure, sur les pavés, que Parle-d’Or a une gamine. Tout se sait, entre frères et soeurs des Miracles. Indiscrète comme souvent, Agathe s’est assurée de savoir qui elle était. Simple précaution. Tyr a pris longtemps à la respecter comme apprentie, la jaugeant depuis son arrivée à la Cour des Miracles. Alors elle voulait savoir si la fille valait le père. Ça devait commencer par une reconnaissance. Un minois qu’elle reconnaît sans connaître. Une gamine près des Miracles qu’une apprentie voleuse ne peut abandonner derrière. Elle perçoit du bout des yeux la guerrière traîtresse qui les dévisage, mais Agathe tente de l’ignorer pour se concentrer sur la jeune fille. Éloïse semble aussi surprise qu’elle.

- Je connais ton père. Je suis Agathe. Viens, je te ramène. Nous allons le retrouver!

Elle relâche un peu sa prise pour mieux inspecter les environs. Trouver une porte de sortie est sa nouvelle priorité. Ça, et sortir de là sans blessure, ni sans que la fille du Second soit mal en point.

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