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 Le souvenir d'une autre vie

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Les Chevaucheurs
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Gabin de la Volte
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Je suis : Major de la Division de la Volte ; Chevaucheur du dragon Obédience (Vol de Jade) ; mage du Printemps (séisme) ; prince de Cibella ; baron de Val-Serein

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Message Sujet: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyVen 9 Aoû - 23:42


Livre IV, Chapitre 4 • À Cor et à Cri
Serenus Dardalion & Gabin de la Volte

Le souvenir d'une autre vie

Un gros souvenir



• Date : le 20 juin 1004
• Météo (optionnel) : soleil
• Statut du RP : privé
• Résumé : De passage sur Lorgol, Gabin finit par partager des histoires de dragon avec un enfant - qui le volera ensuite - puis avec Serenus, un guerrier qui l'aidera, mais qui surtout aura connu Obédience dans la trame alternée.
• Recensement :
Code:
• [b]20 juin 1004 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4832-le-souvenir-d-une-autre-vie]Le souvenir d'une autre vie[/url] - [i]Serenus Dardalion & Gabin de la Volte[/i]
De passage sur Lorgol, Gabin finit par partager des histoires de dragon avec un enfant - qui le volera ensuite - puis avec Serenus, un guerrier qui l'aidera, mais qui surtout aura connu Obédience dans la trame alternée.



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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptySam 10 Aoû - 0:13

Si le Chevaucheur était présent en ce jour loin de la capitale cibellane et loin de la caserne où il était affecté, c'était pour quelques raisons personnelles et d'entretien – avec l'autorisation de sa supérieure bien entendu. Il n'avait pas demandé à être escorté, il ne comptait de toute façon pas se rendre dans les bas quartiers, ni y rester bien longtemps. La raison de sa présence dans les territoires libres était sa tour – en pierre. Elle allait plutôt mal, disait-on. Cette même tour qu'il avait si souvent mis à disposition d'élèves lorsque des atrocités avaient frappé leur seconde demeure ; l'Académie. De fait, l'homme s'était quelque peu hâté de découvrir l'état de sa possession. BOOM la tour avait-il cru entendre d'une bouche, Cielsombrois avait-il entendu d'une autre, autant vous dire qu'après addition, le Cibellan avait craint le pire et avait déjà décidé de faire la tête au carré à l'auteur du crime qui lui était venu ô combien naturellement en tête ! Et pourtant, pourtant, elle tenait toujours debout sa tour quand il arriva devant. Certes, un flan noirci lui indiquait quelques feux étranges, mais elle était bien droite – presque à son plus grand étonnement. Il aurait échoué... Si tant est que ce soit de lui. Qui d'autre sinon ? Je ne sais pas. En tout cas il a échoué, qui qu'il soit, même si je suis certain que c'est lui. Gabin, mon poussin... Oui, oui, je sais. S'arrêtant dans ses suppositions, à trouver coupable là où il n'y en avait peut-être pas, là où il n'y avait peut-être qu'innocent, Gabin se mit en tête de profiter de sa présence sur Lorgol pour rendre visite à un ami ; Bertin, en espérant que ce dernier soit libre.

Quand soudain, alors qu'il reprenait sa marche,
Boum.
On lui rentra dedans sauvagement alors qu'il s'engageait dans une allée.
Boum.
La petite silhouette pressée s'écrasa par terre juste après avoir désiré partir sans s'excuser.
Et Gabin ? Gabin couru l'aider à se relever, naturellement. Gabin l'aida gentiment même. Gabin apprit à Franklin a compter deux par deux et à lacer ses chaussures.

« - Le dragon passe ici, puis par là et termine son vol dans la boucle comme ça.
- Ohhhhh et le vôtre s'appelle comment ?
- Obédience. »


Pas de malentendu, pas d'entourloupe non plus, c'était bien une scène des plus innocentes qui se déroulait à Lorgol en cet instant. Un enfant, un lacet défait, une chute et un homme bon pour lui venir en aide ; Gabin, Prince de la Volte pour qui demandait titre et nom ou le reconnaissait de traits. Sa présence tombait plus que bien au final puisqu'elle aidait la finalité d'une autre. Ah, Gabin, gentil Gabin, trop gentil selon certains. Gabin raconta encore quelques histoires sur Obédience, parce-que, comme ça, avant que leur chemin ne se sépare, tout en souriant et en lui indiquant de faire attention la prochaine fois. Si bienveillant et niais, Gabin... qu'il découvrirait trop tard que sa généreuse bourse venait de lui être dérobée.

**

« - Facile à plumer hein, je te l'avais dis que ce serait un gros poisson, se venta un grand adolescent à quelques enfants, visiblement une sorte de chef de bande en culotte courte.
- Poisson ? C't'un Chevaucheur. J'veux pas servir de déjeuner à son dragon quand il s'rendra compte que j'l'ai volé.
- Alors tirons-nous, il viendra pas nous chercher jusque dans la Ville Basse.
- Plus jamais faire ça dans la Ville Haute non plus. »


Aussitôt dit, aussitôt fait, la bande s’éclipsa doucement tout en continuant à discuter homme riche et dragon ; Obédience. Le nom vola à plusieurs reprises jusqu'à atterrir aux oreilles d'une personne en particulier.


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Serenus Dardalion
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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptySam 10 Aoû - 11:40

Le beau temps, enfin... Serenus, déjà debout depuis longtemps, regardait le jour se lever depuis sa fenêtre. Il souffla sur son infusion pour la refroidir et but une gorgée bienvenue. Sa femme émergeait peu à peu de son sommeil tandis que leur fille dormait encore profondément. Elle arrivait depuis un moment à faire ses nuits entières, pour le plus grand bonheur de ses parents exténués. Maud vivait assez bien sa maternité. Ariane approchait de son premier anniversaire et débordait d'énergie. Serenus, quant à lui, sentait déjà ses années de combats et de voyage le rattraper. Ses premiers cheveux blancs avaient fait leur apparition. Ses entrainements le laissaient de plus en plus fatigué. La vie d'un guerrier était généralement courte. La plupart mouraient jeunes au combat. Serenus faisait partie des chanceux, ou des talentueux, selon le point de vue. A quelques années de sa quarantaine, il s'estimait heureux d'être encore en entier et apte à se battre. Nombre de ses collègues ne pouvaient pas en dire autant. Une simple balafre, c'était déjà bien suffisant.

Serenus sortit de ses pensées quand sa femme l'enlaça par-derrière avec un petit “b'jour”. Le guerrier sourit, se retourna et la salua par un baiser. Une nouvelle journée commençait, et Serenus sentait déjà qu'elle ne serait pas de tout repos. Après une rapide toilette, c'est avec sa lourde armure sur le dos qu'il franchit le perron du domicile familial pour se rendre à l'antenne. Aussitôt rentré, aussitôt ressorti. Une simple patrouille de routine dans la Ville Haute l'attendait. Serenus, d'un bon pas, s'élança dans les ruelles qui menaient à la Ville Haute. Avec le temps, il avait appris à connaître les raccourcis et les passages de Lorgol. Pendant qu'il marchait, Serenus se demanda si, en chemin, il aurait le temps de s'arrêter dans ce petit magasin de jouets qu'il avait repéré quelque temps plus tôt. Il avait vu une jolie poupée qui ferait surement plaisir à sa fille. Elle grandissait très vite... Trop vite pour le guerrier qui approchait à grands pas de la quarantaine.

Il se surprit à penser à Obédience, le dragon qui avait été le sien dans cette autre vie. Aurait-il aimé Ariane ? Il n'en doutait pas une seule seconde. Il s'imagina, sur le dos du grand dragon, avec Ariane dans les bras. Elle aurait levé ses petits bras pour effleurer les nuages...

Quoi ?

Ce gamin avait bien dit « Obédience » ?

Serenus s'arrêta et se retourna pour observer les deux gamins. Des pauvres diables, vu leurs vêtements abîmés. Serenus, les suivit pendant un temps, les dépassa même. L'un d'eux tenait à la main une bourse bien remplie. Ce n'était visiblement pas la sienne. Serenus décida de passer à l'action. Il arrêta les bambins. Ils nièrent, bien évidemment, mais Serenus avait l'expérience, sa carrure et son armure de son côté. Il savait faire pencher la balance dans sa faveur. Après quelques interrogations, quelques menaces de les envoyer au cachot, il récupéra la bourse. Les gamins filèrent et s'en tirèrent avec une simple calotte. Maintenant, restait à retrouver le propriétaire de la bourse. Cela ne prit pas très longtemps. Il repéra un jeune homme, vêtu de l'attirail des Chevaucheurs, visiblement en plein désarroi. Il s'approcha et, avec un sourire, il lui tendit sa bourse en lui disant :

«  - J'crois que c'est à vous. Des gamins vous l'avaient dérobé. Faut jamais laisser sa bourse à hauteur de ceinture de nos jours. »

Il observa le jeune homme. Si ce gars-là était le cavalier d'Obédience, il n'avait pas du tout la carrure qu'il s'était imaginé pour le cavalier d'un tel dragon. Puis soudain, il se dit que son visage lui semblait familier. Il avait déjà vu cet homme quelque part. Mais où ? Si sa mémoire commençait à lui jouer des tours, il ne finirait pas l'année. Serenus aurait presque pu entendre le rire d'Obédience dans son esprit. Ou alors n'était-ce que l'écho de son propre amusement. Il secoua la tête et décida de rentrer dans le lard. Il demanda :

«  - Excusez moi... C'est vous le cavalier d'Obédience ? »



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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyDim 11 Aoû - 20:07

Une pâtisserie et un bon vin pour s'en aller voir Bertin, ça sonnait bien comme idée, sauf quand on se retrouvait sans le sous au moment de payer. Oh, il aurait pu donner un objet de valeur ou afficher de son titre en indiquant revenir avec l'argent comptant sauf que cela n'aurait pas été reluisant à conter à tiers personne... un noble sans le sous, c'était vraiment de mauvais gout, qu'il s'agisse d'un prince encore plus. Bertin en rirait sûrement, de cela il était certain alors qu'il finissait par abandonner ses achats pour s'en aller retrouver sa bourse.

Tu l'avais en arrivant ? Affirmatif.

Le contraire les auraient étonné tous. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'Obédience comme Sumaelle ne le relancèrent pas en suppositions. Gabin était suffisamment prévoyant avant chaque départ - qu'il oublie une bourse entière ne lui ressemblait tout simplement pas. La réponse se trouvait donc par terre ou au moins aux abords de la tour. L'attendait-elle gentiment ? Difficile à dire et il se disait simplement en se grattant la nuque que 'non'. Si elle s'était détachée de sa ceinture, tombée à terre, elle figurait dans les mains de son nouveau propriétaire... sauf si avec de la chance et un cœur gros comme ça, celui qui avait mis la main dessus cherchait à la lui rendre. En tout cas, dans un monde parfait, son monde à lui, on la lui remettrait avec un grand sourire. Si seulement...

«  - J'crois que c'est à vous. Des gamins vous l'avaient dérobé. Faut jamais laisser sa bourse à hauteur de ceinture de nos jours. »

Gabin cligna à plusieurs reprises des yeux, presque suspicieux tout en regardant ladite bourse bien rondelette et fort jolie dans les mains de l'homme au large sourire. C'était la sienne, il n'y avait aucun doute là dessus car elle était parfaite. Des initiales brodées sur celle-ci à la petite plume de la poule nègre-soie accrochée au nœud, il n'y avait pas moyen de se tromper. Non, ce qui l'avait surpris, c'était de constater que son monde parfait, ou au moins cette partie là, existait belle et bien. Son 'Si seulement' s'était réalisé, il en aurait presque versé une larme, presque.

« Elle est certainement tombée plutôt, trouva t-il excuse aux enfants en prenant sa bourse des mains de l'homme tout en lui rendant son sourire. Vous venez de me sauver la mise en tout cas, je vous en remercie beaucoup ! » Il ne fallait pas tant exagérer. Sauver la mise c'était bien vite dit, Gabin aurait fini par remettre la main sur une autre bourse tout en regrettant sincèrement la perte de la première. Une bourse de perdue pour une de retrouver plus tard, cela ne retirait en rien la gentillesse, mais surtout l'honnêteté, de l'acte dont avait fait preuve le guerrier en lui rendant son bien.

Sourire pour sourire, il se demanda quand même la raison des regards de l'homme sur sa silhouette. Il avait sans doute était reconnu, mais si c'était le cas, pourquoi cette persévérance un peu déplacée dans ses yeux ? Ou peut-être n'avait-il pas été reconnu et dès lors, l'homme d'en face désirait autre chose qu'un remerciement ? Ou d'autres remerciements ? Ou... une réponse à une question, fort bien !

« C'est bien moi. »

Il était un peu âgé pour se découvrir le désir de devenir Chevaucheur, jugea Gabin en l’examinant légèrement à son tour. Peut-être un admirateur ? Suggéra Obédience, fier, tout en se lançant dans la quête d'un quelconque fait qui le rendrait plus spécial qu'un autre. Un autre passionné des dragons comme toi ? proposa à la suite Sumaelle dont la voix sautillait de joie dans son esprit. L'idée d'un passionné des dragons l'emballa en tout cas énormément, un peu trop d'ailleurs, de quoi faire rire Obédience doucement. Tu t’enflammes mon petit.  

« Êtes-vous donc intéressé par la Chevauche ? Par les dragons, peut-être ? »

Ou peut-être est-il intéressé par le Chevaucheur lui-même. Sumaelle, s'il te plait. C'est un fait pourtant, le prince de Cibella est charmant. C'est ton fait, ça. Peut-être, mais c'est la vérité. Pas de retour de Gabin, de toute évidence le prince était d'accord sur ce point.


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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyDim 11 Aoû - 22:10

Serenus faillit laisser échapper un soupir de soulagement. Cet homme était bien le cavalier d’Obédience. Il se demanda si le dragon était exactement le même que celui qu’il avait côtoyé dans cette réalité alternée. Il se rappelait d’un dragon massif, avec des écailles d’une couleur vert émeraude magnifique. Il se rappelait qu’il pouvait passer plusieurs longues minutes à admirer les reflets du soleil sur le dos du dragon sans s’en lasser. Obédience était vraiment un superbe dragon. Serenus se demanda si, d’un autre côté, il pouvait exister des dragons laids. Sans doute, la nature réserve bien des surprises. Le guerrier essaya d’imaginer un dragon sans écailles, ou un dragon particulièrement moche. C'était difficile. L’image d’Obedience s’imposait à chaque fois dans son esprit. Le guerrier retira son heaume, le coinça sous un bras et passa une main dans ses cheveux. Est ce que le dragon se souvenait de lui ? Il en doutait. Mais tout était possible.

Restait maintenant à évoquer la question avec le jeune homme en face de lui. C'était assez... gênant. L'homme allait sûrement le prendre pour un fou. Celui ci semblait maintenant pleinement intéressé par la question de savoir si Serenus était intéressé par la chevauche ou seulement par les dragons. Serenus se jeta à l’eau. Il n’avait rien à perdre après tout. Si le gars le prenait pour un demeuré, il n’aurait qu’à s'excuser et tourner les talons. Si l’homme répondait favorablement... tant mieux, il pourrait même revoir Obédience ! A cette pensée, le cœur du guerrier s’emballa. Il sourit et répondit :

« -- Et bien... C’est assez compliqué. Comment vous expliquer cela.. » il fit une pause avant de reprendre : « J’aime beaucoup les dragons. Mais... s’il vous plaît, ne me prenez pas pour un fou, même si ce que je vais vous dire l’est. Je connais votre dragon car.. j’ai été son cavalier.  »

« Le tact pour les débutants » voilà le livre auquel Serenus aurait pu servir d’exemple. Ce n'était du tout la phrase qu’il avait imaginé dans sa tête. Il avait parlé avec son cœur, comme bien trop souvent... Serenus imagina déjà la réaction du dragon de ce jeune homme, vu la tête que celui ci tirait maintenant... Il fallait rattraper le coup, avant de passer définitivement pour un fou. Il sourit d’un air gêné. Il ouvrit la bouche, la referma, puis eu une idée pour devenir plus crédible dans ses propos. Il lui dit alors :

« -C’était dans une autre vie. Bien différente de celle ci. Je n’ai aucun pouvoir magique, mais dans l’autre vie, j’en avais. Je peux vous décrire votre dragon, tel que je m’en rappelle.   » il ferma les yeux et repris : « Obedience est un dragon assez impressionnant, de par sa taille. Ses écailles sont d’un vert ressemblant à de l’émeraude. Tel que je m’en souviens, il n’est pas trop difficile en matière de viande, même si le gibier bien frais reste dans sa préférence. Après, c’est peut être pareil pour tout les dragons, j’suis pas un spécialiste en la matière. Il adore les flatteries... Et... je pourrais encore vous en dire beaucoup.   »

Ça y est. Il devait maintenant passer pour un fou. Serenus fit une grimace et s’apprêtait déjà à s’excuser et à s’en aller. Il rougit sous le coup de la honte. Qu’est ce qui lui avait pris de dire tout ça ? Pourquoi n’avait pas t’il tout simplement rendu la bourse à l’homme avant de s’en aller ? Mais Serenus avait compris depuis longtemps qu’il n’était pas un homme qui réfléchissait beaucoup. Il agissait à l’instinct, et c’est ce qui l’avait conduit dans beaucoup de situations compliquées...



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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyVen 16 Aoû - 16:33

Le prince de Cibella n'avait pas été reconnu... Ma foi, pourquoi pas ? Gabin avait toujours été le dernier à mettre son titre en avant, toujours à demander à être traité également quand il était à l'Académie et cela n'avait pas changé depuis qu'il était devenu Chevaucheur. Il se disait contre les traitements de faveur tout en étant conscient qu'il en recevait et il était bien trop aimable pour les refuser avec fracas. Quant aux portraits, aucun ne pouvait rendre hommage à la perfection de ses poses ou de ses traits – Sumaelle était complètement d'accord avec lui sur ce point. Alors, que ce guerrier ne le reconnaisse pas, au fond, cela ne le gênait pas, tout le contraire même. Il n'y avait qu'une seule petite chose qu'il n'arrivait pas bien à jauger jusque là, c'était les regards poussés à son attention. Sumaelle en riait peut-être, de cette pseudo-attirance du Guerrier au Chevaucheur, mais si c'était vrai c'était assez embêtant. Chacun était libre d'aimer la personne de son choix, homme ou femme, Gabin avait fini par l'accepter surtout depuis l’expérience traumatisante de cette réalité alternée, mais quand c'était lui l'objet de cet amour... d'un homme... c'était, comment dire, angoissant ? Non, pas ce mot. Embarrassant ? Non plus. Effrayant alors ? Pas vraiment. Difficile à expliquer, voilà. Lui qui aimait bien le thé, disons que ne buvant pas de cette tasse en particulier, il ne savait pas qu'en faire pour rejeter ce genre d'avance aussi aimablement que possible. Et puis il n'aimait pas le gaspillage, mais ça c'était hors sujet. Peut-être que ce n'est rien de tout cela, fini par lâcher la poule nègre soie devant les craintes étranges de Gabin. Et Gabin espérait vivement qu'elle ait raison.

Plus qu'à se concentrer sur la question qu'il avait posé. Plus qu'à espérer et vivre pleinement de cette euphorie qu'au final cet homme et lui puissent partager une passion commune autre que son joli minois princier. Qu'il confirme être passionné des dragons, pourvu qu'il confirme, se disait le prince en lui-même tandis que ses regards au guerrier épousaient déjà le 'oui' tant attendu. Mais ce ne fut pas un oui, ce fut un 'compliqué' qui sortit de sa bouche et qui fit grimacer de regret celle de Gabin. Il en soupira même légèrement, ses épaules s’affaissant un peu dans son maintient, tout en restant tout de même assez poli pour écouter la suite des propos de l'homme. Homme qui donc 'aimait bien les dragons', fallait savoir à la fin. 'Mais'... Il n'y avait jamais de mais, enfin, quand on aimait ces créatures, Guerrier inconnu ! Guerrier qui à présent le priait de ne pas le prendre pour un fou ce à quoi Gabin se fit qu'il en faudrait quand même beaucoup pour qu'il pense cela.

[...] Je connais votre dragon car.. j’ai été son cavalier. 

D'accord... Qu'il connaisse Obédience pourquoi pas, mais qu'il ai été son cavalier, il ne fallait pas exagérer non plus. Une veine tressauta soudainement à sa tempe, signe que l’aveu du Guerrier ne passait pas bien envers le prince. Fait oui oui de la tête, excuse-toi et va t'en. C'était bien ce que Gabin comptait en effet faire alors qu'il affichait déjà un énorme sourire de circonstance pour mieux s'éclipser. Il ne fallait pas rentrer dans le jeu des fous, mais il ne fallait pas être mauvais avec eux pour autant. Ce Guerrier avait même était suffisamment aimable pour lui ramener sa bourse... Pas aimable, fou. Mais oui, c'est clair, cognèrent les esprits d'Obédience et de Sumaelle au sien alors que le prince s’apprêtait déjà à sortir un mensonge – qui sonnerait faux, évidement – pour s'éloigner d'ici. Et dire qu'il était dans la Ville Haute, Ha !

Mais le Guerrier lui coupa l'herbe sous le pied, s'expliquant plus fermement jusqu'à réussir à convaincre, un peu, Gabin lui-même. S'il était question de cette autre réalité, c'était possible, même si c'était quand même une grosse coïncidence. Tu me trouves gros, petit ? Non, Obédience, tu es imposant comme n'importe quel dragon. Pour la description de l'homme, physiquement cela ressemblait en effet à son dragon, pour le reste...

« La description que vous faites du dragon Obédience n'est pas totalement fausse, mais elle correspond a bon nombre de dragons également. Pas faux donc, mais pas vrai non plus, pourtant...  Me rappelant aussi de cette autre vie que vous mentionnez, j'ai envie de vous croire et d'en entendre davantage, Guerrier... ? »


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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyLun 19 Aoû - 21:41

BRAVO Serenus ! Félicitation ! Le Chevaucheur le prenait vraiment pour un demeuré maintenant ! Serenus remarqua que son aveu ne passait pas bien, l’expression de l’homme en face de lui voulait tout dire. Le guerrier fit la grimace. Il aurait mieux fait de partir après lui avoir rendu sa bourse. Maintenant, si cette conversation fuirait, il allait devenir la risée de la Guilde des Guerriers. Qui sait; il serait peut être même mis à pied ! Personne ne voulait d’un fou comme combattant ! Serenus devait se rattraper. Il ouvrit la bouche pour s’excuser mais l’homme ne l’en laissa pas le temps. Il lui dit que la description que Serenus avait donné de son dragon n’était pas completement fausse, mais qu’elle correspondait à celle de beaucoup de dragons. Il n’avait pas tort. Serenus se mordit la lèvre, et maudit sa stupidité. Il pourrait lui dire qu’Obedience était vraiment exceptionnel, et lui décrire les moments qu’il avait passé à ses côtés. Cela n’arrangerait pas la situation, Serenus en était conscient. Que dire ? Que faire ?

Mais voilà que tout changeait ! L’homme aussi se souvenait de cette autre vie. Serenus n’avait donc pas été le seul à vivre ça, il ne l’avait pas rêvé ! Mais voilà que l’homme demandait son nom. Serenus passa une main dans ses cheveux, mal a l’aise. Si l’homme ne connaissait pas son visage, il en serait peut être tout autrement pour son nom. Serenus Dardalion, guerrier qui, certes, était à l’origine de nombreux exploits, mais qui était également l’abruti profond du Tournoi des Trois Opales. Il avait même entendu des gens dire de lui que son cerveau se trouvait dans ses biceps et non dans sa tête... Serenus fit à nouveau la grimace. La situation, qui partait en sa faveur, risquait de prendre un tout autre tournant. Mais bon, il avait mis les pieds dans le plat, autant poursuivre. Il répondit donc :

« Dardalion. Serenus Dardalion. Anciennement à l’antenne de la Volte. Veuillez m’excuser, je ne me suis pas présenté... Et vous ? Vous êtes ... Par les dieux ! »

Serenus venait soudainement de se rappeler où il avait vu ce visage qui lui semblait pourtant familier. Cet homme, c'était un noble ! Et c’était le Prince de Cibella ! Gabin de la Volte ! Il l’avait plusieurs fois aperçu de loin quand il travaillait à la Volte. Il l’avait vu à plusieurs événements ! Quelle belle manière de froisser un noble que d’oublier son nom et son visage alors qu’on vivait dans son duché! Gabin de la Volte par les dieux ! Et il lui avait raconté qu’il avait été le cavalier de son dragon ! Mais quel abruti ! Voilà une bonne manière pour finir à nouveau dans un cachot ! Serenus mit instinctivement un genou à terre, provoquant un fort bruit métallique et baissa la tête. Sur un ton nerveux, il lui dit :

« Veuillez m’excuser votre Majesté, je suis tellement confus. Je suis pourtant né à la Volte et, je ne vous ai pas reconnu.  »

Il attendit que le prince l’autorise à se relever, et il s’exécuta, toujours honteux. Bah oui ! A force de se faire taper sur le crâne par tout les bandits qu’il croisait, pas étonnant que sa mémoire finisse par lui jouer des tours ! Il se rappela alors que le prince avait dit vouloir en entendre plus sur cette autre vie, sur celle que Serenus aurait vécu aux côtés d’Obédience. Il avala sa salive, nerveux. Est ce que c’était toujours le cas ? Maintenant que Serenus avait reconnu l’identité du Chevaucheur, il doutait à présent de revoir un jour le grand dragon, mais le prince semblait disposé à son égard, il n’avait peut être pas encore perdu la partie. Mais ne valait mieux pas crier victoire trop vite. Si Serenus avait appris une chose avec les nobles, c’est qu’ils avaient toujours le dernier mot, et ils gagnaient toujours, à tous les jeux..



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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyMer 21 Aoû - 18:45

Il restait bien droit, Gabin. Il restait même plutôt bienveillant à l'égard de ce fou menteur, préférant partir dignement que de l'empoigner comme un prunier d'oser répéter pareille bêtise ou de le menacer d'un aller simple au cachot. La violence en général, il la laissait aux autres... sauf quand on le cherchait vraiment et qu'on appuyait vraiment et intentionnellement sur ses points sensibles, là où ca faisait mal donc. Et puis, il était à Lorgol, non en Cibella, et bien qu'il disposa de plus de privilèges que d'autres, jamais il n'aurait causé un spectacle honteux en ces lieux. Il avait quand même une certaine étiquette à tenir – bien qu'il eu tendance à l'oublier de temps en temps voire trop souvent pour un prince aux yeux de quelques gens dont ses plus proches.

Le Guerrier, choqué de ses propres mots, rectifia le tir dès qu'il en eu l'occasion. La conversation obliqua ainsi habilement sur un terrain moins douteux aux yeux de Gabin, tout aussi fou, mais cohérent à la fois ; celle de l'autre vie. Nombre s'en souvenait, nombre n'en avait aucun souvenir, ils figuraient, à entendre, dans la première catégorie tous les deux. Intrigué et curieusement attiré par le sujet, le Chevaucheur princier amena l'homme à se présenter et... qu'elle ne fut pas la surprise qui illumina son regard en entendant son nom. Fort impressionné, agréablement impressionné même, l'homme accrocha directement la figure du guerrier aux titres qui lui avaient été attribués. Certes, il n'était pas noble, certes encore une fois, ces titres tournaient autour du cercle des hommes armés, mais il aurait fallu avoir les oreilles obstruées de beaucoup pour ne pas en entendre parler au moins une fois, de l'un ou de l'autre, voire des deux, dans sa vie – tout du moins pour lui.

Le premier, 'le Veilleur du sacrifice' inspirait l'exemple à suivre, qu'importait la situation dans laquelle il l'avait obtenu. Il t'irait encore mieux, j'en suis certain. Je n'ai jamais sacrifié de ma personne et j'espère ne pas avoir à le faire pour obtenir ce que je veux ou ce que je désire protéger. Nous non plus. Du temps et une passion inébranlable, c'est ce qu'il lui faudrait probablement. Et s'il déposait du second, le premier était insuffisant pour un seul être. Pour un fragment de paix, comptez beaucoup de temps et des hommes bons pour y parvenir.

Le second, 'l'Inébranlable' était tout aussi puissant et charismatique comme titre à porter. Là ou Gabin avait hérité du titre de prince de par sa naissance, le guerrier avait traversé moult épreuves pour obtenir les siens. Ce que Dardalion avait acquis poussait au respect quel qu’en soit le rang et le sang. Aussi le prince fut-il quelque peu gêné de voir pareil homme poser genou à terre, se donner devant autant de gens, et lui offrir pareil pardon et accueil à la fois. Il en était flatté, mais gêné, comprenez. C'était compréhensible quelque part, mais il n'appréciait pas spécialement ce genre de situation pour autant. Les guerriers avaient décidément le don de se démarquer dans son esprit, d'une manière ou d'une autre.

« Relevez-vous, je vous prie, et Prince suffira, demanda t-il et exigea t-il assez pressé à la fois, l'excusant rapidement d'un simple : Nous changeons tous avec les années et les portraits nous représentants vieillissent tout autant. » Le temps passe, les gens fanent, mais ta beauté jamais ne trépasse... Il en va de même pour moi, bien entendu, entendit-il presque Sumaelle glousser en couvant l’œuf délaissé d'une autre poule. Et moi, cru bon d'ajouter Obédience alors que le guerrier se relevait et semblait hésiter à poursuivre quelconque conversation.

« Veuillez me suivre, Serenus Dardalion, l'inébranlable, fit-il courtois en ouvrant la marche. Impossible que le guerrier se refuse à le suivre. Je possède une tour à proximité, au cas où il l'ignorerait ou l'aurait oublié, nous serions plus à l'aise pour discuter de cette autre vie en privé. Par ailleurs, poursuivit-il en guidant le guerrier, comblant le silence, auriez-vous vu ou entendu parler de quelques personnes... d'un milieu aisé peut-être... jouant avec quelques feux dans les parages ? » Pour ne pas dire directement près de sa tour, contre sa tour, à l'encontre de sa tour même.


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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyJeu 22 Aoû - 22:18

Par tous les dieux ! Serenus peinait à y croire. L’annonce de son nom n’avait pas du tout eu l’effet prévu. Le prince semblait même impressionné d’avoir le guerrier face à lui. Le guerrier déglutit. S’il avait eu ce même effet chez les filles, il aurait fait des ravages. Manque de pot, c'était un homme qu’il avait devant lui, et, même s’il était flatté, il n’était pas le Serenus de cet autre vie, amateur de.... ces expériences différentes. Le prince était peut être de ce bord-la ? Par les dieux, Serenus espérait que non ! Il se rappelait encore très bien de sa dernière rencontre avec Manaël l’Ardence, cet homme qui avait été soi disant son amant dans cette autre vie. Si c’était le cas, l'autre Serenus avait vraiment des goûts qui laissaient à désirer. Comment pouvait-on aimer un type pareil ? Enfin, ce n’était là le sujet. Serenus mit un genou à terre, s’excusant de ne pas avoir reconnu le prince. Celui-ci parut à la fois flatté et gêné par tant de spectacle. Le guerrier était rassuré. Il n’avait pas offensé le noble. Coup de chance, il aurait pu finir une nouvelle fois au cachot, pour plus longtemps cette fois...

Le prince lui demanda de se relever, et lui répondît que les portraits vieillissant étaient la cause de ce malentendu. Serenus, bien que surpris, préféra ne pas le contredire et inclina la tête en signe de respect. Autant rester le plus soumis possible. Un prince, c’était comme un roi pour le guerrier qui n’avait connu ni richesse, ni palais. Il se demanda comment aurait été sa vie s’il était né avec du sang bleu. Il aurait été alors beaucoup moins abîmé par les combats, et certainement moins bien bâti. La veille encore, il avait craqué l’une de ses vieilles tuniques en effectuant un mouvement. Heureusement que ce n’était pas les chausses, comme l’autre fois. Heureusement que, ce jour là, il était chez lui, sinon il se serait retrouvé cul nu devant la populace. Après tout, ce n’était pas sa faute si ses tuniques rétrécissaient à force de les laver ! Serenus revint vers le prince qui lui demanda courtoisement de le suivre en direction de sa tour. Serenus rougit et balbutia un :

« - Votre ... Votre Tour mon prince ? Je... c’est un grand honneur. »

Il suivit alors le prince qui le menait d’un bon pas vers sa tour. Serenus se demanda alors si Obédience serait là bas. Il sentit son cœur s’emballer à la pensée de revoir le dragon. Il était déjà suffisamment excité à l’idée de visiter la tour de Gabin de la Volte, et la possibilité de revoir Obédience n’arrangerait pas son état. Il tenta cependant de rester le plus stoïque possible, essayant de limiter au maximum les bruits métalliques produits par son armure. Il était heureux de ne pas avoir son cheval avec lui. Manquerait plus que Molosse se mette à mordre le prince. Il aurait sûrement fini en dîner pour dragon. Il revint vers le prince quand celui ci lui demanda s’il n’avait pas eu vent de feux contre des tours. De feux produits par une personne d’un milieu aisé. Serenus se gratta la joue, pensif. Il regarda les tours qui se dressaient autour de lui et finir par répondre :

« -Cela ne me dit rien mon Prince. Je rentre à peine d’une mission qui m’a conduit à l'extérieur de Lorgol. Mais, si vous le désirez, je peux mener ma petite enquête. Les tavernes sont remplis de gens bavards...  »



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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyVen 23 Aoû - 21:51

Claquement de langue.
Gabin de la Volte venait de claquer de la langue de contrariété. Le réflexe était assez rare, pas inexistant, mais rare. Lui qui aurait bien souhaité avoir ses soupçons confirmés quant à l'identité du coupable, honteux provocateur de feux de tour, venait de faire face au néant. Serenus Dardalion, guerrier fort impressionnant, n'avait rien en effet à lui vendre ou à lui faire miroiter comme soupçon de réponse. Ne faisait pas parti de la Cour des Miracles qui le voulait. Mais le guerrier était persuadé qu'en y mettant de l'huile de coude suite à sa dernière mission, il parviendrait à trouver quelques informations...

« Non, cela suffira ainsi, parfois le plus sage était de ne pas chercher midi à quatorze heures, simplement d'attendre, mais j'apprécie la dévotion dont vous faites preuve face à la tâche qui est la vôtre. » Sa tâche d'imposer l'ordre, sa tâche d'arrêter les vilains. Un peu comme lui quelque part, mais sur un tout autre terrain. Terrain que le guerrier aurait goûté dans cette autre vie... avec son partenaire de vol ; Obédience. D'un geste de la main qu'il aurait volontiers adressé à une mouche intempestive bzibzitant à son oreille, Gabin chasse l'offre du guerrier qui pouvait être épuisé de sa dernière mission.

« Nous y sommes, » indiqua le prince après un court instant de silence en parvenant devant un petit parvis entourant sa tour et dans lequel il pénétra accompagné du guerrier robuste. Si gardes il y avait, ceux-ci ne s’alarmèrent nullement devant la figure de Dardalion. Le guerrier paraissait en effet formidablement bien épouser le rôle de l'ombre impénétrable censée protéger une haute figure, tel un garde du corps – ce dont Gabin se dispensait fort bien. Le Cibellan poursuivit sa marche jusqu'à la grande imposante, saluant les gens chargés de l'entretien avant d'y pénétrer complètement et d'y guider l'inébranlable entre ces murs.

Montant des marches, sillonnant quelques couloirs, ils parvinrent à une salle pour le moins simple et sobre, mais à la symétrie du décor hautement remarquable. Il n'était pas gaga de l'opulence, Gabin, mais il appréciait le côté rangé... un peu trop d'ailleurs. C'était là un cadre parfait, mais un cadre qui manquait de vie alors qu'il désignait de quoi prendre place au guerrier et s'installait de lui-même proche d'une fenêtre de la tour. Il l'observa ensuite prendre ses aises, curieux d'imaginer sa silhouette dans les airs, curieux d'imaginer quels titres il aurait pu obtenir ainsi... Veilleur de l'Aube, Veilleur volant, Veilleur de  la Nuit, Veilleur tout court...

« Racontez-moi comment c'était. Racontez-moi, Dardalion, ce que cela fait de voler, de chevaucheur les cieux, de sentir ce lien majestueux avec une créature qui l'est bien au-delà. Racontez-moi.. avec vos yeux et avec votre coeur. » Tout simplement. Si il disait vrai, il se retrouverait dans les descriptions de l'homme. S'il disait faux, il serait congédié aussi gentiment que possible... mais pas par le prince de Cibella, naturellement, il ne fallait pas pousser Gabin dans les orties après tout, la gentillesse avait ses limites.


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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyLun 26 Aoû - 20:42

Le prince était déçu, cela se sentait dans ce claquement de langue et dans son expression. Serenus fit la moue, mais il savait qu’il n’avait rien à se reprocher. Il n’était pas là lorsque ces feux s’étaient déclenchés. Il était parti aux alentours de Lorgol, pour une mission de poursuite. Une troupe de bandit avait attaqué une caravane de marchands, comme cela arrivait assez régulièrement sur les routes d’Arven. Serenus et son groupe avait retrouvé la piste des bandits. Depuis quelques temps, Serenus prenait la tête des groupes. Il avait fait trop d’erreurs pour devenir capitaine, mais son expérience lui permettait au moins de voir ce que c'était de diriger un groupe d’hommes. La mission s’est bien déroulée, sans trop de dommages. Serenus était fier, à la fois de lui et des hommes qui l’avait accompagné. Une seule ombre au tableau : la fatigue. Serenus était parti pour plusieurs longues journées de travail. Il avait longuement chevauché, et il avait senti que son corps commençait à ne plus suivre la cadence. Molosse était un jeune étalon, il débordait d’énergie, et cela fatiguait beaucoup son cavalier qui tentait encore de maîtriser ses accès de fougue. Ajoutez à cela les repas frugaux, les nuits à la belle étoiles, les prises de garde, et les combats. Serenus était rentré complètement vidé de ses forces. Depuis combien de temps n’avait il pas pris le temps de se reposer. Il le ferait sûrement, après ça...

Il revint vers le Chevaucheur, qui lui dit qu’il appréciait la proposition du Chevaucheur. Le Guerrier sourit. Il suivit l’homme dans les rues jusqu’à une merveilleuse et grande tour. Il était à la fois soulagé et déçu d’avoir essuyé un refus pour sa proposition. Il pourrait se reposer, mais il n’aurait peut être pas d’occasion pour revoir Obédience. C’était donc maintenant ou jamais. Il marcha à la suite de Gabin jusqu’à une imposante montée. Tant de marches... Le guerrier déglutit, mais, sans se plaindre, il entama la montée. Quand ils arrivèrent dans cette pièce plutôt sobre, il manqua de pousser un soupir, mais il se retint, par peur d’offenser son hôte. Celui ci lui désigna un siège pour s’asseoir. Serenus réajusta son armure et s’assit doucement, au bout du siège, pour ne pas abîmer le matériau avec le métal de son armure. Il prit le temps de desserrer les lanières de sa cuirasse, pour être plus à l’aise. Il en profita également pour admirer du coin de l’oeil la pièce. C’était sobre, tout ce qu’il aimait. Serenus n’avait jamais été un amateur de toutes ces babioles qui prenaient la poussière dont les nobles raffolaient tant.

Il releva la tête quand l’homme lui demanda de décrire la sensation de voler sur le dos d’un dragon. Serenus fit un grand sourire. Voilà ce qui pourrait l’aider à convaincre Gabin qu’il disait vrai à propos de cette autre vie. Il ferma les yeux, et imagina son dernier vol sur Obédience. Il rouvrit les yeux et répondit :

« - Voler... C’est se sentir aussi léger qu’une plume. C’est devenir l’égal de l’aigle. Voler, c’est pouvoir caresser le ventre des nuages tout en défiant les lois de la gravité. Voler, c’est être libre, on ne dépends plus de rien, ni de personne. Et quand on vole sur un dragon, on se sent... chanceux. Chanceux d’avoir le privilège de visiter le royaume des cieux sur une telle créature... Est ce également votre vision sur ce que c’est de voler, mon Prince ? »

Il espérait ne pas avoir été trop loin dans ses propos, mais il avait obéi au Prince. Il avait parlé avec son cœur. C’était exactement son ressenti lors de son dernier vol sur le dos d’Obédience. S’il s'était trompé, c’est qu’il avait été un Chevaucheur plutôt... bizarre. Mais Obédience n’avait pas du l’air de s’en plaindre, après tout...



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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyDim 8 Sep - 19:28

Gabin observa l'homme puis ferma légèrement les yeux un instant à son tour afin de voir si son esprit était prêt à ressentir la description que Dardalion lui ferait sous peu. Serait-il transporté ? Ses pensées épouseraient-elles les siennes ? Mentait-il ou disait-il la vérité ? Le prince avait la naïveté déconcertante et à la fois touchante de croire en beaucoup de chose, en le meilleur des mondes comme en la meilleure partie résidant en chacun. Ainsi, Gabin, espérait-il être frappé par la possibilité que tout cela soit vrai. Il rouvrit les yeux pour les porter vers l'horizon que lui offrait sa fenêtre tout en gardant ouïe attentive. Des tours majestueuses se découpaient dans un ciel bleu moucheté par des silhouettes incomprises et merveilleuses tandis que le guerrier lui ouvrait son cœur sur son ressenti. Sa définition de voler était plaisante à entendre, amusante et touchante à la fois, mais il aurait été bien sot de lui rire au nez. On ne riait pas face aux mots du cœur, jamais.

« La chance hein ? Oui, nous sommes chanceux d'être jugés dignes d'elles, de ces créatures, » commença t-il dans un lent murmure destiné plus à lui-même qu'au guerrier avant de reporter son regard sur lui, croisant une jambe par dessus l'autre, et de répondre à son tour, sincère, de cœur à cœur :

« Votre réponse me plait, Dardalion, et à bien réfléchir, il n'y en a aucune de mauvaises. Nous avons tous une perception différente de notre expérience en vol. Pour moi, voler c'est comme cesser d'exister ou exister enfin. C'est respirer. C'est rêver. Et ce rêve n'a pas de fin quand je suis avec Obédience. Il m'a choisi. » Loin était son statut, loin était les commérages, loin se trouvaient les tracas de la vie mondaine et autre prise de tête. Au ciel, il n'était plus qu'un enfant de dragon, il ne faisait plus qu'un avec Obédience, là ou au sol, sur terre, il se voyait priver de ses ailes, d'un bout de sa liberté, à devoir porter titres et responsabilités multiples alors qu'il était déjà bien en veine pourtant d'être né garçon en Cibella. Quant à la dernière phrase... un léger signe de jalousie, de revendication peut-être aussi sur le fait qu'il était la personne, l'humain, élu par Obédience et personne d'autre dans cette vraie vie. Une petite touche de jalousie, de possessivité, qu'il ne remarqua même pas lui même tout en affichant un sourire chaleureux au guerrier.

« Toute liberté a hélas ses limites, reprit-il d'un soupir tant en pensant à sa propre cage dorée qu'aux responsabilités d'un Chevaucheur. Responsabilités qu'il était fier de posséder en tant que major tout de même. Quelle place occupiez vous et au sein de quelle caserne exerciez-vous dans cette autre vie ? »


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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyJeu 12 Sep - 21:15

Bon, ça va, il n’avait pas été trop loin. Serenus se permit de laisser échapper un petit soupir de soulagement. Il avait tant craint de passer pour un demeuré qu’il en avait retenu sa respiration. C’est fou ce que la société pouvait influencer un homme. Serenus, homme bâti aussi puissamment qu’un taureau, se retrouvait à craindre la réaction d’un homme plus jeune, plus frêle (malgré le fait que Gabin n’était pas un homme taillé comme une baguette). Tout ça, juste parce qu’il était né dans la bonne famille, dans la bonne maison. Serenus pensa alors au fait que, s’il n’avait pas courtisé Maud, sa femme serait encore dans sa belle demeure, entourée de sa famille. Et Ariane aurait pu naître et grandir dans ce milieu. Il éprouva, l’espace d’un instant, de la culpabilité. Puis il se rappela le sourire de sa fille, et chassa immédiatement cette honte. Si sa fille était heureuse, c’était le principal. Et, par Kern, Serenus donnerait tout rien que pour voir sa fille sourire.

Le guerrier sourit et revint vers le Chevaucheur qui lui répondit que sa réponse lui plaisait. Il lui décrit ensuite sa propre conception sur ce que c’était de voler et, à ces mots, Serenus sourit. Sourire qui s’évapora bien vite quand l’homme lui rappela qu’Obedience l’avait choisi. Comme s’il asseyait sa propriété sur le dragon. Comme pour lui rappeler que tout ce qu’il avait vécu avec Obédience n’était que du vent. Serenus resta stoïque, même si son cœur brûlait de répliquer. Obédience l’avait choisi, dans cette autre réalité. Il était SON cavalier. Plus maintenant certes, mais cette réalité avait belle et bien existé, puisque les deux hommes s’en souvenaient ! Serenus resta donc impassible, fidèle à son expérience, qui lui soufflait de ne pas froisser l’homme. Non seulement parce qu’il était noble, mais aussi parce que le dragon ne devait pas être loin.

Serenus, devant le sourire chaleureux du jeune homme, parvient à le lui rendre. Il réussit même à chasser de son esprit ses dernières paroles. Il était normal, après tout, que Gabin parle de son dragon ainsi. Après tout, Serenus avait déclaré avoir été son cavalier, ce ne devait pas être facile à avaler. Le guerrier aurait sans doute réagi de la même façon... Le Prince lui demanda alors la fonction qu’il exerçait dans cette autre vie. Serenus rougit. Non pas parce qu’il avait été un capitaine, non, ça il en était fier. Il avait soudainement revu le visage de Manaël, l’homme qui, soit disant, avait été son amant dans cette autre vie. Il tenta de chasser cette vision et répondit, tout en passant une main dans ses cheveux :

« - J’étais capitaine mon Prince, à l’antenne de... à la caserne, pardon, de la Volte»

Rôle qu’il n’exercerait jamais dans cette vie, que ce soit dans la Guilde ou chez les Chevaucheurs. A cette pensée, il baissa légèrement la tête. Au moins, il aurait vécu cette expérience dans l’autre vie. Et puis il n’était pas encore sénile, il savait encore se battre, il y avait encore une chance pour, qu’un jour, il dirige une antenne. Fallait bien qu’il puisse offrir un peu de fierté à son pauvre père qui le regardait depuis les cieux... Il revint vers le Prince et reprit la parole, sur un ton hésitant :

« Sans vouloir vous offenser, mon Prince, puis je vous demander ce que vous étiez, dans cette autre vie ?



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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyLun 16 Sep - 18:16

Un pli sur le front, le guerrier semblait contrarié pour une raison qui lui était inconnu et qui tendit à disparaître petit à petit sans plus de raison non plus – Gabin ne s'étant rendu nullement compte de sa dernière touche capricieuse.

Curieux de cette autre vie au gros point commun malgré les désirs de son cœur à vouloir crier 'mien', le Chevaucheur posa des questions afin d'en apprendre davantage sur les impressions de cet homme de terre à chevaucher les cieux, terrain inconnu en cette réalité parfaite.

« Vous étiez donc plus gradé que je ne le suis, remarquable. » Fit-il constater avec quelque surprise et admiration à la fois dans la voix et le regard en disant cela. De son côté, il ne savait pas s'il monterait davantage d'échelons un jour, mais il était fier d'être parvenu à obtenir son titre de major. En tout cas, cet homme devant lui, ce guerrier célèbre, avait décidément eu le succès et le bonheur collés à la peau en passant d'une vie à l'autre – contrairement à lui. Gabin en aurait presque été jaloux si sa possessivité vis-à-vis d'Obédience ne lui lançait pas autant. Il était à lui, à Obédience, à présent, et rien ni personne ne pourrait se mettre entre eux, songea t-il en levant le menton dignement devant ce fait accompli. Il était l'élu.

Puis la question qui fâche à moitié, un juste retour des choses qui le mit quelque peu mal à l'aise et qui fit obliquer les prunelles de ses yeux vers sa main alors qu'il répondait d'une légère grimace plaquée au visage.

« Disons que j'ai eu moins de chance que vous, il leva sa main pour l'admirer sous son nez, j'ai expérimenté sa découpe et sa perte... Il agita sa main pour remercier silencieusement le fait qu'elle soit toujours là, puis continua après l'avoir reposé presque en triomphe sur la table, mais j'ai appris de belles choses à côté. Être privé de sa main, voleur prit en flagrant délit et dans l'incapacité à son réveil brutal de mentir, Gabin avait à cœur le souvenir de ces hommes et femmes ayant pris soin de lui. D'un couple, en particulier, d'hommes, à la gentillesse et aux sentiments bien plus vrai que ce qu'il avait pu voir chez certains couples qu'il avait autrefois qualifié tout bas de 'normaux'. Je suis devenu plus ouvert envers mon prochain, plus humain en quelque sorte. Un homme meilleur. »

L'homme soupira tout en gardant fin sourire face à cette conclusion sur soi. Reposant son attention sur l'Inébranlable, il reprit :

« Et vous, en avez-vous tiré quelques leçons ? Vous sentez-vous différent aujourd'hui, en bien, grâce à cette autre réalité ? »

Il en avait tellement à poser, des questions, qu'il peinait à retenir ses lèvres de sortir en flot continu de paroles décousues.


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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyMar 24 Sep - 19:55

Le prince avait souri. Pour Serenus, c'était le signe que tout allait pour le mieux. Lui qui avait cru que le prince se sentirait diminué du fait que Serenus ait été capitaine, il s’était lourdement trompé. Cela rassura le guerrier qui se détendit. L’homme lui dit même en plaisantant qu’il avait eu un grade supérieur au sien. Serenus se permit de sourire. Tout ce qu’il n’avait jamais obtenu dans cette vie, il l’avait eu dans l’autre. A un détail prêt, l’enfant qu’il élevait n’était pas le sien. Ariane était bien de lui, Kern en soit témoin, elle commençait à avoir le même caractère que son père. L’autre enfant, dont il ne se rappelait pas le nom, était calme, timide, frêle. Il ne se souvenait que de son rire. Cela suffisait à réchauffer le cœur du guerrier quand il pensait à cette période. Puis il y avait Manaël... Serenus tenta de chasser cet homme de ses pensées, mais les dernières paroles qu’ils avaient échangés resteraient à jamais dans sa mémoire. Il frissonna et décida de changer de sujet en demandant au prince s’il avait été autre chose que Chevaucheur, dans cette autre vie.

Gabin parut mal à l’aise. Serenus sut qu’il aurait mieux fait de garder sa langue. Mais, après tout, s’il avait évoqué cette autre vie, il était normal que son interlocuteur en parle aussi, non ? Histoire de rendre cette conversation plus crédible. Le Chevaucheur lui dit qu’il avait eu moins de chance, il montra sa main et lui avoua qu’il avait expérimenté « sa découpe et sa perte ». Serenus ne put s’empêcher de frissonner. Perdre un membre était une chose horrible. Il avait assez vu de combattant en faire l’expérience pour ne jamais souhaiter y avoir droit. Il se rappela même avoir participé, lors de la guerre, à quelques tranchages de membres. Mais c’était tout sauf agréable. Le sang, le son grinçant de la lame contre l’os, le cri de l’adversaire... tout cela venait encore hanter Serenus la nuit.

Il revint vers le prince quand celui ci lui dit qu’il était malgré tout devenu un homme meilleur grâce à ce qu’il avait appris dans cette autre vie. Serenus ne put qu’hocher la tête, compréhensif. Le prince lui dit qu’il était maintenant plus tolérant, plus ouvert envers les autres. Quand il lui demanda ce que lui avait appris, ce qu’il l’avait rendu différent, il manqua de répondre un « Plus ouvert, ça oui. Dans tous les sens du terme. Demandez à Manaël l’Ardence ». Il retint sa langue et piqua un fard qui aurait pu rendre jalouse une donzelle. Il se mordit la lèvre et, quand il se rendit compte que le prince attendait une réponse et guettait sa réaction, il répondit :

« - Euh... et bien... dans un sens oui.  »

Comment lui dire ? « J’ai appris qu’un homme peut aussi bien jouer le rôle de la femme que la femme elle même ? ». Non. « L’amour, c’est vache ? ». Non plus. « Les galettes de chez Mamie Galette sont aussi bonne que dans la réalité ? » encore une idée comme ça, Serenus, et tu passes par la fenêtre. Il ouvrit la bouche et décida de répondre, sur un ton hésitant :

« - J’ai appris que l’amour peut prendre des chemins assez imprévisibles... et qu’il nous tombe dessus quand on s’y attends le moins. Il repart ensuite, alors qu’on s’était à peine habitué, en nous laissant que du vide et un coup de pied au derrière... Ah, aussi, faut pas sous estimer les femmes, elles peuvent être aussi cruelles qu’un homme en matière d’amour. »

Ouf. Serenus se sentait comme un étudiant ayant réussi son oral devant son professeur. Il espérait juste que Gabin n’ait pas d’autre questions pièges dans son sac. Il hésitait même à lui demander comment il avait appris toutes ces belles choses, mais il craignait que le prince riposte en lui demandant la même chose



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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyDim 29 Sep - 14:52

Venait-il de poser une question épineuse voire même tabou ? Parce que, vu la réaction du guerrier, tendu et se mordant la lèvre, il y avait matière à penser par l'affirmative. N'avait-il donc rien appris de beau ? Rien du tout ? Ou au contraire, avait-il tellement adhéré à cette autre réalité qu'il regrettait  le présent actuel ? Gabin resta sceptique, le cœur presque pincé à attendre la réponse du guerrier qui semblait fort hésiter. Il fut ensuite insatisfait par les mots prononcés, presque forcés...

« Vous n'avez pas à vous forcer de répondre si vous n'en avez nulle envie, Serenus Dardalion. » glissa t-il doucement d'une voix bienveillante et d'un sourire qui l'était tout autant. Il n'a pas à se forcer, mais tu veux l'entendre quand même. Lui souffla Obédience dans son esprit. Prétendre le contraire serait mentir et Gabin était vraiment mauvais à ça. Pourtant il détestait la pression davantage aussi laissait-il le choix au guerrier de s'abstenir de poursuivre. Autant dire qu'entendre ce dernier reprendre de plus belle, mitigé mais plus composé, le rendit fort heureux et plus que satisfait.

Pendu à ses lèvres, le prince hocha vigoureusement la tête quand le guerrier mentionna l'amour et les chemins que ce dernier pouvait prendre. C'était exactement ce à quoi il avait fait face. Peut-être que l'Inébranlable avait également été sauvé par un couple d'hommes charmants. Ou peut-être était-il un de ces hommes, mais lui demander semblait presque déplacé, davantage en cas d'erreur... encore qu'il osait croire à ses mots, qu'il osait croire qu'il était également devenu plus ouvert sur ces choses. Un homme meilleur aussi. Ouvert oui, mais en parler... c'était différent, sans doute. Gabin fronça ensuite les sourcils... bonheur, perte, horreur, le guerrier semblait avoir appris beaucoup de choses, mais pas les meilleurs - un peu comme lui qui avait expérimenté la perte de sa main.

« C'est assez triste, constata t-il tout haut d'un regard compatissant avant de reprendre, plus joyeux, mettant en garde en même temps. Mais je suis en accord sur votre dernier point : les femmes sont redoutables, fous sont les hommes qui les sous-estiment ! » Fou avait-il été autrefois. Il était fort sur ses gardes depuis longtemps, le prince, apprit à tort à l'Académie et lors de banquets que les femmes pouvaient être aussi vénéneuses qu'une vipère.

L'homme croisa les doigts devant lui, observant le guerrier avant de reprendre un tantinet plus sérieux, soulevant les propos et les vagues d'émotions qui les avaient peut-être tous deux submergés dans cette autre réalité :

« L'aimiez-vous ? Demanda t-il simplement, se posant milles questions soudain sur le vécu et l'apprentissage tiré. Sentant cela étant que la question pourrait se montrer troublante ou mal interprétée, Gabin préféra ajouter, préciser pour mettre son voisin d'en face plus à l'aise de crainte qu'il ne prenne la mouche ou se remette à hésiter sur les mots : La regrettez-vous, cette autre vie ? »


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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyDim 29 Sep - 20:44

Serenus se sentait mal à l’aise. La discussion prenait un tour qui ne lui plaisait pas du tout. Parler de Manaël, de cet amour interdit dont il n’avait aucun souvenir, mais qui l’avait fait affreusement souffrir... Il avait cru garder cela pour lui, garder cela à tout jamais, et emporter ce secret dans la tombe... Mais voilà que le sujet tombait, comme par hasard, sur le tapis. Serenus essaya de se rassurer. Il pouvait toujours dévier, faire croire que Manaël était une belle jeune femme. A cette pensée, Serenus imagina l’homme barbu avec des cheveux longs et une belle paire de... Par Kern ! Il fut partagé entre le dégoût et une envie de rire aux éclats. Puis il se rappela les propos d’Obedience et revint à la réalité. L’homme avait été son amant, quoiqu’il en dise. D’après les dires du dragon, Serenus avait été très heureux à ses côtés, et son départ l’avait détruit. Serenus se dit, amer, que la seule relation amoureuse où il aura été vraiment heureux, aura été celle qu’il a eu avec un homme, avec Manaël,

Il soupira et revint vers Gabin. Le Prince, quant à lui, paraissait totalement d’accord avec ce qu’il venait de lui dire sur les femmes et l’amour. Il déclara même que les hommes étaient fous de sous estimer les femmes, ce à quoi Serenus répondit d’un hochement de tête. En bon Cibellan, il était au courant de la place qu’occupait les femmes dans la société de son duché natal, et il la respectait. Sa mère était le parfait exemple de la femme Cibellane, maîtresse de foyer, et amatrice de coup de bâton. Gabin le regardait, l’observait de ses yeux pleins de jeunesse. Serenus l’enviait presque. Lui avait maintenant plus d’une décennie de carrière, et il les sentait à présent. Ses cicatrices, ses blessures lui rappelaient qu’il n’était pas invincible. Sa balafre, maintenant ancienne, était le cuisant souvenir de ce jour terrible où il avait été vaincu avec sa propre épée. Rien de très glorieux mais, Kern soit loué, personne ne le lui reprochait.

Gabin lui demanda s’il avait aimé son amour de l’autre vie, et s’il regrettait celle-ci. Serenus passa une main dans ses cheveux et répondit, avec un sourire et un soupir :

« - Je n’en ai aucun souvenir mon Prince. C’est Obédience qui m’a tout raconté, après mon réveil... Mais, d’après lui... Oui. Je l’ai aimé comme un fou. Il m’a raconté que son départ m’avait fait énormément de peine. J’en avais été bouleversé. Notre amour n’avait pourtant duré que quelques mois mais, d'après Obédience, j’avais enfin trouvé ma moitié. Quand à vous dire si je regrette cette vie... je l’ignore. Chaque vie m’a apporté quelque chose que je n’ai pas eu dans l’autre. La réalité m’a donné mon enfant, l’autre vie m’a donné un amour véritable... Je serais incapable de choisir laquelle des deux me conviendrait aujourd’hui... Je suis heureux aujourd’hui, avec ma fille. Mais j’ai été heureux également dans l’autre réalité. Pour tout vous dire, Obédience m’a raconté que j'étais tellement amoureux que j’avais décidé de tout plaquer : Maison, amis et famille, pour m’installer avec lui dans la forêt, dans une cabane prêt d’un lac...  »

Il se rendit compte alors de ce qu’il avait dit et rougit. Il rouvrit la bouche et rectifia avec un simple :

« - Avec elle... Et vous mon Prince ? Puis je vous retourner la question ? »

Et la palme d’or pour le plus beau lapsus révélateur revient à... SERENUS DARDALION mesdames et messieurs. Il n’était même pas sûr que le prince réponde à sa question. Bravo ! Guerrier à la carrure de taureau mais avec la cervelle qui va avec ! MEUUUH qu’il dit le taureau ! Serenus tenta de rester le plus stoïque possible, même si les petites gouttes de sueur qui perlaient sur son front affirmaient tout le contraire.



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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptySam 12 Oct - 20:10

Gabin Gabon ne s'était pas attendu à autant de franchise de la part du guerrier. Il avait tellement cru que l'interroger sur 'son amour' serait si déplacé qu'il avait fini par donner une autre tournure à sa question. L'Inébranlable aurait ainsi pu se contenter de dire la moitié de cet aveu présent que le prince en aurait été largement satisfait, content même. Mais là... il en rougissait presque jusqu'aux oreilles, croisant davantage les doigts pour garder bonne tenue et une expression normale – peine perdue par ses couleurs de chaud. Il avait imaginé que, peut-être, éventuellement, Serenus Dardalion aurait connu pareille situation, mais ce n'était pas du tout le cas ou encore plus le cas en vérité. Gabin avait vu cette relation là ou l'autre l'avait expérimenté... même s'il avait tout oublié certes.

« - Avec elle... Et vous mon Prince ? Puis je vous retourner la question ? »

C'était mal de mentir... et le regard de Gabin, soudain froncé, déçu même, le lui fit clairement comprendre, à ce guerrier. Il n'était pas dupe aussi embarrassé soit-il. N'avait-il pas été clair en indiquant qu'il était devenu quelqu'un de meilleur, de plus ouvert, alors pourquoi revenir sur le genre ? Pourquoi ? Peut-être parce que le guerrier se trouvait embarrassé également, si pas plus. Soit... en tout cas, à l'entendre, il avait vécu une belle aventure, une belle romance.

« C'est magnifique d'être prêt à tout sacrifier pour la personne qu'on aime, qui qu'elle ou qu'il soit, » annonça le prince, légèrement moralisateur, alors que ses rougeurs ne disparaissaient pas pour autant.

L'homme toussota ensuite et reprit. « Je ne regrette pas cette autre vie, elle m'a beaucoup apprise, mais je préfère de beaucoup ma vie actuelle... et mes deux mains. Cette autre vie n'était pas faite pour quelqu'un comme moi. Je ne suis pas doué pour le mensonge quant au vol n'en parlons pas. » Il avouait ainsi son statut dans l'autre vie. Un voleur, un bon menteur. Gabin était tout le contraire, raison pour laquelle il avait perdu un bout en s'éveillant de l'autre côté. Il était différent de Serenus dans son opinion. Et puis, il avait Obédience ici et rien que cela était plus que suffisant pour être certain à cent pour cent que la réalité qu'il vivait était mieux que l'autre.

Songeant à cette autre vie, Gabin poursuivit : « Je m'étais imaginé que si je revoyais ces hommes m'ayant tendu la main, celle que j'avais encore tout du moins, dans cette autre vie, je ferais tout pour retrouver une bonne relation avec eux. Leur dire à quel point j'étais reconnaissant. Le prince soupira. J'en ai rencontré un par pur hasard... il s'est avéré être de la pire espèce... rien que pour cela, cette autre vie m'a manqué ce jour là, pas pour moi, mais pour lui. J'espère depuis ne jamais croiser le chemin du second de peur d'être déçu une nouvelle fois. Et vous, souhaiteriez-vous le revoir ? La revoir, pardon. » Il ne s'excusait que très légèrement. Il lui avait dit de toute manière - ou fait comprendre - qu'il était quelqu'un d'honnête et qu'il n'était pas doué pour le mensonge.


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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyVen 18 Oct - 20:04

Par Kern, s'il avait rattrapé les mots qu'il avait prononcés, cela n'avait pas l'air d'avoir plu au prince. Etrange, il avait pourtant pensé qu'il avait rectifié le tir. Serenus ne comprendrait décidément jamais la façon de penser des nobles. Il avait beau essayer, sa logique à lui l'emportait toujours. Il passa une main dans ses cheveux, gêné d'avoir déçu le prince. Voilà une conversation qui risquait de mal tourner. Il devait réparer cela, mais comment ? Un noble est comme un orage. Imprévisible, il peut éclater n'importe quand et frapper n'importe où. Serenus avait pourtant travaillé avec eux, escorté pas mal d'entre eux. A part quelques formalités, il n'avait jamais vraiment réussi à bien les cerner. Il en avait pourtant épousé une, mais, maintenant, Maud était une gueuse, qu'elle le veuille ou non. L'espace d'un instant, Serenus imagina la situation inverse : lui, devenu noble en épousant Maud. Monsieur Serenus de la… C'était quoi déjà le nom du paternel de son épouse ? Par Kern, quelques mois de guerre, suivi d'une année de vie de famille ont suffi pour effacer le nom de son beau père de sa mémoire. Espérons qu'il ne fera pas la gaffe devant Maud, où il prendrait un coup de plumeau sur le crâne.

Le prince sembla se radoucir, pour le plus grand bonheur de Serenus, et lui dit que c'était beau d'être prêt à tout sacrifier pour l'amour de sa vie. Serenus hocha la tête. Aujourd'hui, c'était pour sa fille qu'il était prêt à tout. Pour sa petite, et personne d'autre. Rien que pour la voir sourire, l'entendre rire, et surtout, la voir devenir une jeune femme magnifique, indépendante… Et capable de se défendre ! Serenus s'était promis de la tenir éloignée de la violence, mais, plus le temps passait, plus il se disait qu'il valait mieux la préparer au mieux. Un père guerrier peut être utile, mais il ne serait pas éternel.
Serenus leva la tête et observa la réaction du noble quand celui-ci lui dit qu'il ne regrettait pas cette autre vie. Même s'il, comme il le disait, il préférait l'actuelle, avec ses deux mains entières. Serenus hocha la tête. Il avait vu suffisamment de guerriers à qui il manquait une main pour savoir que ce n'était pas facile. Il fut cependant étonné quand le prince lui avoua que, dans l'autre vie, il avait été un voleur. Bah, l'autre réalité était complètement différente de la vraie, il ne fallait pas s'en étonner. Melinda avait failli épouser un vieux noble scribouillard, Serenus était capitaine de Vol et Gabin de la Volte était un voleur. C'était comme ça. Il lui dit, en souriant

"- Que l'on soit voleur ou capitaine, on aura tiré notre lot d'enseignement sur la vie… "

Le prince lui avoua que, s'il avait pu rencontrer les hommes qui l'avaient sauvés, il aurait tout fait pour retrouver une bonne relation avec eux. Il lui dit qu'il en avait rencontré un par hasard, mais que ce gars là était un salaud. Serenus pensa immédiatement à Manaël, le vrai. Leur rencontre avait été tout sauf agréable. Serenus sourit à la pensée de ce poing qu'il lui avait mis dans la figure. C'était complètement idiot de sa part, mais, par Kern, ça lui avait fait un bien fou ! Gabin lui demanda aussi s'il souhaitait revoir son amour. Il appuya bien sur le "la", imitant le lapsus de Serenus prononcé quelques instants plus tôt. D'accord Majesté ! Message reçu ! Serenus prit une grande inspiration et, tout en essayant de paraitre le plus posé possible, il répondit :

"- Je l'ai revu mon prince. Lui se souvenait de tout. Pas moi, Obédience m'avait tout raconté, je ne me rappelait que de ses paroles. " Son coeur battait la chamade, il souffla doucement par le nez et repris :"La rencontre s'est… mal passé. Je lui ai mis mon poing dans la figure. Je n'avais qu'une envie, le faire payer pour m'avoir fait souffrir. Au final, je me suis senti vidé quand il est parti. Aussi vide que la tête de mon cheval… Il s'est montré très froid, tout du long, et a même refusé que je lui offre un verre pour m'excuser. Même si je n'éprouvais plus rien pour lui, mon prince, il a réussi à me faire mal… Il était très différent de l'homme qu'Obédience m'a décrit..."

Il soupira doucement. Il aurait aimé que ça se passe autrement avec Manaël. Il n'aurait peut être pas du le frapper, après tout. Soudain Serenus eut un doute. Si Gabin était resté à la Volte pendant l'autre réalité, il y avait une chance pour que…

"- Pardonnez moi, mon prince, mais, juste par curiosité, comment s'appelait l'homme que vous avez revu ?"



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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyMar 12 Nov - 18:58

"- Que l'on soit voleur ou capitaine, on aura tiré notre lot d'enseignement sur la vie… "

Il y avait tout de même un gouffre de différences comme d’expériences entre un voleur manchot et un capitaine respectable, songea le prince un instant. Mais oui, ils avaient tous les deux tirés une leçon de cette autre vie à leur manière. Il y avait des expériences ainsi qui pouvaient même changer à elles seules un homme entier. Et Gabin s'estimait heureux, malgré certains effrois, d'avoir vécu cela mais surtout d'en avoir appris autant. Il s'estimait heureux d'être retourné dans cette vraie trame et non d'être resté dans celle alternée par un sablier retourné.

Il était content d'être à sa juste place en cet instant, mais cela ne l’empêchait pas de penser et de se sentir surtout reconnaissant envers certaines personnes. Il avait en effet nourri le désir de revoir ces gens bons qui l'avaient aidé et traité comme un membre de sa famille, si ardemment désiré que son vœu avait été partiellement exhaussé. Le résultat de cette nouvelle rencontre avait été un parfait désastre qu'il ne souhaitait nullement renouveler depuis – et qu'il ne souhaitait à personne de vivre non plus d'ailleurs. Désastre dont il partagea quelques mots avec le guerrier Dardalion qui mentait aussi bien qu'il respirait. Le prince lui-même ne pouvait faire mieux dans ce registre. Tout ça pour une question de genre.... qui le faisait rougir comme une jouvencelle. Genre que Gabin reprit mot pour mot dans sa nouvelle question et dont il écouta la réponse avec attention.

Il l'avait revu. Il l'avait frappé. Il lui avait proposé un verre. Diantre, quel homme au comportement étrange était ce Dardalion...

« Hé bien, ma foi, après avoir reçu un coup de votre part, ce qui soit-dit en passant ne devait pas être rien ni fort agréable non plus, je ne pense pas que j'aurai été en mesure d'accepter votre proposition non plus, je suppose. Vu les muscles et même si Gabin avait lui-même une bonne carrure, il était fort à parier qu'il aurait été allongé et sonné et donc suffisamment en rogne ensuite pour être froid comme cet amant que le guerrier décrivait. Peut-peut-être, hésita le prince d'un léger balbutiement, était-il tout simplement gêné d'être le seul à s'en souvenir dans les moindres... détails... » Termina t-il fort gêné – en témoignait le rouge aux joues qui ne faisait que s'accentuer sur le sujet -  de s'imaginer un instant à la place de l'autre. Accepter c'était une chose, le vivre était sans doute fort différent... possiblement. Sans doute en aurait-il été lui-même effrayé et choqué. En soit, la situation décrite autant que la scène était difficile à se représenter.

Le prince s'éclairci une nouvelle fois la gorge pour répondre à son tour cette fois : « Il était surnommé dans cette autre vie Maurice Chevalier... il était loin de l'être vu son métier, mais il l'était complètement à mes yeux pour le soutien dont il a fait preuve à mon égard. Il n'a pas le même nom 'ici'... c'est tout ce que je peux vous dire. Gabin n'avait aucune envie de se le rappeler ou de le recroiser ou même qu'on salisse son souvenir d'une façon ou une autre. Ils avaient le même visage, la même voix, le même prénom, mais il s'agissait de deux personnes radicalement différentes. Pourquoi cette question ? »


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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyLun 18 Nov - 20:07

Serenus avait tout dit, sauf le nom de Manaël. Il tenait une sorte de promesse qu'il s'était fait, à la fois pour lui et pour Manaël. Si jamais il venait à raconter ce qu'il s'était passé entre eux, jamais il ne prononcerait le nom de son ancien amant. Pour le protéger, en quelques sorte. Pourquoi faisait-il ça ? Dans le monde où ils vivaient, ce… mode de vie n'était pas toléré partout. En Cibella, valait mieux rester discret. Voilà pourquoi Serenus gardait le silence sur l'identité de Manaël. Même devant un prince, il le garderait. Serenus, en parlant de prince, voyait bien que son histoire l'avait quelque peu… intrigué ? Non. Gêné ? Serenus n'avait pas les mots pour décrire l'expression sur le visage du prince en cet instant précis. Il passa une main dans ses cheveux, et fit une petite moue. Il l'avouait, il n'avait pas eu un comportement très gentil envers Manaël. Cet instant de retrouvailles avait du être aussi difficile pour lui qu'il l'avait été pour Serenus. Et l'inviter à boire un coup après avait été une erreur encore plus risible. Mais Serenus n'était pas connu comme étant quelqu'un qui agissait avec sa tête. C'était d'ailleurs surement pour ça qu'il n'avait pas beaucoup évolué en quinze années de service au sein de la Guilde des Guerriers. Il revint vers le prince qui lui dit qu'il comprenait la réaction de Manaël. Serenus hocha la tête, avec un léger soupir. Serenus se sentit soudain encore plus bête qu'auparavant. Il savait qu'il n'était pas franchement une lumière, mais les mots du prince furent comme deux grosses claques en pleine figure. Il regrettait amèrement son acte envers Manaël. Mais c'était trop tard. Les deux hommes ne se verraient plus. Il ne subsisterait de leur relation que ce doux rêve oublié de l'un, mais pas de l'autre.

Le prince, d'une voix gêné, poursuivit en lui disant que Manaël était sans doute gêné de se souvenir de tout, dans les moindres détails. A ces mots, Serenus, une nouvelle fois, piqua un fard. Il se rappela les mots de Manaël "C'était toi qui était en dessous", ou quelque chose comme ça. Serenus, quand il avait entendu cela, ne savait pas s'il devait nier ou le reconnaitre, et être choqué. Dans les deux cas, il s'était imaginé la scène et avait trouvé cela terriblement humiliant. Lui, la figure du mâle dominant, musclé, puissant, viril, se retrouvant dominé par un autre. Quel gâchis de ses talents. Il regarda le prince et comprit que l'homme se serait retrouvé dans le même état de confusion et de honte s'il avait été à sa place. Il se sentit alors soulagé, rassuré d''être comme le prince. Ravi d'être normal en tant qu'homme aimant les femmes. Serenus répondit alors, avec un petit sourire gêné :

"- Dans un sens, c'est compréhensible. Obédience… Enfin, l'Obédience de l'autre réalité, m'avait dit que M... que cet homme semblait s'être réveillé, comme dans un rêve alors que nous… M'enfin. Ce ne devait pas être très agréable comme réveil."

Il eu soudain un gros doute en pensant à Manaël et aux hommes qui avaient recueillis le prince dans l'autre réalité. En prétextant la curiosité, il posa la question. Gabin lui répondit que l'homme s'appelait Maurice Chevalier. A ce nom, Serenus laissa échapper un soupir de soulagement. Il écouta la description que Gabin donna de cet homme, et lui dit que dans ce monde, il n'avait pas le même nom que dans l'autre. Puis il lui demanda la raison de sa question. Serenus fit un grand sourire et secoua la tête. Il lui répondit, honnêtement :

"- Vous allez peut être trouver cela ridicule mon prince, mais j'ai cru, l'espace d'un instant, que les hommes qui vous ont sauvés auraient pu être mon compagnon de l'autre réalité, et moi même. Les hommes de ce genre là ne doivent pas courir les rues pourtant. "

Il sourit, sincère dans ses propos. Pourquoi mentir alors qu'il venait de pousser un gros soupir de soulagement devant les propos du prince ? Valait mieux être honnête. Quoique, pas trop. Il avait entendu l'histoire d'un vieux kyréen qui avait commis la bêtise d'avoir été trop honnête avec le duc d'Erebor. Il aurait passé trois semaines dans un cachot, avec deux doigts en moins, avant d'être chassé dans le désert. Bah, ce vieux glaçon avait du fondre sous le soleil d'Erebor, et que cela serve de leçon. Serenus avait vite compris qu'il ne fallait pas trop se frotter au sang bleu. Ils étaient du genre susceptible. Serenus, cependant, sentait qu'il commençait à bien s'entendre avec Gabin de la Volte. Encore un peu, et il pourrait lui demander s'il pouvait revoir Obédience.



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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyVen 27 Déc - 21:35

[...] que cet homme semblait s'être réveillé, comme dans un rêve alors que nous… M'enfin. Ce ne devait pas être très agréable comme réveil."

Nous quoi ? Pas agréable ? Les sourcils de Gabin jouèrent d'incompréhension au-dessus de ses yeux avant que le fleuron ne tombe dans sa caboche. Ainsi étaient-ils donc entrain de, entrain de... S'accoupler, mon poussin, oui, lui souffla une voix dans son esprit alors qu'il la chassait pour rectifier plus joliment par un : De s'aimer à plein le corps. Il faisait leur 'belle affaire' quand l'un d'entre eux s'était éveillé dans... Hm ! Le prince s'étrangla quelque peu, son regard fuyant sur le côté alors qu'il réalisait, par tous les dieux, la situation encore plus rocambolesque et osée de la vie cachée du guerrier et de son amant maudit.

Et il songeait que cela n'avait pas dû être un réveil aisé ??? Non sans rire ?! Aurait pu crier l'expression de Gabin - et ses yeux presque exorbités à présent - si celle-ci avait été dotée d'une voix alors que sa bouche se taisait d'un mordillement nerveux des lèvres. Son teint cramoisi déjà aux oreilles et aux joues se répandit à vitesse vive-prime jusque dans sa nuque.

Que Javaï redonne à mes esprits un semblant d'équilibre ! Pria t-il avant d'apprécier le tournant de la conversation qui lui offrait une direction plus facile à supporter pour que ses rougeurs disparaissent avant qu'il ne fasse définitivement un malaise.

Un nom fusa ainsi alors que son cœur peinait devant la disparition de son porteur - Gabin préférant oublier le visage aux mêmes traits de la réalité. Et le prince retourna tout simplement la curiosité au guerrier.

"- Vous allez peut être trouver cela ridicule mon prince, mais j'ai cru, l'espace d'un instant, que les hommes qui vous ont sauvés auraient pu être mon compagnon de l'autre réalité, et moi même. Les hommes de ce genre là ne doivent pas courir les rues pourtant. "

La réponse le fit sourire poliment avant qu'il ne reprenne à son tour :

« Je puis vous assurer, guerrier Dardalion, que vos interrogations ne sont nullement ridicules. Après tout, si vous étiez bel et bien le partenaire d'Obédience, notre rencontre actuelle ne peut-elle être perçue comme étant l'oeuvre des dieux ? Ainsi et sous cet angle, il ne m'aurait pas paru inconcevable que nos destins aient pu être liés dans cette autre réalité également. Si les hommes m'ayant soutenu de l'autre côté n'ont aucun rapport avec vous et cet amant dépeint, peut-être nous sommes nous croisés en d'autres occasions sans qu'aucun de nous n'en ai aujourd'hui le souvenir. »

Tout sérieux était-il. Tout aimable aussi. Gabin retrouva doucement, mais surement, un semblant de paix dans sa tête. Ses rougeurs flamboyantes le quittèrent également petit à petit à sa plus grande joie. D'un soupir ponctuant la fin de ses pensées et d'un regard tourné vers la fenêtre et le jour changeant, le prince se fit en lui-même qu'il devrait bientôt clore cette rencontre et retourner vaquer à ses devoirs de Chevaucheur.

Après un léger moment de silence comme de reflexion, il proposa ainsi :

« Hélas, les heures filent et il me faut mettre un terme à cette conversation – fort agréable, sachez le Serenus Dardalion. Cela étant et si vous en avez l'envie, naturellement, peut-être voudriez-vous bien m'escorter hors de la ville sur un terrain plus propice à la venue d'un dragon vers son Chevaucheur ? »

C'était une invitation courtoise et subtile pour offrir au guerrier la possibilité de revoir Obédience – fusse t-il différent de cette autre réalité, Gabin était certain que son dragon ne décevrait nullement. Obédience était parfait, après tout. La rencontre serait brève et... exclusive, car la gentillesse de Gabin était limitée face à sa possessivité pour la créature majestueuse qui l'avait choisi lui et non un autre. Si Serenus refusait cette chance de revoir Obédience, nulle autre ne s'offrirait à lui, Gabin s'en faisait le serment.


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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyVen 24 Jan - 21:39

Gabin était gêné, Serenu le voyait à ses yeux, son regard, et il eu presque envie de rire. Il était vrai que cette situation était... Tout sauf agréable. Serenus s'estimait heureux de ne pas se souvenir de cette scène. Manaël, lui, pour son plus grand malheur, devait même en rêver encore. Heureusement pour lui, il n'était pas “dessous” ce jour-là, d'après ce qu'il lui avait dit. Serenus frissonna. Il n'essaya même pas d'imaginer la sensation que cela faisait d'être dans cette position là. Il l'avait pourtant vécu, dans cette autre vie, et pas qu'une fois. Mais il se refusait à penser à ça, à ce que cela faisait. Il leva le regard vers Gabin, et, en voyant ses yeux exorbités, se dit que Manaël aurait pu faire la même tête en découvrant que, non seulement il se réveillait en plein acte... Avec un homme. Le teint rougi par la gêne, ces yeux grands ouverts et emplis de confusion. Serenus ne put s'empêcher de sourire, compatissant. Alors qu'il se refusait à imaginer ce moment-là, bien qu'il l'ai fait plus d'une fois, Gabin, lui, venait de le faire devant lui. Et le résultat était assez comique.

Ils changèrent de sujet, et Serenus demanda le nom des hommes qu'il avait rencontré dans l'autre vie. Il fut rassuré de savoir que Manaël n'était pas l'un de ceux-là. Le guerrier avoua alors son incertitude du moment et, à sa grande surprise, le prince se montra assez compréhensif. Il lui dit que leur rencontre était peut-être un fait des dieux, et que, par conséquent, leurs destins étaient peut-être liés. Il lui dit qu'ils s'étaient surement croisés dans cette autre réalité, sans qu'aucun d'eux n'en garde le souvenir. C'était possible, il y avait beaucoup de monde à la Volte. Même Serenus, qui était un gueux natif de cette cité, ne connaissais pas tout le monde. Le guerrier se contenta de hocher la tête. Puis, le silence s'installa entre les deux hommes. Pendant un court instant, Serenus plongea dans ses pensées, qui dérivèrent vers sa fille. Comment allait-elle, à cet instant précis ? Avait-elle bien mangé ? Il regretta presque de ne pas être à ses côtés. Il aurait tellement aimé lui faire rencontrer Obédience...

La voix de Gabin le sortit de ses réflexions. Le prince lui dit que le temps passait, et que le temps était venu pour eux de se séparer. Serenus se releva, ajusta les pièces de son armure, et fit face au prince. En tant que bon guerrier qui avait appris de ses erreurs passées, il savait que, dés qu'un noble décidait d'une chose, mieux valait ne pas insister. Gabin lui avoua que la conversation avait été agréable, ce à quoi le guerrier répondit en inclinant respectueusement la tête. Et, soudain, ces quelques mots, cette proposition inattendue, inespérée... Il proposait à Serenus de l'escorter en dehors de la ville pour rejoindre son dragon. Obédience ! Il pourrait revoir Obédience ! Serenus, tant bien que mal, resta stoïque, même si une joie immense pouvait se lire dans son regard et dans sa posture droite et fière. Il s'inclina et répondit au prince ;

“ - Mon prince, ce serait pour moi un grand honneur que de vous escorter jusqu'à votre destination.

Obédience ! Enfin ! Par Kern il avait du mal à y croire. Le dragon ne le reconnaitrait surement pas, mais tant pis, il ferait avec. Le simple fait de le voir suffisait à le combler.



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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptySam 15 Fév - 15:14

Ainsi soit-il. Ainsi se termina la conversation, cette scène à huis clos dans cette tour trop grande et bien trop déserte à son goût. Cette tour qu'il aurait bien aimé voir emplie de vie et qui peut-être serait un jour, espérait-il lointain dans ses pensées, bercée de bruits d'enfants – les siens. Quand ce ne serait pas à Val-Serein tout du moins. Le futur était un mystère dont le voile était bien trop épais pour tenter d'y voir à travers. Aussi le bon prince se focalisa t-il derechef sur le présent, sur Serenus Dardalion et l'invita t-il à l'escorter hors de la ville à la rencontre d'Obédience. Une invitation subtile pour une rencontre unique, car Gabin était bien trop possessif en lui-même pour octroyer davantage de son lien avec son dragon à quelqu'un d'autre.

Les deux hommes quittèrent ainsi les lieux, le guerrier proche de sa personne faisant ce qu'il avait à faire ; l'escorter. Et il le faisait bien, d'avis de Gabin, de ses larges épaules carrées et de son regard acéré. S'il songeait déjà à la retrouvaille avec sa majesté des cieux, Obédience, il le cachait bien. L'ambiance jusqu'à la sortie de la ville était si lourde, oppressante, suffocante, pleine d'une tension que le prince mettait sur le compte de la nervosité du guerrier ; qu'il se permit une remarque légère d'un trait d'humour tout aussi léger :

« L'Inébranlable en serait-il ébranlé ? Je puis cela étant vous rassurer, Obédience est rassasié. C'est faux, petit, j'ai faim. Il ne vous fera rien. » Cela, il en était certain au moins. Sauf s'il poussait des ailes au Serenus Dardalion et que ce dernier cherchait à toucher le soleil, il en serait brûlé, et pas qu'à moitié. Rôti comme il faut. Avec toutes les complications que cela apporteraient au prince de reporter la situation.

Et les voilà arrivant à l’extérieur, suffisamment loin pour ne risquer des ennuis, suffisamment éloignés tous les deux pour ne pas attirer les regards – presque louche. Comme un couple fuyant à travers champs. Heureusement la silhouette lointaine d'Obédience mit un terme à ce moment d'attente presque gênant. Puis vint l'ombre au-dessus de leurs têtes et quelques conversations silencieuses de tête de dragon à tête princière. D'accord partagé.

« Obédience accepte de vous entendre et je consens à vous laisser vous exprimer librement avant de reprendre mon envol. »

Ainsi dit-il, ainsi s'éloigna t-il pour laisser au guerrier le loisir de dire des mots, des phrases, des idées, d'exprimer ses sentiments en privé. Une poignée de minutes intenses observées à distance. Une poignée de minutes curieuses à s'en mordre les doigts d'envie de les rejoindre déjà, de cesser 'leur moment', un moment qu'il avait accordé. Une offre qu'il ne reprendrait pas, mais qui ne se représenterait pas, plus... Plus jamais, même, s'il avait su percer un trou dans le voile obscur des événements à venir. Si seulement il avait su, pu, les voir, mais qu'aurait-il pu changer ? Seul ou même avec une poignée.

L'instant parfait pour le guerrier cessa alors. Obédience glissant dans l'esprit de son Chevaucheur que Serenus Dardalion était quelqu'un de bien et qu'en d'autres temps, occasions, réalités ou univers différents, il aurait pu être sien avant de rajouter que le présent lui convenait et qu'un Gabin il n'y en avait pas deux. Qu'il était aussi unique que leur lien l'était et que cela ne cesserait jamais.

« Vous êtes un homme bon. Obédience et moi partageons cet avis. Continuez de faire ce que vous faites de mieux ; protéger le peuple. Je suivrais vos exploits et vos titres avec attention. Que Javaï veille sur vous, Serenus Dardalion, guerrier, Veilleur du Sacrifice, l’Inébranlable et Chevaucheur d'une autre vie. »

Et dragon et Chevaucheur quittèrent la terre ferme, saluant une dernière fois l'homme vaillant avant de s'éloigner à tire-d'aile. Un homme que ni Gabin ni Obédience ne reverraient un jour.

Parce que les Temps changent. Que l'Univers n'est point immuable.
Parce que le Destin en a décidé ainsi. Et que c'est ainsi que l'Histoire est faite :
De rebondissements et surprises angoissantes, d'adieux déchirants et de nouveautés excitantes.


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Message Sujet: Re: Le souvenir d'une autre vie   Le souvenir d'une autre vie EmptyLun 9 Mar - 20:49

Voilà que leur rencontre pour le moins hasardeuse s'achevait. Serenus se dit que ce n'était peut être pas plus mal. Plus vite il prenait congé de ce noble, moins il avait de chance de commettre un autre impair. Quoique, ça faisait déjà un moment qu'il ne s'était plus rien passé. Serenus s'était toujours bien tenu, avait respecté le sang bleu et s'était bien soumis devant eux. Mais on était jamais trop sur de rien. Il aurait bien touché du bois, pour se prémunir, mais il craignait que le prince trouve ce geste étrange de sa part. Il se leva donc, réajusta son armure, et suivit le jeune homme jusqu'à la sortie. Si son cœur battait à tout rompre à la simple pensée qu'il allait revoir Obédience, il n'en montrait rien. Il faisait son boulot, rien de plus. Il usa de sa musculature et de son regard noir pour dissuader quelques mendiants et autre vendeurs de choses inutiles de venir troubler la tranquillité du prince. Il les connaissait bien. L'un d'eux vendait même une solution qui ferait pousser des cheveux sur la tête d'un chauve. Le gars en question, n'ayant pas un poil sur le caillou, paraissait trèèèèèès convainquant. Serenus ne savait ce qu'il avait mis dans ce mystérieux flacon, et il ne voulait pas le savoir.

Ils arrivèrent enfin à destination. Et Serenus ne pu s'empêcher d'essuyer cette petite goutte de sueur qui perlait sur son front. Il avait peur, ça oui. Peur de quoi ? De beaucoup de choses en fait. Peur du dragon et de sa force, peur de paraitre ridicule devant lui, peur de peut être l'offenser et finir en guerrier grillé dans sa conserve décorée. Spécialité du chef qu'il dira le dragon, avant de n'en faire qu'une bouchée. Serenus avala sa salive, et se tourna vers le prince qui se moquait gentiment de lui. Il sourit et hocha la tête. Ebranlé, oui, il l'était. Mais pour rien au monde il ne s'enfuirait, pour rien au monde il ne passerait à côté de ce moment qui ne se reproduirait plus jamais. Obédience apparut alors devant lui. Serenus sentit immédiatement ses yeux s'embuer de larmes. Il n'avait pas changé. Il était tel qu'il était dans ses souvenirs. Imposant, majestueux, impressionnant, magnifique. Ses écailles vertes brillaient sous les rayons du soleil déclinant. Serenus n'avait qu'une envie, sauter sur son dos et s'envoler avec lui. Mais il se garda bien de le montrer. Il essaya de rester impassible, mais ses yeux brillant de larmes montraient son émotion.

Le guerrier inclina la tête quand le prince lui dit qu'Obédience était prêt à l'écouter. Il ne savait pas quoi dire. Que dire devant une telle créature, sinon chanter ses louanges ? Serenus s'avança timidement. Il commença par lever la main vers le museau du dragon, habitué qu'il l'était à le saluer ainsi dans l'autre vie. Quand il se rendit compte de ce qu'il s'apprêtait à faire, il baissa la main. Il ne savait pas s'il pouvait se permettre de toucher un dragon, comme ça. Un dragon n'était pas un chien, on ne pouvait pas se permettre de le caresser comme s'il en était un. C'était son avis en tout cas. Il savait, en tout cas, que s'il avait été à la place de Gabin, il aurait été jaloux qu'un autre homme se permette de toucher son dragon. Serenus baissa la main, et se contenta de s'incliner devant Obédience. Que dire à présent ? Déjà qu'il osait à peine le regarder en face, que pouvait il lui dire ? Il inspira à fond et balbutia ces quelques mots :

"- Tu… Tu ne dois pas te souvenir de moi Obédience… Le Prince a déjà du te raconter ce dont je me rappelle de toi. Je t'en suis reconnaissant d'avoir accepté de me rencontrer. Je ne suis pour toi qu'un chevaucheur d'une autre vie, une vie qui n'a peut être même pas existé au final. Je dois te paraitre fou, mais… Sache que… T'a été le meilleur compagnon qu'il m'a été donné d'avoir. Au moins, une fois dans ma vie, il y avait quelqu'un qui me comprenait pleinement, avec qui je pouvais tout partager… C'était… Merveilleux, Obédience. Et je te remercie malgré tout pour ces moments passés avec toi, même si tu ne t'en souviens pas. Merci."

Que dire de plus ? Qu'il l'aimait ? Non, cela ne ferait qu'attiser la jalousie de son chevaucheur. Serenus soupira doucement et leva les yeux vers le dragon qui le regardait fixement. Il devait le prendre pour un demeuré. Clairement. Serenus inspira profondément. Il reprit d'une voix douce :

"- Je vais te rendre à ton chevaucheur, j'ai déjà trop abusé de ton temps noble dragon. Gabin est un homme bon, je sais que tu es entre de bonnes mains. Et… Une dernière chose." Il se redressa et avec un sourire il dit : "- Une adresse plutôt. Mamie Galette, dans la Ville Haute. Elle paye pas de mine mais elle fait les meilleurs galettes de tout Arven que ce soit dans cette vie ou dans l'autre. Donne mon nom, et vous mangerez tous les deux comme des rois, et offert par la maison. Je te garantis que tu ne le regretteras pas."

Il s'inclina de nouveau pour saluer le dragon et recula, laissant place à Gabin. Il resta silencieux quand Gabin pris place sur le dos d'Obédience, même si cela lui fit mal au cœur, l'espace d'un instant. Ils étaient si beaux tous les deux, si… Bien ensemble. Serenus en était certain désormais. Obédience était bien le dragon de Gabin, et il était à personne d'autre. Il sourit et inclina la tête devant les compliments du Prince et répondit à son salut par un remerciement sincère. Puis Chevaucheur et dragon s'envolèrent. Serenus les suivit des yeux sans bouger jusqu'à ce qu'ils ne soient qu'un point infime dans le ciel, puis il reprit la route menant à son foyer. Sur la route, il laissa ses larmes couler. Des larmes non pas de tristesse, mais de joie. Il n'avait qu'une envie à présent, rentrer et raconter sa journée à sa famille, ainsi que les merveilleuses rencontres qu'il avait faite



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