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 Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil

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La Rose Écarlate
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 20 Nov - 1:08


Le Cavalier

La Rose Noire





C’est le chaos, partout, entre les cris des blessés, les combats, et la fumée qui se propage. Vêtu de noir, j’avance, invisible, profitant de ces ombres qui sont mon élément. Tant que je ne l’aurais pas décidé, personne ne pourra deviner ma présence. Cristal, qui a pris son envol, est mes yeux au travers de toute cette folie, et c’est elle qui me guide, tandis que je me fraye un chemin à travers les membres de l’Ordre du Jugement qui tentent de m’arrêter. Mande-Etoile est plus lourd que d’habitude dans ma main, mais le bavardage incessant de Sigvald dans mon esprit m’empêche de m’y arrêter.

Nous avons une mission : protéger ces gens innocents de la mort que l’Ordre leur apporte, et nous ne faillirons pas. Et si certains des nôtres semblent accueillir le carnage les bras ouverts, ce n’est pas mon cas : faire s’effondrer la caverne sur la tête des pauvres hères qui sont à l’intérieur ne me semble guère judicieux. Sans oublier le Sablier, cette merveille d’un temps oublié. La remarque de Sigvald est juste, comme souvent : détruire une telle relique est dommageable, mais cela vaut mieux que de la voir aux mains de l’ennemi. Surtout quand l’ennemi est celui qui a provoqué un tel carnage.

Le Roi Banc qui s’engouffre à son tour dans les souterrains. Le Fou Noir qui décoche ses flèches. J’acquiesce en silence, mon Pion ne restera pas seul très longtemps, et la Rose Écarlate semble avoir les choses en main de ce côté. C’est donc vers les blessés que je me rends, ceux qui, échappé des souterrains, se sont réunis pour mieux se défendre. Non loin de ces cages d’acier qui ont servi à maintenir les prisonniers, et à les torturer pour leur soutirer des réponses. Ils sont affaiblis, guère en état de maintenir le combat, et j’espère que ma présence saura leur redonner confiance. Je suis le Cavalier Noir de la Rose, je protège les innocents, et je préserve la Paix, quel qu’en soit le prix. Aujourd’hui, c’est le sang des fanatiques de l’Ordre du Jugement, et Mande-Étoiles s’abat sans relâche, brisant des crânes, fracassant des os, tandis que je me dresse devant les innocents rassemblés tant bien que mal. Ils ont échappé à la torture, pour certains, ils ont échappé à la mort, mais ils ne sont pas encore sorti d’affaires. Les flèches du fou Noir s’abattent sur l’ennemi en un déluge de mort, tandis que je combats avec agilité, apportant la destruction et le carnage, maintenant nos ennemis à l’écart.

Cristal fond du ciel à intervalles réguliers, apportant elle aussi la mort entre ses serres. Sa blancheur innocente tranche dans ce carnage mais tout comme moi, elle sait quel est son rôle ici. Protéger Arven, et ne pas faire davantage de dégâts que l’ennemi. Le Pion Noir n’a pas saisi cette dernière partie. Sigvald semble agacé, mais je ressens tout de même son intérêt devant cette méthode bien peu orthodoxe de mettre en déroute l’adversaire. La technique est particulière, mais c’est innovant, à tout le moins.

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La Rose Écarlate
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 20 Nov - 16:51


La Tour

La Rose Blanche





Tu observes la bataille, à l'écart de tout cette agitation. Si seulement vous aviez pu agir plus tôt ! Quelle tristesse ! Si seulement. Mais il faut maintenant protéger les vivants. Et protéger le Temps, au présent. Le Sablier enseveli leur a donné un répit.

Parmi les rescapés luttant pour leur survie, il y a les combattants et les démunis. Ton Roi prête main-forte aux Noirs, exprimant pleinement leur fureur contre la folie de l'Ordre, mais ton essence est de protéger. Tu rentres dans ce cauchemar de feu et de sang, discrète et rapide, pour rejoindre ceux qui tentent de libérer les malheureux enfermés dans les cages d'acier.
Avec eux, tu ouvres les prisons et retires les chaînes. La tête rentrée dans les épaules, tu aides les blessés à se relever et sortir, faisant confiance à ton armure pour tourner le dos au fracas des armes. Tu devines le Cavalier Noir à tes côtés, ombre parmi les ombres, frappant l'ennemi à mort avant d'y replonger. A vous deux, vous portez secours aux prisonniers, tu les guides et les encourage tandis qu'il protège la voie.
« Sortez d'ici, allez vers les dragons, ils vous protégeront. Aidez les blessés à marcher, on vous soignera une fois tout le monde en sécurité. »
Les cellules se vident et tu quittes toi-même les lieux, soutenant un estropié qui a été torturé. Un choc sourd fait trembler les plaques de ton armure, et un des agents de l'Ordre tente de te barrer la route, l'épée levée pour porter un meilleur coup. Malheur à lui. Albâtre s'abat sur l'insensé et l'arrache du sol en un coup d'ailes. Tu vois ta monture s'éloigner, toujours plus haut, avant de lâcher son fardeau au milieu du lac.

Tu poursuis ta route et tu rassembles les survivants aux pieds de Stellaire. Tu te dresses face aux attaquants, Tour protectrice aux côtés de ton Roi. Que les coups pleuvent sur toi, tu feras rempart pour garder les innocents à l'abri. Aujourd'hui, tu mets ton armure et ta détermination à l'épreuve.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 20 Nov - 16:55

Précédemment en Arven:
 




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.6

La Danse des Trépassés

Du 31 octobre au 5 novembre 1001



Intrigue animée par Aura·


Le Festival du Seuil




 
 
 




Le chaos est indescriptible dans les clairières et les forêts qui entourent le Lac Oublié. Les séides de l’Ordre affrontent les forces militaires d’Ibélène qui ont fini par arriver, et dans la confusion comment savoir à qui se fier ? Dans le plus grand secret, Liselotte Passefil a pu transmettre les précieux feuillets du Sablier à ses camarades de l’Ordre – ils se sont retirés du champ de bataille, mais lorsque les cohortes de Voltigeurs et ingénieurs de combat déblaient les ruines de la salle souterraine, force leur est de reconnaître que l’ennemi a aussi réussi à dérober l’artefact : la salle est vide, seuls restent les cadrans de cristal fixés au sol.

On évacue les blessés, on compte les morts, on reconduit les Faës à la frontière plutôt sèchement ; les nouvelles de Faërie sont mauvaises et la tension crépite dans l’air. Trois jours après la fin de la bataille, les régnants d’Ibélène sont de retour, et les autorités cielsombroises et impériales enquêtent sans guère de succès pour retrouver le précieux objet.  

Tout le long de la frontière entre les deux empires, les Voltigeurs sont dépêchés pour se préparer à un éventuel conflit, et Bellifère intensifie l’entraînement de l’armée de métier.

La raison de cette discorde ?
Augustus a décrété l’Ordre du Jugement hors-la-loi sur tout le territoire ibéen… Et Gustave a refusé de faire de même en Faërie.

Sombres temps qui s’annoncent…

   





Septième Tour

Consignes



IRL : du lundi 21/11 au dimanche 27/11(16h).
IRP : du 3 au 6 novembre.

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « La Danse des Trépassés », côté Sombreciel. Il s'agit uniquement des bourgeois et roturiers. La noblesse est invitée à rejoindre le topic côté Outrevent.

• Ce tour de clôture couvre les trois jours qui suivent la bataille et le vol du Sablier.

• Le tour prend fin le 6 novembre, une fois tous les Faës d'Outrevent revenus sur place, lorsque la mobilisation des armées commence pour surveiller la frontière.

• Les blessés sont dans un hôpital de campagne et soignés sur place (sauf les Faës, renvoyés chez eux par portail).

• Vos fantômes ont disparu le soir du 3 novembre, la Samhain est terminée.

• La limite de mots est levée pour le tour de clôture !

• Pensez à indiquer votre nombre de mots et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Merci à tous d'avoir participé ! Le Destin est très satisfait.  :poele:




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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Lun 21 Nov - 9:55

Tout ça pour …ça !? Je me sentais étrangement vide, ou bien était-ce de la confusion ? J’avais du mal à mettre des mots sur mon état d’esprit. Pendant ces quelques jours, des plaies s’étaient rouvertes, avaient été pansées pour enfin guérir, des fondations avaient été solidifiées tandis que de nouvelles fissures étaient apparues ailleurs dans mon cœur. Je n’avais pas la moindre idée de comment gérer tout cela.
Le sablier avait disparu, emporté par ces fumiers, peu importe avec quelle hargne il avait été défendu. Peu importaient la rose, l’incendie, l’armée. Ils avaient eu ce qu’ils voulaient et j’étais une boule de frustration de n’avoir rien pu faire pour détruire la relique. Assise dans la plaine, je la contemple, épuisée alors que le soleil l’éclaire.
Le calme qui y planait était à la limite de l’insanité après y avoir vécu tant d’évènement et j’avais l’impression d’être dans un autre monde.

Exténuée, je gardais mon sac serré contre moi alors que j’étais assise sur l’herbe humide. Un petit trésor, bien maigre consolation après tant d’effort pour si peu de résultats. Au moins, étais-je encore en vie et avais-je évité la torture. Je jurais de me venger de ces salauds, ils se moquaient de nous depuis trop longtemps. Je ne savais pas dans quelle mesure je pourrais, mais je le ferais ! Il faudrait que je prenne le temps de m’assurer que Melinda n’avait pas fait de folie, que Maëlys était en un seul morceau. La connaissant c’était peu probable, mais je refusais de la croire morte. Elle était trop insupportable pour cela. Il faudrait aussi que je remercie le Roi blanc et Stellaire. Comme une personne aussi… banale s’était vue croiser le chemin du dragon autant de fois et lui être autant redevable ? Je n’aurais certainement pas assez d’une vie pour m’amender de ma dette, je ne savais même pas comment faire pour les remercier. Je doutais qu’offrir des perles pour paraît la barbe du dragon ferait l’affaire… Je ne savais même pas où les trouver et s’ils étaient encore ici. Avais-je seulement le droit d’aller les retrouver ? Moi, qui avais lâchement fui dans les ténèbres lorsque la voix impérieuse du Roi m’avait sorti de ma torpeur pour m’exhorter d’aller me mettre à l’abri.

J’en étais donc là, serrant mon sac et observant, médusée, le ballet qui tenait lieu sur la plaine maintenant que le soleil était levé et que les combats avaient cessé. Le corps transit d’une fatigue qui le crispait et incapable pourtant de se laisser aller au sommeil. Il faudrait bien pourtant, mais… Je n’arrivais pas à m’y résoudre.
Pas tout de suite, pas encore.
C’était comme si je cherchais une réponse à une question que je ne connaissais pas, espérant vainement qu’en attendant patiemment, elle viendrait à ma rencontre. Mes pensées engourdies pas le manque de repos, étaient incapables d’une cohérence décente. Tout s’emmêlait, se brouillait et se mélangeait. Donc … Je restais là, attendant stupidement que tout se calme dans ma tête comme cela pouvait être le cas sur l’horizon. Refusant la seule chose qui me serait bénéfique et enlèverait la brume qui ankylosait mon esprit, dormir.


Pourtant il faudrait bien que je bouge, que j’aille dormir et que je rentre chez moi. Dans les rues de Lorgol, ma bien-aimée. Il faudrait bien que je me lève pour aller dormir et faire le compte de ce que j’avais réussi à voler. Papier comme fleurons ou pierre précieuse.
Mais en attendant, pour faire encore un peu de résistance et tromper l’épuisement, je sors le petit étui en cuir, intacte, toujours avec son scellé et le brise pour voir ce qui avait bien pu être consigné de la sorte.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mar 22 Nov - 22:12

Il ne se rappelait pas avoir sombré dans l’inconscience. Tout était allé si vite. Il s’était assis, avait juste fermé les yeux, pensant juste reprendre quelques forces, puis plus rien. Au final, il s’était réveillé plus affaibli, plus épuisé qu’avant. Mais il ne devait pas rester là. En reprenant ses esprits, il se rendit compte d’une chose : les bruits de combat avaient cessé. Serenus se redressa en gémissant puis parvint à se lever après quelques minutes durant lesquelles il essaya de contrôler ses tremblements. Une fois debout, il fit un rapide constat de son état physique. Il était encore une fois dans un sale état. Sa tunique était en lambeaux, déchirée par les coups de ses adversaires. Il saignait à de multiples endroits mais il n’y avait rien d’inquiétant. Que des égratignures. Une seule blessure attira son attention. Il avait reçu un coup de dague qui avait sérieusement entaillé son avant-bras droit. Il allait devoir suturer tout ça… Brrrr, il détestait faire ça. Mais d’abord, il lui fallait retrouver les autres. Savoir s’ils s’en étaient sortis et s’ils allaient bien. L’image de Melinda, sa propre dague à la main, rejaillit dans son esprit et il réussit à trainer sa carcasse en dehors de la tente, délaissant ainsi les corps de ses adversaires.

Chaque pas lui faisait mal tant il était courbaturé. Il avait l’impression d’avoir gagné dix ans. Il chercha Melinda du regard quand un mouvement à sa gauche le fit sursauter. Il se retourna... Pour se retrouver face à sa jument, la crinière toute ébouriffée mais le regard pétillant de vie. Elle avait réussi à s’enfuir ! Serenus étudia les débris de corde qui jusque-là la retenait à un poteau. Un homme avait dû couper la corde pour s’emparer de l’animal mais elle ne s’était pas laissée faire. Serenus avait reçu assez de coups de sabots pour savoir que sa jument n’avait pas un caractère facile et il imagina le pauvre type, plié en deux de douleur après avoir lui aussi subi la même chose. Voilà qui est bien fait pour lui. Rassuré de la voir en vie, il caressa son museau avant de repartir à la recherche de ses compagnons.

Après un long moment, il finit enfin par tomber sur Melinda, elle avait l’air d’aller bien. Il se rapprocha néanmoins de son amie et, après s’être assuré du regard qu’elle n’avait rien, il lui demanda :

« - Melinda, ça va ? Que t’es t-il arrivée ? J’ai cru que tu me suivais mais ce n’était pas toi. » Il passa la main dans ses cheveux avant de lâcher un petit : « J’ai eu si peur pour toi »

Soudain, un soldat armé s’approcha d’eux et leur intima de partir d’ici. Il désigna du doigt un portail magique qui venait juste d’être ouvert. Serenus n’avait jamais pris de portail de sa vie et cela ne le rassurait pas beaucoup. Il se demandait également si sa jument pourrait l’emprunter sans faire d’histoires. Un regard vers l’animal confirma ses craintes car celle-ci tapait du pied. Serenus soupira et dit à Melinda :

« - Je crois que je vais rentrer par la voie « normale »… Je pourrais rejoindre la frontière en quelques jours... Que vas-tu faire toi ? Je suppose que tu vas rentrer à Lorgol. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mer 23 Nov - 10:59

La course à travers les souterrains se déroule sans encombres pour la jeune couturière. Guidée par le fantôme de Mathilde, elle parcourt les tunnels obscurs jusqu'à la sortie, les feuillets toujours soigneusement dissimulés dans son corsage. Les rayons d'un soleil matinal semblent l'aveugler après tant de ténèbres et il lui faut bien quelques secondes pour ajuster sa vision. Sous ses yeux, un paysage dévasté, les tentes enflammées, les montures de la Rose qui dominent les cieux. Beaucoup de sang a coulé cette nuit et l'Ordre impose une nouvelle fois sa puissance sur Arven. Liselotte reste un instant immobile, réfléchissant à la suite, puis se tourne vers Mathilde, un mince sourire dessiné sur ses lèvres. « Merci pour tout. J'arriverai à m'en sortir seule à partir d'ici, rejoins ton frère. » La douce jeune femme acquiesce doucement ; il y a de la mélancolie dans ses grands yeux sombres quand elle finit par se retirer, allant retrouver Mayeul. La couturière déplorerait qu'il arrive quelque chose au Voltigeur, mais elle a d'autres priorités à cet instant.

Aussi discrète qu'une ombre, protégée d'Isil, elle avance sur entre les débris et les corps sans vie pour joindre l'un des agents de l'Ordre. En quelques mots, elle annonce qu'elle a récupéré une partie des feuillets, qu'elle les rendra elle-même en mains propres au Chancelier d'Ibelin et qu'ils peuvent cesser leur attaque dès à présent. Désormais, leur principale mission est de récupérer le Sablier et de s'en aller au plus vite, ce qu'elle fait également.

Liselotte retrouve les autorités de Sombreciel, peignant avec une sincérité troublante la peur sur ses traits. Elle se joint aux autres blessés et rescapés du festival, évacués en urgence et ramenés chez eux, en sécurité. Le voyage est long jusqu'à Ibelin, mais la couturière en profite pour examiner attentivement les quelques parchemins sauvés de cette aventure et de prendre quelques notes pour elle-même avant de les confier au Chancelier. Arrivée au sein de la capitale ibéenne, l'effervescence est telle qu'il lui semble arriver en plein ouragan. Visiblement, il s'est passé bien des choses en Outrevent durant son absence. Alors la petite couturière fait ses rapports à ses supérieurs de l'Ordre mais également de la Cour, dont elle reste une membre assidue. Les semaines qui suivront seront décisives pour l'avenir d'Arven et elle compte bien être aux premières loges pour y assister.


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On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?





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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Mer 23 Nov - 22:09

J’étais lasse, mentalement, physiquement et émotionnellement épuisée, et j’avais juste envie de me laisser tomber face contre terre et de ne plus jamais me relever. Ou éventuellement, de me lever pour manger du miel et parler avec mes abeilles jusqu’à la fin de mes jours. Malheureusement, mes petites protégées étaient à l’autre bout du continent – l’autre bout du monde, à mes yeux – et j’avais peine à rassembler le courage nécessaire pour songer au voyage. Le regard vide, sans même penser à ce que je faisais, je rassemblais vaguement les quelques affaires que j’avais amenées au Festival du Seuil. Heureusement que l’opération était rapide et simple, sinon j’aurais été capable de commettre un drame tant j’étais distraite.

Il y avait eu des blessés. Des morts, même. Des pauvres gens qui seraient probablement traumatisés jusqu’à la fin de leurs jours par ce qu’ils avaient vu et subi. L’impératrice avait été assassinée, un homme que je n’aimais guère avait pris sa place. Notre lutte des dernières heures n’avait eu aucun résultat : l’Ordre des Savoirs Libérés s’était emparé du Sablier. Pourtant, je ne parvenais à penser à rien de tout ça. En fait, j’étais surtout partagée entre la tristesse que mon frère soit parti, le soulagement de ne plus avoir à me surveiller à chaque instant pour maintenir la distance entre nous, alors qu’il était si proche, et les remords de ressentir ce même soulagement. Depuis mes douze ans, j’avais cru que c’était mon frère qui m’avait abandonnée en me laissant en vie. Mais d’une certaine façon, n’était-ce pas moi qui m’efforçais de le garder à distance depuis tout ce temps – lui, ou toute idée qui le concernait ? La question, cruelle, tournoyait dans mon esprit, sans réponse.

Je m’apprêtais à partir, mon sac déjà sur l’épaule, quand Serenus m’aborda. Je lui retournai un regard vide, quoique souligné par mon habituel sourire – un réflexe bienvenu – tandis qu’il me parlait. Ses mots me paraissaient insensés, mais je hochai affirmativement la tête à chacune de ses questions. Inutile de raconter ce qu’il s’était passé. Inutile de m’étaler sur des choses que mon esprit n’avait même pas encore digérées. Inutile de lui dire que je me refusais à songer à des choses qui me faisaient, pour l’instant, trop mal. Peut-être que devant mes abeilles j’oserais, l’espace d’un instant, montrer à quel point j’étais désemparée. Mais devant un autre être-humain ? Hors-de-question. Aussi ne remarquai-je pas une seconde à quel point ma réponse était déplacée quand il m’avoua qu’il avait eu peur pour moi.

— D’accord, Serenus. Tu as encore beaucoup de choses à me dire ? Je suis fatiguée.

Fatiguée de parler, de penser, de songer à quoi que ce soit. Fatiguée d’essayer de maintenir un sourire que je ne ressentais pas. Fatiguée de constater encore une fois le délitement des relations entre Ibélène et Faërie, quand on nous demanda de quitter les lieux. Avaient-ils raison, ce soir-là, dans les souterrains de Lorgol ? Faës et Ibéens étaient-ils destinés, dès leur naissance, à être ennemis les uns des autres ? Je fronçai les sourcils, sachant pertinemment que cette idée était ridicule. Elle l’était, n’est-ce pas ? Je levai la tête vers le ciel, comme si je pouvais y trouver une réponse rassurante. Mais naturellement, il n’y avait rien. Et je restais seule avec mes doutes, mes souffrances et mes interrogations.

— Rentrer, fut ma seule réponse à Serenus, même si le ton de ma voix pouvait être considéré comme un brin interrogateur, comme si je n’en étais pas certaine moi-même et que je me contentais de répéter bêtement ce qu’il disait.

Rentrer oui, mais avec tout Arven en proie aux délires de l’Ordre des Magies et Savoirs Libérés, avec Gustave comme empereur de Faërie, avec mon frère loin de moi, existait-il encore un endroit où rentrer ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 24 Nov - 0:51

S’efforçant d’ignorer la fatigue qui ralentit ses pas, Mayeul s’avance sans vraiment regarder autour de lui. Les morts, les blessés, le sang... Lui aussi est touché, une longue estafilade à la cuisse infligée par un coup d’épée alors qu’il se montrait distrait quelques instants, une coupure sur la joue aussi, mais il s’en fiche, le Voltigeur. Tout ce qui lui importe, pour le moment, c’est de retrouver Mathilde avant qu’elle ne parte. Avant que son fantôme ne disparaisse et qu’il se retrouve seul, à nouveau. A peine note-t-il dans un recoin de son esprit épuisé le retour de Nuage à proximité. Un sourire flotte sur ses lèvres, un bref instant, alors que l’image de sa sœur flotte à la lisière de sa conscience, envoyée par un griffon qui lui transmet également sa joie et son affection.

Il se tarde pas à la retrouver, sa jumelle. Nuage salue le départ de quelques griffons de la Rose et s’installe non loin, veillant sur son Voltigeur, mais lui laissant l’intimité dont, il le sait, ont besoin le frère et la sœur. Couché en boule à proximité, sa propre blessure le tiraillant désagréablement, le griffon goûte lui aussi quelques instants de tranquillité. L’Ordre a battu en retraite devant les forces de la Rose Écarlate et des forces armées d’Ibélène, et ils ont enfin quelques instants à eux.

Ils ne parlent guère, pourtant, les jumeaux. Mayeul en a tellement rêvé, perdu dans les brumes des drogues de son duché, qu’il ne sait pas réellement si cet instant relève de la réalité ou non. Que lui dire, à Mathilde, qu’elle ne sait pas déjà ? Qu’elle lui manque ? Qu’il a désespérément besoin d’elle ? Elle le sait. Alors ils restent là, deux silhouettes perdus au milieu des cadavres et des gens en armes qui patrouillent, des médecins qui aident les blessés. Jusqu’à ce que le fantôme de sa jumelle ne finissent par s’évaporer, retournant dans le monde qui lui appartient désormais. La Samhain est terminé.

Mathilde lui a fait promettre d'arrêter ses bêtises. De ne pas suivre les traces de leurs parents, et d'oublier cette drogue qui fait des ravages. Qui le rend si différent. Elle lui a demandé de la laisser partir. De vivre sa vie, vraiment. Elle s’est moquée de lui, gentiment, en lui demandant où étaient ces neveux et nièces qu’il lui avait promis, sur son lit de mort. Il lui aurait fait n’importe quelle promesse pour éviter qu’elle ne parte, ce soir là. Tout comme il lui aurait promis n’importe quoi, pourvu que son fantôme ne le laisse pas. Mais comme le soir de sa mort, rien n’y a fait. Elle est repartie, et il est seul à nouveau. Pas seul, pas tout à fait, certes. Mais sans elle.

Le monde est étrangement silencieux pour le Voltigeur, comme anesthésié. A peine a-t-il conscience des voix autour de lui, qui lui enjoignent d’aller faire soigner la blessure qui a tâché de sang ses vêtements. De Nuage, qui l’accompagne en roucoulant doucement, lui évitant ainsi d’être arrêté par les autorités pour décliner son identité. Il frissonne dans cette chemise d’il y a mille ans, donnée par Reja pour que la vue de son torse nu ne la perturbe pas davantage.

Il lui a promis, à la Voltigeuse Erebienne, de ne pas mourir sans elle. Il boite, il saigne, mais il est en vie. Est-ce seulement le cas de Grâce ? Tendresse. Corail. Celui de Liselotte ? De ceux qu’il connaît, et qui était présent lors de ces funestes événements ? Les bruits courent, sur le Sablier disparu, sur les tensions en Faërie. Des rumeurs sur le fait que les Faës sont raccompagnés fermement jusqu’à la frontière.

Mais il n’en a cure, Mayeul. Une voix persistante dans son esprit a beau le raisonner, il a beau savoir, comprendre, il ne peut pas l’accepter, pas pour l’instant. Sa sœur est partie. Elle l’a laissé. Encore.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 24 Nov - 1:20

Épuisée. Au-delà de ce que je pensais possible : j’ai les membres fourbus et l’esprit éreinté, par tous ce qui s’est passé ces derniers jours. La course effrénée, la fuite chaotique pour attirer derrière moi des alliés qui me prendraient facilement pour une ennemie ; mon rapport furtif à un des agents supérieurs de l’Ordre présents sur place, et mon renvoi au combat pour sauver les apparences. C’est aux pillards que je me suis attaquée : à ces charognards qui n’ont aucune idéologie mais profitent des combats pour errer sur le champ de bataille, achevant les blessés sans pitié ni remords, car il est bien plus simple de dévaliser un mort… Avec Sirocco, nous avons fondu des nuages sans faillir, surgissant tels la justice implacable, appréhendant dans le sang et les coups une partie des vautours dépourvus d’humanité.

Et puis, les choses se sont calmées. Arborant un bleu disgracieux sur ma joue là où un poing vigoureux s’est montré plus véloce que ma tête et des estafilades en tout genre marbrant ma peau sous le tissu déchiré de ma chemise de Voltigeuse, je somnole contre l’aile de Sirocco qui roucoule doucement pour me bercer. J’ai eu bien peu de sommeil ces derniers jours, et même l’hébétude abrutie qui me plonge dans une torpeur aveugle est reposante. Je ne sais pas vraiment quelle heure il est lorsque je finis par me redresser : le champ de bataille est à peu près nettoyé, il est temps pour moi de rentrer à Ibelin pour faire mon rapport à mon major, faire panser mes plaies, et m’effondrer au fond de mon lit. Dans un coin de mon esprit, mille pensées tourbillonnent vers Alméïde qui a dû en voir de toutes les couleurs en Outrevent : l’on sait que le duc Castiel de Sombreciel est rentré chez lui à peu près valide, mais nulle mention de la couronne d’Erebor. Péniblement, je me dirige vers le poste de contrôle des Voltigeurs ; lorsque Sirocco m’interpelle. Nuage. Blessure. Douleur. Hmm. Par ses yeux, j’aperçois son cavalier, visiblement occupé à parlementer avec d’autres Voltigeurs, et je tourne le regard vers Sirocco – qui, du bec, me pousse doucement dans la direction approximative de son nouveau copain.

Bon.
Pourquoi pas.
Je ne suis plus à dix minutes près.

Péniblement, je couvre la distance me séparant de Nuage, précédée par un Sirocco un peu contusionné mais néanmoins plutôt indemne, qui sautille devant moi et tourne autour du griffon plus petit, faisant visiblement l’inventaire des blessures qu’il a subies pendant la bataille. Prudente, j’attends à quelques mètres, que Nuage m’autorise à l’approcher : je ne tiens pas à ce que l’enthousiasme de mon partenaire ne me vaille quelques doigts en main… Il me transmet l’accord du concerné, et je m’avance, sacoche de soins en mains. Les baumes et les onguents qu’elle contient sont souverains pour les griffons, et je ne me déplace jamais sans une généreuse quantité, que la grande carrure de Sirocco lui permet de transporter sans être gêné. Avec mille précautions, j’étale le désinfectant sur la blessure de Nuage, écartant doucement ses plumes, désireuse de soulager la souffrance de ce noble animal. Je ne m’attarde pas ; Mayeul a terminé son conciliabule et n’est plus qu’à quelques pas.

Il porte encore cette chemise du passé que je lui ai jetée dans les souterrains pour qu’il couvre sa très perturbante nudité, et il a l’air… Creux. Vidé. Comme hanté. Mathilde n’est plus nulle part en vue, et j’ai vu disparaître les esprits : Samhain est terminée, ils sont partis. Nul besoin d’être devin pour imaginer ce qui se passe dans l’esprit du maudit Cielsombrois… Je range mes pots et mes bandages de quelques gestes machinaux, fixant la sacoche au harnais de vol de Sirocco. D’une main affectueuse, je tapote le bec de Nuage pour prendre congé, avant de me diriger vers le point de contrôle pour signaler mon départ. Une fois à la hauteur de Mayeul, sans vraiment réfléchir à ce que je fais, je me dresse sur la pointe des pieds et dépose un baiser de réconfort sur sa joue, avant de poursuivre mon chemin sans oser le regarder.

Le plus dur en ce monde, c’est d’y vivre.
Sois fort, Voltigeur.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 24 Nov - 18:16

« Rackham... ? Ca va ? »

La petite voix fluette et inquiète de Calico murmura dans l’esprit du capitaine du vol d'Ansemer quand il prit enfin la peine de s'asseoir dans un coin tranquille, un peu forcé d'ailleurs par Quitterie qui avait retrouvée ses réflexes de guérisseuse. Il soupire, malgré la douleur qui vrille son flanc et qui lui fait grincer des dents, et obtempère, face aux gestes précis de la p'tite Quittou et à sa détermination. Même si elle n'est pas dans une situation très sympathique, il ne manque pas de remarquer que la panique n'a pas encore fait céder ses nerfs, et il doit reconnaître être surpris. Tandis qu'elle s'occupe de sa blessure, la petite loris trouve chemin jusqu'à lui, quittant les bras de la jeune femme pour se poser sur son épaule et lover son petit visage contre le sien.

« Ca va ma belle, ça va. » Il a une caresse pour elle, veillant à ne pas déranger malgré tout le travail de la guérisseuse. Il peut encore percevoir les tremblements et la peur de son Familier, mais il y a aussi le soulagement soudain et toute l’affection. Petit à petit, la douleur recule, pour n’être qu’un tiraillement gênant mais sans plus. « Merci Quitterie. » Une voix sincère, un regard reconnaissant, qui bien vite remarque la sueur qui perle sur le front de sa coéquipière. Puis sa respiration qui bien vite s’emballe, pour la laisser tout à coup vide de force. Il peut les sentir, ces vagues de magie positive et pleine de douceur qui s’élève jusqu’aux alentours pour toucher les autres blessés. Une spécialité magique qui n’est pas celle de la jeune femme, et quand elle se rattrape à lui, il pose une main sur ses hanches pour l’empêcher de complètement flancher.

« Hé là qu’est-c’que tu fais ? C’dangereux ça ! Tu vas t’épuiser et ç’va aider personne ! »

Il veut pas être méchant, Rackham, au contraire, il s’inquiète vraiment de ce qu’elle vient de faire, qui aurait pu être dangereux si elle avait complètement relâché son pouvoir de guérison. Et en même temps, il ne peut lui en vouloir tout fait de chercher à aider ces malheureux qui n’avaient pas été épargnés par l’Ordre. Il aimerait partir à leur poursuite d’ailleurs, mais il n’est hélas pas le mieux placé, ce n’est pas son empire ici. Pourtant le fait que ces enfoirés aient en leur possession le sablier le met hors de lui.

Mais ils ne sont pas invités à rester, les faës. Une fois les lieux sécurisés, les blessés récupérés et mis en lieu sûr, ils sont vites guidés vers la frontière ou les portails pour rentrer. Il n’attend pas pour repartir en Ansemer avec Quittou. Pauvre Quittou dévastée par la nouvelle de son amie restée dans le passé, condamnée à survivre dans une autre époque. Il a essayé de la réconforter, du mieux qu’il pouvait. Mais hélas, les événements d’Arven ne laissèrent pas au capitaine le temps de s’en occuper, car il est rapidement sollicité. L’Ordre du Jugement, soutenu par Gustave et chassé par Augustus. De sombres événements, qui ne plaisent guère à l’îlien. Car quand bien même soutient-il Faërie, peu à peu l’image de cette terre qu’il aimait en vient à se ternir, à remettre en doute certaines loyautés.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Jeu 24 Nov - 22:27


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Il s'en est fallu de peu pour que tu fauches par erreur celui qui vient de te pousser en avant, à t'intimer d'aller plus vite. Toi, le Pion Noir, te faire rabrouer par un boiteux ? La situation devient risible. Mais à quoi t'attendre, après avoir provoqué l'éboulement des galeries sur leurs têtes ? Ils n'ont pas l'air bien contents, les fiers défenseurs du temps. Peut-être même qu'ils t'en veulent un peu... Mais ils se gardent bien de le dire, certainement trop occupés à courir pour sauver leur vie. Tu fermes la marche, à ralentir ostensiblement la cadence, ta masse d'armes jetée nonchalamment sur ton épaule gauche pour économiser un peu tes forces jusqu'au moment fatidique... Des blocs entiers de roches se détachent parfois de la voûte, et en un arc de cercle puissant, tu les réduis en poussière pour mieux avancer. « Ne te sers pas de moi pour concasser vulgairement des cailloux ! » La terre elle-même s'ébroue, à rejeter ta présence néfaste tout comme celle de tes ennemis, encore sur vos talons.

Tu bifurques, à une interstice, les enjoignant à poursuivre sans toi : « Tout droit, la sortie ! » Un rayon de lumière tenu qui filtre, et invite tous les rescapés à gagner leur salut, voyageurs du temps et membres de l'Ordre confondus. Ah... L'espoir ! Qu'il est beau et délicieux, comme un piège tendu à vos poursuivants. Et le Tonnerre retentit quand ils ne s'attendent plus à l'entendre. Elle rit, s'abreuve, et chante.

« Et devant nous passe un vivant,
Avec tout son sang dedans...
Soudain le voilà mort,
Et tout son sang est dehors !
»


Les percussions ne sont autres que ces crânes qui se fracassent, ces os qui craquent et se brisent... Comme une symphonie discordante qui parvient à faire grâce auprès de la duchesse guerrière, et subitement si poète devant tant d'effusions de sang. Elle t'entraîne, au-delà de tes propres limites, dans sa rage destructrice.

« Et tous se mettent à hurler,
Un coup de Tonnerre, tout s'écroule !
Le sang n'arrête pas de couler,
On peut en boire jusqu'à être saoul !
»


Ils sont nombreux à ne pas en réchapper, coincés sous les éboulis, cueillis par la masse d'armes quand ils songent à revoir le ciel. C'est plus facile pour toi de tenir, à les prendre un par un dans des couloirs sinueux, jusqu'à ce que les cadavres s'amoncellent et te servent aussi de boucliers de chair morte. Enfin... La victoire. Les forces ibéennes détruisent les dernières poches de résistance, et Malfurie cesse de perpétrer son carnage pour venir se poser auprès de toi. Tu chancelles, quand tes forces s'amenuisent, avec l'adrénaline qui s'estompe et tes propres blessures qui se font plus impérieuses. Aïfa, elle, semble presque repue, ensanglantée jusqu'à la garde. Le spectacle qui se dépeint est macabre, mais tu as bien œuvré, même si tes méthodes peu conventionnelles peuvent en déranger plus d'un. Les Pièces ont répondu à l'appel, mais ce retrait soudain de l'Ordre te laisse sceptique. Auraient-ils réussi à avoir ce qu'ils voulaient, malgré ton action dévastatrice ?

« On les poursuit ? Je suis certaine que Fantasme triche. Elle dit en avoir tuée plus que moi, mais j'avais une belle avance sur ces retardataires. » Tu hésites, petit Pion qui n'a pas tellement envie de s'attarder, alors que les forces ibéennes ont pris le relai... Et surtout que le Roi Blanc est là, inquisiteur, avec les autres Pièces. Devant toi, les corps carbonisés. Derrière... Les galeries effondrées, et ces deux décors apocalyptiques encore fumants. Un sourire voilé, à toi-même, et l'Or qui déjà déploie ses ailes. Ah ! Non, vraiment... Il est temps. Ils comprendront bien, que le devoir t'appelle ailleurs.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Ven 25 Nov - 20:43

Après le tumulte, il y eu le calme... Un calme presque surnaturel après l'effervescence. Thomas se sentait d'ailleurs frustré. Il aurait aimé pouvoir se battre davantage, pouvoir punir ces gens qui avaient massacré des innocents par cupidité. Mais les pièces de la Rose Ecarlate en avaient décidé autrement en semant le chaos et en forçant les voyageurs du temps à fuir pour ne pas périr écrasés sous les décombres. Une fois tiré d'affaire avec quelques égratignures et contusions, Thomas s'était empressé de chercher après Cassiopée, qui ne s'était pas contentée de l'attendre sagement, mais avait décidé de jouer les héros en compagnie de Serenus pour sauver Arnaud... En temps normal, peut-être que Thomas aurait désapprouvé, mais en l'occurrence, il était juste heureux qu'elle soit saine et sauve. Il l'avait simplement prise dans ses bras et serré contre lui. Maelys allait bien également. De même que d'autres Chevaucheurs connus et même quelques Ibéens aperçus.

Malheureusement, le Sablier avait disparu... Thomas se félicitait d'avoir détruit ses feuillets. Comme il l'avait craint, ce pouvoir était tombé entre de mauvaises mains. Mais ces feuillets manquants seraient-ils suffisants pour les empêcher de se servir du Sablier ? Peut-être aurait-il du détruit le précieux artefact comme il l'avait envisagé au départ... Mais cela aurait pu être encore pire que de le voir disparaître entre les mains de l'Ordre...

Il était las après tous ses événements. Il avait déjà vu des morts, il s'était déjà battu mais cela ne rendait pas le spectacle moins marquant. Surtout qu'au vu des des nouvelles, la guerre risquait de frapper rapidement... Il ne lâchait pas Cassiopée dans cette débâcle... Mais quand sa mère disparut pour de bon, il se sentit abandonné une seconde fois. Il verrouilla son cœur, se dissimulant derrière son air impassible. Mais la tristesse lui broyait le cœur et la colère lui consumait l'âme. Son père allait payer. Il s'en était fait la promesse. Il sentait l'inquiétude de Sereine dans son esprit, les interrogations d’Étincelle, mais il ne leur répondait pas et elles n'insistèrent pas.

Il n'était pas le seul à être chamboulé par la disparition des fantômes. Mayeul, le Voltigeur à la langue agile, si prompt à séduire les femmes et à se montrer était comme mort à son tour. Thomas ne pouvait que comprendre. Les Faes furent reconduits aux portails sans grande délicatesse. Ils étaient personna non grata désormais. Tant mieux, il n'avait pas l'intention de remettre les pieds à Ibélène, pas après tout ce qu'il s'était passé au cours des derniers jours. L’impératrice était morte. Gustave avait prit sa place. Augustus et l'empereur Fae n'étaient pas d'accord concernant l'Ordre du Jugement. Et pour l'occasion, Thomas avait presque honte d'être Fae en voyant la décision de son nouvel empereur à ce sujet...

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Ven 25 Nov - 23:42

J'ai pris le premier portail en partance de... D'ailleurs. Je n'ai pas vraiment réfléchi, avec uniquement ce besoin impérieux de laisser le théâtre de tant de massacres derrière moi. Quelle ironie, de me retrouver dans la cité qui m'a vu naître ! Je crois avoir vomi à l'arrivée, ballottée par ce voyage brutal. Je dois ressembler à un véritable cadavre, et tous ces bien-pensants à Lorgol m'observent avec de grands yeux ébahis. Bénis soient les ignorants, dit-on... Je les effraie sûrement, dans mon accoutrement de Chevaucheuse Lagrane vieux de mille années, déchirés et tâchés de sang par endroits, et mon teint livide qui doit leur faire croire à un fantôme de la Samhain. Non, ils ne comprennent pas encore, ce qui ne tardera pas à arriver.

La guerre.
Dans mon sillage, c'est autant de non-dits à son propos. Faërie et Ibélène prennent des positions diamétralement opposées. Et moi, dans tout cela ? Je crois être à l'image de Lorgol, trop hébétée pour réaliser, et bientôt prise entre deux feux. Que nous réserve le règne de Gustave de la Rive ? Je le sais puissant, redoutable même... Et il gardera les rênes de la contrée de la magie, d'une main de fer. Sauf que... Me suis-je déjà penchée sur ses véritables intentions ? Tout ce que me souffle Mirage me laisse profondément perplexe. Tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins, oui, et c'était pour ainsi dire un coup de maître. Mais... Soutenir l'Ordre, vraiment ? Je connaissais sa politique d'ouverture, seulement... Ils amènent la guerre avec eux. Je ne voulais pas d'un souverain fort sur le trône de Faërie pour qu'il la précipite vers une guerre inextricable. Puis-je vraiment me fier à lui ?

J'erre, dans des ruelles qui ne me sont pas si méconnues, prise dans la tourmente. Mes jambes peinent à me porter, mais il me faut... Avancer. Vesper est sur mes talons, silencieux et ombrageux, depuis qu'il a quitté son ancien foyer dans l'agonie et les cendres. Je devrais retourner en Lagrance, retrouver sans tarder Cassiopée et Thomas pour m'assurer qu'ils vont bien... Faire mon rapport à mon Capitaine et à mon Duc, dès leur retour aussi, maintenant que le grand dragon m'a assuré qu'ils étaient saufs. Et Agnès aussi. Alors pourquoi mes pas me mènent-ils ailleurs ? Peut-être parce qu'au fond, je ne désire qu'oublier, plongée dans l'effervescence insouciante de la Ville-Basse. Pour la première fois depuis longtemps... J'ai peur, de ce que l'avenir nous réserve, et plus encore de ce que j'ai pu commettre pour qu'un tel tableau se dessine. J'ai été l'une des premières à soutenir Gustave de la Rive, et pourtant... Pourtant...

Mes jambes se rompent, sous mon propre poids. Je m'écroule, en pleine rue, sur les pavés de Lorgol. Maelys ? Je vais chercher de l'aide ! Non, ce n'est... Pas la peine. Trop tard, le glouton est déjà reparti, au pas de charge. Il ne m'écoute jamais, de toute façon. Je me laisse entraîner par cette douce torpeur, à l'attendre, et je crois revoir un fantôme de la Samhain... Ou même plusieurs.

Elle a les traits de cette mère qui fut davantage la mienne qu'elle n'aurait dû.
Elle a les traits de ces voleurs, de vieux amis, qui m'ont soutenu dans les pires moments.
Si rassurante, étrangement réel... Une sœur oubliée. Alors je ferme les yeux, paisible.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Sam 26 Nov - 0:36

Ils ont réussi à s’en sortir, le Pion Noir et lui, se poussant l’un et l’autre, s’entraînant tant bien que mal dans les dédales des souterrains tandis que la masse d’arme faisant chanter le tonnerre autour d’eux. Lorsqu’il émerge enfin, déjà la Pièce de la Rose Écarlate repart en chasse. La douleur scie Octavius et l’énergie qu’il déploie pour marcher jusqu’à trouver la Caravane est celle du désespoir. C’est plutôt la Caravane qui le trouve, en vérité, alors qu’il s’arrête brusquement au milieu des tentes brûlantes et des corps sans vie. « Octavius ! » La voix puissante de Bethsabée attire son oreille et il se retourne, pantelant, vers la maîtresse de la Caravane. Le feu qui règne sur les lieux devrait le réchauffer, mais il ne fait que lui donner encore plus froid. Il est uniquement en chemise. Il ne sait même plus si Maelys a encore son manteau, ou s’il s’est perdu dans la confusion de la fuite et de la bataille. Ce n’est pas vraiment important. Il ne sait même pas où est Maelys. Ça, c’est important.

La Cielsombroise marche vers lui à grands pas, une expression de soulagement traversant son beau visage. Au même moment où la culpabilité traverse tout le guerrier. Il aurait dû défendre la Caravane, au lieu de crapahuter dans les siècles passés. « J’suis désolé, Bethsabée, j’aurais pas dû partir », qu’il bredouille, alors qu’elle l’inspecte d’un œil circonspect. Il est sale de la tête aux pieds, parcouru de blessures inconnues et parfaitement immobile, parce que s’il marche, il sait qu’il va tomber. Il n’a définitivement pas écouté les directives des médecins… il va être bon pour un autre séjour à la tour de la Guilde des Guerriers, le temps de le remettre sur pieds. Où ils en sont, ils pourraient même risquer de l’attacher, pour qu’il cesse de s’agiter. « J’ai pas, j’ai pas, je devais, j’m’excuse, je devais pas. » Elle l’attrape par le bras et le tire jusqu’à la forêt, coupant court à ses excuses. Marmonnant plutôt un chapelet de commentaires incluant son nouveau titre, increvable pour vrai, ce damné guerrier, jusqu’à l’amener au regroupement des roulottes. Plusieurs sont brisées, les roues cassées, mais toutes les Filles et les quelques Fils des Plaisirs semblent là. Apeurés, tremblants, et leurs bras s’ouvrent pour un de leurs guerriers. Ils n’ont pas le temps de s’attarder plus longtemps et les mages des portails qui s’occupent de rapatrier les Faës de leur côté de la frontière s’assembleront pour faire passer toutes les roulottes directement à Lorgol, une fois qu’ils en auront fini avec les autres mages.

On fait rentrer tout le monde dans sa roulotte. L’homme s’échoue plus qu’il entre dans celle qu’il partage avec Grégoire, sur son lit. Dans la roulotte, tout est tombé, comme si tout avait été secoué, et c’est avec minutie qu’il replace ses effets personnels, du mieux qu’il peut. Son armure. Son interdiction d’approcher Ljöta. Son épée. L’Opale brûle, jetant ses éclats enflammés dans tout l’espace. Comme sa colère, son désespoir, ce qui bout en lui. J’espère qu’elles vont bien. Les deux autres porteuses de cette opale. La mage et la savante. La Chevaucheuse et la princesse. « Veille sur elles, Kern, veille sur tes guerrières », qu’il murmure, passant ses doigts sur la lame de l’épée. Jusqu’à sentir le sang couler, son offrande au dieu de la Guerre. Veille sur elles, dans ces temps troubles.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 27 Nov - 1:25

Il est tard.
Le soleil s’est couché depuis longtemps maintenant ; et par ma fenêtre entrouverte, j’entends l’océan caresser le rivage, dans la brume fraîche de novembre. Il fait froid, dans ma chambre, mais je ne cherche pas à me couvrir : je reste allongée dans le noir, à écouter le bruit des vagues sous les pilotis, une sarabande de sons et d’images défilant dans ma mémoire.

L’après-combat a été… flou.
Mes tentatives de soin de zone m’ont épuisée, et je suis restée presque assommée pendant un moment – quand je suis vraiment revenue à moi, que j’ai pris conscience de ce qui se passait, nous étions escortés poliment – mais très fermement – en direction du portail magique ouvert en direction de Port-Liberté. Un instant, la panique m’a saisie : et ma Lucille, alors ? On ne fera rien pour elle ? Ma meilleure amie, ma camarade de l’Académie, elle est perdue, c’est ça ? Perdue, oui, Quitterie ; morte, enterrée et réduite en poussière depuis un millénaire. Les larmes ont commencé à couler sur mon visage, et j’ai suivi mon Capitaine la mort dans l’âme et le cœur brisé, éplorée de ne pas avoir su la sauver, ma terroriste aux cheveux enflammés. Oh, il a bien tenté de me réconforter, à grand renfort de Calico ; et même si le destin fatal de ma chère amie me grève le cœur, leur soutien m’a fait du bien. Serment attendait à la caserne notre arrivée, Obsession à ses côtés, et j’ai passé quelques heures avec lui tandis que mon Capitaine était appelé ailleurs.

Serment est reparti au nid, Sayam s’est endormi, et moi – moi, je reste là, dans les ténèbres, à me demander à quel moment le monde a pris ce chemin parsemé de mort, de larmes et de sang.

Et je sais, au plus profond de moi. J’ai compris.
Rien ne sera plus jamais comme avant.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 27 Nov - 15:26

De dépit, Marianne jette ses instruments dans la sacoche que les renforts lui ont prêté.
Sale journée.

Une fois les affrontements terminés avec l'arrivée des escadrons prévenus, on l'a laissé administrer des premiers soins à certains faës, à la va-vite, avant qu'ils ne soient reconduits à la frontière sans plus de cérémonie. Un dispensaire de fortune a été installé dans une des clairières et elle a prêté main-forte aux médecins dépêchés sur place – décidément, elle exerçait plus souvent « dans la verte » que pour son escadron, ces derniers temps. Elle essaye de se montrer aussi douce et attentionné en soignant les blessés que l'Ordre a été violent en les malmenant. Mais à chaque pause pour prendre l'air, elle peste devant le champ de ruines que l'Ordre a laissé derrière lui.
Tant de morts. Des gens qui avaient seulement voulu faire la fête et s'amuser durant la Samhain.
Torturés et exécutés sans aucun état d'âme !
Alors en priant Callia, elle s'adresse aussi à Sithis. Qu'il accueille toutes ces esprits tourmentés à la porte de son domaine, ces vies fauchées avant l'heure.
A ce propos, les fantômes s'apprêtent, eux aussi, à quitter le monde des vivants. Marianne profite des derniers instants avec Zaraïde, cette mère qu'elle n'a pas pu connaître plus tôt. Elles ont pu discuter durant leur voyage dans le Temps, se découvrir et échanger. Les mœurs misogynes de Bellifère avaient eu raison du tempérament de l'érebienne, malgré tout l'amour de Balian. Mais elle a pu révéler à la médecin qu'elle avait des tantes et des cousines, au milieu des dunes de son duché natal.
« Un clan ? Dans les dunes ? »
« Il te suffit de t’intéresser à tes origines. Il y a assez de souvenirs m'appartenant, à Orsang, si tu sais où chercher. »
Marianne n'eut pas l'occasion de poser une nouvelle question. Sa mère lui dépose un baiser sur le front, léger, avant de s'estomper définitivement.

D'autres mauvaises nouvelles viennent clôturer sa journée bien morose.
Premièrement, une fois les décombres de l'ancien temple dégagés, nulle trace du Sablier.
Tant d'efforts, de résistance et de blessures, pour rien.
Au moins ces fanatiques n'ont-il pas le manuel du Sablier, mais cela ne les empêcherait nullement d'utiliser le Sablier, et peut être modifier le Temps sans même que le continent s'en aperçoive.
Deuxièmement, à l'autre bout d'Arven, on dit que le duc d'Outrevent a été forcé de prêter allégence devant l'apparition de son neveu disparu, tout juste retrouvé.
Un certain Aymeric.
Marianne ne met pas longtemps à prendre une décision : une visite à Lorgol allait s'imposer dans les semaines qui suivent. Pour prévenir à la fois Freyja, que le séjour d'Edouard à la Taverne allait être prolongé; et devoir annoncer à Louis, pauvre Louis, que son fils avait quitté la ville des Milles Tours et se trouvait actuellement à Souffleciel, sous bonne garde...

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 27 Nov - 15:43

Elle avait attaqué, sans se soucier un instant des conséquences ou du danger. Elle était dans une certaine transe, non pas celle provoquée par les drogues, mais une transe bien plus libératrice. Guerrière. Elle se battait vaillamment, ignorant presque les douleurs des coups qu’elle prenait. La voix du Pion Noir, le bruit des éboulis qui menaçaient de les ensevelir l’en firent sortir, alors qu’elle achevait un dernier ennemi. Elle se mit à courir, jetant un dernier regard aux autres survivants, pour voir que tous fuient. Elle avait cherché les regards connus, mais avait été contrainte de rentrer sans savoir ce qu’il était advenu de Liselotte, de Mayeul. Elle a pu échanger avec le fantôme d’Aragorn du Gondor, pour lui demander des conseils pour renverser son Maréchal.

Hormis le fantôme, seule cette chevaucheuse d’Erebor avait été en contact avec elle. Elle avait été surprise, avait eu besoin de réfléchir, à la proposition qui lui avait été faite. Elle avait envie, besoin de nouveauté, et était presque certaine d’accepter. Mais elle voulait mettre tout cela en ordre. Même si elle serait toujours attachée à Erebor, dans ses fonctions. Elle aurait sans doute était bien moins touchée, par les décisions d’Augustus d’Ibélène, si elle n’avait pas été à la caserne d’Erebor. Elle avait échappé de peu à l’incendie qui s’était déclaré, aidant à l’éteindre, avant de repartir auprès de l’unité d’Ibelin, pour prendre ses nouvelles fonctions.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.6 • Le Festival du Seuil   Dim 27 Nov - 19:04




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.6

La Danse des Trépassés

Du 31 octobre au 5 novembre 1001



Intrigue animée par Aura·


Le Festival du Seuil




 
 
 








Clôture

L'heure du bilan a sonné



Arthème : Un substance cielsombroise non identifiée t'a causé ce qui ressemble à un urticaire géant. Cela ne durera pas très longtemps, il paraît qu'ils sont des crèmes souveraines en vente à Lorgol pour ce mal.
Cassiopée : Ton attitude héroïque pour délivrer Arnaud puis l'ensemble des victimes en cours de torture te vaut la reconnaissance éperdue et l'admiration forcenée des concernés. Une pluie de demandes en mariage arrive donc dans ta boîte aux lettres, en provenance d'une quantité de Cielsombrois - et de quelques Cielsombroises !
Grâce : Aragorn du Gondor semble en avoir marre des limbes éternelles du royaume des morts. Il s'est attaché à ta personne et tu as la surprise immense de découvrir qu'il hante à présent... ton tiroir à sous-vêtements. Cela ne l'empêche pas de te prodiguer moult pertinents conseils, sur ta profession de Voltigeuse, et sur tes choix vestimentaires.
Liselotte : Tu as remis avec succès une partie du mode d'emploi du Sablier aux hautes instances de l'Ordre, et tu prends de l'avancement. On te confie à présent des missions plus importantes et périlleuses.
Maelys : La première rencontre entre ton Familier et ton dragon ne s'est pas très bien passée : dramatiquement jaloux l'un de l'autre, ils se disputent perpétuellement ton attention. Allez courage, ils finiront bien par s'entendre... un jour ?
Marianne : Tu as bien remarqué que le fantôme de cette femme qui s'est présentée comme étant ta mère a quelque peu traîné avec le fantôme qui accompagnait une des Voltigeuses présentes pendant le Festival. peut-être devrais-tu tenter d'en savoir plus... ? Iode t'informe qu'il connaît bien le griffon de la concernée : c'est celui qui draguait Coral...
Mayeul : Voir Mathilde t'a fait réfléchir : et pour le moment, tu tentes farouchement ne plus toucher aux substances étranges dont tu raffoles. En bonus, tu as gagné une chemise un peu déchirée, mais qui porte l'odeur du parfum d'une Erebienne un peu folle qui, cette fois, n'avait pas son sabre.
Melinda : Tu as vu ton frère et cela t'a fort déstabilisée. L'Ordre du Jugement en a profité pour te proposer une place en son sein. A toi de voir si tu acceptes... ou pas.
Mélodie : Jackpot ! Dans la petite bourse de cuir que tu as chipée dans la salle du Sablier, il y a un Retourneur de Temps. Il ne reste qu'une toute petite quantité de sable à l'intérieur, juste assez pour une fois : tu pourrais revenir en arrière de vingt-quatre heures et modifier une journée, mais attention : tu ne devras pas croiser ton propre chemin !
Octavius : La magie de zone émise par Quitterie a trouvé ton genou et l'a soigné. Pour la première depuis plus de dix ans, tu peux sautiller comme un cabri sans souffrir ! Mais hélas, cela ne dure qu'une dizaine de jours... A toi de trouver un mage guérisseur pour renouveler ce miracle.
Rackham : Tu es le principal responsable du retour dans le passé. Parmi le groupe de réfugiés, apparemment, il y en a un qui t'en veut avec acharnement : tu reçois à la Caserne des lettres de menace très explicites... bon, que tu ne peux pas lire, mais quelqu'un te les résumera bien.
Rejwaïde : L'Ordre sait que tu as coopéré avec Liselotte pour sauver une partie du mode d'emploi du Sablier. Tu montes en grade comme elle, et l'on te confie le recrutement au sein du corps des Voltigeurs. Par ailleurs, tu fais des rêves étranges impliquant un certain Cielsombrois et une absence terrible de sabre...
Quitterie : Handicapée par ta vision déficiente, tu cherches un moyen de te rendre utile autrement auprès de l'escadron. A ta demande, et appuyée par tes supérieurs, tu es autorisée à entreprendre à l'Académie un nouveau cursus de spécialisation en soin de zone, à titre exceptionnel.
Serenus : Toi aussi, tu as sauvé les prisonniers victimes de la torture. L'un d'eux est un noble outreventois haut placé et te propose de travailler pour lui à la cour ducale de Souffleciel.
Thomas : Tu as brûlé une partie du mode d'emploi du Sablier et cela te vaut l'admiration d'une partie de ton groupe. Cela dit, l'Ordre en est fort marri, et ne dirait pas non à quelques occasions de te pourrir la vie. Pour le moment, ce ne sont que de petites choses : des objets t'appartenant qui disparaissent, des éléments de mobilier qui te tombent dessus, ta nourriture trop salée ou servie froide... Qui sait jusqu'où cela pourrait aller ?





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