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 Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire

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Le Destin

Messages : 1269
J'ai : un âge au dessus de toute raison.
Message Sujet: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Mer 12 Déc - 20:15


4.1 • Les Labyrinthes de Sithis

Dévalidation générale

Sujet de sauvegarde



Copiez-collez ici, l'un derrière l'autre, vos deux messages de présentation, afin d'en garder trace avant tout changement. Un accident de recodage est si vite arrivé !

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La Noblesse
La Noblesse
Castiel de Sombreflamme

Messages : 2381
J'ai : 26 ans
Je suis : duc décadent de Sombreciel et mage de l'Été amateur d'explosions

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Sombreciel et à l'empire d'Ibélène.
Mes autres visages: Louis • Octavius • Maelenn • Lionel • Matvei • Hermine
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 3:51



deadpool présente

Castiel Eudes
de Sombreflamme

Ben Barnes

« Le génie est un proche allié de la folie, et de minces cloisons les en séparent. »

Instable, enthousiaste, excessif, charmeur, éloquent, obsessionnel, sombre, égoïste, peu partageur, curieux, cruel, impulsif, capricieux, matérialiste, avide d'attention, possessif, rieur, taquin, sensible, imprévisible, léger, amateur de belles choses, charismatique, raffiné, élégant, cultivé, fantasque, doux, exigeant et doté d'un dédoublement de personnalité qui n'a pas son pareil



©️ tussanus poster
Castiel a une peur bleue de l'eau - de toute étendue d'eau plus grosse qu'un bain, pour être exact, et ce n'est pas dit que même lors de ses ablutions, il puisse s'empêcher de fixer l'eau avec méfiance. Il apprécie, de loin, la mer violente et déchaînée qui déchire les côtes de son duché, les lacs sauvages et mystérieux qui se cachent tels des joyaux au coeur des forêts épineuses, mais le seul contact de l'eau le fait paniquer. C'est viscéral, depuis toujours, et rien n'a fonctionné pour qu'il perde cette phobie singulière. Cette faiblesse n'est pas connue plus que nécessaire, son premier conseiller s'étant assuré que le secret soit gardé.



©️ arwene
Âge : 25 ans
Date et lieu de naissance : 30 décembre 977, Euphoria (Sombreciel).
Statut/profession : Duc de Sombreciel, mage de l’Été sans aucune éducation magique, amateur d’expériences et d’explosions en tous genres.
Allégeance : L'empire d'Ibélène.
Dieux tutélaires : Né sous Erelf ; il se dévoue également à Mirta, Uld et Alder.
Groupe principal : Les Gardiens de la Tradition.
Groupes secondaires : Noblesse / Mages


Il ne connaît pas son nom.

Il ne sait pas non plus depuis combien de temps, exactement, Il est là. Sans doute a-t-il toujours été là, sans qu’il le remarque, sans qu’il y porte attention, incapable de le voir, de savoir qu’il est là. Il est persuadé que celui-ci a fait son apparition alors qu’il était encore à la cour d’Augustus, pris dans ses délires hallucinogènes, dans un sevrage pire que toutes les drogues. Comme une ombre furtive dans ses pas, ou le précédant au tournant des couloirs du palais, un regard jeté par-dessus une épaule dédaigneuse recouverte d’une fourrure parfois blanche, parfois noire. Il ne sait pas son nom, mais il sait qu’il lui appartient – autant qu’il lui appartient, sans doute. Il sait également qu’il sera toujours là pour le protéger, pour le comprendre, sans même être présent, sans même être vu.
Il sait qu’Il est une part de lui.
Qu’ils ne font qu’un.

***

Castiel porte le feu en lui depuis avant même sa naissance, le nom Sombreflamme annonçant déjà ce que serait l’héritier du trône instable de Sombreciel. Le feu qui coule dans les veines de sa lignée, qu’importe le savoir dont s’est toujours réclamé Eudes, son irresponsable père. Le feu qui coulait dans les veines de sa mère, une Hélène de Sombreflamme aussi imprévisible et vive que le sable du duché qui l’a vu naître Elenah. Enlevée à son mari par Eudes, leur romance naissant d’une étincelle qui bientôt devint un braiser, elle donna naissance à un unique fils. Castiel, sans histoire et sans amis, sans rien de bien notable, jusqu’au jour de la mort de ses parents. Il a cinq ans à peine, quand le duc et la duchesse meurent – l’une d’une surconsommation de drogues, l’autre suicidé pour accompagner cette aimée dans la mort. Cinq ans à peine lorsqu’il vit ses parents être enveloppés de violet et incinérés.

Laissé sans famille et pas en âge de porter la couronne, il fut placé sous la tutelle de Maximilien de Séverac, premier conseiller de la famille ducale, et rejoignit la joyeuse couvée cielsombroise. Il trouva en Melbren, un parfait compagnon de jeu avec qui faire exploser le mobilier et courir les tavernes à l’adolescence; en Mélusine, une grande sœur attentionné pour laquelle il a un amour frisant l'adoration; en Mélisende, une fascination secrète; en Melsant, une admiration profonde; en Ismalia et Maximilien les parents qu’il n’avait jamais eu. Avide d’amour et d’attention, il fut couvé et élevé par cette famille jusqu’à ce qu’il fut en âge de prendre sa couronne. En théorie, bien sûr, puisqu’en pratique, la chose fut bien différente.
Influençable et sans exemple de ce que devait être un duc, Castiel se laissa emporter par les drogues et les alcools fins qui font la fierté de son duché, donnant son oreille aux maniganceurs et aux charlatans de toute sorte. Sans son ami Melbren, qui l’a abandonné (à son avis) pour aller étudier à l’Académie de Lorgol, et sans supervision, le duché connut de sombres heures avant que Maximilien décide, avec l’aval d’Augustus, d’envoyer le jeune homme à la cour de l’empereur.

Exilé de son Sombreciel bien-aimé, enfermé entre ces murs de roc qu’il n’a jamais pu aimer, sans amis, à peine quelques alliés, forcé de se sevrer, Castiel se déchira. Presque littéralement. Les murs de sa suite assignée affichent encore les marques de ses ongles arrachant le papier peint, se cassant sur la pierre plus dure que ses os, résonnent de ses hurlements et de ses menaces de mort, de sa haine, de ses pleurs infinis. Brisé, abandonné, esseulé – jusqu’à ce que son âme semble se scinder en deux et que ce soit finalement son esprit qui se sépare, devienne deux entités distinctes, se mélangeant au mieux du temps, se côtoyant en prenant le dessus l’une sur l’autre au pire des heures. Une lumière digne de ce duc éloquent et raffiné,  une clarté qui semble parfois nimber un Castiel doux et sensible, imprévisible et néanmoins amusant – une noirceur qui se cache dans une voix cassante, sèche, dans une cruauté qui va si mal à ce duc à peine sorti de l’adolescence et qui pourtant épouse parfois les ombres et leur sang comme le meilleur des gants.

Au début de l'an 999, l'esprit d'Hypérion d'Ibélène se mêle au sien. Nouveau Roi Noir de la Rose Écarlate, l'honneur d'être choisi par le souverain millénaire afin de perpétuer leur noble combat motive encore davantage le duc à se sevrer de ses vices et démons. Le Roi Noir et Castiel s'entendent à merveille, le fantasque du duc permettent à l'empereur de renouer avec Sombreciel et son imprévisibilité. En janvier de l'an 1000, son sevrage est terminé et Sa Grâce Augustus le décide apte à reprendre son trône. Le jeune duc revint à Euphoria pour régner, épaulé de Maximilien, qui l’aida à rattraper les divers dossiers et à comprendre sa tâche. Il avait vu, pendant ses années à la cour d’Augustus, un souverain régner, différemment de ce qui est coutume dans son duché, mais pourtant d’une façon admirable. C’est donc décidé, nouveau, incroyablement nouveau, que Castiel reprit les rênes de Sombreciel. Le peuple en est ravi – quel autre souverain peut aussi bien représenter la dualité fantasque de ce duché halluciné qui enfante la beauté autant que la laideur ? Il ne manque, sans aucun doute, qu’une duchesse pour compléter ce tableau idyllique, mais le régnant est bien loin de penser sérieusement aux dames. Il n’a peut-être, en tête, que les jeux avec Melbren, que les réunions avec Maximilien, que les contes de Mélusine, que les rires et les chansons, et à quelque part, ce pouvoir qui brûle au bout de ses doigts.

Ce regard noir qui, parfois, le précède au tournant des couloirs, jeté par-dessus une épaule dédaigneuse recouverte d’une fourrure parfois blanche, parfois noire.

Livre I ♦️ Ô, Destin, que tu t’es amusé, avec ce pantin ! Que tu t’es amusé à le faire aimer, haïr, humilier, pleurer, rager ! N’as-tu pas ri de sa lente descente dans ces Enfers où il a déjà séjourné, inquiet de l’enlèvement du héros de sa fratrie par les Amoureux du Vent ? N’as-tu pas savouré cet amour naissant avec la princesse d’Erebor, pour encore mieux t’esclaffer devant les actes de cet homme à l’Ordalie de Diamant ? La drogue, l’alcool, le sexe, oui, mille tourments dans lesquels il a replongé à une seule occasion, pour mieux souffrir par la suite. Renié par sa sœur, honte d’Ibélène et responsable de l’humiliation involontaire de la belle de ses pensées, il s’est isolé pour mieux tenter d’expier son chagrin et sa colère. Depuis, maladroitement, il tente de récupérer l’amour de sa Mélusine, son attention, et celui d’Alméïde. Lors du Tournoi des Trois Opales, ta malice n’a pas non plus chômé, n’est-ce pas ? Alors qu’il se lançait à l’assaut de la chambre de la princesse, faisant fi des interdictions impériales ! Alors qu’il craignait le pire pour la vie de sa famille ! Alors que, suite à tous ces évènements, il se retrouvait presque déjà lié à la princesse Madeleine, contré son gré. Oui, tu ris bien, Destin, de cet homme troublé et excessif, qui ne veut pourtant que l’amour et l’attention. Cet homme plein de peurs et de terreurs, cet homme qui a craqué entre tes bras, dans les dédales de Salvemont. Puis, comment ne pas rire de ces rumeurs fort amusantes de fiançailles et d'enfant ? Dommage que celles-ci doivent être démenties : les présents qui en résultent sont fort appréciables et comme il aimerait que tout ceci soit bien vrai.
Puis, n’as-tu pas malmené le Roi Noir avec autant de plaisir ? Sa peur de l’eau, ses cauchemars, les marques sur sa main, son flanc, sa joue, comme mille preuves de son engagement, comme mille conséquences de ce qu’il a juré de protéger. N’as-tu pas fait battre son cœur pour une Chevaucheuse, même si ailleurs, il vibre pour une princesse ?

Ô Destin, que tu t’amuses…

Pendant le livre II :
TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Castiel a été élevé dans la famille Siguardent, suite à la mort prématurée de ses parents. Sa cousine Séverine est une princesse légitime, sa mère ayant été reconnue par la couronne cielsombroise. Il est marié à Mélisende (qui est sa duchesse), Quitterie, Madeleine, Mélodie, Ljära et Gabrielle, et fiancé à Anthim Sadaqa, Écoutant de la Corde et réfugié politique. Arsène est son héritier, bien que fils d'Anthim et de Mélisende. Il est drogué, décadent et incompétent.
→ Castiel s'éveille le 5 mai 1002, aux côtés de son fiancé. Troublé par ce qu'il croit être un délire, il se lance sans hésiter dans la chasse au meurtrier de son héritier et se marie à son pire ennemi. Le sevrage de son corps trouble son esprit déjà dérangé.
Il décide de se souvenir de ce qui est arrivé dans la trame alternée, mais Castiel étant lui-même (un peu lâche), il va faire comme s'il avait tout oublié.

Castiel s'est marié à la princesse Madeleine de Bellifère et s'est fiancé à Alméïde d'Erebor, suite à un complexe échange politique qu'il aime qualifier de novateur, accéléré suite au déclenchement de la guerre. Il s'est aussi réconcilié avec sa soeur Mélusine, dont il a appris la nature de Fou Noir. Sa duchesse est rapidement devenue enceinte, à sa grande joie. La trame alternée a grandement perturbé le duc, qui a vécu un second sevrage et a fait une fuite psychologique dont il ne se souvient pas, au cours de laquelle il a tué le duc Denys. Roi Noir, il décide avec ses camarades de rompre la Trêve et de tendre la main aux autres organisations qui gouvernent le continent.

Atteint pendant l'épidémie qui touche et décime les mages, il fait le choix de faire exploser son laboratoire avec lui-même en son sein, afin de détourner tous les soupçons à son sujet. Son héritière, la princesse Odette, naît le 9 novembre 1002, en parfaite santé, autant que sa mère. La fin -imposée- de la Rose Écarlate perturbe grandement l'équilibre psychologique du jeune duc, qui voit sa personnalité la plus sombre prendre le contrôle de lui pour les semaines qui suivent.



Questions du Livre I:
 

Questions du Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• La peur. Le désarroi. Insomniaque, il craint d'être victime de la Chasse Sauvage. Il la sait puissante, de par la rébellion du Pion Blanc. Et surtout, il en sait si peu, de par les secrets d'Hypérion. Il ne comprend pas et ce que Castiel ne comprend pas, il préfère le détester. L'exécrer. Et dominer. Qu'importe le prix à payer.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Esprit chaotique et instable, Castiel exècre pourtant la guerre. Il exècre ce qu'elle réveille en lui et en chacun, les ombres qu'elle transporte et le sang qui abreuve les terres de tout Arven. Cette trêve est une excellente chose, malgré la triste signification de celle-ci, et il espère qu'à son terme, la guerre ne reprendra pas.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lui qui n’y avait que peu mis les pieds s’y rend désormais à l'occasion, tout en restant cantonné à la Ville Haute et à sa sécurité. Surtout dans la tour de Sombreflamme, et dans celles de sa fratrie, dans les moments qu'il prend pour leur rendre visite et les couvrir de ses attentions. Le reste ne l'intéresse que peu et bien que fauteur de troubles en puissance, il ne va pas les courir dans la misère de la Ville Basse.







Dans la vie, je m'appelle Fred et j'ai 25 ans. J'ai découvert le forum via Dragonvale et voici ce que j'en pense : je suis encore le duc de tout, et hop, na.




Récapitulatif

Castiel de Sombreflamme

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Ben Barnes
♦️ Compte principal : Oui / Non

♦️ Noblesse : Duc / Sombreciel
♦️ Magie : Été / Sans formation
♦️ Familier : Mirat / Chat persan & Panthère / Mâle & Femelle


_________________
Dialogues de Castiel en darkred ◊ Dialogues de Mirat (chat persan ou panthère) en indigo




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Séverine de Bellifère

Messages : 1981
J'ai : 27 ans
Je suis : duchesse de Bellifère, autrefois astronome à l'Observatoire de Val-du-Ciel, mon observatoire.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Martial de Bellifère
Mes autres visages: Marjolaine du Lierre-Réal & Lancelot l'Adroit & Liry Mac Lir & Anwar Sinhaj & Antonin de Faërie
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 3:58



Dreamzz présente

Séverine
de Bellifère

Emmy Rossum

« Ils disent que la vengeance est un plat qui se mange froid, mais ça ne me fait pas peur. »

Douce Séverine au visage si innocent, tu ne saurais mieux tromper sur ta véritable nature avec tes sourires charmeurs et tes manières délicates.  Toi dont le coeur se remplit si facilement de rancoeur, toi qui serais prête à tout pour assouvir ta soif de vengeance.  Qui aurait cru que tant de haine pouvait se cacher dans une créature si frêle, dévouée au savoir et aux arts? Et pourtant, personne ne t'a appris le monde, laissée seule à toi-même, tu n'as pu que faire confiance à ta seule personne, apprenant rapidement les règles de la prudence élémentaire, apprenant également combien il est important de se montrer secrète envers ses projets.  Si ton éducation dès l'enfance t'a poussée à être une personne fort raffinée, tu n'as pas su empêcher la hauteur de venir t'entacher, malgré ta déchéance, tu considères encore avec dédain ceux qui te sont inférieurs.  Pourtant, tu sais te montrer charmante, amusante, même envers ceux que tu hais du plus profond de ton coeur.  Tu les veux tous au fond de ta poche, tu aspires à les manipuler tous tels des pantins qui accompliront ta volonté.  Et lorsque cela sera fait, tu pourras enfin reposer en paix.  Ô douce Séverine, ne perd pas la petite enfant malicieuse que tu étais, celle qui faisait le bonheur et la joie de tes aînés, au profit d'une vengeance qui ne t'apportera ni la gloire, ni la renommée, une vengeance qui tout au plus donnera à ton coeur l'impression du devoir accompli sans toutefois t'accorder la paix de l'âme, ni le bonheur qui autrefois fut tien.



©️ Shiya
Bien que née à Sombreciel, Séverine n'est pas adepte de l'usage de drogues, ou du moins ne l'est plus.  Elle a des visées très hautes qui nécessitent la clarté de son jugement et en s'éloignant de ces produits hallucinogènes elle espère se distinguer, puis vaincre son cousin tant abhorré.



©️ Sugar Slaughter
Âge : 26 ans
Date et lieu de naissance : 2 mai 976, à Mauve, Sombreciel
Statut/profession : Duchesse de Bellifère, femme pot de fleurs à temps partiel
Astronome, elle dirigeait l'observatoire de Voile-du-ciel jusqu’au début de la guerre et son mariage avec Martial de Bellifère. Elle était jadis héritière de la baronnie de Mauve, mais ce titre lui a été retiré par la couronne cielsombroise en l'an 1000.
Allégeance : À la couronne impériale d'Ibélène, Augustus désormais dans le royaume de Sithis, peut-être un peu à Martial tant que ça pourra lui servir, mais certainement pas à Castiel de Sombreflamme.  Il y a des avantages à se faire expatrier par le mariage.
Dieux tutélaires : Alior l'adroite à la naissance, plus tard Alder le Savant et Valda, l'Étoile
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Noblesse, Savants


De l'enfance, on ne peut dire autre chose qu'elle fut heureuse et insouciante.  Fille unique du baron et de la baronne de Mauve, Fantine et Frédéric de Mauve, Séverine a grandi loin des conflits et loin des bassesses que peuvent inspirer les luttes pour le pouvoir, au contraire de ce que plusieurs auraient pu penser à propos de l'éducation de cette jolie demoiselle.  Mais nous ne sommes pas encore rendus à cette partie de l'histoire et commençons donc par le tout début.  C'est dans la baronnie de son père que Séverine est née et a passé le plus clair de son enfance.  Malgré les titres, en terme de superficie et de richesse, la baronnie de Mauve n'était pas très influente dans le duché de Sombreciel et ne le serait probablement jamais.  De pauvre conséquence, elle n'en était pas moins suffisamment prospère pour permettre à la petite famille de vivre plus que confortablement.  Sans mener le grand train de la noblesse de rang supérieur, on pouvait qualifier le baron et la baronne de Mauve de gens très respectables en tout point de vue.  Par ailleurs, ils étaient particulièrement appréciés par les habitants de la baronnie, Frédéric étant un seigneur clément et bienveillant.  Par l'accès plus que facile à la muse des peintres, la famille de Mauve se complaisait à jouer les mécènes dans les arts et dès son plus jeune âge Sévérine fut entourée d'artistes éblouissant ses yeux d'enfant avec leurs millions de couleurs chatoyantes.

Dès son jeune âge, la grand-mère de Séverine fut une figure importante de sa vie.  Habitant dans le manoir des barons, elle peupla d'étoiles les rêves d'enfance de la petite fille.  C'est peut-être de là qu'est née l'éternelle soif de connaissance de la jeune femme pour l'astronomie.  Lorsque le souvenir de sa grand-mère revient à la mémoire de Séverine, celui-ci est toujours empli d'une affection chaleureuse et d'un doux parfum qu'elle ne retrouvera plus jamais.  C'est d'ailleurs cette vieille dame aux cheveux de neige qui l'initia à l'art de la parfumerie, développant son fin nez.  Enfant naturellement douée, on ne la découragea pas de se perfectionner dans cette voie, ni dans aucun autre art ou science qu'on eut la fantaisie de lui enseigner.  Elle toucha un peu à tout, de la littérature à la chimie et se débrouillait avec esprit dans toutes les disciplines.  Néanmoins, nulles d'entre elles ne l'enthousiasmait autant que l'étude des étoiles, ces points brillants qui semblaient lui faire autant de clins d'oeil que l'infini.

Lorsque ses parents la considérèrent en âge de savoir ses droits à la prétention d'une lignée plus prestigieuse, étant la petite fille non-avouée du père du duc de Sombreciel, Eudes de Sombreflamme, ils la tinrent au courant des faits.  De prime abord, cette information n'intéressa pas la fillette qu'elle était, encore trop jeune pour comprendre l'intérêt de ces jeux de pouvoirs.  Néanmoins, elle pouvait sentir toute l'injustice qui avait été faite à sa mère en lui refusant le titre de princesse.  Et c'est avant tout cela qui heurta son jeune coeur d'enfant.  Aux yeux de cette fillette d'une dizaine d'années, Fantine était le modèle à suivre, l'incarnation de la perfection sur cette Terre.  C'était une femme de caractère qui savait persuader les gens de n'importe quel fait.  En grandissant, l'admiration de la jeune fille pour sa mère ne s'éteignit jamais.  Plus à même de comprendre les rumeurs, elle voyait en sa mère une femme émancipée qui méritait plus que ce que le sort lui avait octroyé.  Elle n'avait pas hésité à se lier avec Frédéric de Mauve afin de grimper dans la hiérarchie sociale et atteindre ses objectifs.  S'il y avait quelque chose de pervers à utiliser l'amour d'un homme pour arriver à ses fins, Séverine elle n'y voyait rien de répréhensible.  Cette admiration portée à sa mère était d'ailleurs renforcée par le lien qui la liait fortement à sa grand-mère, une autre femme qui ne manquait pas d'ambition pour en inspirer à sa petite fille aussi.  C'est l'entourage de telles femmes qui lui fit développer ce côté hautain, cette persuasion de valoir beaucoup plus que ce qu'on ne lui permettait d'être.  Ainsi, sans avoir réellement d'envies de rébellion afin de retrouver ses droits usurpés, elle ne put s'empêcher de nourrir une forme de haine envers les souverains du duché de Sombreciel pour ces titres et ces honneurs dont elle était privée.

C'est en 990 qu'elle prit la route de Lorgol pour entrer à l'Académie de Magie et du Savoir afin d'apprendre l'astronomie, sa passion depuis la tendre enfance.  Elle y resta pratiquement tout le temps de son cursus sans revenir à la maison entretemps outre pour les funérailles de sa grand-mère, le premier deuil marquant de la vie de la jeune femme.  Elle a d'ailleurs longtemps hésité à savoir où en disperser les cendres une fois l'urne posée entre ses mains.  La grand-mère de Séverine avait toujours été un repère pour elle, un pilier sur lequel s'appuyer et si comme toute cielsombroise elle ne pleurait pas la  fin de sa vie, elle ressentait cruellement l'absence de cette vieille dame emplie de sagesse.  À l'occasion de la fête qui s'ensuivit, elle créa un parfum pour lui rappeler celui de sa grand-mère, un dernier hommage qu'elle lui offrait dans son passage sur Terre.  Lorsqu'elle retourna à Lorgol, elle mit encore plus de zèle à étudier et à se perfectionner dans son domaine.

Lorsque ses parents s'allièrent à Citalphe Brusquevire pour renverser le nouveau duc de Sombreciel, son cousin Castiel, Séverine fut rappelée à la terre natale pour soutenir ses parents.  Elle quitta à contrecoeur Lorgol, mais ce ne fut que de courte durée.  La population étant lasse des frasques de son cousin, dépendants à beaucoup trop de drogues pour être tenu comme un jeune homme responsable, le duché était au bord d'une guerre civile.  Jugeant la situation trop dangereuse pour leur unique fille, Fantine et Frédéric, bien que près de la victoire, la renvoyèrent assez rapidement à Lorgol où elle poursuivit ses études sur un rythme beaucoup moins soutenu que ce qu'il avait toujours été : les inquiétudes reliées à sa terre natale étaient beaucoup trop nombreuses pour lui permettre de s'investir complètement.  Les risques encourus par ses parents étaient très hauts et malgré les chances de victoire, elle ne pouvait que se faire un sang d'encre.  Malgré tout, elle termina son cursus et entra dans un cycle de spécialisation sur le mouvement des planètes et des étoiles avec un professeur d'astronomie afin d'éviter d'avoir à retourner à Mauve, là où ses parents ne voulaient surtout pas la voir pour le moment, le temps que les choses se réglassent en leur faveur.

Tenue à l'écart pendant ces temps de troubles, elle compléta ses deux années de spécialisation.  Entre temps, la mutinerie de ses parents échoua et les liens furent coupés de par leur incarcération.  Afin de s'éviter les troubles supplémentaires et de s'effacer le plus possible, espérant pouvoir en temps et lieux être utile à ses parents, elle prit le nom de jeune fille de sa mère, Belastre et tenta de n'attirer l'attention de personne.  Secouée par les événements, elle n'osa pas retourner au manoir familial, déserté pour cause de l'emprisonnement de ses parents accusés de trahison, mais aussi parce qu'elle se sentait plus en sécurité là où elle se trouvait, à l'académie.

Néanmoins, un an après la fin des troubles, elle se vit dans l'obligation de rentrer à la maison, son cursus étant complètement terminé et étant dans l'impossibilité de rester à l'académie.  Laissée à elle-même, complètement isolée n'ayant aucun autre parent quelconque vers lequel se tourner, elle retourna à Mauve où elle retrouva le manoir de son enfance délaissé et empli d'une froideur glaciale.  Sans fortune, dépouillée de tout espèce d'avenir noble, elle se décida à vendre le manoir afin de développer les infrastructures d'un observatoire de la baronnie, l'observatoire de Voile-du-ciel.  Avec le peu de l'argent de la vente du manoir qui restait, elle fit installer tout près de son observatoire ses appartements.  Il s'agit d'une demeure beaucoup plus modeste que tout ce qu'elle aie jamais connu comme habitation, mais elle s'en satisfit de son mieux.

Ce n'est que trois ans après la fin des conflits qu'on tira enfin le verdict sur le sort de ses parents : afin d'en faire un exemple pour le reste de la population pouvant avoir des idées belliqueuses, le jeune duc ordonna qu'on les fit immoler par le feu.  Brûlés vifs, devant les yeux mêmes de Séverine qu'on a dépouillé de ses titres d'héritière de la baronnie où elle est née et a grandi, on ne lui a même pas octroyé une dernière entrevue avec ceux qui l'ont mise au monde et élevée.  Si son cousin s'était contenté d'exiler ses parents, de les garder sous surveillance permanente, la jeune noble déchue aurait très bien pu s'en tenir à son observatoire sans nourrir d'idées de vengeance envers son si prestigieux cousin.  Elle ne lui pardonnera jamais cet acte qu'elle juge cruel.  Depuis, elle médite sa vengeance en silence, même si elle ne cache pas sa haine envers le duc de Sombreciel.  Devant l'agonie de ses parents, elle s'est fait la promesse de faire payer les souffrances qu'on leur avait infligées, que cela dusse prendre des dizaines d'années, un jour viendrait où le pédant Castiel de Sombreflamme paierait de ses méfaits.

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Séverine a grandi au palais en compagnie de son cousin Castiel en tant que princesse de Sombreciel.  Leur entente était parfaite et aucun conflit n'aurait pu venir les séparer.  Toujours héritière de la baronnie de Mauve, elle a épousé le comte Maximilien de Séverac par amour et refuse nettement de l'aider dans tout plan pour renverser son tendre aimé Castiel.

Ce n'est que lorsqu'elle se réveilla, le 14 avril 1002 qu'elle accepta enfin de coopérer : elle, qui se souvenait d'une vie où le duc avait éliminé ses parents, voyait l'occasion d'obtenir sa vengeance rêvée.  S'ensuivit une course en carriole en direction de Lagrance pour prendre un portail vers Lorgol.  Embusqués en chemin pour un arrêt placé sur la tête de Maximilien, c'est prisonnière qu'elle arriva à Lorgol.  C'est peu avant d'être assassiné que celui-ci lui annonce qu'elle est enceinte.  Presque étranglée avec succès elle aussi, au moment de reprendre une vie d'un cours normal, elle décide de ne pas garder souvenir de cette période de sa vie.

Pendant le livre II : D'abord à Lorgol où elle restait pour éviter la guerre, Séverine s'est fait appelé à l'ambassade de Sombreciel à Ibelin où Castiel lui a appris la nouvelle de ses fiançailles avec Martial de Bellifère.  Lequel est venu peu de temps après pour l'enveler et faire d'elle sa femme.  Désormais établie dans le palais ducal de Hacheclair, elle mène une vie recluse, une vie de femme pot de fleurs.  Révoltée à cette idée, privée de ses étoiles, elle ne cesse pourtant de se confronter avec son époux, incapable de trouver un terrain d'entente.

C'est lors de Lughnasadh qu'elle s'illustra le mieux, tandis qu'elle prit la tête du groupe de nobles fuyant les Sentinelles en liberté dans les rues de Svaljärd.  Une fois remise des événements, elle promit à Martial de le soutenir auprès d'Ermengarde pour qu'elle lui cède enfin ce trône qui lui revenait de droit. Les négociations finirent par réellement déboucher sur le couronnement du prince héritier, faisant d'elle la duchesse de Bellifère.

Depuis, elle tente bien que mal de se faire à sa nouvelle vie et à ce nouveau duché où tout lui est hostile et inconnu.




La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• J'espère que Castiel est le prochain sur leur liste de gens à emporter vers la mort et qu'ils réussiront.  Je devrais les craindre, mais je ne le fais pas.  Dans les hauts murs de Bellifère, je me sens en sécurité.  Pourquoi s'en prendrait-elle à un oiseau en cage?  Ça n'annonce certainement rien de bien pour le reste du continent, mais je ne m'en préoccupe guère.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• La guerre m'arrangeait en soit, elle aurait pu justifier certains malencontreux incidents en Sombreciel, mais je ne suis pas désolée de la voir prendre fin, ne serait-ce que pour un court moment.  Peut-être Martial se fera-t-il moins insistant pour la naissance d'un héritier maintenant qu'il n'aura plus besoin de se rendre au front pour prouver sa bravoure.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lorgol est devenue ma seconde maison après les événements qui ont menés à la chute de ma famille.  J'y ai trouvé refuge pendant qu'il m'était impossible de retourner à Mauve.  Pour moi, la ville aux Mille Tours est un lieu sûr où j'ai pu me faire oublier.  Bien évidemment, je parle surtout de l'Académie du Savoir, forcément il y a beaucoup d'endroits loin d'être fréquentables à Lorgol et je me suis bien abstenue d'aller m'y promener. Jusqu'à ce que je vois les possibilités que m'offraient ces lieux en apprenant lentement les subtilités.  Si je ne me sens toujours pas en sécurité dans les quartiers de la Ville Basse, je m'y aventure désormais moins ignorante.

Spoiler:
 






Dans la vie, je m'appelle Dreamzz et j'ai mille ans. J'ai découvert le forum via je ne sais plus trop où en vérité, mais disons que c'est la présentation d'Aura sur PRD qui m'a décidée à venir et voici ce que j'en pense : je me dois d'abord de vous féliciter pour l'univers complet que vous nous présenter, ça fait rêver.  Par contre, faites attention aux couleurs, parfois c'est pas évident pour la lecture ces contrastes (enfin avis personnel, j'ai eu beaucoup de mal à lire sans cligner des yeux les contes d'Ibélène qui sont écrits sur un vert fluo... et c'est un peu dommage parce que c'est une lecture intéressante)  Mais sinon, de tout ce que j'ai lu jusqu'à présent, votre forum déchire et il est trop bien donc me voilà hihi.
Pour les inventés : Je vous autorise/ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  



Récapitulatif

Séverine de Bellifère

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Emmy Rossum
♦️ Compte principal : Oui

Ne conserver que les lignes remplies
♦️ Noblesse : Duchesse / Bellifère
♦️ Savoir : Le monde / Astronomie / Mouvements des astres

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Astarté des Sables

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Mes autres visages: Agathe de Vigdir • Gabrielle de la Volte • Sifaï Sinhaj • Tancélie le Sustain
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 5:54



Bibounette Skyfall présente

Astarté
des Sables

Noémie Lenoir

« Le monde au bout de mes doigts. »

Loyale • Tu… Tu ne crois pas avoir beaucoup de qualités. De grandioses et flamboyantes qualités, connues de tous et tenues en haute estime par les grands de ce monde. Ce que tu as et qu’on ne pourra jamais t’enlever, toutefois, c’est ta loyauté obstinée. Cette même loyauté qui touche tous les enfants des sables façonnés par les dunes et la chaleur, elle t’a embrassée, toi aussi. Ta Marquise, ton Duc, ton Désert, ta Famille, ton Clan. Tout ce petit monde peut se targuer d’avoir ton appui inconditionnel.

Perfectionniste • Ton art est ta fierté. Tu as appris tôt à ne pas faire d’erreur, dans la grotte lugubre qui a marqué ton enfance. Toute petite, déjà, dans ton clan d’adoption, tu cherchais à faire au mieux pour plaire et te rendre appréciable à leurs yeux. Maintenant encore, tu aimes bien faire les choses, que ce soit en joaillerie ou dans tout autre domaine. Lorsque tu t’engages, tu ne le fais pas à la légère et cherches constamment la perfection. Tu n’es pas qu’une bijoutière, tu es une artiste.

Sensible • À force de silence et de timidité, tu as observé et écouté le monde qui t’entoure. De cette observation, tu as appris l’empathie et la sensibilité. Tenter de te mettre à la place d'une tierce personne, chercher à la comprendre, ça te vient naturellement. Cette sensibilité est également présente devant la beauté, plus particulièrement les ornements et l'art.

Fiere • Il y a ton talent certain. Il y a tes origines erebiennes et ton clan. Il y a ta Marquise et ton Roi. Tu te respectes, malgré tes travers que tu trouves trop nombreux et tes qualités que tu trouves bien peu flamboyantes. Si tu te montres timide et taciturne, tu n’en es pas moins habitée d’une grande dignité. Les insultes gratuites quant à ce que tu es et l’ingratitude te blessent profondément.

Résiliente • Ce qu’on t’en a fait, comme chagrin, Astarté… Ce que tu as pu en vivre, des malheurs tragiques! Il est étonnant de te voir toujours là, debout, dressée fièrement. Ta résilience te permet de faire face à l’adversité avec une dignité propre aux Erebiens.

Kleptomane • Petite pie voleuse que tu es..! C’est une manie toute enfantine de t'approprier les cailloux les plus brillants pour survivre auprès de tes ravisseurs qui s’est naturellement transformée, au fil des ans. Tu as l’oeil, tu reconnais la beauté lorsque tu la rencontres, peu importe la valeur de cette dernière. Tu joueras distraitement avec ce peigne serti, captivée instinctivement par sa brillance, et te surprendras à le retrouver dans le pan de ton sari le soir-même. Tu n’en es pas fière et tu crains le jour où l’on s’en rendra compte : de tes deux mains, l’une partira sans doute pour réparer ce tare. Ce n’est pas ce que tu souhaites. Pour perfectionner ton art, tu auras besoin de tes deux mains, petite voleuse.

Maniaque • Le défaut de ton perfectionnisme est sans doute ce petit côté maniaque et obsessif, dans ton art. Dormir trop peu, oublier trop souvent de te nourrir, perdre un tantinet le contact avec la réalité : ta dernière création t’accapare toute entière. Les plus intelligents te diront perfectionnistes, les plus rustres te qualifieront de maniaque. La vérité se trouve sans doute entre les deux.

Hypocrite • Ce…! Non! Non, ce n’est pas de l’hypocrisie. Bon, peut-être un peu, tu t’en doutes bien. Tu jures que tes intentions ne sont pas mauvaises, toutefois, parce que tu es convaincue que tu n’es pas une mauvaise personne, loin de là. Mais, parfois, tu dissimules la vérité comme tu le fais avec ces petits objets que tu dérobes. À la place de cette vérité toute crue, tu proposes quelque chose de plus joli. Ça te permet de te faire apprécier, bien souvent, et ça te permet aussi d’obtenir ce que tu veux.

Claustrophobe • Tu n’as pas grandi sur un arc-en-ciel pailleté d'or avec des chatons pour prendre le thé. Tu as plutôt vécu l’horreur, ce genre d’histoire qu’on raconte parfois aux enfants turbulents pour les obliger à aller au lit. Parce que s’ils ne sont pas sages, on viendra les chercher et les enfermer dans une grotte si sombre, si noire, qu’ils en oublieront la chaleur du soleil. Justement… Être enfermée, petite bijoutière, tu ne le veux pas. Plus jamais. Cette simple possibilité envisagée te coupe le souffle et te glace le sang. Tu expliques cette peur par la liberté ancestrale du peuple d’Erebor, mais au fond de toi, tu sais précisément que cette phobie provient de ta prime jeunesse, avant ta deuxième naissance.

Taciturne • Le silence est la plus jolie des parures, disait un vieux sage de ton clan. Tu as toujours cru qu’il disait cela pour toi, tant cette phrase décrivait tes silences et ton talent en si peu de mots. Tu prends rarement la parole pour ne rien dire. D’un côté, tu es sans doute trop brillante pour te perdre en babillage inutile, et de l’autre, être silencieuse te permet de ne pas te faire remarquer.

Timide • L’une de tes grandes peurs est de déplaire à ceux que tu estimes. Tu es avide de leur reconnaissance et de leur respect. Cette crainte t’emprisonne dans une timidité qui ne te laisse que rarement prendre des initiatives en public. Discrète, tu t’ouvres seulement lorsque tu te sens en confiance.



©️ Izhelinde
Des yeux de chats, légèrement obliques et particulièrement perçants. Parce que son enfance fut bercée dans la pénombre de l’une des grottes parsemant les montagnes du Duché, Astarté évolue sans heurt dans l’obscurité. Non seulement ses prunelles de jade y sont particulièrement alertes et habituées, mais en plus, la petite bijoutière s’y trouve parfaitement à son aise.  



©️ Fashademic
Âge : 26 ans
Date et lieu de naissance : 8 août 976, à l’Oasis du Crépuscule
Statut/profession : Gitane, Joaillière
Allégeance : Anthim, Roi des Gitans et duc d’Erebor; Mélusine de Sylvamir, Marquise de Sinsarelle
Dieux tutélaires : Joseï et le Destin
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Peuple



« Maman, celle qui m’a adoptée et élevée comme sa propre fille, celle qui est gravée en mon coeur et qui habite mon âme, me racontait souvent les incroyables récits de ma naissance. Une main dans mes boucles fines, fredonnant des chants ancestraux, elle réinventait mon arrivée en ce monde pour en faire une fête éternelle bien plus grande que je ne le serais jamais. Tantôt fille d’un baron, tantôt unique descendance d’une danseuse des dunes, on me convoitait dans les clans pervertis pour ma douceur, mon intelligence, ma beauté, ma pureté ou mes yeux de chats. Des qualités qui m’impressionnaient, moi, si petite et insignifiante. J’étais, dans ses histoires, une princesse, une héroïne, un oiseau, une force de la nature qui s’en sortait assurément et finissait enfin à sa place, à l’oasis du Crépuscule, entourée de gens aimants, de mon peuple. C’est elle qui m’a aidée à déterminer le jour de ma naissance. Le huit août. Parce que c’est ce jour-là où je suis née pour la deuxième fois. »

De son enfance, il ne reste rien. Des fragments épars d’une gemme éclatée ayant perdu de son lustre. Ici et là, la petite gitane s'épanche, en vain, pour recueillir suffisamment de bribes et reconstituer son histoire originelle. Une odeur. Celle du santal. Elle ignore s'il s’agit d’une réminiscence de sa vie d’avant sa mort, petite mort au fond d’une grotte, ou s’il est plutôt question d’une rêverie fantasque qu’elle se plaît à croire, un souvenir issu de sa pure imagination. Astarté ne se souvient de rien, si ce n’est de ce parfum incertain qui lui est devenu, au fil du temps, une source de réconfort. Ses premiers souvenirs sont ceux de cette grotte sombre où ses mains meurtries cherchent des lueurs scintillantes et où ses yeux perçants triaient ses découvertes. Quatre ou cinq ans. C’était ça, là vie, pour elle. Elle n’avait  connu rien d’autre, de toutes façons. Que cette grotte. Que ces enfants qui prenaient maladroitement soin d’elle, au mieux de leur connaissance et de leur condition. À force de ne plus se rappeler sa vie d’avant, Astarté a accepté ce que la vie lui offrait. Elle était donc née réellement, une deuxième fois, à l’oasis du Crépuscule. C’est là que sa vie débutait, à présent.


« Il y avait dans ses yeux des éclats de fureur, de violentes bourrasques qui menaçaient d’emporter quiconque se mettrait en travers de son chemin. Deux obsidiennes pures qui dévisageaient le monde avec une sauvagerie digne d’un enfant des dunes. Solal. »

D’instinct, elle lui faisait confiance. Tout chez cet Erebien vibrait de colère et de détermination, si bien que, naturellement, Astarté voulait le croire et le suivre jusqu’où il désirait l’emmener. Il lui accordait de l’attention, de la protection, choses qui lui avaient cruellement manqué lors de sa captivité. L’oasis du crépuscule avait surpris la petite Astarté. Comment un endroit aussi agréable, lumineux et vivant pouvait porter le nom du déclin du jour? Les sourcils froncés de scepticisme, sa mimine retenant avec toute la force et l’attachement du monde la chemise rêche de Solal, elle avançait à petits pas vers ce qui allait bientôt être son chez-elle. Ici, tout bougeait si vite! Là-bas, un gringalet courrait après un animal étrangement poilu, puis ici deux vieilles femmes tressaient ce qui semblaient être des ceintures. Rapidement, Solal la confia à l’une des tribus des sables en qui il avait entièrement confiance. On l’aima comme une fille, on la traita comme si elle était née au sein du clan, on la protégea comme une perle précieuse. Écorchée par les premières années de sa vie, discrète et timide, Astarté en surprit plus d’un en s’adaptant aussi aisément à l’Oasis du Crépuscule, à sa deuxième chance.


« Tout ce que je désirais, tous ces souhaits que je n’osais formuler ou que je murmurais du bout des lèvres, Solal les exauçait à la manière d’un esprit tout puissant ou d’un dieu bienveillant. J’avais un besoin vital de stabilité et d’affection : Solal m’offrit un nom et une famille. Je désirais plus que tout devenir bijoutière, malgré mon passé sordide : Solal me trouva non seulement un mentor, mais également un protecteur et un logis à Vivedune, sans un soupçon de jugement moralisateur. Je craignais de retourner dans l’une de ces grottes sombres, sous le joug des gitans corrompus: Solal me dénicha une aile protectrice, celle de la Marquise de Sinsarelle. »

Quelqu’un l’avait forcément tuée puis s’en était allé. Astarté ne bougeait plus, et si ce n’était de son coeur qui pulsait rageusement contre ses tempes, elle se serait cru morte, elle aussi. On s’était infiltré jusqu’ici pour l’enlever. Encore. Elle avait renoué avec de vieux sentiments, l’angoisse et la peur, dont elle avait presque oublié l'existence. Depuis combien de temps la jeune gitane n’avait plus revu ses deux anciens amis? Près de dix ans. Elle n’était plus une enfant apeurée et fragile, pourtant. C’était peut-être cette résistance qui les avait fait fuir; la crainte que ce boucan ait pu alerter les habitants des environs..? Quelle folie, de venir jusque sous le nez du Roi des Gitans, à Vivedune, pour tenter de la cueillir, elle, Astarté des Sables. Il lui fallu un temps pour se ressaisir, pour se redresser et nettoyer l’atelier. Bientôt, son mentor rentrerait. Bientôt, Solal aurait vent, lui aussi, de cette histoire. Les choses allaient changer, une fois de plus.

Elle avait dix-huit ans. Peut-être moins. Il était toujours délicat de quantifier le temps glissant sur cette petite gitane. Dix huit ans et une maîtrise remarquable de son art. Lorsque Solal s’enquit de la situation, Astarté avait relevé le menton avec toute la dignité des dunes, son regard de chat planté dans le sien : “Je ferai des oeuvres qui les feront frémir de jalousie.” Elle ne renoncerait pas. Jamais. Elle deviendrait l’une des bijoutières les plus créatives et talentueuses du duché et, surtout, jamais elle ne leur appartiendrait. C’est ainsi que Solal introduisit une petite Astarté estomaquée à la Dame de Sinsarelle. Là-bas, elle pourrait oeuvrer pour une notable et se laisser inspirer par son flamboiement, elle jouirait d’un atelier qui lui serait propre, d’un logement, d’une protection et d’une quiétude qui lui plaisaient tant.

♦️ Pendant le livre I : Il y avait enfin le monde, là, au bout de ses doigts. Il ne lui restait plus qu’à faire le grand pas, accepter d’arpenter le continent pour vivre richement de son art et confirmer sa renommée. ...Mais elle ne l'était pas encore, prête. Comment quitter un nid si confortable, comment laisser derrière une Marquise qui lui avait fait confiance?

♦️ La Roue Brisée : Une vie heureuse, une vie douce. Astarté n’a jamais été dérobée à son clan et a pu rejoindre le harem dès ses dix-huit ans. Ambitieuse, farouche et racée, elle a su conquérir l’attention, l’esprit puis le coeur de son Sultan, avant de lui offrir deux héritiers. Tenant d’une main de fer le harem ducal, la Sultane s’est avérée être une créature cruelle et barbare, usant de milles supplices et d’autant de menaces pour asseoir son autorité sur ces femmes cupides et intéressées mais également sur le personnel du palais. Elle ne reculait devant rien ni personne pour démontrer le pouvoir et les splendeurs d’Erebor.

Astarté des Sables s’est réveillée le 27 avril 1002, à Lorgol. Terrorisée, elle a cherché à fuir ce camp de réfugiés qu’elle n’avait jamais vu auparavant, avant que la réelle Sultane, Sitara, lui explique. On lui a raconté, à la gitane, ce qu’elle a fait, ce qui s’était passé, et qui était cet enfant qui ne voulait pas quitter ses bras. De cette histoire, Astarté a voulu se rappeler, par respect pour ce qu’elle avait pu faire vivre à sa Sultane et sa Princesse, mais également pour ne pas oublier jusqu’où les conflits actuels pouvaient aller.

♦️ Pendant le livre II : Des projets plein la tête, des étoiles plein les yeux. Astarté s'est hissée à un autre niveau, dans son art. Désormais, la joaillière a couvert deux ducs couronnés de ses merveilles et possède une réputation certaine jusqu'au sein du harem d'Erebor. Ses ambitions ne se sont pas arrêtées là : depuis Lorgol, elle s'est liée à Lancelot l'Adroit dans un projet complexe d'ornements liant magie et savoir destinés aux ducs et à l'Empereur d'Ibélène. Rien de moins. La gitane a enfin quitté son désert chéri, son berceau et son refuge. La curiosité prend peu à peu une place de choix, dans son coeur, la poussant à s'investir un peu plus auprès de la Guilde des Joyaux. Mandatée depuis peu par sa guilde pour évaluer le travail de ses homologues, l'Erebienne accepte enfin de parcourir Ibélène et de s'intéresser, en quelque sorte, aux autres cultures.

Elle a également embrassé la cause de la Rose Écarlate, sous le masque de la Reine Blanche. Pour la paix d'Erebor. Pour que le sang cesse de jaillir sur les sables brûlants. Lors de la libération de la Chasse Sauvage, Astarté a assisté au massacre des siens par les attaques des chiens. Elle se questionne quant à la grandeur des secrets que lui cachait la Reine Blanche. Si ce départ étrange des Pièces lui laisse un goût étrange et amer et la fait se questionner, sa haine pour l'Ordre est plus assurée. Entre une Rose Écarlate secrète, jalouse d'informations et ayant enlevé sa Sultane, et un Ordre du Jugement d'une violence extrême qui fait naître la guerre dans son duché, Astarté fait son choix : Elle n'offrira sa loyauté qu'à son Roi, symbole d'Erebor.  Pour l'instant, Erebor a besoin de paix, mais également de retrouver sa splendeur de jadis. Mais pas à n'importe quel prix.

♦️ Rose Écarlate: Dès le retour de la Roue Brisée, Astarté a accepté de servir la Rose. Juin 1002 - 27 novembre 1002.



La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• C'est un drame monstrueux que tous partagent, qu'importe les origines, les rangs, les titres et le sang. Petites gens, enfants, guerriers et princesses, tous tremblent devant cette engeance. La gitane partage cette peur sourde de voir cette Chasse venir pour elle.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Astarté est soulagée de cette trêve. Elle sait combien a souffert Erebor, depuis la pluie de feu des dragons qui parcouraient le désert. La gitane espère que cette pause permettra aux siens de récupérer et se mieux se relever. Un peu plus égoïstement, elle se réjouit également pour son commerce. La paix, même brève, permet de meilleures ventes.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Un labyrinthe de murs dressés jusqu’à en cacher le ciel. La ville aux Mille Tours rend Astarté nerveuse, non pas pour ce qu’elle représente ou peut cacher dans les dédales de ses ruelles, mais bien par l'oppression de son architecture. Ses passages plus fréquents l'aident à apprivoiser cette prison ouverte, si bien qu'elle envisage d'ouvrir une boutique dans cette ville du Nord. En dépit de son ressentiment, la joaillière est consciente de la place stratégique de Lorgol, pour les affaires.

Livre II:
 








Dans la vie, je m'appelle Maryline et j'ai 30 ans. J'ai découvert le forum via une amie, jadis, jadis, et voici ce que j'en pense : Il y a le charme du site, évidemment. C'est joli, par ici. Il y a aussi l’accueil sympathique et avenant, qui rend l'endroit douillet. Et il y a surtout plein de personnages tellement inspirants..!  




Récapitulatif

Astarté des Sables

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♦️ Savoir : Joaillerie

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Gauthier Coeurbois

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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 8:48



SaturdayProphet présente

Gauthier
Coeurbois

Richard Armitage

« Personne ne quitte jamais totalement les chemins sombres.  »


Fidèle : Gauthier ne trahit pas. Gauthier a des valeurs, Gauthier croit. Il lui est impossible, moralement, de se parjurer : lorsqu'il donne sa parole et son être, il s'engage tout entier et se dévoue entièrement à sa cause ou à la personne. Pareil concernant ses amis et relations : il ne lui viendrait jamais en tête de les trahir. Il a une haine et un dégoût incommensurable pour ceux qui brisent leurs serments.
Protecteur : L'homme porte peu de personnes dans son coeur, mais quand l'une peut s'y glisser, il lui sera impossible d'échapper à l'inquiétude de Gauthier. Celui-ci cherchera toujours à prendre soin de ses amis et de sa famille, même par des moyens détournés. De même, il n'hésitera pas à défendre les personnes qui, pour lui, représentent la juste cause. Il ne supporte pas l'injustice.
Rigoureux : Presque perfectionniste sur les bords, l'homme ne se laissera jamais aller à se présenter dans une tenue déchirée, ou à préparer un simple qui serait à moitié efficace. Travailleur acharné, Gauthier vise la perfection dans beaucoup de domaines... A un point qui pourrait en être énervant. Lorsqu'il se rate, qu'il échoue, il recommence.
Inventif : Toujours innover. Gauthier n'en serait pas là où il est aujourd'hui s'il n'avait pas en lui cette capacité à inventer, bricoler, combiner. Ce besoin de nouveauté, de recherche, couplé à son application, lui réussissent plutôt bien dans la voie qu'il poursuit.
Charmeur : Il s'attache aisément les gens. D'un naturel ouvert, presque joyeux, dissimulant sa ferveur, Gauthier sait se lier d'amitié avec les gens et faire tourner les têtes... Sans pour autant en jouer plus que de raison, afin de ne pas blesser ceux qui ne le mériteraient pas.

Rancunier : L'autre aspect de sa ténacité et de son application. Il ne pardonne pas, il reste accroché à ses idées, et, si vous avez le malheur de lui déplaire, vous pouvez toujours attendre avant de rentrer dans ses bonnes grâces.
Inquiet : Gauthier est trop protecteur envers les autres, ce qui le pousse souvent à se laisser aller à une légère paranoïa, qui entraîne une surprotection... Couplée à son inventivité, cette inquiétude lui fait toujours imaginer le pire.
Intransigeant : Recommencer. encore et encore. Ne pas dormir de la semaine, recompter, remarcher sur ses propres pas. Répéter, toujours, les mêmes gestes, jusqu'à l'épuisement total, jusqu'à l'arrêt de la volonté. Et puis continuer encore.
Ne rien laisser passer, ne rien se permettre. Cette volonté de fer est un fardeau qui ne pardonne à personne. Si quelqu'un allait à l'encontre de ses propres valeurs, il ne chercherait pas. Les règles sont faites pour être respectées, les ordres suivis.
Fier : Gauthier est fier, de ce genre de fierté presque maladive qui le force à camoufler ses moments où il se dévoile, où il paraît faible, sous des mensonges qui ne le mèneront pas loin. Il est fier d'être encore en vie, fier de ses engagements, de son passé comme de son présent. Il se tient, lui-même, en haute estime. Cependant, d'autres qui ont gagné son amitié se retrouvent élevés sur ce même piédestal. De cette fierté découle cependant une force : il cherche à se dépasser. Encore et toujours.
Impulsif : On pourrait le penser réfléchi, prêt à peser ses actes et tout ce qui arrive avant de s'engager. Pourtant, dès que l'occasion se présente, l'homme a tendance à se laisser emporter par ses sentiments, par la sensation qu'il va y arriver. De même, à un bon discours, il répliquera rapidement, de répliques cinglantes... Avant d'en venir aux mains.




©️ SaturdayProphet
Enfant, il est tombé vingt-sept fois du même arbre dans lequel il comptait monter. Il en a décidé que le sol était tout de même bien plus intéressant que la cime des arbres... Mais seulement une fois arrivé au sommet.



©️SaturdayProphet
Âge : 43 ans
Date et lieu de naissance : 11 avril 959, sur les routes en Cibella. La localisation exacte, même lui ne la connaît pas
Statut/profession : Adepte du Poison
Allégeance : Confrérie Noire
Dieux tutélaires : Né sous Volga, au vu de sa naissance. A désormais juré fidélité à Sithis et Lida.
Groupe principal :Les hérauts du renouveau
Groupes secondaires : Peuple / Confrérie Noire


I • Chemins

Gauthier était un enfant de Cibella. Littéralement. Un beau matin d'avril 959, Adrienne Coeurbois, alors sur le départ d'un voyage aux côtés de sa soeur,  pour s'enquérir de la santé d'une tante résidant dans le village de Verpré près de La Volte - voyage qui, compte tenu de sa longueur, n'aurait dû durer qu'une journée tout au plus - se vit contrainte de s'arrêter dans une auberge en bord de route. La jeune femme, sur le point de mettre au monde,  n'aurait pas le temps d'atteindre le prochain village ou de revenir sur ses pas. Malgré son état, celui, encore plus préoccupant, de leur dernière tante, l'avait convaincue de se lancer dans ce voyage.
Ce fut donc dans ces conditions que Gauthier naquît. Entre deux villes, sur une route qu'il emprunterait maintes fois dans sa vie. La naissance se passa sans encombre, malgré la grande douleur éprouvée et la durée du travail. Gauthier prit son temps.

Jamais Adrienne ne lui révéla où celle-ci s'était arrêtée pour lui donner la vie, aidée de sa soeur, décrétant de sa voix douce aux accents chantants qu'il n'avait pas besoin d'en savoir plus. Et quand sa mère décidait de quelque chose, l'enfant écoutait. Il se proclama donc enfant de Cibella, décidé à aimer, pour toujours, cette terre où il avait vu la vie.
L'enfant grandit sous la houlette stricte, mais bienveillante, de son père. Anselme Coeurbois, né Folherb, reçut avec joie l'arrivée de son premier né.
Heureux et choyé, Gauthier passa sa petite enfance dans un village du nom de Haut-Orge, comme il en existait des milliers d'autres, bordé de champs à perte de vue et d'une forêt recouvrant une colline à l’est, lorsque les champs eux-mêmes en venaient à se terminer. Autant dire la fin du monde, pour un enfant.
Dès qu'il fut en âge de marcher, le jeune se mit à crapahuter sur les trois étages de sa maison, passant habilement de la boutique d'apothicaire que ses parents tenaient conjointement, au rez-de-chaussée  -  même s'il était su et connu qu'Adrienne la dirigeait, Anselme ne faisant que préparer dans l'arrière-boutique du premier étage les décoctions, sirops et autres mélanges plus ou moins naturels - à leur demeure au second palier. Il imaginait le monde comme ça : une enfilade de pièces, reliées par des escaliers.

Lorsqu'il fut assez grand pour comprendre, et apprendre, son père entreprit de lui expliquer tout ce qu'il se passait, autour d'eux. Le monde extérieur.
Il se souvenait encore d'une soirée d'hiver où, assis sur un tapis au premier étage, un globe lumineux éclairant la salle et une forte odeur de lavande flottant dans l'air, Anselme avait étalé une carte jaunie sur le sol.
Ensemble, ils avaient pointés toutes les villes que Gauthier connaissaient, et il se souvenait s'être indigné, s'exclamant que la carte était à l'envers. Innocence enfantine qui ne voit le monde que d'une façon.
Et puis il avait retourné la carte.
Des moments joyeux, des moments d'exploration, de découverte, il y en avait eu plein. Des moments à s'échapper de la maison au crépuscule, pour aller cueillir les plantes demandées par son père, à s'éloigner toujours plus loin sans jamais se perdre. Des soirées d'été brûlantes, à regarder les étoiles passer derrière les nuages, à se demander si, jamais, elles pouvaient se jeter dans les poudres que son père préparait.
De sa petite enfance, ce furent les actes qui restèrent ; peu de paroles l'avaient marqué. De ses plus jeunes années, en revanche, il en retira les bases de son éducation, sa loyauté à toute épreuve, sa rigueur et, peut-être, sa fierté.

II • Héritage

Les années passèrent, doucement. Les hivers, globalement, étaient les plus profitables au couple Coeurbois : la profusion de rhumes et autres troubles bénins - ou non - auxquels ils pouvaient aider à la guérison leur permettaient de faire survivre un commerce tandis que les nombreuses familles travaillant la terre autour attendaient avec impatience les premières fleurs. C'était durant l'hiver, paradoxalement, que Gauthier s'ennuyait le plus.
"Pourquoi il fait froid ?"
"Comment on la fait la neige ? C'est les mages ? "
"Pourquoi on met pas les nuages dans nos fioles ? Ca rendrait plus joli que que des feuilles..."

Et ainsi de suite, pendant de longs mois.

Une de ses occupations favorites, à partir de ses six ans - âge où l'énergie coule dans les veines, mais où l'on est encore libre de nos mouvements, et qu'on se donne dans chaque respiration -, fut de tenter de réveiller sa magie. Oh, c'était stupide, mais il pensait qu'en agitant les bras et en scandant du charabia, seul dans sa chambre, il pourrait réussir à la réveiller tout seul, sans attendre l'âge que les dames disait requis, autour. Apparemment, ces gesticulations furent vaines, comme nous le verrons plus tard. Néanmoins, il conserverait toute sa vie cette profonde admiration pour tout porteur de la Magie.


"Ne jamais boire d'eau de muguet."
Ecriture méticuleuse, un peu lente, bourrée des fautes de celui qui apprend d’une écriture déjà rudimentaire. Assis sur un tabouret, devant la table principale du premier étage, en ce mois de Mai, Gauthier écoutait et retranscrivait, petit à petit, tout ce qu'Anselme lui dictait. Son éducation n'était pas, pour ainsi dire, une priorité : l'enfant de huit ans n'était pas destiné à quitter Cibella, encore moins Haut-Orge. Au mieux une demoiselle serait-elle heureuse de consentir à l'épouser, et il pourrait lui donner des enfants dont il s'occuperait avec joie.
Aussi, si son éducation n'était pas une priorité, son père décida-t-il de le former quand il le pouvait. Si ses connaissances ne lui servaient à rien de plus qu'à soigner les écorchures de ses gamins, soit ! Mais au moins, il ne laisserait pas son fils dépourvu et perdu quand il quitterait ce monde.

Oui, définitivement, son père y était pour beaucoup dans son éducation. Bien qu'il aidât son épouse dans leur commerce, ce fut lui qui fut le plus présent pour Gauthier. Lui qui lui enseigna la valeur des engagements auprès des autres, lui qui lui fit comprendre qu'un serment est une chose précieuse.
"Vois-tu, Gauthier, il ne faut jamais s'engager à la légère. Si tu le fais, tu risques de tout perdre."
Leurs pieds frappaient le sol en cadence, alors qu'ils avançaient sur un chemin caillouteux devant les mener jusqu'à la périphérie de La Volte, où Anselme connaissait un coin de verdure où poussaient ces curieuses fleurs dont le jeune homme - neuf ans, dix peut-être - ne pouvait se souvenir du nom.
"De tout perdre ?
- Perdre tes amis, d'abord, car ils n'auront en toi aucune confiance. Perdre ta famille, également.
- Mais les liens du sang...
- Ne sont rien sans la confiance et le respect."
Le quadragénaire tourna son regard vers lui.
" Ce que je te dis, je te le répète depuis que tu es tout petit. Ne t'engages jamais inutilement, mais quand tu le fais, va jusqu'au bout. Respecte tes mots. "

Les années continuèrent de s'écouler, lentement. Deux ans plus tard, alors que le soleil d'été nimbait d'une lumière d'or la pièce du rez-de-chaussée, il intercepta un regard de son père, vers le ventre de sa mère. Plus rond que d'habitude, sous la robe simple. Sa mère était grosse, plus de douze ans après sa naissance. En un sens, c'était compréhensible : la charge d'un enfant, pour cette femme travaillant énormément, était suffisamment lourde dans les premiers temps : un gosse qui sautait dans tous les sens, même silencieux et affectueux comme lui, ce n'était rien de plus qu'un fardeau. Et un garçon.
"Et si c'est un petit frère ?" l'interrogea-t-il.
Son silence résonnait encore, les soirs d'insomnie, dans sa mémoire.

Heureusement pour la famille, ce fut début janvier que naquit Gisèle, cette fois chez elle et non pas entre deux points sur une carte. Jamais Gauthier n'avait vu d'être aussi fragile, mais aussi adorable. Il y avait quelque chose dans son regard d'enfant découvrant la vie qui semblait lui dire que, déjà, elle avait existé. Quelque chose en elle qui lui soufflait, à lui, son frère, qu'il était pour elle déjà quelqu'un sans même avoir besoin de se parler pour la première fois.
"Je veillerai sur toi."
Il ne s'engageait jamais inutilement.

Le temps filait. Gisèle allait sur ses trois ans. Assis dans sa chambre, il recopiait, laborieusement, d'anciens carnets. C'était un exercice laborieux, mais nécessaire, pour conserver sa capacité à lire et à écrire. Il apprenait toujours, d'une certaine manière : son père lui avait donné les bases. Tout comme pour l'apothicairerie : de simples bases. Juste assez pour se débrouiller.
Il ne le remercierait jamais assez. Pendant des années, il avait placé sa confiance en la magie, attendant. Peut-être avait-il trop attendu. Peut-être n'était-il pas assez mature.
En tout cas, il se retrouvait, là, à quinze ans, à recopier ses papiers d'enfants tout en cherchant quoi faire de sa vie.
Ca le frappa comme une évidence. Un éclair de lucidité, qui fit voltiger les notes. S'il ne pouvait manipuler la magie, il pouvait, néanmoins, en étudier les représentations.
Il pouvait s'en rapprocher, autant qu'il pouvait.

Avec l'acharnement qui lui était propre, il se lança dans une étude personnelle, quoi que discrète, du panthéon d'Arven. Il se laissa aller sur les chemins, s'arrêtant de nuit dans les auberges et tavernes pour questionner les personnes. Il les écoutait parler de leurs dieux, des dieux en lesquels ils avaient foi, avec au fond des yeux une flamme admirative. Gauthier estimait que leurs récits, leurs idées et leurs ressentis étaient plus importants que des descriptions de livres.
Quand le temps était là, il continuait de recopier ses papiers. Récit méthodique. Savoir à ne pas perdre, mais à faire perdurer.

Avec l'âge vinrent les premiers regards vers les demoiselles. Les premiers chuchotis, les sourires en coin et moments de tranquillité camouflés en rencontres fortuites. A aucune, cependant, le jeune homme ne fit d'avances ou de promesses. Il se contentait de réagir, sur le moment. De se laisser porter par ses sentiments.

III• Solitude


Gauthier avait vingt ans lorsqu'il remit les pieds dans son village natal pour de bon. Hormis de rapides visites, il ne s'était jamais réellement décidé à se réinstaller ici.
"Tu restes, cette fois ? lui demanda son père en le voyant pousser la porte de l'atelier.
- Je reste. " Il posa son sac sur le tabouret où, jadis, il s'était tant de fois assis plus jeune.
"Comment c'était ?
- De ?
- Le monde."

Il eut un sourire, faisant traîner ses doigts sur le bois abîmé de la table. "Intéressant. Les gens le rendent intéressants.
- Mais ?"
Un souffle. Une hésitation. La fierté qui mord au coeur. Avouer qu'il s'est trompé.
"Mais je veux apprendre auprès de toi. Vraiment apprendre."

Avait-il été déçu par les divinités, ou bien celles-ci l'avaient-il renvoyé ici dans un but précis ? Nul ne le savait, et sûrement pas lui. Toujours était-il qu'il reprit, sous les instructions de son père et avec l'aide de sa mère, son apprentissage en temps qu'apothicaire.
Curieusement, jamais Gisèle ne sembla se comporter comme s'il l'avait laissée pendant plus de cinq ans. Enfant joyeuse et pleine de vie, elle l'accueillit à son retour comme s'ils s'étaient quittés la veille. Elle ne lui en gardait pas rancune, à la différence de la matriarche dont les yeux se voilaient d'angoisse quand ils se posaient sur la silhouette de son fils. Qu'allait-il devenir ?

Trois ans suffirent avant qu'Anselme ne décrète que son fils était, en tout point, capable de prendre sa place. Là où toute la gestion et les choses les plus importantes étaient réalisées par sa mère, Gauthier aurait à sa charge la réalisation de plus menues tâches. Mais ça lui convenait. Il mit un point d'honneur à ne pas salir la réputation de la famille, aussi menue soit-elle. Gisèle, quant à elle, courrait de partout, véritable jeune fille pleine d'énergie.

"A vingt-cinq ans, tout de même... Tu es sûr de faire tout comme il faut ? "
Gisèle. Rayon de soleil hivernal, était assise sur la table alors que Gauthier rangeait, méthodiquement, tout ce qu'il avait utilisé au cours de l'heure. L'atelier aux fenêtres ouvertes laissait entrer l'air d'octobre, de plus en plus froid.
"Non parce qu'on commence tout de même à s'inquiéter. J'ai plusieurs amies qui pourraient vouloir convoler avec toi, si jamais...
- Tes amies ont treize ans, Gisèle.
- Et alors ? Certaines sont en âge d'accepter de t'épouser ! je veux dire, tu pourrais arriver, leur offrir ... Là, les fleurs qui pendouillent, elles trouveraient ça amplement suffisant comme dot ! "
Gauthier jeta un regard vers lesdites fleurs, avant de lever les yeux au ciel.
"Tu as bien conscience que ces fleurs pourraient les tuer ?
- Ah ? "


On ne se rend jamais compte de combien on chérit les choses avant qu'elles ne nous soient arrachées. Et tout, oui tout, peut être réduit en poussière en un éclair, si rapidement.
Pour Gauthier, c'était arrivé un soir. Gisèle, sa mère et son père, étaient partis pour une semaine visiter la soeur d'Adrienne. Celle-ci venait de donner la vie à une jeune fille, sa seconde. Ils devaient rentrer avant la tombée de la nuit, et ce retard n'était pas des plus rassurants. Il était assis dans l'atelier, presque sa seconde chambre, réfléchissant en observant la nuit s'installer.

"Gauthier ! Gauthier ! " lui cria Louise, jeune fille née quelques temps après Gisèle, et connue pour vagabonder autour du village plus que pour aider sa mère aux champs. "Gauthier, viens ! "
Elle l'avait tiré en dehors, ses robes ne l'entravant pas dans sa course, alors qu'ils se dirigeaient vers l'entrée. Là, deux gardes, sans doute de passage, surveillaient deux formes installées sur un banc.
Deux.
Pas trois.

Aucun des "je suis désolée", "courage", "tenez bon" et autres témoignages de considération qu'on pu leur faire passer, ce soir-là ou tous les autres soirs, ne furent suffisants. Quelque chose s'était glissé en lui. Quelque chose, à la vue de la jupe déchirée de sa soeur, était né. Quelque chose, à l'annonce de la mort de son père, avait grandi.
Quelque chose qui était devenu lui, en un claquement de doigts, quand sa mère avait succombé, à peine quelques jours plus tard, quand le cadavre de son père avait enfin été inhumé au cimetière.
On les enterra côte à côte, à deux jours d'intervalle.

Gauthier ne dormait plus. Gisèle ne souriait plus. Gauthier ne sortait plus, et Gisèle ne mangeait plus. Gauthier tournait comme un lion en cage, ruminant sa rage, et Gisèle restait là, des heures, à le regarder.
"Quand tu t'énerves, tu fais penser à un papillon."
Douce Gisèle. Innocente Gisèle, à l'innocence tâchée pour toujours. Gisèle vivante à la vie éclaboussée de mort. Ou peut-être était-elle morte et survivait-elle de souvenirs de l'enfant qu'elle était ?
Depuis son retour, depuis le départ de leur mère, Gisèle ne s'exprimait plus qu'avec une candeur qu'il ne lui avait que rarement connue.
Les gens défilaient, chez eux, et Gauthier continuait de se demander à quoi cela servait. Seul, il n'avait pas de quoi tenir la boutique, et ils n'avaient pas assez pour vivre un an. Quelques mois, maximum.
Il ne pouvait pas protéger Gisèle. pas comme ça. Pas empli de cette fureur qui ne le quittait pas. Il s'arrangea avec sa tante, restée quelques jours après l'enterrement.
Elle repartirait, le lendemain matin, avec sa soeur. Une histoire d'argent. Le peu qu'il lui restait et qu'il ne conservait pas avait changé de main, ainsi que le titre de propriété. Officiellement, Gisèle le possédait. Mais officiellement, sa jeune soeur possédait beaucoup de choses dont elle ne savait que faire. Ce titre, des livres, son esprit...

Le marché se fit en toute discrétion, avant que Gauthier ne se glisse dans les rues, parmi les maisons endormies. Sa démarche était rapide, son souffle court, porté par la peine et la hargne.
Au fond de lui, quelque chose le poussait à avancer.
Quelque chose le poussait à aller formuler cette requête, dans l'ombre d'un sanctuaire à la Sombre Mère. A aller jurer sa fidélité, lui qui pesait ses serments, lui qui ne trahissait rien. A vouloir, vouloir si fort, cette mort qui ne vengerait pas celle de son père. A se vouer à son Consort, tout autant qu'à elle. A offrir sa vie, en échange, son indéfectible loyauté, pour la mort de ces personnes dont il n'avait qu'un vague signalement.
Quelque chose, au fond de lui, s'insinuait en son être lentement. Et sa ferveur, toute nouvelle, ne commençait qu'à brûler.
Il ne se doutait pas qu'elle le consumerait tout entier.

Il trouva la marque emblématique de la Confrérie sur le bois de sa table, dans l'atelier. Une fois sa requête adressée, sa rage encore bouillonnante au fond de lui se transformant en quelque chose d'infiniment plus dangereux sans qu'il ne le sache, il s'était endormi dans cette pièce aux odeurs si familières.
Les hommes furent retrouvés morts six jours plus tard, à quelques lieues de là.
Gauthier disparut, pour un temps.

IV• "Recommence."
De son apprentissage, Gauthier garda les souvenirs enfermés précieusement. Et ses échecs encore plus.

"Recommence."
Sa voix n'était qu'un murmure, à peine, alors que, sous lui, le poison prenait une teinte rosâtre vaguement maladive. Ca faisait des heures qu'il répétait les mêmes gestes. Des heures qu'il s'échinait à doser, redoser, souffrir en silence les gouttes pour, enfin, trouver ce qu'il lui fallait.
Et voilà que ça lui échappait, encore.
Recommencer, encore une fois. La lumière du jour commençait à poindre, par la fenêtre de sa chambre d'apprenti assassin.
Recommencer.
Se parler, pour ne pas oublier le pire de tous les poisons, l'esprit humain.

"Recommence."
Cette fois encore, c'était sa voix, sous le regard de son formateur qui le regardait s'échiner à se débarrasser d'un rat avec l'aide d'une poudre réalisée par ses soins. La bête, apparemment, semblait trouver la poudre bien à son goût et en redemander.
Pas exactement l'effet recherché.
Gauthier ne fit pas de remarque. Sa fierté, son orgueil blessés, il les panserait plus tard. Pour l'heure, il fallait recommencer.
Recommencer, pour triompher.


"Recommence."
Combien de fois avait-il recommencé ? Il ne les comptait plus. Ses doigts étaient gourds, sa bouche pâteuse et sa vue trouble. Et pourtant, il continuait. Il reprenait, inlassablement, les mêmes gestes, les mêmes mots, le même instant, répété à l'infini.
Recommencer, pour être à la hauteur.
Recommencer, pour terminer.
Recommencer, pour commencer. Donner un début à ce à quoi désormais il aspirait.
Recommencer, pour la dernière fois.
La goutte tomba sur l'animal -quel animal ? Il ne s'en souvenait pas. - et il ne baissa même pas la tête. Il le savait mort.

Recommencer, pour s'offrir, enfin, tout entier.

V• Troubles

Une fois sa formation achevée, officiellement Assassin du Poison - un titre qu'il trouvait beau, il devait se l'avouer -, Gauthier réussit sans trop de mal à se faire embaucher par la garde civile de Lorgol, en tant qu'apothicaire. Il retrouvait l'ambiance de son enfance, en plus explosif et plus étrange. Plus grand, également, et plus conflictuel : il devait gérer des manières de procéder différentes de la sienne, des remèdes parfois à l'opposé.
Le grand nombre d'apothicaires lui permettait, par ailleurs, de s'absenter sans être remarqué. un jour par ci, un autre par là. Les missions qu'on lui confiait le lui permettait.
Jamais il n'en refusa une. Il était homme de parole, et, dans sa dévotion qui donnait à sa vie un sens nouveau - il ne pouvait pas trahir une déesse -, il considérait que refuser reviendrait à ne pas se donner entièrement.
Or, se refuser à la cause qu'il considérait juste le parjurerait.

Même lors de son apprentissage, il avait réussi à trouver le temps et à obtenir l'autorisation de s'éloigner suffisamment pour rejoindre La Volte, où désormais sa tante et Gisèle résidaient.
Il avait trente ans. Sa soeur en avait toujours quatorze.
"J'ai fait un rêve, Gauthier." lui avait-elle confié, un matin, alors qu'ils se promenaient tout deux.
"Un rêve, Gisèle ?
- Un rêve." Elle se tourna vers lui, avec un sourire comme seule elle pouvait en avoir, un de ces sourires dépourvus des tracas habituels d'une femme de dix-huit ans. "Maman veille sur toi."
Son frère lui répondit par un sourire, alors que sur sa cuisse, l'emblème de la confrérie lui confirmait qu'en effet, une Mère veillait sur lui.

Le temps passa. Une sorte de routine sembla s'installer, mais Gauthier était heureux avec celle-ci. Ses contrats lui permettaient de gagner assez pour en reverser à sa tante, puis ses cousins lorsque celle-ci mourut. Il avait même assez, de temps à autre, pour s'offrir le luxe de voyager par portail jusqu'à sa soeur. Ces visites étaient cependant de plus en plus espacées, mais il continuait de la tenir informée par courriers.
Il comprit très vite, trop vite ? Qu'il était l'un des seuls liens qu'elle avait avec l'extérieur. Extérieur qu'elle voyait comme un immense terrain vierge de toute forme de danger.
Onze ans. Onze années, passées, avant que la routine ne soit brisée. Juillet de l'an mil, la nouvelle qui tombe.
Faërie assassina l'Oracle, et chercha la mise à mort de ses proches. Le sang coula, plus que Gauthier ne l'avait vu couler. Pris entre deux feux, il était à un carrefour de sa vie.
Enfant, il avait juré d'aimer cette terre sur laquelle il avait vu le jour, de tout faire pour elle.
Plus tard, il avait prêté allégeance à la Sombre Mère et son Consort, offrant sa vie dans une dévotion qu'il jugeait véritable.
Il n'hésita pas longtemps.

Une fois les tensions apaisées, il passa plusieurs nuits dans le sanctuaire, réitérant sa fidélité. Comme la Confrérie, désormais, il n'aurait de patrie. Il serait libre. Il ne prendrait que le parti de Lida et Sithis.
Car toute sa vie, désormais, leur était dévouée.
Il n'en informa pas Gisèle : pourquoi l'aurait-il fait ? Elle ne savait rien des agissements de son frère, et ne se souciait pas de la Confrérie. En revanche, il s'absenta de plus en plus fréquemment, dès que ses contrats se terminaient, alléguant une soeur malade.

La révolution qu'il pressentait, en Faërie, lui faisait craindre le pire pour sa cadette. Avec l'aide de Jeanne, sa cousine, attachée tout autant que lui à la malade, ils mirent en place une fausse réalité. Aucune nouvelle des troubles du continent ne devait passer la porte décorée de fleurs de Gisèle. Pour elle, Gustave et l'Ordre du Jugement n'étaient que des personnes ayant légalement accédé au pouvoir, de plein droit.... En s'y reprenant à deux fois, et en causant dans l'empire des dommages considérables, mais légalement.
Tout était bon, pour elle.
Même cacher les armées qui partaient, lentement, vers le front, depuis janvier 1002.

Tout lui cacher, en lettre, quand le voyage n'était plus possible. Tout cacher, réinventer pour elle une autre réalité à laquelle elle croirait, enfant d'une trentaine d'années. Ne pas lui parler de ces magies de retour après des siècles de ban, non.
Tout lui cacher, faire d'elle une aveugle bienheureuse, perdue dans ce monde que, de toute manière, elle trouvait trop inquiétant. Angoissée, incapable de se débrouiller seule, sa soeur prendrait peur et ne survivrait pas au choc.

Aujourd'hui, malgré les tensions, malgré le fait qu'il ne sache pas comment demain pourrait être, il était décidé à la faire venir s'installer à Lorgol. Il avait déjà commencé à rechercher une chambre, autour de la Tour Noire, histoire de savoir si une personne accepterait de garder Gisèle.
Aujourd'hui. Gauthier jonglait avec beaucoup trop de choses. Mais il ne pouvait laisser sa petite soeur en Cibella, trop loin de lui. Ici, il saurait la protéger.
Ici, si sa Sombre Mère le voulait, il continuerait de veiller sur elle, car rien, désormais, ne pouvait se faire sans Son accord.

Pendant le livre II [Commence à partir de l'intrigue 2.5]
Gauthier s'est préoccupé de ramener Gisèle à ses côtés, comme convenu, dès que les rumeurs d'une maladie ont commencé à circuler. Il l'a logée à la Taverne de la Rose, et a passé tout son temps à jongler entre ses devoirs d'assassin, d'apothicaire submergé par des mages affolés, et la surveillance de la jeune qui s'est épanouie. Il n'a pas spécialement eu le temps de se pencher sur la confection d'un antidote, ni d'étudier la composante de celui qui permettra d'endiguer l'épidémie.
En octobre 1002, sa vie change. Tout d'abord, à la suite d'une seconde rencontre avec Gabrielle de la Volte, celle-ci prend à son service comme domestique Gisèle, lui assurant un toit et une protection. Gauthier, rasséréné, se plonge donc entièrement dans son travail.
Le 26 octobre, après un contrat exécuté avec brio, le quadragénaire se voit offrir la position d'Adepte au sein de la Confrérie. Il ne lui faut pas plus de quelques instants pour accepter.

Il prend en main ses nouvelles responsabilités, lentement, dans le courant du mois suivant. Lorsque la Chasse Sauvage est libérée, et qu'il entend les nouvelles, il hésite grandement. Il s'inquiète pour sa jeune soeur, mais n'a pas d'autre endroit où la garder en sûreté. Il finit par décider de ne pas intervenir, et de la laisser chez Gabrielle.
La dissolution, ou mort, de la Rose ne lui fait pas grand-chose. Il s'agissait d'un organisme aux nobles desseins, certes, qui apportait une forme de justice. Cependant, ce n'était pas la justice ultime. Eternelle.


TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
Gauthier ne s'est pas réveillé dans la trame alternée.

Dans cette version, ce n'est pas Gisèle, mais bel et bien Gauthier qui a été malmené sur les routes. Il s'est interposé entre les pillards et sa famille, évitant la mort de son père... Au prix de nombreuses blessures, qui lui ont coûté notamment son bras droit, rendu inutilisable, il survit. A 43 ans, il vit encore dans la maison de famille, famille qui s'est enrichie dans le commerce de substances illicites sur l'initiative de Gisèle, poisons principalement... Même si, officiellement, ils ne sont que de simples apothicaires. Gauthier aide comme il peut, endossant le rôle que son père avait auparavant.



Questions Livre II:
 
La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Tout d'abord, de la peur. La peur est humaine, après tout. Mais il y a chez Gauthier une forme de fascination presque malsaine également. Toujours attiré par ce que le monde croit et craint, il ne peut que vouloir la connaître, en savoir plus.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Il la voit comme un mal extérieur, lointain, sur lequel il n'a pas d'emprise. Les hommes tentent de se rendre la justice, brisant un millénaire de paix pour quelque revanche, quelque preuve de leur supériorité. Soit. Ils ne sont que des hommes, et leur carnage inutile ne prendra fin que lorsque l'un des deux partis s'estimera satisfait du sang qu'il a sur les mains.
Cette guerre n'est pas pour la justice. Le sang versé rebuterait presque Gauthier. C'est une guerre pour celui qui sera le plus puissant, quelque chose qu'il a du mal à appréhender.
Quant à la trêve hivernale en elle-même... Les gens, autour, ceux dont les rancoeurs se sont réveillées avec la guerre, ne vont pas miraculeusement prendre leurs ennemis dans leurs bras. Il pense que ce n'est que reporter le carnage à plus tard.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lorgol est sa seconde cité. Il vit au milieu des tours, ses pas résonnant sur le sol, pavés ou terre battue, joyeusement. Même si Cibella reste dans son coeur comme sa première et unique contrée, l'endroit où il a grandi et où sa soeur réside encore, Lorgol est pour lui le symbole de sa renaissance et de son engagement qui lui a permis devenir, enfin, l'être complet et complexe qu'il est aujourd'hui.  Il s'est révélé dans ses rues et ses alentours, et pense se considérer plus qu'en sécurité, de nuit comme de jour.






Dans la vie, je m'appelle Venalosia et j'ai 19 ans. J'ai découvert le forum via un topsite il me semble et voici ce que j'en pense : vous êtes beaux, vous êtes ma lecture de la nuit, vous êtes absolument magnifiques. Et encore merci aux personnes ayant répondu à mes demandes !  :*_*: Bon vous faites un peu peur aussi mais ça va passer. .
Pour les inventés : Je vous autorise/ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  




Récapitulatif

Gauthier Coeurbois

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Richard Armitage
♦️ Compte principal : Oui

Ne conserver que les lignes remplies
♦️ Hiérarchie : Confrérie Noire / Adepte du Poison



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La Noblesse
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Gaëtane de la Volte

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Je suis : Duchesse de Cibella, mage du Printemps (entrave), membre de l'Ordre du Jugement (responsable de la chancellerie de Cibella)

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J'ai fait allégeance à : À son duché Cibella et Faërie, à Gustave et Lauriane de Faërie, à l'Ordre du Jugement
Mes autres visages: /
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 9:35




[Love] présente

Gaëtane
de la Volte

Drew Barrymore

« Il ne faut pas oublier que, le jour du déluge, ceux qui savaient nager se noyèrent aussi » [Ramon Gomez de la Serna]

Fière - Égoïste - Exigeante - Impassible - Juste - Maladroite - Sensible - Autoritaire - Impitoyable - Vaniteuse - Froide - Amère - Indépendante - Hautaine - Solitaire - Forte

©️ Darksnixx
Gaëtane a peur de beaucoup de choses - même si elle ne le montre pas forcément aux premiers abords. Effrayée par les chevaux, c'était devenu un véritable problème. C'est avec l'aide et la patience de son époux Livien qu'elle parvint à surmonter sa peur et à prendre confiance en elle et en ses montures. Maintenant, faire de longues chevauchées à cheval lui permet de se vider l'esprit et de profiter de la splendeur des paysages. Un moment de liberté qui est devenu une véritable habitude.


©️ viridescence
Âge : 33 ans
Date et lieu de naissance : 07 août 969, à La Volte
Statut/profession : Duchesse de Cibella, mage du Printemps (entrave), membre de l'Ordre du Jugement (responsable de la chancellerie de Cibella)
Allégeance : À son duché Cibella et Faërie, à Gustave et Lauriane de Faërie, à l'Ordre du Jugement
Dieux tutélaires : Depuis toujours, Gaëtane est dévouée entièrement à Aura, la Mage. Toutefois, elle a longuement voué ses prières à Maari, la Mère avant de perdre totalement espoir. Maari n'a visiblement pas voulu d'elle.
Groupe principal : La Voix des Armes, Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Noblesse / Mages


« Ma très chère fille… »

Gaëtane déchira le parchemin.

« Mon enfant. »

Même geste, même énervement face à son incapacité à trouver les bons mots.

« Ma fille,

Ces quelques mots sont pour toi, si je ne survis pas à ta naissance tu auras cette lettre, ce morceau de parchemin si fragile pour me connaître… Je te lègue tout ce que j’ai. Tu portes en toi l’héritage ancestral des mères de la Volte. Ton sang est marqué par notre destin. La magie coulera dans tes veines. Cibella sera tien et tu embelliras le palais ducal de la Volte de tes rires enjoués. Notre famille est la plus ancienne famille matriarcale du continent, malgré de nombreuses recherches de ma part, je n’ai pas trouvé de famille semblable à la nôtre. Sois fière de porter le digne nom de la Volte, sois fière d’être une femme quand dans certains duchés comme Bellifère -  tu le verras vite - elles ont le même rang voire un rang inférieur aux animaux. Sois fière comme je le suis d’appartenir à cette maison. Des générations entières de femmes fortes régnant sur Cibella d’une main de fer et d’un coeur empli de magie. Cette magie omniprésente qui plane dans l’atmosphère, qui nous entoure et nous enlace. Cibella - le duché de la magie et de ce fait, le duché le plus important de Faërie ne l’oublie jamais, ma petite fille. Tu marcheras dans mes pas, une future duchesse parfaite. L’Académie de Magie et du Savoir t’ouvrira ses portes et t’accueillera dans ses bras. Une future mage du printemps, sans aucun doute.

Ne trahis pas la mémoire de nos mères.  

Toi aussi, un jour tu deviendras Duchesse et honoreras la mémoire de toutes les femmes de la lignée, d’illustres dames qui ont su marquer le temps et l’histoire.

Mon enfant.
Je t’aime déjà.  »


Gaëtane regardait sa lettre, perplexe. Pourtant, elle l’avait relue, réécrite une dizaine de fois, parfois trop solennelle, parfois trop dure, parfois inadaptée. Son héritière n’arrivait pas. Elle avait tout essayé : les remèdes, la magie, les potions et autres breuvages, les plantes, fleurs, racines. Rien n’y faisait. Malgré tout, cette lettre avait été rédigée pendant une lueur d’espoir où elle se croyait enceinte, mais elle avait toujours eu un mauvais pressentiment à ce sujet. Un mauvais présage.

La révélation fut terrible pour Gaëtane, son ventre resterait à tout jamais stérile. Elle ne pouvait pas porter d’enfant. Une nouvelle tragique pour celle qui devait porter la digne héritière du duché tutélaire de la magie. L’une des pires nouvelles que l’on pouvait lui annoncer. De colère, elle brûla la lettre préparée pour sa fille. Elle avait mis tant d’espoir dans l’union arrangée avec Livien. Si, cela avait été lui elle se serait débrouillée par n’importe quel moyen de se débarrasser de cet époux gênant, mais c’était elle le problème... Elle. Elle qui ne pouvait concevoir d’héritière. Elle ne pouvait faire perdurer la lignée des la Volte et se refusait d’aller trouver la toute jeune Gabrielle. Cette enfant qu’elle n’aurait jamais, représenté son pire point faible. Elle n’était pas prête de se l’avouer, de regarder la réalité en face. Se confier à sa sœur, lui demander de l’aide était inconcevable. Cela représentait un acte de faiblesse, elle rechignait seulement à l’idée d’appeler sa sœur au secours.

Elle revêtit un masque pour cacher ses idées noires. Attristée par la nouvelle, désespérée, accablée, Gaëtane n’avait jamais été capable de surmonter cette si dure vérité. Elle se cachait derrière une froideur mortifère en mettant une distance remarquable entre elle et les autres. La situation empira lors de la disparition prématurée de Livien. Le sort s’acharnait sur la duchesse de Cibella qui se retrouvait seule. Elle trouva du réconfort auprès de Lionel, le frère jumeau de son défunt époux. Elle s’évadait lors de longue chevauchée à travers Cibella, découvrant les moindres recoins de son duché adoré et faire abstraction pendant quelques instants de tous les maux et les tracas qui venaient la contrarier. Un moment de liberté pour oublier qui elle était et surtout quel terrible fardeau elle devait porter. Ces quelques instants loin de tout, loin du monde étaient une manière de se rapprocher de Livien, d’être avec lui l’espace d’un instant, d’une envolée, d’une foulée… C’était grâce à lui qu’elle était là, juchée sur sa monture, une manière pour Gaëtane de se rattacher à ce passé qui la retenait encore par un fin fil qu’elle ne pourrait, jamais, se résoudre à couper.

¤¤¤

C’est une fois que l’on a perdu les êtres chers que l’on se rend compte enfin à quel point on tenait à eux, à quel point on les aimait.

«  Livien…

Nous étions bien à deux… les Cibellans et Cibellanes espéraient la naissance d’une héritière. Nous aurions été trois... Nous aurions pu ancrer la suprématie du duché de Cibella en Faërie, encore un peu plus...L’espoir s’en est allé en même temps que tu m’as quitté. Je n’ai aucun désir de reprendre un époux, tu sais. À quoi bon ? À quoi cela servirait-il ? Mon ventre restera, désespérément, infécond. Lionel le sait - j’ai dû lui avouer. Nous nous sommes rapprochés... Tu ne dois pas me croire, comment le pourrais-tu ? Il montrait tellement de réserve à mon égard, il avait raison d’un certain côté de douter de notre union. Que dois-je faire Livien ? Rependre contact avec Gabrielle, j’entends tes mots résonner à mes oreilles, ton souffle dans ma nuque... Elle ne m’écoutera pas, pourquoi le ferait-elle ? Je ne me suis jamais intéressée à elle et je ne le souhaite pas plus aujourd’hui qu’hier. Et pourtant, je crains qu’elle soit mon seul espoir en ce monde…

Tempête va bien. Grâce à ton apprentissage, je fais très souvent de longues balades à travers tout Cibella à ses côtés. L’un de seul plaisir que je me permets encore - je m’oublie, je m’abandonne et je me souviens de nos chevauchées et de tout le mal que tu t’es donné pour me jucher sur le dos d’un cheval ! Je t’en suis tellement reconnaissante, tu ne sais pas à quel point...»


Gaëtane posa sa plume et mit soigneusement la lettre avec les autres dans un étui en tissu, enfermé dans un coffre dont elle était la seule à détenir la clé. Livien était son confident, c’était plus facile d’écrire à quelqu’un qui ne peut vous répondre. Gaëtane mettait noir sur blanc toutes ses pensées, ses doutes et ses craintes. C’était dans ces moments-là qu’elle était vraiment elle-même, la Gaëtane que personne ne voit. La Gaëtane que personne ne verrait jamais. La vraie femme qui se cachait sous son masque de froideur et de distance. Sous ses allures de Duchesse parfaite, bien des tourments la hantaient. Amère, elle n’avait trouvé que ce moyen pour combler son manque affectif. C'était une femme meurtrie Gaëtane sous ses faux airs de grande Dame se dissimilait une profonde détresse enfouie au fond d'elle, une facette d'elle-même qu'elle seule connaissait, et qu'elle seule connaîtrait jamais.


¤¤¤

« Mon tendre époux,

Ce jour, Chimène est montée sur le trône. Impératrice d’Arven. Elle est incompétente et faible. Comment veux-tu que Faërie paraisse forte par rapport à Ibélène dans de telles conditions ? Face à Augustus et Catarine et leurs héritiers. Je suis consternée, navrée par les compétences de l’Impératrice à gouverner convenablement. Elle est incapable de régner. Je ne comprends pas, c’est un drame ! Un comble ! Une tragédie. Oh, mais crois-moi elle ne restera pas longtemps à la tête de Faërie... Gustave de la Rive a fait son apparition lors de l’Ordalie de Diamant, mais Chimène a pu quand même être couronnée. Quelle catastrophe ! Je ne vois pas d’autres mots pour décrire cet évènement. Même Gabrielle gouvernerait mieux qu’elle !

Si seulement.

Juste un instant.

Utiliser mon entrave sur elle, bloquer les impulsions nerveuses de son cerveau.

L’évincer. Elle ne mérite qu’une chose rejoindre les créatures inférieures dont elle fait partie. Elle n’a pas l’étoffe d’une impératrice... C’est tellement alarmant... Je suis consternée par cette nouvelle, nous sommes perdus… Perdus… »


Lettre détruire dans un accès de colère après que Gaëtane ait terminé d’écrire tout le bien qu’elle pensait de sa souveraine.

¤¤¤

« Livien...

Chimène a été écartée, enfin ! Me voilà soulagée. Je soutiens Gustave de la Rive qui a, lui, la carrure d’un empereur au côté de son épouse Lauriane que je connais depuis bien des années. Tu peux aisément imaginer dans quel état d’euphorie, je me trouve en ce moment même. Pour Cibella, c’est une excellente chose l’accession de Lauriane au pouvoir, on ne pouvait rêver mieux ! J’ai déjà reçu des présents et autres richesses de sa part, Cibella prospère et je sens Faërie plus forte que jamais désormais !  Nous avons les faveurs du couple royal, Cibella trouve grâce à leurs yeux. Nous allons vaincre ! »


¤¤¤

« Ma très chère soeur Gabrielle,

Comment se passe ton apprentissage à l’Académie de Magie et du Savoir ? Lorgol te plaît ? Tu dois te sentir dépayser par rapport à Cibella. Comment te débrouilles-tu dans ta discipline ? Tu dois exceller dans ta spécialisation. Il ne peut en être autrement… L’art de concevoir des portails, c’est cela ? Gabin n’a pas voulu me dire si tu avais, enfin, rencontré ton familier ? Si tu ne l’as pas encore rencontré, cela viendra ma soeur. Tu es une de la Volte après tout, tu as été bercée dans la magie. Une de la Volte sans familier, c’est inconcevable. C’est comme un mage sans magie. Impossible et encore plus quand on porte le nom des de la Volte. »

Gaëtane posa sa plume et prit du recul sur ses mots… Ce n’était pas ainsi qu’elle arriverait à séduire sa sœur pour obtenir quoi que ce soit d’elle. Elle ne disait que la stricte vérité, cette vérité qui fait mal, ces exigences qui t’emprisonnent quand on porte un nom auquel il faut faire honneur, elle continua donc malgré tout, mais sur un ton plus mielleux.

«  J’aimerais te revoir, je t’invite à venir me rejoindre quelques jours à la Volte. Viens. Nous avons de nombreuses choses à nous dire, à partager. Du temps à rattraper. Sache que tu es la bienvenue chez toi et je t’attends très bientôt.

Gaëtane de la Volte.
Duchesse de Cibella. »

[Lettre jamais envoyée]


Gaëtane regardait cette lettre qui ne lui correspondait pas. Ce n’était pas ses mots ni ses pensées. Elle n’avait jamais accordé la moindre parcelle de son temps à cette soeur, trop sensible, trop fragile, trop émotionnellement faible qui n’avait pas la carrure pour devenir duchesse...mais, elle avait promis à Livien, jadis, de faire un effort, d’envoyer une missive, de reprendre contact, de l’inviter...Alors, il le fallait pour le bien du duché.

Elle avait, d’abord, essayé de contacter Gabin pour qu’il puisse l’aiguiller à trouver les bons mots envers Gabrielle - l’entrevue ne s’était pas déroulée comme prévu. Si tenir des discours face à des ducs, des duchesses, des ambassadeurs n’effrayait pas la duchesse de Cibella, s’adresser à sa fratrie était un exercice bien maladroit pour elle. Ce n’était jamais la bonne manière d’aborder les sujets, elle connaissait à peine Gabrielle, légèrement plus Gabin, mais ce dernier avait trouvé une nouvelle famille auprès des Chevaucheurs. Il s’était éloigné d’elle et des conflits familiaux. Cette situation n’avait jamais touché Gaëtane, mais cette dernière se rendait bien compte qu’établir et créer un quelconque lien avec son frère et sa sœur n’était pas chose aisée. Cela représentait une épreuve infranchissable pour elle.

Ces quelques mots lui avaient demandé beaucoup d’énergie, elle s’y était reprise à plusieurs fois et le résultat ne la satisfaisait toujours pas. Elle essayait de s’intéresser à sa soeur tant bien que mal sans savoir qu’elle touchait les points qui faisaient mal. Elle avait tenté de faire tomber le côté solennel pour s’en tenir à un ton léger... Le résultat était très moyen, elle en avait conscience, mais c’était au-dessus de ses forces Gabrielle était tellement... différente...

Même si, elle venait... comment abordait un sujet aussi délicat ? Livien lui avait toujours conseillé de faire ça en douceur, de renouer les liens, de les solidifier et de faire, ensuite, des plans pour l’avenir. Alors, exigeante envers les autres et envers elle-même, elle faisait ce qu’elle pouvait Gaëtane pour prendre sur elle et essayait de voir le monde à travers les yeux de sa soeur cadette - elle était très loin de se douter de la vérité, du malaise dans lequel se perdait Gabrielle et du triste sort réservé à la fratrie des de la Volte...

Elle doutait formellement arriver un jour à obtenir les bonnes grâces de sa fratrie, le méritait-elle seulement ? Au moins, elle essayait Gaëtane, sans vraiment y croire, sans y mettre la conviction qu’il aurait fallu, mais elle tentait une approche maladroite… Comment trouver les mots justes pour toucher des illustres inconnus qui partagent le même sang qu'elle ?

¤¤¤

Gaëtane se pomponnait devant son miroir, Éole son macagua la surplombait de son perchoir. Plumage mélangeant le crème et le marron, il représentait le petit fond de vanité que Gaëtane avait en elle. Cette liberté d’oiseau qu’elle n’aurait jamais. Ce côté fier d’un oiseau majestueux, ce prédateur qui chassait ses proies de la même façon que Gaëtane était persuadée qu’il y avait des êtres beaucoup plus supérieurs aux autres, les mages notamment et que les êtres inférieurs devraient être tués. C’était pour cela qu’elle avait embrassé la cause de l’Ordre du Jugement. La Duchesse voulait voir la réhabilitation des magies oubliées – une manière de rendre la suprématie à Faërie, à la magie et à son duché. Elle savait très bien dans quoi elle s’était engagée, elle voulait la guerre – cette guerre inévitable entre Ibélène et Faërie. Et, était prête à écraser quiconque se mettrait en travers de son chemin pour parvenir à ses fins et menait à bien les idéaux de l’Ordre du Jugement.

Elle caressait doucement son macagua, un sourire sadique sur les lèvres, Ibélène allait être vaincu.

¤¤¤

« Livien,

Lionel est peut-être l'espoir que nous attendions - il a demandé la main de Gabrielle. Enfin ! Cette petite n’est pas faite pour régner, c'est un fait avéré. Elle n'aura donc pas besoin de ses héritiers ! Et puis, les enfants, elle en aura d'autres...non ? Le sang de nos mères va prospérer, elle ne fait que remplir son devoir auprès de moi après tout… »


¤¤¤

«  Où suis-je tombée ? Même le Purgatoire de Sithis serait une plus douce torture que celle-ci…

Ô, Maari, je crains que tu aies mal interprété mes prières. N’étais-je pas censée avoir des filles ? N’était-ce pas là mon destin ? Pourquoi suis-je entourée de cinq garçons qui courent partout et qui sont…totalement indisciplinés ?

Me voilà plongée dans une profonde incompréhension face à ses garnements qui me vouvoient, quoi de plus normal envers ma personne, mais qui m’appellent Mère… Ça, en revanche la première fois, ce fut très étrange…

Ô, Maari, j’ai bien peur qu’il y ait erreur sur la marchandise. Je voulais une fille, j’ai toujours voulu une fille. Depuis que je suis en âge que je demande une fille, qu’ai-je fait pour être à ce point maudite à tes yeux ? Ne suis-je pas ta fille ? Me détestes-tu autant pour avoir mis dans mes pattes des garçons ?

Ô, Maari, que veux-tu que je fasse de garçons ? Comment ça marche d’abord un garçon… ? Je t’en conjure : reprends-les, vends-les, donne-les, fais en ce qu’il te plaira… Mais, ne les laisse pas là. »

C’était une Gaëtane extrêmement perturbée qui faisait face aux conséquences de la roue brisée. Cet épisode et les « joies » d’être mère, elle s’en souvient comme si c’était hier. Autant dire que c’est typiquement le genre de choses qu’elle préférerait oublier… A-t-elle envie, aujourd’hui, de devenir mère ? Point du tout. Elle y a cru très fort Gaëtane à ces filles qui viendraient combler son mariage plus réussi que prévu. Et puis, d’année en année, de désillusion en désillusion, d’espoir avorté, cette envie s’en est allée. Elle s’est envolée, s’est consumée petit à petit. Elle sait et espère, un jour, endosser ce rôle, mais l’engouement d’antan s’est éteins à jamais. Très attachée à son héritage et aux traditions, devenir mère est un devoir, plus qu’un désir désormais.

   • Pendant le livre II :

« Livien,

Gabrielle n'a toujours pas donné sa réponse à Lionel. Ton frère fait preuve d'une patience inégalable... Ce qui n'est pas mon cas ! L'agacement se fait ressentir, mais qu'attend-elle au juste ?

Sur une note plus joyeuse, les pièces de la Rose ont baissé leur bouclier et l’Empereur Augustus est mort. Enfin ! Après la femme l'époux, que c'est regrettable. Une trêve hivernale a donc été proclamée. Le petit Octave, maintenant orphelin, doit avoir du mal à se remettre du fait d'être orphelin ! Comme pour Chimène, la tâche de gouverner Ibélène reposant sur de si frêles épaules que les siennes... Il ne sera jamais à la hauteur. Bien trop jeune et trop peu expérimenter, il risque de se faire happer par une trop lourde tâche à assumer.

Comme tu me disais, parfois, réjouissons-nous du positif : les frontières de Faërie ont retrouvé leur tracé originel, la partie au nord de Cibella annexée est redevenue mienne.

Toutefois... l'incontrôlable Chasse Sauvage a été libérée lors du Jour des Anciens. Et, cela est quand même très inquiétant pour Cibella, j'ai prit les dispositions nécessaires cela dit me concernant. Mon instinct de survie s'est considérablement développé au fil des années. »

La rancœur envers Ibélène est présente dans le cœur de Gaëtane, elle en veut à l'Ordre du Jugement de ne pas avoir suffisamment mesuré tous les risques au sujet de cette épidémie qui a ravagé Faërie et permit à Ibélène de prendre le dessus ! Sans cela, elle en est convaincue, Faërie aurait vaincu ! Gaëtane se réjouit que Cibella ne soit pas le Duché le plus touché par la guerre, mais l'avenir s'annonce encore plus sombre que le passé...

¤¤¤
  • Pendant le livre III :

« Livien,

»




CHRONOLOGIE


07 août 969 ♦️ Naissance de Gaëtane de la Volte
12 mars 974 ♦️ Naissance de Gabrielle de la Volte
11 juin 976 ♦️ Naissance de Gabin de la Volte
980 ♦️ Gaëtane entre à l'Académie de la Magie et du Savoir, elle terminera son cursus quelques années plus tard avec brio.
Décembre 987 ♦️ Gaëtane devient duchesse en Cibella.
988 ♦️  Mariage arrangé entre Gaëtane de la Volte et Livien de Rivepierre en Cibella.
Hiver 999 ♦️ Livien meurt tragiquement.
Août 1001 ♦️  Entrée de Gaëtane dans l'Ordre du Jugement. Elle devient responsable de la chancellerie de Cibella.



La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Elle n'a pas peur Gaëtane, enfin pas réellement. C'est pour ça qu'elle a toujours une potion de sommeil avec elle et un mage de l'illusion à proximité... Égoïste, elle n'a pas envie d'être choisie par les cavaliers incontrôlables de la Chasse Sauvage et s'ils pouvaient éviter de prendre Gabrielle et Lionel aussi... De l'altruisme ? Non, de l’intérêt.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Gaëtane est folle de rage. Plusieurs vases y ont d'ailleurs laissé leurs morceaux, brisés de colère par une Duchesse mal lunée. Est-ce que les Faës ont eu une trêve lorsqu'ils sont tombés malades ? Non. Les Ibéens ont profité de leur faiblesse pour les envahir ! La mort de l'Empereur n'est pas une raison suffisante pour une trêve, c'est inacceptable pour Gaëtane. Toutefois, elle doit bien avouer que la Chasse Sauvage libérée est une nouvelle épine dans son pied...

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
•  Gaëtane n’a rien contre Lorgol, elle a une tour pour Cibella et une autre pour La Volte - là où elle réside lorsqu’elle vient y séjourner pour des raisons diplomatiques ou tout simplement pour changer d'air.

Livre II:
 



Dans la vie, je m'appelle Magalie et j'ai 25 ans. J'ai découvert le forum via Aura· et voici ce que j'en pense : une terriiiiiible tentation  :na: .
   


   

   
Récapitulatif

   
Gaëtane de la Volte

   
Mise à jour des registres et bottins

   


   
♦️ Drew Barrymore
   ♦️ Compte principal : Oui

   ♦️ Noblesse : Duchesse / La Volte / Cibella
   ♦️ Magie : Printemps / Entrave
   ♦️ Familier : Eole / Macagua Rieur / Masculin
   ♦️ Affiliation : L'Ordre du Jugement
   

_________________
« Gaëtane, déesse des Morues, sainte Patronne des Opportunistes :sisi: »
Gaëtane :darkred / Eole : darkblue





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Anaïs Belécu

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J'ai : 29 ans
Je suis : Guerrière - membre de la Guilde des Guerriers à la Volte

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J'ai fait allégeance à : Guilde des Guerriers
Mes autres visages: Adonis le Lys
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 9:48



[Mistyque] présente

Anaïs
Belécu

Rose Leslie

« La lame est le reflet de l'âme du guerrier. »

Qualités :
Studieuse : elle est profondément attachée au travail, ne cesse de se former et d’apprendre aux côtés de sa mère. Une fois au sein de la Guilde, elle a poursuivi son chemin de jeune guerrière désirant apprendre aux côtés de ses pairs.

Soigneuse : elle prend son temps, car elle aime le travail bien fait.

Loyale : elle a toujours été dévouée corps et âme à sa famille et à la Guilde. Elle considère qu’elle doit tout à son père, sa mère, sa marraine et son frère. ll en est de même pour son corps d’arme.

Réfléchie : elle ne fonce pas et prend son temps. Chaque action a ses conséquences, elle prend la mesure de chacune d’entre elles.

Protectrice : elle veut protéger les plus faibles, comme sa mère avant elle. Enfant, elle était serviable et en grandissant elle cherchait à donner un coup de main aux personnes dans le besoin.

Persévérante : malgré les difficultés, elle se relève. Ce n’est pas tous les jours facile de vivre dans l’ombre de sa mère. Mais elle sait qu’elle aussi elle réussira à se faire sa place. Avec le temps et à force de travail l’on obtient toujours ce que l’on cherche à posséder.

Défauts :
Intransigeante : elle est ferme vis à vis de ses missions et des lois en cours en Arven. C’est ainsi et ce n’est pas autrement.

Maniaque : le travail n’est fini que lorsqu’il est bien fait. Pour Anaïs cela l’est à un point maladif. Elle a le souci du détail, ce qui exaspère bon nombre de ses pairs.

Réservée : dans l’ombre de ses parents, petite dernière, un peu plus effacée que le reste de la famille, elle n’a jamais trop osé s’affirmer. Aujourd’hui, elle doit apprendre à s’imposer, elle le sait. Malgré tout, cette attitude persiste, ce qui la rend particulière et unique.

Vaniteuse : toute aussi discrète soit-elle, elle n’en reste pas moins empreinte d’une certaine vanité. Des félicitations ou des compliments la feront rougir et flatteront son ego. Il n’y a pas de mal à se faire plaisir, quand on sait camoufler ses vices.

Peu assurée : bien souvent contredite dans sa manière d’agir, depuis qu’elle est enfant, elle a ce manque d’assurance qui la poursuit aujourd’hui. Elle dissimule cette faiblesse par un travail acharné.

Rancunière : un défaut qu’elle dissimule comme elle peut. Ce n’est pas facile d’étouffer cette colère quand on la contredit et qu’on lui fait du mal, qu’il soit physique ou psychologique. Elle n’oublie rien, surtout pas sa rancune mais reste fidèle à ses principes.



©️️ Aslaug.
Ce jour-là, alors qu’elle était en faction à l’opéra, l’une de ses premières missions d’essai de la Guilde, les poils de ses bras se sont dressés. Le regard tourné vers la scène, elle est restée sans voix. La musique l’a troublée, un court instant. Il n’y avait plus qu’elle et cet homme dont la voix remplissait la salle. Une douceur qu’elle n’avait à ce jour jamais ressenti.



©️️ Hollidaysee
Âge : 28 ans
Date et lieu de naissance : 1er mai 974 - La Volte
Statut/profession : Guerrière
Allégeance : Guilde des Guerriers
Dieux tutélaires : Anaïs est née sous Sibra déesse de la protection comme sa marraine guerrière. De par son attitude besogneuse elle a prié Obedia. Puis, par la suite, Anaïs s’est vouée à Kern en tant que dieu de sa Guilde.
Groupe principal : Les Gardiens de la Tradition : Anaïs est paisible et aime l’ordre et le calme. Elle agit pour que les choses restent telles qu’elles l’ont toujours été sans victime inutile. Si chacun reste à sa place et agit comme il le doit la vie n’en sera que plus simple.
Groupes secondaires : Peuple/Guerriers



“Elle s’appelle Anaïs elle n’avait pas huit ans, sa vie c’était douceur, rêves et nuages blancs” 8 ans.

A 8 ans, Anaïs vivait à l’ombre de ses parents.
Sa mère était une guerrière de la Volte. Son père quant à lui était aviculteur dans l’entreprise du grand père paternel d’Anaïs. Il s’occupait de l’éducation d’Anaïs lorsque sa mère, guerrière, était en mission pour la Guilde.
Anaïs avait un grand frère Loïc, de 3 ans son aîné.
L’entreprise d’aviculture était florissante et fournissait bon nombre de volailles au duché.
Réservée, Anaïs grandissait entourée des siens dans un duché où la femme avait l’ascendant sur l’homme.

“Elle a les yeux clairs et des robes en velours” 10 ans.

Depuis son plus jeune âge, le caractère d’Anaïs était différent de celui de son grand frère. Lui était bagarreur, un garçon hautain qui n’avait pas le choix et devait faire sa place dans un duché où les femmes dominaient. Anaïs, quant à elle, était un peu plus réservée, soigneuse et travailleuse. Elle cherchait dans chaque action à rendre ses parents fiers d’elle. Mais elle n’était jamais satisfaite Elle recommençait encore et encore. Parallèlement son frère enchaînait et avait une attitude plus franche. Elle cherchait à simplement obtenir une reconnaissance pour tenter d’avoir cette confiance en elle.

Le franc parler de Loïc contrastait également avec l’attitude pour le moins réservée de sa jeune soeur. Il lui arrivait bien souvent de rougir voire de bégayer quand on lui parlait, ce qui faisait rire ses proches provoquant un fard sur les joues de la jeune fille.
A 10 ans, Anaïs ne savait pas trop réellement quoi faire de sa vie. Voulait-elle être guerrière comme sa maman ou toute autre chose ? Sa seule certitude reposait sur le fait qu’elle voulait travailler, afin de rendre ses proches fiers d’elle.
On lui a assez raconté qu’en Cibella ce sont les femmes qui exercent l'autorité. Mais à 10 ans, que sait-on de la vie que l’on n’a tout simplement pas encore vécue ?

“Comme toi, comme toi, comme toi” 15 ans.

C’est à l’âge de 15 ans que peu à peu à Anaïs se rendit compte que la vie d’avicultrice ne lui convenait pas. Elle voulait prendre soin des autres, agir, être utile de ses 10 doigts. Elle savait très bien qu’elle le serait si elle restait en compagnie de son père et sa marraine mais il lui manquait quelque chose. Les femmes de Cibella étaient puissantes, elles protégeaient et agissaient. Elle se devait de devenir l’une d’entre elles.

Quand sa mère rentrait et lui contait ses aventures elle mémorisait chacune d’entre elles en poursuivant son travail. Le soir en se couchant, elle réfléchissait, pesant le pour et le contre. Comment mêler utilité et satisfaction ? Elle voulait protéger et être loyale envers sa famille et son duché. Peu à peu cette idée de servir elle aussi la Guilde émergea. Mais une peur, celle toujours omniprésente de ne pas être capable, la faisait douter d’elle.

Des semaines, des mois durant, elle réfléchissait. Elle voulait prendre son temps, ne pas foncer sans connaître toutes les données du problème au préalable. C’est ainsi que les meilleures décisions se prenaient, avec du recul. Ce dont elle était sûre, c’est que la protection faisait partie intégrante de sa famille.

Il y eut ce jour où Anaïs observait un attroupement. Des guerriers encadraient un noble qui se rendait au palais. Elle les regardait et les suivait. Quelques jours après elle les vit à nouveau et les étudia tout en pensant.
En effet, depuis plusieurs mois, sa mère cherchait à l’entraîner au maniement des armes. Cette initiation n’avait pas connu un franc succès. Elle n’était pas franchement convaincue de ses aptitudes à devenir guerrière.
Toutefois, l’observation de cette procession fit qu’elle eut une révélation. Malgré les apprentissages de sa mère, elle n’avait pas compris qu’une guerrière pouvait très bien escorter, protéger. Elle savait que cette fonction ne se limitait pas à cela et qu’elle devrait sortir son épée quelques fois. Mais cette présence, autour des personnes dans le besoin était ce qui lui correspondait le plus.  
Elle a décidé, ce jour là, de s’investir plus franchement dans l’apprentissage que lui fournissait sa mère.
Désormais, elle était déterminée à réussir. Elle savait que devenir une guerrière était un travail long et ardu mais sa décision était prise.

“Comme toi que je regarde tout bas” 18 ans.

Elle suivit les enseignements de sa mère. Celle-ci lui parlait beaucoup, son physique d’adulte n’était pas totalement terminé. Mais elle lui enseignait ce qu’elle devait savoir sur ce monde, sur les rôles des guerriers, de la Guilde. Elle lui conta les différentes missions qu’elle effectuait : protection, escorte, combat,...

Anaïs notait tout dans sa tête, mémorisait, questionnait. Elle était minutieuse jusque dans ses questions, le souci du moindre détail, de la plus petite anecdote. Les histoires qu’on lui contait forgeaient cette identité qu’elle se construisait. Elle aussi aurait son lot d’histoires à conter dans quelques années.

Sa mère lui assurait qu’elle deviendrait comme elle. Mais, elle avait un long chemin à parcourir, elle le savait. En effet, ce manque de confiance en elle, son incertitude sur ses capacités étaient ses plus gros défauts débouchant sur un doute perpétuel.

Elle était sûre de vouloir protéger autrui. Elle voulait aider. Elle espérait juste ne pas faire d’erreur. Sa mère se débrouillait tellement bien. Elle la regardait, envieuse. Elle suivait un entraînement conforme à son âge pendant des années, 5 ans au total où sa maman lui apprit les rudiments de leur métier.

“Elle pose un peu distraite au doux soleil” 21 ans.

A 21 ans, elle était à 4 ans de son entrée au sein de la Guilde. Cela faisait 3 ans qu’elle s’entraînait. La persévérance allait payer tôt ou tard. Mais, elle savait qu’elle ne devait pas mettre la charrue avant les boeufs alors elle insistait, répétant les mêmes exercices.

A son entrée dans la Guilde, elle savait qu’elle devrait payer son droit d’entrée comme tous les autres. Tout comme eux elle allait payer armes et équipement. Aussi durant ces années de transition elle s’évertua à travailler un peu plus que ce soit auprès de son père ou de son grand père afin de se faire un argent de poche suffisant.

Dans le même temps, elle continuait à s’entraîner en compagnie de sa mère qui la félicitait. Elle appréciait ses remarques mais sa mère lui rappelait qu’elle ne devait pas se contenter de cette satisfaction momentanée. Au fond d’elle-même, Anaïs le savait. Elle devait continuer à travailler. Elle voulait à son tour escorter tous ceux qui étaient susceptibles de faire appel aux services de la Guilde. Elle espérait réussir.

“Elle allait à la Guilde, juste un peu plus bas”- 25 ans.

Elle s’est dirigée à 25 ans vers la Guilde. Sa bourse était pleine de ces quelques pièces gagnées et elle était prête à devenir une guerrière à part entière. Elle voulait protéger, offrir son bras armé aux services des personnes dans le besoin. Elle savait qu’elle devrait continuer ses efforts entrepris depuis plus de 10 ans.

C’est d’un sourire large qu’elle paya ce qu’elle devait pour rejoindre les rangs de la Guilde.

Là aussi, elle dû montrer sa volonté farouche. Elle en surprit plus d’un par son travail. Inépuisable, elle persévérait sans relâche voulant sans cesse s’améliorer. Elle entendait et mettait en pratique les remarques. La majeure partie d’entre elles l’aidait à avancer mais certaines, plus moqueuses nourrissaient sa rancune. Elle s’efforçait de se contrôler car elle était douée.

Elle agaçait aussi ses pairs. Elle était maniaque et voulait recommencer tant que tout n’était pas simplement parfait.

“Elle aimait la musique” 27 ans.

C’était une surveillance mineure, lors d’un opéra au cours de sa dernière année qu’il se produisit un événement pour le moins particulier. Elle était en compagnie d’autres guerriers. Jusqu’à présent, elle ne s’était pas souciée de ce que la musique pouvait lui apporter jusqu’à ce que cet homme n’ait élevé la voix. Elle en avait eu la chair de poule. Si elle ne portait pas d’armure ses camarades auraient très bien pu remarquer son trouble.
Doucement, elle s’était retournée et avait regardé la scène comme subjuguée.

Elle ne savait pas quoi dire. Pour ceux qui l’observaient, la jeune femme si douce et réservée avait son regard plongé dans celui qui ravissait près d’une cinquantaine de spectateurs. Elle avait découvert qu’elle aimait la musique. Ces mélodies la calmaient et lui faisaient oublier la guerre, les conflits. A bien regarder les personnes présentes lors de l’opéra tous semblaient subjugués et absorbés ce qui la fit sourire un peu plus.

“Mais d’autres gens en avaient décidé autrement” - trame alternée.

Elle ne s’est pas réveillée de cet affreux rêve mais elle y a vécu une toute autre vie, celle d’une Compagne. Elle faisait partie de ces filles qui accompagnent certains hommes. Au contraire de sa vie actuelle elle était instruite. Reconnue à sa juste valeur, elle s’était faite une bonne clientèle auprès des nobles qui appréciaient sa présence à leurs côtés. Elle aurait probablement perdu pied face à cette situation. Telle la belle au bois dormant, le prince ne l’a jamais réveillée et a laissé cette histoire au fin fond des oubliettes. La trame alternée a emporté avec elle, le rapprochement avec cet homme connu à l’opéra. Elle était son épouse.

“Elle a les yeux clairs et elle a 28 ans, c’était une jeune femme sans histoire et très sage mais elle n’est pas née comme les autres ici et maintenant”.

Anaïs a désormais 28 ans et est armée. Fidèle à ses principes, elle a escorté les caravanes des mages malades. L’épidémie magique les a rendus souffrants et les Guerriers, entre autre, en assurent sa protection. Elle a déposé une couverture pour les réchauffer, les a aidés. Elle les a  protégés car ils le méritent bien après tout.

Une fois de plus lors de ce voyage, elle a réfléchi. Elle s’est rendue compte à quel point chaque homme et femme présent sur cette terre est bien peu de chose. La maladie, la guerre sont autant de fléaux rendant la vie si compliquée à vivre. Elle se doit d’être loyale envers ses employeurs mais aussi envers elle-même. Les principes qu’elle se fixe sont basés sur la protection des autres.

Elle ne comprend pas Anaïs pourquoi cette guerre est nécessaire, pourquoi les morts doivent joncher la route de sa destinée. Toutefois, elle poursuit, réservée, réfléchissant. Chaque situation est analysée et mémorisée pour comprendre jour après jour le monde dans lequel elle vit.
Elle ne sait pas lire ni écrire mais la vie se suffit à elle-même. Son rôle est de protéger et de servir. Elle s’améliore jour après jour.
Au delà de rendre ses proches fiers d’elle, elle veut être fière d’elle même. Elle ne veut pas regretter, elle veut gagner cette confiance en elle et cet espoir dans l’avenir. Peut-être que le jour où elle y sera parvenue, elle pourra l’insuffler aux autres ? Qui sait ?



CHRONOLOGIE


1/5/974 ♦️ Naissance d'Anaïs à la Volte.
1/10/989 ♦️ L'année de ses 15 ans Anaïs doute ; elle commence à se dire que cette vie qui est la sienne ne lui convient pas. C'est lors d'une escorte de nobles qu'elle a ce sursaut et cette prise de conscience, elle deviendra mercenaire, de ceux qui escortent et protègent.
1/9/999 ♦️ Anaïs rentre à la Guilde le la Volte pour y suivre sa formation de mercenaire.
20/5/1001 ♦️ Lors d'un opéra à  la Volte, Anaïs est subjuguée par le chant d'un homme ; un instant troublé, elle reprend ses esprits pour conduire sa mission au mieux.
Avril - mai 1002 ♦️ Trame alternée : Anaïs est une Compagne, épouse de cet homme qu'elle a entendu au théâtre ; elle ne s'est jamais réveillée de cette réalité.
Septembre 1002 ♦️ Anaïs accompagne et protège la caravane des mages malades jusqu'a Roc-Epine ; il s'agit d'une de ses premières missions en tant que guerrière à part entière




La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Anaïs est à la fois effrayée et en colère. Elle sait que le danger est partout, y compris, derrière sa porte. Ceux qu'elle protège doivent dormir au moyen des potions de sommeil pour leur salut.
Elle est guerrière et doit se battre contre ce fléau. Elle sait  ce qu’il s’est passé à l'Académie et se dit que, elle, jeune guerrière ne sera que peu de chose face à cette procession.
Le monde d'Arven est suffisamment déchiré avec cette guerre, pourquoi faire souffrir une fois de plus ses habitants ? Cette incompréhension elle tente de la dissimuler à ses plus proches amis et sa famille afin de les rassurer.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
•  La Trêve rapporte le calme. Toutefois, c’est une paix fort illusoire. Elle aimerait bien que cette période de silence des armes se poursuive. Elle aime se battre, certes, mais si demain les armes pouvaient devenir plantes cela serait aussi bien. Anaïs pourrait se contenter de protéger et d’escorter.
La guerre reste pour elle quelque chose de bien stupide où la voix du plus fort se fait entendre. Elle n’est pas suffisamment cultivée pour dialoguer à la table des plus grands mais elle a un profond espoir qu’en échangeant des solutions pourront être trouvées.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Elle y va lors de ses missions. Lorgol est grandement différente de la Volte. Dans la seconde elle a grandi choyée, protégée, dans la première elle réalise des contrats. La sécurité n’est pas à son paroxysme. Elle reste une ville bien mystérieuse où elle ne doit nullement baisser sa garde car les ruelles sombres sont remplies de mystères.





Dans la vie, je m'appelle Blanblan et j'ai désormais 38 ans. J'ai découvert le forum via moi-même à la base mais Tim a largement contribué à mon retour :coeur: et voici ce que j'en pense : très bien.
Pour les inventés : Je vous autorise à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  




Récapitulatif

Anaïs Belécu

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Rose Leslie
♦️ Compte principal : Oui

Ne conserver que les lignes remplies

♦️ Hiérarchie : Guilde des guerriers / guerrier



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Adonis le Lys

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Je suis : Etudiant en 4ème année à l'Académie - Mage de l'Automne - Illusion

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J'ai fait allégeance à : Envers sa famille, ses amis et l'Académie
Mes autres visages: Anaïs Belécu
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 9:49



[Mistyque] présente

Adonis
le Lys

Levi Miller

« L'avenir se dessine sur les cendres du passé »

Créatif- Charismatique- Intrépide - Loyal - Protecteur - Travailleur - Méticuleux - Franc - Astucieux
Beau parleur - Mauvais perdant - Impulsif - Borné - Têtu- Bruyant - Rancunier - Boudeur - Curieux - Emotif - Colérique



©️️ Merenwen
L’on voit rarement Adonis seul. Peu nombreux sont ceux à savoir qu’il se livre quelques fois à des dessins biens sommaires. Au travers de ce secret pourtant loin d’être inavouable il évacue sa tristesse mais aussi sa colère. Il a dessiné le souvenir d’Ortie lors du jour des Anciens mais aussi tous ces autres instants qui ne cessent de hanter ses nuits sans sommeil.



©️️ Rachel
Âge : 15 ans
Date et lieu de naissance : 13/05/988, à Edenia (Lagrance)
Statut/profession : Élève, Mage de l'Automne (Illusion) en formation à l'Académie, il poursuit sa troisième année là où il l'avait laissée
Allégeance : Envers sa famille, ses amis et l'Académie.
Dieux tutélaires : Sa marraine l'a placé sous Cerah, il prie à ce jour Aura depuis la manifestation de sa magie.
Groupe principal : Les hérauts du renouveau
Groupes secondaires : Peuple / Mages


I - Enfance - An 988 à An 999

Dernier né de la famille, Adonis avait tout pour être heureux à Edenia. Il ne manquait de rien si ce n’est de temps pour profiter de toutes les merveilles du duché où il grandissait. Le jeune garçon respirait la joie de vivre. La discrétion n’était pas son fort et elle ne l’est toujours pas à ce jour. Tout le monde ne pouvait pas être comme Ortie, sa soeur de 2 ans son aînée studieuse et discrète. Cela n’empêchait pas le duo de bien s’entendre. L’entente entre les deux bambins était excellente. Leur différence d’âge bien petite était loin d’y être innocente.

Hormis Ortie, Adonis avait également une autre soeur Alysson de 16 ans son aînée actuelle épouse de Braham, un guerrier. Il aimait beaucoup aussi Alysson, il n'avait pas cette connexion qu'il partageait avec Ortie, mais elle comptait tout autant pour lui lorsqu'il la voyait. En quelque sorte et par son caractère, Ortie ressemblait beaucoup à leur grande soeur.

Le garçon n’avait aucun poids sur ses épaules si ce n’est celui de profiter de la vie qui s’offrait à lui. Son enthousiasme était communicatif et ils étaient nombreux les garçons et les filles à le vouloir comme ami. Malgré son caractère fort et son entêtement, il avait bon nombre d’amis. Les colères du garçon étaient connues lorsqu'il perdait. Enervé il s’enfermait dans sa chambre. Sa famille et ses amis laissaient faire sachant très bien que le jeune Adonis soucieux de s’amuser reviendrait très vite se venger de l’affront subi. Pire il s’arrangeait toujours pour trouver une astuce pour gagner. Les jeux se trouvaient agrémentés de nouvelles règles tout droit sorties du cerveau du garçon qu’il était. C’est fort probablement en raison de cette imagination débordante que ses connaissances se multipliaient jour après jour. Qui plus est la famille d’Adonis était chaleureuse et les amis des jeunes enfants étaient accueillis à bras ouverts.

Ainsi grandissait Adonis ; à la fois doux, souriant, il n’en était pas moins belliqueux dès que les choses ne se déroulaient pas selon la manière qu’il souhaitait. Tout ne pouvait pas être parfait mais c’est ainsi qu’il se faisait apprécier. Après avoir marché longuement pour sortir de la ville, on le voyait courir dans les prés de Lagrance le sourire aux lèvres, des herbes dans la bouche sans prétention aucune. Des heures durant il admirait les dragons avec leurs cavaliers appelés Chevaucheurs. C’est l’année de ses 9 ans que sa soeur Ortie partit à l’Académie. Elle voulait devenir Chevaucheuse plus tard. Adonis bien trop jeune rêvait et se complaisait à ses occupations enfantines. Il aurait le temps plus tard de s’attarder à ce qu’il voudrait faire.

De plus, s’il y a une chose que Adonis respectait c’est sa famille. Il aidait ses parents aux confections des bougies sentant si bon le Lys. Il était courant de le voir travailler avec douceur mais aussi en train de fabriquer ses merveilles qui se vendaient si facilement.


II - Naissance de la magie - 11 ans - Année 999


Quand est-ce que je pourrai aller à l'Académie moi ?” il était en colère et impatient Adonis. Sa soeur lui manquait. Entouré d’amis cela ne comblait pas son absence. Il venait de fêter ses 11 ans et rien. La magie n’arrivait pas. Et s’il en était dépourvu ? L’été vint et avec lui le retour de sa soeur. Il oublia durant cette période de retrouvailles ce manque. Il se fichait bien de tout ce qu’il se passait autour de lui. Adonis et Ortie profitaient une fois de plus du bonheur simple qui leur était offert d’être libre.

Puis vint l’automne et avec lui la rentrée et le départ une fois de plus d’Ortie. A nouveau il se renferma sur lui-même alors que le vent soufflait fort à l’extérieur de la maison familiale. Il s’isola, se coupant du bruit extérieur pour évacuer toute la colère. Imaginatif il pouvait créer des heures durant des dessins d’une main peu assurée. Mais ce jour là, sa colère s’est accrue, il ne parvenait pas à se calmer. Le garçon jeta son crayon contre un mur. Il ne parvenait pas à reproduire ces créatures du ciel qui survolaient Lagrance. Il sortit de sa chambre en claquant la porte. Il était furieux après lui, Ortie, ses parents, le Destin.

Il avançait, rapidement dans le couloir et le vent se soulevait sur son passage à tel point que sa porte claqua derrière lui bien plus fortement que d'habitude. C'est sa mère qui se trouvait à la cuisine qui le rattrapa avant qu'il ne sorte.

« Dis moi tu n’as pas remarqué quelque chose Adonis ? Il y a d'étranges courants d'air à l'intérieur alors que tout est fermé non tu ne crois pas ? » Une question qui fit hausser les sourcils au gamin qu’il était. « Quoi ?» une seule réponse bien évasive alors qu'il croisait le regard de sa mère. Un échange court et silencieux juste troublé par la respiration d'Adonis qui se faisait plus saccadée.

Sa magie s’était éveillée. Il resta silencieux, perplexe même, avant de se mettre à crier à tue tête sa joie. Il voulait que tout le monde entende ce changement, cette magie qui enfin était sienne. Il se mit à courir en hurlant à qui voulait l’entendre qu’il était enfant mage comme ses soeurs, son père et sa mère avant lui. Il voulait l’annoncer à la terre entière. Ses amis le regardaient interloqués. Ils ne comprenaient pas qu’Adonis était heureux simplement de retrouver son aînée.

Mais son bonheur ne s’arrêtait pas là. En rejoignant l’Académie l’année prochaine, il retrouverait non seulement Ortie mais se ferait d’autres amis. Ortie lui parlait depuis deux ans de tous les passages secrets de l’Académie. Il voulait les explorer découvrir ce que ces pierres pouvaient lui apprendre. Mais il y avait aussi Lorgol, cette ville aux milles facettes. Tant de connaissances et d’explorations possibles. Heureux, il s’arrêta à bout de souffle et cria encore une fois de joie vraie et saine avant de de rejoindre enjoué et chantonnant la demeure familiale.

En rejoignant Lorgol il retrouverait également sa plus grande soeur Alysson mais aussi Braham son époux. Ce dernier lui avait promis de lui faire visiter Lorgol. Le jeune garçon qu'il était avait hâte d'en découvrir chaque rue.

III - Rentrée à l’Académie - 1000

Il a passé son entretien haut la main Adonis. Sa soeur était fière de lui et lui était ravi de retrouver son aînée. Il allait pouvoir apprendre à maîtriser cette magie qui était la sienne, l'Automne.

Bien entendu comme à Edenia le jeune Adonis se lia d’amitié avec bon nombre d’amis. Il en était un qu’il appréciait plus que tout c’était le jeune Tim. Le garçon était curieux tout comme lui. Tous deux faisaient des excursions dans l’Académie pour en découvrir tous les secrets. Ortie ne manquait de les rappeler à l’ordre. Elle était l’aînée et réprimandait Adonis couramment.

Tout comme à Edenia, Adonis n’avait peur de rien si ce n’est de perdre. Beau parleur, il savait se sortir des situations les plus complexes. En revanche rien ne le prédestinait à perdre pour la première fois un de ses amis. Le jeune Tim celui qu’il considérait comme son frère avait décidé de prendre le large. Quand il lui a avoué son envie, Adonis ne lui a pas parlé durant toute une journée. Adonis ne comprenait pas ce choix mais le respectait.

Le lendemain Adonis et Ortie se sont décidés à trouver tout ce qu’il fallait pour la survie de leur ami alors qu’il quittait l’Académie. Ils avaient volé quelques aliments et Adonis lui avait offert en cadeau le réveil-matin magique qu'il avait reçu autrefois de sa soeur. Il ne voulait pas que son premier ami au sein de l’Académie ne les oublie.

Ne nous oublies pas quand tu vogueras sur les flots tu fais partie de la famille Tim”.

Ce fut les dernières paroles d’Adonis au départ de Tim au petit matin. Il sortit par un passage secret. Ortie lui avait pourtant dit qu’il ne risquerait rien par la grande porte, après tout les sorties étaient autorisées de l’Académie mais le garçon qu’était Tim le poussait à abuser d’une prudence qui se voulait de la paranoïa. Du coin de l’œil Adonis nota la larme que sa sœur essuyait. Cette dernière fière se confondit en quelques excuses.

« je te jure, je ne pleure pas ». Il sourit à cet instant le jeune mage alors qu’il prenait sa sœur par les épaules « Promis je le répéterai pas » dans un sourire narquois.


Durant les deux années qui ont suivi les deux enfants ont poursuivi leurs études. Adonis s'est rangé peu à peu, étudiant avec attention sa magie qui était sienne, se perfectionnant. Quand il doutait Alysson chez qui il allait quelques fois le remotivait. Besogneux il n'abandonnait jamais sa tâche aussi ardue soit-elle.

Ses talents de fureteur faisaient de lui un furtif hors pair dans les couloirs de l'Académie. Il aimait se cacher dans les moindres recoins de cette dernière pour surprendre quelques camarades ou professeurs. Sa taquinerie n'avait d'égal que son entêtement pour les choses bien faites.


IV - La guerre en Arven


La paix illusoire qui régnait en Arven fut brisée par l'Ordre. Il aurait voulu repartir en Edenia pour défendre du haut de sa jeunesse ses parents, sa demeure. Le garçon qu'il était n'envisageait pas que ses proches subissent un quelconque dommage durant cet affrontement.

A croire que le monde ne se déchirait pas suffisamment, l'étudiant eu notion des événéments en Ibélène. Comment une telle tuerie pouvait-elle avoir lieu ? C'était inconcevable. Le jeune homme qu'il était comprit que d'autres puissances tiraient les ficelles. Pour cette raison il s'obstinait un peu plus à travailler pour comprendre le monde dans lequel il vivait. Il devrait faire un choix prochainement, il en avait conscience et pour ne pas se tromper, le plus jeune des le Lys choisit de se mettre dans le travail un peu plus profondément.

Il était un mage et pourrait utiliser sa magie pour protéger et servir. Un soir il ressortit son cahier de croquis et sourit lorsqu'il ouvrit la page sur un dessin de dragon. L'un d'eux serait son allié pour protéger et servir il en était certain. Mais pour y parvenir il le savait, il devait travailler encore. Ses crises de colère s'estompaient peu à peu en grandissant remplacées par des heures de travail. On n'a rien sans rien après tout. Il se souvenait des paroles d'Alysson lui murmurant que c'était simplement à lui de se donner les moyens de réussir.

Il souriait aussi en se remémorant les quelques taquineries qu'il avait avec Ortie ; après tout ne sont elles pas normales entre deux gamins qui s'apprécient ? Qui aime-bien châtie bien et ce qui est sûr c'est qu'il adore son aînée.

V - Réalité alternée - avril - mai 1002

Dans cette réalité Adonis est un savant d'Ibélène. Sa soeur Ortie n’existe pas. Il est né dans une famille d’astronomes. Le garçon passe des heures durant à oublier de dormir, cartographier le ciel, les étoiles alors que l’Académie est endormie. Les fantômes de celles-ci viennent troubler le travail du jeune homme mais il n’est pas perturbé. Adonis continue son travail long et incessant.
Rêveur et passionné il ne s’est jamais réveillé de cette réalité.

VI - Epidémie magique - Août septembre 1002

La fièvre et la douleur. Il ne pensait pas que cela pouvait être aussi douloureux. Adonis vivait ce passage en compagnie d’Ortie. En voulant en prendre soin, il en oubliait sa propre douleur même si lui aussi avait cette fièvre qui altérait sa conscience peu à peu. Il avait espéré pendant des années que ses pouvoirs se manifestent et il les haïssait à cet instant. Il aimait sa magie mais il ne supportait pas de voir sa soeur souffrir. Il tentait d'aider malgré tout. Ses soeurs comptaient bien plus que lui. Il allait réussir à tenir mais pas elles. Ortie était plus fragile que lui malgré son ambition de devenir Chevaucheuse.

Adonis avait compris une chose lors de cette épidémie, l’importance du lien entre le Familier et le mage. Ortie ne l’avait plus. Cette liaison qui n’existait plus la plongeait dans une détresse on ne peut plus profonde. Soulager la douleur physique il pouvait en lui parlant, en l’aidant, mais la psychologique est plus terrible, coriace à calmer. Que pouvait-il faire lui tout seul ? Il ne savait pas pour la bonne et simple raison que son Familier ne s’était pas encore manifesté. Il serrait la main d’Ortie un peu plus fort quand elle se mit délirer. Adonis était acculé au pied du mur, il voulait l’aider. Lui aussi était fébrile et sentait peu à peu les forces le quitter mais protecteur avant toute chose il allait chercher dans ses retranchements la force nécessaire pour tenir.

Le jeune garçon avait une idée à laquelle il avait réfléchi des heures durant. Le philtre de Mortessence pouvait soigner les mages de tous maux en anéantissant toute magie. Si c'était le prix à payer pour récupérer sa soeur il était prêt à s’en acquitter. Aussi alors que sa première soeur, l’épouse de Braham était au plus mal, il parvint à se procurer une fiole cachée dans le sac d'Alysson. Cette dernière avait récupéré un philtre quand elle dissuadait les autres mages au début du convoi d'en utiliser. L’issue était là au bout alors que déjà les négociations débutaient. Ortie délirait, sa plus grande soeur, épouse de Braham était dans le coma depuis quelques jours maintenant et quant à lui ses jambes avaient de plus en plus de mal à le soutenir. Il ne savait pas Adonis comment il faisait encore pour l'instant pour tenir mais il poursuivait. Ortie pleurait depuis la perte de contact avec son Familier (un hamster nommé Tournesol rencontré au début de ses 16 ans). Il ne pouvait la laisser comme ça. Au prix d’un effort, probablement son dernier avant de sombrer dans une douce inconscience, il rapprocha la fiole des lèvres de sa soeur qui comme lui allait sombrer dans l'inconscience

Lors de la distribution du remède, il repris pied lentement. La tristesse d’Ortie le toucha en plein coeur. Il était trop tôt pour lui avouer la vérité alors qu’ils se dirigeaient ensemble vers le portail. Le regard de Braham à son encontre était lourd de sens. L’homme se doutait de sa culpabilité. Le coeur lourd, Adonis laissa passer des jours durant partagé par l’envie de lui révéler la vérité et la peur de la perdre.

Puis un jour, n’écoutant que son courage, il rejoignit Ortie et lui avoua la vérité, la sienne “C’est à cause de moi Ortie, je t’ai donné la potion qui a tué ton Familier…” il ne put terminer sa phrase. Ortie se leva et lui donna une gifle à tel point qu’il ne put faire autre chose que rester sans voix. Le lien précieux qui les unissait venait de se briser.

VII - Jour des anciens - 27 novembre 1002


Une journée de fête où tout aurait dû bien se passer. Les anciens élèves revenaient. Adonis avait hâte de les rencontrer et de revoir Ortie qui avait décidé de revenir à l'Académie pour revoir ses amis. Ce jour là Adonis surveillait de loin sa soeur qui était devenue plus morne. Il a tenté d’aller lui parler depuis cette épidémie mais leurs échanges étaient secs. Elle lui en voulait. La jeune fille ne disposait plus de Familier ni même de magie.

Le prix à payer pour cette guérison, il l’assumait, mais ce dos tourné, en cette journée de retrouvailles, lui transperçait le coeur. Il ne regrettait pas ce qu’il avait fait mais espérait qu’avec le temps sa soeur comprendrait. Il la surprit dans les jardins et tenta vainement de lui adresser des paroles auxquelles seul le silence répondit.

Ortie je t’en supplie écoute moi”. Un dos tourné. Il s’est rapproché d’elle mais le dos restait tourné. Une main posée sur l’épaule de sa soeur vite retirée lorsque cette dernière l’ôta.

Ne me touches pas, ne me parles pas, je ne veux plus te voir”.

Il ne comprenait pas, Adonis, pourquoi sa soeur le rejetait et c'est pourquoi, au lieu de rien dire il se décida à lui répondre. Pour la première fois depuis Roc-Epine il fit sortir toute sa déception et tristesse :

Détestes moi si tu veux mais n’oublies pas que je t’ai sauvée la vie”. Oui il a cette pensée fort probablement fausse que sans lui elle aurait péri. Il s’est moqué de ce que sa sœur disait en réponse. Au contraire, il l’a laissée là seule alors qu’il partait ailleurs, loin d’elle et de son regard accusateur, les cris d’Ortie encore présents dans ses oreilles. Puis quand les chiens sont arrivés ce sont les hurlements de terreur qui l’ont plongé dans un trouble plus profond. Adonis s’est caché dans une de ses nombreuses caches. Il se mit à espérer l’arrivée de renforts. Pourquoi Braham n'était il pas là ? Il n'était jamais là quand il le fallait. Ou peut-être était-il déjà dans les murs de l’Académie ? Peut-être que la Guilde a été alertée par ce qu’il se passait et viendrait tous les sauver ?

Il est resté des heures durant jusqu’à ce que le silence ne se fasse dans les couloirs. Quand il en est sorti Adonis ne constata que la mort, le sang. Les visages marqués des survivants. Puis il a cherché sa sœur, Ortie. De longues minutes il a erré dans les couloirs pour la rechercher sans jamais y parvenir. Le jeune mage est retourné à l’extérieur dans les jardins. Il a détourné le regard et s’est laissé allé à vomir sur un des coins d’herbe présent. Du sang, du tissu, un corps/visage méconnaissable et la fleur qu'Ortie avait dans les cheveux. Cela ne pouvait pas être vrai. Il y avait quelques heures il lui avait hurlé sa vérité et les chiens l’ont tuée. Une seconde fois il vomit, il ne pourra plus jamais s’ôter cette image de la tête.

La honte s’empara du jeune élève qu’il était. S’il ne lui avait pas ôté cette magie, ce lien précieux avec son Familier, elle aurait pu se défendre. Mais une fois de plus il n’a pensé qu’à lui, qu’à extérioriser cette colère qu’il ne gardait que pour lui. La responsabilité lui revenait d’annoncer la nouvelle à ses parents. Le cœur lourd, blessé, le jeune garçon a rejoint aussitôt un portail. Il retrouva ses parents leur annonçant la nouvelle de la mort d’Ortie. C’est en leur compagnie, qu’il repartit à l’Académie afin de se recueillir sur les lieux de sa mort. Les pleurs se succèdérent des jours durant alors qu'il avait rejoint Edenia. La culpabilité habitait Adonis qui ne parvenait à se faire une raison. Une fois de plus, il avait pensé à lui avant de penser à sa soeur et aujourd’hui que lui restait-il ? Plus de larmes pour pleurer, juste sa conscience. Les paupières fermées il entend encore les cris, les insultes qu’ils se sont adressés comme derniers mots d’adieu. Pourquoi ? Il ne savait pas Adonis à ce moment là s’il réussirait à se pardonner un jour. Il n’était qu’un gamin qui se rendait compte que la vie n’était pas aussi facile qu’il aurait pu espérer.

Il fallut de longs mois à Adonis pour se remettre de cette perte, des échanges et la visite de Tim chez ses parents pour lui permettre de récupérer un peu de joie de vivre. Dans le regard du jeune mage l’on peut voir quelques fois une ombre de tristesse balayée rapidement par un entrain toujours présent. C’est grâce à ses amis d’Edenia mais aussi de l’Académie qu’il réussit à reprendre le chemin de son apprentissage début mars 1003.

Le garçon qu'il était voulait poursuivre son cursus, se spécialiser avant de se présenter aux dragons car tel est le chemin qu'il a choisi pour défendre ses terres si chères à son coeur. La souffrance en Arven ne pouvait durer. Il était temps pour lui de poursuivre sur le chemin qu'il avait choisi lors des événements qui s'était produits depuis deux ans.

VIII- De nos jours - mars - avril 1003

Ortie n’est plus, Tim est reparti sur l’Audacia et Adonis quant à lui reprend son cursus là où il s’est arrêté. Sa mine est un peu plus sombre. Il reste toujours identique à ce qu’il a toujours été : amical, imaginatif et joueur mais il n’en oublie pas ce qui l’a mené ici ce qui le rend encore bien plus besogneux.

Il a trahi sa soeur, il l’a perdue, il a des amis mais il se sent inexorablement seul. Aucun Familier ne s’est manifesté à lui pour l’heure et ce silence le plonge dans un désarroi bien plus profond. Puis l’inquiétude le prend de ne pas être vigilant le jour où il établira ce lien précieux.

IX - Objectifs

Lorsqu’il retournera en juillet chez lui il ira se perdre dans les prés entourant Edenia, là où il courrait quand il était enfant, loin du tracas quotidien. Il se souviendra de leur enfance. Adonis terminera son cursus à l’Académie, travailleur fonceur, protecteur et loyal envers sa famille, son duché avant de se présenter aux dragons à l’issue.

Puis quand il aura ce lien, l’échec étant inenvisageable, il chevauchera en survolant Edenia, Lagrance. Il servira son duché en rejoignant un Vol pour combattre. Cette paix est bien illusoire. L'on ne parvient à rien sans combattre. Fort longtemps innocent Adonis ne l'est plus, le monde doit changer et si pour cela il doit tuer un homme ou une femme, il n'y a aucun mal à cela, c'est eux qui ont commencé après tout. La guerre n'est pas un mal en soi c'est un devoir pour changer et laisser émerger d'autres magies peut être plus cruelles et malsaines.



CHRONOLOGIE


13/05/988 ♦️ Naissance d'Adonis à Edenia.
20/09/999 ♦️ Naissance de sa magie d'automne lors d'une contrariété sous forme de bourrasques de vent.
1/09/1000 ♦️ Rentrée à l'Académie où il retrouve son aînée Ortie ; c'est lors de cette première année qu'il rencontre et aide son ami Tim à fuir.
21/09/1002 ♦️ Adonis donne le philtre à Ortie la preuve d'un amour profond et sincère.
27/11/1002 ♦️ Jour des anciens ; au milieu de l'horreur une seconde s'ajoute celle de la mort d'Ortie. Il quittera l'Académie le même jour dévasté
15/03/1003 ♦️ Retour à l'Académie après avoir échangé longuement avec ses amis et ses parents il a décidé de repartir et d'affronter son Destin ; il continuera sur cette route qu'il s'est choisie.



La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Il a peur le jeune Adonis. Il sait très bien qu'il ne pourra pas leur faire face car il faudrait être comme eux et faucher la vie d'innocents, de personnes choisies au hasard. Pourtant il est furieux que l'un des chiens ait tué sa soeur, son Ortie. Il ne veut pas rejoindre la Chasse et a juré devant Aura que plus jamais un seul de ses proches ne périra sous le joug de la Chasse.

Il y a un mort-vivant sur le trône d'Ibélène : l'empereur Octave a été tué, puis ressuscité. Que t'inspire ce genre de magie ; et que penses-tu d'Octave suite à cela ?
• Il est perplexe face à cette situation. La magie abrite bien des mystères mais là c'est au delà du réel. En plus il s'agit d'Ibélène. Faërie est en paix bien illusoire face à eux. Le jeune garçon se demande bien si cet homme a dorénavant toutes ses capacités ou s'il est simplement la marionnette du Destin.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Depuis qu'il a rejoint l'Académie, Adonis a profité des instants de répit pour rejoindre Lorgol. Il affectionne cette ville qui abrite mille secrets. Il se rend, quand le temps lui permet, dans la Ville Basse là où les vivenefs sont en hivernage durant la basse saison. C'est là que Tim lui contait ses projets. Il attend le jeune mousse à chacun de ses retours. Cette ville est merveilleuse quoique hétéroclite. Etrangement, le jeune mage est serein en arpentant les rues quoique nostalgique d'Edenia.






Dans la vie, je m'appelle Blandine et j'ai 38 ans. J'ai découvert le forum via c'est une longue histoire mais maintenant on va dire que tout ça c'est grâce à Tim :laa: et voici ce que j'en pense : je m'y sens très bien :sisi:.
Pour les inventés : Je vous autorise à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.




Récapitulatif

Adonis le Lys

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♦️ Compte principal : Non

Ne conserver que les lignes remplies
♦️ Magie : Automne - Illusion



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Mélusine de Sylvamir

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J'ai : 34 ans
Je suis : baronne de Sylvamir, marquise de Sinsarelle, dame de Séverac, Voleuse de la Cour des Miracles

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles
Mes autres visages: Quitterie ♦ Ljöta ♦ Rejwaïde ♦ Faustine ♦ Pénélope ♦ Shéhérazade ♦ Chasteté
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 10:57



Aura· présente

Mélusine
de Sylvamir
(née de Séverac)

Eva Green

« Je suis la fée solaire que l'astre du jour lui-même masque de ses rayons en pleine lumière. »

exubérante • impulsive • généreuse • sauvage • arrogante • optimiste • volage • capricieuse • joviale • bohème • moqueuse • théâtrale • généreuse • fière



©️ Cérès
Mélusine possède plusieurs tatouages éparpillés à différents endroits de son corps, à la mode erebienne. Deux notamment sont particulièrement remarquables : un sur son ventre, le second sur sa hanche.



©️ Ophelia
Âge : 33 ans
Date et lieu de naissance : 1er septembre 969, à Séverac (Sombreciel)
Statut/profession : Voleuse, Marquise de Sinsarelle, Baronne de Sylvamir, ex-Fou Noir de la Rose Écarlate, mère de famille
Allégeance : Anthim, duc d’Erebor ; Le Fils des Ombres et la Cour des Miracles ; Castiel, duc de Sombreciel
Dieux tutélaires : Née sous Mirta, et vouée à Isil. Depuis la naissance de son premier enfant, elle prie également Osir et Maari.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Cour des Miracles • Noblesse


« Mes joyaux », disait mon père, lorsque nous étions petites. A ma sœur, ma douce, ma tendre, ma bien-aimée Mélisende, il disait qu’elle était sa fleur timide de Sombreciel, sensible et délicate,  élégante et fragile. A moi, il souriait, m’appelait sa flamme sauvage d’Erebor, aussi âpre et entêtée que le roc le plus solide, aussi vive et insaisissable que le sable d’or tourbillonnant dans les tempêtes du désert. Nous sommes jumelles, elle et moi, si semblables dans nos traits ; mais si différentes dans nos actes. Absolument opposées ; et totalement complémentaires. Là où j’étais le tumulte et le chaos, l’égoïsme et l’insouciance, elle était le calme et l’ordre, la générosité et la prévoyance. Je sais depuis toujours, dans chaque fibre de mon être, que Mélisende est la meilleure partie de moi-même.

C’est au manoir familial que nous avons grandi, entre nos parents : Maximilien, comte de Séverac et régent du duché de Sombreciel ; et Ismalia, dame de Chamaar et comtesse de Séverac, notre mère née en Erebor et passée à l’ennemi pour l’amour d’un homme. Notre enfance a été harmonieuse, bien plus qu’il n’est coutume dans notre duché si friand d’alcools et de substances enivrant les sens. Notre frère Melsant, de quelques années notre aîné, a toujours été notre protecteur et notre gardien, veillant avec diligence à notre bien-être. De notre second frère Meldred, noyé au cours d’un naufrage, je ne garde que peu de souvenirs : nous étions si jeunes… Ma mémoire, cependant, est toute emplie de nos plus jeunes frères : Melbren, le dernier de notre fratrie, qui a toujours été le favori de Mélisende ; et Castiel, notre duc élevé parmi nous sous la tutelle de Père, qui reste aujourd’hui encore mon préféré. Je me souviens de ces après-midi d’été, que nous passions ensemble entre les fontaines, ma sœur et moi – à nous raconter nos rêves, nos espoirs, et nos attentes pour cette vie qui nous tendait les bras. Je me souviens des deux garnements cavalant vers nous de toute la vitesse de leurs jambes, courant à en perdre haleine d’une bêtise à l’autre ; Melbren grimpant sur les genoux de Mélisende et Castiel se blottissant contre moi, encore un peu timide mais déjà très expert dans l’art de quémander un câlin.

Ces années sont passées vite. L’adolescence m’a fait pousser des ailes, et c’est sur les routes d’Arven que je me suis lancée début 987, avec la bénédiction de mes parents et les vœux de bon voyage de ma sœur. C’était étrange, de me trouver si loin d’elle : nous avions toujours été deux, et voilà que j’étais seule. J’en ai vu, des choses, sur les chemins du continent : le sauf-conduit obtenu par Père m’ouvrait les portes des demeures et des palais, et j’ai bien failli égarer mon cœur en Lagrance. J’étais jeune encore, et malgré le nombre de mes amants je n’avais jamais réellement aimé : le duc m’a tourné la tête, et j’ai cru éprouver la vraie passion alors que ce n’était qu’un feu de paille. Je m’en suis rendue compte lorsqu’il en a épousé une autre, et je suis partie en 989.

C'est dans la rage d'une femme bafouée que le Fou Noir m'a trouvée, lorsque la dragonne d'Or Fantasme m'a interceptée dans les jardins du palais d'Edenia, prête à y bouter le feu. C'est en sa compagnie que je m'en suis allée, avec au creux de mes pensées la présence nouvelle de Rhéa de Sombreciel, Fou Noir de la Rose Écarlate. J'ignorais alors qu'elle resterait avec moi plus de dix ans.

C’est à Lorgol que j’ai retrouvé les voleurs rencontrés sur la route : j’ai participé aux épreuves d’évaluation des candidats fin 989, et j’ai été autorisée à intégrer les rangs de la Guilde, petite apprentie spécialisée dans l’art de charmer mes proies.

Je suis devenue Voleuse de plein droit en 993, et les années ont passé. Très officiellement, je les ai passées à Lorgol en quête d’un mari, cumulant les conquêtes et les aventures avec la liberté que seule une fille de Sombreciel peut se permettre, coulant des jours heureux entre la tour de Séverac où parfois je croisais ma sœur, et celle de Sinsarelle qui est mienne par le marquisat dont ma mère m’a fait don, issu de son douaire erebien. Mais l’essentiel de mon temps, c’est sur les pavés de la Cour des Miracles que je l’ai passé, au cœur de la Ville Basse, devenue Voleuse de plein droit. J’aime glisser le long de ses canaux aux bons soins d’un bateleur expérimenté, j’aime les réceptions et les bals étourdissants de la Ville Haute, j’aime les tavernes et les ruelles mal famées du port des pirates. Je suis chez moi à Lorgol – je m’y sens… moi.

Et mon coeur bat, oh tellement fort, pour la musique des gitans qui résonne entre les Tours, pour la magie et le savoir qui s’enlacent et se répondent. Peut-être aussi pour ces hommes qui m’entourent et entre lesquels je ne sais pas vraiment où mon âme me pousse… Je ressens intensément le magnétisme intense qui émane du Fils des Ombres, cette aura de force tranquille et d’autorité sereine, imposante et incontestable. Je ne connais pas son visage, ni le son de sa voix, mais je me sens fortement attirée vers l’homme - ou la femme - qui se dissimule sous son masque. Il y a aussi cet être sorti des légendes, ce Roi Blanc accompagné de son dragon d’or, détenteur d’un charisme flamboyant fait de passion et de flamme, comme un rire barbare porté par le vent, qui parle profondément à la fille des dunes qui se cache en moi. Et puis… Et puis, il y a lui. Hiémain, baron de Sylvamir - noblesse bien terne pour une marquise fille d’un comte diraient certains - cet homme discret, à l’humour complexe, un peu poète, un peu sauvage, arrivé à la cour d’Ibélène raillé de tous. Cet homme que les femmes évitent, dans les cours policées, car ses parents étaient du même sang ; cet homme qui m’a émue, ce jour où il m’a saluée gravement sans me toucher, ne souhaitant pas importuner la noble fille de Séverac avec son sang contesté. Ah, je me souviens, de cet instant où j’ai posé la main dans la sienne, gaiement, et des murmures choqués qui nous ont suivis le long des couloirs, jusqu’au banquet où nous étions l’un et l’autre conviés… Quelles ne furent pas ma surprise et ma joie de retrouver son visage au sein de l’assemblée des Voleurs, au détour de la Cour des Miracles, une fois de retour à Lorgol. Hiémain est devenu un ami au fil des années ; et s’il me plaît, je n’ose pas faire de lui l’un de ces amants de passage qui défilent dans mon existence. Il mérite mieux, mieux que ça… mieux que moi.

Parfois, je rentre à Séverac voir mes parents, ou bien à Vivedune saluer les ducs d’Erebor auxquels la marquise de Sinsarelle doit allégeance. Régulièrement, c’est à la capitale de Sombreciel, Euphoria, que je vais câliner Castiel, mon duc et mon frère. Les voyages me passionnent : j’aime mon attachement à la Cour des Miracles, j’aime aussi la sensation grisante de ne pas y être enchaînée. Pour moi, c’est l’accomplissement de ce dont j’ai toujours rêvé : conquérir ma liberté.

Pendant le livre I : J'ai assisté à la plongée d'Arven dans le chaos. J'ai révélé à ma chère amie Alméïde mes sentiments pour elle, qu'elle a rejetés. Sur son conseil, je suis allée envahir Hiémain chez lui - et finalement, nous nous sommes mariés. Je n'ose toujours pas croire à notre bonheur ; couronné, qui plus est, par l'arrivée imminente d'un bébé, prévu pour fin mars 1002. Je me suis fâchée avec Castiel ; il a osé humilier Alméïde et se couvrir de ridicule en nous couvrant, nous Séverac, d'une honte infâme. Pour le moment, je mène ma grossesse dans le froid de Sylvamir - Hiémain a été appelé à la Cour de Svaljärd, me laissant seule au logis. Je m'y ennuie un peu, alors je redécore... sobrement, bien évidemment.

Pendant le livre II : La guerre a été déclarée en Arven. La consternation de Rhéa m'a poussée à participer activement aux actions de la Rose Écarlate, mais ma grossesse avancée m'empêchait de prendre part aux combats. Mon fils est né en mars 1002, et j'ai bien failli en mourir : un jardinier mage du Sang empoisonnait petit à petit le rosier diapré que j'avais laissé en Lagrance, pensant ainsi tuer Denys, sans savoir que c'est à moi que le rosier était lié. Meldred est né toutefois, et je me suis remise peu à peu.


TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Mélusine s'éveille dans la trame alternée le 10 avril 1002, en pleine partie de jambes en l'air avec... Denys, son époux. Ils ont quatre enfants : Lys, Lilas, Lazare et Lothaire. Mélusine s'enfuit en mettant le feu aux jardins et se rend à Lorgol où elle retrouve Hiémain plusieurs semaines plus tard. Elle s'inquiète beaucoup pour Meldred qui a disparu.
→ De retour dans la trame réelle, elle choisit de se souvenir de ce qu'elle a vécu dans la trame alternée.

Présente à Svaljärd pour Lughnasadh en juillet 1002 en raison de la haute fonction de sénéchal occupée par mon époux, j'ai été aux premières loges lors de l'attaque des Sentinelles amenées par l'Ordre. J'ai été grièvement blessée sous les voiles du Fou Noir, qui a brièvement transféré son essence en Matvei de Hvergelmir, me laissant derrière pour continuer sa mission. C'est le Cavalier Noir qui m'a menée à Lorgol au matin, avec les enfants, afin de me permettre d'être soignée par des mages guérisseurs. Hiémain est resté en arrière, la couronne kyréenne avait besoin de lui ; mais j'ai rapidement retrouvé mon Fou qui a hâté ma guérison.
L'épidémie magique en août et septembre a retenu Hiémain loin de moi ; c'est le moment que ma chère Alméïde a choisi pour me demander en mariage. Il m'a brisé le cœur de le lui refuser, alors que mon amour pour elle n'a pas faibli ; mais je ne souhaite pas meurtrir le cœur si généreux de mon mari.
Il m'est revenu aux premiers jours d’octobre, et nos retrouvailles nous ont permis de célébrer l'anniversaire d'Agathe et celui d'Arsène en même temps.
Notre bonheur familial n'a pas duré bien longtemps : le 27 novembre, lors du Jour des Anciens de l'Académie que j'avais visitée la veille lors d'une mission conjointe pour la Cour des Miracles, j'ai dû quitter Rhéa. L'Ordre a réussi à libérer la Chasse Sauvage, et la Rose n'a eu d'autre solution que de se dissoudre pour affaiblir les Chasseurs. Rhéa m'a légué ses souvenirs, enfouis au fond de ma conscience, et l'ampleur de la trahison que je découvre a chamboulé les piliers même de mon existence. Je ne sais plus vraiment où j'en suis, ni quels idéaux je défends.




Questions du Livre I:
 

Questions du Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Je suis horrifiée. Pas tant par les Cavaliers, en vérité ; mais bien plutôt parce que je sais comment ils sont nés, et ce que leur existence signifie. S'ils courent librement, cela implique que nous soyons libres également ; mais c'est la paix qui sera sacrifiée sur l'autel de nos libertés, et cela m'angoisse. Si seulement nous avions un moyen d'endormir la Chasse à nouveau, ou de nous en préserver... !

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Je ne suis pas particulièrement attachée aux Faës, mais je pense à tous ces innocents massacrés au nom d'une guerre insensée... J'aimerais que cette trêve hivernale aboutisse à une paix durable, mais j'ai des doutes sur les chances de concrétisation de ce rêve utopique. Je veux surtout que les méfaits endurés sous l'égide de la Rose depuis mille ans soient expliqués, je veux pouvoir comprendre ce que nous étions, avant, et ce que nous pourrions redevenir un jour. Si nos héritages perdus nous étaient rendus, y aurait-il des raisons de se faire encore la guerre ? J'en doute. Alors, de là à œuvrer dans ce sens, il n'y a qu'un pas...

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• J'y suis chez moi. Les fastes et splendeurs de la Ville Haute sont le domaine de la marquise de Sinsarelle, et je me promène de bal en gala, profitant des festivités, habituée de la haute société. Mais ma préférence va à la Ville Basse, ses canaux et ses ruelles, et surtout les pavés enchantés de la Cour des Miracles où je me sens à ma place, Voleuse parmi les ombres. Maintenant que la guerre est déclarée, c'est un peu le seul havre de paix...







Dans la vie, je m'appelle Laurène et j'ai 29 ans. J'ai découvert le forum via Dragonvale & je l'ai fondé et voici ce que j'en pense : :siwi:.
Pour les inventés : Je vous autorise/ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  




Récapitulatif

Mélusine de Sylvamir

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♦️ Eva Green
♦️ Compte principal : Oui

♦️ Noblesse :
- Marquise / Domaine de Sinsarelle / Erebor
- Baronne / Domaine de Sylvamir / Valkyrion


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Alméïde de Sombreflamme

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J'ai : 33 ans
Je suis : dame de Sombreciel et médecin

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J'ai fait allégeance à : Castiel, duc de Sombreciel, mon époux ; l'empire d'Ibélène
Mes autres visages: Ilse, Liselotte, Aurore, Victorine, Teagan
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 12:34



Lemon Tart présente

Alméïde
d'Erebor

Freida Pinto

« Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années. »

studieuse - macabre - prudente - généreuse - solitaire - curieuse - loyale - timide - autodidacte - patiente - déterminée - (trop) peu assurée - réservée - honnête - idéaliste - crédule - pudique - sensible



©️ Lemon Tart
Enfant, Alméïde aimait prendre un fusain et faire de petits croquis illustrant les scènes du quotidien au palais. Elle n'a aujourd'hui plus guère le temps pour dessiner, mais noircit les pages d'un petit carnet, esquissant les merveilles du corps humain dans des schémas époustouflants de précision. Elle arbore dans le bas du dos un tatouage dont elle a fait le croquis elle-même. Une balance, symbole d'Erebor. Et si la princesse sans couronne sait monter à cheval depuis l'âge de neuf ans - une magnifique jument mordorée qui répond au doux nom de Jade - elle est incapable de nager. Les étendues d'eau ne lui font pas peur, mais elle évite d'approcher les endroits où elle n'a pas pied. Ca la met fortement mal à l'aise.



©️ Crys (livejournal)
Âge : 31 ans
Date et lieu de naissance : 4 mars 971, à Vivedune (Erebor)
Statut/profession : Demi-sœur du duc d'Erebor, médecin
Allégeance : Castiel, duc de Sombreciel, son époux ; Anthim, duc d’Erebor ; l'empire d'Ibélène
Dieux tutélaires : Placée sous la tutelle d'Aïda ; adresse également ses prières à Callia
Groupe principal : Les Gardiens de la Tradition
Groupes secondaires : Noblesse / Savants


C'est au cœur du harem ducal d'Erebor que la petite princesse sans couronne a vu le jour. Sa mère était une gitane, une femme sauvage aux grands yeux noirs qui aimait tant le désert qu'on aurait pu croire que dans son sang coulait le sable des dunes d'Erebor. Si Alméïde a hérité de son honnêteté et de sa grande beauté, elle a en elle une plus grande fragilité. Comme la fleur du désert, elle ne s'épanouit que si on lui en laisse la possibilité Au sein du harem, elle essuyait les moqueries des femmes et des autres enfants. Un jour, profondément blessée par les paroles ignobles de toutes ces langues fourchues, elle s'est réfugiée en pleurs dans le pigeonnier du palais. Et c'est ce qui allait marquer son destin. Ce jour-là, l'héritier du sultan s'est présenté à elle. Du haut de ses six ans, Alméïde s'est inclinée devant lui, les joues encore sillonnées des larmes qu'on lui avait tiré. Ému, le prince la prit dans ses bras et la demanda immédiatement comme compagne de jeu à son père.

En Erebor, Alméïde est une princesse et personne n'ose dire le contraire. En dehors du duché, elle n'est qu'une bâtarde sans titre, mais sur les terres ensablées, elle jouit de tous les privilèges dont elle peut rêver. Depuis le jour où Anthim l'a prise sous son aile, la vie de l'enfant des dunes n'a plus jamais été la même. Tous les deux partagent cette même curiosité, cette soif de connaissances qui les pousse à en faire davantage. Et si autrefois elle comblait ses journées en esquissant au fusain tout ce qui attirait son regard, elle s'est rapidement éprise de la médecine. Une grande partie des ouvrages de la bibliothèque sont passés entre ses mains. Grâce à son frère et à ses contacts parmi les assassins de Lorgol, elle a parfois accès aux cadavres d'hommes et de femmes dont la tête a été mise à prix. Ses croquis servent désormais à détailler le corps humain sous tous les angles, sous toutes ses formes.

Le jour où Anthim a accédé au trône, elle avait vingt-et-un ans. L'année précédente, sa mère mourait au cœur du harem, emportée par la maladie. Alors quand les concubines furent libérées de leurs obligations, c'est tout naturellement qu'Alméïde resta auprès de son frère, la seule famille qui lui restait. Son écoute attentive et sa patience proverbiale font d'elle une excellente conseillère. Depuis toujours, elle soutient chacune de ses décisions, pose sur ses choix politiques un œil avisé. Également régisseuse du harem qu'il s'est constitué, elle veille à ce que les cœurs restent apaisés et à ce qu'aucune discordance ne vienne troubler les esprits.

En plus de ses obligations en Erebor, la princesse sans couronne a pris la décision de décrocher un véritable diplôme en médecine. Déjà bien avancée dans le domaine grâce à des années de curiosité insatiable, il ne lui est pas nécessaire de passer tout son temps à l'Académie. Elle y demeure environ trois à quatre mois puis revient auprès des siens. Sa deuxième année vient de se terminer et elle est heureuse d'être de retour dans le désert. Ce désert si cher à son cœur. Elle continue à assumer ses devoirs et, à présent, elle veille également sur ce neveu qui fait le bonheur d'Anthim. Ainsi que sur Sitara, la nouvelle sultane, pour qui elle a un grand respect.

C'est également durant les premiers mois de ses études à l'Académie qu'elle a fait une rencontre qui a changé sa vie. En octobre de l'an mil, Simon Tour Noire de la Rose Écarlate, s'est présenté à elle. Honorée et émue, Alméïde a accepté de devenir son écrin, prête à s'engager pour maintenir la paix sur le continent et perpétrer les idéaux de la Rose - sans savoir à l'époque tout ce que cela pouvait impliquer.


♦️ Pendant le livre I : Elle a vu les fondations d'Arven s'ébranler, durant l'année écoulée. De loin, spectatrice silencieuse, la princesse des dunes a observé et a souvent déploré les prémisses d'une guerre qui pointait le bout de son nez. Elle a assisté au couronnement désastreux de Chimène, aux horreurs d'un tournoi qui a tourné au désastre, a eu peur pour sa famille, pour ses proches. Elle s'est pourtant efforcée de retourner à son quotidien, s'occupant du harem, tendant l'oreille à son frère. Elle en a profité pour passer du temps avec ses proches, particulièrement avec Mélusine pour qui elle a toujours eu une affection toute particulière. Affection qu'elle voit sous un jour nouveau depuis que la marquise lui a révélé les tendres sentiments qu'elle a à son égard. Pourtant, la princesse l'a encouragée à retourner auprès de Hiémain avec qui elle vit désormais une véritable idylle. Elle a d'ailleurs assisté à leur mariage et se réjouit de leur enfant à naître, sans savoir que faire des déclarations de son amie. Alors elle a continué de vaquer à ses occupations. Pourtant, c'était sans compter sur d'autres événements venant menacer la paix fragile entre Erebor et Sombreciel. Décidée à passer outre les rumeurs et les racontars sur le duc de Sombreciel, elle a voulu entamer un début de négociations en faisant le premier pas dans sa direction. Bien vite, Castiel s'est montré sous un nouveau jour et une amitié timide est née. Puis plus que ça lorsqu'il l'a invitée à venir lui rendre visite à Euphoria. À partir de là, les choses se sont dégradées, puisqu'elle n'en avait pas informé son frère et que Castiel l'a humiliée durant le couronnement de Chimène, suite à une prise de drogues intempestive. La colère d'Anthim et la honte cuisante l'ont incitée à ignorer durant plusieurs mois les nombreuses missives du duc de Sombreciel cherchant à s'excuser de son attitude, mais ils n'ont pu indéfiniment ignorer ces sentiments naissants l'un pour l'autre, au point que des rumeurs se sont répandues, indiquant qu'elle était enceinte de lui et que pour cette raison, ils s'étaient fiancés en secret. Face à cette nouvelle, Anthim a réagi, entamant des négociations avec Bellifère afin qu'elle épouse Martial, bientôt couronné. Fait qu'elle accueille très mal, bien évidemment.


Pendant le livre II :
TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Alméïde n'a pas grandi comme princesse bâtarde, mais comme une véritable princesse. Son frère Anwar a survécu, elle a grandi à ses côtés, ainsi qu'avec sa soeur Rejwaïde. Pourtant, elle n'a jamais été proche d'eux ; jalouse de l'intérêt que sa mère et son frère portaient à sa jeune soeur, elle s'est toujours sentie isolée et a passé le plus claire de son temps avec Anthim, enfant de harem. Une fois adultes, tous les deux ont tenté un coup d'état, mais ne sont pas parvenus à atteindre leur but. Anthim a été banni, elle a été mariée à Martial de Bellifère avec qui elle a eu plusieurs petites filles. Pendant des années, elle a nourri une profonde rancoeur envers sa famille et dès que l'occasion s'est présentée, elle s'est rendue au palais et a tué son frère de ses propres mains.
→ Elle s'est éveillée le 26 avril, les mains pleines de sang, tenant encore la lame qui a servi à égorger son frère Anwar. La sultane Astarté est alors arrivée et l'a malmenée, brûlant sa joue contre un brasero avant de la faire mettre aux cachots où elle a été rejoint plus tard par Sitara qui n'a retrouvé ses souvenirs que plus tard. C'est grâce à un heureux concours de circonstances que toutes les deux n'ont pas été remises entre les mains des chefs de clan afin de subir la vengeance du peuple du sable. L'un d'eux avait également retrouvé ses souvenirs et, suspicieuse, Astarté a consenti à se rendre à Lorgol pour découvrir ce qu'il se passait. La sultane a fini par retrouver elle aussi la mémoire et tous se sont rendus au camp des réfugiés où Alméïde a retrouvé Mélusine. Puis plus tard seulement, Anthim et Castiel.
→ Alméïde a décidé de se souvenir. Malgré les terribles événements, elle veut se rappeler quelles horreurs peuvent attendre Arven si le Sablier reste entre les mains de l'Ordre du Jugement, et elle ne veut certainement pas revivre ça.


Alméïde s'est fiancée au duc de Sombreciel, devenant la future consort de Madeleine de Bellifère, suite à une alliance des plus... innovantes, accélérée par la guerre. Elle a été enlevée et torturée par l'Ordre du Jugement au cours du mois de mars, puis relâchée ensuite. Cet événement et celui de la Trame Alternée l'ont beaucoup affectée, mais avec Simon à ses côtés, elle a pu retrouver ses esprits. À son retour de cette autre vie, elle a décidé de confronter sa soeur Rejwaïde, qui l'a torturée lors de son enlèvement. Celle-ci n'éprouvant aucun regret, Alméïde a coupé tous liens avec elle et lui a interdit de remettre les pieds au palais, sous peine d'être arrêtée pour trahison. La princesse est ensuite retournée à Lorgol pour ses études. La nouvelle des événements de Lughnasadh l'ont beaucoup peinée, mais l'épidémie qui a suivi a beaucoup accaparé son temps - ainsi que l'absence de l'esprit de la Tour Noire. Elle a su ouvrir son coeur et dire ce qu'elle ressentait à Mélusine, mais ce fut un échec cuisant ; elles n'en restent pas moins très proches et tentent d'oublier cette relation qui ne peut être. Suite à l'épidémie, Castiel vient lui rendre visite à plusieurs reprises, puis arrive le Jour des Anciens. La fin de la Rose Écarlate est douloureuse et amène de nombreuses questions dans l'esprit de la princesse. Les sentiments de Simon avant son départ la poussent désormais à se questionner et elle désire connaître le fin mot de cette histoire. Elle est toujours terriblement affectée par la perte de Sitara - enlevée par le Pion Blanc - et la Chasse Sauvage l'effraie, tout comme le comportement étrange de son fiancé.



Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Beaucoup d'inquiétude. Elle sait, de par son lien - brisé - avec la Rose Écarlate, que la Chasse Sauvage n'a pas été aussi affaiblie qu'elle l'aurait dû, à cause du comportement égoïste du Pion Blanc. Elle se pose de nombreuses questions, liées à la Rose, mais également à cette menace qui envahit le continent. Elle compte bien profiter du temps qu'il lui reste à Lorgol pour en chercher le plus possible sur le sujet dans les archives de la Rose - après s'être remise de ses émotions.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• C'est une bonne chose, mais elle arrive dans des circonstances déplorables. Fallait-il réellement attendre qu'un empereur meure et qu'une menace millénaire renaisse de ses cendres pour que les armes soient déposées ? Alméïde n'a jamais été contre le retour des Magies et Savoirs disparus, mais pas au prix de tant de vies.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Alméïde est à la fois fascinée et intimidée par cette ville. Elle commence à mieux la connaître désormais, puisqu'elle y a déjà entamé sa troisième année d'études à l'Académie. Elle apprécie cette frénésie et toutes ces possibilités qu'offre Lorgol. Au détour de chaque rue, une nouvelle surprise l'attend, attise un peu plus sa curiosité. Néanmoins, pour elle qui préfère le calme et la solitude, elle n'aime s'y rendre qu'à petites doses avant de retourner s'isoler dans le confort du palais de Vivedune.








Dans la vie, je m'appelle Mélie et j'ai 26 ans. J'ai découvert le forum via une éleveuse de hérissons et voici ce que j'en pense : Univers magique. Des annexes qui me font baver. Un super design. Des RP de fous en perspective. Je vous aime. Voilà. .




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Alméïde d'Erebor

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J'ai fait allégeance à : Liam d'Outrevent et la Guilde des Compagnes
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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 12:49



[Kessara] présente

Isabeau
Ventdoré

Noémie Schmidt

« L’amour est toujours beau »

Affable - Calme – Tolérante – Loyale – Passionnée

Affable : Toujours disposée à écouter avec bienveillance les problèmes des autres, Isabeau se présente comme une figure maternelle et amicale. Elle est quelqu’un de facile à aborder.

Calme : Une force tranquille, voilà ce qu’est Isabeau. Peu importe la situation, la demoiselle se montre douce et paisible. Rien ne semble pouvoir perturber sa plénitude, ou presque.

Tolérante : Dirigée par une empathie à en surprendre plus d’un, Isabeau ne juge personne, et cherche toujours à comprendre ses interlocuteurs, aussi affreux puissent-ils être. Si vous l’avez attaqué personnellement, ça c’est autre chose.

Loyale : Si la Compagne vous offre sa confiance, elle est prête à honorer ce lien de n’importe quelle manière. Elle insiste toutefois sur son libre arbitre, et ne s’intéresse pas aux relations qu’on lui impose. Ce qu’elle veut, c’est choisir.

Passionnée : Quand Isabeau aime, elle aime de tout son cœur. La courtisane ne fait pas les choses à moitié, et si elle désire quelque chose, elle donnera tout ce qu’elle a. Rien ne peut éteindre le brasier qui anime son cœur.

Obstinée – Calculatrice – Fantasque – Rancunière - Insatisfaite

Obstinée : Lorsque Isabeau se décide à faire quelque chose, ôtez-vous de son chemin puisque rien ne l’arrêtera. Si elle accepte l’opinion de chacun, quand il est question de ses propres désirs, c’est à sa manière, et seulement à sa manière.

Calculatrice : Dotée d’un esprit logique et méthodique, Isabeau n’hésite pas à tirer profit de son intelligence pour tourner une situation en sa faveur. Pour faire le bien, parfois, tous les moyens sont bons.

Fantasque : Les intérêts et désirs de la Compagne ne sont pas toujours les plus censés du monde. Isabeau ne bâillonne aucun de ses désirs, et s’il se trouve qu’ils soient un peu indécent, ou même étrange, et bien.. Qu’importe.

Rancunière : Offensez la et le monstre qui sommeille en elle se réveillera. L’offense se doit tout de même d’être un tant soit peu grave pour rester graver dans son esprit. Elle n’oubliera pas. Jamais.

Insatisfaite : Isabeau est une éternelle insatisfaite. Elle veut toujours apprendre plus, aimer plus, aider plus. Les journées passent trop vite, et la compagne est frustrée de ne pas pouvoir faire tout ce qu’elle veut au maximum.



©️️ Majestic Rose
C'était le premier. Mon tout premier client. Du regard seulement il me toucha et pourtant nos voix s’entremêlèrent jusqu’à l’extase, l’orgasme. Une bourse d’or, un baiser suave sur la joue, puis plus rien. Sans même le savoir, il venait de comforter ce sur quoi j'avais pu douter des mois durant. Le commerce de la honte, c’est ainsi qu’on appelait mon don, mon rêve. Aujourd’hui, pourtant, le déshonneur n’avait su s’immiscer dans ma séance. Mais ça, ils ne le comprendraient jamais.



©️️ Monet
Âge : 29 ans.
Date et lieu de naissance : Née le 23 Décembre 973 en Outrevent.
Statut/profession : Compagne affectée à Souffleciel, bras droit de la Madame de Souffleciel.
Allégeance : Ses sœurs de la Guilde des Compagnes ainsi que la Madame de Souffleciel, Liam d’Outrevent, seigneur des contrées parmi lesquelles elle vint au monde, l’Empire de Faërie, dans son ensemble plutôt qu’à l’actuel Empereur.
Dieux tutélaires : Née sous la protection d’Idril, Isabeau s’est détournée dans son adolescence de cette dernière, préférant aujourd’hui adresser ses prières à Mirta et Sibra.
Groupe principal : Les gardiens de la tradition.
Groupes secondaires : Compagnes / Savants / Peuple.


23 Décembre 973 – 1 Janvier 981

En une froide nuit de Décembre, une nouvelle étoile vint au monde, radieuse, belle, divine. Isabeau. Troisième miracle d’une famille de la petite bourgeoisie outreventoise, tout semblait être, enfin, parfait. Deux braves gaillards pour faire subsister les Maindorée, une adorable gosse pour assoir la position chancelante de sa famille. François et Iseult Maindorée furent aux anges avec l’addition de cette énergie positive dans leurs vies. M. Maindorée, intendant d’un marquisat bordant la frontière avec les Terres du Nord, s’était élevé jusqu’au sommet en partant de presque rien. Dernier fils de petits commerçants outreventois, sa réussite en avait surpris plus d’un. Dans la confidence de son maitre et maniant les chiffres comme personne d’autre, il assura une place à sa famille et lui dans l’entourage noble de ce dernier. En effet, ami depuis l'adolescence avec ce marquis qu'il avait su protéger lors de l'une de ses dangereuses escapades parmi le peuple, ils n'avaient jamais su se séparer après tout cela.C’est bien loin des affres du vrai monde qu’Isabeau eut le plaisir de grandir. Une enfant douce, maline et belle comme un bouton de rose. Aimée par tous, elle promettait d’être un modèle de piété et de filialité. Née la même année que la fille du marquis, les deux gamines grandirent ensemble, devenant les meilleures amies du monde. Un vrai âge d’or, l’âge de l’innocence, ou jouer était la seule des préoccupations de l’adorable enfant. Les différences de statut, les leçons, la triste vérité du monde extérieur. Rien de tout cela n’atteignait la demoiselle. Pourtant, petit à petit, la réalité rattrapait l’enfant, sans qu’elle ne puisse s’en défaire. Un esprit libre, avide de découvertes et d’aventures,  enfermée dans une cage d’argent. Sa curiosité maladive, palpable dès la petite enfance, aurait du faire réagir ses parents. Mais le bonheur et l’amour dissimulaient tout.

1 Janvier 981 – 24 Avril 982

Dès ses 7 ans, le temps de l’oisiveté fût terminé. Isabeau se devait d’être éduquée comme une demoiselle de bonne famille, dans l’espoir d’un jour se marier à une maison bien plus importante que les Maindorée. La première déchirure dans le pauvre petit cœur de l’enfant advint à ce moment-là. Broderie, Cuisine, Morale, des activités molles, lentes, ennuyeuses. Voilà ce qu’on professait à la gamine. On lui apprit bien à lire et écrire, ce qui sustenta sa curiosité pour un temps, mais ce qu’elle voulait vraiment c’était torturer son esprit, résoudre des énigmes, jouer dans le bureau de son père. A quoi bon apprendre à lire si on ne se servait pas de ce talent par la suite ? Cette éducation simple, de ménagère, horripilait l’enfant sans trop qu’elle ne comprenne pourquoi. Elle était tout simplement trop jeune encore pour mettre les bons mots sur cet horrible sentiment. Cette impression d’étouffer. Le pire, dans tout ça, c’est qu’elle avait toujours préféré s’amuser auprès du patriarche, et le simple fait d’être enfermée dans la même pièce que sa mère des heures durant l’ennuyait à mourir. Elle tenta bien de résister, innocente, pensant que tout cela n’était pas obligatoire, que ses parents l’aimaient, que cela ne comptait pas, que rien de tout cela ne comptait. Malheureusement pour elle, la réaction froide et amère de toute sa famille déchira son cœur, la poussant vers de sombres rivages. Choisir n’était pas une option. Son père puis son époux, voilà ceux qui décideraient toute sa vie. Après une enfance merveilleuse, Isabeau comprenait enfin, un tout petit peu, comment le monde fonctionnait. Et ce monde là lui donnait la nausée. Littéralement. Le pire, peut-être, c’était de voir sa meilleure amie suivre des leçons follement intéressantes, mais d’être incapable de la rejoindre. Danse, Histoire, Lecture. Elle était si chanceuse.

24 avril 982 – 16 juin 985

Plus d’un an. Plus d’un an de torture, de pleur, d’horreur. Toute une période pendant laquelle la demoiselle tint bon malgré tout. Mais ses résistances d’enfant ne pouvaient supporter à jamais un destin qui lui semblait cruel, mauvais et franchement idiot. L’enfant aurait pu sombrer dans le néant, devenir une coquille vide, ou bien même se conformer au désir de ses parents. Mais maline, elle l’était tout autant que son père. L’amitié qui unissait Isabeau et la petite marquise était encore puissante, et ça, la gamine comptait bien en tirer profit. Un soir, elle était venue trouver son amie, en pleurs, déversant tout son malheur auprès d’elle. Ce genre de scène advenait régulièrement, mais cela en restait toujours là. Mais cette fois-ci, Isabeau avait une idée. Une idée qui risquait bien de changer toute sa vie. Étudier ensemble, c’était ça, son idée de génie. Oui, un précepteur était après tout au château nuits et jours. Il enseignait à la famille du marquis, et Isabeau espérait pouvoir rejoindre cette classe improvisée. Son amie ne fût pas difficile à convaincre, mais le marquis lui restait une toute autre affaire. Pourtant, comment aurait-il pu refuser indéfiniment quoi que ce soit à son adorable fille ? D’une existence sombre et ennuyeuse, Isabeau fût propulsée dans un monde nouveau, avec une ribambelle de choses à découvrir. Ses parents auraient pu refuser, mais comment auraient-ils pu passer à côté d'une telle éducation? Ainsi, ils offraient plus de chance à leur enfant de faire un beau mariage. Il lui était enfin permis de goûter à tout ce dont elle avait rêvé pendant plusieurs longs mois. La vie se fit alors plus belle, l’enfant retrouva sa joie de vivre caractéristique et tout allait bien dans le meilleur des mondes.

16 juin 985 – 17 Septembre 986

Sa curiosité satisfaite par les nombreuses leçons qu’elle recevait désormais, la gosse ne voyait plus aucun intérêt à opposer les désirs des siens. Du moment qu’on lui donnait ce qu’elle voulait, elle ne voyait aucun problème à rendre la pareil à ses parents. Cette curiosité se mua finalement en un intérêt plus qu’étrange pour la profession de son père lui-même. La magie des chiffres émerveillait la petite. La science des calculs semblait même mieux que la magie aux yeux de l’enfant. Tout le monde pouvait réclamer l’excellence en ce domaine, aucun avantage, juste son cerveau et une feuille de papier. Les mathématiques, la comptabilité, l’intendance, voilà ce qui l’a passionnait alors qu’elle n’avait encore qu’onze ans. Pitoyable hobby pour une jeune demoiselle, tout le monde en convenait et pourtant, François Maindorée était franchement amusé par l’attitude de sa progéniture. Jamais il n’avait espéré mettre au monde une gamine aussi brillante, et cela ne pouvait qu’attendrir ce drôle de père qui ne voyait rien de lui chez ses deux fils. Lorsque son maitre ne l’écrasait pas sous le travail, le patriarche prenait plaisir à étudier avec Isabeau dans son bureau. Ces moments privilégiés demeurent probablement, encore même aujourd’hui, les souvenirs les plus heureux de la demoiselle. Malheureusement, en prenant soin avec amour d’une fleur, cette dernière finit toujours par éclore. Et cette folle passion qui animait le cœur d’Isabeau, bien entendu, prit forme en la plus pure des fleurs : celle de l’ambition. La voilà maintenant qui rêvait de s’envoler jusqu’à l’Académie pour parfaire sa maitrise des mathématiques. Mais ses ailes lui furent arrachées, comme quasiment tout le reste. Puisqu’elle, femme outreventoise, devait fidélité à sa famille et à l’avenir qu’on lui réservait. Les tréfonds vinrent alors recueillir à nouveau leur plus fidèle servante, triste Isabeau.

17 Septembre 986 - 26 Juin 987

Si après tout cela, il y avait une punition qu’Isabeau ne connaissait pas, cela aurait été plus que surprenant. Mais il était déjà trop tard. Rien ne pouvait arrêter désormais l’adolescente. Et tout ce que sa famille venait de faire, c’était de s’exclure à jamais du cœur de l’enfant. Patiente, elle l’était comme personne d’autre. Elle n’avait, de toute façon, pas le choix. Elle devait attendre l’été suivant pour tenter sa chance à l’Académie. Un mois, six mois, un an. Rien de tout cela ne comptait. Elle ne resterait pas ici, il en était hors de question. Dérobant dès qu’elle le pouvait les quelques pièces que l’un de ses proches laissait bêtement trainer, Isabeau se constitua lentement mais sûrement un petit pactole, ou du moins un pactole suffisamment important pour survivre aux divers aléas qu’elle risquait de rencontrer à Lorgol. Les siens étaient persuadés qu’elle était redevenue la douce Isabeau d’autrefois. Comme ils se trompaient. Ils ne virent jamais arriver ce qui leur tomba dessus en une triste journée d’été. En se renseignant sur l’Académie, Isabeau avait appris que tout mage avait pour stricte obligation d’ouvrir gratuitement un portail à toute personne souhaitant concourir. Et un mage des portails, justement, il y en avait un dans ce palais qui faisait désormais plus office de prison qu’autre chose. Peut-être que le mage se ferait taper sur les doigts, et Isabeau s’en sentait presque coupable. Mais des rêves, elle en avait des milliers à réaliser, et il était hors de question de s’arrêter là. Profitant d’être seule, la demoiselle laissa son élégante robe tomber de ses épaules, se parant d’une tenue plus confortable, plus à même de la servir dans sa nouvelle vie. Tout le matériel nécessaire à sa survie fraichement emballé dans un petit baluchon en toile, Isabeau se dirigea avec peur jusqu’aux appartements du fameux mage. Il n’eut rien à redire quant à la demande de l’enfant. Après tout, il n’avait pas le choix. Et ainsi, Triste Isabeau s’envolait vers d’autres cieux.

26 Juin 987

A la sortie du portail, Isabeau fût confrontée à un tout nouveau monde. Et ce monde-là était merveilleux. Portée jusqu’au perron de la prestigieuse Académie par cette étrange magie, l’adolescente ne put s’empêcher de contempler un instant la cité qui se profilait à l'horizon. Si elle n’était pas disposée à visiter tout cela, pas encore du moins, les innombrables opportunités qui étaient désormais siennes l’emplissait de joie. D'un verdoyant marquisat à la plus splendide des écoles. L'Académie. C’était la bonne décision, elle en était sûre désormais. Stressée et inquiète, Isabeau l’était toutefois comme personne d’autre. Non pas parce qu’elle avait osé s’enfuir. Elle craignait simplement de ne pas être assez bonne pour rentrer à l’Académie. Et par tous les dieux, si elle n’y arrivait pas, son destin s’annonçait plus que funeste. Le personnel qui l’accueillit à l’entrée était fort agréable, et, avec une douceur qui apaisa pour un temps la tumulte qui animait son cœur, la dirigea jusqu’aux salles d’entretien. Elle dût attendre une ou deux heures, rien d’insurmontable. Après tout, son esprit était si tourmenté qu’elle ne voyait pas le temps s’écouler. Se retrouver face aux personnes les plus brillantes d’Arven était incomparable. Hormis le fait qu’elle était de Faërie, c’est-à-dire une origine plus que surprenante pour tomber amoureuse du Savoir, le profil de l’enfant intriguait les juges. Une Outreventoise passionnée par la comptabilité. Pour le commun des mortels, c’était embarrassant, mais pour eux, c’était plus que positif. Répondant avec candeur et honnêteté à toutes les questions qu’on lui posa, et résolvant du mieux qu’elle pouvait les divers problèmes qu’on lui présenta, Isabeau donna tout ce qu’elle avait. Sa dévotion fût dûment récompensée : elle n’était pas la plus brillante des mathématiciennes, mais elle l’était suffisamment  pour rejoindre la première année en comptabilité. Elle allait devoir travailler comme jamais, mais enfin, l’enfant entrevoyait un avenir radieux. Incapable de s’arrêter de pleurer, soulager, inquiète mais heureuse aussi, Isabeau fût accueillie parmi sa vraie famille.

26 Juin 987 - 1 Septembre 990

Trois ans. Trois ans de travail acharné pour finir la première étape de ses études. Isabeau ne se reposa pas sur ses lauriers, pas une seule fois. Elle préférait travailler, de toute façon. Pour dire vrai, le monde extérieur l’effrayait. Après l’émerveillement initial en arrivant à Lorgol, une crainte indescriptible se développa au fond de son estomac. Ce monde était différent, trop différent. Le Ville Basse était un véritable enfer pour elle, et la Ville Haute était trop bruyante, trop fausse, trop étrange. Il lui fallut de longs mois avant de s’adapter à cette nouvelle vie. Des amies, et nous insistons ici bien sur le féminin, elle n’en avait qu’une poignée. Rien ne devait la déconcentrer. Même pendant les grandes vacances, Isabeau étudiait du matin au soir. A vrai dire, elle n’avait nulle part où retourner, mais elle aurait pu faire tant d’autres choses. Pourtant, son âme pudique et effrayée d’adolescente préféra se terrer dans ce qu’elle connaissait et ce qu’elle aimait le plus : les mathématiques. Oh, bien sûr, il lui arrivait de se promener avec de charmantes demoiselles au travers des rues de la Ville Haute, mais jamais elle n’en ressortit détendue ou bien même satisfaite. Pendant ces trois longues années, Isabeau essaya à de nombreuses reprises de joindre sa famille, mais pas une seule fois elle ne reçut de réponse. Elle avait fait son choix, et bien que les siens l’aient offensés violemment par le passé, elle savait qu'elle était en tort également et la simple idée qu’ils ne seraient plus jamais là pour la protéger était très douloureux.  Le plus dur, à l’Académie, c’était que l’étudiante était désormais sujette à l’intérêt débridé des garçons. Mais Isabeau, les garçons elle ne connaissait pas. Amicalement, amoureusement, professionnellement. Ce n’était juste pas possible. La lubricité qui animait leurs regards la dégoutait. De nombreuses autres filles de son âge vivaient pour l’amour, mais pas Isabeau. Jamais. En ce sens, elle restait plus outreventoise que jamais. Et ce n’était, au fond, pas si mal que ça.

1 Septembre 990 - 5 Juin 992

Le premier cycle accomplit avec brio, il n’était pas concevable qu’Isabeau s’arrête là. Elle en voulait plus, toujours plus.  En trois ans, elle avait su s’hisser jusqu’au haut de sa classe, et le professeur en gestion de domaine n’avait pu qu’accepter lorsqu’elle lui demanda de mener sa spécialisation ensemble. C’était un vieillard strict mais fort aimable. Une présence discrète et calme qu’Isabeau appréciait fortement. Leurs deux personnalités s’accordaient à la perfection. Mais lors de ces deux ans de spécialisation, c’est un tout autre professeur qui vint capturer l’esprit timide de la désormais jeune femme. Ce fût en une chaude après-midi d’été qu’Isabeau fit la rencontre d’un charmant professeur de poésie. Cherchant désespéramment un ouvrage  à la bibliothèque, un bel homme se décida à l’aider dans sa quête. Si derrière son action se cachait mille et uns désirs, la demoiselle, elle, n’y voyait rien de spécial. En lui cédant cela, elle laissa une porte ouverte, une porte qu’il ne cesserait de franchir dès lors. D’abord gênée et agacée par l’insistance de cet étranger, leurs discussions qui se firent chaque fois plus longues finirent par lui plaire. Deux esprits savants se rencontrant, discutant jusqu’au levé du jour, deux êtres tombant, finalement, amoureux. Pudique, leur relation mit un certain temps avant de se développer. Chaque étape était une vraie torture pour la demoiselle, sentant qu’elle trahissait toute son éducation. Pourtant, cet amour était trop beau, trop bon. Son désormais amant l’initia à l’amour, la sensualité, la poésie. Plus que ça, il écrasa sans pitié la timidité et la peur de sa jeune compagne. Aventures dans la Ville Basse, Sorties improvisées, tout était bon pour la socialiser. Lui offrir sa fleur fût le plus dur des sacrifices qu’elle eut jamais à faire, mais elle ne le regretta ensuite pas un seul instant. Il méritait tout son amour, tout d’elle. Elle voulait vivre toute sa vie avec lui. Parmi tout cela, une crainte seulement demeurait au plus profond de son coeur : si elle avait offert sa virginité à son premier amour, l'idée de pouvoir tomber enceinte et de jeter encore un peu plus l'opprobre sur sa famille la hantait. Il était hors de question de tomber enceinte avant qu'il se soit officiellement promis à elle. Avançant cela sans détour à son compagnon, ce dernier trouva sans aucune difficulté un remède à ses craintes. Voguant habillement entre ses études et l’homme qu’elle aimait, Isabeau vécut deux splendides années, deux années qui la firent grandir plus que jamais. Une femme libérée, douce et intelligente. Les fondations pour la femme qu’elle deviendrait.

5 Juin 992 - 11 Octobre 992

Le plus beau de ses rêves enfin comblé, Isabeau était prête à dompter tout Arven. Ne trouvant sans aucun mal un petit travail de gestionnaire dans la Ville Haute, la demoiselle put se dévouer corps et âme à ses deux passions : savoir et amour. La vie fût belle, plus que belle pendant quelques mois. Mais la concrétisation de son violent amour pour ce fichu poète n’advint jamais. Isabeau prit conscience, petit à petit, que jamais il ne ferait d’elle une honorable Dame. Oh oui, il l’aimait de tout son cœur, mais cela ne suffisait apparemment pas. Dans d’autres circonstances, cette étrange relation aurait pu suffire à la belle Outreventoise. Mais un homme lui promettant le monde et ne le lui offrant pas ne la méritait pas, plus. Elle se sentait trahie, et il lui était impossible de rester aux côtés de cet homme qui lui remémorait sans cesse cette douloureuse vérité. Elle l’aimait, mais il avait tout gâché. La séparation fût difficile, presque impossible. Mais Isabeau n’était plus l’adolescente impressionnable et timide d’autrefois. Elle était devenue une femme forte et intransigeante. Il tenta bien de la retenir, mais rien ne pouvait se mettre sur son chemin. Elle s’était décidée, c’était fini. Après cette énième déchirure dans son pauvre petit cœur, Lorgol devint plus sombre, triste. Chaque rue lui rappelait un souvenir devenu douloureux par la séparation. Y rester se transforma en un véritable châtiment. Elle tint bon pour un temps, fière, mais elle dut se rendre à l’évidence : elle n’y avait plus sa place. La demoiselle devait s’échapper de cette maudite cité et un seul choix s’offrait réellement à elle : Outrevent. Pendant presque six longues années, l’outreventoise avait été séparée de sa terre, de son peuple. Et son cœur l’implorait, inexorablement, de revenir. Il fallait qu’elle y retourne. On ne pouvait arracher une fille du pays éternellement aux siens. Quoi qu’on faisait, peu importe ce que l’on désirait, on finissait toujours pas rentrer à la maison.

11 Octobre 992

Quittant sa vie d’antan avec pour seul souvenir une simple tenue et ses économies, Isabeau se laissa transporter jusqu’en Outrevent. Ce que les portails pouvaient se montrer utile ! Son premier arrêt fût, sans grande surprise, le marquisat dans lequel elle avait vu le jour. Il était peu probable que sa famille accepte de la recevoir, mais après tout ce temps, elle se devait d’essayer. Sans grande surprise, on ne lui offrit que silence alors qu’elle s’annonçait aux gardes du palais. Mais la demoiselle n’avait jamais compté sur cela. Ce qu’elle souhaitait, c’était les alerter de sa présence. Qu’elle puisse franchir à nouveau les douves était inconcevable. Elle espérait simplement que sa mère ou même l’un de ses frères viennent la trouver dans la bourgade attenante. Juste, elle le fût de toute évidence, puisque cette vieille dame qui lui avait donné il y a bien longtemps la vie était là. La rencontre fût froide, mais sa mère était bien trop curieuse. Elles parlèrent alors une petite heure, se sentant comme mère et fille l’espace d’une nuit. L’ancienne meilleure amie d’Isabeau était mariée à un bon parti outreventois, son plus vieux frère était devenu l’assistant de son père. Tout semblait normal, tout ou presque. Son autre frère, enhardis par le courage de la cadette, était lui aussi partis réaliser son rêve : Combat, Sang, Acier. A Lorgol, chez les guerriers, voilà ou il était.  En cet instant, Isabeau se sentit bête. Elle s’était trouvée si proche de ce dernier pendant des années, et jamais elle ne l’avait découvert. Un tout nouvel espoir, en tout cas, animait le cœur de la belle Outreventoise. Si le reste de se famille ne voulait pas d’elle, lui l’accueillerait à bras ouvert. Elle se promit alors, dès que le temps serait avec elle, d’écrire à ce frère qui lui avait tant manqué. Les adieux furent courtois, bref mais touchant à leur manière. Une page de son histoire se fermait enfin. Et un autre lieu devenait alors source d’espoir pour elle, Souffleciel.

11 Octobre 992 - 20 Novembre 992

Dans l’impossibilité d’avoir recourt au service du mage siégeant au palais, Isabeau fit la route pendant quelques jours avec un convoi marchand jusqu’à une ville moyenne disposant de son propre mage. De là, elle put être téléportée jusqu’à Souffleciel sans grande difficulté. Les vraies ennuis, eux, l’attendaient dans cette charmante cité. La première semaine fut tout simplement merveilleuse. La demoiselle adorait découvrir un nouvel endroit. Elle se faufila dans tous les quartiers, dégusta les spécialités du coin, passa un bon moment tout simplement. La ville lui plaisait, elle ne pouvait le nier. Elle, fière outreventoise, se sentait bien dans sa capitale. Elle était décidée. C’était là qu’elle voulait vivre. Le destin, pourtant, était bien décidée à lui mettre de nouveaux bâtons dans les roues. Ce qu’Isabeau faisait de mieux, c’était danser avec les équations, les chiffres, l’or. Mais qu’une femme puisse prendre le rôle d’intendant, qui se voulait traditionnellement masculin, déplaisait fortement par ici. Personne ne semblait voir d’un bon œil son talent, et après plus de trois semaines de recherche, l’érudite était plus inquiète que jamais. L’or qu’elle avait accumulé jusqu’alors disparaissait rapidement, et si elle ne trouvait pas de quoi subvenir à ses besoins, elle finirait à la rue. Désespérée, ce fût de la plus étrange des manières que de l’aide survint. La Madame de Souffleciel, au courant de la moindre rumeur balayant la région, s’était entichée de l’histoire de la pauvre Isabeau. Venant la trouver un soir à son auberge, la vieille dame fût charmée par la personne qui se trouva face à elle. Elle voyait en la jeune femme l’étoffe d’une Compagne de haut niveau. Elle sentait les réticences de son interlocutrice, travailler avec les Compagnes était d’une indécence. Mais cette vieillarde était maline comme un renard. Lui proposant de venir travailler comme comptable au repaire des Compagnes, la Madame comptait bien, avec le temps comme arme, convaincre Isabeau de se joindre à cet ordre là. Sans vraiment d’autre choix, et guidée par son instinct de survie, Isabeau accepta.

20 Novembre 992 - 12 Juin 993


Temporaire. Ce travail aurait dû être temporaire. Après tout, Isabeau se sentait plus indisposée que jamais. Vivre parmi les Compagnes étaient une expérience déroutante. Il était inconcevable pour la demoiselle qu’une femme puisse ainsi vendre son corps, comme si plus rien ne comptait. Pourtant, les dames qu’elle eut le plaisir de côtoyer vinrent remettre en question tout ce en quoi elle croyait. Isabeau pensait rencontrer des femmes vénales, bêtes, vulgaires. Elle s’était toujours imaginée les Compagnes comme des vipères, des femmes se prétendant éduquées, douces, intelligentes, mais n’étant au final que de vulgaires putains. La réalité était si différente. Le sexe, bête noir de l’enfant, n’était qu’une activité parmi tant d’autres. Le salon ou les Compagnes recevait leur client était toujours bercé de musique enivrante. Les discussions savantes volaient dans l’air, les rires aussi. Le sanctuaire du bonheur. Voilà ce qu’était réellement cet endroit. Des hommes brisés par la haine, la peur, la dépression, ressortaient entier. Tous les codes moraux et sociaux de la pauvre enfant étaient mis à mal. Et une figure, parmi tout ce chaos, prit sous son aile cette âme perdue. La Madame de Souffleciel était là à chaque question, chaque doute, chaque surprise. Diffuser la joie et le bonheur était une mission sacrée. Faire le bien autour de soi n’avait pas de prix. Pour l’apparence, certaines personnes se cachaient derrière le concept d’honneur, de dignité. Mais ils ne comprenaient pas. Ils ne comprenaient rien. Honneur et Sexualité n’étaient pas opposés. Tous ces construits sociaux détournaient de la vérité les gens. On pouvait honorer les siens, sa patrie, ses idéaux de mille et une manière. Offrir un instant de répit à des âmes esseulés n’avait rien de mal. Sauver les enfants d’Outrevent était la plus sacrée des missions. La Bienveillance se devait d’être la règle ultime, rien d’autre. Comprendre et accepter ces idées sembla tout d’abord impossible. Mais petit à petit, sans même s’en rendre compte, les idéaux de la Madame prenaient le pas sur tout le reste.

12 Juin 993 - 3 Septembre 996

Lorsque son amie, cette délicieuse Madame de Souffleciel, lui proposa de devenir Compagne, Isabeau crut mourir de rire. Cela semblait incongru, fou et pourtant… L’idée résonnait dans son cœur, dans son esprit, vibrait dans le moindre de ses os. Il lui fallut du temps. Presque un mois pour réfléchir à cette proposition détonante. Mais une évidence vint finalement à elle. Tant enivrée par l’idée de vivre une nouvelle vie que par les perspectives rayonnantes que ce nouveau statut lui offrirait, Isabeau ne doutait plus. Son obsession pour les chiffres l’avait écarté petit à petit de la voie que tout être humain se devait de suivre : celle de l’allégresse. Le bonheur se devait d’être partagé. La demoiselle ne se sentait plus enchainée par toutes les stupides considérations qui contrôlaient fût un temps son cœur. Sa formation de Compagne commença alors, et il y avait tant à faire. D’artistique, Isabeau ne semblait pas capable d’offrir quoi que ce soit. Pour dire vrai, elle n’avait jamais vraiment exploré ce chemin-là. Sa voix, pourtant, était un don des dieux, et ce fût par là que son entrainement commença. Poésie, Histoire, de nombreux autres domaines vinrent s’ajouter à la liste. On offrait tout simplement à la jeune femme les outils nécessaires pour rendre le sourire aux hommes. Et les femmes, aussi un peu. Avide de nouveaux savoirs, Isabeau se sentit renaitre. Plus rien ne l’arrêtait, plus rien de l’indisposait. Elle vivait sa vie comme elle souhaitait, enfin. Son initiation aux arts sexuels ne fût pas plus gênante que n’importe quelle autre leçon. Isabeau, paysanne, puis érudite mais surtout outreventoise, partait de loin. Elle devait tant apprendre, mais elle n’abandonna pas une seule fois. Trois ans. Il lui fallut plus de trois ans pour atteindre l’excellence requise pour devenir l’une des Compagnes. Lorsque la rumeur se répandrait, ses anciennes connaissances seraient horrifiés. Mais l’avis des autres ne comptait pas. Agir bien, c’était ça, le vrai objectif de son existence.

3 Septembre 996 - 7 Janvier 1000

Une toute nouvelle vie commença alors pour la sublime Compagne. Développant avec rigueur sa réputation parmi ses sœurs, Isabeau ne tarda pas à trouver sa clientèle malgré les nombreuses difficultés qu’on pouvait rencontrer en Outrevent. Apparaissant telle une ingénue, innocente et délicate, la demoiselle cultivait son apparence avec soin. Dans un pays ou la dignité était tout, les Compagnes se devaient d’œuvre avec intelligence. Préférée pour ses talents d’oratrice, l’enfant se démarquait des autres, portées elles plutôt par leurs apparences ou leurs qualités artistiques.  Et quand la nuit tombait, que les habits faisaient défaut et que la sensualité devenait la nouvelle raison, Isabeau ne se laissait pas concurrencer. Une clientèle plutôt âgée, discrète, mais qui plaisait fortement à la Compagne. Elle sentait bien le regard lourd de reproches de certains habitants de Souffleciel, mais c’était un juste prix à payer pour vivre aussi bien. Voir ses nombreux amants la quitter l’esprit libre et le cœur en paix était la plus grisante des sensations. Isabeau se sentait utile, aimée. On pouvait dire ce que l’on voulait mais il tenait à chaque Compagne de se définir de la manière qu’elle souhaitait. Il était alors si horripilant qu’on les mette toutes dans le même sac, sans même prendre note de l’originalité de chacune. Les gens étaient bêtes, sont bêtes, et le seraient éternellement. Mais le monde était en paix, et plus rien ne pouvait venir briser son bonheur. La demoiselle pensait vivre tout le reste de sa vie de manière paisible, sans plus jamais se soucier de quoi que ce soit. Malheureusement, les ténèbres ne tardèrent pas à ressurgir, engloutissant peu à peu tout Arven. Des temps sombres arrivaient, et les tambours de la guerre résonnaient à nouveau.

7 Janvier 1000 - De Nos Jours


Le Chaos se répandit sur tout Arven. Assassinats, coups d’état, guerre. Plus rien n’allait. Partisane de la paix et de l’ordre, l’ascension de Gustave de la Rive jusqu’au trône lui causa un profond déplaisir, déplaisir qui n’alla qu’en s’accentuant alors qu’une guerre ouverte se déclarait avec Ibélène. Après plus de 1000 ans, la guerre déchirait le continent tout entier, et Isabeau en était écœurée. Ce fût au milieu de tout cela qu’Isabeau dût subir l’ambition débridée de l’Ordre du Jugement. Transportée dans une trame alternative, l’enfant vécut son pire cauchemar, incapable de s’enfuir, prisonnière de ses parents, marié à un monstre bourgeois qui la battait. Les héros de ce monde parvinrent à briser le plan machiavélique de cet Ordre désuet et débectant, Isabeau, elle, ne s'éveilla pas lors de ce cauchemar. Un autre cauchemar, et cette fois-ci bien plus réel, advint quelques temps après ce douloureux épisode : La Trêve fût officiellement brisée par la Rose Écarlate. Isabeau en sortit dévastée. Tout espoir de paix, d’équilibre, disparaissait définitivement. Comme si le funeste Destin ne s’était déjà pas assez abattu sur Arven, une étrange épidémie ravagea alors tout le continent. Si Isabeau ne fût pas personnellement touchée par cela, voir les nombreux mages de sa cité préférée souffrir sous les coups d’un étrange mal lui tordait le cœur. Ce monde était devenu fou, complètement fou. Des solutions étaient trouvées, ces horribles moments finissaient toujours par appartenir au passé. Mais de nouveaux problèmes remplaçaient presqu’automatiquement les anciens, perpétuant le cycle infernal du chaos. Voilà maintenant que la Chasse Sauvage était libérée, que les Gardiens de la Paix disparaissaient, et que le monde sombrait toujours un peu plus dans le désespoir. Ne pas s’arrêter de vivre, la seule idée qui traversait l’esprit d’Isabeau, en ces temps troublés, c’était cela. Puisqu’il ne fallait jamais baisser les bras, il ne fallait jamais succomber à l’horreur. Pas une seule fois elle ne laissa ses ambitions être arrêtées par la peur, l’angoisse. Soutenant sa Dame à travers toutes ses épreuves, plus proche d’elle que jamais, Isabeau se tenait prête à riposter. Puisque le temps de l’oisiveté, vingt ans après, était à nouveau terminé.





23 Décembre 973 : Naissance d'Isabeau Maindorée dans un marquisat outreventois.
26 Juin 987 : Isabeau s'enfuit de chez ses parents pour rejoindre Lorgol. Elle est acceptée comme étudiante en comptabilité à l'Académie.
5 Juin 992 : Isabeau termine ses études, majorant en domaines, marchant dans les pas de son père.
11 Octobre 992 : Isabeau repart vivre en Outrevent, lassée de sa vie à Lorgol.
20 Novembre 992 : Isabeau rencontre la Madame de Souffleciel, et devient l'intendante des locaux des Compagnes d'Outrevent.
5 Juillet 993 : Isabeau entame sa formation de Compagne, convaincue par son amie la Madame de Souffleciel.
3 Septembre 996 : Isabeau termine sa formation de Compagne
11 Mars 1002 : Isabeau devient officiellement le bras droit de la Madame de Souffleciel.
30 Mai 1003 : Isabeau retrouve son amie Roxane dans les vestiges d'un manoir de la Rose Écarlate. De nombreux secrets y sont découverts.
23 Septembre 1003 : Isabeau participe au mariage de Liam d'Outrevent et Chimène de Faërie.
30 Septembre 1003 : Isabeau participe au mariage de Bartholomé d'Ansemer et Vanessa l'Atone





La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Si comme n'importe qui, la Chasse Sauvage inquiète profondément la demoiselle, elle ne laisse pas cette peur contrôler sa vie. Cette engeance n'est pas le premier, ni le dernier, malheur à s'abattre sur Arven. Isabeau espère de tout son coeur que la Chasse Sauvage sera promptement renvoyée de là ou elle vient. L'espoir, c'est tout ce qui lui reste.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Isabeau déteste la guerre de tout son cœur. Partisane de la paix et de l'ordre depuis toujours, ce conflit est à ses yeux injustifié. Enchantée à l'annonce de la trêve, la demoiselle craint toutefois la reprise des hostilités. La guerre n'apporte rien de bon. Profondément hostile à toutes personnes se dévouant au chaos, Isabeau ne désire rien de plus que la paix et l'harmonie.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Si la Compagne ne jurait que par Lorgol fût un temps, aujourd'hui elle fuit la ville aux Mille Tours comme la peste. Non pas que la cité en elle-même la dérange, ou l'effraie, mais trop de souvenirs douloureux sont attachés à cet endroit. Si cela ne tenait qu'à elle, elle n'y remettrait jamais les pieds.






Dans la vie, je m'appelle Simon et j'ai 21 ans. J'ai découvert le forum via un top-site et voici ce que j'en pense : L’univers d’Arven est extrêmement complexe mais passionnant, je n’ai pas pu résister ahah.
Pour les inventés : Je ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  




Récapitulatif

Isabeau Ventdoré

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Noémie Schmidt
♦️ Compte principal : Oui

♦️ Savoir : Pensée / Comptabilité / Domaines
♦️ Hiérarchie : Guilde des Compagnes / Compagne

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Les Chevaucheurs
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Ewen Treflet

Messages : 1212
J'ai : 27 ans
Je suis : Chevaucheur au Vol d'Outrevent (à Souffleciel)

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Lionel de Rivepierre, Liam d'Outrevent, Chimène d'Outrevent
Mes autres visages:
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 12:55



[Willma Even] présente

Ewen
Treflet

Chai Romruen

« Jour vivre en paix, il faut parfois un calme à l'intérieur du cœur où les sons extérieurs n'arrivent pas »

Calme - Poli - Rêveur - Altruiste - Courageux
Susceptible - Têtu - Maladroit - Manque de confiance

Ewen est un jeune homme d'un naturel calme et posé, restant poli la majorité du temps. Un peu rêveur, il passe le plus clair de son temps dans ses pensées, un léger sourire aux lèvres. Altruiste, il n'hésite pas à faire passer les besoins de ses semblables avant les siens. Malgré tout, le jeune Treflet est un garçon doté d'un certain courage, étant amateur de l'art des armes de part son parrain.

En contrepartie, le Chevaucheur est plutôt suceptible, n'aimant absolument pas que l'on critique son travail ou ses méthodes. Dans ces cas là, il devient très têtu. Il fait souvent preuve de maladresse, ce qui ne fait qu'augmenter son manque de confiance en lui.



©️️ WillmaEven


« Il fait chaud, tu m'ennuies avec tes histoires, on verra quand je serai le duc. Pour l'instant vient jouer à colin-maillard, je suis sûr que je cours bien plus vite que toi. », c'est ce qu'il lui avait dit à son ami, du haut de ses cinq ans, qui lui parlait de son envie d'épouser leur voisine quand il serait adulte. Ewen lui, rêvait seulement de prendre la place du duc, un jour, pour avoir une jolie femme à son bras. À la place, il avait désormais une jolie dragonne. Qui a dit que l'une ne valait pas l'autre ?



©️️ WillmaEven
Âge : 27 ans
Date et lieu de naissance : 29 août 976 à Souffleciel
Statut/profession : Chevaucheur au Vol d'Outrevent, Mage de l'Été (élémentaire)
Allégeance : Lionel de Rivepierre, Capitaine du Vol d'Outrevent, Liam d'Outrevent, Duc d'Outrevent
Dieux tutélaires : Il a été placé sous la garde de Levor à sa naissance. Il se vouait à Sibra et Kern, sans oublier Cérah et Levor, les dieux de ses origines. Seule Sibra répond encore
Groupe principal : Les Gardiens de la Tradition
Groupes secondaires : Chevaucheurs / Peuple / Mages



29 août 976 ♦️ Naissance


Blanche Aquilin est une jeune Outreventoise, couturière de métier. Elle a vingt ans, des cheveux aussi noirs que la roche et des yeux bleus aussi profonds que l'océan. Ambroise Treflet est un tisserand lagran, réputé dans son village pour la qualité de ses produits malgré son jeune âge, vingt-trois ans à peine. Il est grand, fort, de petites boucles blondes encadrent un visage fin et deux prunelles noisettes. Il est en voyage en Outrevent pour s'approvisionner. Ne dit-on pas que la laine outreventoise est la meilleure de toute Faërie ? De nombreuses échoppes sont ouvertes par ce beau temps. Mais il a fallu qu'il croise un jour ce regard si prenant pour savoir que toute sa vie c'était celui qu'il voudrait chérir. C'est ce jour là que leur amour est né.

Les deux jeunes tourtereaux se sont mariés un an après cette rencontre, le jour de l'Engagement en Outrevent, quelques mois avant que le ventre de Blanche ne se dessine et se sont installés à Souffleciel. Son frère de trois ans son aïné, Théodore, est présent. Il a été décidé qu'il serait le parrain de l'enfant, bien que Ambroise ne tienne pas vraiment cet homme en haute estime. Les coutumes outreventoises – et plus particulièrement celles de ce maître d'armes – lui paraissaient beaucoup trop barbares. Mais il n'a pas su résister lorsque sa femme lui avait doucement murmuré qu'elle aimerait qu'il soit son parrain. En tout cas, c'est ce jour là qu'un petit garçon est né. Ewen sera son prénom, en l'honneur de ses origines outreventoises. Treflet sera son nom, comme son père. Ce dernier aurait préféré un prénom plus doux, plus lagran, Florentin par exemple, mais face à deux outreventois – surtout sa femme pour qu'il il ferait tout – il n'avait pu que s'incliner. Et puis, il fallait reconnaître que Ewen Treflet était un nom qui sonnait bien et que, quoiqu'il arrive, il était son fils.



Mai 986 ♦️ Initiation


Ewen a presque dix ans. C'est un garçon au caractère bien affirmé. Il aime autant le calme de ses promenades en dehors de la capitale que les heures à faire de l'exercice avec son parrain. Il respecte et admire cette homme qu'il sait être un guerrier émérite et un homme de cœur. Bien que légèrement renfermé, il garde haut ses valeurs et tente de les inculquer à son filleul. Ambroise ne voit pas le rapprochement entre son fils et son beau-frère d'un très bon œil. Ewen a de plus en plus envie d'apprendre à se battre, de s'endurcir et se détourne un peu des valeurs que son père lui inculque : l'amitié, la courtoisie, l'altruisme. D'un caractère effacé, le Lagran le laisse faire, ne souhaitant pas s'attirer les foudres de sa femme s'il venait à critiquer son frère. C'est qu'elle a du caractère, Blanche, et que face à elle, Ambroise est loin d'être téméraire.

Habituellement, Théodore entraîne le jeune garçon à la lutte, l'aide à développer son agilité, sa souplesse, ses réflexes. Malgré son jeune âge, il sent qu'il est prometteur. L'Outreventois est maître d'armes d'une famille noble. Il manie bien sûr l'épée, avec aisance et grâce, mais il a un faible pour les armes courtes, faciles à dissimuler et permettant d'être rapide, comme la dague. Ewen est avide de découverte, d'apprentissage. Il aime l'entraînement qu'il a déjà, bien sûr, mais il veut lui aussi pouvoir manier les armes, comme son oncle. Oh bien évidemment, il n'en parlera pas à son père ! Parce qu'il sait que jamais il ne serait ravi de cette idée. C'est donc le soir, dans les champs à l'extérieur de la capitale ou dans l'espace d'entraînement du maître d'arme, qu'il a commencé à apprendre, avant de poursuivre durant de longues années. Il faut dire que Ewen se débrouille bien. Il n'ose trop attaquer, car sa force laisse à désirer, ce qui est compréhensible pour son âge, et se base principalement sur l'esquive, le désarmement de son adversaire. Deux mois plus tard, Théodore Aquilin lui offrira sa première dague, qu'il gardera toujours à sa ceinture.



Juillet 991 ♦️ Déclaration de sa magie


Le fils Treflet allait fêter ses quinze ans quelques semaines plus tard. Ses formes se dessinent de plus en plus. L'entraînement soutenu qu'il a avec son parrain lui a sculpté une musculature fine qu'il entretient autant que possible. Ses cheveux sont aussi bruns que ceux de sa mère et aussi bouclés que son père. Son visage est aussi paisible et souriant que l'est celui de M Treflet, sa détermination, aussi prononcée que celle de l'outreventoise. Cette double appartenance lui vaut parfois quelques ennuis. À maintes reprises il a été moqué à cause de son éducation lagrane qui ne correspondait pas aux mœurs locales.

C'est lors de l'une de ces moqueries que sa magie s'est vraiment déclarée. Il avait couru une bonne partie de la matinée dans les rues de la capitale, ne se souciant pas du nombre de kilomètres parcourus. C'est en rentrant chez lui que, perdu dans ses pensées, il n'avait pas fait attention au garçon qu'il percuta. Alors que Ewen se confondait déjà en excuses, tête baissée, les moqueries ont commencés à pleuvoir. Parce qu'il était selon lui trop lâche, qu'il ne savait pas montrer ce qu'il avait dans le ventre. Blessé, le jeune Treflet avait tenté de raisonner son opposant de le laisser tranquille, en s'excusant toujours plus. Les mots étaient toujours plus durs, toujours moins supportable. C'est lorsqu'il l'entendit dire que de toute manière, son père lagran n'avait rien à faire ici, que cet étranger aurait du rester chez lui qu'il avait réagi Il avait relevé la tête, le visage et les poings fermés.
« Assez] »[i, avait-il grommelé, les dents serrées. Il avait fait un pas en avant, menaçant, une colère sourde grondant en lui. En face, les bottes du garçons se sont embrasées, le faisant bouger dans tous les sens pour tenter d'éteindre les petites flammèches qui léchaient ses pieds avant de détaler sans demander son reste. À la fenêtre, sa mère avait tout vu. Elle l'avait fait rentrer, sans un mot tandis que sa colère s'apaisait peu à peur. Faisant rapidement le lien, elle l'avait fait rentrer, sans un mot. Il avait alors passé la journée avec son père à tisser les tapis d'une commande cibellane.

Une grosse dispute avait retenti dans la maisonnée cette nuit là, comme jamais Ewen n'en avait entendue. Ambroise laissait habituellement les décisions à sa femme, par amour fou, pour ne pas la contrarier. Mais cette nuit, il avait voulu tenir ! Blanche voyait la Magie de l'Été comme une chance que son fils puisse étudier et avoir un autre avenir. Ambroise lui, ne voyait pas les choses de la même manière. Ewen était son fils, le seul. Cet avenir qu'elle disait vouloir différent, lui le voulait tel qu'il était en train de lui tracer, par ce dur labeur. Il fallait qu'il reprenne les affaires, pas qu'il aille fanfaronner à l'Académie pour apprendre à manipuler une quelconque magie. Elle pourrait peut-être utile, il était vrai, mais c'était maintenant qu'il avait besoin de lui. Il le savait patient et ouvert aux autres, il le voyait habile de ses mains, créatif et disposait d'un charisme lui permettant de ramener de la clientèle. À vrai dire, Ambroise craignait surtout qu'en apprenant la magie, son fils ne se détourne de la tapisserie pour vouloir faire autre chose. Borné, le Lagran l'était, sa femme le savait. Ils en avaient échangés des mots cette nuit là, pour que l'un parvienne à faire entendre raison à l'autre. Le lendemain, il était décidé qu'il partirait étudier à l'Académie à la rentrée suivante. Nul sait ce que Blanche lui avait dit pour le convaincre, Ewen n'avait pas écouté, mais elle y était parvenu. Le fils avait été contre cette idée, au début. Après tout, il savait que son père comptait lui faire reprendre les affaires lorsqu'il serait en âge de le faire. A cette époque, Ambroise ne se doutait pas encore des diverses idées d'avenir qui se forgeaient dans la tête de son fils. Mais sa mère lui avait parlé de Lorgol, de cette ville où les peuples se mélangent, où sa double origine de serait pas rejetée, il avait vu en cette opportunité une nouvelle façon d'apprendre. Il y avait aussi vu l'opportunité de pouvoir enfin accomplir les rêves d'avenir qui germaient dans sa tête.[/i]


Juin 997 ♦️ Ambition de Chevaucheur


L'annonce de son ambition à ses parents avait été une étape compliquée pour lui. Il aurait pu leur dire plus tôt, c'est vrai, mais il était encore incertain, avant. Pas incertain de son choix, car il était sûr de vouloir quitter la boutique. Non, il avait plutôt peur au sujet de ses études. Et s'il n'y arrivait pas, tout simplement ? Il aurait fondé des espoirs pour au final devoir y renoncer. Il n'aurait pas supporter le regard compatissant de sa mère sur ce rêve abandonné, et encore moins celui de son père qui aurait sûrement en son échec un signe du destin pour qu'il reste avec lui et devienne tisserand, comme il l'avait prévu. Mais il avançait correctement dans ses études, était même plutôt prometteur et savait qu'il avait une chance d'intégrer un Vol l'année suivante. Alors il avait décidé qu'il était temps de leur en parler. Il venait de finir sa cinquième année d'études à l'Académie en ce mois de juin 996 et rentrait pour les vacances. Il avait rapidement repris sa place dans l'atelier et aidait ses géniteurs. Les affaires allaient toujours bon train et Ambroise se désespérait même que son fils ne soit pas aussi investi dans la confection de ces tissus que les années précédentes. Il le sentait s'éloigner d'avantage de l'atelier pour effectuer les livraisons. C'est que Ewen préférait le grand air, rencontrer les gens plutôt que de rester dans l'atelier.
Il revenait d'une livraison dans une baronnie voisine, ce soir là, vers la fin des vacances. Il avait poussé la porte de chez lui et regardé ses parents attablés. Il était désormais sûr de lui, il ne ferait pas demi-tour, peu importe la réponse de ses parents. Son avenir était déjà tout tracé, et il ne ferait pas ici, à Souffleciel, dans un atelier de tisserand. Il avait vu leur regard se poser sur lui, comme si déjà ils avaient en partie compris. Il avait alors posé sa sacoche à côté de la porte et s'était avancé vers eux.
« Je veux être Chevaucheur, leur avait-il déclaré. Je sais que ce n'est pas ce que vous attendiez de moi, mais je sais que c'est ce que je dois faire. Je le sais, je le sens. Cela fait des années que j'y pense. Avant même d'entrer à l'Académie, c'est d'ailleurs ma motivation pour ce métier qui m'a permis d'être accepté pour étudier. Je ne suis pas fait pour rester en boutique. Il faut que je parcours les terres, au sol ou dans les airs. Que je serve le Duché, que je serve l'Empire. »

Dans le regard de sa mère, il y lisait déjà de l'admiration. Dans celui de son père, du reproche. « Mais ta place est ici, Ewen. Tu dois reprendre la boutique. Que fais-tu des valeurs qu'on t'a inculquées, ta mère et moi ? »

Cette réticence, il ne l'avait pas comprise, au départ. Il en avait seulement voulu à cet homme de ne pas saisir ses choix. Maintenant, avec du recul, il se rendait compte de sa vision des choses. Ewen venait tout simplement de lui dire qu'il préférait partir, s'éloigner de cette petite vie tranquille à laquelle il le destinait depuis l'enfance et ce, pour risquer sa vie. Ambroise ne voulait pas le laisser partir, pas parce qu'il n'était pas fier, bien au contraire, il savait à quel point les Mages de Bataille lagrans étaient réputés et puissants. Mentionner ces valeurs n'étaient aussi qu'un prétexte. Ce dont il avait peur, en vérité, c'était tout simplement de perdre son fils, son seul et unique enfant. CC]« Ma place n'est pas ici, avait alors doucement soufflé le jeune homme, et tu le sais. Je ne vous décevrai pas, je vous le promets. Je sais que tu voulais que je reprenne la boutique, papa, mais maman est là, elle. Elle sait cent fois mieux que moi comment la tenir. Je reviendrai parfois, et je vous aiderai. Mais le devoir m'appelle parmi les Chevaucheurs. Je n'oublierai jamais vos valeurs. Jamais. »

Le lendemain, malgré la fatigue, Ewen Treflet retournait à Lorgol pour terminer ses études avec l'intime conviction qu'il deviendrait un jour un grand Chevaucheur.

L'année suivante, en juin 997 donc, Ewen finit tout juste avec brio ses études à l'Académie. La première année a été compliqué pour lui qui ne savait pas vraiment lire. Mais sa détermination sans faille l'a amené à ne pas prendre trop de retard sur ses camarades, bien qu'une année supplémentaire lui fut nécessaire. Il se souvient encore du jour où il y a mis les pieds pour la première fois. Ces hautes tours déchirant gracieusement le ciel l'avaient totalement subjugué. Cela faisait des mois qu'il y pensait, qu'il en rêvait. Encore plus lorsqu'au dessus de sa tête il voyait passer l'ombre d'un majestueux d'un dragon, ses ailes puissantes fendant l'air. Son projet avait longuement mûri durant son trajet jusqu'à Lorgol. Il n'en avait pas parlé à ses parents, ni même à son oncle, de qui il est pourtant très proche. Les hommes qui s'étaient tenus devant lui l'avaient légèrement déstabilisé au début, mais il n'avait pas flanché. Il leur avait expliqué en détail ce qu'il comptait faire après ses études, pourquoi il était précisément venu ici. Bien sûr, pour apprendre à maîtriser sa magie, tout d'abord. Mais surtout parce qu'il voulait plus que tout devenir Chevaucheur. Il se rappelait encore des battements affolés de son cœur, son ventre noué par l'adrénaline lorsqu'il leur avait sorti son discours, absolument pas préparé, sur ses ambitions. Ils avaient du sentir qu'il était véritablement motivé, puisqu'ils l'avaient accepté parmi leurs rangs. Ewen était donc désormais Mage de l'Été en magie élémentaire et il en était plus que fier.

Dès la fin de ses études, il a intégré la Caserne de Flamme pour être Chevaucheur. Le jour de la présentation aux dragons avait été la pire journée de son existence. Il avait passé la matinée à tourner en rond, se rongeant les sangs. Et si aucun dragon ne le choisissait ? Et s'il n'était pas le méritait pas ? Supporterait-il de retourner en Outrevent complètement bredouille, devant affronter le regard de son père qui lui aurait sûrement dit « Je t'avais prévenu » ? Il se souvient avoir été le dernier à apercevoir leurs écailles luisantes. Différentes couleurs s'étalaient devant ses yeux, faisant jouer les rayons du soleil en mille arc-en-ciels. En quelques instants, il avait vu les sourires de ses camarades apparaître au fur et à mesure, tandis que lui paniquait d'avantage. Son père avait peut-être raison finalement. Il s'apprêtait à faire demi-tour lorsqu'il avait croisé son regard. Deux pupilles lilas qui le regardaient calmement, patiemment. Ewen s'était alors approché, lentement, hésitant. Aucun d'eux n'avait rien dit pour le moment. Il s'était assis devant elle, ne pouvant détacher son regard du sien. Il se souvient même avoir sentit son cœur se serrer agréablement aux premiers effleurements de son esprit contre le sien. Ils avaient su à ce moment là qu'ils ne feraient plus qu'un pour les années à venir.




17 août 1002 ♦️ Fin d'une longue série d'épreuves et début d'une autre



Que d'années on passé depuis son entrée à la Caserne de la Flamme. Il s'était révélé être un élément prometteur lors de ces deux premières années de formation. Son endurance au sol n'était plus à démontrer et son aisance dans les airs étonnait parfois. Quelle fierté il avait ressenti lorsqu'en ce mois de juin 999 on lui avait annoncé qu'il était désormais affecté au Vol d'Outrevent en tant que cadet ! Il la tenait enfin, sa revanche face à son père. Il n'avait pas suivi la voie qu'on lui avait tracé mais avait écrit la sienne. Cette fierté, elle l'avait encore plus touchée lorsqu'il l'avait lu dans le regard lilas de Patience. Ah, Patience. Sa Patience. Leurs débuts avaient été hésitants, comme lorsque l'on cherche à séduire sa dulcinée. Mais ils y étaient parvenus. Patience. Il ne voyait plus sa vie sans elle désormais.

La Caserne d'Outrevent était un endroit agréable à vivre, il s'y était rapidement intégré. Bien que restant discret, il avait réussi à se faire quelques amis et à surtout imposer le respect. À ce jour, tout allait bien. Jusqu'à ce fameux 3 novembre 1001, lorsque la voix de Gustave de la Rive avait retenti pour dire qu'il était désormais Gustave de Faërie, le nouvel empereur. Un instant, il avait cru rêvé. Cela voulait donc dire que l'impératrice Chinème était morte ? Ewen n'y croyait pas réellement, enfin du moins, il ne voulait pas y croire. Il fallait être un monstre pour vouloir assassiner l'impératrice ! Il pouvait concevoir que le pouvoir pouvait attirer, mais de là à tuer. Non, décidément, il n'aimait pas ce nouvel empereur !

C'est donc sans étonnement qu'il avait vu la guerre être déclarée quelques mois plus tard. Mille ans de paix réduits à néant d'un simple claquement de doigts. Ayant presque terminé sa formation, il avait été envoyé au front avec un escadron en février. Les débuts avaient été difficiles pour lui. Toutes ces années il était resté loin de la mort, ne la côtoyant que par le décès de simples connaissances, ne la connaissant que de par les nombreux récits des soldats blessés qui revenaient. Il pensait ne jamais s'y habituer, à cette ambiance. Cette peur qui vous noue les tripes les premiers temps, lorsque l'on sait que l'on peut mourir à tout instant. Bien sûr, on peut être un peu plus à l'abri lorsque l'on se retrouve sur le dos d'une créature immense dans le ciel, mais personne n'est invulnérable. La première vie qu'il du ôter l'avait profondément marqué. Il était sur le dos de Patience, au crépuscule de cette journée. En dessous de la dragonne, les combats faisaient rages encore. Il voyait Gontran, un jeune soldat avec qui il s'était lié d'amitié, aux prises d'un soldat ibéen. Il le sentait en difficulté, mais ne s'attendait pas à voir une épée le transpercer comme un vulgaire morceau de viande. Les poings serrés, il avait senti la colère monter en lui, identique à celle ressentie le jour de la déclaration de sa magie. En un instant, alors que Gontran n'avait pas encore eut son premier soubresaut, le jeune Treflet avait fixé des yeux le soldat et l'avait brûlé d'un sort. Son image l'a longtemps tourmenté. Il avait l'air si jeune, si enfantin. Et pourtant il venait sans remord de transpercer un homme de son ami. Après cet événement, d'autres hommes sont morts des mains du mage ou de ses sorts, mais il s'y est fait, ne se laissant plus atteindre par l'idée qu'il prenait la vie.

Les mois se sont écoulés, le rendant plus adroit et fermé de jours en jours. Et puis un matin d'avril, il s'était réveillé au milieu d'un jardin, en Lagrance. La famille Treflet y avait sa boutique et Ewen l'avait reprise. Le commerce battait son plein, la guerre n'était plus et tout le monde était heureux. La famille s'était agrandie et il avait un petit frère Florentin, âgé de quelques années. Ce n'était encore qu'un petit, mais il l'aimait déjà. Il était en tout point différent de son aîné, mais ça n'empêchait pas les deux frères d'être très complices. L'aîné voyait son père jouer avec lui, maintenant qu'il n'avait plus tout le poids de l'atelier sur les épaules. En parlant de père, Ewen l'était lui aussi. D'une petite blonde, au visage doux. Une petite Capucine. Il s'était marié en Lagrance, dans son petit village, avec une jeune femme charmante qu'il avait mis du temps à courtiser. Garance. Ils étaient heureux, vivant à deux pas de chez ses parents, au milieu des fleurs que sa femme aimait tant. De toute cette période, il a décider de s'en souvenir.

Il se souvenait aussi de tous ces amis perdus, dans la réalité. En général, pour s'éviter du sang sur les mains, et par sa condition de Chevaucheur évidemment, c'était principalement ses sorts qui tuaient, durant cette longue guerre qui divisait toujours le continent. Mais à trop vouloir dominer, on finit par en subir les conséquences. L'épidémie n'a pas épargné ses camarades, ni lui même. Heureusement, la mort n'eut pas raison de lui. Mais le 17 août, alors que son état était au plus mal et qu'il n'avait pas encore reçu de remède, il avait été rapatrié à Souffleciel pour y trouver le repos. Mais que dire de Théo et Gaëtan, ses amis ansemerien et cibellan qu'il avait côtoyé à l'Académie. Il avait appris récemment que leur souffle avait cessé. Nombre de mages autour de lui avaient eux aussi rejoins les dieux. Il espérait que leur âme soit bien gardée et que plus aucune épidémie n'en reprenne de la sorte …




Mars 1003 ♦️ La Mort partout



La maladie l'avait profondément affecté, mais le traitement se releva avoir été efficace. Lorsqu'il fut rétablit, il fut renvoyé se battre. Il pensait qu'il serait tranquille, peut-être même que la guerre finirait bientôt. C'est ce qu'il espérait, mais il était bien loin de la vérité. Le continent, déjà plongé dans le chaos, n'avait fait que s'y enfoncer plus profondément. Tout avait commencé le Jour des Anciens. Il profita cependant de sa permission pour y aller, trouvant l'occasion de revoir d'anciens camarades et professeurs agréables . Et dire qu'il aurait pu y passer, cette nuit-là ... À cette idée, un frisson le parcourt. Il ne faisait pas bon y être, ce soir là. Oh que non. Il avait entendu les hurlements. De peur, de douleur, de désespoir. Le hurlement de ces Bêtes aussi. Quelle horreur que cette soirée. Il en avait vu quelques unes, de ces chiens de la Chasse, tuant, déchiquetant sans ménagement les pauvres êtres qui se trouvaient sur leur passage. Au fond de lui, il aurait aimé aller les aider, mais sa peur avait pris le dessus et il était resté à couvert à distance. Paradoxal pour un homme qui n'hésitait plus à tuer en temps de guerre, n'est-ce pas ? Tellement de morts, ce soir là. Et désormais, l'ombre de la Chasse planait, laissant le peuple sur ses gardes.

Une trêve avait été signée en décembre, donnant à Ewen un peu d'espoir. Si les peuples arrêtaient enfin de s’entre-tuer et étaient prêts à faire la paix alors les temps pourraient redevenir meilleurs. Mais la Chasse n'était pas la seule à semer la mort. Il y en avait encore eu un, en Ibélène. Un mort toujours sur le trône d'ailleurs. Il avait été surpris lorsque la nouvelle s'était répandue en Arven. L'empereur Octave est revenu du Royaume de Sithis. Il n'avait pas voulu y croire, au début. Certes, il comprenait l'envie de faire revenir un être cher à la vie, par douleur, par désespoir. Mais de là à le faire réellement, c'était tout autre chose. Désormais, la vie avait repris son cours. Il avait reprit sa place dans la Caserne de Souffleciel et servait fidèlement. Mais il n'avait toujours pas un bon avis  de l'Empereur Gustave ni de l'Empereur Octave. Le monde était loin d'aller bien ...




CHRONOLOGIE


29/08/76 ♦️ Naissance à Souffleciel
xx/05/86 ♦️ Début de ses entraînements avec son parrain
xx/07/91 ♦️ Déclaration de sa magie
xx/09/91 ♦️ Entrée à l'Académie
xx/06/97 ♦️ Fin de ses études à l'Académie et présentation aux dragons
xx/06/99 ♦️ Fin de ses deux premières années de formation à la Caserne de Flamme avant d'être affecté au Vol d'Outrevent comme cadet
xx/02/02 ♦️ Rejoint le front avec un escadron du Vol d'Outrevent avant la fin de ses études
10/04 au 31/05/02 ♦️ Se réveille marié, papa, avec un petit frère en Lagrance. Il décide de s'en souvenir (Trame alternée)
17/08/02 ♦️ Est rapatrié à Souffleciel à cause de l'épidémie
27/11/02 ♦️ Assiste à la libération de la Chasse
Depuis ♦️ Est Chevaucheur à la Caserne de Souffleciel



La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Il faudrait être fou pour ne pas s'en inquiéter. Il sait les ravages qu'elle a causés et le garde en mémoire. Mais faut-il pour autant céder à la panique ? Il hait cette ombre permanente qui pèse sur Arven, devant le laisser à chaque seconde sur ses gardes. Si un jour il devait aider le peuple à lui échapper, il le ferait, pas comme le jour de sa libération. Mais en attendant, il préfère se concentrer sur autre chose. La fatalité est l'oeuvre du destin, et rien ni personne ne peut aller contre le destin.

Il y a un mort-vivant sur le trône d'Ibélène : l'empereur Octave a été tué, puis ressuscité. Que t'inspire ce genre de magie ; et que penses-tu d'Octave suite à cela ?
• La mort ne lui fait pas peur, à notre Chevaucheur. Alors que certain pensent qu'elle signe la fin d'une vie, lui pense qu'elle représente le début d'une autre. Mais qui peut donc choisir de retirer un être à la Mort pour le ramener parmi le monde des vivants ? Il trouve ça totalement fou, incroyable et pourtant si incorrect et répugnant. Il espère qu'Octave reste un bon empereur malgré tout, pour le bien de son peuple et le bien du continent.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Ah, Lorgol ! Cette ville où il a tant appris, tellement découvert. Les coutumes lagranes et outreventoises lui étaient familières, mais selon lui, Lorgol est tout un autre monde. Celui où les peuples se côtoient, s'acceptent, se rassemblent. Ce lieu de savoir et de magie qui lui a permis de comprendre qui il était réellement. La Ville Haute et ses tours majestueuses l'a beaucoup inspiré. À jamais, Lorgol sera une ville chère à son cœur.







Dans la vie, je m'appelle Laëtitia et j'ai 18 ans. J'ai découvert le forum via un top site et voici ce que j'en pense : il tout juste parfait !
Pour les inventés : Je vous autorise à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.   




Récapitulatif

Ewen Treflet

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Chai Romruen
♦️ Compte principal : Oui

♦️ Magie : Été / Élémentaire
♦️ Dragon : Patience / Améthyste / Femelle / 80 ans

[/b]

_________________
When I'm on your back, I know who I am

Ewen : #0000CC Patience : #970036







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Cassiopée Avirel

Messages : 279
J'ai : 28 ans
Je suis : Outreparleuse au service de Liam d'Outrevent. Mage du Printemps.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Liam d'Outrevent.
Mes autres visages: Chimène de Faërie
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 13:28



Riamy présente

Cassiopée
Avirel

Amanda Seyfried

« Le printemps est arrivé, la belle saison, l'amour et la joie sont revenus chez toi. »

Studieuse – Pointilleuse – Loyale – Fidèle – Ouverte – Maniaque – Gaffeuse – Naïve – Impulsive - Opiniâtre - Bornée - Généreuse  - Amoureuse



©️ jesaisplus
Avant de s'être découvert une aptitude certaine à la magie, Cassiopée avait commencé a apprendre la pâtisserie, enseignement gourmand dispensé par son père, Maître Boulanger-Patissier de son état. Si Cassiopée n'en fera pas son métier, elle demeure une passion qu'elle se plaît a faire découvrir a ses amis, les gâtant bien souvent de mets sucrés ou d'essais parfois plus ou moins ratés.



©️ Tumblr
Âge :27 ans
Date et lieu de naissance :2 janvier 976 à la Volte
Statut/profession :Mage du Printemps, espionne au service de Liam d'Outrevent.
Allégeance :Famille Ducale de la Volte / Famille Ducale d'Outrevent
Dieux tutélaires :Maari par sa marraine / Aura par sa vocation.
Groupe principal : Les Gardiens de la Tradition .
Groupes secondaires :  Mages, Peuple



La Volte – 2 Janvier 976



Fabrice Avirel n'en peut plus d'attendre. Devant lui s'étale une multitude de tourtes à la viande, aux choux, ainsi qu'une bonne quinzaine de pain aux céréales. Le seul moyen pour lui de tenter d'oublier son épouse aux prises avec les douleurs de l'enfantement depuis l'aube. Mais rien ne vient réellement détourner ses pensées de l'étage du dessus. Exceptionnellement la boulangerie du quartier est fermée, mais il sait que demain, il offrira le trop plein préparé aux bonnes œuvres de la ville. En attendant, il ne cesse de pétrir une pâte qui a déjà bien souffert sous sa poigne puissante et toujours rien. Nul cri de nourrisson. Pas encore. Il espère un fils, mais qu'importe, il aimera l'enfant, fille ou garçon. Isabelle a tellement eu de mal à concevoir, ils sont mariés depuis dix années maintenant, dix belles années qu'aucun enfant n'était venu couronner. Jusqu'à maintenant. Isabelle était si heureuse, lui aussi d'ailleurs, tellement que pour fêter cela, il a offert aux voisins et amis quantité de pâtisseries dégoulinantes de miel, si la grossesse fut éprouvante pour sa femme, lui l’a vécue plutôt sereinement, aux petits soins pour son épouse, ravi de la contempler alors qu'elle s'arrondissait de jour en jour. Cet enfant serait choyé, cela était certain.

Le crépuscule se jette sur la ville et c'est seulement à cet instant précis que le silence se brise sous un vagissement puissant. De surprise, Fabrice en lâcha son moule qui vint se briser à terre, il ne prit pas le temps de ramasser les débris avant de foncer à l'étage. Devant la porte de la chambre conjugale se tenait fièrement la sage-femme, quelque chose dans les bras :

- C'est une fille, Fabrice. Une fille en très bonne santé.

D'émotion, le boulanger tomba à genoux, lui le grand gaillard se retrouvait les jambes flageolantes devant le miracle de la vie.

-Comment va ma femme ?

Fut ces premiers mots, légèrement tremblants alors qu'il ne savait s’il devait prendre l'enfant contre lui. Pataud et incertain. La sage-femme rit doucement, ce n'était pas la première fois qu'elle faisait face à un tout nouveau père, cela l'amusait toujours.

-Elle va bien. Épuisée, mais cela est normal, ce petit bout a pris son temps pour venir au monde. Mais il n'y a rien à craindre pour sa vie. Veux tu la tenir ?

Gauche, le boulanger se releva, se dandina un peu avant de tendre ses grosses mains calleuses. Il fut surpris du poids de sa fille. Elle était si légère ! Elle tenait si bien sur ses deux seules paumes ! En vérité, elle était si fragile ! 

- Allons Fabrice, tu ne vas pas la briser. Emmène la voir sa mère, elle ne va pas tarder à avoir faim, ce fut une longue journée, pour elle comme pour Isabelle.

Émerveillé, malgré sa crainte, le jeune papa cala le bébé rougeaud et fripé contre sa poitrine avec quantité de gestes précautionneux et pénétra la chambre. Son épouse, couchée sur le lit, nettoyée, lui sourit faiblement. Ses traits tirés prouvaient s’il le fallait, la difficulté que rencontraient tant de femmes pour donner la vie, mais à ses yeux, elle rayonnait.

- Cassiopée. Nous l’appellerons Cassiopée.
-Tout ce que tu veux mon amour.



La Volte – 5 Aout 986

Ses petites mains pétrissent, avec une force minuscule. Derrière elle, les hauts fours de terre cuite ronronnent doucement, accentuant encore plus la chaleur qui règne déjà sur la Volte. Ses cheveux blonds sont collés par la sueur sur son front, mais la petite ne ralentit pas pour autant. Son père le lui a dit, la base d'un bon pain, c'est le pétrissage, alors elle le fait. Ce n'est pas son premier pain bien sûr, elle a déjà 10 ans, mais ses essais précédents n'étaient pas très convaincants. Cette fois sera la bonne ! Elle repousse une mèche du dos de la main, traçant un sillon de farine sur son front et continue son œuvre.

- Doucement Cassie, il faut en prendre soin de ta pâte et pas seulement la tripoter dans tous les sens.

Elle lève ses yeux clairs sur son père et se vexe un peu de son sourire amusé.

« Mais j'en prend soin papa ! »

Quelques secondes plus tard, elle voit les larges mains de son père recouvrir les siennes avec une tendresse aimante. Doucement, il la guide et elle adore son odeur de pain chaud.

-Comme ça, tu vois ?

La petite hoche la tête, une résolution de fer s'animant au cœur de ses prunelles.

« D'accord ! Dis tu crois qu'on pourra le manger ce soir ? Maman m'a dit qu'elle voulait manger de mon pain... Enfin si celui ci n'est pas raté évidemment. »

Le rire caverneux de son père la fait un peu sursauter mais elle sourit largement.

- Bien sûr Cassie.
« Parfait ! »

Et elle reprend son travail. Ses devoirs attendront un peu, pourtant, Cassiopée aime l'école, ses parents ont les moyens de l'y envoyer, sans être forcément très riches d'ailleurs, mais elle a de la chance de pouvoir étudier alors elle en profite. Et puis, elle est curieuse, terriblement. Elle aime apprendre et ne s'en prive pas. Du haut de ses dix ans, elle a parfois l'impression que le monde n'est qu'un vaste terrain de jeu et d'apprentissage, elle adore cette sensation. Bien sûr, elle sait s'amuser évidemment, elle est encore jeune et elle espère bien reprendre la boulangerie de son père plus tard et pour cela, il lui faut apprendre. En vérité, ses parents riaient parfois en la contemplant si studieuse et appliquée. Mais pour elle, l'avenir est encore loin et elle est à mille lieux de se douter de ce qui l'attend. Elle se contente de vivre heureuse, consciente malgré tout, de la bienveillance des dieux la concernant. Elle sait que sa vie est douce, chaque fois que sa mère fait la tournée des orphelinats et qu'elle voit la misère du monde, elle mesure sa chance. Cela lui a apprit la générosité et la tolérance au lieu de la doter d'une arrogance propre aux nantis.

Elle enfourne enfin son pain et elle restera là, plantée devant le four, jusqu'à ce qu'il soit bien doré. Plus tard, il sera servi avec le dîner familial et elle rougira des compliments de sa mère.



La Volte – 7 mai 989

Cassiopée roule dans son lit. Étrangement, ce matin, elle n'a envie de rien. A vrai dire, elle ne se sent pas très bien non plus. Son ventre lui fait mal et si sa mère est aux petits soins pour elle, la bouillotte chaude calée contre elle ne suffit pas à la soulager. Isabelle contemple sa fille avec un sourire complice qu'elle ne comprend pas d'ailleurs. C'était quoi avoir son sang ? Enfin elle savait que ça devait finir par arriver mais elle s'en était fait une idée qui était bien loin d'une agonie au fond de son lit. Cassiopée a l'impression que son ventre possède une vie propre, s'agitant comme cela lui plaisait, se crispant si fort qu'elle en gémissait parfois. Finalement, devenir une femme n'avait rien de très plaisant ! Pourtant, elle attendait ce moment avec impatience, c'était comme franchir une étape de plus dans la vie, quelque chose d'excitant qui la ferait passer de l'enfance au monde des adultes. Mais las, elle est bien loin de cette excitation, songe-t-elle en roulant une énième fois entre les draps de sa minuscule chambre, elle n'a même plus le cœur a étudier c'est pour dire ! Son père, d'ordinaire si présent, s'est fait soudainement très discret, parce qu'il sait que dans ce domaine, sa femme sera bien plus efficace que lui.

- Ce n'est qu'un mauvais moment à passer, Cassie, tu verras. Réjouis toi ! Cela veut dire qu'à ton tour, tu pourras donner la vie et c'est quelque chose de très beau.

« Non. Je suis en train de mourir. Maari est bien cruelle si tu veux mon avis ! »

Isabelle dissimule un petit rire moqueur et éponge le front de sa fille :

- Peut être mais ce n'est qu'un bien petit prix à payer, tu comprendras ce que je veux dire plus tard, ma fille.

« Là, maintenant, je n'ai pas vraiment envie de comprendre maman... »

Alors qu'une énième barre de douleur la plie en deux. Oh par les dieux ! Cassiopée avait toujours mené une vie tranquille, bien loin de la douleur ou de la peur. En vérité, elle est choyée mais le savoir l'empêche encore et toujours de se montrer hautaine avec ceux qui le sont moins. Pourtant, elle ne leur porte pas de pitié, étrangement, elle préfère les encourager à s'extraire de cette vie misérable, ce qui a tendance à agacer d'ailleurs.

-Tu devrais te lever et aller te promener, Cassie. Tu verras cela aidera.

La jeune fille rabattit sa couverture sur sa tête et c'est une voix étouffée qui répondit :

« Je n'en ai pas la force ! »

En riant, Isabelle tire subitement sur les draps, dévoilant sa fille en chemise, enroulée autour de la bouillotte.

- Debout ma fille ! Cela suffit de te morfondre, cela ne te ressemble pas et je n'ai pas donné naissance a une lâche. Hop !

Cassiopée sait qu'elle ne gagnera pas contre sa mère, pourtant, elle a hérité d'elle la même force de caractère, la même opiniâtreté mais elle ne reste que la fille d'une mère. Alors elle se lève en grimaçant et enfile un peignoir de coton. Elle n'ira pas plus loin que leur petit bout de jardin, mais ça satisfera sa mère. Du moins, elle l'espère. Donc elle se traîne jusque leur jardinet et s'affale sur un petit banc de bois fabriqué par son père durant la grossesse d'Isabelle. Le soleil est un peu froid en cette saison et elle resserre sur sa poitrine les pans de son peignoir, elle regrette déjà la chaleur de son lit, pourtant un bon bol d'air lui fait du bien, alors elle inspire a fond, s'enivrant du parfum des fleurs plantées par sa mère.

- Qu'est ce que tu fais Cassie ?

Surprise, Cassiopée se retourne et sourit en avisant la fille de leur voisin, une amie proche qu'elle aime. Un soupir la traverse.

« Je prends l'air, mes premiers sangs sont arrivés ce matin et je t'avoue que cela fait un mal de chien ! »

Marianne éclate de rire et franchit le petit muret qui sépare les deux maisons. Sa robe accroche un peu, mais elle tire dessus et rejoint son amie.

- La chance !

Fit elle, échevelée, en se laissant tomber sur le banc. Cassiopée se lève.Étrangement, la présence de Marianne l'agace, son enthousiasme l'agace. Pourtant celle ci n'a rien fait de mal, bien au contraire ! N'est ce pas sa sollicitude envers une amie qui la pousse à ses côtés ? Mais Cassie n'écoute pas la petite voix de la raison.

« Chance ?! »

Elle fait quelques pas dans le jardin, l'air sombre. Un air qui ne lui va pas d'ailleurs, non son sourire est beaucoup plus beau. Elle fait les cent pas, traçant de long en large le dessin de leur petit jardin, déblatérant devant une Marianne estomaquée sur la cruauté de Maari.

« Chance ?! Oh que non ! Ce matin, je ne pouvais mettre un pied au sol ! Mon corps se tordait de douleur atroce ! Et, maman m'a dit que non mais je suis certaine du contraire, mon front brûlait de fièvre ! »

Marianne sourit, un peu moqueuse.

- Es-tu sûre que tu n'exagères pas Cassie ?

Outrée, la jeune mage se redresse de toute sa taille, écrase son amie d'un coup d'oeil flamboyant :

« Moi ? J'exagère ?! Attends ton tour, Marianne ! Ah ! Tu pourras fanfaronner mais ne te fais pas d'illusion ! Tu auras l'impression de mourir ! Et parfois, je me demande si ce n'est justement qu'une impression ! Cette sensation est horrible ! En vérité, je te le dis, la mort doit être beaucoup plus plaisante ! »

Mais Marianne ne l'écoute plus vraiment. Elle la suit toujours du regard mais... pas tout à fait. Non, ses yeux couleur chocolat, scintillant de curiosité, suivent l'ombre de son amie. Ou plutôt, ce qui y roule. À n'en pas douter, voici là un tour de magie ! Fidèles compagnons des pas rageurs de la petite sorcière, une miriade de petits cailloux blancs la suivent telle une vague nacrée, à bonne distance mais bifurquant lorsqu'elle le faisait, s'arrêtant lorsqu'elle le faisait, virevoltant même au rythme de Cassiopée. Tout à son agacement, celle ci n'a rien remarqué encore. Marianne pouffe. Cassiopée s'insurge bien encore. Le nombre de petits compagnons minéraux double.

« Cela te fait rire ?! Quelle amie fais-tu ! »

Cassiopée lève les deux bras au ciel et lorsque ceux ci retombent, elle entend enfin la musique des petits cailloux qui ont suivi son mouvement. Son agacement s'envole comme il est venu. 

« Oh... mais... »

Cette fois, Marianne explose de rire. La moue surprise et intriguée de son amie est la chose la plus drôle de la journée. Plus tard, Cassiopée réitérera l'exploit devant ses parents, jusqu'à épuisement. Amusés de voir ces petits cailloux blancs danser au rythme de leur fille et lorsque la nuit tombe et qu'ils la bordent, c'est à son chevet qu'ils tiennent un conversation que leur fille aurait qualifié de secrète... Si elle ne les avait surpris.

- Magie ? 
- C'est possible, mon arrière grand mère avait été touchée par la magie. À vrai dire, on pensait cela éteint dans notre famille depuis le temps, mais... 
- Si ça se trouve, c'est juste un... Une vapeur ?!
- Allons mon amour... Les Sangs ne provoquent pas ce genre de... vapeurs... comme tu le dis si joliment. Ne l'as-tu pas vue jouer avec ces simples cailloux ? C'était très amusant ! J'ai déjà été témoin de manifestation de magie et cela y ressemble fortement.

Fabrice soupire et entoure les épaules de sa femme d'un bras protecteur :

- Soit... Dans ce cas, qu'allons nous faire ?
- Envoyons là à l'Académie ? La rentrée se fera dans quelques mois et les inscriptions commencent le mois prochain, nous ne perdrons rien a la faire tester là bas.
- Et si nous nous trompons ?
- Je ne pense pas que ce soit le cas, mais nous avons toujours tout fait pour notre fille, mon amour, si elle est touchée de magie, j'aimerais qu'elle puisse en faire quelque chose de beau ! Tant de mages ne savent ou ne peuvent profiter de ce présent accordé par Aura. Je ne veux pas que ma fille soit frustrée ou aie des regrets, comprends tu ?

Fabrice abdique, même si l'idée de voir sa fille partir loin de lui ne l'enchante pas, il la laissera voler de ses propres ailes

- Très bien, Isabelle. Nous allons suivre ton conseil, après tout, tu es une femme sage, espérons qu'elle ne soit pas déçue.
« Je ne serais pas déçue. »

Surpris, Fabrice et Isabelle sursautèrent de concert, se tournant vers le lit, ils virent leur fille, les yeux bien ouverts et, apparemment, apaisée. Isabelle grimaça un peu avant de s’asseoir sur le bord du lit de son enfant.

- Tu es sûre de toi ? Tu sais, je peux me tromper.
« Parle moi de ton arrière grand mère. »

Isabelle sourit. Le reste de la nuit fut rythmé par le récit de sa mère. Récit qui finit par lui faire oublier la douleur. Cassiopée s'endormit bercé au son de la voix de sa mère et sa nuit fut sans rêve. D'ici quelques jours, elle partirait pour l'Académie et peut être serait-t-elle effectivement déçue, quoiqu'il en soit, elle devait savoir.



L'Académie - 30 Mars 991

La grande bibliothèque est étonnamment silencieuse, elle qui grouille sans cesse d'étudiants d'ordinaire. Le silence est si apaisant que Cassiopée s'est endormie sur la table. Elle veille bien trop tard ces derniers temps, mais elle ne veut pas prendre de retard. En face d'elle, Thomas a le nez plongé dans un livre. C'est un léger ronflement qui lui fait lever la tête et l'endormie se retrouve bientôt avec une plume agitée sous son nez. Surprise, elle se redresse d'un bond :

« Je ne dormais pas ! »
- C'était vachement bien imité alors. 

Elle ronchonne un peu devant la moquerie, mais il a raison, elle dormait du sommeil du juste. Elle ne sait même pas quelle heure il est. Et dire qu'elle devait aider Thomas a finir son devoir, bravo, c'était réussi ! 

« Désolée. »

Il se contente de hausser les épaules. De toute façon, Cassiopée a l'habitude de ses silences. Elle ne les interprète pas encore cela dit. Juste qu'elle n'en fait pas de cas. Il est comme ça. Il a toujours été comme ça d'ailleurs. Quoique non, le petit sourire en coin qu'il daigne lui offrir de temps en temps, c'est tout neuf. Cela fait deux ans maintenant qu'elle a été admise à l'Académie. Si elle avait craint de quitter sa famille, elle n'avait pu s'empêcher de trouver l'aventure excitante. Aura l'avait touchée du bout du doigt, la dotant de magie, il aurait été péché de ne pas cultiver ce don n'est ce pas ? Assidue, elle s'était lancée à corps perdu dans l'étude de la magie. Elle avait ainsi appris son signe, née sous le sceau du Printemps ainsi que le don qui lui avait été offert. Elle n'avait rien d'un mage de guerre elle le savait et s'en contentait très bien. 

Elle s'étire :

« Tu en es où ? »
- Au même point que tout à l'heure.

Elle grimace. Oui, vraiment, un parfait professeur. Pourtant, il avait fait des progrès, pas qu'il soit spécialement lent ou bête, loin de là, juste qu'il... eh bien qu'il avait tendance a s'éparpiller. Cassiopée l'avait compris rapidement et là où tout le monde le fuyait, elle, elle avait fait tout le contraire. En vérité, elle ne sait pas vraiment pourquoi elle a cherché son amitié. Il est renfermé, difficile d'accès et elle ne compte même plus le nombre de rumeurs qui pouvaient courir sur son compte. Certains la plaignent, d'autres lui demandent comment elle fait pour le supporter. En vérité, elle se demande parfois qui supporte l'autre. Elle l'a rencontré quelques semaines après son admission. En fait, elle lui est littéralement tombée dessus d'une échelle placée entre les hauts rayonnages. Elle s'était répandue en excuses, il n'a répondu que deux mots avant de tourner les talons. Depuis, elle n'avait eu de cesse de l'observer, intriguée. Il ne parlait pas aux autres si ce n'était pas indispensable, il ne traînait avec personne. Elle qui aimait se lier ne comprenait pas vraiment le pourquoi d'un tel comportement mais elle ne lui en demanda jamais les raisons. A la place, lorsqu'elle eut conscience de ses difficultés, elle lui proposa de l'aider. Il a accepté, étrangement et depuis, on pouvait dire que c'était une amitié étrange qui les liait. Ils étaient pourtant à l'opposé l'un de l'autre, mais ça fonctionnait. Et puis elle tenait à lui, tout bourru soit il, parce que sous ses épines sans cesse dressées, elle savait qu'il était quelqu'un de bien.

« On va reprendre alors et cette fois, sans m'endormir ! »

Elle ne dormirait sans doute pas beaucoup cette nuit encore, mais cela n'avait pas d'importance, le temps passé avec Thomas était toujours précieux pour elle. Quelque part, il la galvanisait et la motivait à étudier, résultat, elle suivait son cursus à un rythme soutenu et envisageait même de se spécialiser. D'une certaine façon, c'était à lui qu'elle le devrait. Plus tard, elle irait déposer une douceur dans sa chambre parce qu'après tout, il était, malgré lui, son premier goûteur. Si elle l'entendait hurler, c'est que c'était encore raté, n'est ce pas ?


Edenia– 14 aout 994


Elle se penche sur l'étal de tissus, hésitante. Ah cette soie ferait tellement plaisir à sa mère et sa tante ! Âgée de 18 ans maintenant, prête à entamer sa première année de spécialisation, Cassiopée s'accorde un peu de vacances dans la demeure de sa tante. Celle ci avait quitté la Volte depuis son mariage avec un Edenien et Cassie adorait lui rendre visite. Et pour la remercier de l'héberger, la jeune mage désirait donc lui offrir un présent. Certes, le tissu en lui même n'en était pas vraiment un mais elle sait que cela plaira. Les doigts de fée de sa tante en feront une étole ou une robe magnifique ! Cela n'est pas donné mais Cassiopée ne regarde pas vraiment au prix. Un tort comme un bien cela dit, elle ne roule pas sur l'or bien évidemment, mais elle est capable de faire des sacrifices pour ceux qu'elle aime. Elle marchande un peu, le prix baisse de quelques pièces, rien de bien folichon mais c'était assez pour la satisfaire. Sa pièce de soie sous le bras, elle continue ses déambulations, sa bourse pendant négligemment autour de son poignet. En vérité, elle se dit qu'elle ne craint pas grand chose, Edenia est une cité tranquille et magnifique. Mais elle ne devrait pas penser ainsi, ou plutôt, elle devrait ouvrir son esprit à ce qui l'entourait, cela lui aurait évité une mésaventure dérangeante. Ses années d'apprentissage lui avaient enseigné la maîtrise de son pouvoir et sa spécialisation ne présentait sous les meilleurs auspices, son professeur étant calme et patient, elle apprendrait vite et avec grand plaisir. Son regard est attiré par l'échoppe d'un tanneur et elle se demande si Thomas apprécierait une nouvelle sacoche, après tout, la sienne commence à être élimée et décousue. Elle s'arrête, pensive et c'est cet instant que choisit un petit voleur pour faire d'elle sa proie. Son bras est secoué, les liens qui retenaient sa bourse, tranchés net et, abasourdie, elle voit une petite silhouette fuir en s'enfonçant dans la foule :

« HEY ! Reviens ici ! »

Elle agrippe ses jupes à deux mains, un air frondeur sur le visage, bien déterminée à rattraper le petit voleur et se met à sa poursuite. Malheureusement, elle ne connaît pas aussi bien la ville que le petit garnement mais elle lutte pour ne pas se faire distancer. Chose difficile si il en est. La course poursuite dura un temps qui lui parut infini, elle bouscule, s'excuse, repart. Elle fend la foule avec souplesse et parfois maladresse. La petite silhouette tourne subitement à gauche et elle la voit percuter quelqu'un :

« Arrêtez le ! »

Autant le dire, les réflexes de l'homme sont rapides, il attrape le petit voleur par le col, un air un peu surpris sur le visage. Essoufflée, la jeune mage se porte à sa hauteur, de sa coiffe s'échappent des mèches folles et son visage rouge ne laisse guère de place à l'imagination.

« Merci, monsieur. »

Puis son regard tombe sur le garnement et elle tend sa main :

« Allez ! Et je te laisserais repartir. Sinon, crois moi, je te remets aux gardes de la ville. »

Le gamin tente bien de se défaire de la poigne qui s'est abattue sur lui, mais rien n'y fait. En désespoir de cause, il obéit et Cassiopée récupère enfin son bien avec un soupir de contentement. C'est seulement à cet instant qu'elle prend le temps d'observer son sauveur alors qu'il relâche sa prise sur l'enfant qui ne demande pas son reste. En fait de mésaventure, c'était là le début d'un puzzle qui s’emboîterait avec harmonie pour dessiner son avenir, mais elle ne le sait pas encore. Elle remercie, encore, se présente :

« Vous avez sauvé ma journée Monsieur... »
- Tristan.

Elle reçoit son prénom et son nom qu'elle répète un instant avant de sourire largement. Son naturel devant l'inconnu lui offrit la possibilité d'une discussion à bâtons rompus au détour d'un marché et d'une visite guidée des plus intéressante. Ce qui n'était qu'une rencontre fortuite deviendra une amitié certaine et solide. Tristan lui tendra une main secourable dans les années à venir, mais cela n'est encore qu'un reflet dans le temps qui s'écoule.



La Volte - 1 Septembre 996


« Mon cher Tristan,

Ca y est ! Enfin ! Je suis diplômée ! Tu n’imagines pas la joie que cela me procure ! J'aurais aimé l'être en même temps que Thomas, mais il a encore quelques années à faire pour enfin devenir Chevaucheur. Je ne me fais pas de soucis pour lui, il est doué dans ce qu'il fait, bien que je m’inquiète un peu de sa propension à plonger dans les ennuis tête la première parfois. Cela fait quelques temps que je n'avais eu de tes nouvelles et je tiens a te féliciter pour ton parcours au sein de l'Escadron de Lagrance. Je viendrais peut être te dire un petit bonjour durant les vacances, cela fait quelque temps que je ne t'ai vu et bien que nos missives me fassent plaisir, il me tarde de te faire goûter mes dernières créations (Thomas n'en est pas mort et en a donc réclamé plus, cela ne peut qu'être réussi n'est ce pas ?).

Maintenant que l'avenir s'ouvre à moi, je t'avouerai que je me sens un petit peu perdue. Durant des années je savais quoi faire et comment le faire mais ce saut dans l'inconnu me rend quelque peu fébrile. Ma mère m'a dit de rentrer un peu à la maison, il est vrai que mes parents ne m'ont pas vue depuis longtemps et je leur manque. Je ne te cache pas leur fierté d'ailleurs d'avoir une mage en fille, nul doute qu'une grande fête réunissant nos voisins et amis m'attend, j'en suis fatiguée d'avance ! Il sera tout de même bon de retourner à la maison et je pourrais sans doute réfléchir à ce que je veux faire. Peut être travaillerais je pour la ville, après tout, on a toujours besoin d'une Outreparoleuse, je sais que je ne devrais pas m'en faire mais que veux tu, l'avenir est aussi excitant qu'angoissant lorsque l'on ne sait quel chemin prendre si tu as quelques conseils a m'offrir, sache que je les prendrais avec grand plaisir. Ah ! On sonne le dîner ! Il est donc temps pour moi de terminer cette lettre !  Prends soin de toi.

En espérant te revoir bientôt, avec toute mon affection,

Cassiopée. »



Lorgol - 3 Octobre 1000

Cassiopée regarde Thomas avec curiosité :

« Vraiment ? »
- Oui.

Il a toujours cette habitude des réponses laconiques, cela Cassiopée n'a pas réussi à le changer, mais cela ne le gêne pas. Si elle est à Lorgol en cet instant, c'est tout simplement pour féliciter Thomas. Il a réussi, il est Chevaucheur. La jeune Mage est fière de lui, après tout, elle y a apporté sa pierre n'est ce pas ? Même si elle est partie depuis quelques années de l'Académie, elle ne s'est jamais réellement éloignée de Thomas, sa capacité à communiquer par la pensée la rend présente bien que son corps ne soit pas présent. Thomas a parfois du mal avec ce pouvoir alors elle n'en abuse jamais avec lui, s'annonçant avant de faire quoique ce soit. Il fait son sac et vient de lui annoncer son affectation. Cela la surprend mais elle sourit bien vite.

- Tu veux venir avec moi ?

Sa mâchoire se décroche un peu, cette demande la surprend, elle ne peut le cacher, mais derrière la surprise, il y a le plaisir. Elle ne réfléchit pas longtemps, elle n'en a pas besoin. Cela fait des années qu'elle travaille à la Volte, mais elle n'est pas vraiment à sa place. Pourquoi ? Comment ? Elle ne le sait pas vraiment, juste... qu'il lui manque quelque chose alors la demande de Thomas ne peut que la ravir. Non elle ne réfléchit pas avant d'accepter. Elle le suivra à Lagrance et puis Tristan y vivait, elle ne serait pas perdue, de plus Maelys aussi avait reçu cette affectation, de quoi rendre Cassiopée heureuse. L'inconnu pouvait toujours lui faire un peu peur, avec eux, qu'avait elle à craindre ?

« Oui ! »

Il rit et Cassiopée avec lui. Ils partiront quelques temps plus tard et même si les adieux à sa famille lui pesèrent, la jeune mage ne pouvait que s'émerveiller de ce qui l'attendait !



Amar – 2 janvier 1001 


Aujourd'hui, elle entame un nouveau chapitre de sa vie. Elle commence son travail auprès du Duc de Lagrance. Cassiopée mesure sa chance d'avoir été prise d'ailleurs, nul doute qu'une famille ducale doit avoir quantité de mages à son service, pour autant sans être impressionnante, sa spécialité demeure fortement pratique quotidiennement. Bien entendu, elle est tenue au secret mais cela ne lui fait pas peur et sans doute que le Duc la mettrait à l'épreuve. Cela fait quelques mois qu'elle vit à Amar, Tristan lui ayant proposé d'y vivre. Si Cassiopée s'était montrée quelque peu hésitante de prime abord, elle avait fini par accepter, ne serait-ce que pour le voir manger correctement !

Cet homme semblait surpassé par ses devoirs et si la jeune mage n'avait aucune connaissance en gestion d'un domaine, elle avait décidé de l'aider a sa manière. Ainsi, le marché fut scellé, elle vivrait à Amar et profiterait du domaine, en échange, elle se chargeait de le gaver jusqu'à ce que son dragon ne puisse plus le porter. Elle avait refusé toute espèce de salaire, jugeant tout de même qu'il faisait déjà preuve de générosité à son égard en lui ouvrant les portes de sa maison.

Elle saute de son lit, remplie d'une énergie galvanisante, se laver et s'habiller ne lui prend que peu de temps aussi peut elle préparer un petit déjeuner consistant. Plus tard, Tristan l'accompagnerait jusqu'au domaine du Seigneur du Lierre-Réal et ce soir, elle lui fera son dîner avant de rejoindre Thomas dans la soirée. En vérité, elle aimait cette vie qu'elle était en train de construire. Entourée, épargnée par l'existence, elle ne pouvait qu'en rendre grâce chaque jour aux dieux et c'était un devoir dont elle s'acquittait avec sérieux.

Le silence règne encore entre les murs du domaine, certains domestiques la saluent et elle leur sourit, se rendant aux cuisines. Une heure plus tard, elle déposera devant Tristan quantité de victuailles encore chaud et croustillant, elle lui sourira :

« Bonjour ! »

Et cela ne fait véritablement que commencer.


Résumé Livre I :

En vérité, Cassiopée n'aurait jamais pensé qu'il se passerait autant de chose en si peu de temps. Tout à commencé avec l'Ordalie de Diamant alors même qu'elle se réjouissait de visiter le Palais Impérial, au lieu de cela, ils se retrouvèrent au beau milieu d'une tentative de renversement par un total inconnu. Cassie se rangea du coté de l'Impératrice, comme son Duc tandis que Maelys faisait le contraire. Pour autant, Cassie ne lui ôta pas son amitié, loin de là, Mae avait ses opinions et ses avis et elle en avait le droit. Parallèlement, elle se rendit peu à peu compte que ses sentiments pour Thomas dépassaient la simple amitié et si le Chevaucheur n'était pas très à l'aise avec cela, ce n'était pas le cas de la jeune Mage qui plongea tête la première dans une histoire qu'elle devinerait difficile, ne reculant devant rien pour le séduire. Mais il lui fallu attendre la fête de Saiham, une étrange drogue et un concours pour l'entendre lui dire qu'il l'aimait. Comme quoi...Mais ce n'était que le prélude a autre chose. Entrainée comme les autres, elle se retrouva mille ans en arrière, prise dans un tourbillon qu'elle ne compris pas vraiment, sauf le danger que cela représentait ! Fort heureusement, un dragon légendaire les aida a retrouver leur chemin, hélàs, ils revinrent en plein massacre. Alors qu'elle s'enfuyait avec Serenus, Thomas resta pour se battre. Durant sa fuite, elle tomba sur un campement dans lequel était retenu Arnaud le Sillon ! Torturé et captif ! Sans réfléchir, elle se lança a son secours et sa bravoure fut bien mal récompensée puisque cela lui couta sa place auprès du Duc de Lagrance qui l'envoya en Outrevent. Bien loin de chez elle et de Thomas...Reste a espérer que ce nouveau Duc soit plus...correct que l'ancien.

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Cassiopée s'est réveillée Chevaucheuse, maîtresse d'un prince et soeur de Thomas. Oubliée la vie sous l'amour et la tendresse de ses parents, dans cette trame, elle n'était qu'une soeur qui ne devait sa vie qu'a son frère devenu assassin. Elle s'est éveillée la première, le 4 mai, perdue, inquiète, elle a volé vers celui qui était son frère mais dont elle se souvenait autrement. Aujourd'hui, elle se souvient de ce que fut sa vie d'alors et en garde un souvenir amer et l'impression cruelle d'avoir été infidèle et menteuse. La culpabilité la ronge mais paradoxalement, elle se sent plus proche de Thomas ayant, l'instant d'une trame étrange, partagé son enfance terrible.

Pendant le livre II :


▬ Livre II, Chapitre 2. La Fortune des Flots
→ Cassiopée a très mal vécu cette période, Thomas déployé au front, à la guerre, la plongé dans une angoisse terrible, même si elle sait que c'est là sa vocation. Néanmoins, elle a surmonté ses peurs en se concentrant sur son nouveau poste en Outrevent.
Depuis, elle fait régulièrement des allers-retours entre Lagrance et Outrevent.

▬ Livre II, chapitre 5 . La Mort dans les veines
→ Thomas au front, Cassiopée en Outrevent, malgré la distance,
la maladie les a frappés aussi durement l'un que l'autre. Ayant demandé au Duc d'Outrevent la permission de se rendre à Lorgol apporter son aide, Cassiopée était déjà sur place lorsque l'épidémie l'a frappée. Etre à l'article de la mort ne l'a pas empêchée de se ronger les sangs pour ses amis chevaucheurs et jamais elle ne remercierait assez Tristan pour son sacrifice et son aide dans la recherche d'un remède. Depuis sa guérison, elle poursuit sa convalescence au Domaine d'Amar...Et va sans doute pas tarder a s'atteler à la préparation de son mariage.




La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• La peur. Comme tout le monde sans doute, mais aussi une certaine curiosité, il n'est pas rare de me voir fourrée dans la bibliothèque de Souffleciel ou d'Amar pour rechercher quelques renseignements sur ce phénomène. Mais pour l'heure, je fais chou blanc.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• J'aimerais que cette trêve se transforme en paix durable, que la guerre me rende Thomas et mes amis. Je ne connais ni les tenants, ni les aboutissants de ce conflit, mais j'ai peur que Faërie y perde bien plus qu'elle ne songe y gagner.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• A vrai dire, je m'y suis épanouie. Il réside entre ses murs tant de cultures, tant de coutumes différentes ! C'est une richesse a mon sens et qu'importe l’allégeance de cette ville, elle est tout simplement fascinante.









Dans la vie, je m'appelle Riamy et j'ai YY ans. J'ai découvert le forum via Une fourbe et voici ce que j'en pense : Qu'il est toujours aussi génial !
Pour les inventés : Je ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.   




Récapitulatif

Nom de ton personnage

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Amanda Seyfried
♦️ Compte principal : Oui

Ne conserver que les lignes remplies
♦️ Noblesse : /
♦️ Magie : Printemps / Outreparleur / Espionnage
♦️ Familier : Solis / chat de gouttière / Masculin
♦️ Dragon : /
♦️ Griffon : /
♦️ Savoir : /
♦️ Hiérarchie : /
♦️ Affiliation : /


_________________


il suffit parfois...
"Le printemps est arrivé, la belle saison, l'amour et la joie sont revenus chez toi...
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Les Voltigeurs
Les Voltigeurs
Melsant de Séverac

Messages : 1046
J'ai : 37 ans
Je suis : Marquis d'Automnal
Voltigeur de la Griffonne Soie
Major de Division à Sombreciel (palais), membre du Conseil des Majors

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Castiel de Sombreflamme & l'Empereur d'Ibélène
Mes autres visages: Thomas Sombrepas
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 13:31



[Nymphi] présente

Melsant
de Séverac

Travis Fimmel

« Mon cœur est ailé désormais, et c'est Soie qui m'élève au-dessus des nuées »

Melsant, malgré ses responsabilités est un homme qui aime s'amuser et faire la fête, souvent d'humeur joviale. Il ne refuse jamais d'aller boire quelques chopines avec ses amis, pour passer un bon moment avec ses compagnons et oublier les tracas du quotidien. Le Voltigeur a tendance à se faire remarquer par son exubérance, son rire sonore et grave, son parlé parfois osé, se moquant bien de ce que l'on pourrait penser de lui.

Bien qu'intelligent, ayant des facilités d'apprentissage et cultivé, c'est une tête brûlée qui a tendance à agir avant de réfléchir. Un caractère impulsif qui lui a déjà attiré quelques ennuis par le passé. Melsant est un homme pétri d'honneur et de principes, chevaleresque et brave, qui n'hésite pas à se mettre en danger pour les autres. Téméraire et audacieux, il est un excellent élément pour son Vol, bien que parfois difficile à canaliser. Sa détermination, qui confine à l'obstination, pose parfois problème alors qu'il est difficile de le faire changer d'avis. Quand Melsant est convaincu de quelque chose ou désire quelques chose, il est presque impossible de le faire dévier de son but. Même s'il a tort.

En plus de cela, il est difficile de lui remettre les idées en place ou de le critiquer, l'homme étant susceptible et prenant parfois la mouche un peu trop rapidement. Heureusement, il n'est pas rancunier et se calme aussi vite qu'il peut s'énerver. De par son tempérament explosif, il n'est pas rare de le voir participer à quelques bagarres, déclenchées par quelques paroles malencontreuses.
Pourtant, le Voltigeur est un homme loyal. Surtout à sa famille. Il les adore et sacrifierait tout pour eux. Ils ont son entière confiance et rares sont ceux qui peuvent se targuer de ce privilège alors que l'aîné des Séverac est un homme méfiant. Il est difficile de gagner son respect et davantage encore sa confiance. Il faut bien des preuves de loyauté et du temps pour y parvenir. Mais une fois que c'est acquis... En revanche, il est impitoyable quand on le trahit et il n'y a pas de seconde chance.

Derrière cet homme assuré et jovial, bon vivant et bagarreur, il se cache aussi un homme avec des principes solidement ancrés en lui. D'où viennent-ils exactement, c'est un mystère. Peut-être du modèle que sont ses parents, qui s'aiment comme au premier jour et sont fidèles, une exception chez les cielombrois ? Quoiqu'il en soit, Melsant aimerait trouver cette femme qui saura se l'attacher, avec laquelle il pourra partager une tendre complicité, et sur laquelle se reposer pour l'aider dans sa tâche de Marquis. Une perle rare, mais il n'a pas renoncé. Melsant n'est pas friand des plaisirs de la chair dans les bras de belles inconnues ou de femmes de métier. Pour apprécier, il doit aimer, tout simplement. Un concept étrange que même ses frères et sœurs ne peuvent comprendre. Alors il ne l'explique pas et laisse planer le mystère et les autres échafauder des hypothèses. Un divertissement comme un autre. Il se demande même s'ils en sont arrivés à prendre des paris... Il devrait se renseigner à ce sujet.



©️ Lemontart
Melsant revenu à Sombreciel, il va devoir affronter les questions et sous entendus de sa famille concernant sa sexualité. Voilà bien un sujet de spéculation chez les Séverac qui n'a cessé d'alimenter les fantasmes de tous. Le jeune homme n'est pas avare de boutades à ce sujet, mais quand il s'agit de lui, il se contente d'un silence et d'un sourire mystérieux. Si, au départ, il a agi ainsi simplement par discrétion, au fil du temps, il y a une partie de jeu qui s'y est ajoutée. Il doit bien reconnaître s'amuser de voir les autres discuter de cela comme si c'était un sujet primordial. Melsant ne ressent heureusement aucune pression... Du moins, n'en ressentait pas. Mais à 35 ans, il commence à être temps de se poser et fonder une famille, non ? Pour le moment, le sujet s'est tassé entre les amours de Castiel et le mariage de Mélusine, mais il sait que ce n'est que partie remise.



©️ Dunewolf
Âge : 36 années déjà écoulées
Date et lieu de naissance : 1er mai 966, au sein de ses chères terres de Séverac
Statut/profession : Marquis d’Automnal, Voltigeur et cavalier de la griffonne Soie, Major de la division d'Euphoria du Vol de Sombreciel
Allégeance : A Castiel, petit frère de cœur et duc de Sombreciel et à Octave d'Ibélène.
Dieux tutélaires : Valda l’Étoile, Levor le Droit, Omen l'Aléatoire et Kern le Guerrier.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Voltigeurs/Noblesse


L'homme se redresse brutalement, une fine sueur couvrant son corps athlétique alors qu'il frissonne, les lambeaux de son cauchemar s'attardant dans sa psyché malmenée.

Soie ?

Image réconfortante, présence familière. Elle est là. Soulagement.

Il s'assoit au bord du lit et passe une main sur son visage. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas vu ses nuits interrompues par ces rêves emplis de terreur. Ses mésaventures sur la Marie Sanglante ont ravivé de vieux souvenirs qu'il aurait aimé effacer. Mais ses cauchemars ont prit une autre tournure. Il ne perd plus seulement Meldred en mer, mais tous ceux à qui il tient et cela se mélange à la folie des vivenefs qui les noient un par un... Terrifiant. Il avait 7 ans à l'époque et déjà l'âme du chef de famille qui prend soin des siens... A aucun moment il n'a hésité... Sauver ses sœurs lui semblait aussi naturel que respirer. Comment abandonner les petites puces âgées de 4 ans, ballottées par les flots ? Et pourtant, il y avait aussi Meldred, bambin de 2 ans, incapable de nager également et trop vite perdu de vue par son frère... Mélusine et Mélisende étaient à portée de brasse. Pas Meldred. Il a agi d'instinct, un instinct sûr qui lui est encore utile aujourd'hui, et a aidé ses sœurs, embarquant Mélisende sur ses épaules alors que cette dernière aidait Mélusine. Si jeunes et pourtant déjà si unis, se serrant les coudes pour s'en sortir. Cette épreuve les a tous marqué... Melsant en a fait des cauchemars pendant des mois, terreurs silencieuses d'un enfant sérieux et appliqué, qui faisait la fierté de ses parents et que ses sœurs adulaient. Depuis, il est leur héros et il prend garde de ne jamais descendre de ce piédestal.

La disparition de Meldred a jeté un voile noir sur l'heureuse petite famille. Pendant quelques temps, les rires se sont éteints. Parfois, la perte d'un enfant fait éclater les familles. Pas chez les Séverac. Pas quand Maximilien raconte avec humour et une emphase toute théâtrale à ses enfants qu'il a enlevé leur mère érebienne pour l'épouser et qu'Ismalia renchérit que c'est elle qui a volé son cœur pour le garder. Un symbole d'amour puissant, pur et passionné qui a bercé l'enfance de Melsant et lui a donné une image bien particulière de l'amour et du couple qu'il souhaite reproduire pour lui. Ses parents sont son modèle. Ils ont traversé la vie avec ses joies et ses peines. Comme la perte d'un petit garçon de deux ans dans un tragique naufrage en se rendant vers la Capitale. Il n'a pas souvenir de disputes entre ses parents, ni d'éloignement. Aucun grief. Sans doute ont-ils loué les dieux que leurs trois autres enfants s'en soient sortis. En revanche, Melsant se souvient avec une précision étrange de la conversation qu'il a eu avec son père suite au sauvetage de ses sœurs, cette façon d'être traité comme un homme et un égal du haut de ses 7 ans. Cette épreuve l'a immanquablement fait grandir. Il adorait son petit frère. Mais il a tenu son chagrin à distance pour mieux soulager celui de ses sœurs. Les autres passaient avant lui. C'était normal. Naturel. Il se souvient aussi des sanglots de sa mère quand elles les a retrouvé tous les trois, trempés, épuisés, mais en vie, ses baisers reconnaissants envers Melsant alors qu'elle était pourtant foudroyée par le chagrin de la perte de son précieux bébé.

Après cet épisode douloureux, la vie a naturellement repris son cours, mais l'atmosphère à Séverac avait changé. Melsant se perd dans l'apprentissage auprès des précepteurs et de son Père, révélant ses capacités cognitives remarquables. Enfant intelligent et appliqué, que demander de plus ? Il apprend et retient, fait preuve de curiosité et surprend ses professeurs par ses questions. Melsant est l'héritier rêvé. Et en bon petit garçon, il est surtout passionné par les arts de la guerre et de la stratégie, son sérieux se disputant à son âme d'enfant alors qu'il joue avec son père à la guerre avec quelques figurines sur un plateau géant. Qu'il se bat à l'épée avec ses instructeurs et monte les poneys, puis les chevaux une fois plus grand, devenant bon cavalier. Il ne se souvient pas d'une fois où il aurait pu décevoir les attentes des siens. Les seules choses qu'on pouvait lui reprocher, c'était son entêtement, sa tendance à bouder quand les choses n'allaient pas comme il le souhaitait, ses prises de risque qui auraient pu lui être fatales alors qu'il repoussait ses limites avec l'insouciance de la jeunesse, et sa propension à piquer des crises quand il était vexé par quelques remarques qui ne lui plaisaient pas. Des travers qui ont à peine été gommés avec l'âge.

Et puis, en juin 977, 4 années de deuil ont prit fin quand Melbren est né. Melsant a 11 ans. Il se souvient de sa joie quand leurs parents leur ont annoncé qu'ils attendaient un heureux événement, une joie rendue réelle quand il a vu le ventre de sa mère s'arrondir. Jamais il n'a été jaloux de voir un autre enfant arriver. Il aurait pu bouder de ne plus être le préféré, celui à qui on accordait toute l'attention. Mais quand les jumelles étaient nées, il ne s'était pas senti flouer. Ses parents avaient été habiles de lui confier la responsabilité de grand frère face à ces deux adorables petites filles aussi semblables que deux gouttes d'eau. Puis avec Meldred... C'est sans doute cette même responsabilité qui lui a rendu la disparition de l'enfant plus insupportable encore. Du haut de ses 7 ans, il se sentait coupable de ne pas avoir pu le sauver. Culpabilité ridicule et irrationnelle, mais ancrée dans l'âme. Même 27 ans après.

Alors la naissance de Melbren est une véritable liesse pour tous, un soulagement, un nouveau départ, un vent de fraîcheur. Le souvenir de Meldred ne périrait jamais, mais il serait moins douloureux, moins pénible. Et cette naissance est accompagnée quelques années plus tard par l'arrivée d'un autre enfant, le petit Castiel, âgé de 5 ans, devenu orphelin dans d'horribles circonstances. Castiel devient le compagnon de jeu inséparable de Melbren de par leur âge similaire. Melsant, lui, a 15 ans, est déjà presque un homme, mais il accueille le futur petit duc avec la même chaleur qu'il aurait accueilli un autre frère. Maximilien de Séverac devenait tuteur de Castiel et régent de Sombreflamme, alors que les Séverac recueillaient l'enfant comme un nouveau frère, agrandissant ainsi la famille.

Mais Melsant ne profite pas très longtemps de cette belle unité familiale. Il est l'héritier de Maximilien, il est Marquis d'Automnal, mais il rêve d'autre chose... D'obtenir quelque chose par son talent et non par sa naissance sans doute. S'il a encouragé ses sœurs à apprendre à nager pour lutter contre une phobie possible de l'eau après le naufrage, il demeure peu rassuré sur un navire. Les vastes étendues d'eau continuent de lui procurer un sentiment d'angoisse diffus, qu s'est renforcé récemment. Et puis, comment ne pas être rêveur et envieux en voyant les Voltigeurs et leurs superbes Griffons ? La terre est fade, l'océan dangereux... Les cieux, en revanche, s'ouvrent à lui.

C'est avec ces rêves pleins la tête et l'envie de prouver sa valeur qu'il décide de tenter sa chance, en 985. Il se présente devant les Griffons, impressionné par la beauté et la noblesse de ces montures. Au fond de lui, il a l'impression qu'il est à sa place. Son instinct lui souffle qu'il est exactement là où il doit être, même si la raison lui murmure qu'il y a également des risques qu'il ne soit pas choisi. Pourquoi lui et pas un autre ? Toute sa belle assurance n'est que poudres aux yeux face aux montures ailées. Et pourtant... Un griffon ébène le remarque. Son esprit touche le sien et son monde empli de certitudes bascule alors qu'il se retrouve lié à la femelle, enthousiaste d'avoir trouvé son cavalier. Soie le choisit, envahit son esprit avec douceur et fermeté, comme une évidence, lui permettant ainsi d'intégrer Val-Griffon, du haut de ses 19 ans. Aussi sérieux dans son apprentissage de Voltigeur que dans son parcours précédent, il se fait assez rapidement remarquer. Il est un camarade de plaisante compagnie et un meneur d'hommes né. Il est apprécié, tout autant que craint pour ses colères parfois bien démesurées. Une certaine rivalité naît avec des Voltigeurs qui sont jaloux de l'aisance de Melsant, envieux ou tout simplement ambitieux. Une franche camaraderie s'épanouit avec les autres. Ces quelques années sont difficiles, mais enrichissantes. Il a grandi dans un cocon familial uni, protégé de tout, privilégié et s'est ainsi retrouvé mêlé à d'autres personnes, de tout horizons et tout statuts sociaux. Une bonne leçon pour lui, même s'il fut élevé dans le respect des plus humbles et en étant à l'écoute de ses gens. Le Séverac aurait pu être arrogant et hautain, mais son éducation et ce passage à la Caserne de Serre l'en préservèrent et jamais il ne se rengorgea d'être un cadet doué et apprécié de ses instructeurs.

Sa première affectation en tant que Voltigeur se fait à Valkyrion, faute de place à Sombreciel. Si la séparation d'avec les siens fut pénible à son entrée à la caserne, les années lui ont apprit à prendre son mal en patience, de se contenter de ses permissions. Ses sœurs ont chacune choisi leur voie et tous se destinent à de grandes choses, dans des voies bien différentes.

Mais Melsant ne peut se contenter d'être simple Voltigeur. Il aspire à davantage encore, a besoin de se dépasser. Il supporte difficilement les ordres de son capitaine de Vol. Il pense qu'il manque de charisme. Qu'il ferait un meilleur chef que lui. C'est bien là que le bât blesse. Alors le Voltigeur escompte bien monter en grade, avoir davantage de poids et surtout, partir de ce Vol pour rejoindre celui de Sombreciel, qu'importe le temps que cela prendra. Et c'est en 997, âgé de 31 ans qu'il est promu major de division. Ce qui ne va pas faciliter ses relations avec son supérieur, loin de là. Les deux hommes sont souvent en désaccord, le bruyant Melsant n'hésitant pas à dire ce qu'il pense au calme Hjalmar. Fort heureusement, cette situation prend fin en Novembre 1000, quand enfin la demande de mutation de Melsant est acceptée et qu'il quitte Valkyrion, disposant de quelques mois pour mettre ses affaires en ordre. Soucieux et prévoyant, il se renseigne à Lorgol début décembre, afin de faciliter l'acclimatation de Soie à son futur environnement. Il en profite pour rouvrir son domaine à Automnal avec l'aide de Mélusine, visiter sa mère à Séverac, son père et ses frères à Euphoria. Son domaine est en bon état, ayant tourné au ralenti pendant des années sous la houlette d'un intendant efficace et la complicité de domestiques appliqués. S'il y a fait quelques séjours, il ne s'y est jamais installé jusqu'ici. C'est désormais chose faite. Il profite des capacités de sa sœur pour aménager davantage le château et recruter davantage de domestiques. Ayant à cœur de se rapprocher de ses administrés, il se montre à Automnal, s'implique dans la vie du marquisat. Il reprend sa place et ses droits, naturellement. Ce mois de décembre est un retour aux sources des plus salutaires, alors qu'il voit davantage les siens, ravi de pouvoir passer du temps avec eux.

Et en janvier 1001, une fois tout en ordre, il rejoint enfin le vol de Sombreciel. Il sait qu'ici, tout est à prouver. Il traîne une solide réputation derrière lui, mais les autres Voltigeurs ne le connaissent pas et attendent de voir quel homme et quel major de division est l'héritier de Séverac. Qu'importe, Melsant aime les défis, cela le stimule. Il a besoin d’adrénaline dans sa vie, de prendre des risques.

Son vœu est exaucé quelques mois plus tard, quand des enfants disparaissent et qu'il part en mission avec d'autres pour les retrouver. Un voyage qui le mène sur le pont d'une vivenef d'où il ne repartira pas. Mais davantage que le fait d'être prisonnier, c'est la perte de Soie qui lui fait un réel choc. Il la perd brutalement. Il ne la sent plus. Après 15 années à être connectés, intimement liés, c'est une sensation terrifiante, un vide atroce qui l'abrutit presque. Sonné, il se retrouve à fond de cale, dans des conditions de détention rudimentaires. Il se raccroche pourtant à la raison. Il n'est pas le seul prisonnier à ne plus sentir sa monture. Quitterie, compagne de misère faë et Chevaucheuse est privée de son dragon et de sa magie. C'est là un domaine dans lequel Melsant n'est pas à l'aise. Pas plus que d'être enfermé dans les entrailles d'un bateau... Depuis la noyade de son frère, le naufrage, il n'apprécie plus vraiment de se retrouver sur les flots. Il tient bon pourtant, gardant espoir que les choses s'arrangent, inquiet de la réaction des siens à l'annonce de sa disparition. Après des semaines, d'autres prisonniers les rejoignent, dont Grâce, une Voltigeuse qu'il a côtoyé quand il était à la Caserne de Serre, une belliférienne au courage et à la force de caractère remarquables. Qui tenta le tout pour le tout pour s'échapper.
La suite... Elle ravive les mauvais souvenirs de Melsant. Le naufrage de la vivenef folle, cet instant de terreur alors que le temps semble lui jouer des tours et que le présent se mêle au passé. Mais cette fois, il n'y a pas de petit garçon de 2 ans à sauver, ni de jumelles de 4 ans. Cette fois, il n'a plus 7 ans, mais 34 ans bien sonnés. Il n'est plus un enfant terrifié, mais un adulte surentraîné. Pour autant, cet épisode n'a pas fini de venir hanter son inconscient et brouiller son sommeil...

Il aurait du être empli de haine envers ces mages de sang, ces vivenefs... Et pourtant... Comment ne pas compatir à l'évocation de leur histoire, de ce dont les décisions passées, les interdictions, les ont privé ? Personne n'a songé aux conséquences. Et ils se les sont pris en pleine face. De quoi réfléchir. C'est avec soulagement qu'il a retrouvé les siens après ces épreuves. Et qu'il a gagné de nouveaux cauchemars, bien qu'il s'en défende et n'en parle à personne. Il est Melsant de Séverac. Le héros de sa fratrie, l'inébranlable. Finalement, il n'y a que Soie qui sait ce qui s'agite dans son âme. Il lui arrive aussi de craindre de la perdre. Il a eu un aperçu du vide béant dans son être... Et craint déjà le jour où elle lui sera arrachée. Il essaie de ne pas y songer et de profiter du présent.

Suite à ses mésaventures, il a renoué avec Grâce Martel et lui est venu en aide quand elle a cherché à protéger ses filles de leur père belliférien. Il a intercédé en sa faveur auprès de Castiel, et de ses sœurs, assurant ainsi aux deux filles un avenir bien différent de ce qu'elles auraient pu connaître sous la houlette masculine de leur père et leurs frères.

Quelques mois après ces mésaventures, il y a eu le Tournoi des Trois Opales. Melsant aurait regretté de ne pouvoir y participé en temps normal. Pas cette fois. Quelque chose a changé. Ces semaines passées à fond de cale l'ont changé, quand bien même il continue de donner le change et à demeurer aux yeux de tous l'aîné des Séverac, calme et inébranlable. Il l'est. Il le redeviendra. Il assure la sécurité. Mais le tournoi ne se passe pas tout à fait comme prévu... Menaces, attentats. Le climat est de plus en plus délétère et les champions finissent dans un sale état. A voir ça, il oscille entre les regrets et le soulagement. Le regret de ne pas avoir pu se lancer lui aussi dans cette aventure pour tenter de se couvrir de gloire. Il soupçonne Castiel de ne pas l'avoir choisi comme champion pour lui éviter de risquer sa vie. Savait-il ce qui attendait les élus ? Il aurait pu lui en vouloir... Mais il comprend aussi ce genre de raisons. Le soulagement de ne pas infliger une angoisse inutile à ses frères et sœurs. Mais si encore il n'y avait que ces hommes et femmes aguerris et jetés dans l'arène qui avaient été blessés... mais non. Lors de l'effondrement des gradins, Melsant a cru voir son pire cauchemar prendre vie : la perte des siens. Mais tous s'en sortent miraculeusement. Ses sœurs sont hébétées, couvertes de poussières et de gravats, mais vivantes. Et il les étreint ses sœurs adorées, avant de partir à la recherche de Melbren. Tous sains et saufs. Pourtant, ces images vont le hanter elles aussi, avec toutes les autres, se mêlant et créant des cauchemars de plus en plus élaborés et terrifiants. Des images accompagnées des cris et sanglots de Castiel. Le fragile Castiel. De tous, il est le plus vulnérable, le petit duc. Et il a commis l'erreur de sombrer dans ses addictions, une erreur que l'intransigeante Mélusine refuse de lui pardonner depuis le couronnement mouvementé de Chimène de Faërie. Il semblerait que rien ne puisse se passer en Arven sans que ça dégénère... Et tout pousse Ibélène et Faërie à s'affronter.

Melsant est Voltigeur. Son devoir sera de défendre Ibélène. Pour le moment, une paix fragile existe encore mais pour combien de temps ? L'impératrice de Faërie est furieuse et traque les Mages de Sang. Ils se scindent. Et en Ibélène, Erebor et Sombreciel se déchirent. Tandis que Castiel et Alméide fricotent... Mais qu'a donc son frère en tête au juste ? Melsant n'est pas moralisateur et il ne se mêlera pas du conflit entre Mélusine et le Duc, mais cette situation le touche énormément... Comment s'étonner que le continent soit sur le point d'imploser quand frère et sœur se font la guerre ? Quoique non, ils s'ignorent plutôt. Et que dire de la tentative d'enlèvement de Martial de Bellifère sur Mélisende ? Sale petit... Par les dieux, Melsant a vraiment du prendre sur lui pour ne pas exploser la tête de ce petit crétin arrogant. Mais ce n'est que partie remise, il le sait. Et le belliférien s'est fait un ennemi du Voltigeur. Et de tous les Séverac sans aucun doute.

Heureusement, parmi tous ces drames, il y a quelques bonheurs. Le mariage de Mélusine avec Hiémain de Sylvamir par exemple, même si Melsant n'est pas convié à la cérémonie initiale, à la Cour des Miracles. Ce qui lui reste un peu en travers de la gorge, quand bien même il en comprend les raisons. Mais la famille a assez du froid entre Mélusine et Castiel sans qu'il ne vienne en rajouter une couche à cause de sa susceptibilité légendaire... il ne dira rien... Mais boude un peu quand même. Cela passera et il sera plus que ravi d'être le témoin de sa sœur en Erebor, naturellement !

RÉSUMÉ LIVRE I A l'occasion de la Samhain, Melsant a été invité au Mémorial des Disparus. Là, il a été pris au piège par les ravisseurs de Chimène, avec toute la noblesse d'Arven. Suivant son instinct et contre l'avis général, il a décidé d'ouvrir un sarcophage. Il a assisté au rapt de certains d'entre eux, il s'est opposé à Anthim d'Erebor, leur animosité grandissant au fur et à mesure du voyage. Il a été accueilli par un Gustave de la Rive devenu empereur par fourberie... Il a assisté à l'humiliation de Liam d'Outrevent, à la trahison des autres ducs qui n'ont pas pleuré leur petite impératrice.
Et pourtant, alors que les Ibéens retournaient chez eux, Melsant est resté, officiellement pour organiser les rapatriements. Officieusement, il s'est entretenu avec Gustave de la Rive, convoqué par l'empereur, afin qu'il emmène Chimène, vivante, auprès de l'impératrice d'Ibélène, sa sœur. Là, elle sera cachée, le temps que les choses se tassent... perplexe concernant cet homme, Melsant a accepté, s'acquittant de sa tâche dans le plus grand secret.

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
Spoiler:
 
→ Melsant s'est réveillé le 7 mai alors qu'il était parti à Lorgol en compagnie de Meldred et Mélisende, suite au meurtre de son neveu, Arsène, qu'il avait enlevé à sa mère aux moeurs scandaleuses pour en faire son héritier. Héritier décédé chez lui, sans doute d'un excès de substances illicites... Envoyées par Maximilien de Séverac. Il a entrepris le voyage avec sa fratrie, s'énervant de son frère soudain devenu stupide et ne sachant plus parler correctement et de sa sœur hautaine et sarcastique. Mais en arrivant à Lorgol, il a retrouvé Soie et s'il l'avait oublié, elle, elle a su lui sauter dessus avec ses petits griffons et le bombarder de flash de son autre vie. Il a ensuite compris quel homme il était dans cette réalité en discutant avec son domestique. Il n'ose pas encore croire que son frère disparu en mer il y a 30 ans puisse en fait être en vie...

RÉSUMÉ LIVRE II Désormais, Arven n'a plus de héros légendaires pour la défendre. Ils ne peuvent compter que sur eux-même et sur leur foi en l'avenir. Oscillant entre plusieurs modes de pensées, Melsant demeure pourtant un fervent partisan de la paix, quand bien même il s'épanouit en temps de guerre. Il aimerait pouvoir profiter davantage de son neveu et de sa nièce récemment née, de Grâce, apprivoiser ses filles alors qu'il sait combien il est difficile pour sa belliférienne de trouver sa place de mère auprès d'Agathe. Il s'inquiète pour les siens. Il connaît l'abandon de l'esprit de sa pièce et il se demande à quel point cela affecte Mélusine et Castiel. Surtout Castiel, si changeant et instable, malgré sa paternité nouvelle, son mariage, ses fiançailles avec celle qu'il aime. Il s'est éloigné de sa famille, à cause de la guerre et aimerait profiter de cette trêve pour renouer ces liens indestructibles... Et enquêter sur son frère disparu en mer en bas âge et vivant dans la réalité alternée. Découvert comme le Cavalier Blanc, dont il a été l'écrin de novembre 1001 à novembre 1002, il doit également désormais composer avec cette soudaine notoriété qui ne va pas lui apporter que des amis. Mais il continuera de mener ses combats avec honneur et droiture et à chercher des réponses quant aux mystères et mensonges entourant les mages et savoirs scellés.



Questions Livre I:
 
La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• De la colère. Melsant a assisté aux adieux de la Rose, savait ce qui aurait pu l'arrêter et sait aussi pourquoi elle est toujours libre de terroriser le monde. Il n'a pas peur pour lui, il a peur pour ses proches et il fera tout ce qui est en son pouvoir pour les protéger et mettre un terme à ce qui n'aurait jamais du revoir le jour.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Comme une ineptie. Bien qu'il aime se battre, il a l'impression que rien n'avance et que cette guerre ne mène nulle part, que les raisons même sont stupides et pleines de non sens. Il existe probablement un moyen pour concilier ce qui fut avec ce qui est, même s'il ignore la solution et le moyen de s'y prendre. Ayant deux frères mages, il ne peut que souhaiter que la magie soit acceptée en Ibélène et n'est pas contre le retour des magies et savoirs scellés. La liberté est une valeur importante, mais qui a un prix. Un idéal difficile à atteindre et surtout à conserver. Éclairer le passé, comprendre ce qu'il est arrivé serait un bon moyen de départ. Calmer les extrémistes de l'Ordre également. Avec la mort de son Empereur, Melsant craint pour l'avenir d'Ibélène alors qu'Octave ne lui semble pas à la hauteur de la charge qui lui incombe.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lorgol est une source de curiosité constante. Melsant s'y promène sans la moindre crainte, fasciné par l'atmosphère particulière de cette ville où tous cohabitent. Sa sœur y a établi son propre empire. Cette cité libre est une preuve que Faës et Ibéens ne sont pas si différents et peuvent vivre en bonne intelligence finalement.






Dans la vie, je m'appelle Stéph et j'ai 32 ans. J'ai découvert le forum via Elnaie la première fois et voici ce que j'en pense : tellement pas bien que je DCise dis donc !.



Récapitulatif

Melsant de Séverac

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Travis Fimmel
♦️ Compte principal : Non

♦️ Noblesse : Marquis d'Automnal/Sombreciel
♦️ Griffon : Soie / Ebène / Femelle / 27 ans
♦️ Hiérarchie : Major de Division d'Euphoria
♦️ Rose Écarlate (anciennement) : Cavalier Blanc (1001 - 1002)


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Mélusine de Sylvamir

Messages : 5509
J'ai : 34 ans
Je suis : baronne de Sylvamir, marquise de Sinsarelle, dame de Séverac, Voleuse de la Cour des Miracles

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles
Mes autres visages: Quitterie ♦ Ljöta ♦ Rejwaïde ♦ Faustine ♦ Pénélope ♦ Shéhérazade ♦ Chasteté
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 14:09



Aura· présente

Quitterie
des Deux-Ancres
(née Aubenacre)

Tamla Kari

« Je voudrais briller comme une étoile ; mais j'ai peur qu'on me perde de vue si le ciel se voile. »

déterminée • pessimiste • fidèle • jalouse • autonome • ambitieuse • dévouée • crédule • généreuse • maladroite • méfiante



©️ Coatlicue
Quitterie aime beaucoup son prénom, seul souvenir de sa mère. Ce n'est pas le cas de la majorité de la population dont elle reçoit quantité de moqueries. Il lui arrive donc régulièrement de se présenter sous son second prénom, Louison. Seuls ses amis proches l'appellent Quitterie, ou Quittou.



©️ Zarla
Âge : 25 ans
Date et lieu de naissance : 16 avril 977, à Riven (Bellifère)
Statut/profession : Mage de l'Hiver (guérison) & ex-Chevaucheuse du dragon Serment
Allégeance : son Capitaine de Vol et époux Rackham ; la Guilde des Mages ; les Épines
Dieux tutélaires : Née sous Maari, vouée à Valda et à Callia
Groupe principal : Les Gardiens de la Tradition
Groupes secondaires : Noblesse / Mages


Riven est un bel endroit pour voir le jour. Sur la côte, près de la frontière kyréenne : là où le vent du large souffle fort et où les vagues de l'océan viennent se jeter sur les plages du littoral. C'est une belle ville, dotée d'un port de commerce de taille respectable : nous n'avons pas de port militaire, aussi les échos de la guerre des flots ne nous parviennent que rarement. Riven, c'est un port marchand... un port tranquille. Parfois, les pirates viennent rapiner, mais mon père est installé un peu à l'écart, et les élevages d'huîtres perlières n'intéressent guère les loups des mers. C'est là que j'ai grandi, au milieu des coquilles et du corail, dans cette famille établie sur le front maritime depuis tant de générations que la lande elle-même s'appelle Aubenacre. D'un père de Riven, et d'une mère d'Ansemer, arrivée là sur les navires de commerce qui font le tour du continent. Ils se sont aimés, je pense – j'espère ? – mais ça n'a pas vraiment duré... Il paraît que les traditions de Bellifère sur la place des femmes ne lui ont pas convenu, et qu'après vingt ans de mariage elle s'est finalement enfuie quand j'avais deux ans, laissant derrière elle ses sept enfants dont j'étais la benjamine. D'elle, je ne garde que mon prénom – et un appétit de liberté bien peu belliférien.

Mes jeunes années se sont passées les chevilles dans l'eau, à cavaler le long du rivage avec mes frères aînés, insouciante et enjouée ; et puis, petit à petit, les choses se sont gâtées. Ma sœur, la première de la fratrie, plus âgée que moi de seize ans, avait été mariée juste après le départ de Mère. Quand j'atteignis ma dixième année, elle en avait vingt-six – et son époux la répudia, car sa vue baissait tellement qu'elle n'était plus capable de coudre correctement. Quand j'eus douze ans, elle était devenue totalement aveugle, et une bouche à nourrir. Elle s'installa non loin de la maison, dans une petite cahute confortable, pour ne pas nous imposer sa honte ; et subsista en apprenant à trier au toucher les perles selon leur calibre. Il était agréable pour moi toutefois d'avoir une présence féminine à proximité ; notamment pour m'expliquer ce qu'était ce sang sur mes draps un matin. J'avais presque quatorze ans, c'était tard, mais elle me disait en souriant, de ses yeux voilés, que j'avais le temps de grandir et d'exister.

Le temps de devenir mage, aussi : quelques accidents impliquant l'eau se succédèrent, et Désirée m'aida à les dissimuler à notre père et nos cinq frères. Mage, en Bellifère ? Scandale ! Sur le ton de la confidence, mon aînée me raconta avoir elle-même manifesté de tels signes impies, mais les avoir tus pour ne pas être rejetée et reniée. Sûrement l'œuvre du sang ansemarien de notre mère, bien qu'elle-même n'ait jamais été mage... Mais Désirée voulait le meilleur pour moi. Dans le plus grand secret, elle fit ses préparatifs, économisant méthodiquement quelques deniers sur la maigre solde versée par notre père pour la rémunérer. Et, le jour de mes seize ans, elle m'en fit présent. « Pars pour Lorgol, petite, il n'y a rien pour toi ici. Va à l'Académie, apprends la magie. Et ne reviens jamais : Père ne te pardonnera pas ta fuite, et tu connais nos frères : nous sommes femmes, et négligeables. Construis pour toi une belle vie en Faërie, retrouve Mère si tu le peux. Je penserai à toi, tous les jours. » Une étreinte, des promesses échangées, et j'étais partie : de Riven vers Valkyrion, au sud. C'était par là que l'on me cherchait le moins ; et une fois à Ibelin je me rendis directement à la cellule locale de la Guilde des Mages, expliquant ma situation. On m'achemina à Lorgol par portail, directement à l'Académie où je sollicitai permission de m'inscrire. On était en mai, les entretiens ne commenceraient qu'en juillet ; alors, mettant à profit les quelques fleurons offerts par Désirée, je me suis mise en quête d'un logis. Les tarifs pratiqués dans la Ville Haute étant rédhibitoires, c'est dans la Ville Basse que je me suis aventurée, passant d'auberge en auberge jusqu'à pousser la porte de la Taverne de la Rose. Il y avait là une femme, enceinte fort visiblement, qui se trouva reconnaître mon accent de Bellifère et me tira toute mon histoire devant une bolée de cidre de Lagrance. Elle connaissant Riven, venait elle-même des landes toutes proches ; et c'est le sourire aux lèvres qu'elle m'invita à prendre logis à un prix ridicule, toute fière de voir une femme de Bellifère prendre sa vie en main.

L'entretien à l'Académie se passa bien. J'y avais choisi la guérison, et le professeur en charge de cette discipline consentit à me faire intégrer les rangs de la formation. Je restai loger à la taverne de Freyja, qui n'était pas là tout le temps mais courait les mers avec son équipage pirate, découverte surprenante mais qui ne me choqua pas autant qu'on aurait pu le croire. Et les cinq années passèrent... si vite. Des événements marquants ? Pléthore. Ma rencontre avec Lucille, et son installation avec moi à la Taverne de la Rose, où Freyja consentit à nous laisser transformer les trois pièces vides du fond au dernier étage en petit appartement privé, comportant nos deux chambres et une salle d'étude commune. Nos repas ? Dans la grande salle, en bas, comme les autres clients. Nous la payions en rendant de menus services, utilisant le savoir de Lucille et ma magie pour nous rendre utiles. Il y a eu ce jour, aussi, en troisième année, où mon regard accrocha une cigogne perchée parmi la neige des toits. Il était si rare de croiser ces nobles oiseaux en plein janvier – je m'arrêtai, surprise, observant le gracieux volatile me rejoindre. Comme si... comme si une partie manquante de moi-même venait de m'être rendue, je fis la connaissance de Sayam, mon Familier, l'extension de mon âme et la voix de ma conscience. J'en suis immensément fière, aujourd'hui encore. Il est... Il est parfait. Élégant, gracieux ; et il peut voler pendant des heures, infatigable. Il devint ma voix de la raison, et j'étais bien heureuse de l'avoir rencontré sur mon chemin ; ce n'était pas le cas de bien des élèves mages. Cinq ans, oui – et un diplôme de guérisseuse en poche. Et au fond de mon cœur, un bien lourd secret.

Comme Désirée, mes yeux ont commencé à me trahir. Ça a commencé par une difficulté à discerner les couleurs trop proches, puis les paysages au loin ont commencé à se fondre, au fil des mois... Lors de ma cérémonie de sortie de l'Académie, j'y voyais déjà mal de loin, l'univers s'assombrissant autour de moi. Alors, quelle folie m'a prise, quelle mouche m'a piquée, quelle lubie m'a poussée d'aller me présenter aux dragons lors de la présentation des aspirants cadets de l'Escadron des Chevaucheurs ? Je ne sais pas. Peut-être cette promesse faite à Désirée quand j'avais seize ans et qu'elle me disait adieu, de ne jamais renoncer et de toujours aller de l'avant ? Quoi qu'il en soit, je m'apprêtais à être ignorée des dragons présents, lorsqu'un souffle chaud dans mon dos et la pression d'un museau sur mon épaule me permirent de rencontrer Serment, mon dragon – celui qui me revendiquait pour sienne.

Deux années de folles chevauchées dans les cieux des Terres du Nord et de tout Arven passèrent ensuite, apprenant à déployer ma science de la guérison sur mes équipiers en plein vol, étudiant également quelques sorts offensifs et défensifs à l'Académie en parallèle pour parfaire ma formation. C'était un rêve devenu réalité : Serment devint pour moi une part essentielle de ma psyché, et je m'épanouis entre Sayam et lui, malgré ma vue qui continuait à baisser. Je ne semblais pas capable de guérir cette affliction, et faire appel à un autre guérisseur ou à un appareillage scientifique aurait révélé mon infirmité au reste du monde. Serment voyait pour moi et savait guider mes enchantements, Sayam m'aidait à me repérer dans les endroits mal éclairés, cela suffisait – et aujourd'hui encore, une fois l'entraînement terminé, je continue à espérer avec ferveur pouvoir retarder mon exclusion aussi longtemps que possible, profitant à fond de chaque seconde qui m'est donnée. A la sortie de la Caserne, une fois Chevaucheuse de plein droit, une situation peu commune s'est présentée : originaire d'Ibélène, je ne pouvais être affectée au Vol de mon duché de naissance. Il fallait choisir ; ma mère étant ansemarienne, c'est donc au Vol des océans que j'ai été affectée. Cela ne fait que quelques mois que j'y suis, et je visite tout Faërie en fonction des ordres de missions, dissimulant mon handicap de mon mieux : je veux emplir mes yeux et ma mémoire de toutes les images possibles avant que la nuit ne m'avale en entier...

Pendant le Livre I : Enlevée par les vivenefs ensorcelées par les Amoureux du Vent au cours du Carnaval des Miracles, j'ai été forcée d'avouer ma cécité presque totale à mon Capitaine de Vol. Je craignais qu'il ne me renvoie, mais il m'a gardée comme co-équipière et garde un œil sur moi pendant les missions. J'ai été désignée championne remplaçante pendant le Tournoi des Trois Opales, j'ai bien cru mourir et j'ai décidé de ne plus jamais remettre un orteil en Bellifère. Je me suis trouvée envoyée brièvement dans le passé et ma Lucille y est restée... A mon retour dans le présent, on m'a envoyée à l'Académie apprendre une nouvelle spécialisation, le soin de zone. Je suis encore loin d'en maîtriser toutes les subtilités ! J'en ai profité pour m'engager auprès des Épines afin de venir en aide à la Rose Écarlate : mon admiration profonde pour le Roi Noir et ses compagnons n'a pas de limite et ils ont toute ma confiance.

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Quitterie s'est éveillée dans la trame alternée le 14 avril. Elle s'y est trouvée très enceinte, épouse secondaire du duc Castiel, de Sombreciel, et apparemment fille d'un Martel... et de Marianne d'Orsang. Sans magie, sans Familier, sans dragon - mais avec des yeux parfaitement fonctionnels. A l'issue d'une fuite éperdue vers Lorgol, elle s'est crevé les yeux de désespoir. Elle est décédée d'une septicémie suite à la mort de son foetus intra-utero, sans fausse couche.
Elle a choisi de se souvenir de ce qui s'est passé, même si la fièvre intense avant sa mort a provoqué un délire persistant jusqu'à la fin et rendu sa mémoire des derniers jours passablement trouble.

Pendant le Livre II : Ma cécité est devenue totale et complète. Mon Capitaine de Vol m'a punie de mes quelques écarts en m'interdisant de voler ; et j'ai fini par quitter mes fonctions de Chevaucheuse en service actif fin mai, à ce qu'on m'en a raconté, car moi... je ne m'en souviens pas. J'ai à présent le statut de Chevaucheuse réserviste, et ne serai mobilisée qu'en cas d'absolue nécessité. Serment a repris une liberté de mouvement  plus nette, mais nous continuons à voler ensemble lorsque les conditions le permettent. Il courtise à présent une jeune dragonne d'Améthyste dénommée Sucre.
Pour ma part, je continue mon cursus à l'Académie quelques jours par semaine, et j'ai rejoint le Conseil du Peuple d'Ansemer à l'invitation personnelle du duc Bartholomé, peu après mon mariage en juillet.
Mon mariage, par Kern ! Ce fut plus un glorieux massacre qu'un mariage. Appâtés par la coquette somme de fleurons offerte, mon père m'a fait enlever par mon frère Guérin en plein Lorgol pour me ramener à Aubenacre et m'y faire épouser un riche voisin. J'ai été secourue par Rackham, venu me chercher avec le Capitaine de Rivepierre, Serment, et même la dame d'Orsang ; et l'Audacia a amené Géralt et ses copains pirates. Je n'ai toujours pas compris comment je me suis retrouvée mariée à Rackham, mais ça s'est fait, et après quelques semaines de malaise il m'a épousée une deuxième fois, à l'ansemarienne sur le pont de l'Audacia fin juillet 1002. En tout cas, Désirée et Gédéon sont à Lorgol à présent, Eponine est à l'Académie, et tout va bien ! J'ai même reçu un manoir en présent de mariage de la part du duc Bartholomé ; et la cousine de Rackham, qui est marquise, nous a offert quelques terres dont nous portons désormais le nom.
L'épidémie magique d'août et septembre m'a touchée comme les autres mages, et après la diffusion de l'antidote j'ai cru que j'allais mourir car mes symptômes ne guérissaient pas tous ; mais apparemment, je suis simplement enceinte.
Et oui, mon ventre s'arrondit de semaine en semaine, le bébé naîtra sûrement en avril. Cela me plonge dans des affres de panique insurmontables, mais Daisy a l'air de penser que tout ira bien. Nous verrons.
Géralt a épousé Marianne en novembre, ce qui aurait dû me porter au comble de la félicité ; mais il m'a expliqué qu'il s'agissait juste d'un mariage d'intérêt, et j'en suis très peinée. Mon frère adorée et cette chère Marianne mériteraient un bel amour qui réchaufferaient leurs vies respectives, pas un simulacre de mariage pour donner le change... Tout cela m'attriste, mais j'essaie de ne pas laisser Géralt le voir.
Le 27 novembre, pendant le Jour des Anciens à l'Académie, la Rose se dissout et la Chasse Sauvage est libérée. J'ai eu très peur pour Rackham, pour Marianne, pour Eponine, pour le sire de Rivepierre et tous les autres convives, mais on en a tous réchappé. La fin de la Rose m'inquiète beaucoup ; quand le chaos sera un peu retombé, je retournerai sûrement voir ce que je peux faire pour aider, en bonne petite Épine.




Questions du Livre I:
 

Questions du Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• J'en ai très peur. J'étais là quand elle s'est libérée et j'ai bien cru que nous allions tous mourir. Je ne sais pas comment nous pourrions la vaincre, surtout sans la Rose Écarlate pour nous protéger !

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Je pense qu'il faut nous battre pour ramener la paix, quel qu'en soit le prix. Je ne suis plus sur le front à cause de ma cécité, mais mon mari si - j'espère qu'il ne sera pas blessé. Pour le moment, la trêve l'a ramené près de moi, et j'en suis soulagée.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Je m'y sens chez moi. L'appartement que j'occupais avec Lucille à la Taverne de la Rose me manque et j'aime y revenir lorsque mon service le permet ; et la Ville Basse est devenue mon foyer, avec ses canaux et ses tours. Je m'y sens bien, et je ne suis jamais angoissée ou apeurée lorsque j'en parcours les rues.







Dans la vie, je m'appelle Laurène et j'ai 29 ans. J'ai découvert le forum via mon premier compte, Mélusine et voici ce que j'en pense : ça manque de Faës :sisi:.
Pour les inventés : Je vous autorise à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  




Récapitulatif

Quitterie des Deux-Ancres

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Tamla Kari
♦️ Compte principal : Non

♦️ Noblesse : Dame / Île des Deux-Ancres / Ansemer
♦️ Magie : Hiver / Guérison / Blessures traumatiques + Soin de zone
♦️ Familier : Sayam / Cigogne / Mâle
♦️ Dragon : Serment / Améthyste / Mâle / 280 ans
♦️ Hiérarchie : Conseil du Peuple d'Ansemer / Conseillère
♦️ Affiliation : Épine


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Mélusine de Sylvamir

Messages : 5509
J'ai : 34 ans
Je suis : baronne de Sylvamir, marquise de Sinsarelle, dame de Séverac, Voleuse de la Cour des Miracles

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles
Mes autres visages: Quitterie ♦ Ljöta ♦ Rejwaïde ♦ Faustine ♦ Pénélope ♦ Shéhérazade ♦ Chasteté
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 16:17

Aura· présente

Ljöta
d'Evalkyr

Katheryn Winnick

« Sweet Mother, sweet Mother, send your child unto me, for the sins of the unworthy must be baptized in blood and fear. »

• ○ • méticuleuse, car c'est de l'application et du soin que proviennent le succès, qu'il s'agisse de guérison ou de châtiment, la clé, c'est l'application • rancunière, car c'est la voie sévère qu'exigent les glaces qui figent tout et n'oublient jamais rien, ni bienfait, ni préjudice outrancier • pessimiste, car on a beau se raconter des contes de fées, la vie est une catin prête à tout pour t'arracher ton âme et la faire engloutir par le Destin • poète, parce que la lueur des lunes jumelles sur les glaciers solennels est un don éternel • hardie, car mes frères voyaient trop ma peau de porcelaine et trop peu mon âme de rebelle • obstinée, car je connais ma valeur et l'ampleur de ce que je mérite, et que je ne connais ni trêve ni merci tant que je n'ai pas obtenu ce que mon cœur désire • hautaine, parce qu'une couronne repose sur ma tête et que mon sang est la haute noblesse des glaces • généreuse, car j'ai trop perdu pour ne pas comprendre la détresse noire et les larmes de désespoir de ceux qu'on ne regarde même plus • ○ •



©️ Fassylover

Avant la mort prématurée de Ljära, sa cadette, Ljöta se destinait à des études dans le domaine de la médecine. L'anatomie et la chirurgie sont demeurées des passions, même aujourd'hui, et entre deux missions on peut la trouver plongée dans d'épais volumes aux noms élégants, traitant de dissection, de scalpel et de démembrement.



©️ Dissident
Âge : 30 ans
Date et lieu de naissance : 1er décembre 972, à Svaljärd
Statut/profession : Princesse de Valkyrion • Baronne de Thalmor en Valkyrion • Écoutante de la Lame de la Confrérie Noire
Allégeance : La Confrérie Noire • Ordre du Jugement • Couronne de Valkyrion
Dieux tutélaires : Née sous Alder, vouée à Lida et Sithis
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Noblesse • Confrérie Noire


Oh, Valkyrion.

Valkyrion, c’est… C’est un joyau sans prix. Une perle nichée dans les régions les plus froides du continent : un royaume de gel et de perpétuel hiver, où le vent sculpte les formes majestueuses des glaciers. Il y a en Valkyrion cette lumière bien particulière d’un soleil distant mais complice sur les étendues de neige immaculée, cette lueur si spéciale qui parle à mon cœur et que je ne peux dissocier de l’idée que je me fais d’un foyer. La mer des glaces, ah – au plus fort de l’hiver, lorsque les flots de l’océan eux-mêmes charrient l’essence du froid…

Je suis née dans cet univers de blancheur souveraine, troisième enfant du trône kyréen, première fille jusqu’à la naissance de ma sœur deux ans plus tard (février 975). J’ai grandi sous la vigilance attentive de deux frères aînés, qui ne voyaient en moi qu’une poupée blonde trop fragile que le moindre geste pourrait briser. Aimants et protecteurs, Hjalden et Hjalmar – un peu trop sûrement, et nous en plaisantions avec Ljära. Que je l’aimais, ma cadette : une copie parfaite de moi-même, jusqu’à l’exacte nuance de nos yeux : identiques, et liées fondamentalement. Nos caractères cependant étaient très différents : là où j’étais terre à terre et attachée aux sciences concrètes, elle se régalait de contes de faës et de magies révolues, rêvant le soir en chuchotant ses prières aux étoiles.

Et bien sûr, la magie de l’Hiver s’éveilla en elle. Ma Ljära, ma toute-petite ; mage dans un empire où la magie est conspuée. Oh, elle ne s’est pas démontée : avec l’assurance de ses onze ans innocents (avril 986), elle a établi fermement qu’elle irait à l’Académie et qu’elle apprendrait la magie, et qu’elle y excellerait – pour nous faire honneur. Alors, à Lorgol elle est allée – confiée aux bons soins d’un lointain cousin, Vital de Jotunheim, parti étudier lui-même la science. Un a passé – entre ses lettres et mes propres études, l’envie de la rejoindre s’est mise à me tenailler, et j’ai contacté l’Académie pour solliciter un entretien à la prochaine session d’admissions, pour y apprendre la science de l’anatomie et de la chirurgie. (avril 987)

Je n’ai pas eu le temps d’y arriver. En avril 987, la nouvelle du trépas de Ljära nous est parvenue. Un accident de magie a causé d’importants dégâts – et Ljära fut la victime collatérale de cette impardonnable négligence. De ce jour, j’ai haï la magie, partageant ce trait avec Hjalden. Oh, comme j’ai hurlé à la face du ciel ! Dans les couloirs du palais, dans le secret de ma chambre, juchée sur le sommet des glaciers, courant follement à travers les nappes de neige – j’ai hurlé, pendant des semaines, ma rage et ma haine. Le déclic s’est fait au soir de ce seize juin où j’aurais dû me présenter à Lorgol pour mon entretien. Alors que le crépuscule allumait ses flambantes caresses le long de l’horizon, je suis sortie du palais, dirigeant mes pas vers la statue isolée de Lida, dans son sanctuaire en ruines. D’un geste un peu tremblant – je n’avais qu’une résolution de fer pour asseoir mon serment, du haut de mes quatorze ans – j’ai entaillé ma paume, aspergeant l’autel décrépit de quelques gouttes de mon sang. « Mère adorée, mère adorée, envoyez moi votre enfant, car les péchés des indignes doivent être lavés dans le sang et la peur. »

Et il est venu. Sombre et grave sous sa capuche, avec l’élégance un peu fantasque des Lagrans, il est venu, l’Écoutant de la Lame envoyé par la Sombre Mère en personne. Je l’ai payé, avec cet or qui était mien, pour que les responsables de l’accident soient exécutés : non point les deux élèves mages dont le combat stupide avait dégénéré, mais les adultes supposés les surveiller qui avaient failli à leur devoir. Il s’est incliné devant moi, a empoché l’argent – et cinq mois plus tard (décembre 887), nous apprenions le trépas des concernés. Justice avait été faite – et ce soir-là, nuit de mon anniversaire, je suis retournée à l’autel de Lida. « Mère adorée, mère redoutée, ô Sombre Mère qui règne en souveraine sur la vengeance et la mort, écoute ma voix. Père adoré, père respecté, ô Consort sans Visage qui règne en souverain sur la punition et la justice, prête-moi l’oreille. Ô Lida, ô Sithis, Mère et Père de la Confrérie Noire, je me voue à vous, de corps et d’âme. Usez de moi et de mon bras comme il vous plaira. De cette heure, et à jamais – Ljöta d’Evalkyr est vôtre, pour le meilleur, et pour le pire. »

J’avais quinze ans. Encore une enfant par bien des aspects, mais déjà une femme pour ceux qui comptaient vraiment. Un matin de janvier, j’ai trouvé sous mon oreiller un parchemin simple, portant une main noire dessinée à l’encre, et ces deux simples mots : « Nous savons. » Fébrile, j’ai attendu ; et l’Écoutant de la Lame s’est présenté. Il s’offrait de me former lui-même, me dit-il, car la dignité et le courage de la princesse de Valkyrion lui plaisaient. J’ai accepté. J’ai appris beaucoup à ses côtés, pendant les trois années que ma formation a duré. Je savais déjà l’anatomie, j’en ai appris plus encore : où trancher, où couper, comment diriger sa lame. Mon entraînement m’a rendue experte dans le maniement du poignard, même si mon arme de prédilection reste l’épée, à l’instar de ces guerriers redoutables qui ont tissé ma lignée. J’avais dix-huit ans (février 991) lorsque j’ai été établie assassin de plein droit, et c’est avec une grande fierté que j’ai renouvelé mon serment à Lida et à Sithis.

Je n’ai plus guère revu Valkyrion ensuite. Officiellement, je tiens l’ambassade de Svaljärd à Lorgol ; mais officieusement, je me dévoue à la Sombre Mère. Quatre ans après ma titularisation (mars 995), Lubin, mon maître, est revenu me trouver. Son seul Adepte souhaitait se retirer après dix années de service ; voulais-je devenir Adepte à sa suite ? Evidemment ! A compter de ce jour, l’on m’a de moins en moins vue à l’ambassade : mes journées étaient certes dédiées à mes charges politiques, mais la nuit me voyait assister Lubin de mon mieux, apprenant à programmer un meurtre, à planifier une intervention, à rencontrer les clients, à recruter les apprentis. Il prit à cette occasion un deuxième Adepte, Ulric, belliférien et misogyne, que je n’ai jamais vraiment apprécié mais qui se faisait remarquer par une organisation minutieuse.

Ils sont morts, aujourd’hui. J’avais vingt-sept ans lorsque la couronne de Faërie se mêla de nos affaires et commandita la mort de tous les officiels de la Confrérie (début 1000). Je me battais pour ma vie, parmi mes frères et sœurs de la nuit, cherchant désespérément Lubin et Ulric – je les ai trouvés morts, l’un et l’autre, abattus en défendant notre Oracle qui agonisait. C’est ma lame qui a fauché le dernier assaillant – et c’est avec le sang des ennemis imbibant mes vêtements, maculant mon visage, imprégnant toute mon âme, que j’ai été intronisée Écoutante de la Lame par notre guide mourant.

Avec les quatre autres, nous avons parlé de la justice qu’il convenait d’infliger. Ils étaient tous plus ou moins grièvement blessés, j’étais la seule valide ; j’ai pris en charge la gestion quotidienne des urgences le temps qu’ils se remettent tous et que nous décidions de la conduite à tenir. Solal Aluddin a détaché ses Assassins de la Corde exécuter la famille impériale ; et je me suis personnellement chargée de faire payer le duc d’Outrevent de sa hardiesse, en exécutant sa sœur. Elle n’a pas vraiment souffert, je ne l’ai pas torturée – ce n’était pas elle, la coupable – mais je l’ai exécutée sans arrière-pensée. Pour son fils, par contre, j’ai hésité. Mes confrères et consœurs du Noir Conseil voulaient sa mort aussi, mais le petit héritier était un enfant encore. Alors je l’ai épargné, le laissant retrouver les bras de son père ; et je porte en moi le souvenir de la brise qui a soulevé mes cheveux alors que je m’en retournais, et la voix de femme, calme et solennelle, qui a murmuré « Tu as bien choisi, ma fille. » Je sais que seul l’Oracle peut entendre et voir la Sombre Mère ; mais je ne l’ai pas vue, juste entendue, alors… Alors, je me tiens tranquille, tant que je ne sais pas avec certitude qui doit être Oracle.

Cela fait plus d’un an à présent : je suis revenue à la Tour Noire de Lorgol, où j’organise la vie de la Confrérie conjointement avec Solal, l’Écoutant de la Corde : à lui les heures de jour, à moi les heures de nuit. Je ne m’entends pas très bien avec l’Écoutante du Poison, Mélisende : je crois qu’elle n’approuve pas mon ascension assez expéditive, mais tant que nous pouvons travailler ensemble efficacement, ma foi… Je m’entends bien avec celle du Choix, Majda : elle a le tempérament chaud et un caractère vif, mais elle est également capable d’une réflexion poussée, et j’apprécie nos conversations. Le seul avec lequel je ne m’entende pas, c’est Anselme. Il n’a pas grand-chose de l’Outreventois qu’il prétend être, et ses manières hypocrites me répugnent ! je devrais me choisir un ou deux Adeptes, ils me le conseillent ; mais pour le moment, sans Sombre Mère pour nous diriger les nouveaux apprentis et les nouveaux clients, mon travail se borne à planifier les exécutions des contrats reçus il y plus d’un an. On approche du bas de la pile – il serait temps que les affaires reprennent…

Pendant le livre I : Les affaires ont repris ! Notre Sombre Mère apparaît maintenant aux cinq Écoutants et les assassinats porteurs de justice ont repris. J'ai participé en tant que remplaçante au Tournoi des Trois Opales et j'ai gagné une Opale pour Valkyrion. J'y ai été blessée et j'ai passé plusieurs mois en convalescence. J'étais parmi les nobles assemblés lors de la montée au trône de Gustave de Faërie. Agent de l'Ordre du Jugement, je mobilise mes efforts pour déclencher la guerre...

Pendant le livre II : Ljöta s'est réjouie de la déclaration de guerre de Faërie, espérant que l'opportunité d'écraser les Faës se présenterait prochainement.

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Ljöta ne s'est jamais éveillée dans la trame alternée où elle était mariée à Louis, le marquis de Brunante. Elle n'en garde donc aucun souvenir.

Au début de l'été, elle a accepté la demande en mariage de Matvei, sénéchal de Hvergelmir, pour un mariage d'apparence qui lui permettra de se dégager d'une partie de ses responsabilités. Matvei n'ignore rien de son serment à Lida et Sithis, mais ignore qu'elle oeuvre avec l'Ordre du Jugement pour restaurer la grandeur passée d'Ibélène.
Pendant Lughnasadh, elle a aidé l'Ordre à infiltrer des Sentinelles à Svaljärd et a mené le couple impérial dans un traquenard.
Elle est tombée malade pendant l'épidémie magique, à son grand désarroi, et lutte encore pour appréhender cette révélation, elle qui hait les mages.




Questions du Livre I:
 

Questions du Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Je n'ai pas peur de la Chasse Sauvage. S'ils viennent me chercher, soit, je périrai : mais leur merveilleuse liberté me fait tourner la tête, car personne n'est trop puissant pour échapper à leur portée. Ils vont faire régner une nouvelle loi en Arven, et je me réjouis du vent de changement qu'ils apportent. Sithis saura bien ouvrir les portes de ses couloirs à ceux qu'ils faucheront !

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Cette guerre est une bonne chose. Ibélène doit dominer, car la supériorité de nos esprits nous en donne le droit ! Je suis une guerrière sacrée, une Skjaldmö de Valkyrion : le combat est une seconde nature pour moi.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• C'est devenu mon second foyer. Je m'y sens en sécurité, même si apercevoir au lointain les tours de l'Académie me fait froid dans le dos. Il y a un peu trop de mages par ailleurs, mais peut-être résoudrons-nous ce problème un jour...








Dans la vie, je m'appelle Laurène et j'ai 29 ans. J'ai découvert le forum via mon tiroir à persos et voici ce que j'en pense : Ljöta l'a emporté pour cette fois, mais Soprane et Reja continuent à se battre en coulisses :affraid:.
Pour les inventés : Je vous autorise/ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  




Récapitulatif

Ljöta d'Evalkyr

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Katheryn Winnick
♦️ Compte principal : Non

♦️ Noblesse : Princesse de Valkyrion
Baronne / Domaine de Thalmor / Valkyrion
♦️ Magie : Sang - Non entraînée
♦️ Hiérarchie : Confrérie Noire / Écoutante de la Lame
♦️ Affiliation : Ordre du Jugement


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Les Chevaucheurs
Les Chevaucheurs
Thomas Sombrepas

Messages : 1180
J'ai : 29 ans
Je suis : Chevaucheur de la dragonne Étincelle dans le vol de Lagrance
Mage d’Été/Destruction (Compression de la matière)

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : L'impératrice de Faërie, la Maréchale de Flamme et Tristan d'Amar
Mes autres visages: Melsant de Séverac
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 16:56



Nymphi présente

Thomas
Sombrepas

Shiloh Fernandez

« Le silence a le poids des larmes »

Peu sociable, solitaire, réservé, secret, intelligent, volontaire, obstiné, opiniâtre, travailleur, tête brûlée, ombrageux, taciturne, protecteur, loyal, sombre, sérieux



©️ Rivendell
Lors de son entrée à l'Académie, le jeune homme était si discret et silencieux que beaucoup de ses camarades l'ont pensé muet. Il n'adressait la parole à personne, se contentait de simplement hocher la tête pour signifier son accord. Il lui a fallu quelques semaines avant de faire entendre le son de sa voix lors d'un cour, et simplement parce que le professeur lui avait posé directement une question, surprenant ainsi la plupart des autres élèves.



©️ Deviantart
Âge : 28 ans
Date et lieu de naissance : 12 juillet 974
Statut/profession : Mage d’Été, Destructeur, Chevaucheur dans l'escadron de Lagrance.
Allégeance : Le duc de Lagrance, la Maréchale de Flamme, Tristan d'Amar
Dieux tutélaires : Amir le Vif
Groupe principal : Les gardiens de la tradition
Groupes secondaires : Chevaucheurs / Mages / Peuple


« C'est un fils. »

Les hurlements de douleur de la parturiente ont enfin cessé de résonner, troublant la quiétude nocturne de cette nuit d'été, remplacés par les vagissements d'un nouveau-né innocent qui ignore encore que la vie peut s'avérer dure et cruelle. Sa mère en revanche, le sait alors qu'elle récupère l'enfant dans ses bras. Des larmes coulent sur ses joues. Des larmes qui mêlaient joie et tristesse. Joie d'avoir donné la vie, de s'être montrée plus forte que les coups. Et tristesse de condamner la chair de sa chair à ce cauchemar qu'elle vivait depuis des années. Depuis que ses parents lui avaient choisi son époux. Ou plutôt qu'il avait jeté son dévolu sur elle et avait demandé sa main à ses parents. S'ils avaient été d'abord réticents à la donner à un chasseur, il avait fait ce qu'il fallait pour les convaincre. Il était très bon dans ce domaine et gagnait suffisamment bien sa vie pour que l'argent soit un moyen d'obtenir cette jolie Lagrane qu'il désirait tant. Il était pourtant réputé pour être un homme brutal. Un solitaire bourru, mais terriblement efficace. Elle avait craint de s'unir à lui, elle avait pleuré, imploré... Même s'il était bel homme, il y avait quelque chose en lui qui l'avait effrayée dés le début. Mais rien n'y avait fait. Et elle avait eu raison de le craindre. Dés qu'elle osait émettre un avis contraire, défier son autorité, il lui rappelait de façon brutale qui était le maître en ces lieux. Elle avait du apprendre à tenir sa langue, à adopter une attitude soumise, à honorer ses devoirs d'épouse, même quand elle avait l'impression d'être souillée... A faire semblant d'apprécier cela et à pleurer en silence au creux de la nuit. Tout cela pour quelques fleurons.

Attendre un enfant avait suscité chez la jeune femme de nombreux sentiments contraires qu'une future mère n'aurait pas du ressentir. Elle avait peur pour lui. Peur de ce que serait sa vie dans cet environnement instable. Elle le protégerait, autant qu'elle le pourrait mais... Comment ? Elle était si faible. Si aliénée à son bourreau. Ses lèvres se déposent sur le crâne de l'enfant, alors que la sage femme lui prodigue quelques conseils rassurants. Elle n'est pas sans ignorer le calvaire de cette jeune mère... Certaines marques sur son corps ne peuvent laisser place au doute. Il va falloir trouver un parrain ou une marraine, afin de s'occuper de cet enfant si ses parents étaient amenés à disparaître... Et même pour veiller sur lui quand cela serait trop insupportable à la maison. Le choix doit être judicieux. Une personne de confiance...

En attendant, la jeune mère peut profiter de son enfant encore quelques instants. Tout le monde fêtera cette naissance... Beaucoup plaindront en secret cette petite vie innocente incapable de se défendre face à un père abusif, mais personne n'y fera rien... La porte s'ouvre alors avec fracas alors que des pas lourds retentissent sur le sol. Malgré elle, l'épouse tremble et serre son fils plus fort contre elle. Quant à la sage femme, elle murmure une prière à Osir, afin qu'il veille sur le petit Thomas et l'épargne dans cette vie qui l'attend.

Mais ses prières ne seront pas entendues.


Le petit garçon a beau se boucher les oreilles et fermer les yeux, tenter de se fondre dans le mur contre lequel il est recroquevillé, il ne parvient pas à oublier la dispute qui se déroule dans la pièce d'à côté. Depuis qu'il est né, son quotidien est rythmé par les disputes et les pleurs. Il a appris à trembler en entendant le pas de son père. Incroyable comme il peut être silencieux et patient lors de ses traques, faisant de lui l'un des meilleurs chasseurs de Cibella, aussi reconnu que redouté... Reconnu pour la qualité de ses chasses. Redouté pour son caractère ombrageux et emporté. Et quand il franchit le seuil de la maison, l'enfant est capable de savoir au rythme et la puissance de son pas dans quelle humeur il se trouve... Sans doute que c'est là une faculté que sa mère lui a transmise bien inconsciemment, pauvre petite souris effrayée et pourtant si forte pour défendre son fils, prête à prendre les coups à sa place, détournant ainsi l'attention sur elle pour l'épargner... mais pour combien de temps ?

Les cris résonnent, à peine étouffés par les murs trop fins. La maison dans laquelle ils vivent est loin d'être luxueuse, mais n'est pas non plus une pauvre masure. Ils ne sont pas aisés, mais ne manquent de rien. Sinon d'amour et de considération. La forêt s'étend à perte de vue alors que le foyer est quelque peu éloigné de la ville. Une habitation en marge pour une famille qui semble oubliée de tous. Aucun regard ne se porte sur eux. Il y a bien des murmures quand ils se retrouvent sur la place du marché, de la pitié, mais personne ne fera rien pour eux. Chacun ses affaires.

Après les hurlements et les bruits sourds, le silence. Assourdissant. De mauvaise augure. La porte claque. Thomas n'a même plus la force de pleurer alors qu'il sombre dans le sommeil, les joues encore baignées de larmes, épuisé déjà. Si jeune. Il ne sait pas encore que le baiser de sa mère il y a trois heures était le dernier. Que demain, quand il se réveillera dans le coin de cette chambre, il n'y aura pas de doux visage pour le rassurer. Que désormais, il n'y a plus personne pour le protéger et détourner le regard de son père.


« Arrête de bouger Tom. »

L'enfant de 8 ans pince les lèvres, mais se force à rester tranquille alors qu'Elise, sa marraine, applique un linge humide sur sa lèvre enflée. Il aura un hématome sur la pommette demain, c'est inévitable.

« Alors, pourquoi t'es-tu battu ? »

Pour une fois, ce n'est pas la faute de son père s'il est amoché. Elle n'ignore rien de ce qu'il se trame au sein de cette maison, mais ne peut rien y faire. Elle a perdu son amie il y a déjà 5 ans... Disparue sans laisser de traces, un beau jour. Le chasseur dit qu'elle est partie, qu'elle était infidèle, une vraie traînée. Il n'a eu de cesse de salir sa mémoire, de la faire passer pour ce qu'elle n'était pas... Elle n'a jamais aimé son époux, trop terrorisée. Élise est blessée de cet abandon de la part de son amie, tout en en comprenant les raisons et en lui souhaitant bonne chance dans sa nouvelle vie. Depuis ce jour, elle essaie d'adoucir le quotidien du jeune garçon, d'éviter qu'il ne haïsse sa mère et ne soit façonné sur le même moule que son père.

Et pourtant...

À le voir les lèvres pincés et le regard dur, elle craint de ne pas être assez forte pour lui éviter cela. Thomas n'a jamais été un enfant extraverti. Il est silencieux, observateur, discret. Il parle peu et semble totalement refermé sur lui-même, avec une colère sourde qui se lit dans ses iris sombres. Il se raidit quand elle essaie de le câliner, comme s'il craignait tout contact physique. Il a un petit quelque chose de sauvage qui l'effraie un peu. Quand il est né, elle a été honorée d'être choisie pour veiller sur lui. Elle l'a recommandé à Amir, tout naturellement. Mais on dirait qu'aucun dieu ne s'intéresse à lui. Pourtant, il suit les traces de son père, qui lui apprend ce qu'il sait avec rigueur et dureté. L'enfant n'a d'autre choix que d'apprendre vite et bien ou recevoir une taloche pour sa bêtise. Il est intelligent, sans aucun conteste. Et volontaire. Cela se voit dans son regard et à sa façon de relever le menton. Mais si c'est pour devenir un homme aussi sombre et brutal que son père... La jeune femme essaie de contrebalancer ce pouvoir patriarcal, apprenant à Tom à lire et écrire, lui donnant quelques bases solides pour avancer dans la vie.

« Tom, je te parle. »

Il lui oppose un silence buté, malgré la douceur de sa voix.

« Ils ont dit que ma mère était une traînée et qu'elle n'avait été que trop heureuse d'abandonner un gamin comme moi. »

Et il s'était battu pour défendre son honneur et sa mère, malgré les paroles perfides de son père pour le retourner contre elle. Peut-être que tout n'était pas perdu finalement. Qu’Élise avait encore assez d'influence pour éviter qu'il ne se retrouve totalement sous la coupe de cet homme odieux.

« Je vois. »

Les enfants pouvaient être si cruels.

« Elle t'aimait tu sais ? »

Il ne répond rien. Élise l'attire doucement à elle et si elle le sent résister légèrement, il finit par se laisser faire. Elle repousse les cheveux noirs trop longs de son front et le lui embrasse doucement, avant de commencer à lui parler de sa mère, de la jeune fille qu'elle était, pleine de vie, de rêves... Brisée. Sans se montrer trop véhémente envers le père de Thomas, elle essaie pourtant de l'inciter à se méfier de lui, de son influence. À devenir un homme bien...


Il n'en peut plus. Courir. Fuir. Se cacher. Le fuir. Lui. Pour ne pas commettre l'irréparable. La colère est bien trop mauvaise conseillère. Il refuse d'y céder. Il refuse de devenir Lui. Cela fait 14 ans qu'il vit sous son joug. 14 longues années à subir brimades et coups, humiliations et disputes. L'adolescent a grandi dans la crainte, a appris à être silencieux et discret, afin d'attirer le moins possible l'attention de ce père acariâtre et irascible. Il ignore d'où vient cette tendance à la violence, ce besoin viscéral de contrôler son entourage. Et il s'en moque. Il n'a aucune affection pour son père. Il apprend auprès de lui. Aucune autre perspective d'avenir pour lui que de prendre la succession de son père. Il est plutôt doué d'ailleurs. À 14 ans, il a déjà tué des bêtes et vendu chair et peaux sur les marchés. Il est un interlocuteur moins désagréable. Moins colérique. Taciturne, mais calme.

Pourtant, depuis quelques mois, une nouvelle voie s'ouvre à lui. Celle de la liberté. Thomas sait qu'il a du potentiel magique... Le feu réagit à ses émotions, il l'a constaté en début d'année... Des flammes presque éteintes qui ont soudainement bondi alors qu'il faisait bien trop froid. D'abord circonspect, le jeune homme s'est amusé à tester sa théorie... Dans la forêt, son refuge depuis plusieurs années maintenant. Et après de nombreux essais peu concluants, il a quand même réussi à vérifier que c'était bien de son fait. Dés lors, l'idée de rejoindre l'Académie ne l'a pas quitté. Les dieux ne se sont peut-être pas totalement détournés de lui finalement... En secret, il a caressé l'idée de partir de Cibella. Pourtant, il sait qu'il se doit d'affronter son père. Il ne s'était pas trompé. Ce soir, la dispute a été violente alors qu'il refuse de laisser partir son fils si prometteur. Et comme d'habitude, au lieu d'en parler calmement, il s'est énervé, a imposé, et Thomas s'est rebellé. Les deux hommes se sont battus, l'adolescent n'étant plus un enfant terrifié. Il n'a pas la force de son père, mais il a la magie. Le feu qui s'est allumé brutalement dans l'âtre en plein mois de mai en a attesté, tellement violent qu'il a léché le sol, forçant le père à l'éteindre, alors que Thomas a pris la fuite pour ne pas être tenté de commettre l'irréparable, de devenir un meurtrier sous le coup de la colère. Déjà, il regrette de s'être laissé emporter, d'avoir eu envie de le tuer, de s'en débarrasser pour enfin vivre sa vie, se venger, venger sa mère autrefois si malheureuse...

C'est hors d'haleine qu'il se laisse tomber sur le sol. Cette forêt, il la connaît plutôt bien. Mais la nuit est tombée... Et il ne sait que trop bien quels dangers rôdent. Quels prédateurs pourraient l'attaquer. Il a été idiot de s'enfuir sans réfléchir. Désarmé, hormis un petit couteau qui ne le quitte jamais. Pas de quoi lutter contre des loups ou un ours... Pourtant... Le danger de la forêt lui semble bien moins important que celui qui l'attend à la maison. Ce n'est même pas de son père dont il a peur, mais de lui, de ses propres réactions. De ses fantasmes les plus inavouables concernant cet homme qui lui fait vivre un enfer depuis 14 ans et qui veut encore contrôler sa vie maintenant. Il ne tiendra pas. Résolu, il allume un feu, un élément qui lui semble... rassurant, quelque part. Familier. Mais dont il connaît le potentiel destructeur. Capable de sauver du froid, d'éloigner les bêtes sauvages... Comme de tout emporter dans un brasier.

Cette nuit là, il ne dormira pas. Il la passera à réfléchir, à tourner et retourner la situation dans sa tête, à peser le pour et le contre.

Et quand l'aube pointe à l'horizon, éclairant d'ocre la clairière où il a passé la nuit, sa décision est prise.


« Eh bien... J'ai réussi. »

Le jeune homme laisse tomber son maigre bagage et s'allonge sur le lit. Il n'a pas été facile de venir ici. Il a du quitter tout ce qu'il connaissait. Dans la crainte que son père ne le retrouve et ne le ramène de force. Il a fui. Il a profité de son absence et a déguerpi. Un départ préparé depuis quelques semaines. Seule Élise était dans la confidence. Elle l'a encouragé à partir, à tenter sa chance, même si peu de jeunes parviennent à entrer à l'académie et encore moins à en sortir diplômés. Il le sait, elle n'a pas eu besoin de l'avertir. De toutes façons, il doit vivre sa vie, tout simplement.

Il a débarqué mi mai à Lorgol, se renseignant pour savoir comment intégrer ce lieu prestigieux. Il a du se faire violence pour parler ainsi aux inconnus, ne se sentant pas du tout à sa place ici. La sociabilité n'est pas sa qualité première. On l'a orienté vers la guilde des mages dans un premier temps où il a été décidé qu'il pouvait se présenter aux entretiens. Ensuite, il a fallu attendre. Non sans une angoisse d'échec douloureusement familière. Il a toujours vécu dans l'idée qu'il ne faisait jamais rien de bien. Son père s'est amusé à le rabaisser durant des années, malgré les encouragements d’Élise. Il a passé son entretien, pensant que cela avait été une catastrophe. Il manipule la magie d’Été. Il leur a raconté les quelques manifestations qui ont eu lieu, ce qu'il a pu faire avec le feu, sans trop approfondir certains aspects de sa vie et ses sentiments parfois... violents. Et contre toute attente, il avait été admis. Une nouvelle vie commençait au sein de ces murs. Loin de ce père autoritaire et violent. Désormais, c'était à lui de prouver qu'il n'était pas un bon à rien, c'était lui qui avait les clés en mains pour que tout se passe bien ici. Une pression énorme, mais qui faisait naître un sentiment d'excitation bienvenu. Pour la première fois depuis longtemps, il se sentait... vivant. Il était l'acteur de sa vie, plus un spectateur passif.


Cette fille va finir par le rendre fou avec son babillage. Elle lui donne l'impression d'être un ouragan qui ravage tout sur son passage. Cassiopée est vive, pleine de vie, douce, sociable, mais avec un caractère bien trempé et une volonté de fer. Et elle est une élève douée. Leur duo est des plus improbable, mais le destin semble aimer jouer des tours. Les premiers mois de Thomas au sein de l'académie ont été difficiles. Le travail pour répondre aux attentes des professeurs l'a étourdi et a bien failli le submerger. Plus habitué aux longues heures de chasse en pleine nature qu'à celles assises sur un banc d'école, ses méthodes d'apprentissage étaient brouillonnes et il a bien cru devoir arrêter. Bosseur acharné pourtant pour y parvenir, mais mal organisé. Il ne s'est lié à personne, n'adresse pas la parole aux autres élèves, et se montre juste poli avec les professeurs. Son tempérament solitaire le handicape sûrement dans son intégration et dans ses études. Pourtant, une petite blonde maladroite a décidé qu'il en valait sûrement la peine. Il aura suffi qu'elle lui tombe dessus, littéralement, pour vouloir percer son mystère.

Et il l'a laissée entrer. De guerre lasse, mais aussi parce qu'il est assez intelligent pour ne pas scier la branche sur laquelle il est assis en refusant l'aide de quelqu'un de mieux organisé. Et plus brillant également, sans aucun doute. Pourtant, leur partenariat est plutôt difficile, tant leurs caractères sont contraires. Cassiopée est un moulin à paroles enthousiaste. Mais également un professeur patient et qui sait expliquer les choses... Quand elle ne se perd pas en cours de route. Thomas, s'il est attentif et assidu a des difficultés à ne pas s'isoler dés qu'il se sent envahi par la chaleureuse jeune fille. Il se fait souvent violence mais a parfois des besoins de solitude. Dans sa chambre, qui commence à ressembler à sa forêt si familière, il parvient à trouver la sérénité qui lui fait souvent défaut.

Un petit doigt pointu dans les côtes le sort de ses pensées alors qu'il proteste en grimaçant.

« Aïe. »

« Tom, tu m'écoutes ? »

« Euh. Non. »

La jeune fille soupire de façon ostensible.

« Enfin j'ai commencé et tu m'as perdu. Tu parles trop. »

Et lui pas assez, il le sait, elle n'a même pas besoin d'ouvrir la bouche. Pourtant, elle ne lui fait jamais de reproches et ne cherche pas à le changer, ce qui est appréciable et fait qu'il... aime sa compagnie. Pas seulement parce qu'il en tire un bénéfice alors qu'elle l'aide, mais parce qu'il l'aime bien elle. Même si parfois, elle lui donne le tournis, même si des fois, il lui coudrait bien les lèvres...

« On va arrêter pour ce soir. »

« Non, encore un peu, promis, je serais attentif. »

Elle lui lance un regard dubitatif et il esquisse un petit sourire en coin, bien trop rare chez lui et qu'il ne réserve qu'à elle.


Assis au sol dans sa chambre, le jeune homme de 17 ans ne peut s'empêcher de grattouiller les oreilles de l'imposant Lynx couché à ses côtés. Un ronronnement satisfait lui parvient, lui arrachant un sourire. Depuis presque 3 ans qu'il a intégré l'Académie, il se sent enfin à sa place. Sa chambre reflète son passé, ce qu'il aime, alors que la nature y a repris ses droits. Même s'il déteste son père, il adore chasser, parcourir les bois et cela lui manque encore souvent. Au point de se rendre dans les environs boisés de Lorgol quand il a du temps libre. C'est là qu'il y a fait une étrange rencontre qui avait pourtant bouleversé sa vie.

Il s'était rendu dans les bois, seul, évoluant en silence et y retrouvant une sérénité familière. La nuit était tombée sans que cela ne l'inquiète outre mesure. Un feulement l'avait tiré de ses songes et aussitôt, il s'était rapproché du feu, la main sur le manche de son couteau. Dans la nuit, il pavait pu distinguer le reflet luisant de deux yeux félins. Un lynx... Il n'en avait que très peu vu au cours de ses chasses avec son père ou même seul. Le félin était de nature solitaire et discrète... Et il était incongru de le voir ici, se rapprocher du feu. Pourtant, la main tenant le couteau s'était abaissée alors que l'animal s'était rapproché en silence, avec une grâce qu'il avait admiré. Il était... fasciné. Et surtout, il ne ressentait aucune peur. Le félin non plus alors qu'il s'était assis en face de lui et que son esprit le touchait... Ce fut une voix féminine qui résonna dans sa tête. Sous le choc, il en tomba à genoux alors que l'animal se rapprochait encore et frottait son énorme tête contre lui. Ce qui semblait naturel au lynx est beaucoup plus incroyable pour lui... Pourtant, il avait caressé timidement la fourrure soyeuse, avant d'entourer le cou de l'animal et de se sentir apaisé comme cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Si l'animal ne se posait aucune question, s'il ne se rendait pas compte qu'il venait de renoncer à la vie sauvage pour devenir quelque chose de plus intelligent, Thomas savait qu'il avait trouvé son Familier en cette femelle protectrice et solitaire.

Et aujourd'hui, après deux mois à ses côtés, Thomas se sent coupable d'avoir arraché ainsi cet animal sauvage à sa vie. Cette ville, cette Académie ne sont pas faites pour un lynx. Mais il sait aussi que ce n'est en rien sa faute et que jamais le Familier ne lui reprochera quoique ce soit. Elle est heureuse dans ses pas, tout simplement.


« La noire ou la bleue ? »

« THOMAS ! »

Le jeune homme de 18 ans se raidit en entendant cette voix bien trop familière. Intérieurement, tout son être se glace d'effroi alors que le petit garçon d'autrefois se recroqueville pour se faire oublier. Pourtant, il n'est plus un enfant terrifié et, inconsciemment, il se place entre la délicate jeune fille blonde à ses côtés et l'homme qui vient de le retrouver. Sereine à ses pieds se met à feuler, trop consciente des tourments que cet homme aux allures d'ours a déjà infligé au jeune mage. Le regard de Thomas se pose sur son père. Cela fait un peu plus de deux ans qu'il ne l'a pas vu, qu'il s'est enfui sans dire un mot pour venir à Lorgol et intégrer l'académie. Il s'y est senti bien dès le départ. Un peu à part des autres de par son propre fait, mais... protégé. Comme il ne se souvient pas l'avoir été. Une protection illusoire qui lui fait l'effet d'une gifle en se retrouvant face à cet homme qu'il n'a jamais pu se résoudre à appeler père. Mais on ne le laissera pas partir. Pour une fois, il n'est pas seul. Les mages sauront le retrouver... Cette fois, cet homme ne gagnera pas, il pourra bien tempêter, hurler ou frapper, le jeune homme restera ici. Pourtant, instinctivement, il s'est soudainement refermé comme une huitre et son corps s'est tendu, prêt à encaisser les coups comme il l'a toujours fait. Et les remontrances.

« Espèce de sale petit ingrat ! Je pensais que tu reviendrais quand tu en aurais assez de tes bêtises, mais non ! Obligé de venir te chercher pour rentrer à la maison. »

« Je ne rentre pas. »

Il y a une tension dans sa voix qui est palpable, mais aussi une résolution farouche alors qu'il s'oppose enfin à son père. Il regrette que Cassiopée soit là, qu'elle puisse assister à cela. Il ne lui a jamais parlé de son passé, de ce qu'il a pu fuir.

« Qu'est-ce que tu fous depuis deux ans, espèce de bon à rien ? »

« J'ai intégré l'Académie. »

Le rire qui s'échappe des lèvres de son père le fait frissonner de rage. C'est un rire incrédule et moqueur. Pour lui, il est inconcevable que son fils puisse suivre une autre voie que celle qu'il lui a tracé. Il n'en a pas les capacités.

« Allez, ça suffit les conneries, tu rentres. »

« Non. »

Et ce simple refus suffit à faire sortir son père de ses gonds. Il n'avait pas changé. Son fils était sa propriété. Comme tout ce qu'il avait possédé, il considérait qu'il pouvait le modeler à sa guise. Le briser. Il attrape le bras de Thomas, le serrant violemment.

« Laissez-le. »

Thomas est surpris d'entendre la voix de Cassiopée. Discrète jusque là, cette manifestation de violence l'a sortie de sa réserve. Prenant de court les deux hommes.

« Te mêle pas de ça gamine. »

« Lâche-moi, je ne rentre pas, ma place est ici ! »

« Oh si tu vas rentrer ! J'en n'ai rien à foutre que tu restes ici pour cette petite traînée ou... »

Il n'a pas le temps de finir que Thomas s'est jeté sur lui. Il peut tout endurer. Mais pas que cet homme ose souiller Cassiopée ainsi. Prenant son père par surprise, il les fait rouler tous les deux à terre et les coups pleuvent. Qu'importe, il a l'habitude d'encaisser. Son père en revanche... Même si Thomas est moins grand et moins massif, il est plus jeune et rapide. Et dans une rage noire. Un voile rouge s'est emparé de son esprit alors qu'il frappe encore et encore, malgré les appels mentaux de Sereine. C'est finalement Cassiopée qui le fait s'arrêter après l'avoir invectivé puis s'être emparée de son bras, manquant de prendre un coup elle aussi. Mais il s'est arrêté juste à temps. Elle n'est même pas choquée par son extrême violence. Il ne lit pas le dégoût ou le mépris dans ses yeux clairs, mais l'inquiétude. Pour lui. Pour les conséquences s'il tue de colère son père. Brutalement, il redevient lucide. Qu'est-ce qu'il a failli faire ? Il crache sur l'homme à terre.

« Je ne suis pas comme toi. »

Il ne peut pas devenir comme lui, frapper ainsi les plus faibles pour imposer sa force illusoire. Pourtant, en cet instant, il lui ressemble trop pour ne pas en être malade.

« Rentre et oublie-moi. Je ne reviendrai pas. Et je te jure que si tu m'importunes encore, cette fois, elle ne sera pas là pour m'arrêter. »

Il lui a fait trop de mal. Il se relève, furieux, et quitte la place où les badauds se son attroupés, ne jetant plus un regard à cet homme du passé. Ni à Cassie qui le suit sans dire un mot jusqu'à ce qu'il se laisse glisser contre un mur dans une ruelle moins fréquentée. Doucement, la jeune femme s'accroupit devant lui et s'empare de sa main droite douloureuse...

« Je crois que c'est cassé. »

Un rire sans joie s'échappe des lèvres de Thomas.

« Ah ? Et bien, je n'ai pas hérité de la solidité de ses poings. À moins que frapper un enfant cause moins de dégâts que frapper un homme. »

Son regard se détourne. Il n'en dira pas davantage à ce sujet. Cassiopée est intelligente, elle comprendra. C'est sa main sur sa joue qui lui fait croiser son regard. Sereine s'est allongée contre lui, sa tête sur sa cuisse en signe de soutien.

« Non, tu n'es pas comme lui. »

« Je l'aurais tué sans toi. »

« Mais tu ne l'as pas fait. Tu as une conscience toi. »

« Oui, et c'est toi. »

Cassiopée sourit. L'incident est clos. Elle a grandi dans une famille aimante et unie. Elle ne comprend pas cette haine entre le père et le fils. Mais cela l'aide sans doute à comprendre ce garçon taciturne et renfermé, secret. Et à vouloir l'aider à tous prix.


« On a réussi Tom ! »

La jeune fille ne peut contenir son enthousiasme et saute au cou de son ami, folle de joie. Oui, ils ont réussi. Après des années d'études acharnées, de nuits blanches pour lui, ils ont réussi. Ils sont allés au bout de leur cursus. Cela n'a pas été sans peine, bien entendu, mais le jeune homme s'autorise à ressentir un puissant sentiment de fierté malgré tout. S'il y a quelques années, il était impensable que la jeune femme le câline comme ça sans qu'il ne se renfrogne, aujourd'hui, il l’accueille, la serre contre lui et sourit même légèrement, amusé de son enthousiasme. Et attendri. Cassiopée n'a pas fait que l'aider à aller jusqu'au bout en lui apprenant une certaine méthode de travail, mais elle l'a aussi ouvert un peu aux autres. Il demeure quelqu'un qui se lie difficilement, mais il parle désormais aux autres sans forcément y être totalement obligé et a perdu un peu de sa sévérité et de son austérité. Il demeure sur la réserve et la défensive avec les étrangers, mais davantage sociable.

« On dirait bien, même si ça ne faisait aucun doute pour toi. »

En effet, si une élève devait être diplômée, c'était bien elle. Et il avait une confiance aveugle en elle.

« Mais pour toi non plus ! Tu m'as donné du fil à retordre, mais j'étais certaine que tu réussirais. »

Il hausse une épaule, avant de doucement lui baiser le front.

« Eh bien, merci de m'avoir supporté. »

Et c'est peu dire. Il avait réussi la première étape. Quand il était entré à l'académie, il avait pour objectif de terminer ses études. Et... rien de spécial. Mais en vivant à Lorgol ces dernières années, il lui était apparu une fascination pour les Chevaucheurs. Et une... vocation ? Un nouveau défi. Encore une fois, ce n'est pas le chemin le plus aisé mais... pourquoi pas ? Il a acquis davantage de confiance en lui au contact de Cassiopée, mais aussi aux compliments et encouragements des professeurs. Si son amie vise la spécialisation, lui il vise la caserne de Flamme. Il a de fortes chances d'être rejeté, si aucun dragon ne le choisit, mais il ne perd rien à essayer, n'est-ce pas ?

« Allez, pour fêter ça, je vais nous préparer un petit truc dont tu me diras des nouvelles ! »

Les fameuses pâtisseries de Cassiopée, souvent délicieuses, parfois... étranges. Thomas est son testeur préféré. Et c'est souvent pour son plus grand plaisir. Un côté gourmand qu'il s'est découvert au contact de la jeune femme.

« Par Rya, si tu me prends par les sentiments... »

Cassiopée laisse échapper un rire clair, prenant la main du jeune homme avec naturel pour émerveiller ses papilles.


Il pensait avoir vaincu ses angoisses stupides. Il s'est trompé. Le sentiment qui lui nous l'estomac alors qu'il se présente devant les dragons lui rappelle celle qui l'a étreint quand il a passé son entretien pour entrer à l'académie. Inconsciemment, sa main serre l'anse de la sacoche offerte récemment par Cassiopée, comme pour se porter chance. Il n'a pas fermé l’œil de la nuit, malgré la chaleur de son Familier contre lui et ses paroles rassurantes dans son esprit. C'est tendu qu'il se retrouve là, priant tous les dieux pour qu'un l'entende et lui donne une nouvelle chance. La dernière faveur. Les secondes semblent des minutes et les minutes des heures, pourtant, une dragonne grenat le repère et le choisit... Pour son opiniâtreté, son esprit combatif, son courage. Avec lui, elle fera de grandes choses, elle en est certaine. Derrière la réserve du jeune homme de 21 ans, elle sent le feu qui coule dans ses veines, son impétuosité qu'il retient en l’assimilant trop à de la colère.

C'est ensemble qu'ils vont apprendre à devenir un duo redoutable et redouté et la dragonne trépigne déjà d'impatience.


« Thomas ! »

Le jeune homme soupire quand la voix grave résonne. Il sent la frustration d’Étincelle. La dragonne est impulsive et sans peur. Un peu trop. Et elle sait titiller cette facette toujours soigneusement étouffée de son chevaucheur. Par certains côtés, elle lui rappelle Cassiopée. Il y a des similitudes entre elles, dans leurs caractères, dans leur enthousiasme. C'était amusant de constater qu'il était lié à trois femelles. C'était plus facile qu'avec les hommes. Inconsciemment, quand une voix sèche masculine résonne, le petit garçon en Thomas se tend, en prévision de coups qui ne viennent naturellement pas. Il a appris depuis qu'il est à Lorgol que l'apprentissage ne passe pas par la violence physique. Que les professeurs ne sont pas là pour lui inculquer leur savoir à coups de poings. Mais il n'y peut rien, c'est solidement ancré en lui, même si la raison le rattrape aussi vite. Il se pose alors avec Étincelle, prêt à écouter le sermon. Il n'est pas de nature indisciplinée pourtant, même s'il a des difficultés avec l'autorité masculine. Cela fait déjà trois ans qu'il est un cadet, qu'il apprend des disciplines aussi diverses que passionnantes. C'est davantage physique que ce qu'il a appris à l'académie et lui est donc plus aisé. L'escalade, la vitesse et la survie, notamment. Ce qu'il a appris autrefois avec son père lui servent aujourd'hui... Qui l'eut cru ? Sa condition physique est excellente et si certaines disciplines sont ardues, il s’entraîne comme un acharné, incapable d'admettre le moindre échec.

« Qu'est-ce que j'ai dit, cadet ? Quand je donne un ordre, tu obéis. Vous obéissez. La discipline est primordiale ! Vous devez apprendre à travailler en équipe. »

C'est bien là le problème. Thomas ne sait pas travailler en équipe et c'est là un problème de taille qui pourrait bien le faire chasser d'ici. Or, il n'a pas envie de tout abandonner à cause de cet individualisme, né davantage du besoin de se protéger des autres que d'un vulgaire égoïsme.

« Je sais. »

« Alors applique-le. »

L'appliquer. Plus facile à dire qu'à faire... Il n'a pas fini de ruminer sur la façon de procéder et de s'inscrire dans un tout dont il a toujours été exclu. Mais qu'importe, ce soir, il ira voir Cassiopée. La jolie blonde le connaît comme personne et il sait pouvoir trouver une oreille attentive et des conseils avisés auprès d'elle. Ainsi que quelques petites sucreries réconfortantes. Quand il doute, elle est là. Quand il est fier, elle est là... Cassiopée suit son chemin, mais jamais il ne se sépare de celui de Thomas. Amis à la vie à la mort.


« Je suis affecté au vol de Lagrance. »

Il a réussi. Il est Chevaucheur. Et il doit se rendre à Lagrance. Il vient de l'annoncer à Cassiopée, qui est restée à la Volte le temps qu'il termine. Ils ont été éloignés physiquement, mais la jeune fille n'a jamais vraiment quitté ses pensées de par son pouvoir. Un pouvoir qui le met mal à l'aise... Pourtant, s'il y a bien une personne en qui il a confiance, c'est elle, incontestablement.

« Vraiment ? »

« Oui. »

Il est naturel qu'il vienne le lui annoncer. C'est un tournant dans sa vie. Et... à vrai dire, il a une idée derrière la tête, mais a-t-il le droit de lui demander cela quand elle a établi sa vie ici ? Il a l'impression que la vie de la jeune femme tourne autour de la sienne. C'est sans doute présomptueux de penser qu'il a une telle importance pour elle mais... Ce sentiment persiste. L'empêche-t-il d'avancer ? De devenir la mage accomplie qu'elle se doit d'être ? Pourtant, il se décide :

« Tu veux venir avec moi ? »

Demande égoïste, mais naturelle. Il ne conçoit pas de partir sans elle. De la rayer de sa vie. Elle y a pris trop de place. Il ne se rend compte qu'il est suspendu à ses lèvres que quand elle accepte avec enthousiasme. Le rire l'emporte alors, en écho de celui de Cassiopée. Le soulagement lui coupe les jambes. Pour lui, elle va quitter les siens. Il a l'impression qu'elle le suivrait au bout du monde. Il ferait de même s'il n'avait ses obligations. Lagrance est une aubaine. Il y connaît déjà des Chevaucheurs. Il a encore des efforts à fournir pour s'intégrer, mais il est en bonne voie, se montrant moins individualiste, bien que toujours enclin à s'approcher du danger.


C'est étrange de revenir ici, après une dizaine d'années. Rien n'a changé. Mais les gens ont vieilli. Et lui, il est devenu un homme. Il lui reste une chose à faire avant d'embrasser sa nouvelle vie. Son père a eu raison des années plus tôt en le traitant d'ingrat. Il l'a été. Pas envers son géniteur à qui il ne doit rien, mais envers une femme qui a toujours pris soin de lui, qui a su le réconforter et lui donner confiance en lui. Qui a cru en lui. Il lui reste une affaire en suspens et la boucle sera bouclée. Étincelle s'est posée avec grâce sur une plaine alentours et il a fait le reste du chemin à pied. Il ne pensait pas ressentir une certaine nostalgie en foulant les rues de cette ville. Il n'y a que très peu de bons souvenirs et pourtant... Il reconnaît des visages familiers, ceux-là même qui murmuraient sur son passage quand il était enfant, qui le plaignaient, mais ne faisaient rien. À cause d'eux, Thomas a des difficultés à rester passif face à une injustice, malgré son caractère. Il ne sait que trop ce qu'une main secourable peut apporter. Il aurait aimé qu'on lui tende cette main.

Une personne l'a fait.

Et c'est devant sa porte qu'il se retrouve. Un coup de tête affectueux de Sereine dans ses jambes le pousse enfin à frapper à la porte. Et c'est le beau visage d’Élise qui lui ouvre. D'abord circonspecte, son visage s'illumine soudain en le reconnaissant. Une décennie...

« Thomas... »

Sa voix tremble. Alors il la rejoint en deux enjambées et la prend dans ses bras. Elle lui semble plus petite que dans son souvenir. A moins qu'il ne soit juste plus grand. Oui, c'est sans doute cela. Et il n'a pas été très affectueux avec elle jusque là. Ce geste la fige, avant qu'elle ne rit et sanglote en même temps contre lui, avant de s'écarter pour prendre son visage entre les mains.

« Oh bon sang, Tom, tu as les yeux de ta mère. Entre, raconte-moi tout, je veux tout savoir, on a du temps à rattraper ! »

Elle aurait pu lui en vouloir de ce long silence. Mais ce n'était pas son genre d'être rancunière. Il ressent une bouffée d'amour soudaine pour cette femme qui a été un pilier dans sa vie, une amarre pour l'empêcher de dériver. Il lui doit beaucoup. Autant qu'à Cassiopée. Alors il se lance dans le récit de ces dix dernières années. Et elle écoute, fascinée, mais aussi fière de lui, comme l'aurait été sa mère. Et quand il conclut par son affectation à Lagrance, elle soulève avec un petit sourire :

« Il faudra que tu me la présentes. »

« Qui ? »

« Cassiopée bien sûr. »

« Oh que non. »

« Et pourquoi ? »

« Parce que tu vas lui dire quel gamin j'étais et j'ai horreur d'être gêné. »

Élise éclate de rire, avant ébouriffer les cheveux sombres de son filleul. Oh si elle veut rencontrer cette jeune fille. Elle devine qu'il est attaché à elle. Bien davantage qu'il ne le pense. Et qu'il est devenu un homme bien grâce à elle. Parce que le Thomas qui est parti à l'aube de ses 15 ans avec son maigre bagage, ses espoirs et sa colère a disparu désormais. C'est un jeune homme assuré et non plus un animal blessé qui se tient devant elle.

« Je te promets que je te présenterai sous ton meilleur jour, je ne voudrais pas interférer dans votre relation. »

« C'est une amie, Élise. »

« Oui, je sais. Et qui va venir avec toi, quitter ce qu'elle connaît pour l'inconnu à tes côtés. C'est une amie précieuse, ne la perds pas. »

Il hoche la tête, sentant quelque chose le titiller, mais refusant de l'analyser.

« Je suis désolé de ce long silence. Je sais tout ce que je te dois. Tu as été... es... comme une mère pour moi, j'espère que tu le sais. »

Elle ne se serait jamais attendue à entendre cette confession de la part du jeune homme et c'est avec émotion qu'elle la reçoit, serrant sa main, avant de chasser ses larmes d'émotion.

« Et si tu me montrais ton dragon ? »


« Alors, comment s'est passée la première journée ? »

La nuit est tombée tandis que Thomas invite Cassie à s'asseoir à ses côtés. Pour lui, la voie était toute tracée. Il se retrouve dans l'escadron de Tristan d'Amar. Cassiopée vit chez lui, gère son domaine en quelques sortes. Ce qui n'a pas enthousiasmé Thomas qui ressent une pointe de jalousie malvenue concernant la relation entre Tristan et Cassie. C'était d'autant plus gênant qu'il apprécie son capitaine de vol. Et il a trouvé une partenaire en Maëlys, qui a un peu le même état d'esprit que lui. Ensemble, ils peuvent se montrer ingérables. La jeune femme est arrivée quelques semaines après lui et il l'a accueilli avec une certaine joie. Elle n'a pas fait partie des élèves populaires à la caserne. Cela tombe bien, lui non plus. Il se fiche bien de ce que les autres peuvent penser de lui. Ou d'elle. Son avis, il se le forge seul. Et il apprécie l'intrépide jeune femme, si mal acceptée de par ses origines. Il s'épanouit dans cette nouvelle vie. Et il y a traîné Cassiopée égoïstement, sans vraiment se demander ce qu'elle, elle désirait, ce qu'elle avait quitté pour lui.

Mais Cassiopée a réussi à entrer au service du Duc de Lagrance, rien que ça. Elle aussi trouve sa voie. Et il est fier d'elle. Elle mérite ce qui lui arrive, mérite d'être heureuse et épanouie, reconnue pour sa valeur. Et un sourire lui échappe quand elle s'anime et part dans un de ses habituels bavardages qu'il n'écoute pas toujours. Il décroche parfois, mais la regarde avec tendresse et admiration, fasciné par les reflets du feu dans ses cheveux, par la façon dont son visage si expressif s'anime quand elle parle. Elle est une vivante incarnation de la joie et de la vie, tout simplement.

« Quoi ? »

Elle s'arrête alors qu'il la fixe en souriant.

« Rien. J'aime quand tu es enthousiaste. »

Il aime tout en elle en fait, même ce qui l'agaçait autrefois. Cassiopée est une femme superbe et formidable. Qu'il ne souhaite partager avec personne.


RÉSUMÉ LIVRE I : Thomas a assisté à l'Ordalie de Diamant, a vu cet homme sorti de nulle part réclamer le trône, le contester à la trop discrète et effacée Chimène. Malgré tout, Thomas a décidé de rester fidèle à l'impératrice, au contraire de Maelys, sa camarade Chevaucheuse. Malgré sa prise de position qui lui a valu l'ire des autres Chevaucheurs, Thomas est resté proche d'elle, sans la juger. Il l'a félicité pour sa nomination au Tournoi des Trois opales, mais n'y a pas assisté. Parallèlement, lors de jeux anodins, Thomas et Cassiopée se sont rapprochés, formant désormais un couple, même si le Chevaucheur a encore des difficultés avec ce concept. Il a enquêté au Festival d'Arc-en-Fleurs et a été enlevé à Lorgol avec d'autres inconnus, se pliant aux jeux sadiques d'un illuminé. Au Festival de Samhain, à Sombreciel, il a été drogué, désinhibé, puis a décidé de s'engager dans le tunnel découvert par une maladresse de Maëlys. Propulsé 1000 ans en arrière avec Cassiopée et les autres, il a assommé un éclaireur qui était en fait le prince héritier de Faërie, jouer les éclaireurs et attendu les autres derrière les lignes faës. La rencontre du groupe avec Stellaire leur a ouvert une voie jusqu'au temple et permis de revenir dans leur époque où ils ont assisté à un massacre. Il a brûlé la moitié des feuillets à sa disposition, afin d'empêcher l'Ordre de s'emparer du Sablier. Puis, il a combattu les garde avec les autres et ils ont été sauvés par les pièces de la Rose. Lors de ce festival, il a également pu voir le fantôme de sa mère et a compris que son père l'avait assassiné... A la caserne, sa décision de brûler les feuillets lui a valu l'admiration d'une part du groupe, mais aussi les représailles des membres de l'Ordre qui lui pourrissent la vie. Et de façon très personnelle, il doit aller venger sa mère. La mutation de Cassiopée auprès du Duc d'Outrevent suite au sauvetage qu'elle a effectué avec Serenus pèse sur Thomas, même si elle fait les allers retours par portail.

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
Spoiler:
 
→ Thomas a été amant avec Aubrée Martel lors de cette trame. Il s'est réveillé dans la réalité alternée le 26 mai, découvrant avec horreur que Cassiopée était sa sœur dans cette réalité et qu'il était un assassin réputé et brutal... Ce qu'il aurait pu devenir s'il n'avait pas choisi de s'enfuir et de devenir Chevaucheur. Il est hanté par cette identité dont il ne se souvient pas et qu'il n'a pu qu'imaginer d'après les dires, alors qu'il était confus et ne savait pas ce qu'il faisait ici. Ce double de lui qui est un rappel constant du chemin qu'il aurait pur emprunter... De ce qu'il a été capable de faire.

RÉSUMÉ LIVRE II : Après avoir appris que son père avait tué sa mère, Thomas est retourné en Lagrance pour avoir des explications et a manqué d'assassiner son père de colère. Cassiopée l'en a empêchée et il a finalement décidé de le livrer à la loi et de tirer une croix sur son passé. Il a présenté Cassiopée à Elise, sa mère de substitution, officialisant ainsi davantage leur relation. En mars, il a été appelé à assurer la sécurité à Ansemer pour un festival. Voilà qui l'éloignait quelque peu de la guerre qui faisait rage et lui permettait de profiter un peu. Mission de routine qui a viré au cauchemar quand des pirates ont attaqué afin de voler la vieille relique. Relique qui a disparu dans la nature, alors que des civils ont été blessés et tués lors de l'attaque... Encore un échec pour les Chevaucheurs qui ont du faire sans leurs dragons, rappelés pour leur sécurité.
La libération des magies scellées a révélé des Mages de Sang, de plus en plus nombreux. Même parmi ses proches alors que son propre Capitaine en est devenu un, ce qui n'a de cesse de le laisser perplexe et méfiant désormais, bien que toujours loyal.
En avril, la trame du temps a été altérée et Thomas s'est vu devenir un assassin, frère de Cassiopée. Un aperçu de l'homme qu'il aurait pu devenir si il n'avait pas fait les bonnes rencontres et les bons choix et qui continue de le hanter.
C'est en août que les événements de l'année ont été les plus terribles pour le Chevaucheur. Une mystérieuse épidémie a frappé Faërie et après une nuit avec Cassie, il a accompagné le convoi jusqu'à Roc-Epine, afin d'y trouver un remède. Il est tombé malade naturellement, perdant son lien avec sa dragonne, puis avec son Familier, sa magie devenant source de danger pour lui. Atteint par la fièvre, seul, abattu, il a perdu la tête, perdu toute dignité, voulant seulement revoir Cassiopée, fou d'angoisse pour elle qu'il devinait dans le même état et craignant de ne jamais la revoir. De cette période, il garde une opinion très négative sur lui-même, encore une fois, alimentant ses doutes sur l'homme qu'il est. Il a guéri, grâce aux expériences faites sur son Capitaine de Vol, et l'a raccompagné jusqu'à Amar en convalescence, se voyant ainsi octroyé quelques jours de permission qui lui ont permis de demander Cassiopée en mariage.
La libération de la Chasse Sauvage, la disparition de la Rose, la trêve suite à la mort d'Augustus sont autant de sources d'inquiétudes qui viennent assombrir le quotidien du jeune homme qui craint sans cesse que son bonheur fragile vole en éclats. Il compte bien profiter de ces quelques mois de répit...



La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• De la crainte, bien évidemment. Difficile de ne pas en ressentir face à un ennemi d'une telle puissance. Des astuces ont été trouvées pour se débarrasser de leur traque, mais cela demeure un palliatif. Thomas est un homme d'action, qui a besoin de pouvoir prendre les choses en main et agir sur sa vie et son destin. Pour le moment, ce n'est pas le cas. Il exècre l'Ordre pour avoir lâché un tel fléau sur la continent, ne cautionnant à aucun moment leurs agissements. S'il peut comprendre les motivations, il y a eu trop de sacrifiés pour qu'il compatisse à leur cause.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Même si Thomas est Chevaucheur et qu'il et de son devoir de protéger Faërie, qu'il a reçu toute l'éducation martiale pour se faire, il n'est pas vraiment ravi par cette guerre. Il se demande où cela va mener le continent et qu'aura à y gagner celui qui finira par prendre l'avantage. Il est soldat, il suit les ordres, il protège l'empire, il ne craint pas pour sa vie, mais pour celle des gens qu'il protège. Et pourtant, chaque séparation avec Cassiopée est de plus en plus douloureuse, chaque au revoir pouvant devenir un adieu. Il se bat, mais pour quelle cause, pour quelles idées, au juste ?

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lorgol a été un nouveau départ pour moi. J'ai fui un passé étouffant, oppressant pour embrasser une vie que j'avais choisi. Dans la noirceur de mon existence, dans la colère qui m'était familière, j'ai découvert dans cette cité de la lumière, de la joie, des espoirs... La tolérance aussi, même si finalement, je n'ai guère fait attention aux gens que je fréquentais, qu'ils soient de Faërie ou d'Ibélène. Je me sens bien à Lorgol, tout simplement.






Dans la vie, je m'appelle Nymphi et j'ai 32 ans. J'ai découvert le forum via Elnaie et voici ce que j'en pense : il a l'air vraiment sympa. Il est très complet, le staff et les membres accueillants, rapides et sympas... un bon forum de fantasy comme je n'en ai pas vu depuis longtemps *_*. .
Pour les inventés : Je ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.




Récapitulatif

Thomas Sombrepas

Mise à jour des registres et bottins


♦️ Shiloh Fernandez
♦️ Compte principal : Oui

♦️ Magie : Été / Destruction / Compression de la matière
♦️ Familier : Sereine / Lynx / Femelle
♦️ Dragon : Étincelle / Grenat / Femelle / 80 ans
♦️ Hiérarchie : Chevaucheur en Lagrance


_________________
I can't tell you what it really is I can only tell you what it feels like And right now there's a steel knife in my windpipe I can't breathe but I still fight As long as the wrong feels right honey —
Lion's tears
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Aubrée de Sombregemme

Messages : 2191
J'ai : 21 ans
Je suis : Apprentie Assassin au sein de la Confrérie Noire

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Grâce de Séverac et à la Confrérie Noire
Mes autres visages: Rhapsodie & Octave
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 17:17



Lorilis présente

Aubrée
de Sombregemme

Dakota Fanning

« Mère, apprends-moi à vivre libre. »

Le caractère de l'Aubrée se dévoile de plus en plus, depuis qu'elle a quitté Bellifère.

Le visage d'ange cache en réalité une franchise à toute épreuve. Par ailleurs, de plus en plus affirmée, la jeune femme se révèle être une vraie tête de mule, têtue et bornée, et ne reconnaît jamais ses torts (ce qui est impossible, puisque de toute façon, elle a toujours raison). Excessive, obsessive, elle poursuit ses objectifs avec acharnement, et ne lâchera pas avant d'avoir réussi, ou d'avoir tout essayé. L'Aubrée est courageuse et téméraire. Toutefois, ses actions sont bien trop souvent irréfléchies et guidées par son impulsivité, et ne se rend pas toujours compte du danger qui peut la guetter.


©️ Lemon Tart
Comme emplacement du tatouage de la main de Lida, Aubrée a choisi l'intérieur du poignet droit, afin que la Sombre Mère guide sa Lame, à chaque fois qu'elle l'utilisera.



©️ Sugar Slaughter
Âge : 20 ans
Date et lieu de naissance : 15 juin 982, à Brumecor (Bellifère)
Statut/profession : Apprentie assassin, Aspect de la Lame.
Allégeance : Tout d'abord à sa mère, puis à la Confrérie Noire.
Dieux tutélaires : Née sous Maari, elle lui préfère désormais Lida, la Sombre Mère.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Peuple / Confrérie Noire



De son enfance, Aubrée ne retiendra que l'absence cruelle de sa mère, qui l'a laissée seule avec ses frères et sa sœur alors qu'elle n'avait pas trois ans. Pendant des années, la blondine n'a ressenti que mépris et dégoût pour cette femme faible et lâche qui avait fui sa famille et ses responsabilités. La petite fille qu'elle était alors pensait que si sa mère avait eu du courage, elle n'aurait pas abandonné ses enfants. Elle ne l'aurait pas abandonnée.

L'Aubrée se rappelle que son père est entré dans une colère noire quand il a découvert la fuite de sa femme. Par la suite, il s'est appliqué à faire payer à ses filles la trahison de son épouse par la violence, en veillant ainsi à étouffer en elles toute envie de rébellion ou de fuite.
Les coups, c'étaient ses frères qui les prenaient à leur place, d'abord pour protéger Agathe et Aubrée, mais surtout pour montrer à leur géniteur qu'ils seront de bons bellifériens plus tard. L'aînée aurait voulu leur en être reconnaissante, mais la situation l'excédait. Elle avait l'impression d'être la seule de la fratrie à trouver cette situation anormale, et s'empêchait pour cela d'être proche d'Anthelme et Arnaut.
Et Agathe... Agathe, c'était différent. De par leurs ressemblances physiques et leur traitement similaire, une solide et belle complicité aurait pu se former entre elles. Cependant, la cadette était proche de ses frères, bien trop fragile aux yeux de l'Aubrée. Par ailleurs, sa manie de rapporter les ragots et autres informations futiles exaspérait la plus grande. Ainsi, si elles s'entendaient, elles n'étaient pas bien proches non plus.

Cela continua durant son adolescence. Son père les comparaient à leur mère, les punissait, ses frères prenaient les coups, et tout recommençait. Et l'Aubrée grandissait doucement, passant peu à peu de fille à femme, jusqu'à atteindre l'âge de se marier.

Au début, le mariage n'était pas un problème. Elle savait, depuis toute petite, qu'un homme viendrait un jour l'enlever pour en faire sa femme. C'était dans l'ordre des choses, après tout.
Mais peu à peu, elle comprit qu'elle n'était pas comme toutes les autres filles de son âge, à espérer que l'homme qui viendrait l'enlever serait un bon mari -et un bon père pour ses futurs enfants. En fait, elle ne voulait pas être enlevée tout court. Cependant, hors de question d'apposer la moindre objection, surtout pas devant son père. Il se ferait un plaisir de lui rappeler l'histoire de sa mère, et agirait en conséquence. Alors, elle serrait les dents, et espérait que ce moment viendrait le plus tard possible.

Et puis, elle entendit des rumeurs, sur un futur enlèvement. Elle vit les regards entendus de ses frères, entendit les sous-entendus à peine dissimulés de son père, et comprit que bientôt, ce serait son tour. Son destin était tout tracé, désormais, et elle se rendit compte qu'elle n'en voulait pas. Alors, un soir, elle décida de tenter le tout pour le tout. Elle prit de l'encre, du parchemin, et écrivit une lettre à celle qui l'avait mise au monde, en espérant qu'elle la lise et qu'elle lui réponde.

« Mère,
Je ne te connais pas, et je ne t'ai jamais connue. Peut-être que tu ne voudras même pas lire ma lettre, que tu ne la recevras pas, ou que tu l'ignoreras en comprenant qu'elle est de moi. Mais j'ai besoin de ton aide.
Bientôt, un homme viendra m'enlever pour que je devienne sa femme, je le sais, j'ai entendu des rumeurs là-dessus. Père me l'a presque confirmé, à demi-mot.
Mère, je ne veux pas. Je ne veux pas être enlevée, je ne veux pas me marier, je ne veux pas de cette coutume barbare. Je te comprends, maintenant. Je comprends que tu sois partie. Quand je pense que je t'ai haïe pendant des années sans te connaître... Je t'ai détestée, tu sais, mais maintenant, je te comprends. Je veux faire comme toi, je veux partir loin, loin de Bellifère.
Mère, viens me chercher. Viens nous chercher, nous deux. Agathe non plus ne mérite pas cette vie. Elle ne voudra pas partir, mais je ne veux pas qu'elle subisse encore plus la colère de notre père, par ma faute.
Mère, je ne veux pas qu'on décide de ma vie à ma place.
Mère, apprends-moi à vivre libre.
S'il te plaît.

Aubrée. »


Et quelques jours plus tard, elles étaient parties.

Sur l'Audacia, elle trouva une vie pleine d'aventure et d'indépendance, bien loin de celle qu'elle menait jusqu'alors. Bien que légèrement perturbée par les événements récents et les grands changements, l'Aubrée se découvrit une curiosité nouvelle pour le monde qui l'entourait, ravie de voir que tout ne se résumait pas à la misogynie des hommes et à la soumission de leurs femmes.

Et puis, il y a eu ce passage en Sombreciel. Au début, elle était contente de découvrir encore de nouvelles choses, même si une part d'elle gardait en mémoire tout ce qu'on lui avait raconté sur le duché et son duc décadent, Castiel de Sombreflamme. Finalement, l'Aubrée trouva en Castiel une compagnie agréable, et il lui prouva que tous les hommes du continent ne sont pas des rustres aux manières barbares. Elle ne vit pas les quatre mois passer, et fut presque déçue de voir son séjour s'achever si vite.

Elle quitta ainsi Sombreciel pour Lorgol. Sans trop comprendre pourquoi ni comment, elle est présentée à Ljöta d'Evalkyr. L'Aubrée est fascinée par cette femme, ses yeux clairs, sa prestance et son assurance. Alors, elle sait qu'elle aimerait lui ressembler. Et quand on lui propose de devenir l'apprentie de l'assassin, elle n'hésite que quelques instants avant d'accepter.
Une nouvelle vie s'offre à elle, désormais.

♦️ Pendant le livre I : Aubrée a beaucoup appris en quelques mois. Elle a appris à tuer, elle a appris à se fondre dans le décor et passer inaperçue, elle a appris à se servir d'une lame. Elle a grandi, l'Aubrée. Elle a même tremblé pour sa mère dans le Colisée de Hacheclair durant le Tournoi des Trois Opales, ce qui a contribué à les rapprocher un peu plus.

Pendant le livre II : Aubrée poursuit son apprentissage auprès de Ljöta, et son intérêt pour sa formation ne cesse de croître.

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Dans cette autre vie, Aubrée est Adepte de la Lame. Plus ou moins en couple avec Thomas, son homologue, elle est réputée pour torturer sadiquement ses cibles avant de les tuer, ce qui lui a valu le surnom de l'Ecorcheuse.
Le 26 avril, alors à Svaljärd pour accomplir le contrat posé par Astrid d'Evalkyr sur la tête de son mari. Poursuivi par la garde ducale jusqu'à Lorgol, elle se réveille brutalement, juste avant de mourir.
Elle choisit de se souvenir, par désir de comprendre ce qui a provoqué sa première mort, et par rancune envers Astrid.

Elle a assisté aux événements de Lughnasadh, et en est ressortie passablement chamboulée. En plus, Lia est tombée malade juste après, elle aussi touchée par l'Epidémie, bloquant ainsi les deux Assassins en Valkyrion pour toute la fin de l'été.
Enfin, la Libération de la Chasse Sauvage lui fait un peu peur. Elle est déçue de la disparition de la Rose, qui ne les défendra plus face aux attentats de l'Ordre, dont elle déplore les actes mais commence à comprendre les idéaux.  



Questions du Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• De la peur, un peu. Elle n'en montrera pas grand chose, préférant dire qu'au moins, si Ils la prennent en chasse, elle mourra fièrement. Mais elle sait ce que c'est, maintenant, de mourir, et elle espère connaître une fin la plus tardive possible. En attendant, elle croise les doigts.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Aubrée se moque un peu de la guerre, maintenant qu'elle vit à Lorgol. Elle ne se sent plus Ibéenne depuis longtemps. Néanmoins, elle est rassurée de cette Trève pour sa mère, qui n'aura pas à se battre, du moins pendant quelques temps.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Elle s'y promène librement, et même si cela fait quelques mois qu'elle y vit, elle s'émerveille encore de la diversité des cultures et des peuples qui s'y mélangent naturellement. C'est sa ville, maintenant.






Dans la vie, je m'appelle Lorilis et j'ai 16 ans. J'ai découvert le forum via quelques recherches sur Internet et une bonne dose de hasard et voici ce que j'en pense : le monde d'Arven est extrêmement riche, construit et complet (vraiment bravo!), et c'est ce qui m'a poussée à m'inscrire. Ça, et le fait que le nom et prénom d'Aubrée ressemblent très, très, très beaucoup à mon nom et prénom à moi :sisi:.




Récapitulatif

Aubrée Martel

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Dakota Fanning
♦️ Compte principal : Oui

Ne conserver que les lignes remplies
♦️ Hiérarchie : Confrérie Noire / Apprentie


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Césaire Chesnenoir

Messages : 655
J'ai : 68 ans.
Je suis : Maître Espion en Infiltration à la Cour des Miracles

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Fils des Ombres // Épines de la Rose
Mes autres visages: Bartholomé d'Ansemer // Soltana Kamar
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 17:57


Shark présente

Césaire
Chesnenoir

Charles Dance

« Le masque tombe ; l'homme reste ; et le héros s'évanouit. »

Silencieux, attentif, amical, patient, irrévérencieux, discret, bon menteur, bon acteur, invisible, blasé, juste, moralisateur et un peu aigri.


par fassophy




Césaire se surprend à être encore vivant alors qu'autour les gens meurent. Le soir en s'endormant il prie Sithis de l'emporter, et quand il se réveille, encore, le matin venu, il le maudit de l'avoir une nouvelle fois oublié.



par alayne
Âge : 68 ans.
Date et lieu de naissance : 14 juillet 935, à Nimrod (Bellifère).
Statut/profession : Majordome de Castiel de Sombreflamme, Maître Espion en Infiltration à Cour des Miracles.
Allégeance : Au Fils des Ombres, aux Épines de la Rose Écarlate.
Dieux tutélaires : Né sous Kern, pris en charge par Isil et depuis peu, il se surprend à prier Sithis.
Groupe principal : Les gardiens de la tradition
Groupes secondaires : Cour des Miracles / Peuple


Que fait-on quand l’on se retrouve dans les derniers chapitres de sa vie, qu’à l’horizon on sait se dessiner les bras tendus de Sithis, et que tout semble s’écrouler? Est-ce qu’on se rend au combat, reprenant le bouclier qu’on avait eu espoir de déposer à jamais? Est-ce qu’on laisse le monde se déchirer, spectateur d’un avenir qu’on sait très bien ne nous portera que comme souvenir?
Ah, la chance qu’il avait eue ce Césaire, de venir au monde de longues années auparavant. Il aurait souhaité terminer ses jours comme il les avait vécus ; dans le confort de la longue Trêve. Hélas, il ne pouvait que se rassurer que bientôt tout ceci ne lui appartiendrait plus. Dans le royaume des morts les querelles et les déchirements des vivants n’étaient tel que le sifflement du vent. Et pourtant. Les voix de son passé semblaient le sommer de s’afficher, de rejoindre les Épines restantes, et de vouer ses derniers souffles à tenter de réparer un avenir qui s’effritait en un chaos destructeur.

Aujourd’hui il était Césaire Chesnenoir, majordome de Castiel de Sombreflamme. Hier était tout autre, tout comme chacun des jours qui l’avait précédé. Un espion n’avait plus ni nom ni visage. Se souvenait-il seulement de la consonance que son premier prénom avait? De la sensation des consonnes roulant sur sa langue, des voyelles qui s’éternisaient un brin avant de mourir. Tournerait-il même la tête, interpellé, si on s’adressait aujourd’hui à lui avec cet amalgame de lettres qui lui avait à sa naissance été assigné?
Certainement que ses frères et ses sœurs l’aient depuis longtemps oublié, encore étaient-ils toujours en vie, ce dont il doutait fortement. Dans ce petit village de guerriers en Bellifère il était né dernier enfant de sept. Le quotidien de son enfance n’avait rien d’intéressant. Le hasard qui le plaça dans la pauvreté et la violence des guerriers lui laissa au moins les rires insouciants des plaisirs innocents. Mais naître dans le duché de la guerre, dans un petit village reculé de vils guerriers, et ne pas souhaiter brandir la lame de son épée, ni pour servir son duc ni pour se trouver une femme, laissa le benjamin dans une fâcheuse position. Ainsi, enivré de ces contes qui vantaient en Lorgol un monde libre et où il se voyait vivre une vie loin des querelles et des armes, il s’exila pour la ville aux Mille Tours. Mais le gamin empli d’illusions qui mit pieds en cette terre de paix promise se vit rapidement déchanter. Seul et sans repères, il tomba dans les bas-fonds de la ville et troqua au final un village qu’il haïssait pour une ville qui le haïssait.

Il s’y fit pourtant une vie. Une vie de vol et de mendicité. Et bien qu’il se terrait dans l’obscurité des ruelles étroites, la Cour avait des yeux de chats et même dans l’ombre on le repéra. Il brilla aux sélections et sous la tutelle d’un Maitre Espion apprit les rouages de l’infiltration. Ses cinq années de formation passèrent et il quitta Lorgol. Il était encore jeune et il multipliait alors les assignations. Un valet de chambre ici, les cheveux coupés court et la barbe rasée. Un domestique là, la voix teintée de cet accent éloigné. Un palefrenier aux long cheveux tissés et au teint basané. De nouvelles identités, de nouvelles occupations, des passés inventés et un talent d’acteur qui s’affinait toujours.

Il avait trente-trois ans quand, dans la fougue d’une jeunesse qu’il croyait jadis déjà passée, il se réveilla d’un songe l’écrin de la Tour Noire. Il avait la fraction d’un instant hésité refuser. Il avait quitté Bellifère pour abandonner les armes et voilà que son passé semblait le rattraper. L’esprit d’un souverain guerrier qui plus est, tout ce qu’il avait voulu fuir. Mais il fut malgré tout séduit par ses idéaux et ses espoirs de paix en des temps heureux. Il accepta. S’en suivirent treize années où son corps se partagea ces deux âmes, tantôt se côtoyant, tantôt cédant place à l’une ou l’autre. Arven était alors en Trêve et son rôle au sein de la Rose Écarlate fut plutôt calme. N’eurent pas lieu les batailles qu’il craignait tant, et le temps passé lui servit plutôt à apprendre et à s’instruire. Mais à quarante-six ans, voyant la cinquantaine approcher et craignant devenir ce fardeau plus nuisible qu’utile, il passa le flambeau à d’autres.
De la Rose il ne garda que ces souvenirs qu'il conservait secrets. Et si de temps à autres il envoyait des informations à la Tour, c'était bien tout ce dont il se gardait de faire.

Et l’homme vieillissant qu’il devenait, maintenant seul en lui-même, continua sur les chemins qu’il connaissait si bien ; les masques et les mensonges. Il s’était interdit l’égarement, les femmes et l’attachement, ces longues années durant. Mais maintenant qu’il était libre à nouveau, quand il se regardait il ne voyait que les rides qui se multipliaient sur son visage, que le gris de ses cheveux qui devenait neige, que le temps qui faisait son œuvre. Quelle femme voudrait de lui ainsi? Il était bien trop vieux pour nourrir encore ses espoirs de bercer en ses bras un fils qui serait sien. Un enfant qu’il verrait naître mais qui grandirait avec les souvenirs d’un père plutôt que sa présence. Alors il fit taire en lui ses sentiments, ses espoirs et ses rêves. Il ferait ce qu’il avait apprit le mieux à faire jusqu’à la fin, servir et dans l’ombre observer, noter. Dans ce grand échiquier de la vie il savait qu’il ne serait qu’un pion, placé ou ici ou là, oublié et sacrifié s’il en venait à cela. Il avait accepté depuis longtemps déjà n’être qu’une figure de l’ombre qui ne ferait pas trace dans les archives de l’histoire, il avait appris que les récits étaient construits de tous ces gens invisibles, véritable rouage dont on ne se souviendrait que de la résultante.

Dix ans maintenant qu’il était Césaire. Dix ans qu’il racontait ce passé inventé qui lui semblait parfois si vrai. Les mensonges venaient naturellement, les souvenirs imaginés semblaient prendre vie dans son esprit comme s’il les avait vraiment vécus. Parfois il se surprenait à se laisser revivre ces instants de son passé qui n’avaient jamais existés, et alors il se disait qu’il devenait vieux et sénile.
En février de 993, il entre au service d’Augustus d’Ibélène sous la fausse recommandation d’un haut noble de Hacheclair. À deux pas de la soixantaine, il est alors un domestique bien traité et respecté. Le confort qui lui est accordé est l’un qu’il n’aurait même jamais espéré alors qu’il grandissait tout jeune en Bellifère reculée. Il n’a depuis longtemps plus besoin de faire ses preuves, au palais impériale comme à la Cour des Miracles, et le calme relatif de la Trêve continue lui laisse croire qu’il vivra ainsi ses derniers jours sans plus de tumultes.

Oh qu’il se trompait.

Décembre 997, Castiel Sombreflamme est interné à la cour impériale et c’est Césaire qui est assigné à son service. Il subit avec la patience qui le caractérise les cris et menaces de l’odieux gamin qui croit que tout lui est dû. Un jour le jeune duc sera sevré et quittera Valkyrion pour rejoindre son propre duché, et Césaire pourra reprendre le cours tranquille de ses jours. Qu’il aurait cru, qu’il aurait espéré. Janvier 1000 arriva et quand Castiel quitta finalement pour rejoindre Euphoria le vieillard se vit contraint d’accompagner celui qui l’exécrait tant. Augustus lui-même l’avait recommandé comme majordome pour le jeune duc, et Césaire pouvait difficilement refuser. La position qu’il gagnait lui donnait plus de pouvoir, et l’espion de la Cour des Miracles en lui n’y voyait qu’avantages. Alors il se fit à l’idée ; il lui faudrait supporter l’exécrable adolescent et danser selon ses sautes d’humeurs, sans le moindre faux pas.

Toute l’année durant, Césaire prend ses places dans son nouveau rôle. Il tâte les limites et les possibilités tout en s’habituant au caractère inconséquent du duc. Il rapporte au Fils des Ombres ce qu’il apprend ici et là, les histoires de cœur de Castiel et les inclinaisons politique de ce dernier. La montée de l’Ordre du Jugement l’inquiète. Et ce Gustave, soutenu par ce même Ordre, qui fini par faire sa place sur le trône de Faërie, n'est rien pour apaiser ses craintes. La tension est trop grande entre les deux empires. Il aurait aimé mourir dans un monde où la paix était encore Reine, mais Sithis semble vouloir le faire languir et les événements déboulent trop vite. Il sait trop bien qu’il assistera à la fin de la trêve, que devant ses yeux Arven se déchirera. Et si Césaire s’oppose à cette guerre, quelle force un vieux majordome peut-il réellement avoir? Ses craintes sont fondées, la guerre déclarée, la trêve rompue.

Alors qu'il n'avait même jamais pensé voir le tournant du millénaire, il se voit, fin janvier 1002, le triste observateur d'une Ibélène qui se fracture. Face à cette guerre déclarée, les conflits internes ne sont qu'un venin qui ronge de l'intérieur, et il met ses espoirs en la Rose d'arriver à ramener le peuple d'Arven sur le chemin de la paix. La sage décision de Castiel d'épouser Madeleine de Bellifère le surprend. Il le voit pour une fois prendre ses responsabilités, et sous le gamin gâté et impétueux, il décèle les traces d'un duc digne de la couronne qui décore son front.

Et quand quelques mois plus tard, la Trêve est officiellement rompue, il ne comprend pas. Il est surpris et désapprobateur de cette décision. Il est peut-être vieux et baigne-t-il toujours autant dans un passé qu'il glorifie, mais il se souvient des contes et des histoires qui relatent un monde avant que la Trêve n'existe, un monde bien moins joyeux. Pourquoi devoir tout réécrire à nouveau?

Les événements qui s’en suivent donnent raison à ses inquiétudes, la frappe de l'Ordre qui éteint Catarine et plonge l'empereur dans le coma, l'Épidémie, la Rose dissoute, la Chasse Sauvage libre. Il ne sait plus sur quels espoirs se poser. Qui soutenir à présent, que faire ? Il pleure finalement la mort de l'empereur Augustus qui cède ainsi son trône au jeune Octave. Trop jeune, encore une fois. Entre les murs du palais ducal de Sombreciel il reste un bien lointain spectateur, mais il sait que s'il est pour vivre ne serait-ce que quelques mois encore, il ne pourra rester dans l'ombre sécurisante de ces remparts de pierres. Tout va beaucoup trop vite pour qu'il coule de derniers jours heureux.

Son regard se porte sur Odette, et il plaint l'héritière de Sombreciel de devoir grandir dans un monde déchiré. Il se demande s'il est trop vieux pour voir encore l'espoir dans les grands yeux scintillants des nouveaux-nés.

Et il regarde Castiel et sa nouvelle épouse, Alméïde, d’un nouveau regard. Il est heureux de l'effet que cette dame a sur son duc. Enfin présente à ses côtés elle saura peut-être le calmer et l'apaiser. Mais depuis la dissolution des pièces, il se surprend à voir en eux les visages de la mort de la Rose, et il ne sait plus à qui faire confiance. Il reste silencieux, indécis encore. Personne ne sait qu’il a un jour à son tour porté le poids de l’esprit ancien.
En parallèle, lors de la Roue Brisée, il ne s'est pas réveillé. Alors il observe les gens un peu changés, les rumeurs étranges qui coulent ici et là, et ne sait que trop en penser. Il ne peut que les lier aux derniers événements qu'il connaît, ignorant que dans une autre réalité il n'est lui-même plus.

Et alors qu’il sait ses jours comptés, Césaire en est à se demander s’il est enfin temps de sortir de l’ombre. Peut-il simplement espérer changer quelque chose?





14 juillet 935 : Césaire, sous un autre nom maintenant oublié, voit le jour à Nimrod, en Ballifère.
XX octobre 953 : Il quitte son petit village natal pour rejoindre Lorgol.
XX juin 954 : Il participe aux sélections de la Cour des Miracles et est pris sous la tutelle d'un Maitre Espion.
XX juin 959 : Il termine sa formation d'espion.
XX juillet 959 : Il quitte Lorgol pour sa première assignation.
XX décembre 968 : Il devient l'écrin de Simon de Bellifère, soit la Tour Noire.
XX février 982 : Il quitte son rôle au sein de la Rose Écarlate.
XX février 993 : Il entre au service de d'Augustus d'Ibélène comme domestique.
XX décembre 997 : Il est assigné au service de Castiel de Sombreflamme alors que ce dernier est interné à la Cour Impériale.
XX janvier 1000 : Il quitte le service d'Augustus pour devenir le majordome de Castiel.
XX avril 1002 : Dans la trame alternée, amant de Mélodie, Césaire meurt. Il ne s'en souviendra pas, il ne s'était jamais éveillé...


La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• C'est un présage de l'ombre qui plane. Une conséquence directe des actions prises qui n'auraient dû être. Il est inquiet. Pas qu'il craint la mort, bien qu'avoir le choix il choisirait mourir autrement. Il n'en connaît que très peu sur cette menace qui les guette, sinon que les ouï-dire qu'on murmure dans la crainte et l'incompréhension. Impuissants que l'on seront-on tous, dit-on.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Césaire aurait espéré ne jamais voir la guerre arriver de son vivant. Il est un vif défenseur de la paix et de la Trêve de mille ans. Il craint le chaos qui va suivre, et espère que Sithis viendra le prendre avant que la guerre ne s'en charge. Rien de bon n'en découle, et au final seuls les pleurs et les femmes endeuillées y survivent.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Il y eut un temps où il adorait y être. Aujourd'hui il ne s'y rend que très rarement, surtout pour les assemblées. Il ne craint plus ses ruelles et ses tournants, et ses cheveux blanc font de lui une figure respectée.




Dans la vie, je m'appelle Shark et j'ai 26 ans. J'ai découvert le forum via D'ombre et Lumière et voici ce que j'en pense : il est grand, complexe, et bien :coeur: .



Récapitulatif

Césaire Chesnenoir

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Charles Dance
♦️ Compte principal : Oui

♦️ Hiérarchie : Cour des Miracles / Maître Espion en Infiltration

_________________
dialogue en #003366






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Sonjä de Sylvamir

Messages : 407
J'ai : 28 ans
Je suis : Enseignante en Mécanique à l'Académie de Magie et du Savoir, à Lorgol

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Duché de Valkyrion ; Empire d'Ibélène
Mes autres visages: Olivier la Poutre
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 20:38



Catka présente
un Scénario de
Panteraa et Aura·

Sonjä
de Sylvamir

Georgie Henley

« Le cœur a ses raisons,
la Science n'en a qu'une. »

En bonne Kyréenne, Sonjä est quelqu'un qui a son travail très à cœur, faisant d'elle une personne studieuse et appliquée vis à vis de ce qu'elle entreprend. Son enfance solitaire en a fait une jeune femme très discrète et renfermée, même pour une habitante de Valkyrion, sans pour autant être timide. Elle ose prendre la parole, mais ce sera très rarement pour parler d'elle-même.
Sa curiosité la pousse à toujours vouloir apprendre plus, nourrissant ainsi son imagination débordante. Sonjä aime son métier et met s'y montre très sérieuse et assidue.
Elle ne prêtera pas son allégeance ou sa confiance à la légère, mais restera loyale autant qu'elle le pourra et généreuse envers les gens qu'elle considère comme des alliés.
Son renfermement peut néanmoins la rendre rancunière, ressassant et cogitant sur un acte ou des mots qui l'auraient blessée. Déçue plusieurs fois par le Destin au cours de sa vie, elle porte un regard emprunt de cynisme sur l'Humanité et les diverses choses qu'elle ne comprend pas.
Son intolérance et son aversion pour la magie peuvent parfois la pousser à avoir des comportements impulsifs, voire irrationnels.



©️️ Catka


Le goût pour la mécanique vient à Sonjä alors qu'elle a onze ans. Elle découvre à Lughnasadh un automate dont les mouvements ne sont pas actionnés par une manivelle mais par un ingénieux système utilisant la pression de l'eau. Le soir même, elle imagine toutes les machines qui pourraient être construites avec ce principe et noircit tant de papier avec ses idées et dessins que sa tante lui interdira l’accès aux fournitures pendant deux mois.



©️️ Catka
Âge : 27 ans
Date et lieu de naissance : 3 février 976, Sylvamir (Valkyrion)
Statut/profession : Inventeuse en mécanique et enseignante remplaçante à l'Académie de Magie et du Savoir
Allégeance : baronnie de Sylvamir ; duché de Valkyrion ; Empire d'Ibélène.
Dieux tutélaires : Alder, le Savant (naissance) ; Mnémosie, l'Archiviste
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Peuple, Savants


La famille de Sylvamir, longue histoire de haine

Le 3 février 976, le baron Sigfried de Sylvamir et son épouse Anjä, née de Vigdir, accueillent leur seconde fille du nom de Sonjä. Sa grande sœur, Lidjä, est alors âgée de deux ans. On place la nouvelle arrivée de la famille sous la tutelle d'Alder, le Savant, et sous la protection de sa marraine, Solveig de Sylvamir, sœur du baron.
Sonjä n'a que quatre ans alors que ses parents sont assassinés, victimes du conflit qui ronge la famille, en 980. La petite fille qu'elle était ne comprenant pas la situation, ses souvenirs restent flous. Dans sa mémoire reste néanmoins une impression de malaise, celui que ressentaient les adultes autour de l'orpheline, encensant l'atmosphère avec leurs phrases à demi-mots et leurs regards désolés.

La tristesse de sa sœur aînée lui échappe complètement alors qu'elles partent vivre chez leur tante Nadjä. La plus jeune voit cela comme des vacances, inconsciente de la réalité de leur perte. Lidjä avait beau lui dire emplie de larmes qu'elles ne verraient plus jamais leurs parents, Sonjä finissait toujours par lui demander, au bout de quelques jours : « Dis Lili, tante Nadjä t'a dit à toi quand on rentrerait pour voir Père et Mère ? ».
Le voile de son insouciance se lève petit à petit pendant cette année, et doucement elle s'arrête de poser de telles questions. Elle vit simplement, s'amuse, joue dans la cour avec Lidjä, commence l'apprentissage de la lecture.

Tout s'arrête après un an, au début du printemps 981. On l'informe qu'elle doit aller vivre chez sa tante Solveig de Sylvamir. Pour elle, cela ne signifie rien. Si elle a très certainement connu Solveig au domaine familial plus jeune, elle n'en a aucun souvenir. Elle se dit même que, si toutes les tantes sont aussi aimantes que Nadjä, ce n'est pas si terrible. On la sépare de sa sœur, et alors, elle pense sincèrement la revoir dès le lendemain, ou peut-être le jour d'après.


D'étude et de silence

L'arrivée de Solveig dans sa vie la change radicalement. Finies les heures à se vautrer dans la neige, à rire aux éclats aux côtés de sa sœur. Chez Solveig de Sylvamir, il faut être une Dame et se comporter dignement, manger lentement pour ne pas paraître grossière, sourire au lieu de rire, ne pas parler trop fort, être capable de tenir une conversation sans bredouiller.
Sa tante et marraine lui inculque donc les bonnes manières, ainsi qu'un certain nombre d'a priori sur la branche Sylvagauche. Elle apprend à compter, et une fois la leçon terminée, elle apprend à haïr les noms figurant sur un l'arbre généalogique de lointains cousins.

Solveig n'est pas empreinte de tendresse. Un jour d'été 984, alors que Sonjä se montre désagréablement curieuse sur l'absence de ses parents à travers moult questions insistantes, elle irrite les nerfs de sa tante jusqu'à ce que celle-ci s'emporte. Elle lui crie alors sur un ton peu adapté à une enfant de huit ans que ses géniteurs sont « morts, morts et partis en fumée ! Ils n'existent plus, tu ne les reverras jamais ! ». Ses mots percutent la jeune fille, titillant avec brutalité la vérité occultée au fond d'elle qu'elle se plaisait à ne pas comprendre.
Sonjä est alors rongée par la tristesse qui l'avait laissée en paix pendant quatre ans. Elle pleure ses parents qu'elle n'a pas eu l'occasion de connaître et ses souvenirs trop flous pour qu'elle puisse s'y accrocher, elle pleure sa sœur qu'elle n'a pas vue depuis trop longtemps, et cette tante affreuse.

A partir de ce moment, Sonjä se réfugie dans l'apprentissage. Elle assimile très rapidement le calcul et pour une fois, elle a la sensation que Solveig est moins sèche avec elle. Cette dernière va même jusqu'à engager un savant pour permettre à la jeune fille d'en apprendre plus, que ce soit dans le cercle de la pensée, mais aussi quelques notions des cercles du monde et de la transformation.
Elle joue avec les nombres avec une facilité incroyable. Tout lui paraît simple, avec eux, ils sont ce qu'ils sont, il n'y a jamais de tromperies et de faux-semblants. Ils ne sont peut-être pas tangibles mais sont bien réels. Et ils ne meurent pas, et ils ne disparaissent pas du jour au lendemain. Un trois sera toujours un trois, il sera toujours là, à sa place, entre le un et le deux, et personne n'y changera jamais rien.
Son intérêt se diversifie à d'autres aspects de la Science, mais le calcul reste son domaine de prédilection. Après quelques années, son précepteur déclare ne plus rien avoir à lui apprendre concernant le calcul. La jeune femme étant moins intéressée par les autres domaines, il prend congé peu de temps après, en lui laissant tout un tas de pistes à suivre, de conseils de lecture et de recommandations. Mais depuis quelques années déjà, Sonjä rêve d'inventer des machines et elle sait déjà quel chemin elle empruntera.

Le 12 juillet 991, Sonjä se présente aux portes de l'Académie de Magie et du Savoir à Lorgol afin de passer un entretien d'entrée. Au premier abord, sa réserve lors de l'audience inquiète certains des membres de l'Académie qui l'évaluent, cependant elle se montre très vive lorsque l'enseignant en mécanique lui pose des questions, assurant ainsi sa place aux côtés d'une vingtaine d'autres étudiants. Elle entre ainsi à l'Académie à l'automne qui suit dans le Cercle de la pensée, domaine mécanique.
Une fois pensionnaire à l’Académie et loin de sa tante Solveig, avant même le début des enseignements, Sonjä s’empresse d’écrire à sa sœur pour l’informer de son admission, et un matin la plus belle des nouvelles lui parvient : Lidjä va venir vivre à Lorgol !

La guerrière aux nattes d'or

L'automne s'éveille doucement en cette matinée de septembre, bien différente à Lorgol de celles qu'on connaît dans le duché de Valkyrion, tandis que le cœur de Sonjä bat à tout rompre. Elle scrute la foule des yeux, postée devant leur point de rendez-vous, la Tour de Sylvamir dans la Ville Haute, une petite lubie qui lui a pris lorsqu'elle a appris que le lieu portait un tel nom. Elle cherche Lidjä. La reconnaîtra-t-elle seulement ? Elle n’en a que le souvenir d'une petite fille aux nattes blondes, qui rit aux éclats en se roulant dans la neige à ses côtés.
Finalement leurs yeux se rencontrent et avec un peu d'hésitation, elles se font signe. La petite fille aux nattes est à peine reconnaissable, désormais cachée quelque part sous la stature guerrière d'une fière skjaldmö.
Les deux sœurs ont beau avoir évolué vers deux mondes très distincts, elles renouent le contact sans difficulté. Si au premier abord Sonjä se montre timide et impressionnée par le chemin qu'a parcouru son aînée, elle retrouve rapidement ce lien si fort qui les unissait autrefois.

Au bout de cinq ans d’études passionnées, au début de l’été 996, Sonjä obtient son diplôme en mécanique. Elle travaille d'arrache pied et consacre très peu de temps à ses connaissances et camarades qui pourraient l'approcher, à l'exception de sa sœur pour laquelle elle trouve toujours du temps.
Pas vraiment enjouée à l’idée de retourner à Sylvamir, mais aussi parce que ses résultats le lui permettent, elle prolonge son cursus pendant deux ans pour se spécialiser. Elle choisit le domaine des schémas anciens par intrigue pour les Savoirs perdus et les ouvrages issus d’un autre temps.

Avant de rentrer au domaine familial, elle a l’audace de proposer ses services à la cour ducale de Svaljärd, en tant qu’inventrice. Contre toute attente, elle reçoit une réponse favorable et choisit de s'établir dans la capitale du duché plutôt qu'à Sylvamir.

Prières au Protecteur du Choix

En mai 1000, elle est contrainte de revenir sur les terres de Sylvamir. Pendant son absence, sa tante Solveig a pris soin de planifier dans son dos ses fiançailles. Elle a activement œuvré pour que Sonjä s’engage auprès de son cousin Hiémain de Sylvamir.
La perspective de se marier ne plaît pas vraiment à Sonjä qui peine à s’imaginer abandonner sa passion pour s’occuper du logis et des rejetons comme le voudrait la coutume kyréenne. Hiémain a beau lui paraître bien plus courtois et gentil que le portrait péjoratif de tous les Sylvagauche dressé par Solveig, elle ne peut se résoudre à l’épouser. L’homme a une dizaine d’années de plus qu’elle et ils ont des intérêts très divergents.

Durant près d’une année, Sonjä passe le plus clair de son temps, en dehors des heures qu’elle accorde à ses schémas de construction, à solliciter les Dieux afin d’obtenir conseil.
Elle s'imagine bien qu’Alder, garant de Valkyrion, considérerait cette union comme nécessaire. La famille de Sylvamir se réunifie en la personne de Hiémain et il lui faut des héritiers. Elle est certes savante, cela n’amoindrit pas son devoir envers son duché.
Paradoxalement, le Muet se montre loquace. Elle perçoit son aura dans le silence qui l'entoure et se tourne souvent vers Bramir pendant cette période. Serait-elle capable de garder toute sa vie un secret en s’engageant dans une union dont elle ne veut pas ?
C’est finalement le Destin en personne qu’elle appelle à l’aide. Son titre de « Protecteur du Choix » la conforte dans la validité de sa décision : le choix lui appartient, et elle ne compte pas se marier.

Elle profite d’un instant seul à seule avec Hiémain - certainement aménagé "par hasard" par leurs entremetteurs pour qu’ils passent du temps ensemble -, prend son courage à deux mains et lui annonce qu’elle ne souhaite pas l’épouser. Cette révélation, qui n’en est pas une pour Hiémain qui sent la réticence de sa cousine depuis leur rencontre officielle, le fait rire. Elle découvre alors qu’ils ont tous deux des réserves concernant le projet de leur famille, s’alliant ainsi pour le laisser en suspens le temps que l’idée soit abandonnée.

Quelques mois passent ainsi et Sonjä sort petit à petit de son enfermement. Elle continue néanmoins à faire appel au Destin pour être tirée d'affaire, et ce dernier finira par enfin répondre à son appel en juin 1001 avec l’arrivée de la jolie Mélusine de Séverac.

L'Homme Vapeur et le renouveau

Sonjä, enfin libérée de tout engagement, repart promptement à Svaljärd et a tout juste le temps de participer au projet de l'Homme Vapeur, une machine géante vouée à livrer un combat contre plusieurs guerriers lors du Tournoi des Trois Opales qui aura lieu à la mi-septembre 1001. Son travail sur ce projet est bref mais relance de plus belle son intérêt pour ses recherches concernant les savoirs anciens. Il lui octroie également une certaine notoriété dans la sphère savante et lui permet d'être sélectionnée pour de nombreux autres projets du duché du Savoir.

Le début de la guerre en janvier 1002 ne bouleverse pas son quotidien, mais change la nature de son travail. Elle reçoit de nombreuses commandes d'engins mécaniques en tout genre, le duché, et même l'Empire, cherchant à s'armer au mieux pour les affrontements potentiels. La plupart de ses tâches, qu'elle partage avec cinq autres mécaniciens, sont assez prenantes ; elle a peu de temps à consacrer à ses propres créations ou à l'étude d'anciens plans et préfère profiter de ses instants libres pour écrire à sa sœur, tâchant au mieux d'avoir de ses nouvelles.

La Roue Brisée

Avril à Mai 1002 (intrigue 2.3)

Sonjä s'éveilla le 21 mai 1002. De cette vie alternative, elle n'a aujourd'hui plus aucun souvenir.
Sonjä de Sylvamir fut élevée par sa tante Solveig aux côtés de sa sœur Lidjä. Alors qu'elles grandissent, il est aisé pour la cadette, même à son jeune âge, de réaliser que la tante favorise une de ses nièces au détriment de l'autre. La tante Solveig est une personne froide et parfois cruelle, mais tend à être bien plus sévère avec Lidjä qu'avec sa petite sœur.
Alors que Sonjä entre dans l'adolescence, l'aînée de la fratrie disparaît du jour au lendemain. Leur tante, qui l'a en réalité promise au premier venu, prétend que Lidjä s'est enfuie, abandonnant sa sœur, et elle va jusqu'à laisser entendre à la fillette de 15 ans qu'elle est responsable de la disparition de la seule vraie famille qu'il lui restait.

S'ensuivent de sombres années pour Sonjä. Lorsqu'elle se remet de sa tristesse, c'est pour n'être que colère. Elle en veut à cette sœur qui a fait le choix d'aller de l'avant et de l'oublier, la tenant pour responsable de sa fuite.
Les enseignements haineux de Solveig de Sylvamir glissent doucement à ses oreilles. Il lui est aisé de manipuler la jeune orpheline, d'intercepter les courriers de sa sœur et de lui faire mener, tel un pantin, sa propre guerre contre la branche Sylvagauche de la famille.

Lorsque les souvenirs de la jeune femme refont surface, elle n'est plus savante à la cour ducale. Au lieu de cela, elle est restée au domaine familial, les fesses bien assises, et c'est horrifiée qu'elle constate qu'elle est
devenue sa tante Solveig. Dans son secrétaire personnel dont elle seule a la clé, elle découvre des lettres affreuses, des plans étranges, des pistes de complots pour récupérer l'ancien titre de son père. Elle parcourt les parchemins, les mains tremblantes, et finit par tomber sur une prévision d'assassinat ciblant Sigvald, le père de Hiémain.
Et Lidjä ? L'a-t-elle assassinée, elle aussi ? Non. Elle refuse d'y croire. Elle n'y tient plus, elle doit la retrouver. Elle doit se rendre à Lorgol. C'est là-bas que les deux sœurs s'étaient retrouvées réunies auparavant ; c'est là-bas qu'elles se retrouveraient de nouveau.

Sonjä n'a pas le temps d'atteindre la capitale du monde Libre alors que le cours du Temps est rétabli.
Mnémosie lui offrit néanmoins l'oubli, qu'elle reçut avec une reconnaissance certaine.
Sonjä se souvient donc, de cet épisode, d'avoir vécu son petit train de vie à étudier divers plans et à confectionner quelques pièces pour une machine commanditée par un Noble de la cour de Svaljärd. Elle se rappelle même très clairement s'être pris le bec avec le forgeron qui devait lui livrer une pièce métallique qu'il n'avait pas réalisée aux bonnes dimensions. Malgré ces détails, elle a l'étrange sensation de ne pas avoir vu passer la fin du mois de mai, certainement trop concentrée sur son travail.


Le vent du changement

En conséquence de l'orientation qu'a pris son travail avec la guerre, Sonjä n'a pas d'invention digne de ce nom à proposer à la fête de Valkyrion, fin juillet 1002, qui a lieu en dépit du climat politique tendu. C'est donc en simple visiteuse qu'elle arpente les rues de Svaljärd lors de Lughnasadh, comme dans son enfance.
A partir du second jour, les couleurs de la fête se ternissent. On chuchote dans les allées, on parle de vol au palais. Sonjä, inquiète que Faërie mette la main sur les plans des machines de guerre sur lesquels son groupe travaille, rentre rapidement au palais pour s'assurer qu'aucun secret d'ordre mécanique n'a pu être volé. L'atelier est, depuis le début des tensions, sous surveillance : mais peut-être qu'avec Lughnasadh, l'attention a été relâchée...
Avant qu'elle n'atteigne l'entrée de l'édifice, une explosion retentit au loin, puis une seconde, bien plus près. La panique la saisit, tout comme elle saisit les centaines de personnes autour d'elle, et bientôt le chaos règne sur Skaljärd.
À l’issue de cette nuit interminable, le bilan est lourd. Une grande partie du palais est partie en fumée et le duché compte encore ses victimes. La disparition de Catarine et les blessures d'Augustus déstabilisent le trône d’Ibélène.
Sonjä fera tout ce qui est en son pouvoir pour mettre la main sur une des sentinelles meurtrières aperçues cette nuit là, mortelles merveilles mécaniques, en vain.

La jeune femme regagne le domaine familial pendant quelques semaines, le temps que l’ordre soit rétabli à Svaljärd. Elle profite de ce moment de répit pour se remettre en question.
Jusqu’alors, elle a toujours considéré l’Ordre du Jugement avec bienveillance, allant à de rares occasions jusqu'à prêter main forte à un collègue affilié au groupe. Les rejoindre lui a même traversé l’esprit, dans l’objectif de mettre ses connaissances au service d'un idéal de Science libre. D’autant que l’Ordre a beaucoup plus facilement accès aux sites où l’on peut retrouver des traces des Savoirs Perdus qu’elle à la cour ducale, preuve en sont ces machines détruisant tout ou quiconque sur leur passage. Aujourd'hui, c'est ce même Ordre qui revendique les attaques violentes qui ont frappé la capitale du Savoir ! Comment ont-ils pu commettre de tels actes envers le duché Valkyrion tout en continuant de prétexter œuvrer pour un monde libre ?
Son allégeance à la couronne d’Ibélène et au duché de Valkyrion, infiniment plus importantes à ses yeux que la sympathie qu’elle accordait à un groupe semant la terreur, achève de la détourner complètement de l’Ordre du Jugement.

En août 1002, l’épidémie qui ravage la population inquiète Sonjä, jusqu’à ce qu’il soit avéré que seuls les mages sont touchés : n’en connaissant pas personnellement et étant méfiante vis à vis de la magie sous toutes ses formes, c’est ce poids s'envole très vite de ses épaules.

Elle regagne ses fonctions à la cour ducale au début de l'octobre 1002 et reprend son train de vie habituel. Aux prises avec divers problèmes liés à son travail, elle traverse en outre une période d'inquiétude, durant laquelle ses lettres ne semblent plus parvenir à sa sœur et inversement. Elle passe l'intégralité de son temps libre à écrire à Lidjä ou à inspecter et réparer le curieux instrument, un orgue de barbarie, qu'elle a trouvé dans un entrepôt inutilisé à Svaljärd, tâchant d'en obtenir quelque chose. Elle en oublie complètement l’arrivée prochaine du Jour des Anciens à l’Académie ; lorsqu’elle le réalise, il est trop tard pour effectuer le voyage. Ce n’est qu’une fois la nouvelle répandue qu’elle apprendra quelle tragédie s’y est déroulée.

Le mois de décembre apporte un peu de répit. Suite au décès d’Augustus d’Ibélène, la guerre est suspendue, permettant à la moitié du continent de porter le deuil de son Empereur. Sonjä ne fait pas exception. C’est la première fois depuis qu’elle a atteint l’âge adulte que son Royaume pleure son dirigeant, et d’une certaine manière elle se sent impliquée. Elle ne connaît pas la famille impériale ibéenne de près, mais sa loyauté entraîne tout naturellement sa peine.
En parallèle, son travail s’allège. Si les commandes de machines de guerre restent d’actualité, il s’agit surtout de construire des modèles sur des plans déjà établis, relevant donc plus de la menuiserie que de la mécanique théorique comme elle l'aime.

En mars de l'année suivante, c’est au tour d’Octave de succéder à son père. Sonjä, bien qu’étant fidèle jusqu’au bout des ongles envers Ibélène, n’assiste pas au couronnement. Prise par diverses affaires, elle compte sur sa soeur pour lui narrer tous les détails et potins. En tant que skjaldmö, cette dernière assiste au couronnement.
Mais pendant que Sonjä rêve de somptueux costumes, de bals cadencés et de couronne d’or, l’évènement prend une toute autre tournure avec l’irruption d’assassins, suivis de près par la Chasse Sauvage. La mort et le retour d’Octave, la réapparition de Sixtine et l’indépendance d’Erebor ne lui seront connus qu’une fois l’information relayée à travers tout Valkyrion.
Concernant l'allégeance conditionnelle de son duché, Sonjä se refuse à y penser. Plutôt chauvine à l'égard de Valkyrion, elle a cependant très à cœur son identité ibéenne et soutient la couronne en dépit de la désapprobation globale de son duché.

On la contacte en juin 1003 pour lui proposer un poste d’enseignante en mécanique, à compter du prochain automne, à l’Académie. Cette dernière a perdu une partie de son personnel suite à l’arrivée de la Chasse, notamment avec un certain nombre de professeurs retournés dans leurs duchés d’origine, et cherche de nouvelles têtes parmi ses anciens étudiants. Fatiguée de travailler pour nourrir la violence de la guerre et de ses tâches devenues répétitives, elle abandonne ainsi son groupe de travail à la cour ducale de Svaljärd en démissionnant officiellement, puis accepte la proposition de l’Académie, à condition de n’être considérée que comme une enseignante temporaire. Elle s’engage évidemment à ne pas disparaître au milieu du cursus de ses élèves, mais se réserve la possibilité de quitter le poste à la fin de la période scolaire s’il venait à ne pas lui convenir.




La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
De la peur, bien sûr, le contraire serait de l’insouciance ! Bien que je n’ai jamais eu, Niobé m’en garde, l’occasion de voir la Chasse Sauvage de mes propres yeux, je prends ce danger qui peut surgir de n’importe où très au sérieux. Lidjä a assisté en personne au couronnement d’Octave d’Ibélène et a vu l’intervention de la Chasse ! Ses seuls récits suffisent à emplir mon cœur d’effroi. Malgré tout, les couvres-feux mis en place à travers tout Arven me sont difficiles à respecter ; avant que ne plane cette effroyable menace, je me plaisais à veiller tard afin de déchiffrer un vieux livre savant ou le schéma d'une machine oubliée...

Octave d'Ibélène mène à présent la Chasse Sauvage. Le trône impérial ibéen est désormais vacant ; la rumeur prétend que des négociations sont en cours entre le duc Guillaume et la princesse Sixtine en vue d'un mariage. Que penses-tu de tout cela ?
Le peuple d’Ibélène reste soudé, malgré les instabilités de la couronne, et c’est le plus important. Si l’identité de l’Empereur ibéen n’est à ce jour pas précisément définie, l’entité qu’il représente est bien là, nos ducs et barons sont toujours là, nous sommes toujours là. Je ne m’inquiète pas le moins du monde pour le trône d’Ibélène ; j’ai foi en la famille impériale et en leur capacité à rétablir la situation dès qu’ils le pourront.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
Lorgol représente pour moi la liberté. C’est là-bas que je me suis réfugiée, loin de tante Solveig, que j’ai retrouvé Lidjä et rencontré la Science, dont je ne me suis pas séparée depuis. Outre sa signification personnelle, il s’agit d’un lieu plein de vie et d’animation, j’y ai de nombreux repères et quelques habitudes.
Cela dit, quand on évoque Lorgol, je pense surtout à la Ville Haute. Il ne m'a jamais été donné de visiter la Ville Basse, mais je dois admettre que, si cette partie de la ville me rend curieuse, elle ne m'inspire pas suffisamment confiance pour que je m'y aventure seule.






Dans la vie, je m'appelle Cha et j'ai 24 ans. J'ai découvert le forum via PRD sur une suggestion d'Aura suite à une recherche de forum au fonctionnement spéficique (intrigues/hasard) et voici ce que j'en pense : :youpi:
Je suis très contente d'avoir pu trouver un forum aussi poussé, que ce soit concernant le contexte original ou le fonctionnement avec les intrigues très importantes, les personnages éphémères, la carte ♥️ et autres idées excellentes (le jeu de collection de cartes est vraiment une idée super originale !). Je n'ai jamais joué sur un med-fan auparavant, j'espère ne pas me faire manger trop vite...
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Récapitulatif

Sonjä de Sylvamir

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Georgie Henley
♦️ Compte principal : Oui

♦️ Savoir : Pensée / Mécanique / Schémas anciens
♦️ Hiérarchie : Académie de Magie et du Savoir / Enseignante en Mécanique


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Tara Mille-Visages

Messages : 868
J'ai : 38 ans
Je suis : Voleuse - Maitre Stratégie au sein de la Cour des Miracles

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J'ai fait allégeance à : Le fils des Ombres
Mes autres visages: Bastien Aigrépine - Gustave de Faërie
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 20:39



[Tissou] présente

Tara
Mille-Visages

Vittoria Puccini

« La vérité est une illusion et l'illusion est une vérité. »

Courageuse - Secrète - Vive - Tolérante - Têtue - Rieuse - Menteuse - Bravache - Débrouillarde - Arrogante



©️ Gritsou
Ils sont très rares ceux qui connaissent le vrai visage de Tara. Sans cesse changeant, parfois sur des infimes détails, elle sait faire oublier qui elle pourrait réellement être. Pourtant, son regard reste toujours le même, le bleu de ses yeux semblant toujours percer l'esprit de celui qui la regarde de trop près.



©️ Love
Âge : 37 ans
Date et lieu de naissance : 24 mars 965 en Lagrance, dans la ferme familiale perdue au beau milieu de plaines verdoyantes
Statut/profession : Voleuse, Maitre en stratégie au sein de la Cour des Miracles
Allégeance :Le fils des Ombres
Dieux tutélaires :Isil
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires :Peuple / Cour des Miracles



C'est tout simple, comme l'illusion du bonheur.

J'ai un rire joyeux alors que je vois Tyr se rapprocher de moi et que je tends les bras dans sa direction. Voilà l'endroit où je me sens le plus en sécurité, où je sais que rien ne pourra jamais m'arriver. Même quand nous jouons dans l'une des grandes plaines verdoyantes qui borde notre ferme et qui semble si grande que je pourrais m'y perdre. Mais c'est peut-être parce que je suis tellement petite que tout me semble démesuré. Pourtant, j'apprends à mesure que le temps qu'il n'y a rien à craindre dans les terres de Lagrance et le bonheur que je ressens n'est pas factice. Il me réchauffe le cœur, tout comme le rire de maman ou le regard pétillant de Tyr quand il revient de l'école et qu'il m'apprend les mots qu'il a découverts ce jour-là. Je vais suivre ses pas et apprendre à lire moi aussi. Puis à écrire. L'instituteur m'encourage aussi à rejoindre l'Académie, à essayer tout du moins. Parce que j'ai des ancêtres mages. Et que la magie coule en moi, qui se réveille alors que je deviens une femme.

L'automne.

Je ne sais pas encore vraiment à quoi ça correspond et ce que je pourrais, saurais en faire, mais, dans le fond, on s'en moque non ? Tout ce qui compte c'est que je pourrais peut-être partir avec Tyr. Nous irons ensemble, au bout du monde.

*****

Tout n'est qu'illusion.

La douleur aussi ? N'est-elle vraiment qu'un lien de plus, parmi tant d'autres, que l'on peut manipuler à sa guise ? Pourtant, si je le pouvais, je le ferais, sans hésiter. Parce que j'ai mal, au plus profond de mon être. Aussi bien physiquement que mentalement. J'ai du mal à bouger, chaque mouvement me coûte et il n'y aura pas un jour qui suivra celui-là sans que je ne verse une larme. Et pourtant… je suis en vie. Contre toute attente, surtout la mienne. Quand je me suis jetée dans le gouffre, je pensais en avoir fini de cette souffrance, de ce cœur qui ne voulait cesser de battre alors que je ne voulais plus l'entendre.

Je me roule en boule, ignorant le souffle du dragon non loin, ne sachant pas si j'en dois en être effrayée ou non. Avant de me rendre compte que je m'en moque. Qu'il me brûle, me dévore ou que sais-je encore, tant que cela me permet de tout oublier, que cela cesse. Je presse ma main sur mon ventre à toute force, comme pour créer une nouvelle douleur là où je sais qu'il n'y a plus rien. Qu'il n'y aura plus jamais rien. Je le sens, sans le savoir vraiment, mais je n'ai pas besoin qu’on me le confirme, que plus jamais la vie ne grandira en mon sein.

Il n'y aura plus rien. Jamais.

Alors pourquoi suis-je toujours en vie ? Pourquoi le dragon m'a-t-il empêchée de m'écraser au sol, comme je le voulais ? Pour oublier cet homme, tout ce que j'ai fait à cause de lui, le déshonneur que j'ai causé aux miens. Pour disparaitre de cette terre et qu'ils ne vivent pas avec le poids de la honte que je leur aurais causé avec cet enfant que personne ne voulait.
Je n'en sais rien. Et je n'aurais jamais de réponse. Et puis, alors que mon esprit se perd un peu plus, j'entends un hululement. Léger, chantant, doux à mes oreilles. Plus que tout ce que j'ai entendre jusqu'à présent. Alors j'ouvre les yeux et je vois un petit tas de plumes, à pleine plus grand que ma main, qui me regarde, la curiosité brillant dans ses grand yeux ambrés.

Je me relève un peu, juste ce qu'il faut, pour tendre une main tremblante en direction de la chouette. Qui me mordille affectueusement le bout des doigts avant de nicher sa tête dans le creux de ma paume. J'avais entendu parler des Familiers mais rien ne m'avait préparé à ça. A cette chaleur, si fugace, inattendue, qui se réveille en moi. Je ne sais pas combien de temps je reste comme ça, sans bouger, mais il ne me laisse pas. Il ne me laissera jamais.

Et je finis par me relever. Vacillante, tremblante. Mais en vie.

*****

Maitrise l'illusion si tu veux avancer.

"Tara…"

J'ai une moue hésitante alors que je me dandine nerveusement d'un pied sur l'autre. Je n'ai pas encore 18 ans, il n'y a que quelques mois que je suis partie de la maison, qu'ils me croient morte. Et c'est très bien comme ça. Pour eux. Tara Orchamp n'existe plus. Alors, cette magie que je dois maîtriser m'apparait comme évidente. Pour donner l'illusion que je suis une autre, pour arriver à me sortir de là, pour…

Pic… pic…

"Archimède ! Ca suffit ! Je sais !"

Saleté de Familier. Comme si j'avais besoin de lui pour me ramener à la réalité. Bien, parfois, ça arrive. Il m'aide à ne pas perdre pied, à avancer et à donner le change. En attendant de me remettre à vivre vraiment. Je toussote alors que je regarde la jeune femme qui attend avec un sourire patient.

"… Valor. Tara Valor. Voilà mon nom. Hum."

Voilà, mon ancien nom disparait pour bon de bon. Je ne vais plus jamais le prononcer et je vais m'efforcer chaque jour à l'oublier un peu plus qui j'étais, qui j’aurais dû être. Ce qu'aurait pu être ma vie si je n'avais pas tout gâché.

J'y arrive. Presque. En construisant l'existence de la nouvelle Tara. En faisant des rencontres improbables, comme ce jeune garçon tout aussi perdu que moi croisé sur les bancs de l'Académie et qui deviendra le premier ami que j'aurais avant longtemps. Tristan arrive à me faire sourire alors que je n'aurais jamais cru ça possible de nouveau. Il faut du temps, bien évidemment, tout comme il me faut du temps pour maitriser ma magie. Et l'illusion. Il semblerait que je sois une bonne élève, plutôt douée même, suffisamment pour rester là près de huit ans, dont deux ans à me spécialiser. J'apprends à effacer mon visage des esprits, à ne plus ressembler en rien à celle que j'étais. Et le reste. J’apprends que tout peut se manipuler, que rien n’est tangible et que, si je suis assez forte, assez concentrée, je pourrais en être capable.

Le temps passe encore et toujours. Les années filent et je finirais presque par me sentir heureuse, même si Archimède n'est pas dupe. Mais il m'aide lui aussi, plus que les autres. Parce que je ne suis jamais seule.

*****

L'illusion ce sera toi Tara.

J'ai un sourire en coin alors que je regarde l'un des maitres de la Cour des Miracles qui se tient là, au milieu de la taverne. Evidemment, une part de moi me souffle que je ne suis pas capable, que je n'y arriverais pas. Et l'autre, plus joyeuse me souffle que ça n'a pas la moindre importance que j'échoue ou que je réussisse. C'est surtout pour me prouver à moi-même que j'en suis capable. Berner un de ces hommes me prouverait que je ne suis plus qu'une petite élève de l'Académie, que je peux voir plus grand.

Archimède me mordille l'oreille, comme pour recentrer mon attention. Il est perché sur mon épaule et j'arque un sourcil alors que je tourne la tête dans sa direction.

"Quoi ? Oui, je sais je dois trouver un truc qui sort du lot si je veux me faire remarquer. Mais t'as une idée toi ? Au lieu d'essayer de me dévorer. Surtout que ça va te prendre des siècles à ce rythme-là."

Et puis, d'un coup, alors que je vois que l'un des maitres reste en retrait, qu'il semble observer les autres, j'ai une idée. Probablement idiote, qui ne donnera rien, mais elle m'amuse. Et je m'avance vers lui, le regard pétillant, les mains sagement croisées dans le dos. Alors qu'Archimède bat des ailes avant d'enfouir son bec dans mes cheveux lâchés. Je fais mine d'hésiter et je claque ma langue sur mon palais, prenant une autre apparence face à l'homme. Qui me jette à peine un bref coup d'œil. Mais je souris de plus belle, lui adressant un clin d'œil alors que mes traits changent de nouveau. Pour lui en tout cas. Et là, il me regarde un peu plus longtemps, faisant mine de ne pas vraiment être intéressé. Mon petit jeu dure quelques minutes mais je sens qu'il faut que je fasse quelque chose de plus important, sinon je ne le marquerais pas vraiment. Alors je me campe devant lui, mon regard ancré dans le sien l'espace d'un instant avant de souffler, d'un ton malicieux.

"Merci de votre attention… mais vous devriez prendre garde à la marche sous vos pieds…"

Et je m'incline avec une révérence alors qu'il se fige totalement. Visiblement, j'ai bien réussi mon coup et il a donc bien l'impression d'être les pieds dans le vide, comme s'il était à des lieues de hauteur, au sommet de la plus haute tour de Lorgol. Ca ne dure pas évidemment, je n'ai pas assez de maitrise pour ça et c'est un exercice épuisant.

Il se relève, titubant un peu mais me fixant avec un sourire qui, je l'espère, en dit long. J'attends pourtant aussi sagement que possible, même si la patience n'a jamais été mon fort, laissant même Archimède me faire des nœuds dans les cheveux à force de jouer avec ses griffes.

Le Maitre revient vers moi et pose une main sur mon épaule. Et il me sourit alors qu'une douce chaleur m'envahit. Cette petite flamme qui a fini par renaitre au milieu des cendres de celle que j'étais, de celle qui n’est plus, remplacée par la jeune femme qui avait grandi à l'Académie prend un tout autre éclat et semble m'embraser entièrement. Tout ira bien maintenant. J'en ai la certitude, sans avoir besoin d'aucune preuve. Et j'ai un rire victorieux alors que, pour la première fois, mes pas foulent les pavés qui mènent à la Cour des Miracles. Je suis à ma place, je le sais.

*****

L'illusion des Milles-Visages.

L'homme tient son chapeau entre les mains, le triturant nerveusement alors qu'il regarde le fossé infranchissable pour sa carriole chargée à ras bord qu'il a juste sous ses pieds d'un air circonspect. Et je le regarde de l'autre coté, les poings sur les hanches, un sourire narquois flottant sur les lèvres alors qu'autour de moi, le reste des voleurs s'agite avec la discrétion habituelle. Je laisse filer quelques instants avant de le héler pour qu'il remarque enfin ma présence. Il sursaute mais ne me reconnait pas alors que nous avons longuement discuté dans l'auberge où il a fait halte précédemment. J'ai fait ce qu'il faut pour, évidemment, et mon sourire se fait plus large alors qu'il a l'air d'hésiter.

"Il va vous falloir un coup d'main m'sieur !"

Il plisse des yeux, pas convaincu, à juste titre évidemment. Et je hausse une épaule avant de continuer, avec cet accent un peu populaire qui résonne dans sa tête mais que je n'ai évidemment pas.

"Et, bien évidemment, les coups d'main sont pas gr'tuits d'nos jours."

Il secoue la tête, de plus en plus méfiant avant de faire un pas en arrière.

"J'ai pas besoin de ton aide grand-mère. Et je vois pas ce que tu pourrais de toute façon. D'autant que des hommes à moi suivent sur la route à quelques lieues à peine."

Je lève les yeux en direction du ciel alors que la nuit commence à tomber pour de bon et la silhouette d'Archimède se distingue rapidement avant qu'il ne se pose sur mon épaule et ne me mordille une mèche de cheveux. Je murmure, d'une voix douce, effleurant son plumage du bout des doigts.

"Je vois. La voie est libre donc. Mais c'est pas une raison pour être d'aussi mauvaise humeur Archie. C'est sa faute à lui si tu as dû voler aussi loin, tu n'as qu'à arracher ses cheveux à lui."

Il niche son bec dans mes cheveux et je soupire avant de reprendre, d'un ton bien audible.

"Personne n'viendra ! Dernière chance pour vous…"

Derrière lui, les autres voleurs retombent de leurs arbres lestement, en faisant aussi peu de bruit que possible mais, de toute façon, je l'ai coupé du reste de son environnement. Et mon regard pétille alors qu'il a l'air de plus en plus furieux et qu'il commence à lâcher un tas de noms d'oiseaux particulièrement peu agréables à entendre. Alors j'avance d'un pas, dans le vide pour lui, mais en réalité bien sur la terre ferme. Il écarquille les yeux et recule, se heurtant à son chariot. J'avoue, ça doit faire un choc si l'on est pas habitué. Et, comme je m'y attendais, il s'enfuit en courant à travers les bois alors que je secoue la tête, laissant filer un rire avant de me pencher pour vérifier la cargaison. Je m'appuie tout de même un instant contre le chariot, le temps de reprendre mes esprits, de laisser l'illusion s'envoler avec l'homme qui est déjà loin alors que mon visage reprend ses traits habituels. Enfin, si on peut dire ça comme ça. Disons qu'ils prennent les traits du jour, même si j'ai fini par prendre l'habitude de garder plus ou moins le même visage, à quelques détails près en fonction de mon humeur.

Et je tapote le bois, regardant les garçons s'installer et prendre les rênes, avant de m'assoir derrière, jambes pendant dans le vide alors que je m'appuie contre la cargaison. Des tonneaux plein de vin et un porc entier. J'en connais qui demain auront mal au crâne et la panse encore plus remplie que d'habitude. Peut-être que je vais boire un verre ou deux moi aussi. Pas trop. Il ne faut surtout pas que je perde la maitrise de la situation, surtout … face à lui.

*****

Personne n'oublie jamais, ce n'est qu'une illusion.

Tyr…

J'ai réussi à ne pas le croiser durant mon enseignement à l'Académie. De loin peut-être, et encore, sans la moindre certitude. Après tout, j'étais avec les mages et lui non. Je n'avais pas vraiment de raison de me mêler à ceux qu'il pouvait fréquenter. Fort heureusement d'ailleurs.

Mais je ne m'attendais pas à le trouver quand je suis arrivée à la Cour des Miracles, il y a maintenant dix ans de cela. Quand je n'étais qu'une apprentie voleuse, quand je ne m'amusais encore qu'à embrouiller l'esprit des gens pour repartir avec leur bourse dans mes poches. Quand je commençais juste à trouver ma place, à me sentir vivante, à être prête à oublier qui j'avais pu être avant.

C'est là que je me suis que je ne pourrais jamais l'effacer de ma vie, que je suivais ses pas, d'une façon ou d'une autre, que je le veuille ou non. Comme si ma voie était toute tracée. Comme s'il ne pouvait que devenir mon Maitre pour m'apprendre à mieux piéger nos cibles. L'espace d'un instant, j'ai même l'impression de redevenir celle que j'ai pu être dans une autre vie, quand on faisait des farces à nos parents. Avant de chasser ces pensées de mon esprit, pour toujours restée concentrée. Il ne doit pas savoir qui je suis. Jamais. Encore moins après tout ce temps.

Archimède n'est évidemment pas d'accord et, à chaque fois que j'ai ce genre de pensée, j'ai le droit à un coup de bec bien placé. Il aime bien Tyr et je crois, non, je sais même, qu'il voudrait que je sois enfin moi-même entièrement.

Sauf qu'à force, je crois que j'ai oublié.

Enfin si, maintenant, je sais qui je suis. Ca va faire un an que je suis devenue Maitre de la stratégie. Comme l'a été Tyr avant moi, jusqu'à ce qu'il devienne le Second du Fils de l'Ombre. Et même ça, Archimède ne peut qu'être d'accord avec moi. Pour une fois.

*****

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Je ne sais comment j'ai atterri les pieds dans les marécages de Lagrance, à la tête de bandits prêts à attaquer une caravane, aux cotés de la duchesse… et le ventre rond comme un ballon. Mon univers avait vacillé, la trame de la réalité était partie en pièces et j'étais mariée à Jamal. Ce que je ne pouvais concevoir, tout comme l'idée que l'enfant que porte était de lui. Marjolaine semblait ne pas savoir ce qu'elle faisait non plus et c'est ensemble, à dos d'un hippopotame auquel nous nous sommes curieusement attachées, que nous avons fait le chemin jusqu'à Lorgol. La route a été longue, épuisante et périlleuse mais la présence de ma compagne d'infortune m'a aidée à tenir bon. Jusqu'à l'arrivée à la cité aux mille tours. Et d'un coup, alors que nous étions nombreux à ne pas comprendre ce qui nous arrivait, les choses se sont remises en place. Je me suis réveillée le ventre aussi plat qu'auparavant, capable d'user de mon illusion comme à mon habitude. Et Archimède lové contre mon cou, prêt à me consoler de quelque chose à quoi je ne veux pas penser pour le moment. Tout est revenu dans l'ordre, c'est ce qui compte.
NOTE STAFF : Tara se souvient.

Pendant le livre II : L'épidémie qui a touché le pays ne m'a pas épargnée, loin de là. Je n'oublierais jamais ce moment où j'ai cru perdre mon lien avec Archimède pour de bon. J'aurais peut-être pu me remettre de perdre ma magie, et encore, j'ai quelques doutes, mais pas lui. Et le pire, c'est que beaucoup ont pu voir mon vrai visage, celui que je m'étais efforcé de cacher durant des années à tous. Sans compter le fait que je me suis confiée à Merle dans mes délires, sans bien trop savoir ce qu'il sait maintenant, surtout vis-à-vis de Tyr. Il m'a fallu du temps pour m'en remettre et, aujourd'hui encore je me sens fragilisée. C'est pour ça que je ne suis pas allée à la journée des Anciens et, quand je vois le drame qui s'est déroulé ce soir-là, je ne sais pas si je dois en être soulagée ou me dire que j'aurais peut-être pu aider cette famille qui avait été la mienne. Mes proches sont toujours en vie, c'est ce qui compte. Je suppose.
Même si je n'ai pas encore conscience que les bouleversements de la magie vont avoir sur moi un impact que je n'aurais jamais cru possible.




Questions livre II
Spoiler:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• De la peur, de l'inquiétude. Comme tout le monde je suppose. Tout le monde de normalement constitué. Je n'ai pas envie que cette chasse mette en danger les miens, surtout maintenant que je me sens si fragilisée par tout ce qui s'est passé. Je sais que ma magie de l'illusion va être de plus en plus demandée, ne serait-ce que pour éviter d'être repérés par ces chasseurs mais je sais quelles seront mes priorités. Et je continuerais de veiller sur ma famille de cœur, quoi qu'il m'en coûte. Parce que je n'oublierais pas ce que j'ai vu de l'Académie lorsque j'y suis retournée le lendemain de la journée des Anciens. Et que je ne veux pas que cela arrive. A aucun d'eux.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• J'avoue, même si j'ai eu l'occasion de voir nombre de personnes fuir la guerre à Lorgol, je ne me suis jamais directement sentie concernée par la guerre entre ces deux empires. Je vis à Lorgol, dans cette cité neutre et je me sens tout comme elle, loin des conflits et de leurs conséquences sur les différentes contrées. Je ne saurais dire pourquoi je me sens autant détachée, peut-être parce que l'affection que je pouvais avoir pour ma contrée est morte avec l'ancienne Tara il y a maintenant bien longtemps ou que je n'arrive pas vraiment à maitriser les incidences que la victoire de l'un ou de l'autre camp pourrait avoir sur ma propre existence. Mais, tant que Lorgol n'est pas directement impactée, je suppose que j'aurais du mal à me faire un réel avis sur la question.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• C'est à Lorgol que la nouvelle Tara est née, c'est ici que j'ai appris que je pouvais peut-être avoir une autre vie et être heureuse, d'une certaine façon. Je ne me targuerais pas d'en connaitre tous les secrets, quand bien même ça fait presque 20 que je me faufile dans ses ruelles, que j'arpente les pavés de la ville. Mais j'aime à croire que je commence à la connaitre, je m'y sens chez moi, je m'y sens libre, quand bien même l'arrivée de tous les réfugiés a de quoi en déstabiliser plus d'un. Pour autant, eux aussi ont le droit de trouver leurs marques et leur place parmi nous. C'est une chance que seule Lorgol semble pourvoir procurer.








Dans la vie, je m'appelle Tissou et j'ai XX ans... en panda roux ça marche ? J'ai découvert le forum via Nao, faut bien en choisir une principale dans le lot xD et voici ce que j'en pense : vraiment très très dense au niveau information, j'avoue que j'ai un peu pris peur, moi qui ne suis pas vraiment douée pour les fiches @_@.
Pour les inventés : Je vous autorise à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.




Récapitulatif

Tara Mille-Visages

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♦️ Vittoria Puccini
♦️ Compte principal : Oui


♦️ Magie : Automne / Illusion / Illusion de zone
♦️ Familier : Archimède / Chouette chevêche d'Athéna / Masculin
♦️ Hiérarchie : Cou des Miracles / Maitre Stratégie



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Richard le Harnois

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J'ai : 59 ans
Je suis : Conseiller impérial

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J'ai fait allégeance à : l'empire d'Ibélène et à la famille impériale, ainsi qu'aux Voltigeurs.
Mes autres visages: Tim l'Escampette - Gabin de la Volte
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 20:51



Shinies présente

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Le Harnois (pv d'Aura)

Viggo Mortensen

« L'homme est né pour décider et la femme pour obtempérer. »

intelligent - misogyne - courageux - graveleux - imaginatif - intolérant - fidèle - cupide - sérieux - rustre - obstiné - traditionaliste - direct - engagé - égoïste
- appliqué - dédaigneux - gourmand - juste à sa manière



©️ Arté
Il s'en souvient, le misogyne, de cette fois là. Leurs regards se sont croisés, son cœur s'est emballé et  elle l'a fait tomber sur ses fesses. Il s'est dit et juré alors « C'est la seule femelle qui me fera perdre pieds. Adamante. ».



©️ Kristenjaymes
Âge : 58 ans
Date et lieu de naissance : 12 février 944, à Hacheclair (Bellifère)
Statut/profession : Maréchal de Serre, cartographe, Voltigeur de la griffonne Adamante
Allégeance : À la famille impériale, au prochain empereur, à Ibélène et aux Voltigeurs.
Dieux tutélaires : Le Destin, Kern & Valda.
Groupe principal : Les Gardiens de la Tradition. Supprimons les libertés des uns, à chacun sa place précise, pour un contrôle total et une paix durable.
Groupes secondaires :  Voltigeurs, Peuple




Hacheclair, le 12 février 944.

Je suis né un jour d'hiver aussi commun qu'un autre, rien qui donne à ma naissance quelque chose d'exceptionnelle. Ah. Si. Je suis le fils de mon père, Arthur Vif Sang, et de sa femme, ma mère...Maude, Odette... je me souviens plus de son prénom, aussi effacée que son Être de toute façon. Dis comme ça, ça parait stupide n'est ce pas ? Je devrais peut-être vous préciser qu'il était bon pour mettre enceinte plein de femmes dans ce cas. Jamais compris comment il s'y prenait, il n'a jamais eu de couilles après tout.

J'ai eu 'la chance' ; dans mon malheur de partager mon sang avec mon pleutre de père ; que mon parrain soit un homme, un vrai, Adélard Vif Sang. C'est lui qui m'a tout apprit. Il m'a apprit comment être un belliferien, un pur souche, la manière d'agir vis à vis d'une femme, celle de résoudre ses conflits par la force.

À mes 7 ans, il m'emmenait dans une taverne, il était accompagné d'un homme aussi grand que large, Hector L'Acéré. Adélard a désigné une serveuse, Hector a été la trouver et il lui a mit la main au cul comme ça, puis il a glissé quelques fleurons et ils sont parti plus loin, ses mains baladeuses cherchant 'quelque chose' dans le décolleté de la femme -j'en étais presque innocent à ce moment là, ridicule surtout. Je me souviens que déjà à cet âge là je me doutais de ce qu'ils allaient faire ensuite. Mon père était un pleutre certes, mais il savait crier sur plus fragile que lui, surtout pendant l'acte. J'avais eu la mauvaise idée d'ouvrir la porte un soir. Curiosité de mes deux que c'était moche sur le coup -le physique de ma putain de mère n'aidant en rien à enjoliver la scène.

Jusqu'à mes 9 ans et dès que j'en ai été capable, Adélard m'a foutu une épée en main. Sous ses instructions je brassais de l'air, je me vois encore, ma sœur aurait pu faire pareil... Adeline Vif Sang, c'est pour elle, moi et ma descendance que je m’entraînais me disait mon vieux, mais surtout mon parrain. « Jour viendra où on viendra chercher ta sœur ! Puis plus tard ta fille si t'en as une. » On m'avait expliqué un peu les coutumes, mais je m'attendais pas à ça pour tout avouer. Elle avait quoi, 15 ans et moi 9 quand un cri de bête se fit entendre en dehors de la maison, mes dieux que je pensais qu'il s'agissait d'un bœuf crevant ! Mon père a prit son épée, qui ne lui allait pas du tout, mais il l'avait forgé -il se disait forgeron, médiocre, très médiocre d'après mon avis!-, Adélard était présent et il a fait de même. « On gère bonhomme. » « On va s'amuser. » qu'ils ont dit. Mon père a fait signe à ma mère de me dégager de la pièce et j'ai pas obtempéré. Mon père me fusillait de ses petits yeux porcins, mon parrain lui en riait bien de me voir rester. J'ai pris ma petite épée... mes dieux que j'ai eu l'air con quand la porte s'est ouverte et que le Hector s'est pointé une hache à la main... une grande hache ! Il a hurlé puis il a chargé, il m'a balancé un coup de pied dans le ventre et... j'ai valsé à l'autre bout de la pièce.

Quand je me suis réveillé y avait du sang, pas trop quand même, il y avait clairement eu affrontement et mon parrain et mon paternel avaient vraiment sale gueule. Ma mère bougeait pas, elle avait prit l'habitude de faire partie de la décoration, mais il y avait surtout l'absence d'Adeline. Et puis plus tard, on est allé voir Hector... il arborait un drap avec du sang. Vu le gabarit d'Hector, je crois que c'était la première fois où je jouissais pleinement le fait d'être né mâle. J'ai jamais revu Adeline. Je sais juste qu'elle a donné deux enfants à Hector avant de mourir en donnant naissance au troisième quand elle avait atteint les 39 ans. Pour Hector, j'ai jamais su ce qui lui était arrivé vraiment, je sais juste qu'il est mort et qu'il s'est jamais remarié.

À 10 ans, Adélard m’annonça son départ pour Lorgol, il comptait faire un apprentissage à Val Griffon pour devenir Voltigeur. Je décidais de le suivre, il était hors de question que je reste avec ces faiblards et que je me ramollisse ! Naturellement mon vieux n'était pas au courant... et Adélard a jamais su -je crois, ou alors il le cacha très bien !- que je m'étais caché dans sa carriole durant tout le voyage. Il s’arrêtait assez souvent et laissait des restes et tout.

J'arrivais quelques semaines plus tard à destination -crasseux-
avec la ferme intention de ne pas traîner dans les pattes de mon parrain, je n'étais pas un poids comme Arthur ! Je quittais la carriole et me mit en marche... par mes propres moyens j'arrivais à l'Académie, qui me refusa le logis, mais surtout l'enseignement d'un savoir qu'elle pouvait offrir. La cartographie m'avait fait de l’œil après avoir vu quelques croquis et merveilles dessinées par Hector. Je leurs en voulais sur le coup, mais Le Destin avait vu plus grand me concernant !

J'me pointais plus tard à Val Griffon à mon tour où après plusieurs jours à courir après le maître de la forge, ma détermination paya. J'étais accepté, plus besoin de s'en faire ! Mon obstination se poursuivi au travers de mon apprentissage où je m'appliquais dur comme fer dans les tâches qu'on m'affectait pour devenir aussi doué que mon maître. Pendant neuf années je fus formé, mon corps se développa, mes muscles aussi, mon temps libre je le passais à manier les épées dans un coin, j'appris de moi-même à lire et écrire, non sans mal, mais j'avais la volonté d'apprendre et de m’élever encore et encore. Je me plongeais également dans la Cartographie, on m'avait certes refusé à l'Académie, mais ce savoir, je le désirais. Je le voulais. Je l'exigeais.

Forgeron reconnu par mon maître, j'étais capable de forger des harnois comme peu le savent, je décidais de me faire appeler Richard Le Harnois par le même temps, délaissant le patronyme Vif Sang qui me reliait trop à mon faible de père et qui me refilait la gerbe. Quant à Adélard, Je ne le revis plus jamais. Il avait dû être envoyé en formation puis dans une division de notre Duché. Je l'imaginais déjà sur le dos d'un griffon, lesquels je pouvais admirer au dessus de ma tête ! De quelle couleur était son griffon ? Plus tard, avec mon statut et mes connections, j'apprendrais qu'aucun Griffon n'avait voulu de lui lors de la cérémonie du Choix et qu'il était reparti tête baissée à Hacheclair avant de songer à intégrer la Guilde des Guerriers.

J'étais curieux, envieux de tout ce qui se dégageait de force et de respect de l'image du Voltigeur. Je grimaçais à la vue d'une voltigeuse. Sans compter les 'chevaucheuses', ces sorcières de l'Empire de Faërie qui avaient réussi à dominer les hommes par magie, quoi d'autre sinon ça ?

An 963.

19 ans. Mon apprentissage terminé, j'aurais pu resté forgeron et avoir une place assurée à la mort du maître de la Forge déjà bien âgé à l'époque, mais j'avais les yeux trop rivés vers le ciel pour ça. Tout aussi déterminé qu'à mes 10 ans, tout aussi borné également malgré les conseils de mon maître, je décidais de passer la Cérémonie du Choix. Je n'avais rien à perdre, tout a gagner ! En cas d’échec, la forge m'attendait, mais il n'était pas question d'échouer ! Je deviendrais Voltigeur quitte à me faire violence ! Je n’eus pas à menacer les griffons -de toute façon cela n'aurait pas marché- mais je les fusillais grassement du regard pendant quelques minutes, minutes qui me parurent durer une éternité quand enfin, enfin, il descendit -elle mais qu'importe- Adamante.

D'un Blanc cendré et des yeux jaunes criant déjà justice... je la sentis dans mon esprit, ses sentiments ? Je grimaçais à la première image d'une scène projetée dans ma tête. Je subissais un viol profond en moi ! Une horreur ! J'élevais le ton, menaçant de ne plus recommencer, en guise de réponse elle écarta ses ailes puis les rabattit en avant, la bourrasque et la surprise me mirent au sol. Cul à terre. Ce serait la seule femelle, l'unique, à me faire perdre pieds ! Adamante.

Adamante qui reconnu ma droiture, ma franchise et mon engagement, peut-être également mon entêtement. Élevé à Bellifere, le côté misogyne ne manqua pas de révolté le griffon, la griffonne, pourtant bien attachée déjà... Relation ô combien éprouvante au début. Je vous assure qu'être bombardé de souvenir de femmes voltigeuses issu de la mémoire collective des griffons, d'entendre leurs voix hurler 'À l'attaque' ou plus gros et plus éprouvant encore 'POUR IBELENEEEEE YiHaaaa !' me faisait crisper la mâchoire autant que je gueulais contre Adamante... le pire étant certainement ce sentiment de satisfaction et de bonheur profond qui émanait d'elle quand je m'égosillais. Elle s'amusait. Clairement. Elle s'amuse toujours d'ailleurs ! Je gueule moins, je feint l’indifférence et cela lui déplaît fortement, je la sens presque boudeuse de temps à autres. La roue a tournée.

Ma formation comme voltigeur dura cinq années, cinq années à me démarquer par mon talent, cinq années également à me retenir de cracher sur la voltigeuse au même stade que moi, Odile Sombrecoeur. Par chance, je n'étais pas le seul qui était gêné par sa présence, le belliferien Télésphore Brumefeu fut mon meilleur compagnon pour partager des propos salaces et injures en tout genre sur la voltigeuse -laquelle prit bien vite l'habitude et ne s'en offusqua que la première année. Nous le faisions soit assez discrètement, soit lorsque nous étions hors service ou quand l'instructeur n'était pas alentours.  Il était hors de question de se faire jeter dehors pour avoir dit la vérité sur le statut d'une femelle.

An 971.

Les années défilent encore quand je deviens Major ! Je suis l'homme qui guide une division, je suis Richard Le Harnois, vous ne m'aimez pas ? Tant pis, tant mieux, je n'en ai strictement rien à foutre. Je mène ma division impeccablement, Adamante me porte et je nous amènes avec mon épée à la main plus haut encore. Toujours plus haut. Les pirates trépassent, les bandits également, quelques blessures à compter, quelques cicatrices aussi, mais jamais de morts, jamais, dans ma division bien sûr, de l'autre côté les morts sont nombreux je ne peux nier et je ne pourrais vous compter combien de cadavre j'ai vu défiler sous mes yeux.

Mon temps libre ? Ce que je fais de mon temps libre ne vous regarde pas, vous ne voulez pas le savoir d'ailleurs. Pour résumer : Je me soulage sans engagement. J'en ai les moyens.

Les années s'écoulent encore et toujours. Je prends du gallon. Je deviens Capitaine à 39 ans et je demande et conseille au Maréchal de Serre pour que le poste que je libère revienne à Télésphore -bien qu'Odile est meilleure voltigeuse, mais je ne l'admettrais jamais. Télésphore devient Major et je crois que c'est l'une des plus gosses conneries que j'ai faite de ma vie. Un regret peut-être. Une erreur de jugement. Lui et moi partageons les mêmes points de vue au sujet de la femme, mais pas au niveau des Voltigeurs il faut croire. Un an à peine après avoir eu sa promotion, la mienne comme celle de Télésphore Brumefeu, j’apprends la mort d'Odile Sombrecoeur, tombée de son griffon, rattrapée par ce dernier non sans mal, retombée et... la danse aérienne qui se joue devant les yeux de ses coéquipiers de vol s’arrête au sol. Une voltigeuse décédée et le Griffon qui la suit dans l'outre monde quelques heures plus tard.

Je connais mes hommes, j'ai fini par projeter l'image d'un homme pour faire avec la présence d'Odile -ce qui m'a donné pas loin de 15 ans pour en arriver là- et je sais que c'est un des meilleurs voltigeurs de la division... Il m'est impossible d'accepter la mort d'Odile et de Saphir ! De fil en aiguille je remonte la piste, les preuves me frappent aux yeux en analysant ce qu'il reste du harnais. Ne restait plus qu'une question : Qui ? Si je me suis refusé a penser à Télésphore au début, je dû me résoudre après quelques témoignages. La colère était reine et Adamante y répondait également.

Sabotage. Tromperie. Déloyauté. Fourberie. Injustice.

Regroupant les divisions, m'adressant à mon Escadron, après en avoir informé le Maréchal. J'insulte la traîtrise, mon discours est haut, fort, je n'invite guère à l'interruption. Intolérant, je n'aurais aucun remords pour ce qui vient. Justice réclame de dicter ma main et mon épée. Je déclare Télésphore Brumefeu traître aux voltigeurs, aux valeurs qui détermine notre profession, je traîne son nom dans la boue en redorant celui d'Odile Sombrecoeur. Je le provoque en duel, j'hurle ma rage et ma hargne se charge du reste. Télésphore décède d'un dernier coup porté à la nuque alors qu'il agonise déjà d'une blessure profonde et béante au ventre. Il souffre et je l'achève. Je l'indique comme exemple pour mes frères voltigeurs. 'Nous vivons pour la Force et l'Honneur, nous laissons Traîtrise et Faiblesse aux autres.'

De cet épisode j'ai gardé un morceau du harnais d'Odile et de Télésphore que j'ai fixé à une chaîne agrémentée d'une perle faite de Saphir ; symbole du Griffon perdu par la faute d'un seul homme, la mienne ; qui m'accompagne de jour comme de nuit, sur terre ou sur mer,et naturellement lors de mes vols autour du cou, pour m’empêcher de renouveler mes erreurs.

Cette phase n'a fait que nourrir davantage mon côté misogyne, les femmes n'ont pas leur place sur un griffon, un dragon ou à une place qui sierra cent fois mieux à un homme ! Qu'elles restent dans leurs foyers, à s'occuper de la progéniture de leur mari. Qu'elles se contentent d'ouvrir les cuisses. Que leurs bouches ne servent qu'au plaisir et non à parler en se pensant l'égal de l'homme car elles ne le sont pas, ne le seront jamais. 'Reste à ta place femme, tu n'en vivras que plus longtemps. Les mers et les cieux sont aux hommes, je t'offre une maison sur la terre en contre-parti. Accepte là, tais toi et couche toi.'

Les années s'écoulent encore et encore, le sablier du temps ne s’arrêtent jamais.

À l'aube de l'année 1001

J'ai 57 ans quand je deviens Maréchal de Serre, choix honorable et parfait de mon prédécesseur kyréen à ce poste - je ne peux qu'approuver, l'en féliciter et lui souhaiter bonne retraite ! La position est plus qu'idéale pour faire en sorte d'interdire le métier de Voltigeur aux femmes – reste à faire passer cette loi, chose qui ne sera pas aisée je le sais ! Trop de femmes au pouvoir... trop de femmes qui s'y croient. Trop de femmes qui ont perdu le sens primaire de leur sexe, leur devoir : donner naissance, point barre.


***
**
*


Livre I

Janvier 1001 – Chapitre I : Ce soir, on danse !

Participer à une 'fête' pour 'applaudir' une nénette débutante qui portera la couronne ? En territoire Faë ? Vous vous posez vraiment la question de savoir si j'y suis allé ? Je suis misogyne, pas dépressif ou fou, merci.
Excuses de mon cul pour expliquer mon absence en tant que Maréchal ? Maladie. Paperasse.
Mais les résumés que j'ai pu obtenir de la soirée m'ont fait regretter quelque peu mon choix de ne pas m'y rendre je l'avoue ! Présent, je me serais imaginé entrain d'exploser la gueule du Maréchale de Flamme, Elyo Hautmistral, j'ai une bonne imagination. Mes yeux sont également, dans ce genre de situation, bien suffisant pour faire passer un message. Je suis assez expressif que pour déshabiller une femme du regard ou faire passer une envie de tuer à quelqu'un sans faire un geste !  


Février – Mars 1001 – Chapitre II : Le Carnaval des Miracles
Comme chaque année, ou presque, je m'y suis rendu. Adamante est fortement attachée à Lorgol. Me concernant j'aime certains endroits, des recoins, des putains plus propres -plus chers aussi.
Festivités de courtes durées, en pleine action, à moitié soulagé, je m'interromps, Adamante me fait part de l'agitation qui règne dehors. Je délaisse la gueuse et au plus vite je joins les voltigeurs présents. Je remarque dans ma hâte un gueux de la vingtaine qui me fixe comme s'il avait vu un fantôme... je comprends pourquoi, il me ressemble un peu trop j'ai l'impression. Aurais-je un gamin que ça ne m'étonnerait pas. Je reviendrais, plus tard.

Le travail avant tout, le plaisir et le dégoût pour les femmes ensuite. J'indique la marche à suivre et donne des directives claires et concises -pour ceux qui n'ont pas leurs capitaines sur le coude. Une journée passe, une nuit aussi, des indices apparaissent et viennent à ma connaissance. De nouveaux indices et voilà que voltigeurs et chevaucheurs survolent les mers. J'attends les nouvelles – elles me parviennent et je retourne avec Adamante à Ibelin. Au rapport pour Augustus.

Avril – Mai 1001 – Chapitre III : les Amoureux du Vent
Des disparitions d'enfants, des Voltigeurs manquant à l'appel au premier avril. Mon sang n'a fait qu'un tour à ce moment ! La disparition de Melsant a du mal à passer, celle de Grâce beaucoup moins...

De mon bureau j'affectionne, j'informe, il me prendrait bien de partir également -même si pour cela je dois saigner des yeux en collaborant avec l'Audacia entre autre- mais je dois faire le tour des Duchés, envoyé de la paperasse ou y aller de moi-même, y a t-il besoin de renfort, besoin de remplacement, un capitaine manquant à l'appel... j'ai un autre devoir qui m'appelle. Celui de m'assurer que les escadrons sont gonflés à bloc et qu'ils ne manquent de rien !

Les disparus ne reviennent pas et j'ai dans le devoir de faire le tri de qui pourrait remplacer les voltigeurs perdus. Heureusement ces derniers refont bientôt surface, mais amène avec eux une autre forme de Magie, celle du sang a accepter... comme ça ! La Magie....

Juin – Juillet 1001 – Chapitre IV : L'Ordalie de Diamant.
Le couronnement de la minette... non merci. Et encore une fois il apparaît que c'était sympa en rebondissements ! Bien qu'invité, j'indique à mon Empereur que j'ai une chose importante à faire -de toute manière je n'ai vraiment pas envie d'y participer- de la paperasse qui n'en fini pas, un capitaine qui prend sa retraite à remplacer, rencontrer le gars de Lorgal qui pourrait être ma chaire et mon sang, bref j'ai des excuses ! Des bonnes.  L'Ordalie de Diamant... ils auraient pu réclamer Adamante, la couronne aurait peut-être changer de tête !

J'ai également eu une conversation avec le ptit gars de Lorgal, il doit être de mon sang... mais j'ai l'impression de voir mon père en lui. Je refuse que ma descendance soit un pleutre - je lui ai indiqué que j'étais un oncle, hors de question pour l'instant de reconnaître qu'il s'agit de mon fils avant d'être certain qu'il s'agit bien d'un homme, d'un vrai !

Aout Septembre 1001 – Chapitre V : Le Tournoi des Trois Opales
Enfin ! Jadis j'ai pu participer au tournoi, j'étais le champion de Bellifère, à présent je reste dans les gradins, à grimacer de la jeunesse de certain, du choix des sélectionnés – je m'étouffe même avec mon verre en voyant Grâce apparaître.

Tybalt, le gamin que j'ai amené avec moi de Lorgol pour l'occasion, ne semble pas comprendre et saisir le mode de vie de mon cher Duché.

Adamante ressent ma crispation et s'en amuse quelque peu. Rien cela dit ne m'attendait à 'ça', le champion de Bellifère... est une femme. Je m'insurge, comment faire autrement ! Le tournoi est fichu d'avance, les femmes n'ont rien à faire ici, rien ! Encore moins chez les voltigeurs... pourtant il y en a deux, mes dieux, DEUX satanés GUEUSES ! TROIS mêmes ! Je souffle bruyamment pour retrouver mon calme. Je sens qu'Adamante pourrait mourir de rire, elle se joue dans le ciel carrément. Faire la fête ? Comment ?! Non, très bien, j'ai bien bu ce soir là pour oublier toutes ces conneries. Ce Tournoi ne pouvait être qu'une farce !

Première épreuve, Grâce gagne une Opale et je crois mourir. Manigance me crie mes entrailles.
Deuxième épreuve, Trio de Victoire pour Ibélène... mais Marianne et Ljöta gâchent le 'podium'. Ces Putains.
La clôture approche et je pousse un cri barbare, un gros 'NON' échappe de mes lèvres, quand Enguerrand Fer-de-Lance, le Grand Ordonnateur de l’Arène se fait poignarder sous nos yeux, sous mes yeux, c'est que je m'entendais plus que bien avec lui ! Un homme, un vrai, avec qui il m'est arrivé de discuter autour d'un verre de nos plus jeunes années, je le respecte, je l'ai toujours respecté, ce fier belliferien aujourd'hui tué ! Pas le temps de bouger, de sauter à la recherche de l'assassin qu'une magie se hisse sur mon chemin ! La Magie ! Une femme en est derrière que cela ne m'étonnerait pas !

La Rose apparaît, la tribune dans laquelle je suis s'effondre et plus tout jeune je n'arrive pas à me réceptionner de la chute que je fais comme je veux. Je sens les craintes d'Adamante dans mon lien profond avec elle et je perds connaissance tandis que des flammes se mettent à ronger les débris. J'avais 7 ans la dernière fois que je me suis évanoui suite à une 'chute' pareil... je boue à mon réveil de colère et d'humiliation et de rancœur contre l'Audacia (et son coup de canon dans notre port), les mages, Serenus et l'Ordre du Jugement (probablement lié à l'assassinat),  - j'en oublie Martial, sa connerie et ses mauvais goûts en matière de femme. Je sens les sentiments de soulagement et d'apaisement d'Adamante qui me projette des images m'invitant à me reposer...

Octobre – Novembre 1001 – Chapitre VI : La Danse des Trépassés
Blessé je reste à fulminer derrière mon bureau tandis que mon Empereur Augustus s'en va avec la noblesse au Sepulcre des Martyrs d'Outrevent où tout se met en agitation sans que je ne le sache.

Promotion, grossissement de certains escadrons, je m'active à mon poste quand je sens le trouble de ma griffonne, des images me sont envoyés et je saisis ce qu'elle essaye de me dire : les casernes des Voltigeurs sont attaqués !

Livre II

Décembre 1001 – Janviers 1002 - Chapitre I : Les Sables du Temps

Remit sur pieds, je suis parti à Lorgol avec l'empereur d'Ibélène pour une rencontre avec son homologue de Faërie. Le but étant d’atténuer les tensions et de ne pas déclencher une énième guerre. C'était sans compter la bêtise de cette putain de de la Fère même pas fichu de prendre sur soi des critiques et moqueries que je qualifierais de bon-enfant ! Si j'avais su, j'aurais sorti pire à cette traînée de sorcière.

La guerre est déclarée et Erebor est le premier duché à subir les assauts des dragons et de leurs maudits chevaucheurs.

Février – Mars 1002 – Chapitre II : La Fortunes des Flots
Je travaille toujours pour soutenir au mieux les Voltigeurs ! J'ai pas le temps de faire mumuse, je tente de sauver nos frontières en renforçants les escadrons d'Erebor pour commencer. Tout un jeu de faire appel à tous les duchés, mais l'aide arrive au compte goutte tandis que des corps s’amoncellent sur le sol d'Erebor déjà.


TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)

Avril – Mai 1002 – Chapitre III : La Roue Brisée
Et la guerre s'en est allée et le temps s'est craquelé et une autre réalité a pointée son nez. Cette réalité était plutôt proche de la vraie me concernant... j'étais toujours voltigeur au fond, mon passé et mon expérience étaient quasi à l'identique également !

La différence ? Les différences ? Je n'étais pas Maréchal mais capitaine et surtout, surtout, j'étais l'époux d'Odile Sombrecoeur (devenue Odile le Harnois) et père de trois fillettes (Belle, Ifer et Rienne). Odile, Odile qui dans ma réalité est morte.

Je me suis éveillé vers le 26 mai et j'ai bloqué, refoulé, nié. Je ne pouvais accepter les faits, cette réalité qui serait 'fausse' alors qu'elle était en même temps si proche de la vérité. Les filles que j'avais éduqué n'existaient pas ? La femme que j'avais épousé en 982 non plus ? Morte ? Inexistantes ? Comment aurais-je pu m'en remettre facilement ? Tirer un trait était impossible.

Deux jours après mon éveil, entre folie et désespoir, j'ai ôté la vie de ma moitié avant de mettre un terme à ma propre existence, laissant à l'agonie ma chair et mon sang ainsi que deux griffons.

Le 2 juin est alors arrivé, le temps s'est remit en marche et j'ai prié Mnémosie de me faire oublier. J'ai oublié Odile, les filles et mes actes désespérés.

Je suis Maréchal de Serre et je n'ai qu'un trou de mémoire de 6 jours, avant cela et jusqu'à maintenant, j'ai travaillé jour et nuit pour renforcer les escadrons des duchés et assurer la protection de l'empire.

Suite du livre II :

Juin– Juillet 1002 – Chapitre IV : De Glace et de Sang.
Je n'ai rien vu venir, rien du tout. Assuré de mes propos, j'ai affirmé que le festival de Svaljärd se passerait en toute sécurité. Fier, imbu peut-être de ma personne et de mon statut, j'ai esquissé un sourire malgré les frontières ravagées. Si le maréchal se met à flancher qu'adviendra t-il après tout ?

Pourtant le maréchal que je suis a chancelé, le maréchal a brûlé. Léché par les flammes du chaos provoquées par l'Ordre, je me suis éteint un bref instant. Instant qui a fauché la vie de l'impératrice et mit mon empereur, Augustus, dans le coma. Mon réveil fut lourd à digérer, mais je parvins à me montrer fort, infaillible, malgré la détresse saignante de mon âme.

Debout, toujours, surnommé le 'dur à cuire', je continue de m'affairer à ma tâche avec mes blessure et à relever la tête pour moi, mon statut, mais également pour l'homme que je respecte, pour mon empereur, pour sa famille, pour Ibélène et même aussi pour Tybalt, ma chair et mon sang, à qui je sers assurément de modèle.

Aout– Septembre 1002 – Chapitre V : La Mort dans les Veines.
Oh comme je me suis régalé à l'entente de cette épidémie ! Oh comme j'en ai profité en mettant des mesures en place pour raviver l'empire d'Ibélène ! Oh comme j'ai souhaité que nombre y passe ! Certains ont réussi à se faufiler hors de mes toiles, mais d'autres – et ils sont beaucoup – sont resté en prison un bon moment afin de s'assurer qu'ils ne nuisent à aucuns ibéens. Qu'Augustus se rassure, son empire est sûr. J'y veille, comme j'observe son fils et les ressemblances comme les différences qu'il a avec son père - comme avec mon propre fils.

Son coma dure. Je sais que plus le temps passe et plus les chances de le voir s'éveiller s’amenuisent, mais je garde espoir car Augustus n'a nul autre pareil actuel en Arven à mes yeux.

Octobre– Novembre 1002 – Chapitre VI : La Chasse Sauvage.
Que dire ? Je ne sais pas vraiment ! Trop d'informations me parviennent pour que je puisse avoir le temps de les trier comme il le faudrait, mais de ce que j'ai compris : Arven va mal, le continent saigne. Et pas que de la guerre. La Chasse est libre.

Plus encore ?
La Rose n'est plus et je sens mon vieux cœur se serrer à cette pensée.
Les écrins sont révélés et malgré certaines personnalités choquantes dont je me serais bien passé de complimenter, il me tarde de les remercier en privé.
La Chasse est libre et je crains pour l'empire.
La guerre pourtant continue... tout du moins c'est ce que je pensais.

Décembre est arrivé et il n'a pas fallu que la Chasse arrive pour ôter le dernier souffle de vie à Augustus d'Ibélène. Je suis resté droit, fort comme le veut mon statut – gardant mes plaintes en moi-même. J'ai aussitôt contribué depuis mon poste à mettre en place la trêve – plus que bienvenue pour panser nos plaies et pleurer nos morts -  proposé par Gustave de Faërie. Les dirigeants ont décidés et j'ai suivi. Je me suis exécuté avec sérieux. Malgré une gorge sèche, je remercie silencieusement l'empereur de Faërie.

Je reste alerte face aux dangers de la Chasse, mais également face à Faërie malgré la trêve. Je reste sur mes positions face aux magies et savoirs bannis. Je reste ouvert à soutenir les épines depuis ma position et malgré la dissolution de la Rose.




La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Je reste anxieux, mais je suis prêt à l'affronter qu'importe ce qu'on en dit. Que pourrait-il arriver de pire que la mort de l'empereur ? Celle de son successeur ? Je donnerai ma vie pour que cela n'arrive pas... mais oubliez ce que j'ai dis, ça ne m'a jamais porté 'chance' de dire cela auparavant. De toute façon, la chance, ça n'existe pas. Je reste sur mes gardes par rapport à Faërie, un mot, un geste, Chasse ou non, je ferais ce que ma fonction exige et ce que l'on attend de moi.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Avec la mort d'Augutus j'accueille la trêve à bras ouverts, tout en restant sur mes gardes quand même ! En outre avec la Chasse et la disparition de la Rose Écarlate, il est préférable d'unir nos forces (même si ça m'en coûte de l'imaginer, de l'admettre et de le prononcer) afin de chasser 'l'ennemi commun'. Je suis néanmoins conscient que cela ne durera pas et je suis prêt à agir si Faërie fait un pas de travers.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Des gueuses qui se baladent n'importe où, des ceux qui se croient tout permis parce qu’ils portent des vêtements qui sentent bons, des putes-à-queues que je me retiens de tuer d'un coup... plutôt qu'oppressant je dirais contraignant moi.
Je veille que mon fils ne tourne pas mal par la même occasion, mais avec Alrik, je sais qu'il est entre de bonnes mains. Je connais nombre de gens à Lorgol, des gens biens - aux putains, je visite donc les lieux le regard droit.

Questions du Livre II:
 









Dans la vie, je m'appelle Lindsay et j'ai 29 ans. J'ai découvert le forum via Lou-Ann et Eponine et voici ce que j'en pense : Il a l'air génial et supra complet, comme une nouvelle saga a commencer °w°.
Pour les inventés : /  





Récapitulatif

Richard le Harnois

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Viggo Mortensen
♦️ Compte principal : Oui

♦️ Griffon : Adamante • ♀ •  cendrée (47 ans)
♦️ Savoir : Richard a étudié la cartographie de lui-même. Aucune études à l'Académie à signaler. Ils lui ont refusé l'accès.  :boude:
♦️ Hiérarchie : Voltigeur, Maréchal de Serre.
♦️ Affiliation : Épines - Il ne l'est pas, ne l'a jamais été, mais il aimerait les aider depuis sa position si il le peut ! Après tout, la Rose a sauvé la famille impériale malgré les pertes horribles. De plus, elle prônait la paix en ôtant la liberté d'exister aux détenteurs de certaines magies et savoirs jugés dangereux. Elle faisait bien.


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Marquis d'Amar

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Fluctuante. S'il était fidèle à l'impératrice, il l'est nettement moins à l'empereur, bien qu'il se soit éloigné de Chimène de son vivant, par son attitude envers les mages du Sang. Il est malgré tout toujours fidèle à son duc, à son duché, et à Faërie.
Mes autres visages: Astrée Aubétoile, Grâce de Sombregemme, Meldred Vif-Ressac
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 23:11



Elnaie présente

Tristan
d'Amar

Eddie Redmayne

« Ce n'est pas par la satisfaction du désir que s'obtient la liberté, mais par la destruction du désir. »
Épictète


Dissimulateur – rêveur – imaginatif – ambitieux – persévérant – obstiné – discret – volontaire – patient – orgueilleux – tête-brûlée

Tristan aurait pu naître bâtard, important uniquement pour sa mère, libre, irrévérencieux, insouciant. Le destin en a décidé autrement. Fils unique issu d’un second mariage, cadet de quatre enfants, quatre demi-frères et sœurs, d’une famille noble, il a du apprendre à s’effacer, dans l’ombre d'une fratrie et d'un père qui ne voulaient pas de lui. À se faire discret, à être là sans réellement être présent. Le bébé rieur et charmant, l’enfant vif et joyeux dont le visage s’illuminait en voyant son père avant qu'ils ne comprennent qu'il n'était qu'un outil, tous deux furent vite étouffés au profit d’un enfant inexpressif. Chaque joie, chaque contrariété – et elles étaient nombreuses, surtout ces dernières -, Tristan les gardait pour lui. S’il a pu sembler introverti, il est plutôt un excellent dissimulateur. Menace aux yeux des siens, alors qu’il désirait simplement être des leurs sans jamais vouloir prendre leur place, il n’a pas eu d’autre choix que de s’adapter. Garder ses réussites et ses échecs pour lui, ne pas alimenter la rancœur de ses frères et sœurs, ne pas se faire remarquer des autres nobles. Cela lui a permis d’observer sans être vraiment acteur, et de mieux comprendre les gens, de mieux les cerner.

La façade qu’il s’imposait n’était pas bien épaisse, cependant. Lorsqu’il était seul, il s’inventait mille et une histoires, avec des jouets qu’il avait trouvés ça et là ou que son père lui avait donnés dans le secret, se rêvait Prince ou Chevalier, aimé ou adulé, sirène ou phénix, et bien d’autres. Créatif, rêveur, tant de qualités qu’il a pu développer. Quand sa seule compagnie ne suffisait plus, il se mêlait au peuple, s’imposant à eux naturellement. Fantasque par côtés, téméraire et même un peu trop, il trouvait auprès d’eux la liberté dont il ne jouissait pas dans sa fratrie.

Cependant, sa flamme n’a pas été étouffée. Il veut plus, toujours. Il est relégué au second rang, mais il ne laisse pas ces limites s’imposer à lui. Ambitieux, il s’est efforcé d'être le meilleur à l'académie, puis au sein des Chevaucheurs. Il a encore du travail, mais il s'est distingué en devenant Capitaine de vol. Au lieu de la rancœur que l’injustice aurait pu faire naître en lui, une force insidieuse est née. Sa volonté ne peut être brisée, et quitte à s’attirer des inimitiés, il se battra pour avoir ce à quoi il estime avoir droit, malgré sa grande bonté à l'égard des autres.



©️ Insuline


Tristan a fini par accepter cette magie qui est la sienne, au prix d'un immense sacrifice : il a failli perdre Ferveur, mais il a maintenant abandonné sa magie de l'Hiver.

Livre II :
 

Livre I :
 



©️ Twifilmeries
Âge : 33 ans
Date et lieu de naissance : 13 août 969, à Amar (Lagrance)
Statut & profession : Capitaine de vol de Lagrance, marquis d'Amar, mage de l'Hiver et du Sang
Allégeance : Fluctuante. S'il était fidèle à l'impératrice, il l'est nettement moins à l'empereur, bien qu'il se soit éloigné de Chimène de son vivant, par son attitude envers les mages du Sang. Il est malgré tout toujours fidèle à son duc, à son duché, et à Faërie.
Dieux tutélaires : Argon. Son grand père l'y a confié, espérant ainsi en faire un homme plus honorable que son père. Mnémosie. Tristan s'est voué à la déesse, conséquence naturelle de son désir de tout apprendre sur Arven et son passé. Valda. Le chevaucheur est grandement reconnaissant de la chance qu'il a eue, de le devenir, et se dévoue à la déesse. Sithis. Le dieu l'a marqué, révélant cette magie scellée qui coulait dans son sang.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Chevaucheurs / Mages / Noblesse


Fille aînée du Marquis d’Amar, la mère de Tristan, Célise, fut déflorée par un noble de passage qui la prit de force, tout juste âgée de seize ans. Le coupable prit la fuite et laissa la jeune fille déshonorée. Son père s’empressa de lui contracter un mariage avec un noble, veuf et influent, un marquis menacé par la ruine mais qui tirait profit de ses relations, attiré par l’influence de la famille de sa future épouse, sa richesse et la renommée qui rejaillirait sur lui. Le marquis bouleversa l’ordre de succession, faisant de son cadet son héritier, quand il fut certain que sa fille portait la vie. Un enfant naturel, même couvert par un mariage, n’hériterait pas de son domaine. Pas plus que les quatre premiers enfants de son gendre. Amar resterait à sa famille : son gendre pouvait avoir tout l’honneur, toutes les richesses, qu’il voulait, mais il n’aurait pas son domaine, pas plus que ses fils. La mère de Tristan perdit, fort heureusement pour ses parents, son bâtard et vécut très douloureusement cette perte du seul bienfait qui résultait de son viol. Sans même se douter un instant que sa propre mère lui avait donné à son insu divers thés et potions qui pouvaient avoir cet effet, sans jamais être sûre qu’elle avait eu gain de cause. Son mari, cruel et ambitieux, bien décidé à avoir la mainmise sur Amar, voulait un héritier de sa nouvelle femme, et se força dans sa couche, sans même la laisser se remettre de la perte de ce qu’il nommait une abomination qu’elle n’aurait jamais du vouloir. Il devint donc de nouveau père à 30 ans, alors que sa femme de dix-sept ans en ressortait considérablement meurtrie et affaiblie. Une maladie de l’esprit, plus que physique, qui avait bon nombre de conséquences, et la laissait souvent fiévreuse et prise de démence.

Le petit lagran fut éduqué par son père qui lui fournit différents précepteurs, qui désirait s’assurer qu’il pourrait être considéré comme un héritier recevable pour Amar si son jour venait, et surtout s’assurer que son fils lui serait reconnaissant et redevable, s’il ne l’aimait pas. Projets qui furent contrecarrés par la magie qui coulait en Tristan, qui se manifesta peu avant ses douze ans. Le jeune garçon avait tenté en vain de faire pousser des fleurs à offrir à sa mère sur une parcelle de terrain réputée aride, que ses frères et sœurs lui avaient gentiment cédée pour se jouer de lui, et sans réellement comprendre comment, il avait influencé leur floraison de manière totalement surnaturelle. Quand il compta l’anecdote à sa mère, elle le pria de se taire et de n’en rien dire à personne. Ni sa famille, ni personne. Elle insista, et reprit contact avec sa famille pour les prier de lui donner les moyens de se rendre à l’Académie, dans le plus grand secret. L’entreprise ne fut pas aisée, loin de là, mais à l’aube de ses douze ans, alors qu’une fête pour son anniversaire et pour le connaître était prétendument organisée, le marquis d’Amar profita de la situation pour que l’on emmène son petit-fils à Lorgol au courant de la nuit, dans le plus grand secret. Le père de Tristan, quand il découvrit le pot aux roses, fut furieux et répudia sa femme, sans se séparer officiellement d’elle, prenant de nombreuses maîtresses et semant des bâtards un peu partout. La mère de Tristan, exilée à Amar pour son bonheur, recouvra la santé, à l’écart de son époux.

Tristan, pour sa part, se plaisait grandement à l’académie. Sa joie de vivre reprit le dessus, et il s’entendit relativement bien avec ses camarades, quoi que toujours surpris de ne plus être repoussé et détesté, s’attendant à une infortune. Il se prit à perdre cette défiance, alors que les mois puis les années passaient, et qu’il s’entrainait sans relâche, espérant faire la fierté de sa famille, et peut-être aussi que ses frères et sœurs ne lui en voudraient plus d’être simplement né, maintenant qu’il était loin. C’était peine perdue : son père ne voulait plus le recevoir, et se contentant de percevoir l’argent de ses grands-parents, sous réserve de laisser leur fille tranquille. Si Célise avait subi une amélioration fulgurante de sa santé, cela ne dura pas, et elle fut emportée à trente cinq ans, par une fièvre terrible, alors que Tristan n’en avait que dix-huit. Ce fut le seul moment que Tristan ne consacra pas à ses études, se précipitant auprès de ses grands-parents, passant un mois avec eux pour la première fois de sa vie, rompant dès lors tout contact avec son père qui ne fit même pas l’effort de sauver les apparences en assistant aux funérailles. Il maîtrisait plutôt bien la magie de l’eau et se spécialisait depuis un an pour maîtriser totalement la magie élémentaire, bien qu’il peine à renoncer aux autres. Il voulait maîtriser la magie élémentaire, mais aussi la guérison, la protection, la floraison, et peut-être la résonance et d’autres encore si l’opportunité se présentait. Ce choc, de voir disparaître la mère qu’il n’avait plus vue depuis six ans le convainc de se présenter auprès des dragons, afin de devenir chevaucheur. La consécration de ses années d’étude se trouverait là, il le savait. Ferveur, dragon de Saphir, se présenta à lui. Tristan se jeta à corps perdu dans son apprentissage, prêt à montrer à sa famille sa valeur, et à son père et sa fratrie qu’ils s’étaient trompés à son sujet, tout en taisant qu’à vouloir trop en faire, il avait failli se brûler les ailes. Quand il ne s’entraînait pas avec Ferveur, il sollicitait son professeur pour perfectionner encore la maîtrise de sa magie, insatisfait. Ou lisait autant de livres qu’il pouvait, qui pourrait l’aider. Il s’épuisait à la tâche, et si Ferveur ne l’avait pas rattrapé au vol, il aurait pu voir sa vie écourtée prématurément. Il rejoint malgré tout l’escadron de Lagrance, avec fierté, à 23 ans. Le retour du jeune homme vit sa famille réunie à Amar, maternelle et paternelle, pour célébrer sa réussite. Tant d’hypocrisie, de ses frères et sœurs, de son père dont l’ambition n’avait pas décrue. Seule l'une de ses demie-sœurs, qui avait gagné en féminité et pour laquelle il avait un béguin depuis l'enfance qui s'était mué en désir malsain, avait grâce à ses yeux, mais il ne voulait céder à cette envie déshonorante et écœurante à aucun prix. C’est donc résolu à ne plus les voir, que Tristan se sépara d’eux, et demanda à son grand-père de cesser de leur donner le moindre sou, bien que ce dernier affirme s’être engagé et refuser de ternir ainsi son honneur. Il réintégra en revanche son petit-fils comme héritier potentiel, si son fils Louis périssait sans héritier, qui devint donc Tristan d’Amar. Il s’investit pleinement dans son rôle au sein de l’Escadron, bien déterminé à se montrer digne de la confiance qui lui était donnée. Sa rancœur contre son père était alimentée par les courriers réguliers qu’il recevait de ce dernier, pour recevoir ses revenus de Chevaucheur dont il estimait qu’ils lui revenaient, malgré l’inflexibilité de Tristan. Le fiel qu’il avait contre son père alimentait la ferveur qu’il mettait à être un excellent chevaucheur, pour pouvoir lui infliger son succès sans qu’il ne puisse l’atteindre, et le fit devenir capitaine de vol de son escadron à trente ans. L’inimitié entre eux continua à grandir, jusqu’à ce que le malheur s’abatte sur la famille d’Amar, ses grands-parents et son oncle se faisant assassiner une nuit alors qu’ils rentraient chez eux, faisant de Tristan le marquis d’Amar. Ce dernier ne sait encore comment agir, tiraillé entre son devoir envers les chevaucheurs et celui envers sa famille, alors qu’il ne veut pas de cette position qui lui incombe. Il est presque tenté de prendre épouse, et de lui confier la gestion d’Amar. Il blâme son père, qui est venu lui demander de placer l’un de ses frères ou l’une de ses sœurs dans le domaine pour le gérer pour lui, et il a manqué de peu de le faire rôtir par Ferveur, se contrôlant au dernier moment. Mais il se méfie de lui, et de ses manigances, persuadé sans preuve qu’il a fait assassiner sa seule réelle famille.

♦️ Pendant le livre I : Tristan a vécu beaucoup de changements, pendant cette dernière année. S'il a facilement pris ses repères en tant que Chevaucheur, et même en tant que marquis contrairement à ses espérances, que la mort de son père n'a pas eu d'impact sa vie, sa Magie du Sang l'a chamboulée. C'est suite à cela qu'il a rejoint l'Ordre, et qu'il a œuvré à ses côtés.

♦️ Trame alternée (intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Tristan s'est voué à la magie du Sang au détriment de celle de l'Hiver, mais en a perdu Ferveur, et sa place de Chevaucheur. Il a été réduit à gérer son domaine et l'enfant qu'il a eu de son épouse Agnès, haïssant cette vie. Il s'est réveillé le 26 mai, pour empêcher Castiel de Sombreflamme de souiller le corps de son duc. Hormis ces cinq jours assez brefs, le temps s'est écoulé normalement pour lui, avec la guerre et ses tentatives de rétablir réellement les mages du Sang en Arven. Il a choisi de tout oublier,
ne pouvant supporter d'avoir perdu Ferveur.

♦️ Pendant le livre II :
→ Tristan a consenti à un énorme sacrifice, celui de Ferveur,
pour embrasser sa magie du Sang. Il devint ainsi le premier Chevaucheur mage du Sang depuis de longues années, Ferveur devenant un dragon d'Argent. Il a, ainsi, appris à maîtriser la magie du Sang, l'utilisant lors de la Chasse Sauvage, pour se protéger, pendant qu'il cherchait à tuer les chiens qui l'accompagnaient. Il courtise Armandine depuis mars 1002, et se fiance officiellement à elle en décembre. Le mariage est prévu en mars 1003.



La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Il y a assisté, aux premières loges, et il est encore, quelques fois, hanté par les cadavres déchiquetés, les corps sanguinolents, et le rôle qu'il a eu là-dedans - bien qu'il ne pense pas qu'il ait eu tort, de se rendre à l'Académie, ce jour-là. Il les craint, d'une terreur qu'il a rarement ressentie.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Après les lourdes répercussions qu'a subi Faërie, suite à l'épidémie qui a frappé tous les mages, Tristan est plutôt soulagé de cette Trêve - pour permettre à ses Chevaucheurs de se remettre, de profiter de leurs familles et de se ressourcer, pour le moment où le conflit reprendra. Il ne se fait pas d'illusion, bien qu'il préfèrerait que tous oeuvrent conjointement contre la Chasse Sauvage. Et un empire si prompte à décimer les mages, grâce à l'épidémie, n'a pas réellement son respect, et il n'hésitera pas à les décimer encore !

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lorgol a été une vraie délivrance pour Tristan, qui s'est enfin senti libéré du cocon de misère dans lequel il était enfermé, et a pu reléguer le mystère dont il devait s'entourer loin derrière lui, ou du moins l'utiliser plus modérément. Il l'apprécie réellement, bien qu'il ne l'aime pas autant que Lagrance, et qu'il s'en soit éloigné, ces dernières années. Encore plus ces deux derniers mois, après avoir vu le carnage perpétré par la Chasse Sauvage.

Livre II :
 

Livre 1 :
 







Dans la vie, je m'appelle Julie (Elnaie) et j'ai 28 ans. J'ai découvert le forum via le staff et voici ce que j'en pense : j'aime beaucoup cette refonte, et je suis contente de retrouver le forum, je suis encore un peu "chamboulée" (pas encore habituée aux changements, en fait, mais ça viendra ^^), mais je suis contente quand même ! :)
En tant que personnage inventé, je vous autorise à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé (dans l'immédiat du moins, mais ça sera peut-être amené à évoluer, selon ce que devient le personnage au fil du temps)




Récapitulatif

Tristan d'Amar

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Eddie Redmayne
♦️ Compte principal : Oui

Ne conserver que les lignes remplies
♦️ Noblesse : Marquis / Amar / Lagrance
♦️ Magie : Sang / Modelage
♦️ Familier : Kumquat / Renard roux / Femelle
♦️ Dragon : Ferveur / Argent / Masculin / 350
♦️ Hiérarchie : Vol de Lagrance / Capitaine
♦️ Affiliation : Ordre du Jugement


_________________








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Tristan d'Amar

Messages : 4686
J'ai : 33 ans
Je suis : Capitaine de Vol de l'Escadron de Chevaucheurs de Lagrance
Marquis d'Amar

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Fluctuante. S'il était fidèle à l'impératrice, il l'est nettement moins à l'empereur, bien qu'il se soit éloigné de Chimène de son vivant, par son attitude envers les mages du Sang. Il est malgré tout toujours fidèle à son duc, à son duché, et à Faërie.
Mes autres visages: Astrée Aubétoile, Grâce de Sombregemme, Meldred Vif-Ressac
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 23:12



Elnaië présente

Grâce
de Sombregemme

Lena Headey

« La liberté est ma devise. »

indépendante - égoïste - rebelle - susceptible - ambitieuse - orgueilleuse - déterminée - courageuse

L’enfant affable et effacée, insignifiante en comparaison avec ses quatre frères et bonne à n’être que mariée est bien loin. La curiosité et le désir d’apprendre de la petite aux belles boucles blondes auraient pu donner un indice sur la jeune femme qu’elle allait devenir, mais nul n’y a prêté attention. Pourtant, derrière ses prunelles, se cachait une soif incommensurable de découverte. L’humilité de la petite fille se disputait avec ce désir de s’ouvrir au reste du monde. Il lui fallut longtemps pour s’affranchir de tout cela – ne se défait pas qui veut des limites béllifèriennes imposées tout naturellement aux femmes de cette contrée.

Pourtant, Grâce a pris son envol sans pondération. Si tout cela n’était que récits pour elle, elle était bien déterminée à vivre les mille et une aventures qu’elle avait pu découvrir. Elle n’avait pas à n’être qu’une simple épouse, une mère oubliée de tous si ce n’est de ses enfants. Il lui fallut beaucoup de courage, cependant, pour effectuer un choix aussi égoïste, que celui d’abandonner sa famille.

Mais elle n’est pas femme à même de renoncer. Elle a choisi de s’affranchir de ce carcan étouffant et de vivre avec force et sans se dissimuler ses ambitions, et quiconque condamnera cet état de fait risque de se heurter à la sensibilité et la susceptibilité de grâce, qui ne supporte pas que l’on agisse ainsi. On dit qu’elle agit de manière enfantine en se rebellant ainsi ? Elle répondra qu’elle prend en main son Destin, qu’elle n’appartient à personne, et que si son indépendance en dépend, elle fomentera mille et une rébellions. Elle mérite cette liberté, est à la hauteur de sa position car elle s’en est donné les moyens, et ne laissera pas des coutumes anciennes la limiter dans ce qu’elle fait.



©️ Cérès
La vie de Grâce a basculé, quand ses filles ont ressurgi dans sa vie. Elle a fait tuer son mari et les a arrachées au joug de son frère. Elle en est perturbée, la Voltigeuse, troublée par cet élan qui la pousse à vouloir les connaître, par ce sentiment qu'il est trop tard, et par cette crainte qu'elle ne l'entrave, elle qui ne peut se laisser enchainer à quoi que ce soit.

Livre 1 :
 



©️ Lemon Tart

Âge : 38 ans
Date et lieu de naissance : 21 octobre 964, à Brumecor
Statut & profession : Dame de Sombregemme & Voltigeuse de la griffonne harfang Corail
Allégeance : Ermengarde, ancienne duchesse de Bellifère ; Alméïde d'Erebor, et le duc d'Erebor, Anthim
Dieux tutélaires : Maari. Quelle cruelle farce que ses parents lui ont fait là ! La mettre sous la protection de la déesse de la Fertilité et la Naissance. Sans doute a-t-elle marqué et bénie Grâce, mais cela ne la rend pas bonne mère ou adepte de Nep pour autant. Fertile, assurément, maternelle, pas le moins du monde. Valda. Grâce l'a priée, lorsqu'elle s'est présentée devant les griffons. Elle lui a voué sa vie, a imploré sa bénédiction. Pas en vain, semble-t-il. Alior. La déesse a guidé ses pas, bien plus qu'elle ne le pensait. Pas seulement pour l'équilibre, bien que Grâce n'ait pensé qu'à ça. Vaniteuse, élégante, elle l'est assurément. Kern. Grâce s'est dédié à lui par défi, plus que par réelle conviction, dans un premier temps. Elle ne se savait pas être aussi combattante qu'elle l'était, mais elle savait qu'elle voulait l'être. Leur prouver à tous, qu'une femme pouvait l'être. Omen. C'est plus une plaisanterie, de sa part, depuis une soirée particulière. Elle s'amuse à dire qu'elle est protégée par Omen, et le prie en secret, malgré tout.
Groupe principal : Hérauts du Renouveau.
La libération des savoirs perdus lui importe peu, mais elle exècrerait d'être privée de sa liberté, et la guerre ne l'effraie pas ni ne la rebute, aussi l'idée qu'on lui dicte sa conduite, qu'on limite ses gestes, l'horripile.
Groupes secondaires : Voltigeurs / Noblesse


« Argon, aidez moi et donnez moi la force de réussir cette tâche que je dois accomplir, avec sagesse. Levor, donnez moi l’impulsion nécessaire de m’affranchir de ces chaines qui m’étouffent, que votre Vent détache la fleur que je suis de cet arbre qui me retient. Grâce énonçait cette prière une nouvelle fois, dans le secret de son esprit, tremblait encore à l’idée de s’adresser à un Dieu outreventois, peu désireuse de tourner le dos à Kern, mais incapable de rester, encore, sur place. Destin, aidez-moi. Guidez-moi sur ce chemin que j’emprunte, et vers ce monde terrifiant et inconnu qui se présente à moi. » Elle tournait le dos à Maari, à Nep. Qu’il lui semblait difficile de fuir ce foyer qui lui avait été imposé avec le fils du commandant de la garde de Brumecor. Grâce frissonnait encore de peur à l’idée de tout abandonner, de ne pas se limiter à être l’épouse que sa famille voulait faire d’elle. Quand avait-elle changé à ce point ? Quand avait-elle cessé de penser que les histoires merveilleuses qu’elle découvrait grâce à Freyja n’étaient pas qu’un rêve à jamais inaccessible ?

La jeune femme n’en savait rien, mais elle avait pris conscience que l’amour qu’elle ressentait pour ses enfants ne lui suffisait pas. Il ne lui avait jamais suffi, en réalité. Elle n’était pas cette épouse sage et effacée, cette mère de famille qui ne sortait pas de l’ordinaire. Elle ne pouvait plus tolérer cette mascarade. Si Freyja rejoignait un navire, Grâce ne pouvait-elle pas trouver sa voie ? Freyja ne l’y aiderait-elle pas ? C’est sur cette impulsion incertaine, qu’elle rassembla ses affaires, et fuit au milieu de la nuit, abandonnant ses quatre enfants au soin de son mari. Mari qui, conscient de l’affront, sollicita l’aide de sa belle famille pour retrouver sa femme en fuite.

Femme en fuite qui, sous l’impulsion désespérée d’un besoin de liberté, était bien déterminée à rejoindre Lorgol. La Taverne de la Rose. Freyja serait-elle déjà partie ? Elle ne l’espérait pas. Serait-elle seulement là-bas ? Elle avait bien indiqué à Grâce qu'elle pouvait espérer l'y trouver, mais rien n'était sûr pour la jeune femme, et pourtant elle espérait grandement que ce soit le cas. Elle était son seul secours. Grâce ne prenait même pas le temps de regarder derrière elle, de se reposer avant qu’elle ne s’écroule de fatigue, de s’estimer en sécurité. Elle ne le serait pas. Elle ne pouvait pas le croire, jamais sa famille ne la laisserait s’enfuir impunément. Ils devaient forcément la traquer, et vouloir la ramener dans une prison qui serait bien moins brillante qu’avant, alors qu’elle ne l’était déjà pas énormément.

Ce qui la poussa à se rendre à la Caserne de Serre, sinon y trouver refuge ? Elle n’en savait rien, mais elle ne pouvait pas aller à la Taverne. Elle se serait perdue dans la ville qu'elle ne connaissait pas, et elle aurait certainement été rattrapée bien trop rapidement. Mais pouvait-elle vraiment se présenter à la Caserne ? Elle aurait très bien pu être rendue à sa famille, refusée par tous griffons, pas revendiquée. Avait-elle réellement idée de demander à rejoindre les rangs, avant d’être mise devant le fait accompli ? Inconsciemment, très certainement. Mais elle ne le regrettait pas. Pas un seul instant, depuis que Corail s’était présenté à elle, elle n’avait souhaité revenir en arrière. Corail était sienne et l’avait réclamée comme sienne aussi, et cela lui convenait. Un mélange surprenant que la noble en fuite et la griffonne malingre ? Peut-être. Inconvenant ? Non. Une association inattendue, éclatante et explosive, mais incroyable. Si Corail n’est pas aussi puissante que les autres griffons, elle compense en agilité. Grâce a fui ses responsabilités ? Non, elle les a embrassés en rejoignant la Caserne. En se battant pour faire ses preuves. Elle vole seule ? Peu importe. Elle a décidé en quittant Bellifère de voler de ses propres ailes, et si elle n’a pas de partenaire, quelle importance ? Elle a prouvé en quittant son mari qu’elle pouvait s’affranchir de cette nécessité. Bien qu’elle y pense, surtout depuis son retour en Bellifère. Qu’elle pense à ses enfants. Mais pas assez longtemps pour regretter son choix.

Non, elle est la première femme voltigeuse en Bellifère, et elle ne tournera jamais le dos à cela. Si elle peut revoir ses enfants, si son mari l’autorise, s’ils le veulent… Très bien. En attendant, elle espère qu’ils verront de loin la fière Voltigeuse habillée par la couturière de l’Impératrice, sur son Griffon. Qu’ils l’admirent, aussi. Et si elle doute, alors Freyja est une oreille attentive – sur l’Audacia, ou à la Taverne.

♦️ Pendant le livre I : Protégeant Sixtine d'Ibélène, elle s'est retrouvée captive de la Marie Sanglante, à qui elle s'est liée pour s'échapper, appelant de son sang sa figure de proue, Maria. Cette mésaventure lui a permis de renouer avec un ami proche, Melsant de Séverac, grâce à qui la fuite de ses filles de Bellifère a pu avoir lieu. Elle a ainsi obtenu une arme enchantée, dont elle ne se sépare plus, Châtiment, lié à l'esprit d'Adélaïde. Sa nomination comme Championne d'Erebor a indubitablement changé son avenir la contraignant à changer de Vol pour celui d'Erebor, alors qu'elle tournait le dos à son duché de naissance - un mal pour sa fierté, mais un bien pour son esprit. Son sauvetage de l'héritier d'Erebor lui a valu bien des avantages : cette position, dans son nouveau duché, mais aussi la confiance de la famille ducale, la gratifiant de la position de Sisgibée.
Si son passé a menacé de la rattraper lors du Tournoi des Trois Opales et de la Samhain, par la faute de son époux et de ses fils, elle est définitivement débarassée d'eux, et espère ne plus les redouter. Moins encore depuis qu'Aragorn, ancien Maréchal de Serre et fantôme qui la suit depuis la Samhain, la conseille sur la Voltige - y compris pour l'aider, alors qu'elle a rejoint la division inter-ducale du Grand Banditisme, et a maintenant en Rejwaïde une ailière, chose qu'elle n'a jamais eue.


♦️ Trame alternée (intrigue 2.3 La Roue Brisée) : Grâce n'était plus Voltigeuse, elle était pirate, mère des enfants Jedidiah, fait qu'elle a compris en retrouvant ses souvenirs sur l'Audacia, le 29 avril 1002. Elle a vécu son accouchement, assez mal sachant que ce devait être les enfants de Freyja, d'autant plus en sachant qu'elle a apprécié tenir les nouveaux-nés dans ses bras. Elle se souvient de tout.

♦️ Pendant le livre II : Grâce n'a pas déploré la guerre - son devoir est et sera toujours de défendre Ibélène, et se battre ne l'effraie pas, elle qui s'est battue toute sa vie, bien que différemment. Si elle a apprécié l'avancée des Ibéens en Faërie lors de l'épidémie, bien qu'elle se soit inquiétée pour ses proches mages, elle n'a pas réellement apprécié de savoir qu'une épidémie du genre pouvait frapper tant de gens. Parce que rien ne dit qu'ils ne seront pas les prochains... La Chasse Sauvage, en revanche, l'inquiète bien plus que la guerre - même si elle apprécie l'idée de s'opposer à ces créatures dangereuses et ancestrales, tout comme elle avait apprécié l'idée de se confronter aux vouivres en Erebor, idée à laquelle elle pense encore quelques fois. Elle espère sincèrement ne connaître personne qui sera un jour victime de ces massacres, malgré tout. Elle a, aussi, demandé Melsant en mariage, assurée de vouloir reconstruire sa vie à ses côtés, bien qu'elle cherche encore à se rapprocher de ses filles.



La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Grâce en a peur, mais elle est pourtant exaltée, à l'idée de se battre contre eux. Elle craint qu'ils ne touchent à ses proches, et qu'elle ne les revoit plus, mais elle aimerait les voir de plus près, sans rien risquer. Son effroi est réel, mais ils exercent une certaine fascination sur elle.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Cette trêve, inutile et uniquement due à l'instabilité temporaire d'Ibélène suite à la mort de leur empereur, exaspère Grâce. Leur empire mérite bien mieux que ça, alors que les Faës ont récupéré l'intégralité de leurs terres, et que le conflit n'est pas résolu, pas une seule seconde.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Grâce s'y est toujours sentie chez elle, beaucoup plus qu'en Bellifère. Dans la Ville Basse, du moins. Si elle n'était pas à la Caserne pour son apprentissage, c'était là qu'elle se rendait, notamment à la Taverne de la Rose. Qu'irait faire une noble déchue qui a fui famille et passé, une noble déshonorée, au sein des mieux nantis ?

Livre II :
 

Livre 1 :
 






Dans la vie, je m'appelle Julie/Elnaie et j'ai 28 ans. J'ai découvert le forum via le staff et voici ce que j'en pense : que du mal (trop de tentations) :geu: .
Pour les inventés : Je vous autorise/ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  




Récapitulatif

Grâce de Sombregemme

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Lena Headey
♦️ Compte principal : Non

Ne conserver que les lignes remplies
♦️ Noblesse : Dame / Sombregemme / Erebor
♦️ Griffon : Corail / Harfang / Femelle / 24 ans
♦️ Hiérarchie : Vol d'Erebor, division du grand banditisme / Voltigeuse


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Tristan d'Amar

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Je suis : Capitaine de Vol de l'Escadron de Chevaucheurs de Lagrance
Marquis d'Amar

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Fluctuante. S'il était fidèle à l'impératrice, il l'est nettement moins à l'empereur, bien qu'il se soit éloigné de Chimène de son vivant, par son attitude envers les mages du Sang. Il est malgré tout toujours fidèle à son duc, à son duché, et à Faërie.
Mes autres visages: Astrée Aubétoile, Grâce de Sombregemme, Meldred Vif-Ressac
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 23:12



Elnaië présente

Astrée
Aubétoile

Rosie Tupper

On dit des Lunes qu’elles reflètent la lumière du Soleil. Mais je sais, moi, qu’elles reflètent celle des Étoiles.

Aimante – Capricieuse - Rigide - Intègre – Consciencieuse – Enthousiaste – Infatigable – Persuasive – Insatisfaite - Tenace – Pédante – Paresseuse - Idéaliste



©️ Lemon Tart
Les jumelles ont une collection d’Omen très fournie… en personnages outreventois. Elles ont souvent échangé leurs doubles contre des cartes qu’elles avaient déjà, de tous les Outreventois – et quelques Ansemariens. Elles ont toutefois rageusement déchiré toutes les cartes de ces parvenus de la nouvelle famille impériale. Seul un exemplaire de chaque subsiste, pour la fierté d’arriver à avoir une collection complète. Elles ont toutefois une carte unique, qu’Astrée a fait uniquement pour sa sœur – reprenant la carte de Livien, elle l’a reconstituée pour que ce soit celle de Lionel de Rivepierre. Elle est sûre qu’Aurore chérit cette carte unique, autant qu’elle chérit celle de Liam.



©️ slexiesgrey
Âge : 18 ans
Date et lieu de naissance : 20 août 984, à Souffleciel en Outrevent.
Statut/profession : Élève en Astronomie, plus particulièrement l'étude des constellations
Allégeance : Leur famille, Liam d’Outrevent, Lionel pour sa sœur
Dieux tutélaires : Valda, attribué par ses parents lorsqu’ils l’ont recueillie. Levor – jamais Astrée ne fera de serment qu’elle ne tiendra pas, le gardien de l’Honneur et des Serments lui correspond parfaitement. Alder – si Astrée est par moment fainéante, elle est passionnée et s’investit pleinement dans ses études, aussi se voue-t-elle à lui. Dauwdauw – plus qu’un choix réel, c’est le reflet du mode de vie d’Astrée.
Groupe principal : Les Gardiens de la Tradition.
Astrée est fermement convaincue que les dirigeants des duchés et de l'empire oeuvrent au mieux, et elle leur fait confiance, pour agir au mieux afin de préserver la paix, même si elle déplore le bannissement de certaines magies et de certains savoirs. Elle s'en remet à eux pour savoir ce qui convient pour rétablir la paix.
Groupes secondaires : Peuple/Savants



✭ Naissance ✭


Ce moment particulier, Astrée pourrait vous le conter 1000 fois, bien qu’elle n’en sache en réalité rien. Comment se souvenir qu’elle est née à la fin du jour, au cœur de la nuit, alors que sa sœur est née au commencement du lendemain ? Elle aime pourtant cette histoire, ce lien si particulier entre Aurore et elle, qui les rend si uniques. De sa mère qui l’a confiée à Léandre et Sélène Aubétoile, elle n’a aucun souvenir en revanche. Elle se questionne, par moment, puis oublie bien vite la question, accaparée par sa vie. Elle lui est reconnaissante, pourtant, de les avoir confiées, elle et sa sœur, à ce couple ansemarien.

Comment ne pas être heureuse d’avoir pour parent un astronome renommé, et une mage de l’Hiver renommée ? Comment ne pas être fière de cette mère qui, ayant quitté Ansemer pour leur père, a abandonné sa place de tatoueuse – position qu’Astrée trouve tantôt scandaleuse, tantôt intrigante et attirante -, pour se former comme mage accoucheuse, là où elle était mage anesthésiste auparavant ? Comment ne pas aduler ces parents, qui ont tous deux beaucoup d’importance dans leurs domaines respectifs ?

Appartenant à la petite bourgeoisie, ils ne nagent pas dans les fleurons, mais ils ont suffisamment de quoi vivre de leurs nobles métiers. Elle a eu une enfance heureuse, Astrée, dans la confortable maison qu’ils habitent.

✭ Environ 995 ✭


- Tu crois qu’il pourrait épouser Lisbeth d’Outrevent ?

Astrée, âgée d'environ dix ans, regardait Aurore par-dessus son livre de contes sur les étoiles, voyant bien que sa sœur lui lançait un regard choqué et vexé à la fois. Bien sûr, que Lionel de Rivepierre n’aurait d’yeux que pour elle, mais elle allait lui expliquer. C’était très logique, sa question !

- Me regarde pas comme ça ! Il épousera Lisbeth d’Outrevent et, plus tard, quand ça sera à ton tour de te marier avec lui, tu deviendras Aurore d’Outrevent ! Et moi, je serai Astrée d’Outrevent ! Comme ça, on sera toujours sœurs, même dans le mariage !

L’enfant n’avait pas la moindre idée que ça ne pouvait pas se passer comme ça, elle ne pensait même pas au problème du fait que Lionel de Rivepierre serait déjà marié, mais à la joie qu’elle ressentait à l’idée d’être pour toujours identique à sa sœur – de nom de famille, de parents, de tout. Ou presque. Mais qu’importaient leurs différences ? Elle l’aimait, et c’était tout ! Elle soupira de tristesse, en pensant à son prince qu’elle n’avait plus vu en Outrevent depuis près de trois ans maintenant, se rapprochant de sa sœur pour la serrer dans ses bras.

✭ Janvier 996 ✭


C'est pas juste. C'est pas juste, c'est pas juste, c'est pas juste. Pourquoi elle a de la magie, et pas moi ? Pourquoi on va être séparées ? Je veux pas la laisser partir. Je veux pas qu'elle ait de la magie, et moi pas. Je veux pas, je veux pas, je veux pas. Elle va me quitter et m'oublier.

Astrée avait boudé pendant une semaine complète, refusant de parler, en apprenant que sa sœur était Mage. Pas qu'elle soit jalouse, pas réellement, mais elle craignait qu'elle la quitte, et qu'elle ne revienne plus. Et ça, elle ne le voulait pas. Moins que tout le reste. Elle n'avait pas nourri les lapins, pas joué à la Princesse et à la Duchesse, pas fait semblant de boire le thé, rien. La seule chose à laquelle elle s'était livrée, comme à son habitude, c'était d'observer les étoiles, et de leur demander si Aurore allait l'abandonner.

✭ Août 996 ✭


- Mais je te laisserai pas toute seule, je te promets ! Je reviendrais à toutes les vacances ! Et tu viendras me voir !

Aurore le répétait à sa sœur depuis près de deux heures, entrecoupées de crises, les deux jumelles faisant de nombreux plans sur la comète pour essayer de se voir. Une petite moue et les yeux larmoyants, Astrée la dévisageait.

- Tu le promets ? Tu me feras voir ta chambre, et je pourrais te rejoindre à l'Académie ? Tu m'oublieras pas ? Tu me feras entrer en douce, tu promets ?

✭ Septembre 997 ✭


J'ai peur. Vraiment, vraiment peur. Je sais bien que c'est rapide, indolore, et que je n'aurai même pas le temps de comprendre ce qu'il m'arrive que ça sera passé, mais un portail ? Me... me quoi ? Dissoudre, disséminer, disperser, je ne sais quoi, pour réapparaître ailleurs ?

Pour la première fois, peut-être, la jumelle avait gardé pour elle ce qu'elle ressentait - elle ne voulait pas donner l'impression de reculer devant son avenir. Pas après avoir fini par venir à bout de la patience de ses parents, en se languissant du moment où elle-même irait à l'Académie. Ils avaient supporté ses plaintes pendant un an, avant de la pousser à y aller. Leurs regards sévères se posaient sur elle, Aurore étant déjà partie, enthousiaste à l'idée de sa nouvelle année, alors qu'elle avançait presque à reculons. Quelle idée saugrenue l'avait prise ? Elle pourrait rester à Souffleciel, être l'élève de son père. Ou élever des chèvres, et vendre leur fromage. Devenir tisserande - après tout, elle avait appris, en bonne outreventoise, pour ressembler à l'une de ces femmes de la noblesse dont elle ne faisait pas partie.

Enfouissant le bas de son visage dans l'écharpe qu'elle s'était confectionnée, elle prit une grande inspiration et passa - enfin ! - le portail, après ce qui lui semblait et semblait à ses parents être plusieurs heures, mais n'était réellement que quelques minutes. Et s'ils ne voulaient pas d'elle, à l'Académie ? S'ils la jugeaient inaptes... ? Elle s'était promis, en son fort intérieur, d'y entrer, comment tolérer cet échec ?

Quelle déception, de savoir que son entretien n'aurait pas lieu avant le lendemain, elle qui espérait que tout se passerait vite. Qu'elle saurait, aussi vite que si on lui arrachait un bandage particulièrement accroché et douloureux, pour que ça passe. Elle se trouva une chambre dans une auberge de la ville, et passa la nuit à cauchemarder d'échouer.

✭ Le lendemain ✭


Elle se présenta face au jury, angoissée comme elle ne l'avait jamais été, et face à un dilemme : que voulait-elle réellement étudier ? Elle avait longtemps réfléchi. Elle leur avait dit, que l'astronomie était ce qu'elle voulait. Mais était-ce réellement le cas ? Elle n'en était plus si sûre. Ne voulait-elle pas étudier la cartographie, voyager, découvrir l'Empire, découvrir le Continent tout entier, ces paysages majestueux ?

Et elle se mit à parler. À conter son amour pour les constellations, les étoiles, les différents astres, et leur influence. Son objectif de comprendre leur fonctionnement, et de réaliser le plus grand atlas céleste qui soit. Est-ce sa passion, sa volonté, son ambition, qui les convainquit ? Elle n'en savait rien, mais elle était prise. Elle était prise ! Elle était prise !

- Maman, tu me fais un faux tatouage, pour célébrer ça ? Tu fais de beaux dessins... Tu crois que je pourrais amener Luna ? Il manquera aux autres lapins, mais pas autant qu'à moi si je ne l'avais pas. Et peut-être qu'on pourra tous les amener, non ? Et comment on va amener toutes mes affaires ? Aurore, c'est comment, les chambres ? On pourra en partager une ? Ou dormir dans celle de l'autre, des fois ? Tu me montreras Lorgol ? Tu m'amèneras dans les endroits que tu aimes bien ? Tu me feras visiter l'Académie ? Tu me présenteras tes amis ? Tu as trouvé des lieux spectaculaires ?

Elle finit par se taire, s'endormant d'épuisement suite à la journée chargée en émotions et en peur qu'elle avait vécue.

✭ An 1000 ✭


Elle a retenu son souffle, Astrée, en même temps que l'Impératrice perdait la vie, que la sœur de son duc tant aimée voyait la sienne lui être ôtée. Survivrait-elle, s'il lui était lui aussi enlevé ? Elle ne le connaissait pas, pas réellement, mais elle l'adulait toujours autant.

Elle s'était faite la plus belle, pour l'anniversaire de l'Impératrice, espérant partager une danse avec son duc, même si elle n'était pas de sa qualité. Aurore l'avait aidée. Elle avait été cruellement déçue, au vu des évènements, n'ayant même pas été admise au sein des nobles - à quoi s'attendait-elle ? Elle s'était promis de s'illustrer dans ses études, pour se faire une renommée comme cela, pour acquérir le respect et l'attention de cet homme, de l'objet de son béguin d'enfant.

Elle avait pris part au Carnaval des Miracles, qu'elle avait appris à chérir depuis son arrivée à Lorgol. Elle n'était pas en mesure d'aider, cependant, à retrouver les enfants disparus qui ont entaché la fête... Elle a essayé de trouver les réponses dans les mouvements des étoiles, sans succès. Elle a cherché à établir la direction que la Vivenef coupable pouvait avoir prise, pour aider les valeureux combattants qui partirent à la recherche des kidnappés - mais peu de gens ont écouté l'étudiante, pas assez calée pour eux.

Comme tout Arven, elle s'était rendue au couronnement - comment ne pas honorer cette belle et douce Impératrice, qui allait enfin avoir la place qu'elle méritait, officiellement ? Secrètement, Astrée l'admirait, bien qu'elle n'ose l'affirmer de peur de passer pour une enfant idéaliste et stupide. Elle ne s'attendait pas du tout à ce qui allait survenir, et elle avait tremblé pour son duc, tremblé pour Lionel de Rivepierre, priant de toutes ses forces pour qu'il ne lui arrive rien, cramponnée à la main de sa sœur tout aussi pieuse qu'elle à ce sujet.

Hors de question de se rendre au Tournoi des Trois Opales, en revanche - elle a tempêté, pourtant, de savoir que Liam d'Outrevent avait été attaché au vulgaire mat d'un bâtiment pirate, n'osant le prononcer que du bout des lèvres avec tout le dédain dont elle pouvait faire preuve, quand ses amies plus chanceuses le lui avait écrit ! Et les épreuves qu'ont du subir les champions, qu'a du subir le meilleur ami du duc... Elle ne peut imaginer pareille horreur, pareille cruauté. Et pareil soulagement, de ne pas avoir été confrontée à cela.

✭ Février 1002 ✭


Sa petite vie rangée s’était vue bouleversée, et la jeune fille en avait perdu bien des repères. Elle avait toujours su où elle allait, et quand elle atteindrait ses objectifs, mais plus rien n’était comme avant. Comme cela devait être. Elle s’était résignée tant bien que mal à ne pas retourner à l’Académie, lorsqu’elle avait été exceptionnellement fermée, prenant son mal en patience, mais elle avait peiné à l’accepter. Elle peinait davantage encore à accepter cet afflux soudain de gens, dans la ville aux Mille Tours. L’inquiétude qui la prenait rendait difficile pour elle cette guerre qui menaçait de déchirer Arven, qui opposait son essence même, à ses yeux : comment Savoirs et Magies pouvaient-ils se livrer un tel combat, quand elle-même ne pouvait imaginer la vie sans sa sœur ? Et pourtant, comme tolérer ces connaissances perdues, qui menacent la quiétude de sa vie ? Non, elle ne le peut, pas alors qu'ils ont eu autant d'influence, pas alors qu'ils bouleversent tout son équilibre. Même si elle est fière de la résistance de son duché de naissance.

✭ Avril - mai 1002 ✭

♦️ Trame alternée (intrigue 2.3 La Roue Brisée) ♦️

Astrée n'a jamais vécu en Outrevent, et n'a pas connu les Aubétoile. Elle est fille de Pénélope de Bellancre et de Matvei de Hvergelmir, noble kyréen, qui l'a emmenée sur l'Archipel à ses côtés, à l'âge de sept ans. Elle est revenue à elle le 8 avril 1002, dans cette vie horrible qui lui donne des frissons dès qu'elle y repense, dès qu'elle se revoit souillon illettrée, avec une sœur dévergondée... mais elle ressent aussi de l'espoir, à savoir que, quelque part, ses parents existent. Qu'ils ne l'ont pas abandonnée. Que sa mère a envoyé sa vivenef, le Zéphyr, avec sa superbe figure de proue, Éternelle, les secourir, Aurore et elle. Que son père n'a pas voulu les abandonner. De l'espoir, et de la rancoeur, un peu. Elle a malgré tout choisi de se souvenir, pour ne pas les oublier, eux.

Pendant le livre II : La vie bien rangée d'Astrée a été totalement bouleversée, par la guerre. Elle a été rongée par l'inquiétude, à l'idée qu'Aurore soit appelée plus tôt sur le front, guettant avec anxiété la lettre qui le lui signalerait. Elle a suivi de près toutes les alliances, tous les mariages, toutes les unions en cours et à venir, ayant un petit coup au coeur en apprenant que son duc allait épouser la princesse Chimène malgré tout. Mais elle a pu les rencontrer, rencontrer le prince Aymeric aussi, et elle est la plus comblée des enfants grâce à ça. Elle a pu rencontrer le beau marquis de Brunante, impressionnée par cela. Elle suffoque toujours à l'idée de ses parents biologiques, dont elle a eu connaissance pendant la trame alternée... Mais elle est soulagée, que l'épidémie magique ne lui ait pas ravi certains de ses proches. Et elle espère de tout son coeur qu'elle pourra aider les Épines, surtout après avoir appris quelles nobles personnes se trouvaient sous les Pièces de la Rose, bien qu'elle ait été passablement scandalisée que l'une des Pièces se permettent d'enlever Sitara d'Erebor à sa famille, à ses enfants.



La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Elle était à Lorgol, ce soir-là, à l'Académie même, la jeune fille. Elle était aux premières loges, pour constater le massacre. Elle a vu les gens choqués, blessés, très sérieusement. Elle a aidé à les accueillir, à les soigner, et elle ne peut que prier d'avoir été épargnée elle-même.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Astrée en est soulagée - elle espère que ce ne sont que les prémisses d'une paix plus durable, et qu'Ibélène et Faërie pourront retrouver une certaine entente. Surtout avec les morts qui ont parsemé les deux empires, durant l'année passée. Et avec la Chasse Sauvage libérée... ils devraient avoir d'autres priorités. Les convictions que l'empire de la Magie et celui du Savoir peuvent s'allier rendent, en plus de cela, tellement aberrante cette guerre pour Astrée, qui pense qu'ils devraient oeuvrer main dans la main.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Elle n’est pas sereine, à Lorgol, Astrée. Elle s’est rendue quelques fois dans la Ville Haute, mais elle n’appartient pas à la Noblesse qui y règne en maîtresse. Elle a pourtant été éblouie par bien des choses, là-bas. Elle s’est sentie nettement plus mal à l’aise dans la Ville Basse, en revanche, quelque peu effrayée par les bas instincts qui doivent dominer les gens qui y évoluent. Sa vision idéaliste se heurte un peu à ce que les lieux peuvent être, et à la noirceur qu’elle s’imagine hanter les lieux, qu’elle intensifie beaucoup. Elle voit la Ville Haute comme un endroit magnifique, débordant de paillettes et d’étoiles, et la Ville Basse comme un lieu de noirceur incommensurable, sans réaliser que la réalité est bien moins tranchée.
Son opinion a toutefois été plus nuancée, quand elle a vu que la Chasse Sauvage frappait tout le monde, nobles comme moins bien nantis, et aussi parce que son duc lui a dit, parfois, se balader dans la Ville Basse. Elle n'en a parlé à personne, sinon à Aurore, mais elle est curieuse, et aimerait découvrir la ville telle qu'il l'a découverte.

Livre II :
 







Dans la vie, je m'appelle Elnaië et j'ai 27 ans. J'ai découvert le forum via mes autres comptes et voici ce que j'en pense : je suis admin, parce que j’apprécie pas le forum :arrow: .
Pour les inventés : Je ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.




Récapitulatif

Astrée Aubétoile

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Rosie Tupper
♦️ Compte principal : Non

♦️ Savoir : le Monde / Astronomie / Études des constellations, cartographie céleste


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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   

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