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 Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire

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J'ai fait allégeance à : Denys, mon époux
Mes autres visages: Séverine de Bellifère, Lancelot l'Adroit, Liry Mac Lir, Anwar Sinhaj et Antonin de Faërie
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Jeu 13 Déc - 23:22



Dreamzz présente

Marjolaine
du Lierre-Réal

Jessica Brown Findlay

« Dans chaque bonne action on donne un peu de soi. »

tolérante - timide - généreuse - dissimulatrice - optimiste - désordonnée - déterminée - superstitieuse

Ô qu'elle est douce la belle duchesse de Lagrance!  Elle parle d'une voix calme et posée, mais bien affirmée qui sait si bien réconforter les coeurs.  Mais plus encore que la tendresse que l'on peut lire dans ses gestes et ses regards, les louanges que le peuple lui vouent viennent de son bon coeur.  Elle est près de ses sujets, l'épouse du Duc.  Juste et dévouée, elle a su gagner les coeurs en si peu de temps.  Toujours un sourire aux lèvres, elle a toujours le bon mot pour remonter le moral et montrer le bon côté des choses.  Pourtant, Marjolaine, ce n'est pas un pot de fleur, ce n'est pas la jolie poupée de porcelaine qui n'est là que pour décorer le bras de son époux.  Elle est réfléchie, elle a du jugement.  Lorsqu'elle est en mesure d'en offrir, ses conseils sont avisés et judicieux.  Si elle est à présent aux côtés de Denys et porte le nom de Lierre-Réal, ce n'est pas simplement pour ses beaux traits, mais aussi parce qu'elle a la capacité de tenir le rôle qui lui incombe.  Et elle ne demande rien de mieux que de ne s'en montrer digne.  Elle est guidée par un sens du devoir aigu et peu importe quelle épreuve pourrait se présenter à sa porte, elle ne baissera jamais les bras.  Bien qu'honnête, comme toute Lagrane, elle sait mentir et dissimuler les vérités qu'elle veut taire.  Dans la poursuite des objectifs qu'elle se fixe, rien ne l'arrêtera, même si elle manque un peu de méthode.  Il s'avère plutôt utile d'être née de bonne famille et d'avoir des domestiques pour tout garder en ordre pour soi, car dans le cas de Marjolaine, l'organisation n'a jamais été un de ses points forts.  Plutôt spontanée, elle agira sous l'impulsion du moment plutôt que d'après des plans calculés.  Mais elle se cache, car au fond de son coeur, elle nourrit tant de secrets...



©️ Lemon Tart
Marjolaine n'est jamais devenue femme à proprement parler.  Toute son adolescence s'est passée dans l'attente du jour de ses premiers saignements, mais ceux-ci ne sont jamais venus.  Avec l'aide de stratagèmes élaborés par sa belle-mère, elle cache encore son infertilité à son époux, usant de magie pour lui donner des héritiers.  Convaincue qu'il s'agit du moyen de ramener Denys vers elle, elle est déterminée à ce qu'il n'en sache jamais rien.



©️ Aslaug
Âge : 28 ans
Date et lieu de naissance : 1er mai 974, à Blanc-Lys (Lagrance)
Statut/profession : Duchesse de Lagrance
Allégeance : À son époux et à Lagrance
Dieux tutélaires : À la naissance Marjolaine a été vouée à Osir, l'Enfant, protecteur des nouveaux nés comme suite à la mort en couche de sa mère on craignait aussi pour la vie de l'enfant.  Si en grandissant elle a détourné ses prières pour évoquer plutôt Cerah, déesse tutélaire de son duché, elle est revenue vers Osir lors de sa première maternité, y couplant quelques prières adressées à Maari pour s'assurer que ses grossesse se passent bien.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Noblesse


On aurait pu croire que l'enfance de Marjolaine de Blanc-Lys serait triste et malheureuse, mais il n'en fut rien.  Bien que le jour qui fut pour elle-même le premier devait être le dernier de sa mère, la petite fille de comtes s'en est très bien sortie, entourée de l'affection de son père.  Celui-ci, bien qu'affligé par le décès d'une épouse qu'il affectionnait, ne rejeta jamais la faute sur cette enfant qu'ils avaient tant désirée.  Comme les rires et gazouillements de la fillette lui faisait chaud au coeur et lui rappelait sa mère!  Mage du sang, forcé à dissimuler ses pouvoirs dans l'ombre, contrainte qui l'avait rendu veuf beaucoup trop tôt, il n'en éduqua pas moins sa fille aux doux yeux bleus en toute connaissance de cette magie qui coulait dans leurs veines à tous les deux.  Mahault de Blanc-Lys n'était pas morte par la faute de sa fille, mais bien de la sienne à lui qui n'avait pas eu le courage nécessaire pour sauver sa femme, il fallait que la petite en reste persuadée toute sa vie.  Et jamais on ne connut de père plus affectueux, ni de fille aussi dévouée.

Dès son plus jeune âge elle fut éduquée comme une fille de son rang le devait.  Appelée à hériter du Comté de Blanc-Lys un jour, son éducation ne se limita pas à apprendre l'agencement floral et la broderie.  Elle était appliquée dans ses études : sans faire montre d'un génie sans faille, elle se débrouillait très correctement.  Enfant unique, on ne peut pas dire que son enfance fut très trépidante, mais elle était remplie d'amour.

Elle approchait de la dizaine lorsque son père songea qu'il était temps pour lui de lui offrir un substitut de mère.  L'adolescence n'était pas loin et une petite voix lui disait que Marjolaine ne souffrirait pas d'avoir un modèle féminin dans sa vie.  Et peut-être éventuellement des frères et soeurs.  Son choix se porta sur Campanule, une noble de rang inférieur, pour devenir la nouvelle comtesse de Blanc-Lys.  Le choix était calculé : de crainte que la magie du sang ne s'éveille un jour aussi chez l'enfant de son premier mariage, Gauvain de Blanc-Lys avait pris pour épouse une autre mage du sang à qui il ne serait point nécessaire d'expliquer quoi que ce soit à propos de la nature de cette magie honnie.  Et ses voeux d'offrir à sa fille des compagnons de jeu se réalisèrent rapidement avec la première grossesse de la comtesse.  Grossesse à laquelle succéda plusieurs autres.  Plus âgée que ses frères et soeurs, Marjolaine ne se fit pas prier pour offrir son aide là où elle le pouvait.  Elle n'était pas malheureuseme du remariage de son père, sa belle-mère n'était, contrairement à ce que les contes peuvent raconter, ni cruelle, ni despote.  Si son affection à l'égard de la fille de son époux n'égalait pas celle qu'elle éprouvait pour ses propres enfants, elle en avait tout de même une part pour elle.

Bien qu'elle aie toujours entretenu une bonne relation avec ses frères et soeurs, il n'en restait pas moins que parfois l'écart d'âge entre eux était insurmontable.  Ses soeurs étaient trop jeunes pour tenir le rôle de confidentes et dans les douces inquiétudes qui assaillaient sa vie d'adolescente toute fraîche, elle n'avait personne vers qui se tourner.  Sa relation avec sa belle-mère ne ressemblait pas à celle de deux meilleures amies qui unit mère et fille.  C'est à peu près à cette période que la famille de Blanc-Lys recueillit sous son aile une jeune mage du sang.  Âgée d'à peine deux ans de plus qu'elle, Marjolaine trouva enfin une part de l'affection qui manquait cruellement à sa vie : celle d'une grande soeur, celle d'une meilleure amie à qui elle pouvait tout dire. Ça ne se fit pas en deux jours, pas avec le caractère timide, parfois même effacée de Marjolaine, mais laissées à elles-mêmes, toujours ensemble pour les études, était-il impossible que Maidhen, ou plutôt Faustine, et elle-même ne se lient point d'amitié?

C'est lorsqu'il fut répandu dans le duché que le Duc de Lierre-Réal cherchait à prendre femme que tout bascula réellement dans la vie de la jeune femme.  Séduite par l'opportunité, c'est Capucine qui a tout mis de l'avant pour faire de Marjolaine la future Duchesse. Elle-même n'était pas... enfin, il était beau et séduisant le Duc, mais elle ne cherchait pas à élever sa condition, elle se satisfaisait déjà de vivre sa vie d'héritière.  À déjà 18 ans passé, ses saignées n'étant toujours pas venues, elle se résignait tranquillement au fait qu'elles ne viendraient jamais et qu'elle ne connaîtrait jamais les joies de la maternité.  Passer le reste de son existence dans le manoir familial, Faustine auprès d'elle si possible, lui semblait être une perspective d'avenir assez satisfaisante.  Étant dans l'impossibilité d'avoir un héritier, les titres et domaines iraient aux enfants de sa belle-mère à sa mort.  Elle n'avait pas d'ambition plus élevée que cela.  Mais lorsqu'une belle mère se met en tête de changer votre destin, il n'est nul moyen de l'arrêter.  Ainsi une rencontre entre Denys de Lierre-Réal et Marjolaine de Blanc-Lys eu lieu.  Et si elle avait auparavant songé que le Duc était attirant, elle ne s'était jamais autant fourvoyée de toute son existence.  Il n'était pas seulement attirant.  Il était plus que cela.  Sans dire que ce fut le coup de foudre, il toucha assez le coeur de la jeune femme pour qu'elle éprouve de la joie à recevoir sa demande en mariage.

Si le mariage fut heureux, la période pendant laquelle Denys n'eu de yeux que pour sa charmante épouse fut plutôt courte.  Sans délaisser complètement la couche nuptiale, il n'y venait plus aussi souvent.  Les rumeurs qui bourdonnaient aux oreilles de la pauvre Duchesse la rendait insécure et elle questionna même jusqu'à la raison d'être de ce mariage.  Cependant, bien qu'un certain temps, l'outrage qu'elle ressentit lui donna envie de tout laisser tomber, c'est l'amour qu'elle éprouvait pour son époux qui la retint auprès de lui.  Elle n'en pensait pas moins qu'il était odieux de sa part de la traiter ainsi, elle qui n'était que tendresse pour lui, mais c'est armée d'une volonté de fer qu'elle a décidé de rester à ses côtés, pour le meilleur comme pour le pire.  Sans se laisser abattre par les torts de son mari à son égard, Marjolaine prit en main la tâche de duchesse de fond en comble.  Comme Denys se débrouillait très bien tout seul auprès des autres nobles, elle décida d'investir son temps pour les Lagrans.  Son âme charitable, sa douceur et sa raison firent d'elle-même rapidement la favorite de ses sujets, elle qui cumulait bonnes oeuvres sur bonnes oeuvres.

Son petit frère étant devenu l'héritier des terres de son père, Campanule songea après quelques années qu'il fallait consolider la position de Marjolaine en donnant naissance à un héritier.  Celle-ci, persuadée qu'elle n'aurait jamais d'enfant et qui craignait que Denys ne découvre son terrible secret et ne la répudie, lui qu'elle n'arrivait déjà plus à retenir près d'elle, céda rapidement aux pressions de sa belle-mère pour se soumettre à la magie du sang. Elle avait une foi superstitieuse en ces procédés, bien qu'ils l'effrayaient un peu.  Elle comprenait en partie la magie du sang, élevée par un père qui en était lui-même porteur et qui avait donc pris sur lui de l'éduquer en prévision du jour où la magie s'éveillerait en elle aussi.  Jour qui ne vint jamais.  Elle en savait toutefois juste assez pour savoir que cette magie n'était pas gratuite.  De là à savoir quel sacrifice devait être fait pour lui permettre d'enfanter, elle ne pouvait que s'en douter vaguement.  Sa conscience ne supportait pas d'y penser et elle reléguait toutes ses suppositions au fond d'un tiroir.  Elle n'avait pas le choix, elle aussi devait survivre.

Le soulagement fut énorme pour la jeune femme quand après un passage de Denys dans ses bras elle découvrit qu'elle portait un enfant, le sien.  Le leur.  Bien qu'elle eut une grossesse facile, tout le temps de celle-ci, elle préféra se retirer de la vie du duché pour s'occuper d'elle-même et s'assurer de la bonne santé de l'enfant à venir.  Belle enfant qui vint au monde en bonne santé.  Elle resta alitée un moment après l'accouchement qui avait été difficile, mais loin des souffrances qu'avaient pu endurer sa propre mère.  Dès lors, la vie de Marjolaine prit un nouveau tour : quand celle-ci ne tournait pas autour de Denys, le centre de son monde se retrouvait dans la petite Rose, poupon souriant.  Si la naissance d'une héritière ne consolida pas le couple, elle consolida la place de la Duchesse auprès des Lagrans dont l'affection pour Marjolaine redoubla de vigueur.

Suites naturelles de son éducation et de la naissance de Rose, Marjolaine était extrêmement bien disposée à l'endroit des mages du sang.  Ainsi lorsque ceux-ci en eurent besoin, elle les accueillit chez elle, les dissimulant parmi les domestiques du palais ducal.  Bien que la naissance de Rose n'aie pas ramené Denys à elle, elle a décidé de faire encore appel à leur magie afin d'avoir un autre enfant, espérant très fort de lui donner un fils.  Bien que les rumeurs circulent sur sa grossesse, elle sait qu'elle n'a rien à craindre : cet enfant n'est nul autre que celui de son époux et malgré les défauts de ce dernier, elle est convaincue qu'il y a bien une chose qui soutienne leur couple bancal et c'est la confiance.  Et pourtant, pourtant, elle l'a bien trahi son Duc tant aimé en laissant d'autres bras l'enlacer.  Elle ne regrette rien, après tout, combien d'autres femmes a-t-il couvertes de ses baisés, la laissant seule?  Malgré tout, elle s'en veut.  Elle sait qu'elle a mal agi, mais plus que tout elle craint qu'il ne l'apprenne un jour et que cela ne meurtrisse encore plus leur union.

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Fille d'une famille de brigands renommée, les Blancs-Lys, Marjolaine n'est plus la douce duchesse que l'on connaît.  Athlétique, elle mène sa troupe avec une main de fer dans un gant de velours, elle qui a offert une seconde chance à ces pauvres bougres qui la suivraient jusqu'au bout du monde.  Douée du don de subjuguer les hippopotames des marais, elle en use pour attaquer les convois de marchandises qui traversent ceux-ci.  Sa partenaire de crime n'est nulle autre que Tara, la femme de Jamal Basir.

C'est au beau milieu d'un combat qui tourne mal que Marjolaine s'éveille, le 30 avril 1002.  Elle prend la fuite à dos d'hippopotame en compagnie de Tara qui elle aussi semble bien confuse quant à ce qui leur arrive.  Après une poursuite rocambolesque, échappant de peu par deux fois aux Chevaucheurs lagrans, elles atteignent finalement Lorgol par portail, toujours en compagnie de leur fidèle monture.  Quelques jours après son arrivée, elle retrouve Denys qui se fait quelques heures après assassiner sous ses yeux par nul autre que le duc de Sombreciel.  Lorsqu'il est temps pour elle de retourner là où elle a laissé sa vie, elle décide de garder ces souvenirs, aussi douloureux soient-ils.

Pendant le livre II : Grâce au saut dans le temps, Marjolaine s'est découvert une force intérieure qu'elle ne croyait pas posséder.  Plus confiante en elle, elle s'est rapprochée de Denys et a mis au monde une seconde petite princesse.  Entre ses enfants et son époux, tout le reste de son temps a été dédié au peuple Lagran nécessitant son attention avec la guerre secouant le continent.  Elle s'est imposée de plus en plus comme protectrice des mages du sang aux yeux de tous.



La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Je suis terrorisée à l'idée de cette cavalerie, libérée dans le continent, allant là où elle le désire.  Je crains pour la vie de mon peuple, mais aussi pour celle de mes enfants et de Denys.  J'ai déjà beaucoup perdu lors de cette réalité étrange et je ne pourrai pas traverser à nouveau ces épreuves, surtout que cette fois, il n'y aura pas de retour à la normale possible.  Je me suis déjà procuré de ces potions et herbes pour nous faire dormir tous d'un sommeil profond la nuit afin de nous protéger tous.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Je suis vraiment soulagée par la signature de cette trêve : le peuple lagran en a vraiment besoin.  Même si nous avons regagné les terres perdues lors de la maladie qui cloua nos mages au lit, les pertes restent nombreuses et cela me désole.  J'espère que cette paix pourra durer et que le chaos ne viendra pas perturber à nouveau nos terres.  Nous avons de plus graves soucis à régler désormais qu'une différence entre Magie et Savoir.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lorgol est une ville emplie de mystère et d'une liberté qui ne m'attirent pas.  Je préfère le confort de mon propre domaine.  Ma place n'est pas dans ces rues, mais auprès du peuple lagran et de mon époux.

Spoiler:
 






Dans la vie, je m'appelle Marie et j'ai 23 ans. J'ai découvert le forum via mon autre compte Séverine et voici ce que j'en pense : non, je n'aime pas du tout ce forum, pas du tout  :siffle: .
Pour les inventés : Je vous autorise/ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  




Récapitulatif

Marjolaine du Lierre-Réal

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Jessica Brown Findlay
♦️ Compte principal : Non

Ne conserver que les lignes remplies
♦️ Noblesse : Duchesse / Lierre-Réal / Lagrance


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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Ven 14 Déc - 3:24



Atayra présente

Bertin
d’Ansemer

Ft. Michiel Huisman

« Oh, douce torture, du havre de paix que l’on doit abdiquer… »

Parfois, il est possible de se demander comment il est parvenu à se faire sa place chez les chevaucheurs… Loin d’être incapable, il a pourtant une attitude plutôt déplorable lorsque vient le temps de se mettre au travail. Véritable procrastinateur, il a cette fâcheuse tendance à tout remettre au lendemain. Lorsqu’il s’attaque enfin à une tâche, c’est généralement sans motivation et il ne le cache pas. Il n’a jamais trouvé les menues tâches de sa vie quotidienne intéressantes, et nombreux sont ceux qui lui ont reproché sa nonchalance. Dans l’ensemble, Bertin est un homme impatient et obstiné. Plusieurs diront aussi qu’il tolère mal la critique. À ses yeux cependant, ce n’est pas la critique qui l’insupporte, mais les jugements gratuits. Il a trouvé sa voie, et ne compte pas s’en laisser détourner, surtout pas pour plaire à des gens qu’il ne connait pas. Indomptable jusqu’au bout des doigts, et ce depuis toujours. Doué avec les mots, les gestes qui mettent les autres à l’aise, il est facile d’approche (affable), charmeur même, particulièrement avec les jolies dames. Ceux et celles qui réussissent à voir au-delà de ses défauts le décrivent comme un être compréhensif et ouvert d’esprit. Ses proches – ses amis et sa famille – connaissent sa loyauté et savent qu’ils peuvent compter sur lui… à sa façon bien sûr. C’est un homme chaleureux, attentif et discret avec ceux qu’il apprécie… Ne les provoquez pas, ou vous risquez d’éveiller son côté vengeur.



©️️ Cérès
Personne ne sait à quel moment naquit sa passion pour la cuisine. Il n’avait jamais songé à cuisiner lui-même en grandissant. À quoi serviraient les cuisiniers s’il s’attelait aux fourneaux ? Ses années loin de la maison lui permirent de découvrir de nouveaux mets, de nouvelles saveurs qu’il appréciait, certes, et il lui était arrivé de chercher à apprendre à cuisiner par moment pendant cette période. Son horaire ne le lui permettait guère cependant, et ses rares escapades aux cuisines menaient souvent à des réprimandes. Il réussit néanmoins à glaner quelques détails qui lui furent très utiles depuis. Il utilise souvent ses capacités culinaires pour son propre plaisir, surtout en mission, et son côté social fait en sorte qu’il est toujours heureux de partager ses créations avec ses camarades.



©️️ Delrya
Âge : 36 ans
Date et lieu de naissance : 2 avril 966, à Port-Liberté (Ansemer)
Statut/profession : Chevaucheur de la dragonne Ambroisie, mage de l’Hiver (protection); prince d’Ansemer, comte de Vivécume.
Allégeance : Ansemer
Dieux tutélaires : Il n’est pas vu comme un homme religieux, et il ne participe que trop peu aux rites liés à Messaïon, principalement par manque d’intérêt, même si c’est le dieu sous lequel il a été placé à la naissance. Ses prières se tournent le plus souvent vers Osir pour sa fille et Mirta pour Jehanne et lui.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Chevaucheurs, Nobles, Mages.



Fin mars 966, le palais ducal, Port-Liberté. Le voyage auquel le duc d’Ansemer devait prendre part est repoussé de quelques jours. L’incertitude de la date exacte de départ ne fait qu’augmenter le nombre de va-et-vient au sein de la demeure alors que les derniers préparatifs s’étirent sur plusieurs jours et que tous attendent la naissance du second enfant que porte la duchesse. La naissance ne saurait tarder…

2 avril 966, le palais ducal, Port-Liberté. La maison est baignée dans le silence de l’attente. Les va-et-vient ont cessé. Tous sauf ceux du duc qui, arpentant le couloir, attend des nouvelles de sa femme et de leur enfant. Le travail a commencé pendant la nuit, si bien que la fatigue se mêle à présent à l’impatience et à l’inquiétude. Il ne tient plus en place. Puis, enfin, la délivrance, tant pour sa femme que pour lui-même. L’enfant est né, et tant la mère que le petit se portent bien. Le nom est choisi par le couple : Bertin. Prince Bertin d’Ansemer. Ça sonne bien.

Quelques jours plus tard, c’est un duc heureux et comblé qui quitte le palais pour rejoindre le navire qui l’attend. Sa femme et ses enfants auront peut-être pu apercevoir son navire qui disparaissait à l’horizon sans se douter, bien sûr, que ce serait là le dernier regard porté vers celui qui fut mari et père. Le duc ne revint jamais, pris par la mer, sans doute…

Occupée autant par son chagrin que par ses obligations de duchesse, sa mère n’eut que peu de temps à consacrer à ses fils. Bartholomé et Bertin grandirent donc sous la gouverne de nourrices et précepteurs chargés de leur donner l’éducation nécessaire aux deux jeunes princes qu’ils étaient. Le quotidien de Bertin, donc, se résumera dès son plus jeune âge à une série d’étrangers chargés de combler ses besoins et ceux, futurs, de la maison du duc. Il ne manqua de rien, sauf peut-être de la présence maternelle qu’aurait pu lui offrir celle qui lui a donné naissance si les circonstances avaient été meilleures… Mais la vie de duchesse n’offre que peu de temps, et c’est donc vers son aîné, Bartholomé, que Bertin se tourne pour découvrir les joies de la camaraderie familiale et, forcément aussi, les frustrations de la fratrie.

Celles-ci se manifestaient régulièrement pendant les leçons auxquelles Bertin imposait sa présence, au grand désespoir des précepteurs de l’aîné. Bertin était un enfant curieux, certes, mais seulement pour les sujets qui l’intéressaient. Hors Bartholomé étant l’héritier, il n’était pas surprenant que ses sujets d’études n’étaient pas toujours les plus palpitants pour un jeune enfant. Les leçons d’Histoire, ou de politique se trouvaient souvent interrompues par un petit frère borné qui refusait de suivre les directives des professeurs. Immanquablement, Bertin se voyait renvoyé afin que son aîné puisse terminer ses leçons. À l’époque, il ne voulait que jouer et s’amuser, comme tous les enfants de son âge, et il refusait de comprendre que tous n’ont pas cette chance. Un comportement fort peu approprié pour son rang, mais sur lequel on fermait à peu près les yeux lorsque sa mère n’était pas aux alentours pour le punir elle-même.

La vraie punition, cependant, vint quand ce fut son tour de se plier à la volonté des précepteurs pour apprendre sensiblement les mêmes sujets que son aîné… Toutes ces leçons suivies à moitié, dont l’information était partiellement entrée dans sa tête, parfois un peu n’importe comment certes, mais dont il avait, songeait-il, les bases… Toutes ces leçons, il devait à présent les refaire. En entier. Sans rechigner s’il voulait éviter d’être sévèrement puni. « Tu as passé l’âge des sottises, Bertin ! Sois digne de ton rang, fais honneur à ton père ! » Oh, qu’il maudissait ce devoir qu’on utilisait comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête…  Ce fut vraiment le début de la fin. Il perdit intérêt, et ne se plia aux leçons que contre son gré. Il apprit, certes, mais bien moins que ne l’auraient voulu les précepteurs qui croyaient fort en ses capacités, si seulement il avait su trouver la motivation de trimer dur. Ou de trimer point.

Ce ne fut bien sûr jamais le cas. Bertin préférait de loin les moments de liberté qu’il réussissait à voler ici et là avec son frère pour courir sur les quais, s’embarquant parfois à grands éclats de rire sur les vivenefs accostées là, près de la maison. Ils en étaient toujours chassés, évidemment, mais c’était d’un plaisir ! Avec le temps, cependant, ces moments gagnèrent en rareté. Bartholomé était fort occupé, et Bertin, ayant appris – et finalement compris – que son père avait sans doute péri en mer, ne trouvait plus le même attrait enfantin, le même plaisir innocent à visiter les navires qui accostaient en ville.

Les frères étaient néanmoins très proches, à l’époque. Aussi fût-ce un choc lorsque la magie de l’Hiver se manifesta chez Bertin et qu’il dut quitter son frère, son ami le plus intime, pour aller vivre à l’Académie. La transition fut étrange. Il s’inquiétait d’abord de ne plus pouvoir être aussi près de son frère. Et pourtant, dès le départ, il trouva à l’Académie de nombreuses choses qui lui avaient manquées pendant son enfance sans qu’il en sache rien. L’ambiance lui semblait décontractée, un changement particulièrement bien accueilli par le jeune homme sur qui pesait l’austérité et la sévérité de la maison familiale. Il découvrit une certaine liberté à laquelle il n’avait jamais pu goûter auparavant, un sentiment nouveau qui l’emplit de désir, d’envie d’une autre vie, plus simple, plus libre…

Ça ne l’empêcha pas de se concentrer sur ses études, pour une fois, car il trouva dans l’art de la protection quelque chose d’attirant qui le poussa à s’appliquer davantage dans ses leçons dans lesquelles il excella, au grand bonheur de sa mère bien évidemment, ravie de le voir enfin prendre son avenir en main. Son application apparente dans ses études de la magie était certes de quoi se réjouir, et sa mère fut sans doute rassurée. Ce qu’on ne lui disait pas, à l’époque, sans doute, c’était que la paresse de Bertin transparaissait jusqu’à l’académie. Il faisait des efforts cependant, s’appliquant dans la plupart de ses cours, si bien que ses maîtres firent preuve d’indulgence à son égard lorsqu’il commettait quelques écarts mineurs... Après tout, il était réellement doué pour cette magie, bien qu’il fût déjà à l’époque fort modeste sur ses capacités à la pratiquer. N’était-ce pas, après tout – selon ses propres dires du moins – la magie la plus facile à maîtriser ?

Ce fut aussi pendant ses années à l’Académie qu’il découvrit la compagnie des jeunes femmes de son âge. Oh, avec classe avouons-le, quelques mots échangés ici et là, les premiers bafouillis à une jeune fille qui l’intrigue, l’assurance gagnée au fil des années… Et, malgré tout, les premiers rejets, forcément. Sans sa mère pour lui rabrouer les oreilles sur les bonnes manières, et les différentes classes sociales – surtout celle te son interlocutrice – il était libre de profiter, d’expérimenter… Et de vivre.

Cette liberté nouvelle, même relative, l’enivrait. L’idée de rentrer à la fin de son cursus à l’Académie, de retrouver le palais ducal à Port-Liberté avec ses responsabilités, ne l’enchantait guerre. Aussi, plutôt que de se résoudre à entreprendre le voyage de retour vers Ansemer décida-t-il de se rendre à la sélection pour devenir Chevaucheur. Même à ce jour, si vous lui demandez pourquoi, il répondra qu’il n’en sait rien. Une impulsion, peut-être, suite à une idée lancée soudainement à la blague par un camarade, songe-t-il à présent lorsqu’il y repense. À l’époque cependant, il ne pensait à rien en entrant à la sélection. Il s’attendait à être rejeté. S’en était presque un défi… qu’il a perdu, puisqu’une dragonne du nom d’Ambroisie le choisit comme cavalier. Voilà qui fut une surprise pour tout le monde, y compris pour lui-même. Son séjour à Lorgol allait donc pouvoir se prolonger !

Il quitta donc l’Académie pour s’installer avec les autres cadets, préférant de loin la présence de ses camarades à la froideur d’un logement privé, et se lancer dans les enseignements propres aux Chevaucheurs puisque ce devait être sa destinée. La passion pour l’apprentissage qu’il avait pu découvrir à l’Académie s’était estompée partiellement, et il trouva bon nombre de ses nouvelles leçons ennuyantes, au grand désespoir de ses formateurs qui virent la qualité de son travail osciller, d’autant plus que sa dragonne, Ambroisie, n’était guère plus motivée à travailler que son cavalier. Les années passèrent, toutefois, et si par moment Bertin essuya les remontrances des enseignants, il les surprit à d’autres par ses capacités de Chevaucheur, prouvant une fois de plus que lorsqu’il le désirait, il pouvait très bien réussir.

Peu après son vingt-quatrième anniversaire, Bertin compléta sa formation. Sourire aux lèvres, heureux d’être parvenu jusqu’au bout, il rejoignit son duché natal, Ansemer, et s’installa à Port-Liberté. Il se serait volontiers installé à la caserne à l’époque pour conserver un semblant de liberté, une illusion que sa propre vie continuait, indépendante de la vie de noble, ce qui lui a été sans grande surprise refusé. Il dut partager son temps entre sa famille à qui il avait manqué – il reconnaissait déjà à l’époque que son frère lui avait manqué d’ailleurs – et celle de ses compagnons à la caserne avec qui il cherchait à passer autant de temps que possible. Ce fut pour lui une façon de tenter de fuir les responsabilités princières qui étaient siennes mais dont il ne voulait pas. Il préférait de loin parcourir les cieux pour servir son duché que d’assister à une de ces interminables réceptions tenues par son frère. Comme il l’a déjà dit à son frère : « Chacun sa façon de servir Ansemer, Batholomé. Tu ne peux pas t’attendre à ce que je suive tes traces. »

Il faut dire que Bertin a toujours eu sa propre vision des choses et ses propres méthodes lorsqu’il est question d’Ansemer. Tandis que son aîné est immanquablement attiré par la mer, ce sont les cieux qui attirent le cadet. S’il apprécie parcourir les nappes d’eau qui bordent son duché, ce n’est que par la voie des airs, montant Ambroisie avec qui il chasse les pirates sans répit. Nombreux sont ceux qui ne comprennent pas son manque d’attrait pour la navigation, mais il est catégorique : il ne montera pas sur un bateau. Cela fait de lui un bien étrange prince de duché côtier, mais cela lui importe peu. D’ailleurs, s’il s’était soucié de l’avis des autres, il aurait accepté le poste de capitaine des chevaucheurs d’Ansemer, mais le pouvoir ne l’intéresse pas, ni les responsabilités qui viennent avec le poste d’ailleurs.  Que les gens le critiquent s’ils le veulent, le jugent même, sur ce sujet il n’en a rien à faire. Même son frère ne pourrait le convaincre du contraire. Surtout pas ces dernières années…

Cela s’explique très simplement, même si aux yeux de Bertin la situation n’a absolument rien de simple, ce qui est particulièrement frustrant pour le trentenaire. Il peut comprendre, jusqu’à un point, que son frère soit malheureux dans son mariage. Il a été forcé à coup de sournoiserie à épouser une femme qu’il n’a jamais aimée, condamné à passer sa vie avec une duchesse qui ne suscite pas le moindre intérêt chez lui. Pourtant, selon Bertin, cela ne justifie en rien le rejet qu’il a imposé dès le départ à Jehanne. Il n’a guère fallu de temps pour qu’il voit l’état dans lequel le traitement de Bartholomé mettait son épouse, et c’est dans l’espoir d’égayer la jeune femme qu’il se mit à lui rendre visite. Ces visites, tout à fait amicales d’abord, se muèrent pourtant bientôt en rendez-vous intimes… Ces brefs moments de compassion, chaleureux instants volés à la monotonie de la vie au palais, ont fait naître en eux un amour qu’ils ne soupçonnaient ni l’un ni l’autre, mais qu’ils ne purent s’empêcher de consumer en secret.

Le fruit de leur amour naquit il y a six ans sans que personne ne se doute de quoi que ce soit. Une petite fille qui, dès sa naissance, sut tromper le duc et se faire reconnaître comme héritière du duché, cette petite fille donc, que Bertin est condamné à traiter comme une nièce afin de protéger leur secret à tous les trois malgré ses propres désirs… Il en souffre, d’ailleurs, même s’il n’en dit rien à personne, sauf peut-être à Jehanne lorsqu’ils parviennent à voler un moment ensemble. Cette souffrance qui, peut-être plus encore que le secret en lui-même, l’éloigne de son frère. Comment ne pas en vouloir à celui qui fait souffrir la femme qu’il aime, même s’il sait très bien qu’il n’a aucun avenir avec Jehanne de par leur situation à tous les deux...? D’autant plus qu’il se souvient très bien d’un rêve bien trop réel pour n’être que rêve où il vivait avec elle, mari et femme, heureux comme pas deux avec leur petite fille. Oh qu’il aurait aimé que ça ne soit pas qu’un moment passager…

(Intrigue 2.3 : Ce dernier passage en italique indique les souvenirs que Bertin possède de cette intrigue. Il s’y est réveillé et a choisi de conserver ses souvenirs.)

Pendant le livre II : Après l’attaque pirate sur Ansemer en début d’année, il a préféré se concentrer sur la défense de son duché où il est resté presque toute l’année, ne le quittant qu’à l’automne, après l’épidémie, pour se rendre sur le front lagran. Les événements concernant la Rose l’ont, pour le moment, laissé indifférent. Il est plutôt occupé à se remettre de la douleur éprouvée au retour à la réalité (intrigue 2.3) et de ce qu’il a vécu au front même s’il n’y sera pas resté particulièrement longtemps.



La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Cela l’inquiète. Pas autant que la guerre, certes, mais à ses yeux ça n’augure rien de bon. Et du front il ne pourra rien faire pour protéger sa famille… Saura-t-il dormir calmement loin des siens ? Probablement pas. Le chevaucheur aura double raison d’arborer des traits tirés en ce début d’année.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Il déplore la guerre, d’une façon. Ce sacrifice humain, cette destruction, le trauma infligé aux hommes qui se battent pour Faërie – et celui des hommes de l’autre côté aussi, forcément – il ne peut pas dire que ça le réjouit, bien au contraire. Il supporte cependant pleinement la famille impériale dans l’histoire et sert avec diligence. Le front aura bien été un des rares endroits où on l’aura vu mettre réellement du sien dans ses tâches.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Son sentiment n’a guère changé depuis. Il aime toujours Lorgol et cette liberté qu’elle lui inspire. Il n’y a pas vraiment mis les pieds depuis son départ de la Caserne de la Flamme, et n’a donc pas pu voir sa vision teintée par ce qui y a été vécu au cours des l’automne 1002. Heureusement pour lui, peut-être.

Questions Livre II:
 



Dans la vie, je m'appelle Martine et j'ai 30 ans. J'ai découvert le forum via Google / l’annuaire forumactif et voici ce que j'en pense : mes premières impressions sont très bonnes. Le forum a un design très attrayant, une bonne structure, et des admins accueillantes et disponibles. Pour le moment je n’ai que du positif à rapporter.




Récapitulatif

Bertin d’Ansemer

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Michiel Huisman
♦️ Compte principal : Oui

Ne conserver que les lignes remplies
♦️ Noblesse : Prince d’Ansemer, Comte de Vivécume / Vivécume / Ansemer
♦️ Magie : Hiver / Protection
♦️ Familier : Nom du Familier (à déterminer) / Ourse  / Femelle
♦️ Dragon : Ambroisie / Citrine / Femelle / 70 ans


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J'ai : 34 ans
Je suis : Pirate sur l'Audacia (canonnière) & Mage de l'Été (destruction)

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J'ai fait allégeance à : Philippe Jedidiah
Mes autres visages: Alméïde, Liselotte, Aurore, Victorine, Teagan
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Ven 14 Déc - 7:13



Lemon Tart présente

Iseabail “Ilse”
Tonnevent

Jennifer Morrison

« Mon serment, c'est l'horizon.  »

discrète - taciturne - loyale - solitaire - radicale - rancunière - charismatique - réfléchie - vindicative - bornée - observatrice - susceptible - franche - concise - audacieuse - responsable



©️ Lemon Tart
Elle rêve parfois, Ilse. Elle imagine une vie différente, sur les landes battues par le vent, au bord des falaises de son enfance. Une vie normale, presque banale. Une famille, des marmots qui courent autour de son humble domaine, un mari à ses côtés. Mais le rêve n'est que ça, un rêve. Fugace, bien vite balayé par la réalité qu'elle aime tant. Sa vie, c'est la liberté. C'est l'Audacia et c'est l'océan. Elle ne se voit pas faire autre chose que de naviguer pour le restant de ses jours.



©️ Lemon Tart
Âge : 33 ans
Date et lieu de naissance : 21 septembre 969, sur les falaises d’Outrevent
Statut/profession : Mage de l'Été (destruction) & canonnière sur l'Audacia
Allégeance : Le Pavillon Noir, l'Audacia avant tout et son capitaine Philippe Jedidiah.
Dieux tutélaires : Placée sous la tutelle de Levor ; adresse également ses prières à Messaïon, Valda et Atal. Et parfois à Aura.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Mages / Pavillon Noir / Peuple


Elle est née un soir de tempête, dans les cris et dans le vent, dans le sang et dans les pleurs. Ses parents étaient nobles, possédant l'humble baronnie de Brumeclair dans les landes Outreventoises, au sud de Souffleciel. Ils étaient sur le retour lorsque l'orage a éclaté, violent, implacable. Avec lui, une bande de brigands qui sont venus à bout de la Magie de son père alors que sa mère était en plein travail, suppliant au milieu des hurlements du vent et des cris de douleur de les épargner, elle et sa fille. Les mécréants se sont enfuis avec leur butin, Ilse est née au milieu du chaos régnant et jamais plus sa mère n'a été la même.

Toutes les deux se sont réfugiées chez sa grand-mère paternelle, dont elle avait hérité le doux prénom ; Iseabail. Sa mère n'a cependant pas su retrouver la raison. Ilse fêtait ses quatre ans depuis peu lorsque celle-ci s'est jetée du haut d'une falaise. Trop jeune pour comprendre, trop jeune pour s'en souvenir, elle a depuis été élevée par sa grand-mère, une femme incroyable dont elle chérira le souvenir à jamais. Elle avait de la poigne sa grand-mère, le tempérament à la fois nourricier et implacable de l'océan. Elle lui a enseigné l'honneur et les responsabilités. Elle lui a offert de la discipline mais surtout de l'amour. Elle était une femme généreuse avec la tête sur les épaules et une autorité naturelle. Et c'est avec une profonde tendresse qu'elle se rappelle les rides au coin de ses yeux lorsqu'elle lui offrait un sourire radieux, les intonations sévères de sa voix lorsqu'elle lui faisait la leçon.

Comme son père avant elle, Ilse a manifesté à l'adolescence une affinité avec la Magie de l'Été. Ce sont les rideaux du salon, ce jour-là, qui ont fait les frais d'un coup de sang de la jeune femme. De magnifiques rideaux de velours d'un blanc crème, les préférés de sa grand-mère. Fort heureusement, les flammes ont été rapidement contenues, personne n'a été blessé et les rideaux promptement remplacés. Sans attendre, elle s'est inscrite à l'Académie et commençait ses cours l'année suivante. Pour la première fois, elle découvrait Lorgol, elle découvrait un monde aux multiples possibilités et s'épanouissait d'une manière nouvelle. Elle s'y sentait bien Ilse, voguant des landes de son enfance à la cité libre durant ses études, heureuse d'avoir cette chance inouïe.

Tout a basculé le jour où elle a reçu cette lettre. Sa grand-mère avait succombé quelques jours plus tôt, suite à une chute de cheval. La nouvelle était aussi douloureuse qu'inattendue. Le papier froissé entre les mains, les larmes brouillant sa vue, elle a senti son cœur se briser et une part d'elle-même la quitter. Et cette part, c'était celle qui la retenait à terre. Elle a quitté sa chambre, elle s'est éloignée d'un pas rapide de l'Académie sans même un regard en arrière. C'était une journée radieuse, elle s'en souvient. Les rayons du soleil frappaient la cité avec intensité mais en son âme, une tempête faisait rage, Valda lui en soit témoin ! Elle s'est dirigée tout droit sur les quais, son regard immédiatement attiré par le magnifique bâtiment de l'Audacia. Du haut de ses quinze ans, la tête haute et le regard fier, chassé de toute trace de larmes, elle a demandé à rejoindre l'équipage. La douce Iseabail est restée sur terre, Ilse Tonnevent a pris la mer.

À bord de la Vivenef, Ilse a retrouvé une nouvelle famille. Jeune femme appliquée et réfléchie, elle a doucement pris une place plus importante au sein de cet équipage pour lequel elle donnerait désormais sa vie. Son avis est entendu, son talent est apprécié, ses canons font trembler leurs ennemis. Depuis quelques années, elle a également Grim à ses côtés, son Familier, albatros au caractère aussi affirmé que le sien. Elle avait vingt-deux ans. L'Audacia faisait une escale sur la côte pour se ravitailler quand leurs chemins se sont finalement croisés. Elle était sur la plage, simplement assise sur le sable dans l'un de ces moments de tranquillité qu'elle aime tant, le regard sur l'horizon. C'est là qu'il s'est approché, comme une évidence. Il s'est installé près d'elle, ses grandes ailes repliées, en silence, tout naturellement. Et Ilse a senti comme un manque qui se comblait, ressemblant fortement à celui que son aïeule a laissé lors de sa mort.

Sa grand-mère lui manque parfois et il lui arrive de se rappeler avec nostalgie les terres de son enfance, les déambulations insouciantes d'une enfant au bord des falaises, des balades dans les landes au petit matin, alors que la brume n'était pas encore levée. Elle n'éprouve pourtant aucun regret quant à sa décision. Elle vit pour l'océan, pour ces maudits pirates, pour les flots tranquilles autant que pour les tempêtes qui ravagent les côtes. Son pouls bat au rythme des vagues, son âme se nourrit de la houle et des embruns. Elle a la piraterie dans le sang, Ilse et l'Audacia dans le cœur.


♦️ Pendant le livre I : Elle a assisté au retour des mages du sang, sur l'Île des Vents. Elle a même contribué à l'éveil de ces merveilleuses vivenefs. Elle a observé de loin, spectatrice silencieuse des événements qui ont suivi. Jusqu'à ce qu'elle soit nommée championne de la Ville Basse durant le Tournoi des Trois Opales. Cette fois-ci, elle était aux premières loges, la canonnière de l'Audacia, devenant soudain la cible de l'Ordre du Jugement, combattant pour l'Honneur d'abord, pour la survie ensuite. Des liens forts se sont créés avec les autres champions, parfois pour le meilleur, d'autres fois pour le pire. Et c'est durant une nuit mémorable avec son camarade de l'Audacia, Eric, qu'elle est tombée enceinte. Tout d'abord inquiète, elle accueille désormais la nouvelle avec joie. Mais cette belle lueur à l'horizon est depuis entachée par l'enlèvement d'Aymeric, le fils d'Eric. Emmené par les hommes de Gustave, il a été remis entre les mains de Liam d'Outrevent et voilà qu'elle se voit obligée de refaire face au passé afin d'aider son compagnon à retrouver son fils. Pour couronner le tout, les nausées dues à sa grossesse ne semblent pas vouloir s'apaiser et il en résulte un vilain mal de mer, l'obligeant à laisser ses fonctions pendant quelques temps. Fonctions que Meldred, le petit nouveau, reprend avec plaisir. Elle garde un œil sur lui pourtant, Ilse, quand elle n'est pas occupée à déverser ses repas par dessus bord.


Pendant le livre II :
TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Ilse n'est jamais devenue pirate. Elle a continué sa formation à l'Académie et l'a terminée avec les honneurs. Lorsque sa grand-mère est morte, elle a repris sa baronnie puis s'est vouée corps et âme pour son duché, en tant que mage de bataille. Enfin, elle est devenue commandante des mages de bataille d'Outrevent, femme aigrie et solitaire n'ayant plus de famille et personne d'assez proche pour être considéré comme un ami.
→ Elle s'est éveillée le 23 avril à Souffleciel, sans bébé, et avec un crabe pour Familier. Elle a fait la rencontre du prince de Faërie qui lui demandait d'attaquer l'Audacia avant que celui-ci ne passe au large des côtes et ne subtilise son Familier. Ilse s'est immédiatement rendue à Lorgol pour les attendre et le récupérer mais des voleurs l'ont kidnappée et c'est le prince lui-même qui est venu la délivrer. Ils ont rejoint le camp des réfugiés ensemble, Ilse a récupéré son Familier quelques jours plus tard par le biais de Grâce qui a également retrouvé ses souvenirs, puis elle s'est renseignée sur chacun de ses camarades de l'Audacia. Quand elle a appris qu'Eric était resté marquis de Brunante, elle s'y est rendue pour aller le chercher et a dû supporter deux jours d'un Louis sans aucun souvenir avant de pouvoir rentrer avec lui à Lorgol.
→ Ilse a décidé de se souvenir de ce qu'il s'est passé, afin de se rappeler ce qu'aurait pu être sa vie sans la famille qu'elles s'est créée avec les années et la conforter dans le choix qu'elle a fait il y a bien longtemps. Elle a également réalisé son attachement pour Eric et leur enfant à venir.


Ilse a participé aux rapine de l'Audacia, notamment le raid de Rivepierre et l'attaque de Bohémont. La Trame Alternée l'a confortée dans son choix de devenir pirate et lui a fait réaliser combien son enfant était important pour elle, comme ses sentiments pour Eric. Au retour de cette autre réalité, elle a participé au sauvetage de la Chevaucheuse Aubenacre et a accouché en pleine canonnade ; sa fille Ariane a été placée sous la tutelle de Sibra, par sa marraine Freyja. Ilse a craint pour Eric lors de son procès mais a accueilli son retour avec soulagement - ainsi que la nouvelle du retour d'Aymeric auprès de son oncle Laurent. L'épidémie l'a également touchée et sa faiblesse, ainsi que la présence de sa fille, l'ont souvent fait repenser à son aïeule - dont elle songe de plus en plus à aller voir le tumulus qu'elle a ignoré pendant tant d'années. Elle est montée à bord de l'Audacia pour son dernier voyage vers l'Archipel avant l'hivernage, proposant par la même occasion à son compagnon d'emménager définitivement ses affaires dans sa cabine.



Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Elle a peur, mais pas pour elle et ses compagnons - qui seront en mer et protégés une bonne partie de l'année. Si elle a peur, c'est pour sa fille sur laquelle elle ne pourra veiller constamment, c'est pour les enfants qui restent en arrière à Lorgol.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Ca ne la touche pas vraiment. Tout au plus, elle se dit que les rapines seront rendues plus difficiles à leur retour en mer, avec tous ces Chevaucheurs et Voltigeurs rappelés depuis le front. Mais les affaires du continent ne l'importent plus depuis longtemps.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Elle s'y sent bien, elle s'y sent chez elle. Lorgol, c'est sa seconde demeure, c'est celle qui l'a accueillie quand sa magie s'est manifestée et celle qui l'a élevée lorsque sa grand-mère est morte. Après l'Audacia, c'est l'endroit où elle se sent le plus en sécurité.









Dans la vie, je m'appelle Mélie et j'ai 26 ans. J'ai découvert le forum via un kiwi démoniaque et voici ce que j'en pense : :siwi:.




Récapitulatif

Ilse Tonnevent

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Jennifer Morrison
♦️ Compte principal : Non

♦️ Magie : Été / Destruction / Cursus non terminé
♦️ Familier : Grim / Albatros / Mâle
♦️ Hiérarchie : Pavillon Noir / Seconde de la seconde & canonnière

_________________
Oh won't you come with me, where the moon is made of gold. And in the morning sun we'll be sailing. Oh won't you come with me, where the ocean meets the sky. And as the clouds roll by, we'll sing the song of the sea.







Ilse • mediumvioletred
Grim • darkslategrey
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J'ai : 31 ans
Je suis : Couturière au service de la cour d'Ibélène, Espionne à la Cour des Miracles (infiltration), membre de l'Ordre du Jugement

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles, Sombreciel & l'empire d'Ibélène
Mes autres visages: Alméïde, Ilse, Aurore, Victorine, Teagan
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Ven 14 Déc - 7:15



Lemon Tart présente

Liselotte
Passefil

Jenna Louise Coleman

« Telle l'araignée, je tisse ma toile, de fil en aiguille. »

joviale - rancunière - optimiste - orgueilleuse - rusée - ambitieuse - assurée - appliquée - joueuse - opportuniste - menteuse - égocentrique - mesquine - rieuse - sociable - volage - insolente - charmeuse - comédienne



©️ Lemon Tart
Y a-t-il plus grand plaisir que celui de la chair ? Liselotte est prête à vous jurer que non et elle en profite ! Oh, comme elle en profite. Cielsombroise dans chaque fibre de son être, elle ne se refuse rien. Mais voilà, il peut être difficile de jongler entre tous ces amants qui se glissent sous ses draps alors elle s'invente de nouvelles identités, de nouvelles personnalités même. Et elle joue, oh comme elle s'amuse la jeune femme à vêtir ces rôles faits sur mesure, ces vies qu'elle brode avec autant de finesses que ses œuvres aux tissus les plus raffinés. Elle est bonne actrice, la demoiselle et son joli minois est si charmant, après tout.



©️ gentle heart
Âge : 30 ans
Date et lieu de naissance : 14 janvier 973 à Vivessence (Sombreciel)
Statut/profession : Couturière, Espionne de la Cour des Miracles (infiltration)
Allégeance : La Cour des Miracles ; Castiel, duc de Sombreciel ; L'empire d'Ibélène ; L'Ordre du Jugement ; Elle-même avant tout
Dieux tutélaires : Placée sous la tutelle de Mirta ; adresse également ses prières à Isil, Alior et Syned.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Cour des Miracles / peuple


L'enfant turbulante, la petite peste, la mignonne petite chipie. Oh ça, pour être mignonne, elle l'était Liselotte mais dès son plus jeune âge, elle avait un caractère affirmé et des ambitions plein la tête. Car il faut au moins ça pour se démarquer au milieu d'une ribambelle de gamins de tout âge et de toute taille. Des cousins et des cousines à foison qui volaient toute l'attention qui aurait dû lui être portée, à elle. Elle, la petite princesse de ses parents, la fille unique d'un couple qui n'espérait plus et qui virent enfin leurs prières s'exaucer à la naissance de Liselotte. Et comme elle a été chérie ! Et comme elle voulait les rendre fiers en retour ! Mais comment les rendre fiers si personne ne daignait tendre l'oreille lorsqu'elle prenait la parole lors des réunions de famille ? Alors elle s'est mise à mettre en place des stratagèmes, la mignonnette. Mesquine, elle jouait des tours à ses cousins, les poussait au ridicule, leur faisait porter le chapeau pour des bêtises qu'ils n'avaient pas faites et tirait à elle la couverture. Elle entraînait même sa cousine Adélaïde dans ses facéties. La douce Adélaïde. La docile Adélaïde. Elle avait un an de plus qu'elle, mais elle suivait ses demandes sans jamais se poser de questions et elle accepta sans hésiter la proposition de Liselotte. Ainsi, c'est Adélaïde qui reprit l'affaire familiale, débutant son apprentissage à Vivessence tandis qu'elle-même finirait par reprendre le commerce de sa tante. C'est tout de même plus intéressant que la draperie.

À quinze ans, elle se rendait donc au cœur de la cité des peuples libres, parmi des membres de la famille Passefil établis à Lorgol depuis des années. Leurs services vont des voiles de navires aux sacs de céréales et comprend même la confection de chapeaux ! Mais Liselotte, elle avait des goûts bien plus raffinés. Elle, elle rêvait de dentelle, de soie et de satin. Elle aimait la broderie et les vêtements fins, élégants. Et son talent ne tarda pas à attirer une nouvelle clientèle qui se fidélisa, à son plus grand plaisir. Liselotte tirait fierté de son travail et, bien qu'elle ne fût qu'une apprentie, elle n'hésitait pas à donner son avis et à orienter la boutique dans le sens qui lui plaisait. De par son petit minois et ses sourires enjôleurs, il était difficile de lui refuser quoi que ce soit ; sa famille s'y laissait prendre aussi aisément que ses clients.

Quelques temps à peine après son arrivée à Lorgol, Liselotte se familiarisait déjà avec la ville. Emprunte d'une assurance excessive et d'une bonne humeur communicative, elle parcourait les rues sans craindre le moins du monde les répercussions, rencontrant des personnes de tous horizons avec qui elle engageait des conversations passionnantes. De fil en aiguille, elle se retrouva au beau milieu d'un rassemblement, lors du solstice d'hiver et, pleine de confiance, passa les épreuves qui la firent entrer à la Cour des Miracles.

Les années passèrent et Liselotte menait se double vie avec aisance, passant de l'atelier de sa tante aux pavés de la Cour. Et dans les deux, elle y mettait tout son cœur, travaillant consciencieusement, se dépassant sans cesse afin d'impressionner ses maîtres et de gagner en notoriété dans un milieu comme dans l'autre. Et c'est bien grâce à cela que, six ans plus tard, elle était à la fois une couturière à part entière et une espionne affirmée.

Elle partit alors pour Ibelin, chez la mère d'Adélaïde, dont elle reprit le commerce comme elle l'avait promis il y a bien longtemps. Grâce à ses talents et à la soie envoyée par un cousin résidant en Erebor, la boutique éveilla rapidement l'intérêt des nobles d'Ibelin. L'Aiguille d'Or connut un essor extraordinaire et Liselotte ne ménageait pas ses efforts pour que chaque nouveau vêtement soit plus sublime que le précédent. Cette nouvelle notoriété lui ouvrit bien des portes et elle laissait traîner ses oreilles un peu partout dans les salons de la capitale, friande des ragots de la haute société. Puis vint le moment tant attendu, après deux ans à tenir la boutique ; l'Impératrice Catarine elle-même l'aborda et lui proposa d'entrer à son service. L'opportunité était trop belle. Liselotte accepta sur le champ, accédant alors à la cour impériale et, par la même, à la famille impériale dont les secrets lui semblaient soudain aisément accessibles. Depuis lors, elle profite largement de sa position pour informer la Cour des Miracles de tout ce qui pourrait les intéresser.


♦️ Pendant le livre I : Liselotte elle a observé, elle a attendu son heure et elle a profité de la situation comme elle l'a toujours fait. Extrêmement bien placée aux côtés de Catarine d'Ibélène, elle en a vu et entendu des choses intéressantes. Elle avait déjà rejoint l'Ordre du Jugement alors que ses membres n'étaient encore qu'un murmure qui parcourait Arven, alors inconsciente de leurs réels objectifs. Elle était curieuse, la petite couturière, jouant sur plusieurs fronts comme elle l'a toujours fait, envoyant des rapports réguliers à la Cour sur leurs agissements. Lentement mais sûrement, elle a monté en grade et elle occupe une place de choix dans leurs rangs grâce aux événements du Tournoi des Trois Opales et ceux qui ont suivi, durant la Samhain. Elle a une vue d'ensemble sur les événements à venir, elle tisse doucement sa toile et tire les fils qui l'arrangent, quand ça l'arrange. À présent, elle a reçu une somme d'argent conséquente grâce à son travail et elle compte bien l'utiliser pour ouvrir une boutique au cœur de la Ville Basse, jumelle de l'Aiguille d'Or à Ibelin. Avoir un pied à terre dans la cité aux mille tours ne peut certainement pas faire de mal en ces temps troublés et sa renommée est telle qu'elle n'aura aucun mal à trouver des employés prêts à travailler d'arrache-pied pour vendre ses sublimes créations. C'est peut-être la guerre, mais ce n'est pas une raison pour déambuler accoutrés comme des sacs de pommes de terre !


Pendant le livre II :
TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Liselotte a su se faire une place de choix au sein de la Cour des Miracles puisqu'elle s'est élevée au rang de Fils des Ombres. Sans pitié, plus ambitieuse que jamais, elle n'a pas hésité à éliminer les obstacles sur sa route. Avec l'aide de l'Oracle, sa douce Joséphine, elles ont fait régné la terreur sur Lorgol, devenue un réel coupe-gorge. Joséphine qui est d'ailleurs la seule personne à recevoir son affection - son amour même - et à avoir sa confiance. Elle a fait tuer Mélodie pour trahison, ainsi que ceux qu'elle voyait comme ses complices : Césaire et Liam. Mais Mélodie est revenue la hanter, esprit vengeur et particulièrement agressif. Elle s'est alors rendue chez Lancelot en espérant qu'il règle le problème en enfermant l'esprit dans une poupée, comme il l'a fait pour Chimène. Mais il n'était plus le Lancelot de cette réalité et il était incapable d'accéder à sa requête. Liselotte est repartie bredouille, avec la ferme intention de lui régler son compte.
→ Liselotte ne s'est éveillée que quelques instants, le 1er mai. Alors qu'elle partait de chez Lancelot, elle a retrouvé la mémoire, encore dissimulée sous le masque du Fils des Ombres. Ne connaissant pas la Lorgol de cette réalité, elle a pris un mauvais détour et a été tuée dans une ruelle par des brigands.
→ Elle a tout de même décidé de se souvenir, pour se rappeler qu'elle a porté un jour le masque de Fils des Ombres et se donner les moyens d'y parvenir encore.


L'année a été fructueuse pour la belle Liselotte, qui a pu ouvrir une seconde boutique dans la Ville Basse de Lorgol - gérée par son cher cousin. Son affiliation à l'Ordre du Jugement lui a permis d'être aux premières loges de bien des événements ; ainsi, elle était à Vivedune lorsque la guerre a commencé, cherchant des informations dans le Musée des Savoirs Perdus. Elle a beaucoup fureté ici et là et, durant la Trame Alternée, elle a eu la brève vision d'elle-même comme Fils des Ombres, une image qui nourrit ses ambitions. Elle a été parmi les agents de l'Ordre présents à Lughnasadh, prête à se salir les mains pour ceux qui lui font désormais confiance. Elle regrette la mort de son impératrice, mais elle se console en se disant que c'était nécessaire. Depuis, elle tente d'entrer dans les bonnes grâces d'Octave et de Sixtine, profitant de l'atmosphère pesante de la guerre pour dénicher des informations juteuses pour la Cour des Miracles. La fin de la Rose ne l'étonne guère, elle la voyait arriver et il était temps, sûrement, de passer à autre chose.



Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• C'est terrifiant, mais c'est certainement un mal pour un bien. Liselotte n'aime pas ce qui stagne et ce qui enlise ; elle a rejoint l'Ordre par curiosité, elle y est restée par ambition, mais elle trouve un écho de leurs idéaux en elle alors qu'ils prônent un monde libéré de toutes contraintes, libéré des puissants qui empêchaient à Arven d'avancer. Elle a bien vu ce qu'elle serait devenue si la Rose n'avait pas mis fin à tout cela, elle a bien lu ces rapports sur cette autre vie où elle régnait sur Lorgol. Alors oui, la Chasse Sauvage est un fléau, mais l'est-il plus qu'un contient qui se meurt dans l'inaction ?

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• C'est une bonne chose. Liselotte accueille cette trêve et surtout cette période de deuil comme l'occasion de reprendre son souffle après une frénésie martiale ininterrompue. Elle est curieuse de voir comment Octave gérera la suite des événements et elle espère bien pouvoir profiter de ce répit pour retourner un peu à Lorgol où elle a des choses à régler.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lorgol, c'est le synonyme de la liberté et de l'indépendance pour la Cielsombroise qui y a fait à la fois son apprentissage de couturière et d'espionne. Elle aime y retourner de temps en temps, elle aime cette frénésie et la diversité qu'elle offre et elle s'y sent bien, tout simplement.









Dans la vie, je m'appelle Mélie et j'ai 26 ans. J'ai découvert le forum via une petite voix dans ma tête et voici ce que j'en pense : j'vous aime :cute:.  





Récapitulatif

Liselotte Passefil

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Jenna Louise Coleman
♦️ Compte principal : Non

♦️ Hiérarchie : Cour des Miracles / Espionne en infiltration
♦️ Affiliation : Ordre du Jugement


_________________


On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?








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J'ai : 19 ans
Je suis : cadette Chevaucheuse de la dragonne Sucre, en troisième année de formation ; mage de l'Hiver (protection).

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Liam d'Outrevent
Mes autres visages: Alméïde, Ilse, Liselotte, Victorine, Teagan
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Ven 14 Déc - 7:16



Lemon Tart présente

Aurore
Aubétoile

Rosie Tupper

« Du chaos naît une étoile. »

Appliquée - courageuse - loyale - franche - dévouée - bornée - émotive - hautaine - insolente - imprudente - envieuse - mesquine - puérile - susceptible - enthousiaste - gourmande - idéaliste



©️ jae
Quand elle a appris le raid des pirates sur les terres de Rivepierre, elle était outrée, la jeune Outreventoise. Depuis quelques années déjà, elle éprouve une admiration presque fanatique envers le duc d'Outrevent mais plus encore pour son conseiller qu'elle considère comme un réel modèle que tout Outreventois digne de ce nom devrait suivre. Touchée par le malheur qui a frappé son domaine, elle a écrit une lettre longue et dithyrambique au capitaine de vol, afin de lui faire part de son indignation et de lui adresser son soutien le plus sincère.



©️ Lemon Tart
Âge : 18 ans
Date et lieu de naissance : 21 août 984 (au petit matin) à Souffleciel, Outrevent
Statut/profession : Cadette Chevaucheuse de la dragonne Sucre (vol d'améthyste). Mage de l'Hiver (protection).
Allégeance : À Liam d'Outrevent (et son merveilleux conseiller).
Dieux tutélaires : Si ses parents, au moment de l'adopter, l'ont placée sous la tutelle de Valda, elle adresse néanmoins régulièrement ses prières à Levor. Depuis l'apparition de sa magie, elle tourne ses pensées vers Aura mais surtout, en gourmande invétérée, elle n'oublie jamais de remercier Rya pour ses bienfaits et ses délices.
Groupe principal : Les Gardiens de la Tradition
Groupes secondaires : Peuple / Chevaucheurs / Mages


De ceux qui lui ont donné la vie, la jeune Aurore ne sait rien et affirme ne rien vouloir savoir, bien qu'en son coeur demeure l'éternelle question : qui suis-je ? Et dans ces moments de doutes où les pensées voguent vers l'horizon jusqu'au firmament, elle se remémore l'enfance heureuse, faite de rires et de complicité, au sein de son foyer.

Née au point du jour, un matin d'été, elle n'est pourtant pas la première à ouvrir les yeux sur ce monde inconnu. Sa soeur jumelle, Astrée, la précède de quelques heures, alors que la nuit était encore noire et profonde. Les deux petites filles ont été recueillies par un couple aimant qu'elle considérera toujours comme ses parents, malgré la révélation qui leur a été faite il y a de cela des années. Les Aubétoile sont tout ce qu'un enfant peut désirer, bien que ses rêves s'égarent parfois vers le visage flou, trouble, de celle qui les a abandonnées. Et si leur mère reste silencieuse à ce sujet, elle ne s'interroge pas moins, la jeune Aurore, quant aux raisons qui ont pu pousser cette femme à laisser ses deux petites filles entre les mains d'une autre.

Peut-elle pour autant se plaindre ? Aurore a vécu des années heureuses auprès de Léandre et Sélène Aubétoile. L'un astronome, l'autre mage, ils ont su tous deux les élever avec justesse, discipline et tolérance. Bien qu'installé à Souffleciel, le couple ansemarien a toujours gardé cette ouverture et cette curiosité bien caractéristiques de leur duché d'origine. Petite, Aurore se souvient avoir été encouragée à poser des questions et elle ne s'est pas gênée pour suivre ce conseil. Mais les Aubétoile, ce sont également des personnes appliquées qui lui ont transmis le goût du travail bien fait ; ça se voit dans ses délicates broderies, aux heures passées sur son métier à tisser ou à s'occuper de la multitude de petits lapins adoptés par sa soeur et elle. Sans parler de son goût invétéré pour la cuisine et les pâtisseries, dont elle engloutit une bonne partie avant d'avoir terminé ce qu'elle préparait. À bien y réfléchir, sans doute aurait-elle fait un apprentissage auprès d'un cuisinier de Souffleciel si la magie de l'Hiver ne s'était pas éveillée à l'âge de onze ans. Elle était allée chercher de l'eau au puits, mais celle-ci a complètement gelé sur le chemin du retour. Quelques heures plus tard, elle inondait sa chambre et une partie de sa collection de cartes d'Omen - fort heureusement, celles d'Outrevent n'avaient rien.

Puis, arrive le moment de se rendre à l'Académie. Jamais, de toute sa vie, elle n'a été séparée de sa soeur plus de quelques jours. Cette fois, pourtant, il a bien fallu s'y résoudre, à grands renforts d'étreintes pleines de larmes et de promesses de lui écrire tous les jours. Alors c'est une adolescente intimidée qui se rend à Lorgol ce jour-là, terrifiée à l'idée d'être livrée à elle-même et à la fois déterminée à rendre ses parents fiers. Étudiante acharnée à l'esprit de compétition vif qui n'a pas sa langue dans sa poche, elle ne s'est pas fait que des amis au sein de l'Académie, mais ça ne lui importe que bien peu car elle connaît sa valeur. Son choix de cursus se porte sur la protection et c'est avec brio qu'elle réussit sa première année.

Quelle n'est pas sa joie quand, l'année suivante, Astrée la rejoint à l'Académie, du côté du Savoir ? Elle est ravie et elle est fière, la jeune Aurore, de la voir suivre le même chemin que leur père, de lui faire visiter les bibliothèques, les dortoirs, les passerelles et autres lieux particuliers de ce lieu de Savoir et de Magie.

Les années passent, partagées entre les murs de l'Académie et Souffleciel, où elles retrouvent leurs parents régulièrement, toujours aussi ravies de les voir. Fascinée par Lorgol, la jeune Aurore n'en est pas moins mal à l'aise dans ses rues peuplées de personnes de tous horizons et elle est plus que soulagée de retourner parfois dans la capitale de son duché, où résident les gens bien et décents, des personnes à côtoyer. Pourtant, au moment de terminer son premier cycle, elle est décidée à continuer. Élevée par un père dont le regard est sans cesse perdu parmi les astres, elle a toujours eu la tête dans les nuages, la petite Aurore. Et dès le plus jeune âge, elle s'est imaginée s'envoler haut, très très haut, peut-être pour toucher ces étoiles qui semblent lui sourire au coeur de la nuit. Ce sont les dragons, à ses yeux, qui semblent les plus à-même de toucher ce rêve du bout de leurs ailes et dans ses pensées de petite fille, elle s'imaginait parfois monter sur leur dos et s'envoler au loin, jusqu'à atteindre la voûte céleste. Ils sont merveilleux, ces seigneurs des cieux, et pendant très longtemps, ils lui ont paru inatteignables, jusqu'à ce qu'elle se présente à la caserne de Flamme, tremblante comme une feuille. La tête haute, le regard déterminé et les mains fermement accrochées l'une à l'autre pour dissimuler son appréhension. Oh, comme ils sont majestueux et impressionnants, tous ces dragons. Durant un instant, elle songe qu'elle n'a aucune chance d'intéresser ne serait-ce que l'une de ces incroyables créatures, et pourtant, l'une d'elles s'avance. La dragonne d'Améthyste, encore jeune, semble s'être prise d'affection pour la petite Outreventoise qui sent son coeur bondir de joie.

Les mois qui suivent se déroulent avec aisance, du moins en ce qui concerne ses cours, mais elle est préoccupée par le sort d'Arven. Désormais engagée pour son duché mais également pour son empire, elle ne peut ignorer les tensions et les menaces, craignant pour ses souverains, pour la douce Chimène qui a déjà dû faire face à bien des épreuves depuis son anniversaire jusqu'à son couronnement raté et qui manque de se faire enlever lors du tournoi des Trois Opales. Tournoi auquel Aurore aurait voulu assister, non pour la barbarie évidente d'un tel événement - peut-on s'attendre à plus de la part de Bellifère ? - mais pour soutenir le champion de son duché ; Lionel de Rivepierre. Quel courage et quelle dignité durant ces épreuves ! La cadette s'est renseignée au mieux sur les événements et son admiration pour lui n'a fait que grandir depuis le début de sa formation de Chevaucheuse.

Ce qu'on lui a rapporté de la Samhain l'a beaucoup marquée également. Comment peut-on faire preuve d'autant d'irrespect face à un événement aussi solennel, simplement pour quelque ambition personnelle ? Franche et obstinément loyale, Aurore fait partie de ceux qui soutenaient l'impératrice Chimène, au même titre que son duc qu'elle suivrait certainement aveuglément ; ce n'est pas sans raison qu'elle s'est engagée dans le corps des Chevaucheurs. Pourtant, elle sait se taire et rester digne. Elle a également juré de servir son empire et ce, quelle que soit la personne à sa tête, cela va de soi. Malgré tout, la guerre ne lui plaît pas ; ses pensées se tournent vers sa soeur qui étudie un Savoir, du côté de son père, un astronome réputé, et elle espère de tout coeur qu'il ne leur arrivera rien. Mais le devoir avant tout, n'est-ce pas ?


Pendant le livre II :
TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Aurore n'a jamais vécu en Outrevent. Elle a été emmenée par son père dans l'Archipel avec sa soeur, où elles ont grandi parmi les Îliens. Jeune fille aux moeurs légères qui n'a jamais pu entraîner sa magie, elle a beaucoup d'amants et est tombée enceinte de l'un d'eux, sans savoir le quel.
→ Elle s'est éveillée le 8 avril, nue dans les draps d'un autre, enceinte jusqu'au cou. Paniquée, elle a retrouvé sa soeur qui a également retrouvé ses souvenirs, puis elles ont fait leur possible pour s'évader de cet endroit de malheur. Elles y ont vu celui qui se dit leur véritable père, puis elles ont embarqué à bord d'une vivenef envoyée par leur... mère ? Les jeunes filles sont arrivées à Lorgol quelques temps plus tard et ont rejoint le camp de réfugiés, encore sous le choc.
→ Aurore a décidé de ne pas se souvenir. Se retrouver enceinte ainsi l'a choquée, sans parler de la révélation sur ses parents. À la fois traumatisée et en colère vis à vis de ses géniteurs, elle a préféré oublier tout ce qui les concerne.


Aurore a vécu une première année comme cadette riche en émotions. Elle a fait de nombreuses rencontres, mais elle a surtout appris à connaître sa dragonne et à l'apprivoiser. Sucre est un esprit fantasque et libre, très distrait et peu habitué à l'autorité, il est difficile pour la jeune Outreventoise de la comprendre, mais elles s'apportent l'une et l'autre un équilibre. Aurore a eu peur pour sa soeur, lors de l'attaque de Bohémont, puis elle a vécu une terrible épreuve durant la trame alternée, préférant l'oublier plutôt que de l'affronter. L'épidémie a été une rude épreuve pour elle qui a rejoint le convoi aux côtés de sa soeur, mais avec son soutien elle a pu s'en remettre. Se voir privée du lien avec sa dragonne lui a fait réaliser combien celle-ci était devenue importante pour elle. Une fois remise sur pieds, elle a demandé la permission de partir quelques jours pour revoir sa famille, en compagnie d'Astrée. Elles étaient toutes les deux présentes lors du Jour des Anciens et elles n'ont heureusement rien eu.



Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Elle est terrifiée, mais prête à défendre ceux qui en ont besoin. Elle ne comprend pas encore très bien de quoi il s'agit et de toutes les implications liées à ces cavaliers qui arpentent le continent, mais elle craint le danger qu'ils représentent.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Prête à combattre pour son duché et son empire, elle n'en est pas moins soulagée d'entendre parler de cessez-le-feu. Elle préférerait que tout redevienne comme avant, que cette guerre n'ait jamais eu lieu, mais elle se contente de cette pause bienvenue, en espérant qu'elle durera.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• La cité au mille tours la met quelque peu mal à l'aise. Peuplée de personnes venues de tout le continent, elle ne sait sur qui elle va tomber au détour d'une ruelle sombre alors elle se garde bien de s'aventurer au coeur de la ville, et encore moins à la nuit tombée. Si la Ville Haute ne la dérange pas tant que ça, elle évite de mettre un seul pied dans la Ville Basse, où se massent voleurs, brigands, meurtriers, catins et autres êtres immoraux. Durant ses études, elle préférait rester au sein de l'Académie et désormais, à la caserne de Flamme.









Dans la vie, je m'appelle Mélie et j'ai 26 ans. J'ai découvert le forum via un adorable petit zairisson et voici ce que j'en pense : :cutie:.
Pour les inventés : J'autorise les membres de la petite famille de cinglés  à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.





Récapitulatif

Aurore Aubétoile

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Rosie Tupper
♦️ Compte principal : Non

♦️ Magie : Hiver / Protection / Aucune spécialisation (chevauche)
♦️ Dragon : Sucre / Améthyste / Femelle / 70 ans
♦️ Hiérarchie : Chevaucheurs / Cadette


_________________
Aurore • mediumvioletred
Sucre • rebeccapurple




J'ai besoin de ma dose de ciel, je ne peux pas respirer correctement si je n'inhale pas ne serait-ce qu'un peu de vent frais.

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J'ai : 35 ans
Je suis : Adepte de la Lame au sein de la Confrérie Noire

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Confrérie Noire ; à la Sombre Mère et au Sans-Visage ; à Lia, Écoutante de la Lame
Mes autres visages: Alméïde, Ilse, Liselotte, Aurore, Teagan
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Ven 14 Déc - 7:18



Lemon Tart présente

Victorine
Hallebarde
Née Martel

Evan Rachel Wood

« Chaque prière est une larme de sang versée par un innocent.  »

loyale ♦️ ferme ♦️ franche ♦️ méticuleuse ♦️ honnête ♦️ vigilante ♦️ prudente ♦️ réfléchie
orgueilleuse ♦️ intransigeante ♦️ rancunière ♦️ intolérante ♦️ fière ♦️ obstinée ♦️ susceptible ♦️ méfiante



©️ Lemon Tart
Victorine s'amuse beaucoup de la réaction de son père, suite à son départ. Déshonoré par sa fuite, il lui invente une vie pour ne pas avoir à perdre la face auprès de son entourage ; aux dernières nouvelles, Victorine serait mariée et mère de pas moins de quatre fils et deux filles. L'assassin en rit beaucoup avec ses camarades au sein de la Tour Noire,
prenant un malin plaisir à imaginer son paternel s'empêtrer dans un tourbillon de mensonges sans fin.



©️ Ninthcloud
Âge : 33 ans
Date et lieu de naissance : 6 janvier 969, à Rougeheaume (Bellifère)
Statut/profession : Assassin, Adepte de la Lame
Allégeance : La Confrérie Noire ; Lia, Écoutante de la Lame
Dieux tutélaires : Mise sous la tutelle d'Obedia, elle se voue désormais entièrement à Lida et Sithis.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Peuple / Confrérie Noire


Elle a toujours eu l'air si sage, si tranquille, la jeune Victorine. Femme dans un monde d'hommes, élevée en Bellifère où sa parole n'avait pas plus de valeur que les pierres, elle a grandi en retrait, dans une discrétion qui s'apparentait à de la docilité. Sauf que c'était loin d'en être.

Sa mère meurt en couche alors qu'elle n'a que cinq ans, à la naissance de son jeune frère Viril. Son père n'ayant guère le temps ni l'envie de s'occuper de sa fille, il remet son éducation entre les mains d'une de ses cousines, Virginie Martel, vieille fille dont plus personne ne veut, qu'il élève au rang de maîtresse de maison. Ainsi, il a tout le temps de se charger de l'éducation de son fils et, par la suite, de lui apprendre son métier de maréchal-ferrant. Victorine est plutôt heureuse des moments passés avec Virginie, car même si celle-ci est l'objet des railleries du domaine, elle n'en est pas moins livrée à elle-même, uniquement sous la coupe des hommes de sa famille, mais pas d'un mari. Son père, Brutus, lui aboie quelques ordres dessus pour tenir la maison comme il le désire, mais en dehors de ça, la petite Victorine goûte alors à une parcelle d'indépendance, de celle dont elle n'aurait jamais pu rêver autrement. Elle aime particulièrement parcourir à cheval les plaines arides qui entourent Rougeheaume, en compagnie de Virginie qui lui apprend comment monter, ainsi que les lectures qu'elle lui fait le soir. Ce sont des moments de liberté qu'elle chérit, dans les rares instants où elle ne s'affaire pas à ses corvées domestiques.

C'est ainsi qu'elle grandit, la jeune Victorine, et qu'elle songe peu à peu pouvoir prendre sa vie en main, dans le secret de son âme. Elle espère échapper également au mariage, vieillir sans avoir à tout prix à pondre un héritier, au risque de mourir en couche comme sa mère, mais c'est sans compter l'avis de sa famille. La discrète jeune femme surprend un jour une conversation entre son père et sa cousine, à la teneur tout à fait déplaisante. Ils y mentionnent un enlèvement qui pourrait avoir lieu prochainement et déjà, elle cherche un moyen d'éviter ce qui se profile pour son avenir. Quelques temps plus tard, elle apprend que l'enlèvement est imminent et elle se met à paniquer. Clairement, elle aurait pu tomber sur bien pire que le jeune Fer-Vaillant qu'elle a déjà rencontré dans le passé, mais elle ne compte pas rester pour le vérifier. À peine âgée de seize ans, elle emballe le strict nécessaire dans un baluchon et s'enfuit de chez elle en volant un cheval. À la Guilde des Mages de Rougeheaume, elle demande un portail pour l'Académie où elle désire soit-disant s'inscrire puis elle atterrit à Lorgol, sans un sou en poche ni aucun endroit où se rendre.

Remise de ses émotions, Victorine prend peu à peu la mesure de ce qu'elle vient de faire. Soulagée d'échapper à un avenir tout tracé, elle n'en reste pas moins terrifiée par une liberté plus grande que tout ce dont elle avait rêvé. Ne sachant que faire, ni où aller, elle se met à errer dans les rues de Lorgol à la recherche d'un lieu qui accepterait de l'héberger moyennant quelques menus services. Le Destin lui sourit, puisqu'elle découvre la Taverne de la Rose, bondée de clients divers et de pirates, en ce mois de février. Légèrement intimidée, elle y entre pour y demander une chambre pour la nuit et est prise en charge par la propriétaire des lieux, une Belliférienne, comme elle. Celle-ci lui propose un poste de serveuse qu'elle accepte sans hésiter, prête à gagner sa vie dans ce lieu qu'elle finira par trouver plus chaleureux qu'intimidant avec les années, au moins jusqu'à ce qu'elle sache ce qu'elle désire faire réellement.

Les années passent et elle ne regrette pas un instant sa décision. La vie qu'elle découvre à Lorgol est exactement ce dont elle rêvait, mais quelque chose lui manque encore dans cet océan de libertés bien trop vaste pour elle, quelque chose d'important, un but à accomplir.
C'est trois ans seulement après son arrivée qu'elle fait la rencontre de Lia, une jeune Kyréenne arrivée depuis peu. C'est avec une facilité déconcertante que des liens se créent entre les deux jeunes femmes et leur amitié balbutiante prend un tournant différent, un soir où son amie revient blessée à la Taverne de la Rose. Victorine l'entraîne dans un endroit plus tranquille afin de la soigner et c'est là qu'elle découvre le tatouage. Tout d'abord interdite, Victorine écoute alors le récit de Lia avec une grande attention. Et elle est touchée, la Belliférienne, par ce que son amie a vécu, par les raisons qui l'ont poussée à se vouer à la Sombre Mère.
La nuit venue, elle ne parvient pas à trouver le sommeil, songeant à ce qu'elle a entendu, à tout ce qu'elle a vécu et à tout ce dont elle a déjà été témoin en quelques années à peine. L'envie de quelque chose, l'envie de plus, se rappelle encore à son esprit. Quelques jours à peine après cette entrevue, après avoir mûri sa décision, Victorine prête serment à Lida, de tout son coeur, de toute son âme. Elle jure d'oeuvrer afin de réparer les injustices. L'Écoutant de la Lame finit par lui rendre visite et un de ses assassins la prend sous son aile.

Apprentie appliquée et sérieuse, Victorine devient assassin de plein droit quatre années seulement après son entrée au sein de la Confrérie Noire. Elle y côtoie avec joie Lia, restée son amie depuis le jour où elles se sont rencontrées, ravie de partir en mission à ses côtés. Méticuleuse, elle met un point d'honneur à soigner chacun des assassinats qui lui sont confiés, totalement dévouée à la Sombre-Mère et au Sans-Visage. Femme responsable et sur laquelle on peut compter, elle se voit même confier avec plaisir l'apprentissage d'une jeune Kyréenne très prometteuse, quelques années plus tard. Pourtant, le malheur frappe les Fils et Filles de la nuit.

À l'aube de l'an mil, l'Oracle est assassiné. À ses côtés se trouvent l'Écoutant de la Lame et ses deux Adeptes ; seule Lia s'en sort vivante et se trouve catapultée Écoutante à son tour. Le coeur nourri d'une envie de vengeance, Victorine se joint à son amie pour aller exécuter la princesse d'Outrevent, couvrant les arrières de la nouvelle Écoutante pour rendre justice à leur Oracle assassiné. Les mois qui suivent gardent une trace amère pour l'assassin, forcée comme tous les autres à rester les bras croisés alors qu'il n'y a plus personne pour leur transmettre leurs contrats. La Fille de la Nuit se plonge alors entièrement à la transmission de son savoir à son apprentie, espérant de tout coeur qu'elles pourraient très bientôt se remettre à la pratique.

Durant cette période troublée, le continent entier subit des changements et Victorine observe de loin sans chercher à s'en mêler. Désormais détachée du duché qui l'a vue naître, elle se voue corps et âme à la Confrérie et ne prend nullement part à cette guerre qui se prépare. Les jeux politiques lui importent peu, de même que l'Ordre ou la Rose, deux beaux noms qui cachent leur soif de pouvoir derrière de beaux idéaux. Elle n'applique que la Justice de la Sombre-Mère, car c'est la seule qui compte à ses yeux.


Pendant le livre II :
▬ TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Victorine a bien fui Bellifère pour échapper à un enlèvement dont elle n'avait pas envie et elle a bien trouvé la Taverne de la Rose, où elle a été engagée pour son joli minois. Mais plutôt que se tourner vers la Sombre-Mère, c'est vers les quais de Lorgol qu'elle s'est dirigée. Elle s'est engagée sur la Marie Sanglante, est devenue une pirate redoutable et redoutée. Ne se laissant pas marcher sur les pieds, elle s'est rapidement fait sa place parmi l'équipage, rare femme à bord et pourtant, elle a fini par s'emparer du navire suite à une mutinerie rondement menée, à l'aide de camarades pirates rencontrées à la Taverne. Peu après ses trente ans, elle est devenue la première femme capitaine de la Marie Sanglante, rien de moins.
→ Victorine ne s'est pas réveillée dans cette autre réalité et n'a donc aucune idée de ce qu'elle y a fait.


L'épidémie qui a touché le continent ne l'a pas véritablement affectée. Elle a surtout ralenti les déplacements de Fils et Filles de la Nuit, ce que Victorine déplore, mais le reste lui importe peu. En revanche, l'absence de Lia s'est bien fait ressentir, puisqu'elle a passé deux mois à seconder Solal dans les affaires de la Tour Noire, gérant au mieux la paperasse qui s'accumulait sans qu'elle ne puisse entièrement s'en occuper. À son retour, Lia l'a nommée Adepte et Victorine accepte cet honneur avec une grande fierté. Elle continue d'enseigner tout ce qu'elle sait à son apprentie, toujours aussi dévouée dans les affaires de la Confrérie.



Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Elle est fascinante, à la fois d'une grande aide et une épine dans leur pied. La Chasse Sauvage éclipse légèrement la Confrérie en tuant au hasard, terrifiant le continent chaque nuit, à chacun de ses passages. Le marché noir de potions de sommeil est une aubaine pour les assassins qui profitent du sommeil lourd de leurs victimes pour les tuer sans heurts, mais ils sont eux-mêmes vulnérables, eux qui se déplacent dans l'obscurité. Victorine est prudente et elle espère que cette menace se volatilisera rapidement.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Elle ne change rien pour l'Adepte. Trêve ou non, les contrats affluent toujours en grand nombre ; tout ce qui ne peut pas se faire sous le couvert de la guerre, passe par la Confrérie et les demandes ne cessent de leur parvenir. Une trêve est le moment idéal pour se débarrasser des gêneurs, pas vrai ?

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lorgol est le symbole de sa nouvelle vie et de la liberté dont elle s'est enfin emparée. Elle en foule les pavés avec prudence, très consciente des dangers qui guettent à chaque coin de rue, mais elle s'y sent chez elle. Ses pas la mènent souvent à la Taverne de la Rose où elle a autrefois travaillé, son premier refuge, ou hors de la ville, dans les terres du nord qu'elle parcourt parfois à cheval dans ses déplacements ou simplement pour le plaisir.





Dans la vie, je m'appelle Mélie et j'ai 26 ans. J'ai découvert le forum via mes nombreux tiroirs :miguel: et voici ce que j'en pense : ce forum aura ma peau.





Récapitulatif

Victorine Hallebarde

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♦️ Compte principal : Non

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Oh, Death





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Je suis : luthier & Accordé des Vents

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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Ven 14 Déc - 7:19



Lemon Tart présente

Teagan
le Sustain

Sam Heughan

« La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots. »

Charitable - travailleur - protecteur - curieux - courtois - loyal - courageux
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©️️ Fassophy
Teagan a l'oreille très fine et il ne supporte pas les fausses notes. C'est un perfectionniste qui ne fait pas son travail à moitié - et qui pourtant laisse constamment ses affaires dans un terrible désordre. Bien qu'il confectionne nombre d'instruments à cordes, il n'a jamais su réellement en tirer des mélodies aussi belles que son père ou sa soeur. Son instrument de prédilection à lui, c'est la cornemuse, et il n'est pas rare de l'entendre en jouer au coeur de la capitale lorsque l'occasion se présente.



©️️ Tiobatman
Âge : 34 ans
Date et lieu de naissance : 30 octobre 968, à Rivepierre (Outrevent)
Statut/profession : Luthier, il fabrique et répare nombre d'instruments à cordes, ainsi que quelques instruments typiques de son duché.
Allégeance : Liam, duc d'Outrevent
Dieux tutélaires : Sibra, par sa naissance. Il adresse régulièrement ses prières à Levor, mais également à Aïda. Depuis la naissance de ses enfants, il prie souvent Nep de lui donner la force d'être un bon père.
Groupe principal :  Les Gardiens de la Tradition
Groupes secondaires : Peuple



• décembre 964 •
Trevor, l'aîné de la famille Sustain, naît sur les terres de Rivepierre. Il est le premier enfant d'une famille aimante et travailleuse, bercée dans la musique depuis des générations. Les instruments qu'ils fabriquent sont de grande qualité et leur nom est connu sur les terres de l'Honneur, parmi les mélomanes. Ce sont des gens simples, entiers, qui se contentent très bien de ce qu'ils ont ; la naissance d'un petit garçon, à peine quelques mois après leur mariage, est pour eux une immense source de joie.

• octobre 968 •
Ce n'est que quatre ans plus tard qu'un deuxième enfant rejoint la fratrie, sous les yeux ébahis de Trevor qui découvre son petit frère. Tous les deux grandiront de façon très soudée, entre deux taquineries et quelques disputes. Les énergiques frères Sustain seront souvent aperçus en train de gambader sur les landes de Rivepierre, allant jusqu'à embêter les chèvres avant que les éleveurs ne leur courent après en les menaçant de coups de bâtons.

• février 975 •
L'arrivée d'une fille, la petite Tancélie, ne calme en rien la fougue des jeunes garçons. Ils sont attentifs aux enseignements de leurs parents ; leur père leur apprend les rudiments de son métier et leur mère, conteuse douée, leur apprend à lire les histoires qu'elle aime tant. Ils sont également attentionnés envers leur cadette, mais leurs moments libres voient de nouvelle bêtises s'enchaîner. Avec le temps, et à mesure qu'il gagne en confiance, c'est Teagan qui entraîne parfois son grand frère dans des défis stupides. Qu'ils soient chargés des corvées les plus ingrates à la maison ne les dissuade que peu.

• mai 977 •
Ce n'est qu'à l'apparition de la magie chez Trevor que le calme revient peu à peu dans la maisonnée. Teagan n'a que huit ans lorsqu'il sent leur modeste demeure trembler sur ses fondations, alors qu'il assiste son père dans l'assemblage des pièces d'une lyre particulièrement belle. Le jeune garçon lève un regard curieux vers son paternel qui s'en va s'assurer que son épouse et leur petite fille vont bien. Au coeur de la salle à manger, la petite Tancélie pleure dans les bras de sa mère et l'aîné semble désemparé, assis par terre en se tenant le pied. Ils comprendront plus tard que c'est la douleur ressentie quand son orteil a cogné le coin de la table qui a éveillé le Printemps en lui, car l'incident se répétera quelques jours plus tard.

• septembre 977 •
Suite au départ de Trevor à l'Académie, le jeune Teagan se voit confier plus de tâches auprès de son père. Depuis son plus jeune âge, il aimait déjà écouter les mélodies que celui-ci tirait des instruments qu'il confectionne et il tentait d'en apprendre les rudiments, mais il ne paraissait pas être le meilleur élève lorsqu'il s'agissait de gratter ou de pincer les cordes. Il est néanmoins très attentif aux enseignements qui lui sont donnés et il apprend, peu à peu, à découvrir cet artisanat fascinant.

• janvier 981 •
Il souffle dans les tuyaux et fait gonfler la poche, avec un plaisir non dissimulé. Il y a un an qu'il a découvert la joie de souffler dans une cornemuse, quand un client de son père est venu la faire réparer. Un savoir-faire qu'il n'a pas souvent l'occasion de mettre en pratique et que Teagan a observé avec grand intérêt. Il a toujours apprécié le son vibrant de cet instrument typique de leurs terres, présent à chaque cérémonie, à la Samhain ou durant les fêtes de Mabon. Et s'il finira par ne pas être mauvais lorsqu'il s'agit de jouer une mélodie très simple sur un violon ou une harpe qu'il doit réparer, il semble comprendre instinctivement comment faire sonner la cornemuse. Au grand plaisir de sa soeur qui tape des mains au son de cet instrument particulier qu'il ne maîtrise pas encore.

• septembre 985 •
Teagan se rend pour la première fois à Souffleciel, lorsque son frère s'y installe après avoir terminé ses études. L'aîné s'engage désormais comme mage de bataille au service de son duché, un honneur que sa famille vante à qui veut l'entendre. Il en profite pour suivre également son père dans ses transactions, lui qui se rend parfois à la capitale pour trouver le matériel qu'il lui manque ou pour vendre des instruments qui n'ont guère trouvé acquéreur à Rivepierre. Après cela, Teagan se rendra souvent à Souffleciel avec lui - ou sans lui - pour en faire de même.

• mars 992 •
C'est lors de l'un de ses passages à Souffleciel qu'il rencontre la femme qui deviendra son épouse. Gwendoline est une jeune mage de guérison, au service des mages de bataille. Une demoiselle simple, au regard clair et à la chevelure auburn, au rire mélodieux qui le fera définitivement chavirer. Elle entre dans la même boulangerie que lui, ce jour-là, et il entame la conversation de façon maladroite. Il aime la vitalité qui luit sous son apparente timidité et il cherche à la revoir ensuite, impatient de mieux la connaître. Il ne lui faut que quelques rencontres, avant de se rendre auprès de son père et de lui demander l'autorisation de lui faire la cour. Ce à quoi il s'applique, venant la voir aussi souvent que possible et lui envoyant des lettres courtoises, mais enflammées.

• octobre 992 •
Quelques mois après leur rencontre, il l'invite à dîner dans une auberge chaleureuse de Souffleciel. L'atmosphère y est chaude, malgré le vent qui hurle au dehors, et si Teagan tremble, c'est surtout d'appréhension. Après le repas, il l'invite à danser au son d'un orchestre de chambre et c'est en la faisant virevolter entre ses bras qu'il finit par la demander en mariage. Ce qu'elle accepte sans hésiter, l'admonestant pratiquement pour avoir mis tout ce temps à se décider.

• octobre 993 •
Un an de fiançailles, comme le veut la tradition. Une année durant laquelle il tente de se concentrer sur son ouvrage pour ne pas céder à l'impatience et tout quitter pour rejoindre sa bien-aimée sur le champ. Puis enfin, arrive le mariage, suite à quoi ils s'installent ensemble à Souffleciel puisque Gwendoline y travaille. Désormais assez sûr dans son métier, Teagan installe sa propre échoppe de réparation d'instruments, puis plus tard, également de fabrication. Il propose à ses parents de les rejoindre dans la capitale pour continuer à oeuvrer ensemble, mais ils sont bien trop attachés à Rivepierre pour accepter. Il va donc leur rendre visite aussi souvent que possible.

• novembre 994 •
Il ne faut que quelques mois, avant que Gwendoline ne tombe enceinte. Des premiers mois qui voient le couple s'épanouir dans leur nouveau quotidien. Et arrive enfin la naissance de leur premier enfant, une petite fille qu'ils nomment Madenn. C'est Trevor qui en sera le parrain, lui qui est déjà installé avec sa famille depuis plusieurs années et dont les enfants grandissent si vite. Teagan se rappelle encore le moment où son aîné lui a annoncé la naissance du dernier.

• mars 997 •
Teagan et Gwendoline ont un second enfant, un petit garçon qu'ils nomment Morgan et dont Tancélie sera la marraine. La naissance survient quelques mois à peine après le retour de leur prince, devenu duc par la force des choses. Souffleciel était en liesse et Teagan l'était doublement, tant il était heureux de l'arrivée d'un nouvel enfant. Il en a peut-être seulement oublié une soirée. Ou deux. Mais le whisky était succulent, il n'a aucun doute là-dessus.

• juin-juillet 1001 •
Les événements s'enchaînent en Arven et les Sustain continuent à vaquer à leurs occupations quotidiennes. Teagan ne manque jamais de tendre l'oreille aux dernières nouvelles et de s'y intéresser. La mort de l'impératrice lui a fait un choc, tout comme celle de la princesse d'Outrevent pour qui il a prié, lorsqu'il l'a su. Il s'inquiète, il espère que la jeune Chimène saura reprendre le flambeau, elle qui devait devenir leur duchesse ; le couronnement ne s'est pourtant pas passé aussi bien que prévu et le luthier est consterné qu'un inconnu puisse prétendre ainsi au trône impérial.

• novembre 1001 •
Quand cet inconnu revient et prend le pouvoir, Teagan n'en croit pas ses oreilles. Ont-ils vraiment osé mettre à mort leur impératrice ? Les ducs ont-il prêté allégeance à cet homme qui prend les choses en main par la force, un jour où le continent célèbre une Trêve millénaire ? Il se rappelle encore entendre la nouvelle, aux côtés de sa femme, sa fille endormie sur ses genoux. Ils ont échangé un simple regard inquiet.

• janvier 1002 •
Et quelques mois plus tard, la guerre éclate, sans grande surprise. Ils sont en sécurité, à Souffleciel, mais Teagan craint pour sa femme et ses enfants. Il s'inquiète également pour son frère, parti défendre leur duché, puis pour leurs parents, restés à Rivepierre. Plusieurs fois, il tente de les convaincre de venir s'installer quelques temps avec eux, jusqu'à ce que les choses s'arrangent. Mais ils refusent ; ce sont leurs terres, c'est là qu'ils ont toujours vécu, ils ne se feront pas déloger.

• avril-mai 1002 •
Le Sablier du Temps est activé et tout le continent est ébranlé. Dans une autre vie, Teagan n'est ni musicien, ni artisan. Il naît dans une famille de Cibella, renommée pour son élevage de volailles. Poules, dindes, oies ; leur chair se vend à très bon prix, leurs oeufs leur offrent des revenus réguliers et les plumes sont très prisées, pour écrire comme pour rembourrer les traversins de la noblesse. Un métier simple qui plaît à Teagan.
Il ne se réveillera pourtant jamais dans cette autre réalité. L'Outreventois vit son quotidien sans que rien ne vienne le troubler, prenant des nouvelles de son frère sur le front, profitant de sa famille, se concentrant beaucoup sur son travail - trop parfois, dirait son épouse.

• septembre 1002 •
Puis il y a cette épidémie. Jamais Teagan n'a eu autant peur ; pour son frère, pour sa femme, pour tout son duché. Il est resté au chevet de Gwendoline, jusqu'à la fin. Mais quand le remède finit par arriver, elle a déjà succombé, trop affaiblie pour se battre quelques jours de plus. Par chance, son frère est rapatrié et en bonne voie de guérison, mais c'est une maigre consolation pour l'Outreventois qui pleure son épouse et la mère de ses enfants. Un mois plus tard, toutes leurs prières de la Samhain vont à elle et aux victimes de cette terrible épidémie qui a laissé le champ libre à l'empire d'en face.

• novembre 1002 •
Lorsqu'il travaille, Teagan confie ses enfants à leur tante, l'épouse de Trevor. Ainsi, ils ne sont jamais seuls et ils passent du temps auprès de leurs cousins. L'Outreventois, lui, passe bien trop de temps dans son atelier, rentrant souvent plus tard qu'il ne l'avait prévu. Ce n'est que lorsqu'il apprend ce qu'il s'est passé à l'Académie, lors du Jour des Anciens, qu'il parvient à remettre de l'ordre dans ses pensées. Sa priorité, ce sont ses enfants, au point qu'il les veille parfois jusqu'à ce qu'ils dorment.





La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Il est très inquiet, principalement pour ses enfants. Il a peur qu'ils soient les prochaines victimes de ces cavaliers lugubres. Chaque soir, il leur raconte des histoires ou leur joue un peu de musique pour les endormir avant que le soleil ne se couche, car ils ne viennent que la nuit, c'est ce qui se dit. Il ne sait pas vraiment ce qu'est cette Chasse Sauvage après tout, mais il a peur que personne ne puisse l'arrêter.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Teagan n'aime pas cette guerre et il n'est pas du tout ravi de la façon dont les choses se sont déroulées. Il aimerait pouvoir retourner en arrière, quand leur impératrice était encore à la tête de Faërie, que le continent vivait en paix... que sa femme était à ses côtés. Il est soulagé qu'une trêve soit mise en place, car il peut avoir son frère à ses côtés encore quelques temps, mais il doute que ça dure.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Il ne s'est que très rarement rendu à Lorgol et ça lui convient très bien ainsi. Il n'aime pas beaucoup cette ville ; elle est trop grande, trop peuplée, les gens y sont bien trop différents de sa terre natale. Pour l'homme qui a vécu sur les terres de Rivepierre puis à Souffleciel, cette cité n'a rien d'attractif. Il se contente de s'y rendre uniquement s'il n'a pas le choix, quand ça concerne son travail ou quand il rendait visite à son frère, pendant ses études.







Dans la vie, je m'appelle Mélie et j'ai 27 ans. J'ai découvert le forum via une dompteuse de ravin et voici ce que j'en pense : mon tiroir s'agrandit tout seul, je vous jure, c'est pas ma faute :miguel: .
Pour les inventés : Je ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  




Récapitulatif

Teagan le Sustain

Mise à jour des registres et bottins



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Je suis : Duc de Bellifère - à partir du 27 novembre : ex-chasseur dans la Chasse Sauvage.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Bellifère avant tout, Ibélène également.
Mes autres visages: Gauthier ; Jehanne ;Amarante ; Meldred
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Ven 14 Déc - 8:43


Saturdayprophet présente

Martial
de Bellifère

Alexander Ludwig

« Celui qui dispose de peu d’hommes doit se préparer contre l’ennemi, celui qui en a beaucoup doit faire en sorte que l’ennemi se prépare contre lui. »

+ Fier + Obstiné + Loyal + Imposant + Courageux
- Sanguin - Rigide - Irréfléchi - Impatient - Rancunier

Fier : De cette fierté qui ferait étinceler chacun de ses pas. Martial est fier de lui, fier de ce qu'il est, fier de ce qu'il a entrepris. Fier de ce Duché qui croît en lui, qui place en son être des espoirs qu'il saura porter. Il est fier, il marche le dos droit et la tête haute, sans craindre les mots qui glisseraient dans son ombre.
Ils s'effaceraient, de toute manière, bien vite.

Obstiné : D'autres le diraient têtu, mais c'était moins beau. Une fois que le duc a une idée en tête, impossible de la lui sortir, quel que soit le moyen. Le convaincre est une tâche longue et ardue si les idées émises vont à l'encontre des principes du jeune homme.  

Loyal : Le sens de la loyauté va sans dire. Trahison et parjure sont deux mots absents de son esprit. Que ce soit sur l'échiquier politique ou dans sa vie privée, une fois son allégeance donnée, il ne revient pas en arrière... Du moins, s'il estime la personne digne de cette foi qu'il place en lui. Sa loyauté, bien sûr, va également à son Duché. C'est celle-ci qui motive chacun de ses actes.

Imposant : De par sa carrure, d'abord, puis par sa présence. Il sait être, au sein d'une pièce, celui vers qui on tourne les regards. Celui qui dirige. Celui que l'on écoute. Cette autorité, loin d'être naturelle comme on pourrait le penser, il l'a construite. Il serait fâcheux qu'un duc n'impose ni respect ni déférence à ceux qui l'observent, pas vrai ?

Courageux : Il ne recule devant rien, Martial. Il n'a pas peur. Dire qu'il l'ignore serait aller trop loin, mais il n'est pas de ceux qui se replierait devant l'ennemi. Il sera le premier à encaisser, le premier à se défendre, à s'imposer. Il cherche à se dépasser : son pire ennemi, c'est lui-même. Il ne recule devant rien, là où d'autres abandonneraient de peur ou d'angoisse. Il prend des risques, et ça paye... La plupart du temps.

Sanguin : Il s'emporte facilement. Trop facilement. Le blond est de ces esprits échauffés qui se perd, corps et âme, dans une dispute. Ces confrontations, il les cherche, il les instigue quand il n'est pas celui pris à parti. Sa franchise à toute épreuve ne joue pas, dans ce cas-là, en sa faveur. Il préfère cent fois régler un différend dans un accès de rage que de laisser le regret de ne pas avoir éclaté noircir ses pensées et son coeur. Il suivra toujours ses impressions, bien plus que sa raison.

Rigide : Les valeurs sont les piliers de la société. Ebranlez-en un, tentez de le remplacer, et vous écroulerez la structure. Martial n'est ni homme de compromis, ni homme de changement moral. Les choses doivent suivre leur cours comme toujours.

Impulsif : Penchant pervers de son courage, le duc n'hésite pas à se lancer dans toute entreprise qu'il juge juste et digne de son intérêt. La planification n'est bonne pour lui que sur le champ de bataille : il sait prévoir les mouvements des hommes et des combattants jusque dans les moindres détails. En revanche, il a tendance à réagir sans penser dans sa vie de tous les jours... Heureusement qu'il a des conseillers.

Impatient : Tout, tout de suite, et le reste avec. Il ne sait pas attendre, le duc. L'année précédant son accession au trône a été la plus longue de sa vie, par exemple, de son point de vue. Il  a du mal avec le long terme, aussi. Ses qualités de stratège s'en font ressentir. Il ne veut que le meilleur pour tous, bien entendu, mais n'apprécie pas vraiment de se souvenir que tout prend du temps.

Rancunier : Martial a une mémoire incroyable. Et dans cette mémoire, il prend bien soin de stocker toutes les personnes lui ayant déplu ou ayant trahi sa confiance. La haine qu'il nourrit volontiers pour eux peut durer de nombreuses années, tant celui-ci est peu enclin à être laxiste, et peut se traduire par de violentes altercations, ou un silence politique.




©️SaturdayProphet

Martial a une peur bleue de tomber malade. Il recherche la compagnie des médecins dès que son coeur manque un battement ou qu'il a le sentiment qu'une de ses narines se bouche... Ce qui, dans son adolescence, a mené à des situations fort cocasses. (et embarrassantes)



©️SaturdayProphet
Âge : 26 ans
Date et lieu de naissance : 31 janvier 977, Hacheclair en Bellifère
Statut/profession : Duc de Bellifère
Allégeance : Bellifère et son peuple. Ibélène, dans une moindre mesure. Il attend de voir Octave faire ses preuves en tant qu'empereur.
Dieux tutélaires : Placé sous la protection de Kern à la naissance, il n'a de cesse de l'honorer.
Groupe principal : Les hérauts du renouveau
Groupes secondaires : Noblesse



https://www.youtube.com/watch?v=Us2ylGAwBnk

I • Le ciel était rouge

Janvier. Un mois pluvieux, froid et hostile. Un mois d'attente, d'espérance, pour le peuple de Bellifère. Un mois qui touchait à sa fin. Dans les draps d'une couche, au coeur du palais ducal, la présente femme de fils cadet de la duchesse hurlait à n'en plus finir alors qu'elle était en train de tenter d'accoucher. Ca faisait bien dix heures. Dix heures de cris, de pleurs, de sage-femmes qui se relayaient à ses côtés. Dix heures que son mari pestait derrière le battant de la porte, rendu nerveux par l'attente.
Ses cris se répercutaient dans les couloirs, ricochets de douleur pour la peine.

Nous étions le 31 janvier 977. Alors que le soleil commençait à se coucher, teintant de sang le ciel, la jeune mère s'effondra contre le matelas. Elle avait peut-être un nom, peut-être une famille avant cela : qu'importait. Tout le monde savait que son enlèvement, neuf mois plus tôt, lui avait donné la vie. Elle en avait perdu jusqu'à son identité, mais elle était femme. Personne ne se souviendrait d'elle, personne ne la représenterait autrement qu'effacée derrière Marcus, son mari. Personne ne se rappellerait d'elle.
Ce soir, c'était son moment de gloire, même si son souffle s'épuisait et que ses forces l'abandonnaient.

C'était son soir, enfin, alors que les cris résonnaient, pleurs de nouveau-né, et dans la mort de la mère le ciel éclata de plus belle.
Le ciel était rouge, alors que l'enfant braillait, que son père le soulevait dans ses bras.
Le ciel était rouge. Juste, duc de Bellifère venait d'arriver en demandant à ce qu'on lui présente son petit-fils.
Le ciel était rouge, rouge comme le sang des vaincus qui habille le corps des vainqueurs ; rouge comme la fureur et la rage de l'emporter ; rouge comme Bellifère.

Ainsi Martial vint-il au monde. Sa naissance fut célébrée, comme s'il avait été le premier-né de la couronne, on but à sa santé et on lui attribuait, déjà, des exploits futurs au combat : avec un nom pareil, il serait le plus valeureux de leurs guerriers. Tous les yeux étaient braqués sur le poupon braillard, qui grandit, choyé par une grand-mère affective, autoritaire et pourtant repère de sa vie. Sa mère n'avait pas survécu à sa naissance, après tout. Bah, de toute manière, ce n'était qu'une femme, pas vrai ?

Et puis Madeleine.
Madeleine, qui était née quelque temps avant lui. Madeleine, que d'autorité, il avait adopté comme soeur. Madeleine, avec qui il partageait tout, ses jouets, ses craies, son goûter. La petite épée en bois. Les bêtises, aussi. Ils couraient, ensemble, pour échapper à la nourrice : deux chevelures blondes, pas plus hautes que des tables qui filent entre les tapisseries et les meubles ! Des rires de gamin qui sonnent haut et clair. Libres.
Deux êtres complémentaires qui s'étaient trouvés dès le berceau. Qui ne se laisseraient jamais. Mais c'était si long, l'éternité à se supporter.

"Comment va ton père ? "
La question était la même chaque jour. Le dos droit, les mains devant lui et le regard fixe, Martial se trouve dans la chambre du duc. Celui-ci était encore vigoureux, la maladie, en ce mois de novembre 985, ne l'avait pas encore atteint alors qu'elle ravageait la cité imprenable. Tous les soirs, il convoquait son petit-fils, pour prendre de ses nouvelles autant que de celles de son géniteur.  
"Il ne s'est pas réveillé de la journée, mais la fièvre a apparemment quelque peu perdu du terrain.
- C'est un battant. Il saura triompher."
Même Juste ne semblait pas y croire. Martial hocha la tête. Il avait huit ans, maintenant.

Il ne devait pas sombrer. Il s'inclina respectueusement, avant de sortir. Ce ne fut qu'une fois dans le long couloir menant à sa chambre qu'il laissa ses larmes couler.
Si son père mourrait, il était tout seul. Seul contre le monde, seul dans le château, seul descendant de Juste. Personne pour le comprendre.
Personne pour l'épauler.
Alors il respira un grand coup et se dit qu'un Belliférien ne doit pas pleurer.
Ce furent ses dernières larmes.

Le jour où son père ferma les yeux, emporté par la fièvre, Martial était là, le visage tiré et sec. Sa rage éclatée, au fond de lui.
La rage, oui, alors qu'il quittait la chambre. La rage, la violence dans ses gestes, dans ses enjambées, dans ses poings qui martelaient la pierre des murs qu'il rasait, silencieux.
Son père avait failli à son devoir. Il était mort, tel un faible, en lui promettant qu'il ne l'abandonnerait jamais. Il avait failli, mort loin du champ de bataille, lui qui avait voué sa vie à Kern, lui dont le sang hurlait à l'approche de chaque combat, chantait sa victoire. Lui qui enrageait de devoir arpenter les couloirs du palais, qui recherchait la tranquillité comme il avait recherché de vivre cloîtré entre quatre murs !
Marcus était mort, faible, et son fils lui en voulait.
Ca ne le ramènerait jamais, non.
Mais il lui en voulait.

Sur les pierres, suivant le chemin qu'il avait emprunté, une traînée sanguinolente guida sa cousine jusqu'à l'héritier, désormais, du trône. Marcus et Néron écartés, personne d'autre n'était à même de succéder à Juste. Un héritier de huit ans dont le monde commençait à vaciller.
Il ne lui dit rien, ne lui lança même pas un mot. Ceux-ci semblaient avoir déserté ses lèvres et sa bouche, terre aussi aride que Bellifère au plus fort de l'été.
Madeleine aussi avait perdu son père. Martial, plus tard, supposerait que c'était ces pertes communes qui les avaient rapprochés, indépendamment de leurs genres si différents. Il supposerait que, de toute manière, en temps qu'enfants, ils ressentaient le même vide, la même impression qu'en ce soir de novembre, tout allait changer.
Plus tard, il supposerait beaucoup. Pour l'heure, il l'avait juste attirée dans ses bras pour s'y cacher, sans larme, sans cri, sans bruit. Mourir un peu. Et même dans son silence il savait qu'elle le comprenait.

II • Tout s'efface

Juste était mort, lui aussi. Même le plus digne des combattants devait prendre un repos mérité. Martial, du haut de ses huit ans, presque neuf, ne savait pas bien tout ce qui risquait de se passer. Petit prince, s'il avait les bases de son éducation bien posées, n'était pas encore assez grand pour prétendre se poser sur le trône. Garçon, encore, il gardait de son enfance cette candeur bienheureuse dans laquelle les murmures des adultes n'avaient pas lieu d'être. Ermengarde était légitime de l'aider à régner, lui qui n'avait aucune idée de comment tout gérer à la fois, et sans elle, il savait bien que non seulement le duché mais également lui-même tomberaient en ruines.
Elle avait été là, sa grand-mère, pour calmer ses peurs et ses angoisses. Elle avait été là, quand les nourrices ne l'étaient plus et que les précepteurs ne voulaient pas l'entendre parler de la maladie. Il savait qu'elle lui gardait le trône, elle qui n'était pas si différente encore à ses yeux, elle qui avait le droit de s'y asseoir en son nom.
Apparemment, les gens de Bellifère n'étaient pas de cet avis.
Certains s'estimèrent victimes de tromperie, membres d'une absurde pantomime où rien n'avait plus de sens. Une femme ! Une femme sur ce trône où, depuis des siècles, pas une de ses congénères n'avait osé seulement effleurer le siège. Une femme qui prenait les décisions pour un homme !

Il ne pouvait pas échapper au dédain et à la suspicion dans les yeux des généraux et des nobles qui arpentaient le palais ducal à chaque entrevue sollicitée auprès de lui. On lui présentait ses respects, ainsi qu'à Ermengarde, mais le féminin écorchait leur bouche, à ces guerriers. Ca leur écorchait la bouche de devoir dire duchesse et de s'en remettre à elle, alors que leurs yeux, sans cesse, retombaient sur Martial à ses côtés.
Un Martial silencieux, perdu dans les affaires de l'Etat.
Alors les hommes, de plus en plus, commencèrent à douter de lui, doute qui se glissa lui aussi dans ses veines, lentement. Il était héritier, bien sûr, mais cela voulait-il dire que l'on voulait qu'il prenne la parole quand il n'avait rien à dire ?
Cela voulait-il dire qu'il devait rentrer en conflit avec celle qui régissait leur monde ?
Il n'avait pas de réponse. Les souvenirs de son père n'étaient pas assez pour lui apprendre à se conduire, et, bien qu'il demandât à sa grand-mère de lui raconter, de lui expliquer, jamais il put se faire en suivant ce modèle.

La mort de Juste lui laissa de graves séquelles, également. Si d'apeuré par les fièvres après le décès des deux frères au point de commencer à craindre même de respirer, il devint effrayé par la simple idée d'un rhume. Les plus forts des hommes succombaient aux maladies, et ne restaient que les femmes. Madeleine et Ermengarde.
Ce fut vers elles, naturellement, qu'il se tourna pour ne pas sombrer. Quand les enfants, nobles, venaient à lui reprocher de ne pas leur tenir tête, de rester silencieux face à leurs invectives, il en parlait à Madeleine. Quand, au plus noir de la nuit, la lumière des lunes coulant sur ses draps lui semblait être un linceul, il pouvait être sûr d'en parler dès le lendemain matin avec sa grand-mère ; il voyait dans ses nuits sans sommeil les ombres se transformer en fantômes, cadavres maladifs, et sa peur suintait par tous les pores de sa peau.
Elles furent les seules, dans sa vie, à savoir ces peurs, ses hésitations. Les seules à pouvoir le calmer, quand il commençait à paniquer.
Les seules dont l'affection valait quelque chose, car elle était vraie.  

Le temps passa. Long. Il grandit, Martial, il grandit, criblé de doutes et d'appréhensions, de peurs et de remords, de cette impression d'avancer au bord d'un précipice et d'être prêt à s'y précipiter à chaque pas. Il grandit, apeuré, instable, entre la hargne et le désespoir. Il grandit, et chaque souffle qu'il expirait était une preuve qu'il tenait bon.

III • Découvertes

Avec l'adolescence vint la fracture du monde. On les séparait, lui, encore imberbe, et elle. On lui enseignait qu'un homme ne doit pas avoir tant de contact avec sa cousine, qu'elle se devait de rester en retrait pendant que lui apprenait. On s'étonnait, même, qu'il ne s'en soit pas éloignée plus tôt.
Comment aurait-il pu savoir ? Lui qui la plaçait, avec la duchesse, au centre de son univers, comment aurait-il pu vouloir simplement laisser Madeleine s'éloigner ?
Avec le début de l'adolescence, moment déclencheur, ce fut l'instant douloureux, le doute ultime : un homme silencieux comme lui, qui ne donnait pas vraiment son opinion, pouvait-il prétendre être le futur du trône de Bellifère ? Etait-il digne de cette place ? Cette question se répercutait dans les yeux des autres, qu'il croisait.
Il se rendait compte, lentement, que tout son univers ne s'était pas orienté autour du modèle attendu. Qu'il était poussé par des intentions et des affections féminines. Pour autant, cela ne l'empêcha pas de continuer à s'en remettre à elles, au moins pour un temps. L'une exacerbait son être tandis que l'autre le maintenait en place et l'empêchait de couler.
Il commençait à comprendre les remarques, les regards en biais. Il commençait à apprendre.

Avec l'adolescence vinrent les premières découvertes, seul. Ce ne fut pas grand-chose. Des jours loin de sa cousine, alors qu'elle grandissait. Un, puis deux, puis sept. Il comprenait, lentement. Elle était 'indisposée'. Elle devenait quelque chose, bien loin de ce qu'elle avait toujours été, et ça le terrifiait. Madeleine mutait en un monstre incongru, loin de l'humanité qu'elle avait connu. Elle devenait une femme.
La seule femme, sans doute, que Martial aimerait dans sa vie.

Avec l'adolescence vint la peur de la mort. Ce n'était pas, à proprement parler, une peur. Plus une réminiscence de son enfance. Son corps se mit à changer, à grandir, à réagir de manières qu'il n'avait jamais envisagées.
"Alors, docteur ? Est-ce la fièvre ? La peste ? Une nouvelle maladie, qui ferait que ma voix s'enroue aux moments inopportuns, me faisant passer pour un portail grinçant ? "
"Suis-je malade, docteur ? Quand je me relève trop vite, le monde devient bien sombre... Non, je n'ai pas mangé ce midi. "


Les médecins, charlatans, vendeurs d'amulettes et autres défilèrent dans le palais ducal. Tous appelés par le prince. C'était à celui qui le soignerait, pour un bouton mal placé, pour une insomnie, pour cet ongle qui ne poussait pas droit.

Avec l'adolescence, également, vint la plus importante des réalisations, et ce fut par celle-ci que Martial se prit à exister. Il avait trouvé son chemin parmi les rues d'Hacheclair, un soir, voulant profiter des dernières lueurs du jour en revenant de la lice où il s'était entraîné. Encore en armes, ses cheveux attachés lâchement, il était accompagné de son maître. Ils combattaient peu dehors, il était vrai, mais toujours Martial pouvait-il se sentir regardé et apprécié quand cela arrivait.
Il redoublait d'effort, sous le regard de son peuple, sous leurs exclamations et leurs murmures d'admiration. Ce fut ce soir d'avril qu'il comprit, en voyant les hommes s'incliner sur son passage et glisser à leurs voisins quelques mots.

"il a bien grandi, le prince. Serait bientôt temps qu'il accède au trône."
Les mots le frappèrent, comme un éclair, remplissant son esprit. Le prince. Pas 'Martial', pas 'l'enfant de Marcus'. Le Prince.

Il était prince, oui. Il était leur prince. Celui qui portait tout leurs espoirs, celui qui représentait l'avenir. Qu'importe qu'Ermengarde soit sur le trône ! Une régence, tout au plus.
Il était l'héritier légitime, et, à ce titre, il se devait d'en être digne. Digne de Bellifère, digne de ces yeux brillants qui se posaient sur sa lame. Digne des guerriers qu'il affrontait, tous plus honorables les uns que les autres.
Avec l'adolescence naquit Martial.

Le peuple comptait sur lui, adolescent de quinze ans, et il ne voulait pas les décevoir. Fini, les nuits sans sommeil. Qu'il s'aide de pavot, prescrit par son médecin, s'il le fallait, mais il dormirait. Fini les hésitations : chaque choix était réglé en prenant l'option la plus simple, celle qui lui apporterait le plus. Fini, enfin, Martial l'enfant, le pleutre, le faible, qui se cachait en silence.
Ce Martial-là, héritier de la couronne ducale, serait en première ligne. Quitte à en souffrir. Quitte à en mourir.
Il serait Bellifère, pour ceux qui avaient besoin de quelqu'un à suivre. Quelqu'un de droit, en qui placer leur confiance.

"Martial, voyons, sois raisonnable..."
Il faisait nuit. Une nuit noire, le soir de ses seize ans. La fête avait été sobre, mais magnifique. A la hauteur d'un prince héritier. Les guerriers les plus prometteurs du duché, ainsi que les hauts dignitaires, s'étaient rassemblés à la gloire du jeune homme. Pour lui. Pas pour quelqu'un d'autre. Si certains étaient déjà repartis, d'autres traînaient dans les couloirs.
Martial, quant à lui, affrontait le regard de sa grand-mère. Qu'est-ce qu'il pouvait exécrer ce regard, à cet instant précis, quand la rage s'emparait de lui ! Ces yeux plein d'empathie, verts d'eau, dans ce visage ridé, ces yeux qui auraient voulu qu'il s'excuse, qu'avant toute chose il se rende compte qu'être prince ne justifiait pas tout.

"Raisonnable ? Tu veux que je sois raisonnable ? C'est une chienne, rien de plus ! Pourquoi devrais-je faire comme si son existence m'était tout simplement importante ? Une /servante/ ! "
L'objet de sa colère, toute fraîche, venait d'une jeune femme lui ayant malencontreusement renversé sa boisson dessus. Ermengarde avait retenu le jeune homme qui, déjà, envisageait une punition qui aurait été saluée par tous.

"Martial."
La voix claqua. Intransigeante.
Froide.
"Cette jeune femme ne mérite pas la mort. Que tu te sentes humilié, soit. Mais de là à la tuer pour une erreur... Le renvoi me semble bien suffisant. Allez." fit-elle à la petite, traumatisée, qui se dépêcha après des excuses balbutiées et une profonde révérence, de décamper. "Que je ne te reprenne plus à vouloir exécuter quiconque."

Blessure.
Honneur bafoué.
Il se fendit d'une courbette ironique avant de claquer la porte.
Ermengarde était faible. Il ne commençait qu'à peine à se rendre compte de l'étendue de cette faiblesse. Oh, il était froissé, Martial. Froissé de ne pas pouvoir agir comme bon lui semblait, de ne pouvoir suivre son instinct. Il se devait de se montrer fort, plus fort que ce que la vieille montrait au monde. Et qu'est-ce qu'elle faisait ?
Elle s'opposait à lui. Quand la colère serait retombée, il se rendrait compte qu'elle avait raison. Pour l'heure, il était encore trop énervé.

Sans un bruit, il erra dans les couloirs, laissant sa rage passer au gré des murs et du bruit de ses pas. Il marmonnait dans sa barbe naissante. Il fallait avouer, une fois la colère retombée, une vague de remords le prit. Pas contre l'autre idiote, non, mais pour sa grand-mère: combien de fois l'avait-elle empêché de sombrer, plus jeune ? Combien de fois s'était-elle approchée de lui, l'avait-elle pris dans ses bras bien qu'il rechigna ? Ermengarde avait persévéré. Ermengarde l'avait aimé, et il ne lui avait jamais montré toute l'affection qu'il avait pour elle. Il en était incapable.
Incapable de le dire, tout comme il était incapable d'exprimer à Madeleine combien celle-ci était le seul lien qui le retenait à la vie, encore.
Avec Bellifère.

Ses vingt ans arrivèrent rapidement. Le ciel se teinta de rouge, comme le jour de sa naissance. Présage ? Phénomène naturel ? Personne ne le savait, et puis, ça faisait bon effet sur la plèbe, de se dire que leur héritier faisait saigner même le ciel.
Martial était passé de l'adolescent dégingandé, tout en finesse, à cet homme robuste aux pas sûrs de lui. Il avait définitivement balayé celui qu'on oubliait dans un coin, l'enfant perdu. Il l'avait tué, d'un coup d'épée bien placé, un soir de duel avec lui-même qu'il s'était découvert dans la glace.
Le ciel était rouge, le jour de son anniversaire. Rouge du sang de l'enfant qu'il avait été, rouge du sang qui allait couler. Le jeune homme avait trouvé le meilleur moyen de se faire aimer du peuple : se montrer.

Régulièrement, et ce depuis son adolescence, il allait rendre visite aux soldats dans les casernes, ainsi qu'aux guerriers de la guilde. Il partageait avec eux leurs entraînements, un combat, de manière à se tester. De manière à honorer ce dieu qui veillait sur lui et le poussait toujours plus avant. De manière à être, pour Bellifère, le juste héritier.
Il perdait, des fois, mordant la poussière avec panache. La défaite faisait bouillir son sang, mais jamais il ne refusait celle-ci : il avait été vaincu. Il revenait ensuite le lendemain, et le surlendemain, apprendre. Comprendre.
Puis vaincre.

IV • Pour Bellifère.

Les années passèrent, dans le fracas des lames en Bellifère. Martial, de plus en plus, devenait irritable. Les années passèrent, sa grand-mère vivait toujours, surpassant en âge lentement mais sûrement une bonne partie de la population.
Et toujours, elle faisait durer la régence, arguant que Martial n'était pas prêt, qu'attendre encore un peu pourrait lui faire le plus grand bien.

Oh, le prince héritier était sanguin, bien sûr : il lui était arrivé de casser des vases, ou de se vouloir provoquer en duel un nobliau venu à la cour ducale qui lui avait, délibérément, manqué de respect. Il lui était arrivé de s'énerver, de quitter le conseil où il siégeait aux côtés d'Ermengarde dans un accès de fureur.
Peut-être, des fois, manquait-il de jugement. Mais il était leur seule option.
La seule viable, en tout cas.

Les temps changeaient, lentement, et Martial changeait avec eux. L'empire de la Magie s'agitait, une impératrice, un autre prétendant au trône... Sa grand-mère lui disait de ne pas s'en faire, mais c'était à peine s'il l'entendait. Les mages ne lui inspiraient pas confiance. Peu d'entre eux osaient s'aventurer jusqu'en Bellifère, peu y naissaient également. Les armes, dans son monde, surpassaient toute sorte d'étincelle qu'on ne pouvait contrôler pleinement. Ainsi était son duché. Ainsi le resterait-il.
Sans magie.

Le temps qui passait était son pire ennemi. 24 ans. 24 ans, avait-il, lors du Tournoi des Trois Opales de 1001. 24 années. 16 ans depuis la mort de Marcus. 16 années à attendre, à grandir, à exister dans le palais ducal. A travailler ses armes, sa politique, ses mots. 16 ans, avec Madeleine à ses côtés, pour le tempérer. Elle était la seule femme au monde qui pouvait lui parler sans qu'il ne soit agacé. Un miracle, pas vrai ?

Quoi qu'il en soit, lors de ce tournoi, Martial prit conscience qu'il lui fallait s'assurer une bonne prise sur le trône. Or, quoi de mieux que de conclure une alliance en enlevant une personne d'un duché voisin ?
...
Peut-être avertir ladite personne. Et le duché.
Et accessoirement sa propre duchesse, sa grand-mère.

Cet enlèvement avorté, Martial en avait honte. Tellement honte. Devoir abandonner une femme, rebrousser chemin sur son propre terrain, dans son propre duché, c'était un affront qu'il ne pouvait tolérer.
Et il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même.
Des fiançailles furent prévues, entre lui et Alméïde d'Erebor, en décembre 1001. Un moyen pour sa grand-mère de lui prouver qu'il n'était pas un incapable - encore fallait-il aller l'enlever.

Point positif de cette fin d'année, plus que jamais, il pouvait sentir l'air se charger du parfum de la guerre. Elle se préparait, elle tonnait au loin comme un orage et lui, héritier, savait qu'elle allait éclater. Les inonder.
Et qu'elle serait ô combien violente et révélatrice. Le coup d'état en Faërie ne fit qu'appuyer son sentiment. Ca allait exploser.
Tout allait exploser.

Et par tout, Martial entendait également tout ce qu'il avait connu.
"Reste."
C'était une supplique, au plus noir de la nuit.
"Pourquoi l'écouter, elle ? Ecoute-moi. "
Une supplique d'un enfant qui avait peur qu'on l'abandonne, encore. Peur de perdre la seule personne au monde à le comprendre.
"Reste. Promets-moi de rester. Je le tuerai, s'il le faut. Mais dis-moi que tu veux rester."

Madeleine était partie. Martial avait du la laisser partir, offrant à Sombreciel la dernière part vulnérable de son être, la moitié de son âme. Il leur en voulait, oh oui ! S'ils l'avaient laissé enlever correctement Mélisende, Madeleine serait restée.
Mais elle n'était plus là, désormais.
Madeleine n'était plus là.
Et, avec son enlèvement, Martial sombrait véritablement. Chute libre.
Personne pour le retenir dans ses mots, dans ses gestes. Pour tenter de le réguler.

"Ils sont à nos portes, Ermengarde ! Que feras-tu, quand ils viendront égorger ton peuple dans leur lit ? Que feras-tu, toi qui n'a jamais rien fait d'autre que de nouer de stupides alliances ? "
Le ton était rude, volontairement. Martial, debout dans la salle du Conseil, tenait tête à la Duchesse régnante.
Nous étions en février 1002, peu après l'enlèvement de sa cousine.
"Rien, tu ne feras rien. Tu chercheras des compromis, un moyen de détourner leur attention, mais tu n'oseras jamais envoyer nos soldats."
Il crachait de la haine pure, déversait dans la salle silencieuse - les conseillers, mortifiés, n'osaient pas bouger - un tombereau de vérités fielleuses, rancies par des années à rester passif.
"Nous sommes le duché de Kern, celui des armes, celui des Guerriers ! Et tu proposes que l'on 'attende' ? "
Sa voix éclatait, comme un canon, se répercutant sur les pierres. Il y avait en lui cette hargne, cet empressement et cette colère qui le caractérisaient si bien. Les Faës devaient périr, eux qui tentaient l'incursion sur leurs terres.
Quoi qu'il advienne. Ils avaient une guerre devant eux, une guerre qui n'attendait que d'être gagnée, et elle voulait rester.
"Ne compte pas sur moi pour attendre que l'on vienne égorger mes sujets, mes hommes, dans leur demeure."
Sur ce coup d'éclat, il sortit, la tête haute.
Elle y réfléchirait.

A bien y réfléchir, Martial haïssait véritablement Castiel de Sombreflamme. Ce n'était pas une haine violente - en ces temps troublés, la véritable haine se réservait aux ennemis sur le champ de bataille - , mais plus une haine insidieuse, qui lui ravageait le coeur. Il s'estimait assez important pour lui voler, impunément, sa promise. Un ventre était un ventre, certes, pour le blond... Mais Alméïde lui avait été destinée. Cette rage de la voir lui être ravie, en même temps que sa cousine, comme une flamme, s'ajoutait à la rancoeur de l'avoir laissé enlever sa Madeleine.
Et voilà qu'il lui offrait une sombre inconnue, prétendument princesse, en échange.
Un ventre était un ventre, et une princesse une princesse.
Son enlèvement fut facile, car Castiel, après tout, était loin d'être une menace. S'il s'était battu un peu plus vaillamment, Martial aurait bien aimé frappé plus fort. Le marquer, douloureusement. Lui laisser le corps fourbu, un membre ou deux en moins, se venger véritablement de celui qui semblait tout faire pour mettre sa vie en échec.
Mais il retint ses coups.
Il ne lui laissa rien.

Séverine était à l'opposé de tout ce que Martial aurait pu imaginer, comme épouse. Il ne se répugnait pas à passer la nuit à ses côtés, bien que sa chaleur soit peu hospitalière. Elle était autant adaptée à ce duché que Martial l'aurait été au sien. Mais elle voulait apprendre, et elle apprenait. Il lui semblait que, lentement, celle-ci voulait s'approcher de ce que Bellifère avait de meilleur.
Peu importait. Elle était là pour offrir à la couronne ducale des garçons, et être son épouse. Peu importait les fantaisies qu'elle se permettait avec lui dans l'intimité, peu importe qu'il dut quelquefois la forcer un peu : il avait besoin de ces enfants.
Mais son ventre restait vide.

En juillet 1002, aux côtés de Séverine - à la taille toujours aussi fine, au ventre toujours aussi plat -, Martial assista à la célébration de Lughnasadh. Célébration qui tourna mal, laissant son Empereur, après un vaillant combat, dans un coma dont personne n'était sûr qu'il se relèverait un jour. Martial était là, à ferrailler contre les assaillants, arme au poing, avec tant de vigueur qu'il n'eut l'impression que son coeur repartait qu'une fois la dernière Sentinelle hors d'état de nuire, son bras ankylosé et de multiples blessures recouvrant son corps, trophées.
Son Impératrice était morte mais qu'en avait-il à faire ? La dame, avait déjà donné une descendance au trône. Elle avait rempli sa mission, aux yeux de Martial.
Non, le pire dans tout ça, c'avait été de se dire qu'Octave allait régenter un empire en pleine guerre. Mauvaise idée, si l'on demandait au futur duc. Il avait eu l'occasion de croiser le jeune plus d'une fois.
Les morts rapatriés, le deuil proclamé, aux côtés de sa femme il reprit le chemin d'Hacheclair. Ils eurent l'occasion de parler, un peu. Martial ne s'ouvrait pas aisément à elle, mais elle avait su trouver les mots. Et elle saurait aussi les trouver auprès de la Duchesse.

Le 13 septembre 1002, le ciel se teinta de rouge à l'aube. Le couple ducal était rentré depuis trois jours.
Pour la première fois depuis 17 ans, Bellifère avait de nouveau un duc. La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre, et, si depuis il n'a pas pu se mêler encore du conflit, Martial était désormais déterminé à sortir Bellifère de l'inactivité profonde dans laquelle sa grand-mère les avaient plongés.
Pour Ibelène.
Pour Bellifère.

Pendant le livre II :[Ne prend en compte que la 2.6]
Martial reste en Bellifère, ne pouvant quitter le palais ducal pour aller au front comme il l'espérait. Pour cause, sa femme. Sans héritier, il ne faudrait pas qu'un autre puisse réclamer le trône. Il se contente donc d'orchestrer les troupes et de gérer son duché depuis l'arrière, continuant ses correspondances militaires avec un général de la capitale ma foi intriguant aussi souvent que possible. (Le fait que ledit général ne soit pas un général, mais une princesse impériale, reste entre nous.)
Lorsque la Chasse Sauvage est libérée, son instinct combatif revient à l'assaut. C'est un ennemi entièrement nouveau. Dangereux, plus que tout. Et peut-être est-il stupide ou fou, mais il l'affrontera, pour protéger son territoire de leur maléfique emprise.

Intrigue II-3, Trame alternée
Dans cette réalité, Martial a bel et bien épousé Alméïde et lui a fait toute une ribambelle d'enfants. Il est devenu duc de Bellifère et régit le Duché d'une main de fer, imposant un règne que certains pourraient qualifier de tyrannique... Et il avait quelques plans pour, éventuellement, tenter de s'emparer du trône d'Ibélène.
Il ne s'est pas réveillé, durant cette réalité.



Questions Livre II:
 
La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• La Chasse Sauvage est une abomination, un Ennemi à abattre. Martial la craint peut-être, mais de cette crainte il tire une volonté de protéger et son duché, et son empire, ainsi que ceux qui lui sont chers. Lui qui n'était pas tellement tourné vers la lecture cherche dans ses moments libres à s'informer. Connaître celui que l'on veut affronter reste essentiel.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Martial la voit comme un moyen d'assurer la domination de l'empire qu'il supporte sur celui de la magie. La preuve que l'inné, jamais, ne sera aussi déterminant que l'acquis. Avec hargne et fougue, le souverain du duché de la Guerre veut continuer la lutte, que les sacrifices de tous les guerriers déjà tombés au combat ne soient pas vains.
La trêve décrétée le 9 décembre, Martial n'est pas sûr d'en être heureux. Pour lui, un conflit doit connaître un fin, et non pas une pause. Avoir un vainqueur, pas deux personnes décrétant qu'on s'arrêtait cinq minutes. Il comprend le geste de l'empereur, le perçoit comme un hommage à la combativité de son homologue décédé. Néanmoins, une guerre sans vainqueur, seulement des morts et des mots vains, c'est une exécution publique.
Pas une guerre.


Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Personne n'est vraiment libre, selon lui. Tous ont juré allégeance à quelqu'un, quelque chose. Se dire libre revient à se déclarer parjure, quelque chose dont il a horreur. La ville aux Mille Tours est pour lui, bien loin d'un asile neutre, une faiblesse sur le continent. Il n'y a effectué que de rares incursions, et à chaque fois, même la Ville Haute ne peut jouer de son charme sur lui. Il n'y remettra jamais les pieds de son plein gré.






Dans la vie, je m'appelle Vena et j'ai 19 ans. J'ai découvert le forum via l'assassin aux gâteaux et voici ce que j'en pense : Vous êtes beaux, vous sentez bons,
et votre section à PV est un piège. :laa:
.
Pour les inventés : Je vous autorise/ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  




Récapitulatif

Martial de Bellifère

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Alexander Ludwig
♦️ Compte principal : Non

Ne conserver que les lignes remplies
♦️ Noblesse : Duc / Bellifère



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J'ai : 34 ans
Je suis : le duc de Lagrance, marquis du Lierre-Réal

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Lagrance avant tout, à l'Ordre du Jugement et dans une moindre mesure à l'empire de Faërie
Mes autres visages: Hiémain ◊ Anthim ◊ Rackham ◊ Shahryar ◊ Nicolas
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Ven 14 Déc - 11:26



Panteraa présente

Denys
du Lierre-Réal

James McAvoy

« Chaque rose a son épine »

Obstiné - Jaloux - Diplomate - Charmeur - Désordonné - Adaptable - Calculateur - Égocentrique

Ah Denys..Denys. Peut-on seulement lui faire réellement confiance ? Quelqu'un le connaissant vraiment assurerait qu’il faut se méfier de ses tours et de ses coups. Car malgré tout le charme et les beaux sourires, les mots enjôleurs et les caresses cajoleuses, c’est un esprit avisé qui joue de calcul et de rouerie pour arriver à ses fins. Non qu’il soit mauvais, c’est un tort de le désigner ainsi, il est très certainement homme de peu de foi si ses intérêts s’en trouvent mit en danger.

Il faut se dire une chose, c’est que sous le masque d’un homme fin poète et au verbe gracieux, il est de ceux qui se complaisent dans leur égo. Vaniteux et orgueilleux, centré sur lui et ses propres projets. Si jamais ceux-ci devaient être mit en danger, ne doutez pas que l'esprit stratège du Duc s'éveillerait pour mieux tout contourner. Non qu’il se targue d’être le plus intelligent des homme, on ne peut retirer à Denys son talent d’adaptation et de réflexion rapide, au delà d'une légère tendance au désordre qui ne manque pas de lui faire perdre parfois du temps. Les problèmes trouvent toujours une solution, qu’elle soit faite de la bonne ou de la mauvaise manière. Et s’il s’agit d’user de coup bas pour mieux s’en tirer, soyez certain qu’il en fera sa première arme, non sans y avoir murement réfléchit.

Néanmoins, ne lui attribuons pas que des torts et des travers, il n’en mérite pas tant. Certes, c’est un terrible jaloux, point transporté jusqu’à la paranoïa, qui estime que ce qui est sa propriété ne doit à aucun moment sembler s’éloigner de lui. Triste constat d’ailleurs qu’il ne remarque pourtant pas que l’un de ses "biens" les plus précieux s’échappe à grand pas. Le charmant Denys, s’il se complet dans l'usage du verbe et des belles paroles pour endormir les coeurs et les soupçons, n’est pas forcément un hypocrite et un menteur. Soit, il n’est pas du genre à révéler ce qui le concerne et ce qui à ses yeux ne mérite pas d’être dit, mais l’homme se montre courtois et intentionné, voire bon camarade de conversation et plutôt ouvert si l’on ne s’attarde pas sur ses propres affaires. On lui remarquera néanmoins une certaine obstination, et si aucun sujet n’est réellement prompt à le fâcher, sachez que ses avis sont bien souvent tranchés et que tenter le faire virer de bord risque bien vite de se terminer par une forte irritation doublée d’un refus de finir la moindre conversation. A défaut de céder à la colère, son tempérament un peu brut de ce côté là aura pour simple résultat de le braquer.

Bien heureusement, il n’est pas vraiment rancunier. Ou du moins, ne l’est pas pour de pauvres futilités. C’est un diplomate, qui avant d’user des pires méthodes s’arrangera pour éviter les tristes conclusions. Même s’il ne rechigne pas totalement à utiliser les pires bassesses entourées des plus beaux secrets. Et encore, il n’est que la tête pensante, jamais il ne sera la main souillée. Par ailleurs, Denys estime que les mots et la réputation sont la meilleure arme et la pire faiblesse des Hommes… Sachez vous souvenir de cela, car lui pourrait ne rien ignorer de vous.



©️ Lux Aeterna
La Rose. La plus belle d'entre toutes les fleurs. Pureté et passion s'associent à la perfection dans la corole de ses pétales divinement doux. Mais sa beauté n'a d'égale que sa farouche stature, protégée par un écrin d'épines qu'il ne fait pas bon d'affronter. La Rose est la fleur préféré de Denys. Elle lui rappelle la force cachée derrière le masque de magnificence. Cette force que cache le peuple Lagran, de cela il en est certain. Quand le temps lui laisse l'occasion, il s'en va alors flâner jusqu'à la serre des roses attenante au palais ducal, laissant son esprit se perdre dans les fragrances sucrées et s'enivrer d'une beauté aussi cruelle que sauvage. La rose le suit en toute situation, témoin gracieux de son humeur de l'instant. A chaque aube qui se lève jusqu'au crépuscule tombant, Denys accompagne sa boutonnière d'une de ces merveilles dont la couleur change régulièrement.



©️ Love
Âge : Denys a fêté ses 33 ans au mois de septembre.
Date et lieu de naissance : Né le 02 septembre 969 sur les terres sublimes de Lierre-Réal en Lagrance.
Statut/profession : Il est le Duc de Lagrance.
Allégeance : Il offre avant tout son allégeance à Lagrance. Il est aussi profondément loyal à l'Ordre du Jugement. Bien entendu, il accorde aussi son allégeance à Faërie.
Dieux tutélaires : Denys a été placé sous la protection de Cerah à sa naissance, la déesse tutélaire de Lagrance. En grandissant, il s'est voué plus tard à Syned, prince des infidèles et des menteurs, et à Mirta, dame des plaisirs charnels. Depuis peu, il voue aussi ses prières à Sithis, gardien des morts, dont il porte la marque.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Noblesse



Aube qui perle sur le duvet des roses

Une rose est née, le second jour de septembre 969. Si belle et unique, mais désespérément solitaire dans son immense jardin…

Je m’en souviens encore comme si c’était hier. De ces beaux jardins de fleurs qui aux portes de l’automne se couvraient du voile du sommeil pour ne s’en réveiller que plus beau au lendemain de l’hiver. A chacun de mes anniversaires, alors que les beaux jours commençaient à faire tomber les premiers pétales et feuilles des merveilles vertes de Lagrance, j’avais droit à cette vision charmante et paisible. Après les chaleurs infernales, les récoltes incessantes et avant les inquiétudes causées par le froid, les manœuvres commerciales, cette période se révélait toujours douce et calme, comme le prélude avant la symphonie. Je suis né fils unique. Et je pense que les attentions poussées de ma mère envers moi pendant toute mon enfance ont forgé les traits de caractère qui me rendent un tantinet orgueilleux et assuré. Je n’étais, je crois, pas un enfant mauvais, ni trop capricieux ou turbulent, mais j’étais assez malin pour obtenir de tout le monde ce que je désirais le plus. Et par ailleurs, je ne manquais pas non plus de vouloir toujours attirer le regard ou devenir le préféré de chacun. Mon père était moins leste en ce qui concernait mon éducation, bien que lui non plus ne me priva de rien et surtout pas d’affection. Il se conduisit comme tout père devait se conduire, telle l’autorité paternelle, solide et ferme, là où la douceur maternelle n’était que trop gentillesse et souplesse.

Dans le si beau jardin, la reine des fleurs flétrie et se fane.

Je n’étais pas bien vieux quand c’est arrivé. Mais je l’étais assez pour comprendre les changements que cela impliquait et apprécier ceux qui me concernaient. Un point sans doute s’impose concernant ma famille. Peut être sommes nous dignes de critiques – même si je dois avouer ne pas les comprendre – mais la famille du Lierre-Réal a surtout su attirer sur elle la jalousie de ses contemporains pour le lien qu’elle entretenait avec les Ducs de Lagrance. Contrairement à ce que l’on veut bien croire, il n’a jamais été question d’opportunisme et de vanité derrière les services rendus à cette noble famille. Il était même surtout question d’amitié. Je ne nie pas qu’en effet, certains marquis du Lierre-Réal se soient fait remarqués pour des actions qui touchaient à la facilité pour s’attirer quelques bonnes grâces, mais depuis des siècles, nous soutenions les Ducs de Lagrance avec la plus farouche des loyautés et n’en déplaise aux autres. La tragédie qui toucha la Duchesse Cyselle n’apporta qu’une certaine consolation. Car si la famille du Lierre-Réal fut désignée comme légitime successeur au trône de Lagrance, nombreux furent les opposants et les détracteurs. Certains nous accusèrent même d’être à l’origine de la mort de la Duchesse, hélas pourtant d’une faible constitution. Aujourd’hui encore, malgré les années, le pouvoir de ma famille est dangereusement critiqué.

Quand Cyselle est morte et que ma famille prit la tête de Lagrance, j’étais encore un bien jeune garçon. Les changements furent quelques peu drastiques sur tout ce qui concerna mon éducation. Dauphin unique de la couronne, je n’étais plus tout à fait autorisé à me comporter comme je le souhaitais, et j’ai bien vite compris qu’il valait mieux pour moi consentir aux obligations que m’imposait mon père plutôt que de les combattre. Et puis, il y avait une certaine forme d’orgueil naissant à se fondre dans le rôle de l’héritier. Mieux j’accomplissais mes tâches et mes devoirs et plus j’étais libre à ma manière. Terrible, je l’étais devenu en grandissant. Pas nécessairement d’une mauvaise manière, mais mes talents à faire les yeux doux aux cuisinières pour obtenir d’elles des douceurs se muèrent vite pour convaincre à quelque chose de plus charnel. Invétéré courtisant de la gente féminine, j’attirais autant aussi bien les jupons de ses dames que leurs colères.

Frêne fleurissant au zénith
L’année de mes vingt-trois ans eut la terrible chance – ou malchance – d’être mémorable. Elle voyait venir en elle la mort de mon bien cher père et ma prise de pouvoir sur le trône de Lagrance à sa place. Même si j’avais depuis bien longtemps été préparé à cette optique, force m’étais de constater que j’avais grandement sous estimé à l’époque l’état du duché et de ma propre famille à sa tête. Père n’avait jamais tenu plus que ça à aborder le sujet, mais bien des fois nous avons, mère et moi, été les témoins des négligences et calomnies des autres familles de la noblesse Lagrane. Sans doute ces divergences d’opinion et ces luttes intestines stériles eurent raison de la santé de mon père, déjà affaiblit par de graves maladies qui empiétaient sur son état depuis plusieurs années. Notre situation délicate était donc la priorité de mon début de règne. Aussi fus-je condamné à prendre quelques décisions, loin des futilités qui parfois venaient gangréner mon esprit. Non que cela fut si terrible, mais mon insouciance de jadis était partie bien loin en peu de temps.

Si s’inviter dans les affaires internes de Lagrance fut une évidence, l’une de mes priorités fut de consolider sa position à l’échelle de l’Empire. Et même bien plus loin… Mon père avait su entretenir de très bonne relation avec Faërie, chose qui perdura sous mon commandement. Mais j’usais d’autres stratagèmes pour renforcer ma position et donner au peuple tranquillité et paix. Je pense pouvoir me targuer d’avoir conclu avec chacun des royaumes d’Ibélène et Faërie des alliances aussi positives que cordiales. Lagrance n’avait jamais représenté une force dangereuse ni ne s’était montré comme belliqueuse ou mauvaise. Le duché avait toujours été riche et généreux de ses récoltes et ressources et ce simple fait, mit sur les balances des négociations apporta au pays sa prospérité. Ce fut ce pour quoi j’oeuvrais toutes ces années, jusqu’à ce qu’une épine se plante violemment dans mon pied.

Iris et blanc Lys, bataille au crépuscule
La situation de ma famille resta sensiblement la même aux yeux de la noblesse : illégitime. Une constatation qui me vint à l’un des pires moments de ma vie. Ou l’un des meilleurs. J’ignore encore comment je dois le considérer. A cette époque, au cours de mes nombreux voyages au travers d’Arven pour renforcer la situation politique de Lagrance, je fis la rencontre de la charmante Mélusine de Séverac. Femme d’esprit, maligne et belle, une fleur unique et sauvage comme l’on avait rarement l’occasion d’en rencontrer. Je l’ai invité à séjourner au palais, ce qu’elle ne tarda pas à faire à mon grand plaisir. Je n’ai jamais été homme de foi et de fidélité auprès des femmes et pourtant, il y avait avec elle cette attirance et cette alchimie qui me poussa à rester dans ses bras quand elle m’y offrit une place. Je ne m’étendrais pas sur le sujet des sentiments et ce genre de chose, ce qui est arrivé par la suite brisa quelque peu toute relation entre nous, hélas. Mais je peux dire que Mélusine fut une femme inoubliable et même plus encore. Mon attachement pour elle demeure, malgré la déception que je trouve à lui reprocher. Une déception malheureusement née d’une réaction compréhensible, quoique peut-être extrême…

J’ai dit que la noblesse trouvait toujours à reprocher au Lierre-Réal la place qu’elle occupait désormais, et moi le premier fut la cible des complots. Fêtes officielles, bals, réceptions, pas une de ces situations ne fut épargnées par les détracteurs Lagrans, énervés et jaloux. Une décision s’imposa, quoique terrible à considérer. Oh elle ne le fut pas réellement, même si aujourd’hui, je ne nie pas qu’elle me pèse et me semble de piètre efficacité… le mariage. Une option que je n’avais pas envisagée à l’époque mais qui se présenta à mes yeux assez subitement quand la situation s’envenima. La relation entretenue avec Mélusine n’attirait guère le bon œil, surtout pas auprès de la noblesse. Aussi ai-je du mettre fin à celle-ci, annonçant mon désir de me marier, mais point avec elle. Un choix prit bien à contre cœur, où je n’ai jamais révélé à la principale concernée tous les tenants. Je lui reproche de ne pas avoir essayé de comprendre et d’être partie sans prévenir, mais je sais aussi que j’ai brisé son cœur et pour cela, je m’en veux terriblement.

J’ai cru pendant longtemps que la charmante Marjolaine saurait combler mon cœur. Elle était belle, une fleur aussi rare que pure, simple mais presque envoutante et magique. Lorsque je l’ai vu, qu’elle me fut présentée et que nous avons commencé à faire connaissance, j’ai rapidement jeté mon dévolu sur elle. Puis je l’ai choisi, oubliant toutes les autres prétendantes. Elle était noble, sa famille était puissante en Lagrance et mon mariage avec elle saurait surement calmer la haine des autres. C’est ce qui d’ailleurs arriva et me prouva combien ma stratégie avait su fonctionner. Du moins l’ai-je cru un bon moment… Je pensais pouvoir aimer Marjolaine, et d’ailleurs, je l’aime, d’une certaine manière. Mais ses bras ne savaient me retenir, son cœur et son esprit m’assagir et je suis bien rapidement retourné dans les bras d’une autre, et d’encore une autre, satisfaisant nombre de plaisirs et de sensations. Néanmoins, j’eus avec elle ma charmante et adorable fille, Rose, la plus belle des fleurs, la plus belle des enfants.

Une forme de calme s’est imposé ces dernières années. Lagrance jouit d’une certaine stabilité interne et de solides relations avec l’extérieur, bien que la venue d’une nouvelle impératrice chamboule quelque peu mes plans. Les tensions qui règnent entre les deux empires ne sont pas pour rassurer d’ailleurs… mais la jeune Chimène n’est peut être pas aussi naïve et inefficace que tout le monde semble le croire. Ma situation propre me semble toujours précaire, le regard des autres m’irrite et me fatigue, car quelque chose me fait penser que ma place n’est pas aussi assurée que celle des familles millénaires qui règnent sur les autres duchés. Une alliance et une amitié avec la nouvelle Impératrice pourraient m’assurer ma légitimité. C’est encore, ce qui aujourd’hui, peut me rassurer.

Pendant le livre I : Les choses ne sont pas allées en s'améliorant en Arven. Lors du couronnement de l'Impératrice Chimène, Denys s'est imposé comme défenseur de celle-ci face à Gustave de la Rive, quand bien même tous deux étaient-ils alliés de l'Ordre du Jugement. Le but premier était bien évidemment de profiter des faiblesses de Chimène, elle si facile à manipuler. Chose que Denys a plutôt bien réussi jusqu'aux évènements du Tournoi, où celle-ci, enlevée par l'Ordre, s'est décidée à fermer la porte à toutes les négociations en faveur des magies scellées, pour lesquelles le duc de Lagrance s'est battu lors du festival de l'Oraison. Offrant l'asile aux mages du sang clandestin, Denys s'est fait ami de ceux-ci, jusqu'à ce que Gustave de la Rive prenne finalement le pouvoir durant la Samhain en Outrevent. Un coup d'état bien évidemment prévu par le duc de Lagrance, ayant finalement participé à la monté de celui-ci sur le trône après avoir jugé que Chimène ne lui était guère utile. Partisan du nouvel empereur, tout semblait s'être profilé à merveille pour Denys. Pourtant celui-ci n'a pas manqué de mourir lors du Tournoi des Trois Opales, victime désignée dans le collimateur de la Confrérie Noire. Il ne doit sa survie qu'à ses talents de diplomate, beau parleur et à ses contacts puissants auprès de la Cour des Miracles. En échange de sa vie, Denys a rendu à la Confrérie les anciennes reliques de Lida et Sithis : Réalia et Calibourne. Mais le prix n'est pas sans conséquence, puisqu'il s'est retrouvé marqué par Sithis lui même et lié, d'une certaine manière, à la Confrérie Noire. Et si la nouvelle de la maternité de Marjolaine semble être une petite lumière agréable, rapprochant sensiblement Denys de son épouse si longtemps trompée, une ombre au tableau se dessine : la rumeur dit que l'enfant attendu n'est pas le sien. Il entretien le doute, Denys, car il a confiance en Marjolaine. Pourtant, il ne peut s'empêcher de se demander pourquoi... pourquoi cette rumeur est-elle née ?

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Denys de la trame alternée n'était pas duc ni même marié à Marjolaine. Au lieu de cela, il a vécu comme Marquis du Lierre-Réal, fidèle à Cyselle, sa duchesse, et son épouse Mélusine avec qui il a eut quatre enfants (Lys, Lilas, Lazare et Lothaire). Les choses ont commencé à se gâter lorsque Mélusine a retrouvé la mémoire, quittant le domaine avec fracas sans donner plus d'explication. Seul et prit d'incompréhension, Denys a reçu peu après la visite de son ami d'enfance, Mayeul, visiblement tout aussi déboussolé que Mélusine ne l'était. Si Denys ne le croit pas et le prend pour un fou, il a tenté malgré tout d'écouter son ami et son discours insensé. Finalement, ils partent à la rencontre de Mathilde, la soeur de Mayeul et proche amie de Denys, et c'est là bas qu'il finit par recouvrer la mémoire à son tour (le 19 avril au soir). Tout aussi surpris et perdu, il parvient néanmoins à mieux jouer le jeu que son compagnon, même s'ils décident qu'il vaut mieux partir pour Lorgol, là où se trouvent certainement leurs réponses. Le vrai Denys sait de toute façon qui est responsable de ce dérèglement, étant membre important de l'Ordre. Néanmoins, alors qu'ils s'apprêtent à partir pour la cité des Milles Tours, Denys décide de faire un détour vers Edenia pour y voir Cyselle. De cette rencontre découlera bien des changements.

Définitivement partis pour Lorgol, Denys évite de rester trop longtemps dans le camp des réfugiés même s'il y revient régulièrement. C'est le 26 mai qu'arrive un tragique événement : sa propre mort, assassiné par Castiel de Sombreflamme, sous les yeux de son épouse Marjolaine qu'il venait à peine de retrouver. Malgré le choc et l'horreur de cet événement, Denys a décidé de conserver ses souvenirs, prit d'une rancoeur forte pour celui qu'il considérait comme un ami et qui l'a tué.

Pendant le livre II : Très occupé par la guerre, Denys n'a cependant pas négligé son implication auprès de l'empereur et des mages du Sang. L'Ordre l'a aussi beaucoup sollicité et grâce à son aide, il a pu entrer en possession de documents importants de la couronne de Sombreciel, grâce à l'enlèvement et la torture d'Alméïde d'Erebor. Très touché et marqué par la Trame Alternée où il a trouvé la mort, Denys s'est néanmoins relevé plus fort et plus déterminé que jamais dans ses convictions auprès de l'Ordre. Même s'il déplore l'avancée continuelle de la Guerre et des nombreuses défaites rencontrées par Faërie lors de l'Epidémie, il a fait en sorte d'épargner au mieux son peuple en le faisant reculer du front, qui lui, n'a cessé d'avancer. De manière plus personnelle, Denys s'est beaucoup rapproché de son épouse, qu'il ne trompe plus. Il est très heureux aussi de la naissance d'une seconde héritière à la couronne de Lagrance : Raiponce. D'autre part, Denys a commencé à exploiter la marque de Sithis, découvrant que celle-ci n'est pas un simple serment le rattachant au dieu Sans-Visage.



La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Denys est inquiété par cette Chasse Sauvage qui parcourt librement les cieux d'Arven, mais il soutient parfaitement les actes de l'Ordre pour avoir libéré celle-ci. Via les archives de l'Ordre, il sait en partie ce qu'elle représente et des conséquences nées de son enfermement. Pour l'instant, il a conscience que la seule chose que le monde puisse faire, c'est vivre avec cette menace au-dessus de la tête, mais ne la voit pas de manière positive ou négative. Son danger reste cependant bien vrai et il ne l'oublie nullement.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Destructrice, certainement, mais peut-être pas totalement inutile. C'est la guerre qui a permis aux Savoirs et Magies bannis de refaire leur apparition et peut-être ouvrir un peu les yeux au peuple d'Arven. Denys n'est certainement pas pour la violence, et il déplore tout autant les morts inutiles et les massacres, mais il voit aussi au delà et dans l'avenir. Et il espère que si cette trêve perdure, les avancements idéologiques eux ne s'éteindront pas avec la paix.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Denys apprécie énormément la cité aux Mille Tours, même s'il n'a pas l'occasion de s'y rendre très souvent. Ses relations avec la Cour des Miracles fait qu'il ne craint pas trop de se rendre dans la Ville Basse, même s'il évite le plus possible d'y mettre les pieds, particulièrement depuis sa "rencontre" avec la Confrérie Noire. Quoiqu'il en soit, Denys garde un avis positif sur la cité de Lorgol et s'y rend si nécessaire avec grand plaisir.

Livre I:
 

livre II:
 







Dans la vie, je m'appelle Biquette (Camille) et j'ai 22 ans. J'ai découvert le forum via Dragonvale et voici ce que j'en pense : #faiblesse #jevousaime #jesuisderetour .  




Récapitulatif

Denys du Lierre-Réal

Mise à jour des registres et bottins



♦️ James McAvoy
♦️ Compte principal : Oui

♦️ Noblesse : Duc / Lagrance / Lagrance
Marquis / Lierre-Réal / Lagrance
♦️ Affiliation : Ordre du Jugement


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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Ven 14 Déc - 18:31



Panteraa présente

Anthim
d'Erebor

Santiago Cabrera

« Majestueuses sont les montagnes d'Erebor, sauvage est le désert de mon pays. Tel est notre équilibre, notre fierté. »

susceptible - jaloux - poète - cultivé - pondéré - orgueilleux - généreux - séducteur

Un grand homme. Voilà ce que tu es et ce qu'on pense de toi. En général. Tu es de ces personnes faites du bois d’Ibélène, plongé dans le savoir et la connaissance, pourvu d’une soif d’apprentissage qui façonne ton caractère. Calme et stable, tu es à l’image des montagnes de ton duché, ton symbole par excellence. Grandeur et force, noblesse et aussi finesse, là sont les attributs qui te correspondent, mais ne soignent pas particulièrement les défauts de ta personnalité.

Car des défauts, tu n’en manques pas, et ils ont tendance à te jouer des tours plus que tu ne souhaites le reconnaître. Ah ça… L’orgueil a bon dos, n’est-ce pas ? Il te permet d’ignorer tes travers avec superbe, comme ta jalousie terrible et maladive, qui a tendance à te faire supposer des choses, parfois à raison, bien souvent à tort. Par chance, ta colère, si elle est bien présente n’explose que rarement. Ça ne l’empêche pas d’être terrifiante et oppressante quand l’égo qui est le tient se retrouve blessé. Et il l’est hélas bien trop souvent. Un mot de travers et tu ne manques pas de te vexer. Car l’orgueil domine et n’accepte pas la critique, quelle qu’elle soit. La susceptibilité est sans doute la pire caractéristique qui te correspond, t’emportant dans des colères qui peuvent durer plusieurs jours. Force est de constater que tes proches doivent bien souvent s’accommoder de ce caractère emporté et parfois sauvage. Tu as beau être de toute ton cœur d’une noblesse indiscutable, forgé des métaux précieux des montagnes, tu as en toi de cette force puissante et parfois violente des gitans des sables.

Mais ne nous attardons plus sur tes défauts, passons à ce qui fait de toi ce grand homme souverain d’Erebor. La curiosité oui, elle est le premier souffle de ton existence. Nous l’avons déjà évoqué, mais épancher ta soif de savoir est ardue, plus encore quand il s’agit d’Histoire dont tu es amoureusement féru. Ton sommeil est souvent tombé entre les pages de deux ou trois livres emprunté à la bibliothèque du palais. Tu es un grand passionné, malgré la pondération de ton caractère, et tu brides fort bien cet état-là de toi pour prendre les meilleures décisions qui s’imposent, quitte à ce qu'elles soient parfois extrêmes. Tu n’as pas peur de prendre de lourdes mesures, tu fais juste en sorte qu’elles soient réfléchies et justes. Sauf peut-être quand cela concerne Sombreciel et un certain Castiel. Du reste, tu es quelqu’un de particulièrement cultivé – ce qui ne rend pas tout à fait sage, la fougue l’emporte encore parfois sur ton caractère – et fin penseur, faisant de toi un homme écouté et respecté.

Cultivé et poète, tu aimes les belles lettres et la finesse qu’est l’art de la pensée transcrite en parole. Un art auquel tu t’essaies avec grand plaisir. Fin séducteur de ses dames, tu es surtout aimant et particulièrement protecteur avec ceux que tu aimes. Peut-être trop. Mais cela fait aussi de toi un homme généreux, récompensant les mérites et les valeurs. Mystérieux mais pas solitaire, tu aimes le faste et l’attrait de richesse qu’impose ton rang autant que tu apprécies l’austérité rugueuse des montagnes et du désert de ton pays. Ah ce pays que tu aimes tant et pour lequel tu pourrais te battre jusqu’au bout. Il te marque au plus profond de ton âme : tu es Erebor et tu lui appartiens.



©️ Chevalisse

La plume griffonne intensément le parchemin dans une encre d'un noir de jais, alors faiblement éclairé par la lueur timide d'une lampe. Les mots sont l'expression de sa pensées, vers muets chantant la beauté des dunes qui dorment silencieusement sous son regard et celui des deux lunes. C'est là où Anthim se rend quand le sommeil le fuit, aux abords de la ville, frontière où commence à poindre le désert infini. Il n'a pour seul témoin que les étoiles, observatrices de son petit rituel nocturne jusqu'à l'aube naissant. Et lorsque Valda s'entoure de ses voiles pour saluer le jour et coucher la nuit, seulement se décide-t-il enfin à rentrer, cachant secrètement le fruit de ses écrits.



©️theladycastamere
Âge : 35 ans
Date et lieu de naissance : 21 août 967, à Vivedune, Erebor
Statut/profession : Duc d’Erebor, Roi des Gitans
Allégeance : A Erebor avant tout. Il est toujours loyal l'empire d'Ibélène, mais il attend de voir ce que vaut Octave pour lui donner son entière confiance.
Dieux tutélaires : Anthim est né sous la bénédiction de Joseï, mais son amour pour les astres et les cieux aux milles étoiles le fait adresser des prières à Valda.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Noblesse



Lorsqu’il est né, Valda a paré le ciel de milles étoiles. Les lunes ont brillé de toute leur splendeur et il sembla alors que leur éclat se refléta dans les prunelles du prince nouveau-né, illuminant son regard d’une lueur semblable à deux joyaux. Les yeux d’Anthim ont toujours été sources de beaucoup d’admiration, lui fils d'Erebor aux yeux si clairs. On murmura que la Divine Mère des Astres était descendue bénir l’enfant, lui octroyant ces iris d’une clarté limpide et d’une noblesse indiscutable.

Anthim n’est pas seulement le reflet de la nuit et des étoiles, il est la montagne solennelle, grande et solide, qui veille de par sa hauteur sur tous ceux qui vivent sous son regard. Il est aussi le désert aride, sauvage et changeant, d’un caractère enflammé mais d’une générosité louable et respectée. Anthim est un fils d’Erebor, un fils des dunes infinies, où l’esprit se perd dans le chant barbare et poétique de ses gitans. Il est un fils des monts rocheux et austère, riche des joyaux qui s’y cachent dans le plus grand des mystères.

Enfant, il rêva à bien des choses, mais rien ne nourrissait plus son sommeil que l’Histoire. D’abord le fantasque et l’irréel, ces légendes contées pour endormir ou faire peur. Puis quand le temps avança, qu’il passa d’enfant à jeune garçon, il s’intéressa à ce que le passé pouvait bien avoir à raconter. Erebor avant tout, il voulait tout savoir et tout connaitre, chaque mythe et chaque tradition qui pouvaient bien se raconter sur son pays. Car rien ne le passionnait plus que la beauté sauvage d’Erebor. Combien de fois son père l’avait-il retrouvé à écouter auprès gitans de passage les histoires qui se racontaient depuis les temps anciens, l’ancestral savoir qui dormait sous les sables du désert et sommeillait dans les profondeurs des montagnes ? Prince héritier il l’était. Et s’il ne s’éloigna jamais de ce destin qui lui était réservé, il s’abreuva néanmoins de toutes les connaissances qui pouvaient tomber entre ses mains. Bientôt, il apprit tout d’Erebor. Tout ce que les livres avaient pu consigner du moins, et le reste, les chants des anciens modelèrent son imagination.

Le savoir et la connaissance étaient une source de bonheur pour le jeune prince. Peu habile aux arts du combat, il compensait ce défaut avec ce qu'Alder lui avait offert : l’esprit et les sciences. Mais ce qui combla avant tout sa jeunesse au-delà d’une vie familiale parfaitement stable, équilibrée et presque parfaite, ce fut Alméïde. Des sœurs, Anthim en avait un grand nombre. Des plus vieilles, des plus jeunes, il n’avait jamais fait plus que ça attention aux filles du harem de son père, jusqu’au jour où il rencontra celle-ci. Les pleurs et les larmes, les sanglots étouffés, des joues rougies et sillonnées malgré la révérence esquissée, maladroite mais sincère, quoiqu’effrayée. Il était jeune, Anthim, quand il tomba sur Alméïde au cœur tourmenté. Il était jeune et pourtant déjà si généreux et conscient de ce monde qui l’entourait. Le mal régnait partout, et quand il vit cette sœur inconnue, cette jeune sœur au visage d’enfant trahit par de lourdes larmes, il laissa de côté la réflexion et dédaigna la raison. Il prit sa main, la tira loin de sa cachette et l’emmena jouer. Ils jouèrent longtemps. Si longtemps que le soleil s’effaça dans le ciel pour laisser place au crépuscule. Et quand on se rappela à lui et à son rôle de prince, il partit voir son père, sa main dans celle d’Alméïde, pour le prier de lui accorder grâce.

Aussi généreux que fut son acte pour Alméïde, il fut cruel pour les autres filles du harem, délaissées et envieuses du destin si clément accordé à l'une des leurs. Mais peu importait à Anthim, il avait une sœur, lui qui avait toujours grandit en fils solitaire. Sa sœur, la seule qu’il reconnaissait comme tel, parce que son cœur était vrai, son cœur était doux et généreux. Et Anthim l’aima cette sœur, d’un amour fraternel et protecteur. Ils grandirent ensemble, partageant leurs passions communes ou dissemblables. Elle devint sa plus proche amie et sa bien aimée confidente, toujours présente à ses côtés et détentrice de sa plus profonde confiance. Elle avait le don, par sa douceur, de calmer les quelques grandes colères de son frère.

Hormis peut-être celles qui concernaient Sombreciel...

Pouvait-on en vouloir aux deux ducs d'entretenir cette haine millénaire qui régnait entre leurs deux duchés ? Sans doute pas, mais on pouvait leur reconnaitre une intense puérilité. Castiel de Sombreflamme était le seul à rendre Anthim aussi enflammé de colère malgré toute la pondération et le calme de son caractère... Mais qu'importait cet ennemi séculaire. Car la félicité couronnait Erebor et non Sombreciel, et de ça, Anthim s'en amusait beaucoup.

Lorsqu'il eut vingt-cinq ans, il prit la place de son père, mort comme son le sien avant lui dans un sommeil paisible. Mort sur les terres d'Erebor qui veilleraient éternellement sur lui. Ainsi commença le règne d'Anthim, respecté parmi tous les peuples de son pays, reconnu et apprécié. Et il leur rendait toujours bien. Mais rien sans doute n'apporta plus à son bonheur que sa récente union avec la douce et splendide Sitara, concubine de son harem, favorite parmi toutes les autres et détenant déjà son coeur avant même qu'un mariage n'ait lieu, couronné par la naissance d'un fils bien aimé. Et quand la nouvelle tomba sur cette naissance tant attendue, il n'hésita pas une seconde, faisant d'elle sa sultane. Une femme qui lui correspondait en tout point, dont les talents et vertus concouraient aux siennes ou les compensaient. Une femme qu'il aimait profondément. Une femme qui le rendait fort.

Et tous deux rendraient Erebor plus fort que jamais.

Pendant le livre I :
Malade lors du couronnement de Chimène, Anthim n'a guère pu assister aux événements qui ont troublé Faërie. Mais il a eu le temps devoir l'humiliation de sa soeur par Castiel de Sombreflamme, éveillant en lui des doutes sur les relations qu'Alméïde et lui pouvaient entretenir. Si Anthim s'est disputé pendant un temps avec elle, les choses ont fini par se calmer, le duc espérant que sa soeur cesse de revoir son ennemi. Il se rend bien évidemment au Tournoi des Trois Opales, même s'il ne garde que de sombres souvenirs de ces événements : l'attaque de l'Ordre sur son épouse, Castiel dans la chambre de sa soeur, ces deux là disparaissant lors d'une attaque générale sur le Colisée... Et bien qu'une fois rentré en Erebor, les choses semblèrent se calmer (Sitara attendant un nouvel enfant), de nombreux clans des sables semblaient être de plus en plus proches de l'Ordre. Les tensions s'élèvent de plus en plus, et c'est bien à contrecoeur que le duc d'Erebor s'est rendu en Outrevent pour la Samhain. Ses derniers sursauts de diplomatie s'étiolent quand son épouse est enlevée dans les catacombes de ce Mémorial maudit et qu'il est lui même mordu par une de ces impies créatures relevée par la magie, le faisant tomber dans une profonde torpeur. Pour autant, même s'il n'apprécie pas l'Ordre du Jugement, Anthim est pour le retour des savoirs perdus. Mais jamais il n'acceptera cette violence faite à l'encontre des siens. Quand bien même se présente-t-il cruel envers Alméïde en décidant de la marier de force à Martial de Bellifère, lassé et irrité de voir sa soeur être approchée par Castiel : il refuse une union entre eux. La guerre est déclarée avec Faërie, et même s'il la déplore quelque peu, ce Gustave, soutient de l'Ordre menace Ibélène bien trop pour qu'on ne l'arrête pas.

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Dans cette réalité, Anthim n'était ni duc ni même citoyen d'Erebor. Assassin et même Ecoutant de la Corde au sein de la Confrérie Noire, il a essayé dans sa jeunesse de former un coup d'Etat contre son demi frère Anwar avec l'aide de sa demie soeur Alméïde qui le haïssait. L'échec les a vu tous les deux bannis du duché. Trouvant refuge en Sombreciel, il s'est lié d'amitié avec Castiel de Sombreflamme dans un premier temps avant de tomber amoureux de lui et devenir son amant. Quand le Castiel de la vraie réalité se réveille, Anthim note un léger changement mais rien qui ne l'inquiète vraiment. La mort tournée en assassinat de son fils, Arsène, légitime héritier de la couronne Cielsombroise (puisque fils aussi de Mélisende, femme officielle de Castiel), a provoqué une vive rage chez Anthim et il a ordonné la condamnation des supposés assassins, avec l'accord de Castiel. Se rendant à Lorgol pour justement s'occuper des coupables, lui et son amant décident de se marier.

C'est tardivement qu'Anthim s'est réellement éveillé dans cette réalité, le 17 mai. Il a décidé de ne pas se souvenir de cette période.

Pendant le livre II : La guerre a fait rage en ce début d'année 1002, et Erebor n'est pas le moins touché des duchés. Protégeant du mieux qu'il le peut son peuple, Anthim a subi néanmoins une grosse déconvenue, en la personne de sa soeur Alméïde. Prévoyant de la marier à Martial de Bellifère pour renforcer les alliances, il découvrira avec stupeur que sa soeur s'était fiancée sans son accord au duc de Sombreciel. A deux doigts de la bannir définitivement d'Erebor pour cette trahison et ce manquement à tous ses devoirs, Anthim mettra de côté cette décision. Refusant d'abord de donner sa bénédiction à Alméïde et Castiel et craignant la colère de Martial, il acceptera finalement les manigances de son homologue Cielsombrois qui parvient à trouver un arrangement. C'est certes à contre-coeur que le duc d'Erebor donnera son accord à cette union. Cherchant un moyen de renforcer malgré tous les alliances de son duché, il envisagera le mariage avec la princesse de Valkyrion, quitte à renvoyer son épouse Sitara au harem et transgresser la tradition d'Erebor. La chose ne se fait cependant pas et Anthim retournera à Vivedune où il apprendra en mars la disparition de sa soeur, enlevée par l'Ordre. Elle n'est rendue qu'un mois plus tard et il acceptera d'aller la voir en Sombreciel, inquiet de son état. C'est à cette occasion qu'il apprend qu'Alméïde est l'écrin de la Tour Noire de la Rose Ecarlate.

Anthim n'a pas été marqué par les souvenirs parallèles de la Trame Alternée. Néanmoins, les actes de l'Ordre ne sont pas sans le marquer encore une fois. Tout en soutenant clairement leurs objectifs de rendre à Ibélène sa gloire passé via le retour des Savoirs Perdus, le sultan des sables n'a pour cette secte que mépris et haine.

Bien qu'absent de la grande fête de Valkyrion : Lughnasadh, il apprend comme tout le monde la mort de l'Impératrice Catarine et le coma de l'empereur Augustus. Très inquiet des conséquences que cette tragédie va avoir pour Ibélène, Anthim restera très méfiant envers Octave, héritier du trône qui n'a jamais su faire ses preuves.

Malgré ce tragique événement, Ibélène retrouvera sa supériorité lors de l'Epidémie qui décima les mages de l'empire ennemi. Il n'aura que peu de scrupules a ordonner leur arrestation au sein d'Erebor, bien que préférant leur arrestation à leur mise à mort.  

Anthim n'était bien entendu pas présent lors des événements du Jour des Anciens à l'Académie, mais a bel et bien connaissance des terribles conséquences qu'ont engendrées la libération de la Chasse Sauvage. La disparition de la Rose Ecarlate l'atteint assez peu, mais l'enlèvement de sa sultane Sitara, écrin du Pion Blanc, par l'esprit de cette pièce millénaire l'a mis dans une rage insoutenable qui a peu à peu laissé place à la tristesse. La nouvelle l'a poignardé au plus profond du coeur et il ne peut se résoudre a abandonner les recherches pour retrouver sa chère épouse.



La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Elle n'inspire qu'inquiétude au duc d'Erebor, qui ne sait guère de quelle manière il peut bien défendre son peuple contre cette chose qui décime les vies sans le moindre discernement. Le fait que l'Ordre soit aussi responsable de la libération de la Chasse n'incite guère Anthim a lui trouver le moindre avantage. Il a pourtant fait des recherches dessus, le duc d'Erebor, mais il n'a rien trouvé de semblable d'histoire d'homme, en tout cas pas dans les archives du palais.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Cette relative paix est une bonne chose, elle permet à chacune des parties de retrouver un semblant de calme après une année complète de massacres et combats. Ce conflit ouvert le lasse un peu et surtout, la défense de son peuple passe avant tout. Mais s'il n'est pas contre la cessation des hostilités, il garde en tête que l'empereur ennemi est affilié à l'Ordre du Jugement qu'il exècre. Alors même s'ils veulent rendre aux empires leurs gloire d'antan, Anthim ne soutiendra pas leurs actes d'une violence inouïe.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Anthim se déplace rarement - voire jamais - à Lorgol. Il n'a aucun intérêt à y aller et les contacts qu'il a avec les forces en présence là bas (la Confrérie Noire) se déplace toujours jusqu'à lui.

Livre II:
 

Livre I:
 







Dans la vie, je m'appelle Biquette et j'ai 22 ans. J'ai découvert le forum via DV et voici ce que j'en pense : pouet.




Récapitulatif

Anthim d'Erebor

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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Ven 14 Déc - 19:58



deadpool présente

Octavius
le Rouge

Liam McIntyre

« Un esprit ne peut fonctionner, s’il est fermé. »

Renfermé, peu bavard, curieux, attentif, franc, brutal, ombrageux, surprenant, méfiant, protecteur, maussade, loyal, sérieux, infatigable, pas toujours très malin, rude, intolérant (bien que plus ouvert qu'auparavant), agile, patient, maladroit avec les femmes et en quête d'approbation



©️ Toukie
Ce n'est pas que Octavius ait peur des animaux. C'est surtout qu'il ne les aime pas. Il se méfie des plus petits (canetons et chatons inclus) et est mal à l'aise auprès des plus gros, qu'importe leur douceur ou leur agressivité.



©️ BABYARA
Âge : 37 ans.
Date et lieu de naissance : 5 juillet 965, à Val-Glacé (aujourd’hui Val-Brûlant), petit village sur la frontière entre Bellifère et Valkyrion et sujet de fréquents échanges entre les deux duchés, selon le souverain. Il est Kyréen de naissance, mais il est aujourd’hui probablement Belliférien. À bien des égards, c’est tout comme.
Statut/profession : Membre de la Guilde des Guerriers, mercenaire qui a prêté allégeance à la Cour des Miracles. Présentement garde du corps d'une Compagne, en Lagrance.
Allégeance : À la Guilde des Guerriers et au Fils des Ombres.
Dieux tutélaires : Né sous Kern, il l’invoque fréquemment, ainsi qu’Alder et ses divers attributs masculins. Frère des Miracles, il dirige aussi quelques prières vers Isil.
Groupe principal : Les Gardiens de la Tradition.
Groupes secondaires : Peuple / Cour des Miracles / Guerriers


Octavius Fer-Vaillant n'a jamais été quelqu'un. Aujourd'hui, il est même tout à fait personne. Même son nom, issu de tout, issu de rien, s'est effacé sous celui qu'il s'est définitivement choisi en rejoignant la Cour des Miracles. Octavius le Rouge, comme l'opale de feu qui rougeoie tel un œil vivant au pommeau de son épée. Un guerrier, acharné et virtuose, rougissant le sable des arènes pour ensuite en récolter les vivas.

Puis, un Voltigeur.
Sans doute le pire.

Un drôle de choix, sans aucun doute, comme carrière, du haut de ses 20 ans. Seul garçon au milieu d'une couvée de sœurs, il désirait amener l'honneur sur une famille vouée à l'extinction, si ce n'était de lui. C'était le seul moyen d'espérer un peu d'élévation sociale, une façon de sortir de la misère qui, pourtant, n'a pas toujours été celle des Fer-Vaillant. On dit que les registres parlent de bourgeoisie, il y a un temps. De cela, ils ne se rappellent pas : il y a longtemps que Val-Glacé, Val-Brûlant, ne se souvient plus, pas même du duché auquel il appartient et du nom qui est vraiment le sien. Puis, n'y a-t-il pas quelque chose de majestueux, d'impressionnant, et d'en apparence si facile, chez les Voltigeurs ? Octavius n'était pas bien différent des autres enfants d'Ibélène, admiratifs devant ces guerriers du ciel. C'est donc fort d'une expérience probante avec les armes et d'un esprit frondeur qu'il se présenta à la Caserne de Serre pour devenir un cadet. Fort de rien d'autre, car toute son éducation vient de ses années de cadet. Du moment où Cobalt s'est avancé vers lui, si énorme, si imposant, et l'a choisi.

Cobalt, si puissant, si difficile à saisir. Cobalt, dont la moindre image, la moindre pensée, secouait Octavius, qui jamais ne s'habitua à la télépathie. Cobalt, complexe, fier, curieux, fixant le ciel et l'horizon avec ce regard doré, indéchiffrable, au cœur de ce plumage fauve qui parfois semblait s'enflammer.

Ses années de cadet, puis celle unique de Voltigeur, furent difficiles. On lui apprit à lire, à écrire, la survie et tout ce qui fait l'apprentissage d'un Voltigeur, toujours en cohésion avec Cobalt. Malgré les progrès, malgré les efforts, Octavius resta toujours un mauvais Voltigeur. Mauvais, car incapable de laisser son esprit aux prises de celui de Cobalt. Mauvais, car apeuré par le vide sous lui, par ces prouesses de voltige qu'il effectuait avec un mécanisme peu naturel et qui pourtant avait semblé si prometteur à le voir tournoyer au sol. Mauvais, car incapable de faire confiance à son griffon. Incapable de s'habituer aux contacts mentaux, à cette présence. Le Maréchal le qualifiait de récalcitrant; lui n'a jamais été dupe. C'est à force d'efforts et d'acharnements qu'il réussit à devenir un Voltigeur à part entière, rejoignant le vol de Valkyrion, son duché de naissance selon les traités unissant les duchés de la Guerre et du Savoir au moment estimé de sa naissance.

Jusqu'à ce qu'un accident, qu'il sait avoir créé, qu'il sait être de sa faute, tue Cobalt.
Le laisse avec une peur irrémédiable des hauteurs, un boitement à la jambe droite et des cicatrices qui laissent présager le pire.
Et parfois, les images, les morts, horribles, encore, hurlés dans son esprit par Cobalt dans ses derniers instants.
La mort de ce lien, vital, profond, qui l'unissait à son griffon.

Octavius quitta les Voltigeurs, rejoignant la vie civile sans demander son reste. Lorsqu'il se présenta à Hacheclair, deux ans plus tard, pour y disputer le Tournoi des Trois Opales, ce fut déjà sous le nom de Octavius le Rouge. Pour oublier Fer-Vaillant, le pire Voltigeur de l'histoire d'Ibélène. Pour oublier Cobalt, le bleu, et le remplacer par le rouge qui l'a vu mourir. On l'invita à rejoindre la Guilde des Guerriers et suite à ses trois années comme apprenti, devint un guerrier homologué. De là, il quitta Ibélène pour rejoindre Lorgol, où il se fit contacter par la Cour des Miracles, en recherche de lames agiles pour accompagner la Caravane des Plaisirs dans ses voyages sur tout le continent. Son nom, celui de son choix, avait eu un écho agréable aux oreilles de Bethsabée et que ce guerrier mal dégrossi était un compagnon de route convenable.
Il l'aime bien, la Caravane. Ses filles, et ses quelques hommes, sont gentils avec lui. Ils ne lui posent jamais de questions, le nourrissent et le paient en échange de sa protection, lui permettent de visiter Arven. Il aime écouter les chants des ménestrels, le soir, et a appris à différencier le point fleur-de-lys du point abeille, ainsi qu'à lacer les plus délicats corsages. Octavius a bien été remis à sa place, lors de ses premiers accès d'homophobie virulente, et sait désormais tenir sa langue devant des actes qui le répugnent et ne trouvent toujours pas grâce à ses yeux, sans parler des manifestations de magie qui choquent son cœur d’Ibéen. Sans titre, sans nom, sans honneur, sans reconnaissance.

En quelque sorte, il est heureux.

Livre I ♦️ Il a voyagé dans tout Arven, depuis le début de son contrat avec la Caravane des Plaisirs, et il a vécu bien des aventures. Lors de l’édition spéciale du Tournoi des Trois Opales, il a été sélectionné comme champion pour représenter la Ville Haute de Lorgol. Un honneur qu’il a accepté, sans pourtant rapporter d’opale au bercail : un moindre mal, tant il considère méritants ceux (et celles, surtout) qui les ont emportées. De vieux ennemis, de nouveaux amis, pour Octavius, qui se retrouve malgré lui pris dans les conflits d’Arven. Qui s’est retrouvé pantin, à vouloir tuer ses alliés, blessé encore, presque estropié. Puis, lors du Festival du Seuil, marionnette laissée devant des choix déchirants, dans ce siècle et dans un autre.
Le guerrier prend lentement goût à la magie qui annule temporairement les douleurs dans ses membres depuis longtemps blessés, lui permettant d’agir comme si rien n’était jamais arrivé. Tout comme il s’est attaché de plus en plus à la Caravane des Plaisirs, au point que sa maîtresse lui révèle que celle-ci est affiliée à la Cour des Miracles et lui propose… de la rejoindre. Une proposition alléchante, pour sûr, qui le laisse pensif.

Pendant le livre II :
TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Fils de Bellifère, Octavius a gravi les échelons des Voltigeurs jusqu'à devenir Maréchal de Serre, toujours accompagné de son brave Cobalt. Il est tristement marié à Maelys et ils se trompent allègrement, au point qu'il en possède un bâtard.
→ Il se réveille dans la trame alternée le 23 avril, suite à l'éveil de la conscience collective des griffons, par un simple effleurement des souvenirs de Rejwaïde Sinhaj. Il fait le choix de se souvenir de ce qui est arrivé dans la trame alternée, pour ne pas oublier ces moments avec Cobalt.

Pris en Erebor au début du conflit armé, il réussit à sortir de la nécropole d'Al-Amra grâce à ses souterrains. Suite à cette aventure, il accepte l'offre de Bethsabée d'entrer officiellement au service de la Cour des Miracles et de prêter allégeance au Fils des Ombres. Il demande à cette occasion d'être affecté en Lagrance, afin d'y rejoindre Maelys, sa copine. Octavius entre au service de la Compagne Angélique Finverger, un grand honneur. À ses côtés, il est voué à côtoyer la cour ducale du duché des Jardins, à son grand malaise.

De la trame alternée, il décide de se souvenir, afin de ne pas oublier ces moments retrouvés avec son griffon décédé. Il n'en parle pas à Maelys, par contre. Le couple hésite d'ailleurs à passer en Ansemer, dès le conflit armé terminé - et le guerrier planifie d'ailleurs très sérieusement de marier sa douce. L'épidémie magique touche durement la petite mage et le guerrier est engagé afin de suivre la caravane de malades jusqu'à Roc-Épine. Tout ceci le met en rage contre ce qui est libéré en Arven et il se bute aux changements, trop radicaux et dangereux à ses yeux. Apprendre que sa Maelys a été le Pion Noir l'emplit de fierté furieuse, même s'il questionne les choix des autres Pièces. Vraiment, qui a eu l'idée folle de nommer le duc de Sombreciel Roi Noir, hein ?



Questions du Livre I:
 

Questions du Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Il n'a aucune idée de ce que peut bien vouloir dire cette connerie de Chasse Sauvage. Il sait seulement que ça risque de le tuer, et de tuer sa famille, et de tuer sa Maelys, et ça, ça ne lui plaît absolument pas. Un truc comme ça n'est forcément pas bon et il ne dirait pas non pour qu'on renferme ça où c'était rangé.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Octavius n'a jamais pensé que l'empereur Augustus pouvait vraiment mourir. Il prend cette trêve comme un moment pour lui, également, afin de se recueillir sur l'esprit de cet homme si inspirant et si grand. Il espère que la paix reviendra, suite à cette trêve, et que le jeune Octave sera un empereur à l'image de son père. Fier, et ferme.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lui qui n'a jamais aimé Lorgol et n'y a toujours vu que le ramassis de criminels qui pullulent dans ses quartiers les plus mal-famés se retrouve à y être... bienvenu. Non seulement à la Guilde des Guerriers, dans la Ville Haute, mais dans la Ville Basse, à cette Cour des Miracles qui est désormais sa grande famille. Octavius n'est toujours pas plus à l'aise, mais il apprend.






Dans la vie, je m'appelle Fred et j'ai 25 ans. J'ai découvert le forum via Laurène, jadis, avec Dragonvale et voici ce que j'en pense : j’y ai déjà deux imbéciles, donc c’est un endroit merveilleux.
Pour les inventés : Je ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  




Récapitulatif

Octavius le Rouge

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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Ven 14 Déc - 21:01



Panteraa présente

Hiémain
de Sylvamir

Henry Cavill

« Le bal des ombres invoque encore un dernier espoir, en cette ultime danse où se joue le hasard. »

philosophe – observateur – méfiant – cynique – opportuniste – sincère – charmeur – charismatique

Charmant et courtois, comme il est beau et bien pensant le baron de Sylvamir, si parfait qu’on oublierait presque son ascendance infortunée. Presque... Lui ne l’oublie pas, il ne l’oublie jamais, mais il danse de cette vieille histoire qui lui pourri pourtant les pensées. Blessé. Oh oui blessé il l’est, ce cœur noble né dans les glaces de Valkyrion. Froid et incisif, il impose par son charisme et son port noble que l’on ne peut rater. Un masque, un jeu qu’il maintien à chaque instant, reflet miroir, parallèle de ce qu’il est pour effleurer une illusion aux yeux des nobles qui ne voient rien, qui critiques sans savoir, qui insultent avec complaisance. Mais pourtant ils se laissent prendre par ses manières et son sourire glacé, ils se laissent porter par ses belles paroles, son regard outrageusement charmant et son air grave, mystérieux. Ils se détournent de lui oui, dégoutés par le crime qui l'a vu naitre, mais aussi attiré par le charme et la personne que représente le baron contesté. Ah comme il est beau oui, comme il est doué d’un verbe éloquent pour saisir chaque occasion qui lui est favorable. Il parle avec délicatesse, avec intelligence, c’est ce qu’on veut de lui, ce n’est pas toujours ce qu’il pense. Les brides de songes, il les garde bien pour lui, médités avec sagesse, avec philosophie. Ibéen il l’est, porteur de savoir et de pensées bien menées, il se laisse avec joie porter par les lectures et les discours de choix. Mais c’est un cynique, qu’on ne surprend que rarement, qu’on ne déplait que trop souvent. Il est critique le Hiémain, peut être trop, avec bien peu de tact parfois. Il est sincère, vrai dans ses sentiments, mais il le montre bien peu, car il est de glace, il est de ceux qui ne disent rien et qui s’enferment dans le silence. Sa vie est un secret, son passé est un souvenir à oublier, pas besoin d’en parler. Depuis trop longtemps il a pris l’habitude d'être bafoué sur des histoires qui ne regardent que lui. Le temps lui aura apprit que le silence est d’or et qu’il lui rend la vie bien plus lumineuse. Mais les mauvaises habitudes ne se perdent pas. L’affection de Hiémain ne se donne pas, elle se gagne, avec le temps et la confiance et même avec ça, il aura toujours cette sensation que le calme peut basculer, que la lumière peut tourner à l’obscurité. Trop méfiant ? Peut être, mais la vie n’a jamais été une partie de plaisir, et quand bien même sa place aujourd’hui soit des plus hautes, il sait que d’un piédestal, on se fait bien mal en tombant. Et il ne suffit parfois que d’un pas pour rater la marche. Une chose que le baron compte bien éviter.



©️ Love
Ah, talentueux acteur et menteur. Une caractéristique presque obligatoire quand comme lui, il est nécessaire de maintenir une image, de faire bonne figure et se comporter comme on l'attend du noble et critiqué baron de Sylvamir... Comme un masque qu'il porte constamment, Hiémain est devenu très doué dans l'art de tromper sur ses véritables pensées et à l'occasion de manipuler pour parvenir à ses fins.



©️ Love
Âge : 36 ans
Date et lieu de naissance : 21 décembre 966, à Sylvamir en Valkyrion
Statut/profession : Baron de Sylvamir, ancien Fils des Ombres
Allégeance : La Cour des Miracles et Astrid, Duchesse de Valkyrion.
Dieux tutélaires : A sa naissance, Hiémain a été placé sous la tutelle d'Alder, dieu du Savoir. En devenant fils des miracles et plus tard Fils des Ombres, il s'est voué de tout son coeur à Isil, mère des Voleurs. Enfin, il adresse ses prières à Asil, le Penseur, maitre des réflexions et de la pensée.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Noblesse / Cour des Miracles


Voilà que le temps vacille pour me rappeler les souvenirs d’antan. Un écho lointain, j’entends un rire puis des pleurs. Sur ma peau, le froid glacial d’un vent d’hiver et le flottement léger de quelques flocons de neige. Cela me rappelle Valkyrion, duché de ma naissance, piégé dans l’éternelle glace qui ne manque pourtant pas de faire sa beauté. Il ne m’est pas de souvenir plus ancien que l’étang gelé du petit domaine de mes parents, cet endroit où avec mon père nous allions observer le flétrissement de la glace à l’aube des déneigées, sous le regard bienveillant de ma mère, frêle et pâle, emmitouflée dans les lourdes capes. Quelle tristesse que ces moments d’un lointain passé soient pervertis par les années qui suivirent dans ma vie. Les pleurs de mes souvenirs se font plus forts, plus présents, je me souviens des cris et des brimades, de ma mère hurlant pour mon bien, mon corps balloté loin de ses bras protecteurs. Je me souviens que c’est la dernière fois que je la vis, elle et mon père. Perdu dans les immensités glacées du duché, j’étais seul et abandonné à moi même entre ces deux hordes emplies de haines. Depuis toujours opposées, les deux familles de Sylvamir se retrouvaient en ce temps là pour me détester d’un commun accord, moi dont le sang n’était qu’une souillure aux yeux de tous. Comment aurais-je pu le comprendre à l’époque, moi pauvre enfant orphelin de père et de mère, laissé en pâture aux harpies colériques et médisantes et aux héritiers malfaisants d’une terre qu’ils se voyaient déjà gouverner. Je me souviens ne pas avoir compris à cette époque ce qui était reproché à mes parents, ni où ils avaient disparu. Mais je me souviens clairement de la haine que j’avais pour ces autres de Sylvamir, qui posaient sur moi des regards hautains et méprisants. Je leur avais rendu, maitrisant des larmes qui menaçaient pourtant de couler de mes yeux d’enfant.

On ne prit pas la peine de me garder sur les terres de ma naissance, mais puisque je n’étais pas le fils de rien, une famille trouva une place pour moi. C’était l’époque des nouveaux rires et le retour d’une certaine innocence. Car les Brenwyr étaient plein d’amour envers moi. Ah la mémoire me revient sur ces joyeux moments de paix, les douces chansons de la mère et les conseils du père. Et surtout la naissance de Solange, elle que je considère comme une sœur même si le sang ne nous lie pas. Je n’avais pas besoin de considérer ce genre de détail, car je l’ai immédiatement prise dans le carcan protecteur de mes bras. De ses pleurs, j’ai essuyé les larmes, de ses joies j’ai partagé l’allégresse, de sa tristesse j’ai partagé mon épaule, de ses doutes j’ai donné mon soutien. Et elle me le rendit si bien. Elle me manque aujourd’hui, le temps lointain des terres des Brenwyr me manque oui… mais je ne peux malheureusement plus y retourner, car certains se sont fait le plaisir de me rappeler combien je n’étais qu’un être au sang souillé par le crime de l’inceste. Les années avaient passé, mon esprit avait grandit, il s’était aiguisé.

Je vois le sang qui tourbillonne, la fuite de mes pas vers le lointain, le poids d’une terre que je ne connais pas sur mes épaules, la peur qui fait trembler mes mains. Oh comme je déteste cette époque de ma vie, où je fus une nouvelle fois arraché à l'existence que je menais, des bras de ma chère sœur et de cette famille qui m’avait aimé. Cet homme qui arrive au manoir des Brenwyr pour me voir... Je me rappelle de ce ton grave qu’il prend pour me parler, cette lueur de mépris que je crois percevoir dans ses yeux, je m’étais tendu avant même que les paroles ne viennent.

Héritier de Sylvamir.

Tel le choc d’un vent glacial qui frappe et éteint toutes chaleurs, je me suis retrouvé du jour au lendemain maitre des terres de mon enfance, unique hériter désormais d’une lignée parfaitement et résolument stérile. Il n’y avait plus que moi, abandonné une nouvelle fois à la charge de ces terres hostiles. Et quand j’ai quitté Brenwyr pour Sylvamir sous les conseils de mon père, j’ai immédiatement regretté mon premier pas. Je ne les reverrais pas. Je ne pouvais pas assumer ces terres à quatorze ans à peine. Je ne pouvais plus supporter les critiques et les coups bas dans le dos, j’étais seul et désemparé, incapable de savoir comment me débrouiller dans une telle situation. Je n’étais accepté par aucun d’entre eux, Valkyrion me regardait d’un œil accusateur. Et puisqu’il en était ainsi, je suis parti.

Lorgol. Le refuge. Ma nouvelle vie. C’est sur le sol pavé de la ville basse que j’ai trouvé un nouveau but. Peu respectable diraient certains, mais je n’étais moi même rien de bien à leurs yeux, l’opinion m’importait peu. Du jour au lendemain, je me suis fait voleur quand la Guilde organisait les recrutements. Ce n’était qu’un test, une épreuve et je ne pensais pas que le talent de chaparder et tromper par la ruse faisait parti de mes compétences. Je dois dire que je ne m’attendais pas à une telle consécration quand j’ai enfin obtenu le rôle d’apprenti et qu’un maitre vint à me choisir pour me former. A mes yeux il était l’homme qui me donnait une nouvelle chance, un autre père peut être, qui sait. Mais je l’ai immédiatement considéré comme un mentor et un ami, car il était de ceux qui ne me jugeait pas avec mépris. Pour les autres voleurs, j’étais un noble comme tant d’autre que l’on n’appréciait pas véritablement et si mon statut bien connu à Valkyrion n’était ici qu’un secret, cela ne m’empêchait pas de percevoir toujours cette hauteur chez les autres quand ils me parlaient. Une méfiance que je ne parvenais guère à contenir… et que je ne contiens toujours pas d’ailleurs. Mais soit, passons, ce n’était là que détails sans grande importance après tout, car mes années à Lorgol furent les meilleurs de ma vie et le sont toujours. Ici je suis libre, je vis et ne doit rendre de compte à personne. Et si le passé parfois me hantait, je me raccrochais à ce que j’avais, ce qui n’était pas rien.

Après cinq années, je fus promu officiellement au rang de voleur de la Guilde. Plus d’une dizaine d’années à exercer cette vie, noble de jour, voleur la nuit, je dansais cette existence avec grand plaisir jusqu’à ce qu’un jour, tout change. Il me fallut beaucoup de temps pour comprendre et accepter ce qui m’arrivait. A nouveau je me voyais coiffer d’un pouvoir que jamais je n’avais attendu. Mon mentor avait disparu, curieusement en même temps que le Fils des Ombres, maitre de la Guilde et de la Cour des Miracles. Il n’est pas de coïncidences, je vous assure, et accepter cet état de fait me prit beaucoup de temps. Ce n’était cependant pas là que régnait le cœur du problème – si tant est que je puisse l’appeler ainsi.

Quand j’ai regardé un jour dans mes affaires à la recherche d’un quelconque indice sur la disparition de mon maitre, je le trouvais. Là, caché entre deux trésors subtilement volés bien des années auparavant, je découvrais les masques des ombres, symbole du pouvoir du Prince des Voleurs et qui avait appartenu au Fils des Ombres avant. Chaque membre de la Guilde connaissait cette histoire : celui qui trouvait et prenait possession du masque devenait le nouveau chef. Ainsi, il était celui choisi par l’ancien comme son digne successeur. Pourquoi moi ? Je n’ai cessé de me poser la question. Pourquoi moi, qui n’avais-rien, qui étais talentueux parmi tant d’autre ? Cette passation me rappelait si cruellement ces années à Sylvamir, ce rôle qui m’incombait toujours d’ailleurs et que je ne parvenais pas à prendre en charge. Ou plutôt je ne voulais pas.

Mais les choses étaient différentes ici. Lorgol était ma ville, ma nouvelle vie, le seul lieu où je pouvais jouir de la liberté sans trop penser au passé qui me hantait. J’ai accepté le rôle qui m’était donné, j’ai pris le masque et j’ai dirigé. La Cour des Miracles est ma famille, mon royaume, mon peuple, et je comptais bien tout faire pour leur offrir félicité et protection.

Pourtant, on ne peut pas dire que je sois resté longtemps à la tête de la Guilde. Assez pour diriger sereinement, mais il s'avéra que le passé que je souhaitais fuir ne pouvait être ignoré éternellement. Les affaires s'emballaient à Sylvamir, de mauvaises graines venaient corrompre les terres et Astrid elle même, Duchesse de Valkyrion, me pria de rentrer. C'est là que j'ai fait le choix le plus déchirant de toute ma vie. Des années durant j'avais esquivé mon passé, il n'était plus tant de lui tourner le dos. J'ai rendu le masque du Fils des Ombres, j'ai rendu ma couronne, j'ai quitté les pavés de Lorgol... tout, j'ai tout quitté, sans me retourner. Toujours voleur, localisé à Valkyrion, je rentrais chez moi.

Un an. Un an qui me paru si long et si difficile. Un an à goutter à nouveau aux critiques et calomnies, aux humeurs changeantes et vicieuses des harpies qui peuplaient encore Sylvamir... pourtant, le temps m'avait fait redécouvrir mon propre duché, mes propres terres, et si Lorgol me manquait, Valkyrion aussi m'avait manqué.

Pendant le livre I : Elle est venue jusqu'à Sylvamir, Mélusine, frappant et défonçant la porte du manoir pour réclamer autant des explications que la présence de Hiémain. Ils ont renoué avec les sentiments d'il y a un an, Hiémain avouant enfin tout son amour à Mélusine, jusqu'à la demander en mariage, certain de ses sentiment pour elle. De la nuit d'amour qu'ils ont partagé est venue une bien merveilleuses nouvelles : un enfant à naitre. Fiancés, ils ont découvert lors du couronnement de Chimène qu'ils appartenaient tous deux à la Rose Ecarlate : lui Roi Blanc, elle Fou Noir. Suite à ces événements, Hiémain est désigné par Astrid comme Champion de Valkyrion pour le Tournoi des Trois Opales. Il gagne d'ailleurs la blanche à l'issue de la première épreuve mais est gravement blessé durant les jours de repos entre celle-ci et la seconde. L'Ordre du Jugement a bien failli réussir à l'assassiner si Mélusine n'était pas intervenue grâce à l'aide de Fantasme et Stellaire. Mais incapable de reprendre le cours du Tournoi, il laisse sa place à la princesse de Valkyrion, Ljöta. Le Tournoi terminé, lui et Mélusine décident finalement de précipiter leur mariage et s'unissent à Lorgol, sur les pavés de la Cour des Miracles, là où est né leur amour. Définitivement ensemble, ils s'installent à Sylvamir, choisissant de ne plus prendre part pour un temps aux événements d'Arven. Ceux-ci malheureusement les rattrapes bien vite car Hiémain, Sénéchal de Valkyrion malgré l'aversion de son duc pour lui, est bien obligé malgré de se rendre à Svaljärd sur demande expresse de sa duchesse. C'est bien à contrecoeur qu'il s'y retrouve, sans sa Mélusine.

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Hiémain s'est éveillé le 20 avril dans le lit de sa duchesse, Astrid. De toute évidence, il était son amant et le père de toute sa progéniture. Il ne s'est pas longuement attardé en Valkyrion et est parti pour Lorgol afin de retrouver Mélusine. Par chance, il tombe sur celle-ci dans les rues de la cité, la sauvant d'un destin bien tragique. Il a fait le choix de se souvenir de cette réalité.

Pendant le livre II :
La guerre a énormément sollicité Hiémain à la capitale au début de l'année 1002, le séparant de son épouse qui, non contente de l'attendre au domaine a décidé de le rejoindre Ibelin ! Lors d'une réunion de la Rose à Lorgol début mars, Mélusine accouche de leur premier enfant : Meldred. Mais ça n'a pas été sans peur et sans douleur car Mélusine a bien failli y mourir. C'est à cette occasion que Hiémain apprend l'histoire passée entre elle et Denys. La vie reprend néanmoins son cours et Meldred devient le bébé le plus choyé d'Arven, rarement ailleurs qu'entre des bras aimants. La Trame Alternée sépare le couple de Sylvamir qui parvient néanmoins à se retrouver, non sans mal, mais rien ne les sépare éternellement. Pas même le massacre lors de la fête de Valkyrion en fin juillet 1002. Mélusine, emmenée en urgence à Lorgol pour être soignée, laisse Hiémain en arrière à Svaljärd où il devra rester pour venir en aide à son duc et sa duchesse. L'épidémie le sépare un peu plus de tous ceux qu'il aime, puisqu'Obéron et Stellaire sont contraints de le laisser pour les deux mois de maladie, lui évitant ainsi d'être touché. Bien que remettant en question sa place et ses intentions au sein de la Rose Ecarlate, Hiémain s'est rendu compte être très attaché au Roi des Blancs et à sa monture millénaire. Leur retour au coeur de l'esprit de Hiémain n'est que de courte durée puisque la Chasse Sauvage libérée oblige les pièces à se sacrifier pour l'humanité. Dans ses adieux avec Obéron, ce dernier révèle quelques détails mystérieux à son écrin, fragilisant un peu plus ses convictions. Une fois les pièces disparues, il ne prend pas part aux combats dans l'Académie et fuit plutôt avec Mélusine, le coeur lourd et rempli de questions.




La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Le danger est grand et il ne peut être arrêté facilement. C'est cela qui inquiète principalement Hiémain, qui a conscience de toutes ces vies malchanceuses qui sont détruites par ces créatures. Il ignore comment et pourquoi la Chasse a été créée, mais les mots d'Obéron avant de mourir le laisse soucieux et curieux. Mais le baron voit bien que cette armée spectrale attaque indistinctement, et ça, il ne le supporte guère. Pourtant, l'envie de retourner se battre, de mettre en danger sa famille de nouveau le retient. Si seulement ils en savaient plus...

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• La trêve hivernale est une bonne chose et prouve qu'il existe encore du respect entre les forces couronnées d'Ibélène et de Faërie. Peut-être cette trêve amènera-t-elle de nouvelles discussions, des solutions plus diplomates, et qui sait, une paix ? La guerre dure depuis un an, il est peut-être temps de cesser ce carnage ?

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lorgol est sa maison, bien plus que ne l'est Sylvamir et Valkyrion. Hiémain y a passé les plus belles années de sa vie, y a rencontré Mélusine, s'est marié avec elle là bas et son fils y est même né. Cette cité, c'est là où il a passé plus de la moitié de sa vie et il connait la ville comme sa poche, qu'il s'agisse de la Ville Haute ou de la Ville Basse. Familier des pavés de la Cour, il ne craint pas d'arpenter les lieux, tout comme il connait les personnes qu'il ne faut pas provoquer.

Livre II:
 

Livre I:
 







Dans la vie, je m'appelle Biquette et j'ai 22 ans. J'ai découvert le forum via Dragonvale et voici ce que j'en pense : TU SAIS.




Récapitulatif

Hiémain de Sylvamir

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♦️ Henry Cavill
♦️ Compte principal : Non

♦️ Noblesse : Baron / Sylvamir / Valyrion
Marquis / Sinsarelle / Erebor

♦️ Hiérarchie : Cour des Miracles / Ancien Fils des Ombres (996 - 1000)
♦️ Rose Ecarlate (anciennement) : Roi Blanc (996 - 1002)


_________________

Cette âme est pleine d'ombre, le péché s'y commet. Le coupable n'est pas celui qui y fait le péché, mais celui qui y a fait l'ombre — Victor Hugo.

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Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
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Mes autres visages: Arsène Albe - Maximilien de Séverac
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Ven 14 Déc - 22:34



Danette présente

Mayeul
de Vifesprit

ft. Eoin Macken

« Toujours plus haut, droit vers le levant »

Charmeur: Mayeul est un véritable charmeur. Grand sourire, yeux sombres, barbe mal rasée mais travaillée avec soin... il cultive son apparence avec un certain savoir faire, et ses études en psychologie ne sont pas étrangères à cela. Il sait parfaitement que dire et que faire pour atteindre le but qu'il s'est fixé, même si c'est juste un jeu pour lui. 
Aimable: A nouveau, il sait comment se comporter en société, ses parents y ont veillé. Petite noblesse certes, désargenté effectivement, mais pas sans éducation pour autant. Il sait pertinemment qu'être agréable ouvre bien plus de portes que la violence ou le repli sur soi.
Drôle : Adepte de la remarque amusante et de la blague si lourde qu'elle en fait rire tout le monde, Mayeul cultive un certain sens de l'humeur, et n’hésite pas à s'en servir. Il aime dérider les gens autour de lui, il aime voir les sourires et les gens heureux. Peut-être parce que lui ne l'est plus. Peut-être parce que Mathilde était le rayon de soleil qui rendait les gens heureux. Ou peut-être, tout simplement, parce que les gens rient et ne s'arrêtent qu'à ça. Quelqu'un de drôle ne peut pas être malheureux, n'est-ce pas?
Irréfléchi : Ce qui va de paire avec les remarques amusantes, malheureusement. Le Voltigeur ne réfléchit pas beaucoup avant d'ouvrir la bouche, et pas davantage avant de se lancer dans l'action. Ce qui lui vaut plaies, bosses, engueulades et regards courroucés. Mais qu'importe. 
Rêveur : Dans les nuages, plutôt. Jamais les pieds sur terre, ce qui semble parfait pour un voltigeur. Le cerveau embrumé de drogues, le corps en apesanteur, les pieds aussi agiles que ceux d'un danseur. L'accord parfait. Et pour la stratégie, on repassera. Pour la réflexion aussi, ceci dit.
Étourdi : D'ordinaire, cela fait rire ses camarades, mais Mayeul ne pense jamais à rien. Jamais. Les drogues, ou une propension à ne rien prendre au sérieux? Difficile de décider.
Fantasque : Plein de fantaisie et d'originalité, le jeune homme est compliqué à suivre, comme si son cerveau n'était jamais au repos. Toutes sortes d'idées traversent son cerveau, sans barrières, libres comme l'air, et qu'il choisit souvent de suivre, l'amenant à un tas de situations farfelues. Encore un fois, les drogues n'aident pas son cerveau embrumé à faire la part des choses... mais Mayeul a-t-il vraiment, un jour, réfléchi avant d'agir?
Caractériel : Aussi inattendu qu'un orage d'été, les colères du jeune homme sont impressionnantes, bien que brèves. Il est capable de se changer en une personne terrifiante, avant de redevenir calme et jovial en quelques minutes. Un rien est capable de le faire sortir de ses gonds, tel le caprice d'un enfant, qui se trouve soulagé quelques minutes après.



©️ Arte
Petit, Mayeul et sa jumelle Mathilde étaient inséparables : on ne voyait jamais l'un sans l'autre, et leur relation excluait tout autre enfant. Ils partageaient la même chambre, dormaient dans le même lit, jouaient aux mêmes jeux. A leurs dix ans, inquiet de cette relation fusionnelle, leur père décida d'envoyer son fils dormir à l'autre bout de la maison, porte fermée à clé pour s'assurer de son respect de la consigne de dormir seul. Peine perdu : véritable acrobate, agile et sans la moindre considération pour le vide sous ses pieds, l'enfant s'échappa par la fenêtre, grimpant sur le toit pour ensuite rejoindre la chambre de sa sœur adorée.  Ce petit jeu dura de longues semaines, jusqu'à ce que son père le surprenne et lui fasse la leçon sur la dangerosité de la chose.  Mais il fallait bien plus qu'une remontrance pour tenir les jumeaux éloignés l'un de l'autre, aussi finit-il par abdiquer et les laisser dormir à nouveau ensemble, après une longue semaine de cris, de pleurs et de supplications. Têtus ? Autant l'un que l'autre !



©️ Lemon Tart
Âge : 31 ans
Date et lieu de naissance : 29 décembre 971 à Vifesprit (Sombreciel)
Statut/profession : Voltigeur du griffon cendré Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd, héritier de la baronnie de Vifesprit (Sombreciel)
Allégeance : à Hjalden, duc de Valkyrion, et à Ibélène
Dieux tutélaires : Si Mathilde a été placée sous la protection d’Asma, Mayeul lui a été confié à Alior. Mais désormais, il adresse ses prières à Valda et Mirta, bien qu’Aïon l’inspire parfois pour adresser des poèmes à ceux qu'il apprécie particulièrement, qu'ils portent des jupons ou non.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Noblesse / Voltigeurs /Savants


Nous sommes nés un soir d'hiver, avec une pluie battante qui résonnait dans les carreaux. Nous ? Moi, et ma sœur. Des jumeaux, si semblables à la naissance qu'il aurait été difficile de nous distinguer, si je n'avais été un garçon, et elle une fille. Mayeul. Mathilde. Une même initiale, pour une même destinée. Enfants différents et pourtant unique. En théorie.
Nous avons grandi à deux, nous avons toujours tout fait à deux. Inséparables, jamais l'un sans l'autre, toujours prêts à se soutenir, pour les bêtises ou les bonnes actions. Nous étions libres, nous étions forts, nous faisions ce que nous voulions. Après tout, Vifesprit, où nous sommes nés, est une petite baronnie de Sombreciel, réputée pour ses drogues et l'esprit de ses habitants. Nos parents se chargeaient des drogues, nous nous chargions de l'esprit. Nous jouissions d'une grande liberté, et si notre mère se chargea de notre éducation, lire, écrire, compter, et toutes les subtilités qui tournent autour, elle nous laissait libre d'apprendre par nous même. Très vite, Mathilde et moi nous sommes passionnés pour les sciences, elle la médecine, moi, les relations humaines. Je pouvais passé des heures allongé sur un toit, à observer les interactions de mes semblables. Caché sur un toit serait plus juste : on observe toujours mieux quand personne ne sait que vous observez. Déjà à l'époque, j'étais un véritable acrobate, grimpant aux arbres, sur les toits, dans les granges, défiant l'apesanteur pour le seul plaisir de mieux voir d'en haut. Mathilde, si elle ne partageait pas ma passion pour les sommets, restait toujours à mes côtés lors de mes explorations. Elle n'était pas du genre à me dire non, de toute façon  nous étions jumeaux, plus proches encore que des frères et sœurs ne peuvent l'être. Liés. Exclusifs, aussi : à par elle, je n'avais pas de véritable ami. J'aimais charmer les adultes, eux m'apportaient quelque chose. Les autres enfants ? Ils étaient inutiles, et trop envahissants. Peureux, aussi : nous deux qui courions les collines et plongions dans les lacs n'avions pas besoin d'être freiné dans notre vie d'aventuriers. Nos parents râlaient bien quand nous rentrions le soir, mais ils retournaient vite à d'autres choses, plus accaparantes encore que leurs propres enfants.

A l'âge de dix ans, notre père essaya de nous séparer, m'enseignant les rudiments du combat tandis que notre mère tentait d'apprendre à Mathilde à tenir une maison. Nous n'étions pas très riches, la fortune des Vifesprit dilapidée à force de liqueurs et de drogues, mais la baronnie lui reviendrait, et elle devait apprendre à la gérer. Sauf que, séparés, nous n'étions pas très productifs. L'idée fut vite abandonnée, et une fois encore, nous nous sommes mis à apprendre. Ensemble. Intelligents ? Sans aucun doute . Motivés ? Encore plus . Séparés... il ne fallait même pas y compter. Nous vivions une enfance heureuse, rythmée par nos apprentissages, nos excursions sur les terres des Vifesprit, et plus loin encore parfois.
Mais nous étions avides, avides d'apprendre, avides de connaître, avides de dépasser les frontières de notre petit monde. Nos 13 ans n'avaient pas encore sonnés que nos parents décidèrent d'écouter nos vœux et de nous présenter à l'Académie de Magie et du Savoir. Beaucoup d’appelés, peu d'élus. Jamais l'un sans l'autre. Et nous fûmes pris tous les deux.

Ce fut, d'aussi loin que je me souvienne, notre première séparation. Trop jeunes pour loger ailleurs qu'à l'Académie, nous ne pouvions plus partager notre lit comme nous le faisions depuis enfants. Nos cursus respectifs nous éloignaient, elle en médecine, moi en psychologie. Loin, mais pas si loin. Nous nous retrouvions à chaque temps d'étude, à chaque temps de pause, aussi infime soit-il. Séparé, mais toujours unis. Là aussi, les jumeaux de Vifesprit laissèrent une impression durable. Elle comme moi, nous nous faisions des amis, nous apprenions, nous grandissions... mais nous ne vivions toujours que dans l'attente d'être tous les deux. Comme si nous étions deux moitiés et non pas une seule personne.
Diplômés, avec les honneurs, à nos 18 ans. Travailleurs, doués, curieux, et avides d'apprendre. Des qualités que Mathilde choisit de mettre au service de la Basse Ville à Lorgol, plutôt qu'à la maison. Je la suivis sans me poser trop de questions : la drogue qui grignotait petit à petit l'esprit de notre famille restée sur les terres ne me tentait pas plus qu'elle, et à Lorgol, au cours de nos 5 années d'études, nous avions créé notre petit monde. Nos amis. Nos habitudes. Notre nouvelle vie. Mais si Mathilde trouva aussitôt quoi faire, moi, je m'ennuyais ferme. Ma jumelle était au service des autres, mais moi, fraîchement diplômé en psychologie, je me demandais bien comment servir. Pourquoi la Caserne de Serre ? Parce que je m'ennuyais, peut-être. Parce que c'était amusant, cette idée complètement folle que je pourrais devenir voltigeur. Lier mon destin  à un griffon, à un autre être que Mathilde. Absurde. Ridicule. Risible. Bref, moi dans toute ma splendeur.

Et puis, le Destin décida qu'après tout, pourquoi pas. Imaginez la surprise de Mathilde quand je revins avec la nouvelle, improbable s'il en était, qu'un griffon m'avait choisi. Elle avait cru à une blague... moi aussi d'ailleurs. Mais Nuage n'était pas une blague, il était tout ce qu'il y a de plus vivant, de plus imposant aussi. Dans mon esprit, ça avait toujours été Mathilde et moi, et voilà que débarquait un nouveau venu plumeux et particulièrement envahissant. Il me fallut du temps pour lui laisser une place, du temps aussi pour qu'il s'en fasse une. Mais nous avions tout notre temps : nous étions jeunes. Forts. Avides d'apprendre.
J'entrais dans les rangs des cadets, commençant ma nouvelle formation de voltigeur. De ces années, je ne retiens que des souvenirs intenses, une joie indescriptible, un sentiment de plénitude. Parfaite. Ma vie était parfaite, et j'en profitais pleinement. J'aimais la hauteur, Nuage m'offrit ce qui me manquait pour en prendre encore plus. La tête dans les cieux, mon cœur près de Mathilde, et ma tête tout entière à ce que je faisais. Parfait. Il n'y avait pas d'autres mots.
Nuage était un griffon plein de vie, j'étais un garçon loin d'être calme, nous nous complétions à merveille. Et cela se voyait : de cadet prometteur, j'accédais rapidement à celui de recrue d'excellence. Rien ne pouvait nous arrêter, et nous étions les rois, lui et moi. Comment définir l'ivresse qui m'envahissait à chaque envol de mon compagnon à plume, cette sensation de ne faire qu'un, avec lui, avec le ciel, d'être enfin celui que je rêvais d'être, secrètement ? Les dieux m'avaient fait homme, pas oiseau... et ils venaient de rattraper leur erreur.
J'intégrais le vol de Bellifère, à une distance moindre de Lorgol, pour rester près de Mathilde. Encore et toujours, nous étions ensemble. Heureux. 

Mais j'aurais dû me souvenir que même les meilleures histoires ont une fin. Que le bonheur peut disparaître, aussi facilement que l'on souffle une bougie. Cela commença par une toux qu'elle ramena de la Basse Ville, pour se finir avec une fièvre qui semblait ne plus s'arrêter quelques semaines après. Mathilde était malade, gravement. Et quand elle succomba, si vite que rien ni personne n'aurait pu intervenir, je perdis pied avec la réalité.
Elle avait toujours été mon double. Une autre partie de moi. Mon cœur et mon esprit moururent avec elle, en cet automne 996. Sans elle, je ne pouvais plus vivre. Le voulais-je seulement ?
Elle était ma sœur. On comprenait, me disait-on. On compatit. Mais non, juste non. Personne ne pouvait comprendre, pas même nos parents, qui venaient de perdre leur fille.

J'ai pensé à me suicider. Je ne pouvais pas vivre sans elle, j'étouffais. Sauf que Mathilde, c'était la vie. Elle était souriante, apportant douceur et réconfort partout où elle passait. Elle n'aurait pas voulu ça. Et puis, il y avait Nuage. Lui aussi n'aurait pas voulu ça, et je ne voulais pas le faire souffrir comme moi je souffrais actuellement.

Alors, j'ai demandé à rentrer à Sombreciel. Et là, près des miens, les drogues qui me rebutaient jusqu'à présent m'offrait un échappatoire insoupçonné. Je souffrais tant de sa perte que ça en était physique. Je me réveillais au milieu de la nuit, hurlant son nom, et ne pouvait me rendormir qu'à l'aube. Je n'étais plus rien, que l'ombre de moi-même, que l'ombre de Mathilde.
J'ai pensé que cela me soulagerait. Un verre, deux, une bouteille. Des vapeurs colorées, un parfum enivrant, entêtant. Cela suffisait, au début. Petit à petit, j'appris à vivre avec cette absence, et au bout de quelques mois, je redevins capable de donner le change, au moins. Et si mes sourires étaient trop grands, si mon rire sonnait trop faux, personne ne semblait le remarquer.  Je vivais avec l'absence de Mathilde, avec sa perte, avec mon deuil. Nuage était là, mais ce n'était pas assez. Alors, quand ça faisait trop mal, je m'envolais par d'autres moyens. De temps en temps, puis plus régulièrement. Plus je prenais ces drogues, moins elles faisaient effet, et plus il m'en fallait. Tous les soirs. Puis tous les jours. Elles étaient ma béquille... elles étaient devenus indispensables à ma survie. 

Sans Mathilde, je ne pouvais pas vivre. Dans les brumes colorées de mon addiction, dans les songes délirants, au moins, Mathilde était là. Je la voyais, je sentais ma main sur la mienne, et j'allais mieux. Du moins, je le croyais. J'avais étudié la psychologie pourtant, et je savais aussi que ce que je faisais n'étais pas bon. J'oubliais, tout, souvent. Je n'étais pas concentré, je travaillais dans le brouillard. Je mettais mes camarades en danger, et j'arrivais complètement déchiré à la caserne. Oh, j'étais lucide, parfois. Et dans ces heures de lucidité, je me disais que j'allais arrêter tout ça. Que demain, je ne prendrais rien. Et la douleur venait, revenait, me chuchotant à l'oreille jusqu'à ce que je cède. Demain. Demain je ne prendrais rien. Mais aujourd'hui, j'avais trop mal.
Personne ne savait, du moins, c'est l'impression que j'en avais. Mathilde. La douleur, l'absence, la terreur d'être seul. 
Quand j'étais lucide, ou sobre, ce qui arrivait de moins en moins, je savais que ma place dans le Vol de Sombreciel finissait par être compromise. Que Mathilde n'aurait pas voulu ça. Que Nuage n'avait pas mérité ça. Je le savais, je n'étais pas un idiot. C'était juste... trop dur. Trop douloureux. 

Demain. Demain, j'arrêterais tout. Même si c'était déjà ce que je m'étais dit hier. 5 ans sans Mathilde, et j'avais souffert, chaque heure, chaque minute. Je ne voulais plus souffrir.  Alors, demain. Ou après-demain, peut-être.

♦️ Pendant le livre I : Il a souffert, et souffre toujours, Mayeul, de l’absence de cette sœur tant chérie. Il a même créé une Vivenef à son effigie, lorsqu’il a fallut décider d’aider ou non les Mages du sang. Bien mal lui en a pris, il le sait désormais. Les bouleversements sont allés crescendo, jusqu’à sa nomination de Champion de Sombreciel, dans l’édition spéciale du tournoi des trois Opales.
Il y a souffert, Mayeul, tant psychiquement que physiquement, retrouvant avec délice la drogue qui lui promet l’oubli. Mais après Bellifère, la Samhain lui a imposé une nouvelle épreuve, et le fantôme de sa sœur l’a convaincu de ne plus toucher à rien. De la laisser partir. De se pardonner.

Il lui a obéi, parce qu’il lui devait bien ça. Et s’il se sent toujours coupable, et bien tenté par les drogues de son duché natal, il essaye d’y résister. Sa nomination comme Major de la division de Svaljärd l’a au moins conforté dans cette décision. Le choix de Sigvald de Valkyrion de le choisir comme pièce également. Depuis son retour de l'ïle des Amoureux du vent, le 3 juin 1001, Mayeul est le Cavalier Noir.

Grâce aux sages conseils de l'ancien duc de Valkyrion, il peut le redevenir, ce Voltigeur brillant dont se souvient Mathilde. Il peut lui faire honneur. Plus que ça, il le doit. La guerre est aux portes d’Ibélène, et l’on compte sur lui.

Mais pourtant, et bien qu’il ne l’avouera jamais, on ne se défait pas aussi vite de ses mauvaises habitudes : en témoigne les quelques feuilles réduites en poudre qui ne le quittent pas, comme un talisman, promesse d’un instant de bien-être qui peut lui coûter très cher.


TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Il s’est réveillé à Lierre-Réal le 19 avril en compagnie de Denys, son ami d’enfance, pour apprendre que la femme de ce dernier - Mélusine ? - venait de le quitter et que ses enfants - avec Mélusine ? Dont il est le parrain ? - étaient en larmes. Sans Nuage, qui l’a abandonné à cause de ses problèmes de drogues, en sachant Mathilde vivante, le Voltigeur a un peu perdu pied. La drogue, c’est bien ce qu’il connaît le plus, après tout. La sensation la plus familière qui lui reste.

Une fois que l’esprit de Denys s’est éveillé également, les deux amis ont pris la route pour Edenia, avant de se rendre au camp des réfugiés à Lorgol. Mayeul y a retrouvé Reja, profitant de quelques moments itimes avec la Voltigeuse avant de retrouver Nuage et de faire la paix avec lui.

Il se souvient de tout : son meilleur ami qui l’a pris pour un fou, les bras de Mathilde autour de lui, les caresses de Reja... et même le meurtre de Denys.


Pendant le livre II : La guerre, puis plus tard la traque des mages ibéens qui fait rage en Arven n'a pas épargné les Voltigeurs, et pas davantage le Major de Svaljärd. Malmené, souvent blessé, l'incendie de la caserne a été le point d'orgue de l'horreur et Mayeul a vu disparaître une partie de sa vie dans la catastrophe. Ecrin du Cavalier Noir, il se sent responsable de la mort de l'impératrice et les drogues l'attirent encore davantage. Heureusement, il peut compter sur le soutien moral et les produits de Marianne pour se sevrer, ce qu'il a entrepris depuis quelques mois.
Et surtout, il y a Reja. Les deux Voltigeurs se sont beaucoup tournés autour mais depuis qu'ils ont franchi le premier pas, leur relation avance doucement. Chaotiquement, même, les secrets étant nombreux de part et d'autre. Maintenant que Mayeul sait que la jeune femme appartient à l'Ordre du Jugement et que l'identité d'écrin du major de Svaljärd est découverte, nul doute que leur relation va devenir légèrement plus intense.

Il ne sait plus réellement où il en est Mayeul, ou qui croire. Il sait que la Rose Ecarlate a menti, et reste convaincu que quelques fous agressifs ont manipulé les agents de l'Ordre du Jugement à croire que leur voie est réellement la seule disponible. La guerre, puis la mort de l'impératrice et enfin de l'empereur lui ont fait développer une croissante haine envers les Mages et la paix ne lui semble plus une solution viable. L'accès aux Magies et Savoirs bannis non plus. Mais si ces Savoirs sont la seule façon de combattre à armes égales avec Faërie, ne vaut-il mieux pas qu'ils y aient accès ?




Questions livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Mayeul a affronté la meute alliée à la Chasse Sauvage, et il n'en garde pas un très bon souvenir. Alors oui, cette force le terrifie, parce qu'il sait de quoi elle est capable : lui qui a été écrin du Cavalier Noir ne peut que comprendre la puissance de leur pendant maléfique. La Chasse Sauvage doit être exterminée, par tous les moyens nécessaires.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Une trêve fera du bien au moral et au corps fatigué des combattants, sous pression depuis trop longtemps. Lui qui était contre la guerre à l'origine a cependant changé d'avis : les Magies anciennes sont trop dangereuses pour être laissées à disposition de Faërie, pour qu'elle puisse les utiliser contre Ibélène. Dès qu'il faudra reprendre les armes, il sera là pour défendre son duché.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Si Mayeul a longtemps considéré Lorgol comme un véritable foyer, ce n'est plus guère le cas aujourd'hui. Il admire toujours le mélange hétéroclite que constitue la ville, mais sans pour autant s'y sentir à nouveau comme chez lui: trop de gens, trop de Mages imprévisibles aussi la peuplent.








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Pour les inventés : Je vous autorise/ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.   




Récapitulatif

Mayeul de Vifesprit

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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Sam 15 Déc - 2:50



Dreamzz présente

Lancelot
l'Adroit

Thomas Brodie Sangster

« L'artiste n'a que le désir de mettre à nu ses émotions les plus secrètes là où personne n'irait les chercher. »

sérieux - poète - appliqué - sensible - fragile - angoissé - créatif - pessimiste

Lorsque Lancelot se penche sur quelque chose, il se donne à fond.  Persévérant, il ne baisse pas facilement les bras et dans l'impasse il est prêt à retourner sur ses pas et essayer de prendre une nouvelle route.  Plutôt mauvais perdant, il accepte assez mal la défaite, que ce soit contre d'autres ou lui-même.  C'est qu'il est assez sérieux et réfléchi.  Ce n'est pas un garçon qui parle beaucoup, mais son esprit est toujours en réflexion.  Depuis tout jeune, il déteste le travail mal fait et il met tout l'application nécessaire à chaque chose qu'il entreprend.  Plutôt minutieux, il est aussi très patient et peut passer des heures entières, la tête penchée sur le même morceau de métal, jusqu'à ce qu'il ait la forme désirée, l'agencement parfait.  Perfectionniste à l'extrême, il se soucie toujours de la qualité de ses créations, celles-ci doivent être parfaites dans le moindre détail.

Lancelot, c'est tout ça, mais c'est aussi l'artiste parfois incompris.  Plutôt fleur-bleu, il est excessivement sensible à l'opinion des autres à son sujet, bien qu'une certaine fierté lui empêche de l'admettre.  Il se tracasse beaucoup à propos des commérages qui peuvent bien tourner autour de sa personne, surtout lorsqu'il est la cible des mauvaises langues.  Dès qu'une remarque à son sujet est passée, si l'intonation est un tantinet péjorative, il devient telle une biche effarouchée et cherche à se défendre de ces médisances du mieux qu'il le peut.  Il est assez ferme sur certaines idées, surtout en ce qui concerne ses oeuvres.  Ces jouets ne sont pas à vendre pour le premier venu qui les demandera.  Sa réputation n'est plus à faire et il refuse de pervertir son art en les vendant à ceux qui ne savent en apprécier la véritable valeur : après tout, elles sont toutes autant de petites parts de lui.  Qu'on le traite de nom, il n'en a cure à ce sujet et préfère nettement jouer les artistes incompris et outré.  Il sait parfaitement bien ce que vaut son travail et là-dessus, il est un peu arrogant parfois : le succès monte souvent trop facilement à la tête des jeunes esprits originaux.  S'il n'hésitera pas à tirer les armes pour protéger ses idéaux, il n'en reste pas moins qu'on le retrouvera sûrement le soir en quête de réconfort pour son coeur blessé dans son âme.  Le fabricant d'automates qu'il est, s'il ose parfois élever la voix, n'a pas l'âme d'un guerrier, ni encore moins la carrure.  Il a besoin de réconfort, de protection.  Certains disent de lui qu'il est trop féminin, avec ses délicatesses et ses tendances aux réflexions philosophiques poétiques.  On ne le dira pas à haute voix, mais c'est un grand romantique dans l'âme et malgré ses moeurs cielsombroises bien ancrées, il rêve d'un amour unique et exalté.

En plus d'être atteint d'anxiété au point de ne plus pouvoir en dormir, s'il tire orgueil de ses succès, il n'en repose pas non plus sur ses lauriers.  Il a un penchant à voir les choses un peu plus noires qu'elles ne le sont réellement et dans l'absence de preuves manque un peu de confiance en lui-même.  Il doute souvent de ses capacités malgré ses succès répétés.  L'optimisme ne fait pas partie de ses qualités et on pourra toujours le retrouver s'il faut un devin pour prédire l'échec de telle ou telle entreprise ou bien alors le déclin de ceci ou de cela.



©️ Lemon Tart
Après la découverte de sa magie, Lancelot a été banni de la forge par son père qui a pleuré ses pauvres favoris plusieurs années.  Néanmoins, l'accès lui fut rendu lorsqu'un matin on le retrouva endormi près des pinces à forger, ses vêtements abîmés par le feu : il était préférable de garder le petit bonhomme sous surveillance lors de ses expériences.



©️ gentle heart
Âge : 28 ans
Date et lieu de naissance : 15 décembre 974, à Automnal (Sombreciel)
Statut/profession : Fabricant d’automates, mage de l'Été (invocation)
Allégeance : La Cour des Miracles
Dieux tutélaires : Si à la naissance il en fut peu que l'on me voue à Bigoudi, le Bouclé, en raison d'une erreur de jugement regrettable de mes parents en me choisissant un coiffeur comme parrain, ils peuvent remercier son épouse d'être intervenue avec discernement pour me placer sous la protection de Joseï l'artisan, un salut au métier de forgeron de mon père.  Néanmoins, il m'arrive désormais d'adresser quelques prières à Alior, l'adroite ainsi qu'à Isil, la voleuse.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Peuple / Mages / Cour des Miracles


Que dire de mes premières années de vie?  Il m'arrive très peu d'en évoquer le souvenir depuis que j'ai quitté les terres d'Automnal où j'ai grandi, entouré de l'amour de mes parents ainsi que de mes deux soeurs cadettes.  Nous n'étions pas fortunés, mais nous n'avons jamais manqué de rien.  Je puis me rappeler que dès mon plus jeune âge, je m'installais près de la forge pour observer père manier son marteau duquel il frappait avec une vigueur sans comparaison l'enclume.  De ses grosses mains qui semblaient si gauches, il tirait des trésors inégalés en finesse et en beauté.  Sa minutie me fascinait plus encore que sa force, c'était quelque chose qui me semblait être unique à mon père.  Pourtant, avec un peu de recul, je n'arrive pas à croire par quelle lubie des fers à cheval m'apparaissaient aussi captivants.  Perché sur mon promontoir, constitué de tout un tas d'objets, j'observais et j'apprenais aussi.  Que le métal si rigide puisse se transformer après l'avoir chauffé m'apparaissait être une chose magnifique, ce que je pense toujours.

Lorsque je fus considéré assez grand pour me promener au gré de mes envies dans la forge, je me faufilais régulièrement entre les jambes de mon père pour mieux contempler son travail : je désirais apprendre à manier le fer moi aussi.  Récupérant les rebuts impossible à réutiliser pour forger ce dont avaient besoin les gens du village, je commençai à fabriquer mes propres inventions.  Mes mains portent d'ailleurs toujours les marques de mes expérimentations parfois ratées.

Cependant, je ne me contentais point de n'être curieux qu'à propos du métier de mon père.  Dans un empire où l'amour du savoir surpassait celui pour la magie, avoir une mage pour mère avait ses curiosités.  Mage de l'été, spécialiste de la transmutation, il y avait de quoi ravir mes yeux d'enfants. Pas seulement que les miens, mais également les prunelles de mes adorables soeurs, Viviane et Ygraine.

Les mots sont-ils assez forts pour décrire l'euphorie qui emplit mon tendre coeur lorsqu'à mes douze ans la magie s'éveilla en moi?  C'était au crépuscule de l'aube, le coq avait déjà chanté depuis longtemps.  Dans le froid crissant de l'hiver, je m'étais tiré du lit un peu plus tôt qu'à l'habitude pour aller travailler à la forge sur un prototype de boîte à musique pour l'anniversaire de Viviane.  Habitué au travail, d'une part pour avoir passé tant d'années à observer mon père, d'autre part pour avoir également commencé mon apprentissage dans les limites de ce qu'un frêle garçon de douze ans pouvait faire, j'allumai le feu et celui-ci se mit rapidement à danser sa paisible valse tandis que j'attaquai à mouler des rouages.  Je n'avais plus peur des étincelles qui rebondissaient sur mes mains : la douleur m'était désormais inconnue.  Absorbé par mon oeuvre, je n'entendis point mon père qui entra.  Surpris, le coeur battant à la chamade, celui-ci indiqua inconsciemment au feu qui brûlait de s'élever pour aller caresser le visage de mon père.  Ou plutôt détruire dix ans d'entretien pour faire pousser ses favoris...  Ainsi, comme ma mère des décennies auparavant, je fus envoyé l'été qui suivit à l'Académie de Magie et du Savoir pour un entretien d'entrée.

Et tout comme ma mère, j'entrai l'automne suivant à l'Académie où je commençai à étudier la magie.  La magie de l'été est complexe et variée, mais je choisis sans même un soupçon d'hésitation d'étudier la magie de l'invocation.  Les êtres et les entités me fascinaient et si ma mère eu espéré que j'emprunte la même route qu'elle, je suis encore désolé de lui avoir causé cette déception.  Je débutai donc de la sorte mon cheminement dans le monde de la magie.  Il serait erroné de dire que l'intégration fut facile pour moi : un Ibéen qui étudie la magie est une chose plutôt rare.  Toutefois, bien que dérouté et sensible à la critique, faire partie du groupe n'était pas particulièrement un de mes objectifs : tout ce qui m'importait c'était de poursuivre mon apprentissage avec brio.

Après six ans d'études intensives, je décidai de rester deux années supplémentaires à l'Académie pour faire une spécialisation dans l'art des entités, ce qui était déjà mon but dès mes premiers pas à Lorgol.  Je n'avais pas oublié mes expériences de jeune enfant et j'avais continué à manier le fer pour en faire de petits sujets.  Quand à vingt ans je quittai les murs de l'Académie, j'arrivais à y lier de petites entités rudimentaires, lesquelles n'avaient qu'un seul dessein : répéter à l'infini la même série de mouvements.

Mes essais d'étudiant, bien que partiellement réussis, avaient acquis une petite notoriété et, surtout, attiré des yeux sur moi.  Pas seulement ceux du commun mortel.  À l'obtention de mon diplôme, on m'offrit de rejoindre la Cour des Miracles par le biais du Maître Espion de l'Infiltration.  Contribuer à l'alimentation de leur vaste réseau d'informations m'apparut comme une décision intéressante laquelle pourrait m'être profitable et je consentis donc assez facilement.  Et c'est à ce moment que je pris le patronyme de l'Adroit, en référence à Alior, déesse à laquelle je vouais le plus de mes prières.  C'était une garantie pour protéger ma famille, toujours en Sombreciel.

C'est ainsi qu'après huit ans d'étude pour devenir mage j'entamais une nouvelle forme d'apprentissage.  Il apparaissait que ma destinée n'était pas celle d'un jeune homme ordinaire : j'étais comme un poisson dans l'eau.  Suivre la formation d'espion n'était pas aussi simple que de se laisser porter par les flots, c'était plutôt comme de se débattre pour nager contre courant au coeur de rapides.  Ce n'est pas pour rien que la Cour s'est établie en impératrice sur la Ville Basse : on ne fait pas affaire à des amateurs.  Autant que lorsque je m'exerçais à l'art de la magie j'avais le désir de briller et de montrer ce que je pouvais faire, de me dépasser.  Au bout d'un an et demi, j'obtins en un temps record mon statut d'Espion et je quittai les rangs des apprentis, sous les murmures des envieux.  Ou des impressionnés.  Après tout ce n'était pas arrivé depuis longtemps.  Si j'ai souffert des commérages, je préfère éviter d'y repenser.

Pas très longtemps plus tard, comme j'avais continué entre temps de fabriquer mes oeuvres mécaniques qui connaissaient un bon succès tout de même, le Conseil des Ombres m'établit dans une boutique d'allure plutôt humble, mais dont la réputation attirait néanmoins nombre de clients fortunés.  Comme je n'ai jamais fini mon apprentissage de la forge, on mit à ma disposition l'aide de forgerons, lesquels travaillent à la conception des pièces nécessaires à mes créations : ce m'est toujours d'une grande aide.  En plus d'influer une certaine vie à ces petits objets grâce à mes dons d'incantations, je travaille à la réalisation de ces jouets avec l'assistance d'un mage du Printemps outreparleur.

Les années ont passé et mes compétences comme ma renommée se sont étendues.  Aujourd'hui le continent s'entredéchire et je compte bien récupérer ma part du gâteau, qu'elle soit pour moi ou pour ceux à qui je dois allégeance.

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Toujours à la tête d'une boutique d'automates de sa confection, la renommée de Lancelot traverse le continent de part en part puisqu'il s'agit d'un mage nécromancien dont la spécialité est d'enfermer les âmes des défunts dans les pièces de sa composition, ce qui les dote de vie.  Son succès lui attira l'attention de l'empereur Augustus d'Ibélène qui lui commanda une poupée animée destinée à sa favorite.  Néanmoins, les choses ont mal tourné lorsque la poupée se transforma en monstre tueur et éborgna la jeune femme.  Les affaires de Lancelot n'allèrent pas très bien par la suite, l'incident ayant donné mauvaise réputation à sa boutique.

Après s'être éveillé le 29 avril 1002, il se retrouva rapidement forcé de confronter la dite poupée qui avait pour projet de le tuer.  Néanmoins, heureuses circonstances, celle-ci était obligée de se plier aux ordres de Lancelot.  Enfin, aux ordres directs, parce que ça ne l'empêchait pas de les contourner pour mettre le bazar partout sur son passage.  C'est après la visite du Fils des Ombres et de Mélodie qu'il rejoignit le campement en lisière de l'Académie.  Lors du retour à la normale, il décida de conserver ses souvenirs dans l'espoir qu'ils lui soient utiles dans le futur, même s'il ne veut plus voir une poupée de sa vie.

Pendant le livre II : La vie de Lancelot ne s'est point dramatiquement modifiée avec le début de la guerre, si ce n'est qu'il a accueilli sa mère et sa soeur à Lorgol, les mages n'étant désormais plus les bienvenus en Ibélène.  Lorsqu'une épidémie magique s'est abattue sur le continent, il a fait partie des convois vers Roc-Épine après avoir réussi à dupliquer une abeille issue d'un ancien savoir perdu du temps.  Sa mère est décédée de la maladie peu de temps après son retour d'Erebor, malgré avoir pris le remède.  Depuis, il a pris sa soeur avec lui sous aile à la boutique où il continue ses affaires, notamment une collaboration avec Astarté des Sables, la célèbre joaillère.

Si auparavant Lancelot était un partisan de l'Ordre du Jugement, sa foi en leur cause s'est vue ébranlée après avoir appris que l'épidémie magique était de leur fait.  Il ne sait plus exactement où il se place.  Les idées de l'Ordre le séduisent toujours autant, ce frein aux anciens savoirs et aux anciennes magies est une barrière dont il faut se débarrasser, mais pas au point d'y risquer sa propre vie.

Pour le moment donc, il continue de travailler en secret sur l'abeille qui a récupéré à Roc-Épine, cherchant à en percer les mystères de son fonctionnement.




La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Les mots sont-ils assez forts pour représenter la crainte qu'ils m'inspirent?  Je n'étais pas un grand admirateur de la Rose Écarlate, ses idées étaient trop arriérées, elle ne voyait pas assez vers l'avant, trop occupée à nous protéger d'un passé disparu, et apparemment aussi à dissimuler de lourds secrets.  Des héros, il ne reste plus rien que ce monstre qu'ils ont créé.  Rien que de savoir ces gens rôder dans la nuit et mon corps se couvre de frissons de terreur.  Je vis dans l'angoisse qu'un jour je ne relève la tête de mes automates pour les voir penchés vers moi, prêt à m'emporter.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Cette trêve ne peut être que bénéfique au continent.  La guerre a déjà causé beaucoup trop de ravages, trop de morts et pourquoi?  Je ne crois point en cette guerre, elle est ridicule et superflue.  La Magie et le Savoir peuvent cohabiter et se compléter, mon métier n'en est-il pas une preuve suffisante? Je suis Ibéen, or je soutiens ma patrie, même si elle me rejette, mais je serai ravi de voir la paix revenir sur nos terres.  Cette guerre n'a que trop duré et un traité de paix devrait être signé en raison de son absurdité et non pas un simple temps d'arrêt pour marquer le deuil de feu notre Empereur.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Je suis une plante déracinée et arrachée des terres dans lesquelles je fus d'abord une graine, puis une germe.  J'ai coupé moi-même les branches de ce jeune plant que j'étais lorsque je pris la voie de l'Académie de Magie et du Savoir au tendre âge de douze ans.  Il a suffit de laisser tremper mes tiges meurtries dans l'eau quelque temps avant que de celles-ci ne donnassent de nouvelles racines qui désormais sont plus fortes que les première.  Si une part de moi reste en Sombreciel, mon âme et mon coeur appartiennent à ces rues de Lorgol.  Que mes pas me mènent auprès des tours élancées et fières de la Ville Haute ou près des tours biscornues de la Ville Basse, un sentiment d'appartenance empli d'une douce chaleur mon coeur.  Celui qui caresse du regard les beautés cachées de la cité ne craint nullement de muser sur ses nombreux pavés, où qu'ils soient.  Lorgol, ma Lorgol, comment oserais-je te quitter?

Questions 1002:
 







Dans la vie, je m'appelle Marie et j'ai 23 ans. J'ai découvert le forum via les deux autres et voici ce que j'en pense : oui, je suis faible.  Je suis une dragonnette qui cède facilement à la pression. Amen.
Pour les inventés : Je vous autorise/ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  




Récapitulatif

Lancelot l'Adroit

Mise à jour des registres et bottins



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♦️ Compte principal : Non

Ne conserver que les lignes remplies
♦️ Magie : Été / Invocation / Entités


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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Sam 15 Déc - 3:05



Skyfall présente

Sifaï
Sinhaj

Marina Nery

« À terre je ne suis personne, il a fallu que je m’envole pour exister. »

Timide • Observatrice • Jalouse • Persévérante • Susceptible • Studieuse • Orgueilleuse • Soigneuse • Timorée • Généreuse • Attentionnée • Dissimulatrice

Timide • Ta confiance en toi est plutôt limitée, en raison de toutes ces années à ne rien valoir pour personne. Tu ne souhaites pas déplaire une fois de plus, tu ne souhaites pas non plus être mise de l'avant. Lorsque l’attention est sur toi, tu en perds souvent tes moyens et tu crains les erreurs.

Observatrice • Une enfance à observer les autres, les meilleurs, c’est ce que tu as vécu, parmi les tiens. Cette place en retrait que ta timidité t’impose n’est pas que négative. Elle te permet d’avoir l’oeil aiguisé sur les comportements des autres, d’être attentive aux menus détails. C’est peut-être pour cette raison que tu as toujours apprécié les arcs : te tenir à distance, te faire discrète, et suivre une cible du bout des yeux, ça te connaît.

Jalouse • Tu étais le chiot le plus chétif de ta portée, dans cette branche du clan Sinhaj. Petite, svelte, tremblante, tu n’étais bonne à rien, ou à si peu de choses. On désespérait, à te voir aller. Et toi, toi, gamine des dunes, tu jalousais ceux qui avaient un talent, une place ou un rôle. Tu as manqué de reconnaissance et la jalousie marque encore ton esprit. Tu sais bien que c’est honteux, d’envier les avantages des autres, mais tu ne diriges que bien peu les élans de ton coeur.

Persévérante • Parce que tu désires t’élever encore un peu, parce que ton coeur se blesse à chacune des remarques réprobatrices, tu as appris à persévérer jusqu’à savoir te tenir debout.

Susceptible • Ton passé n’est pas glorieux, mais désormais que tu as ta place dans le ciel, sur le dos de Simoun, tu t’attends à ce qu’on t’accorde un peu plus d’estime. Il n’est pas rare que tu te sentes blessée ou que tu prennes offenses des taquineries que l’on fait à ton sujet ou à ton griffon. La bouderie que tu essaies de dissimuler est charmante, en raison de ta jeunesse, mais tu sais bien, petite graine du désert, que ta susceptibilité est plus profonde qu’une gaminerie et qu’elle provient d’une jeunesse à guetter des miettes d’approbation.

Studieuse • Tu connais ta chance d’avoir été choisie malgré toi par Simoun. Tu ne le décevras pas, ni aucun de ceux partageant les cieux avec toi. Tu t’appliques de ton mieux, et tu as pris tes études au sérieux. Si tu ne savais pas où tu allais, avant de rejoindre Lorgol, désormais tu sais. Et tu apprécies ta vie. Tu fais tout ce qui est en ton pouvoir pour prouver aux Voltigeurs que tu es à ta place.

Orgueilleuse • Ton clan voit naître des danseuses sublimes et des coureurs des dunes vigoureux. Les Sinhaj symbolisent la beauté et la dureté d’Erebor. Ce sont tes racines et tu sais bien que ton duché est le nombril du monde. Tu es fière d’appartenir à ce peuple et d’être née Sinhaj.

Soigneuse • Chaque présent que l'on t'offre est un souvenir précieux et tu en prends grand soin. Cette façon que tu as d'être délicate avec les choses se reflète même dans ta façon de travailler et d'agir. Tu es méthodique et précise afin de t'assurer d'un bon résultat.

Timorée • Tu évites les risques trop grand par crainte d’échouer. Tu ne seras pas celle à te mettre de l’avant, à prendre les décisions et à mener, bien loin de là. Tu manques d’audace par ta timidité, et tu es prudente non pas par sagesse, mais par peur de ne pas honorer tes objectifs.

Généreuse • Tu n’as pas eu une enfance malheureuse. Tu as eu la chance d’avoir une famille qui prenait soin de toi en dépit de ton manque évident de talents. Tu as désormais une vie que tu apprécies et un compagnon ailé qui te comprend. Tu crois donc qu’il est normal d’offrir à ton prochain, qu’il soit mieux né que toi ou qu’il n’ait jamais connu la chaleur d’un clan soudé. La richesse n’est que des pièces, le temps, tu le trouves toujours, et ton écoute est sans limite. Tu sais te montrer généreuse, alors que tu sembles pourtant avoir bien peu.

Attentionnée • Tu aimes bien traiter tes proches comme tu aimerais qu’on te traite. Tu les couvres de petites attentions, tu t’efforces de les soutenir et de faire briller le meilleur d’eux-même.

Dissimulatrice • Tes secrets sont nombreux, ainsi que tes états d’âme. Tu gardes beaucoup de chose pour toi, au fond de ton coeur, car ta timidité et ton orgueil t’empêchent bien souvent d’exprimer librement le fond de ta pensée. Ta jalousie, tu t’efforces de la contenir pour ne pas montrer cette faiblesse. Ta susceptibilité n’est pas très glorieuse non plus. Plutôt que de faire une crise ou de te faire remarquer en exprimant ton mécontentement, tu dissimules le tout et tu te fais discrète.



©️️ lukazu
À son arrivée à la Caserne de Serre, Sifaï ne comprenait pas le commun. Depuis, emmurée bien souvent dans un mutisme timide, elle n’ose pas s’aventurer à échanger avec les Voltigeurs. Elle sait bien que son accent chantant est fort et l’empêche de bien se faire comprendre, et elle sait tout autant que son orgueil prend très mal les critiques et les corrections.



©️️ Marinadnery
Âge : 19 ans
Date et lieu de naissance : 16 août 983, à l’Oasis du Couchant (Erebor)
Statut/profession : Cadette d’Erebor, apprentie Voltigeuse en formation du griffon Simoun
Allégeance : Anthim, duc d’Erebor ; clan Sinhaj ; ses titulaires, Rejwaïde et Grâce
Dieux tutélaires : Née sous le regard d’Aïda, Sifaï est également dévouée à Valda.
Groupe principal :  Les hérauts du renouveau
Groupes secondaires : Peuple / Voltigeurs



« On dit que l’oasis géante de Ventavel est la plus belle de toutes. Je sais que non. C’est l’Oasis du Couchant qui se joue de moi et m’ensorcelle de ses charmes sauvages. C’est là-bas que les enfants des dunes embrassent le soleil avant la nuit. C’est là-bas que l'on perçoit ses dernières lueurs se refléter sur les eaux pures. »
Le clan Sinhaj avait vu naître des hommes et des femmes d’exception. Alméïde d’Erebor, princesse du duché du Sable et du Roc, devait ses origines à ce clan de légendes. Les Sinhaj comptait également Rejwaïde, fougueuse Voltigeuse et danseuse astrale, ainsi qu'Astarté des Sables, maître d’orfèvre sertie de merveilles. C’était le clan des coureurs des sables et des danseuses des dunes sacrées. C’était un clan fier, dans la plus pure tradition erebienne, qui s’imposait comme l’un des cinq clans des dunes. La suprématie des Sinhaj semblait toucher l’un ou l’autre de ses membres, jusque dans les septs fils et quatre filles de Rendjaï. Elle avait donné naissance, entre autres, à deux souffleurs de verre talentueux faisant honneur à la réputation familiale, un joaillier redoutable, une parfumeuse au sein du harem et un tatoueur marquant les peaux de la grandeur d’Erebor. Il semblait toutefois que la grandeur de ce clan s’était arrêtée à la naissance de sa dernière née. Sifaï.

Elle n’était pas prévue, la petite Sifaï. Elle n’était pas espérée ardemment, mais lorsque sa mère comprit qu’elle poussait dans sa chair, sous son nombril, la joie fut toute aussi immense et sincère qu’à son premier né. Sifaï était la preuve que son mariage était toujours heureux et que Maari lui accordait pour une dernière fois ses grâces. Un dernier bébé. Un dernier enfant. Pour elle. Malgré son corps qui vieillissait. On avait fait venir une accoucheuse, la même femme qui avait fait naître ses onze autres enfants, pour accueillir la petite Sifaï dans ce monde depuis l’Oasis du Couchant.


« Les gens de mon peuple l’ont nommé Mer de feu
Cet immense océan qui s’étend sous mes yeux
Et son sable fait d’or, et ses vents de folie
Transpercent les âmes et nous laissent ébahis.
»

Ses frères lui avaient chanté des chants erebiens à tour de rôle, alors que l'aîné la gardait précieusement sur ses genoux. Sifaï, du haut de ses cinq ans, regardait la danse fascinante du feu, bercée par les paroles faites de morceaux de rêves oubliés. Une mer de feu. Ils étaient les seuls assez dignes et forts pour survivre à Erebor. Ils étaient les enfants de Joseï. Même à cinq ans, elle comprenait la supériorité de son peuple. Elle aussi, petite et maigrichonne, survivait au désert. Elle aussi, toute mignonne, voulait dompter la Mer de feu. Entortillée dans son châle de laine et désireuse de se déloger des genoux pourtant confortables de son grand frère, l’enfant chuta à ses pieds. Rude, pour les genoux. On la sermonna d’être prudente. Oui. Oui, qu’elle pensait, le regard hypnotisé sur le feu. Elle s’était redressée et avait chassé le sable sur ses genoux. Déjà, on avait reprit les chants alors que les autres parlaient entre eux. Entre grandes personnes.

Sifaï Sinhaj. La grande Erebienne. Elle avait voulu toucher et montrer à ces flammes qu’elle n’avait pas peur, qu’elle était une Sinhaj et qu’elle survivait à la Mer de feu. Sa petite main à plat dans les braises, si furtive qu’aucun des aînés ne l’avaient vue faire, semblait devenir un gouffre de douleur infinie. La gamine hurlait sa souffrance en un croassement déchirant. Ce fut l’aîné, le plus vif, qui l’enleva de là avec une célérité qu’il ne devait qu’à la panique. Ils avaient observé sa chair rouge et, rassurés, avaient appliqué pommade et bandage. Même calmée, lorsque la douleur s’était enfin apaisée, même logée tout contre son sauveur de grand frère, Sifaï regardait désormais le feu avec une crainte nouvelle. Cette peur de petite fille, l’Erebienne la préserva encore adolescente et même à l’aube de sa vie, toute jeune adulte.

Sifaï Sinhaj. La petite Erebienne. Celle qui se soumettait à la majesté du désert, cette mer de feu.


« J’aimais Erebor comme on aime pour la première fois. Avec férocité, avec violence, tout donner sans se préserver, sans croire qu’il ne restera peut-être plus rien pour le prochain. Malgré cet amour, malgré cette dévotion, j’ai longtemps cru que le désert ne voulait pas de moi. Entre ses dunes faites d’or, il ne m’accordait aucune place. Pas même la plus petite. »
Dès que le sang avait maculé ses cuisses fines, la famille avait tenté de l’intégrer plus activement dans la vie du clan. Désormais, Sifaï n’était plus une enfant, elle n’était plus une petite fille. Il était temps qu’elle s’engage dans une voie ou une autre. Mais laquelle? Parfois, sa mère la regardait avec une pointe de perplexité dans les yeux. Elle avait eu douze enfants. Tous avaient leur place précise, leur rôle à jouer. Tous avaient un talent remarquable à exploiter ou une passion qui les guidait. Que s’était-il passé avec la plus jeune? Était-ce parce qu’ils étaient trop nombreux à se partager talents et réussites qu’il ne restait que quelques miettes pour la plus jeune?

Une petite femme. C’était ce qu’elle était, désormais. Sa mère l’initia à la danse des sables si courante chez les femmes du clan Sinhaj. Son enfant, sa douce Sifaï s’avérait douée. Mieux. Elle aimait. Elle aimait danser et lever son visage vers le ciel. Elle aimait tourbillonner, faire valser son voile coloré. Elle aimait vibrer sous les percussions et s’envoler avec les chants des gitans. Elle aimait abandonner son corps pour se perdre sous le regard d’Aïda, la Muse. Malgré son amour profond pour cet art, malgré son corps fin qui se cambrait avec aisance, malgré son talent assuré, Sifaï ne dansait pas pour son clan. Les regards insistants, posés sur elle, et ce sentiment d’être épiée dans sa représentation, dans ses mouvements et son art, la faisait renoncer. Cette timidité qu’elle haïssait, c’était elle qui l’éloignait de son seul talent.

Sifaï s’était avérée être une enfant délicate et malingre tombée bien loin de ses frères potelés exaltant la santé. Il fut évident que son destin n’était pas d’aider aux travaux lourds. L’artisanat semblait plus approprié pour l’âme timide et soigneuse qu’elle avait. Poterie, couture, joaillerie. On l’envoyait auprès d’une cousine ou aux côtés d’un frère aîné, on la pressait d’essayer quelques mois, au moins, avant de renoncer. Les échecs se multipliaient tout autant que les regards pesants sur son corps bien frêle. À polir les gemmes, Sifaï croyait mourir d’ennui. À enchainer points sur points sur un sari ou un voile, elle finissait par perdre patience et rendait un travail grossier. À décorer un vase, la jeunette parvenait à en briser un sur deux. Vexée de ses échecs, le coeur malmené par l’humiliation, Sifaï ressentait le découragement de moins en moins discret de sa famille. Il lui semblait pourtant travailler plus fort que les autres, à enchaîner éternellement les échecs puis se redresser, alors qu’aucun résultat ne lui parvenait.

Lorsqu’un cousin éloigné lui proposa de l’accompagner jusqu’à Lorgol pour livrer des fioles, Sifaï n’avait pas hésité. Tout, plutôt que de subir encore ce regard désespéré sur elle et son manque évident de talent. Elle se doutait bien que sa famille, à court d’idée, avait dû demander à ce qu’il l’entraîne avec lui jusqu’à la Ville aux Mille Tours. Voyager. Pourquoi pas. Le lendemain, à l’aube, Sifaï était perchée sur le rebord d’une caravane, les jambes ballantes. Son coeur était écorché de quitter sa Mer de feu et ses dunes dorées, mais son âme était soudainement légère de ne plus subir cette pression, sur ses épaules.



« Et un griffon, comme un souffle, est apparu devant moi. Avec lui, la vie. Ma vie. Tout s’invente et l’improbable devient vrai. La vague de ses pensées me submerge et m’inonde. Un vent aussi sec et brûlant que mon désert me caresse plus qu’il ne me violente. Un simoun. Nous étions prêts à nous obéir comme on se lance vers l’inconnu. »
Elle avait soulevé la petite caisse de bois où plusieurs fioles vides reposaient, lorsqu’on l’avait interrogée. Tous ces gens qui parlaient cette langue étrange, Sifaï ne les comprenait pas vraiment. Un homme avait soupiré devant elle, alors qu’elle fixait ses bottes de cuir, la caisse toujours relevée comme une offrande, puis, après avoir gagné son attention, il lui avait désigné du doigt le fond du couloir. Ce devait être là, l’entrepôt. Ou peut-être était-ce à cet endroit que professait le fameux apothicaire de la Caserne de Serre? Elle trottinait d’un pas léger, le nez en l’air - mais pas trop - pour s’imprégner de tous ces détails qu’elle ne reverrait probablement jamais. Tout semblait si rigide, ici. Si massif et lourd. Vivedune était plus légère que l’air. Plus belle et lumineuse que ces murs de pierre à la couleur de la tristesse. Ce fut la présence de son cousin, dans la pièce, qui la tira de ses comparaisons fortement objectives. Il lui intima de laisser la caisse sur l’une ou l’autre des tablettes et d’aller l’attendre plus loin. Ils allaient parler affaire, l’apothicaire et lui. La voix expéditive et le sourire insistant de son cousin ne laissaient que bien peu de place à autre chose qu’une exclusion prévisible. Elle y connaissait quoi, après tout, aux affaires? D’autant plus que la langue lui échappait totalement.

Pour tromper l’ennui, l’Erebienne continua son exploration de cette caserne de légende. On la disait intéressante. On disait que c’était là où les dompteurs des vents et amants des astres apprenaient. Les Voltigeurs. Soltana Kamar. Rejwaïde Sinhaj. Grâce de Sombregemme. Ils en parlaient, dans le clan, de ces Erebiennes de sang ou de coeur, qui parcouraient le ciel et faisaient honneur à leur duché. Alors… Alors Sifaï se faufilait ici et là, bifurquant à gauche ou à droite selon qui elle voyait au loin. Ici, l’adolescente grimaçait devant les couloirs étroits, là, elle s’enthousiasmait des fenêtres hautes. C’est par un heureux hasard ou par un souffle du Destin qu’elle se faufila jusqu’à l’amphithéâtre de la sélection.

Il y avait eu comme un silence, lorsqu’elle se fit enfin remarquer. Un murmure traversa une série d’hommes et de femmes à la manière d’une vilaine grippe alors qu’ils la détaillaient. Non. Ils attendaient. Si la petite foule de spectateurs avait d’abord attiré son attention, bien vite, ce fut plutôt les griffons qui l’intimidèrent. Ils étaient immenses et majestueux, bien plus encore que ce qu'elle s’était imaginé. De près, leurs plumes lustrées semblaient même briller comme les étoiles de Valda. Alors qu’elle restait immobile, béate, à observer ces seigneurs des cieux, un homme lui fit un signe exaspéré pour qu’elle s’avance.

« Euh… Je.. Je suis désolée de gâcher votre exposition de griffons! Ou votre… Parade… »

Un sourcillement puis l’homme s’approcha d’elle en parlant des mots d’ailleurs. Le débit était rapide, ne laissant aux oreilles de Sifaï qu’un torrent incompréhensible. C’était forcément important! Elle sentait la panique la gagner un peu plus à chaque mot entendu et à chaque murmure dans l’assistance. Elle argumentait encore et encore, s’efforçant d’utiliser des mots simples. Fiole. Apothicaire. Perdue. Dans quel pétrin s’était-elle mise, encore? À coup sûr, Sifaï avait fait une grosse bêtise. Elle allait terminer ses jours dans une prison de la Caserne de Serre, dans une cellule grise de chagrin grosse comme sa main, loin de son désert. Elle allait faire honte aux Sinhaj. Elle allait faire honte à sa famille, ou pire, même si elle ne savait pas ce qu'il y avait de pire que d’humilier sa famille. Alors elle s’était mise en reculer, la mignonne, sous une stratégie finement élaborée : la fuite. Elle s’apprêtait à battre en retraite, se faisant à l’idée de courser pour dénicher une issue ou une autre, la panique dans son coeur et la folie des tempêtes dans sa tête.

Il l’attendait. Des yeux perçants, aussi bleu que l’Oasis du Couchant qui l’avait vu naître. Des plumes aussi noires que les grottes de gemmes vivantes les plus prolifiques. Il s’était imposé à elle, déferlant contre son esprit une image de sable brûlant. Erebor, depuis le ciel. Sifaï, angoissée, chantait un discours incohérent au personnel non loin. Elle n’avait rien fait de mal, qu’elle répétait, d’une voix petite et de plus en plus brisée par la panique. La petiote ne savait pas exactement combien de temps la scène avait durée, ni comment on s’y était pris, mais, soudainement, il y avait Rejwaïde. L’éclatante cousine lointaine. Une Sinhaj. Elle lui expliqua, la Voltigeuse, tout ce que cette scène signifiait, toute la grandeur de l’honneur que Simoun lui avait offert.

Il l’avait choisie. Elle. Depuis la mer de sable d’Erebor, il l’avait suivie. Puis il l’avait choisie.
Elle s’était inclinée devant lui, autant embarrassée que honorée. Puis ce vent chaud et sec, d’ordinaire si brutal, souffla à son esprit comme la plus bienvenue des caresses. Simoun.


« Par sa pensée, Simoun me présentait des vents de partout, des vents de toujours. Des images et des sensations qui étaient tellement puissantes, tellement belles, que ça me faisait mal de ne pas les avoir vécues. Il était rêveur, il était optimiste, et ses qualités rachetaient ses défauts. Jamais, depuis mon premier souffle, je n’avais communié autant avec une âme. Il était mon roi. »

Elle s’était présentée malingre et empotée, à la Caserne de Serre. Il y avait tout à travailler, pour Sifaï. Chez elle, aucun corps déjà taillé pour les combats, seulement une petitesse qui lui donnait parfois l’impression de se glisser entre deux rafales de vent sans déranger qui que ce soit. Si elle avait manqué de patience pour l’artisanat dans l’une ou l’autre de ses formations forcées, l’Erebienne se surprenait par sa persévérance insoupçonnée. Entêtée et motivée, elle utilisait l’isolement que lui imposait son langage - et sa timidité - pour se donner corps et âme dans son apprentissage de la Voltige. Cette vie nouvelle, cette vie ponctuée par les exercices de combat, d’escalade et de Voltige, lui plaisait profondément.

Lorsqu’on leur avait fait choisir une arme pour se spécialiser, dès les premiers entraînements, Sifaï avait mimer l’arc. On lui avait dit, depuis le désert, dans une légende ou une autre, qu’un Voltigeur pouvait manier des armes semblables. Ce fut un échec. Les joues en feu, l’Erebienne fixait le sol alors qu’un cadet traduisait sommairement les paroles de l’entraîneur. Comment allait-elle combattre, avec un arc, au corps à corps avec un mage? On avait rigolé un peu. Pas trop. Les cadets ne se connaissaient pas encore suffisamment pour se taquiner. Malaise. Humiliation. Elle avait noyé son orgueil blessé en choisissant le sabre, plutôt. C’était ce qui se rapprochait le plus d’Erebor, dans la Caserne de Serre.

Simoun s’avérait être un compagnon ailé parfaitement adapté pour la gamine timide qu'elle était. Prudent et rêveur, il respectait aisément la volonté de l’Erebienne d'éviter les risques et s’en tenir sagement à son rôle. Pour eux, aucune audace malvenue ne risquerait de les faire mal paraître. C’est ainsi, dans cette compréhension mutuelle et cet acharnement à vouloir réussir, qu’ils s’entrainèrent de concert durant deux années.

La formation fut écourtée en l’an 1002. La guerre omniprésente avait laissé, dans son sillage, une lisière de sang et de cadavres. Pour soutenir les Voltigeurs et pour combler les vides laissés par les défunts et les blessés, plusieurs cadets furent envoyés dans l’un ou l'autre des escadrons. Sifaï était du nombre. Étant l’une des cadettes les moins avancées envoyées en apprentissage sur le terrain, elle fut mandatée de rejoindre Grâce de Sombregemme et Rejwaïde Sinhaj, ses titulaires. Là-bas, elle serait moins exposée que d’autres et Simoun serait également protégé par son frère de couvée, le massif Sirocco. Il y avait le danger d'être sur le terrain et la peur de ne pas être la hauteur, de ne pas être suffisamment grande pour cette épreuve, qui l’angoissaient. Malgré tout, elle était fébrile de faire ses preuves, Sifaï, et d’avoir la chance de poursuivre son entraînement plus concrètement.


♦️ Roue Brisée : Quelle jolie vie elle avait, Sifaï, dans ce monde improbable mais néanmoins réel. Mariée très jeune à un Qoraïch, son âme soeur, elle en était à élever leur premier enfant, un adorable bambin aux cheveux bouclés. Dans cette autre vie, elle avait le courage de danser, respectable danseuse des sables, et le courage de faire honneur au sang de Sinhaj. Elle ne s’est jamais réveillée.

♦️ Livre II : Elle a travaillé d’arrache-pied, avec Simoun, cette dernière année. Sifaï s’appliquait à compenser une enfance et une adolescence bien loin de l’art de la guerre avec des entraînements appliqués. La maladie ayant frappé les mages l’avait laissée songeuse quant aux raisons d’un tel trouble. Si la fin de la Rose a laissé Sif vaguement perplexe, l’ascension de l’Ordre du Jugement l'a rendue malgré tout méfiante. Que veulent-ils, ces gens semeurs de chaos?




La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Elle n’a pas vu. Elle n’était pas là, lorsque les Cavaliers se sont libérés de l’Académie comme un spectre mauvais. Mais elle se méfie, la jeune Erebienne, de ces rumeurs que l’on dit au sujet de la Chasse Sauvage. Elle tue, elle fauche les vies, elle n’obéit à personne. Elle est cette liberté absolue et meurtrière que nul être vivant, qu’il soit de Faërie ou d’Ibélène, ne peut entraver. Comment lui survivre? Elle s’inquiète, Sifaï, elle a peur, comme plusieurs, de devenir la proie.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Sifaï a connu les dommages de la guerre sur son Erebor natal. Ils lui ont raconté, les frères et les cousins, combien les ruines du désert étaient désormais couvertes de sang et de larmes. Combien ils avaient perdu, en amis et en famille. Son cœur réclame vengeance pour toutes ces pertes et ces horreurs. Et puis... Le meilleur moyen de pleurer un Empereur perdu n’est-il pas de conquérir son ennemi?

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lorgol lui a fait peur autant qu’elle l’a fascinée, lors de son premier passage. Elle avait dix-sept ans et n’en est jamais repartie réellement, jusqu’à tout récemment. Depuis, Sifaï a apprivoisé cette ville en perpétuelle mouvance tout autant qu’elle a appris à ne pas détester les Faës s’y trouvant. Rapidement, sa méfiance a laissé place à la curiosité, puis son entraînement à la Caserne de Serre lui a insufflé le courage nécessaire pour s’y promener plus sereinement. Il ne s’agit pas de l’horizon doré d’Erebor, mais elle s’y trouve à son aise, dans l’anonymat des foules lorgoises.

Livre II:
 





Dans la vie, je m'appelle Mary et j'ai 31 ans. J'ai découvert le forum via une vieille version de Melsant et voici ce que j'en pense : :siwi:.  




Récapitulatif

Sifaï Sinhaj

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Marina Nery
♦️ Compte principal : Non

♦️ Griffon : Simoun / Ébène / Mâle / 31 ans
♦️ Hiérarchie : Voltigeurs / Cadette

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Les Compagnes
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Je suis : une Compagne basée en Lagrance, harpiste et mage de l'Automne (subjugation)

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J'ai fait allégeance à : la Guilde des Compagnes, au duc Denys du Lierre-Réal
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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Sam 15 Déc - 5:33



deadpool présente

Maelenn
du Noroît

Rebecca Ferguson

« Ressemble à l’innocente fleur, mais sois le serpent qu’elle cache, »

arrogante, résiliente, inventive, charmeuse, dédaigneuse, raffinée, ambitieuse, ferme, prudente, charismatique, fouineuse, rancunière, sereine, rationnelle, juste, hautaine, intelligente, gracieuse, studieuse et mélomane.



©️ Shiya
Si Gavriel se cachait dans les replis de ses vêtements lorsqu’elle l’a rencontré, peu désireux d’attirer les cris d’orfraie des personnes ridiculement effrayées par les serpents, il n’est déjà plus dissimulé. Porté autour de son cou, noir collier tranchant sur sa peau d’albâtre, ou entouré autour de son bras, son Familier ne la quitte jamais et s’affiche avec arrogance.



©️ fanpop
Âge : 26 ans.
Date et lieu de naissance : Le 13 mai 976, au Noroît (Outrevent).
Statut/profession : Compagne basée en Lagrance, mage de l’Automne (subjugation), spécialisée avec la harpe.
Allégeance : À la Guilde des Compagnes, au duc Denys du Lierre-Réal.
Dieux tutélaires : À sa naissance, c’est à Levor qu’elle a été confiée ; c'est pour Aïda que sa harpe chante ; elle est devenue fille de Mirta, sans pourtant oublier ce dieu tutélaire duquel elle se croit bien indigne.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau.
Groupes secondaires : Compagne / Mages / Noblesse


Elles étaient deux, dit l’histoire.

Deux filles, eurent les tenants du Noroît, deux beautés brunes pétries d’honneur et de musique, leurs instruments et leurs rires résonnant tout autant sur les plaines rocailleuses d’Outrevent. C’est de la cadette, Maelenn, dont on parle, en ce jour. Cadette déjà dotée de cette grâce qui ferait plus tard tourner les têtes et de ce caractère ferme que l’on reconnaît certainement aux Outreventoises, cadette gâtée et couvée par une aînée tant aimée, élevée au son de sa harpe et de son chant. Il y a des histoires, pourtant, qui ne sont pas faites pour être heureuses, et celle des sœurs du Noroît est tristement d’une de celles-là.

Sa sœur chérie, sa sœur perdue. Sa sœur qui, au début de sa puberté, découvrit sa magie. Quelle magie, par Aura. Une magie interdite, prohibée, qui rendit ses prunelles d’un rouge écarlate, alors que ce n’est aucune Saison qui la réclamait, mais bien le Sang. Leurs parents la répudièrent, l’exilèrent de chaque parcelle de leur vie, sans porter aucune oreille à ses supplications, ni à celles de leur cadette éplorée. La magie du Sang est tabou, en tout Arven, et à ce moment, cela ne faisait pas loin de mille ans que celle-ci était interdite de pratique et que tous ses mages connus avaient été exilés. Le seul châtiment pour ceux qui naissaient était la mort. Était-ce de la peur, qui ainsi pris possession des tenants du Noroît ? Quoi qu’il en soit, Maidhenn fut chassée de la demeure familiale et de ses terres, sans aucune possibilité de revenir.
D’une fille exilée, pourtant, ils en perdirent deux. Nom et tradition retombèrent tous deux sur Maelenn, dont la tristesse ne pouvait égaler que la froide colère et la rancœur. Faë, on lui avait toujours enseigné le mal de ces magies sauvages, jadis libres et désormais enchaînées, mais quel cœur peut rester de marbre lorsqu’il est question d’une sœur ? Alors impassible, le sourire impeccable et pourtant l’âme en peine, elle accepta tout, se faisant pourtant une terrible promesse : elle emporterait son nom dans la tombe, la même à laquelle ils avaient condamné Maidhenn.

À ses 13 ans, à son premier sang, vint la découverte de la magie qui coulait dans ses veines autant que dans celles de sa mère et de sa sœur. Mage de l’Automne, elle fit son entrée à l’Académie lors de la même année. Elle y étudie la subjugation, sans jamais révéler les desseins qui peuvent couver sous un tel choix si souvent associé à l’hypocrisie et au mensonge dans le duché de l’honneur. Élève studieuse et appréciée, petite mage douée, elle achève son cursus à ses 19 ans, couronnée d’excellence. Elle s’engage par la suite dans une spécialité qui lui donne le titre d’ensorceleuse et d’intrigante. Mélomane, elle décide d’apprendre à subjuguer par la musique, jouant de la harpe en souvenir de sa sœur reniée, espérant ainsi jouer dans le même écho que celui de ses pas et de sa musique.

À peine diplômée, à l’âge où ses parents déjà leur cherchent un mari digne de ce nom et où le poids des responsabilités retombent sur ses frêles épaules, c’est vers un tout autre Destin que Maelenn se tourne. Ce sont les jupons de Mirta qu’elle embrasse en entrant en apprentissage comme Compagne. Puisqu’elle a décidé de ne jamais transmettre son nom, elle désire alors que celui-ci soit chanté et admiré, qu’on la louange et qu’on la désire, que la subjugation soit même dépourvue de magie et qu’elle s’appartienne à elle seule, maîtresse de son destin. La commotion est totale, au Noroît, la disgrâce déjà suit la famille – une fille mystérieusement perdue, l’autre Compagne, que reste-t-il cette famille qui enfin comprend leur erreur passée ? Sa noble naissance, ainsi que son éducation, font de Maelenn une Compagne qui a certes beaucoup à apprendre des doux plaisirs de la chair, mais dont le raffinement est déjà assuré. Trois années durant, elle perfectionne ce futur art, plongée dans un apprentissage qui enfin la couronne de ce nouveau titre qui sonne si joliment à ses oreilles. Malheureusement, les Compagnes n’ont pas bon nom, en Outrevent, le sien encore moins, et suite à l’infâme tentative (réussie) d’usurpation du trône, les charmeuses et envoûteuses ont une réputation des moins glorieuses. C’est donc sans se retourner que la Compagne part en Lagrance, traversant les duchés pour enfin atterrir à celui des Jardins, où l’art et la beauté savent s’accorder à son esprit fin. C’est à son arrivée, il y a un an à peine, qu’elle y rencontra Gavriel, comme un signe de son appartenance véritable.

Elles étaient deux et encore aujourd’hui, si on tend l’oreille, on peut les entendre jouer de la harpe en harmonie.

Livre I ♦️ Lagrane depuis un an, elle n’en a pas moins Outrevent dans le cœur. Elle espère encore que ce duché saura panser les blessures de son âme, mais elle sait bien que jamais le passé ne pourra être effacé. Puis, désormais, elle a retrouvé sa sœur, n’est-ce pas ? Elle a Maidhenn, Faustine, un duc qu’elle honore, et ses objectifs sont atteints. Sa famille est déshonorée – quoique celle-ci n’a apparemment pas besoin d’elle pour ce faire. Un demi-frère, ou une demi-sœur, bâtarde ? La chose semble impossible à Maelenn, mais il lui faut avoir le cœur net.

Pendant le livre II :
TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Éprise d'un Chevaucheur, Aaron de Sombreval, tous deux décident de s'enfuir, envers et contre tous, pour se marier. En réprimande, sa soeur Maidhenn -nouvelle duchesse d'Outrevent, subjugatrice dont elle n'approuve pas les actes- jette sur elle le déshonneur, tandis que son mari perd son emploi et ses vivres. Celui-ci se repose entièrement sur elle et elle doit vendre ses charmes avec la Caravane des Plaisirs.
→ Maelenn ne s'est jamais éveillée. En avril et en mai, elle a eu nombre de clients, qui ont eu vent de ses actes de bravoure à Bohémont, et l'éveil du printemps l'emplit de joie.

Maelenn a une vie agréable, en Lagrance, et sa réputation se fait de plus en plus sûre auprès de ses clients. Témoin de l'attaque de Bohémont, elle protège ses amis, en dépit de sa magie non offensive. Sans aucun souvenir de la trame alternée, elle se réjouit bien simplement du printemps et ne comprend donc pas ce qui justifie sa convocation à Souffleciel, au début de juin. Tentée d'en savoir plus sur les secrets du duc Liam, elle use de sa magie sur lui et apprend qu'il est fiancé à la princesse Chimène. Enchaînée par sa trahison, elle passe les prochains mois à la cour d'Outrevent, prétendument comme Compagne engagée par le duc lui-même.

Atteinte par l'épidémie magique, coincée loin de ceux qui importent à ses yeux, elle s'enfuit du palais dès qu'elle est remise. Les symptômes de la maladie s'éternisant, la Compagne craint qu'elle soit enceinte du duc Liam - hypothèse confirmée par sa soeur aînée. Désemparée, incapable de choisir entre interrompre cette grossesse, ou la poursuivre, Faustine et Maelenn établissent un plan des plus... risqués, en lien avec la magie du Sang.



Questions du Livre I:
 

Questions du Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Cette Chasse ne lui dit absolument rien qui vaille, la compte au nombre des horreurs qui ne cessent pas de se déverser sur le continent. Pourtant, elle comprend que son existence est nécessaire pour que Magies et Savoirs bannis, perdus, reprennent leurs droits en Arven.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Maelenn est soulagée de voir qu'une trêve a été signée et que Faërie panse ses blessures, au cours d'un deuil difficile pour tout l'empire voisin. Elle se demande ce que les Savants concocteront, pendant ces mois de repos, et se méfie de la reprise du conflit armé.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Elle y a vécu, fascinée par cette ville où se côtoient splendeur et misère, magie et savoir, étudiante de l’Académie et petite danseuse des tavernes huppées où elle aimait à jouer de son instrument pour un instant s’amuser et oublier la sévérité du Noroît. La liberté en scelle chaque pavé et chaque tour, et c’est toujours un plaisir pour Maelenn d’y revenir.






Dans la vie, je m'appelle Fred et j'ai 25 ans. J'ai découvert le forum via DV et 3 autres gueux déjà et voici ce que j'en pense : je suis perdue sur ce forum, halp :argh:.
Pour les inventés : Je ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.




Récapitulatif

Maelenn du Noroît

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Rebecca Ferguson
♦️ Compte principal : Oui / Non

Ne conserver que les lignes remplies
♦️ Noblesse : Dame / Le Noroît / Outrevent
♦️ Magie : Automne / Subjugation / Harpe
♦️ Familier : Gavriel / Vipère aspic / Mâle
♦️ Hiérarchie : Guilde des Compagnes / Compagne


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Dialogues de Maelenn en indianred/mistyrose ◊ Dialogues de Gavriel en crimson



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Le Pavillon Noir
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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Sam 15 Déc - 10:50



Shinies présente

Tim
l'Escampette

Skandar keynes

« Telle une araignée, discrète et vive à la fois, je grimpe, me faufile et tisse. Ô oui je tisse, de jolis bobards et de biens belles histoires. »


Qualités :
1. Malicieux, Tim adore faire des blagues en tout genre (retirer un tabouret sur lequel quelqu'un s’apprête à poser ses fesses par exemple) Il ne pense jamais à mal ni aux conséquences, c'est bien pour ça qu'il lui arrive de se prendre une rouste ou de prendre la poudre d'escampette soudainement en la sentant venir arriver.
2. Enthousiaste. Tim est curieux et lorsqu'une chose est proposée,  il est parmi les premiers à lever le bras ou à sautiller sur place... puis seulement il réfléchit s'il a bien fait. Si le danger est trop conséquent, il se rétracte. Les nouvelles choses/découvertes l'enthousiasme énormément, de même que les exploits ou les grandes personnalités.
3. Inventif et Créatif. Que cela soit en parlé ou avec ses mains, Tim ne manque pas d'imagination pour se sortir d'affaire par exemple ! Bobards et Histoires ne manquent pas et manuellement, il lui arrive de concevoir de petits plans d'objets qu'il aimerait voir exister. Tim n'est pas un amoureux du fil loin de là, mais il sait faire de jolis nœuds et par extension de jolis tresses ou de jolis bracelets qu'il agrémentera de bidules ou de pierres issus de ses voyages avant de les offrir à ses proches.
4. Jovial. Toujours rigolant et de bonne humeur pour un rien (ou presque) il vous mettra le sourire aux lèvres rapidement ! Il est facile avec son caractère de venir à lui pour discuter. (sauf si vous êtes méchant ou médecin)
5. Théâtral. Il faut l'être pour être vu selon lui, il faut l'être également pour que des petites histoires deviennent des grandes et des incontournables. Le jeune ne manque pas de gestes et d'expressions dont il aime abuser lors de ses récits.
6. Débrouillard. Hors de question de rester bloqué quelque part à cause d'un objet déficient ! Tim trouve toujours de quoi contourner un problème. Pas de caillou à lancer ? Un trognon de pomme fera l'affaire ! (par exemple) Bref, seul, Tim sait se débrouiller et grosso modo s'en tirer - sauf quand il est question de combat où là, il préférera prendre la fuite et/ou se mettre à l'abri pour tirer de loin.
7. Prudent, quand on ne souhaite pas être blessé, on prend des gants (même si des fois la curiosité prend le pas) et Tim est prudent à outrance. Une caisse qui émet un bruit trop étrange ? Soyez certain que curieux ou non (et couillon), il quittera les lieux en indiquant à quelqu'un d'autre d'avoir entendu quelque chose... manière de savoir tout en restant à l'abri donc.
8. Tactile (un trait plutôt qu'une qualité). Peut-être est-ce dû à sa gestuelle lorsqu'il raconte, en tout cas, le garçon aime le contact et est loin d'être gêné ou intimidé. Si cela vous pose problème, signalez lui. Par contre, il faudra lui expliquer pourquoi. Parce qu’il vous interrogera jusqu'à épuisement sinon.
9. Ouvert d'esprit. Pas vraiment besoin d'expliquer pourquoi il l'est. Tim est cielsombrois et c'est bien connu qu'en Sombreciel, il en faut beaucoup pour être outré. Et puis avec les conversations de son tuteur et de son père, il en sait des choses ! Vous ne soupçonneriez certainement pas qu'un garçon de son âge en sache autant sur tel ou tel sujet.
10. Observateur. Quand on est proche des autres ou en hauteur, on voit des choses que les autres finissent par ne plus voir... et dès que Tim voit une expression bizarre ou quelque chose d'étrange, il en fera part... même si vous auriez préféré passer inaperçu.
11. Beau parleur. Les cielsombrois sont connus pour les mots. Tim n'y échappe pas, en plus de ses histoires fantastiques et ses mensonges, il sait trouver les bons mots et les bonnes formulations quand il le faut et devant les personnes qu'il faut !
Défauts :
1. Lâche, on oublie le courage s'il vous plait. C'est en étant prudent, malin et en évitant de se frotter à plus fort qu'on reste en vie ! Tim panique relativement vite et arrive à trouver des cachettes que vous ne soupçonneriez même pas.
2. Vil (mais peut être considéré comme une autre facette de sa lâcheté), on oublie également l'honneur en combat par exemple ! S'il peut éviter une bagarre, croyez-bien qu'il le fera ! Il est doué pour fuir et se cacher. Mais s'il doit être utile à quelqu'un, il le fera... à distance et en hauteur, de préférence camouflé ! Qu’espériez-vous de toute façon ? Un combat à la loyal contre un morveux de 15 ans, dans vos rêves !
3. Paresseux. Flemmarder c'est bien, dormir également, et si vous le trouviez entrain de roupiller sur place en pleine tâche, cela ne vous étonnerez même pas. La sieste, il n'y a rien de mieux, sauf peut-être la fête et les grandes histoires.
4. Indiscret, manque de tact et Curieux. Tim est curieux, très curieux et il ne se gênera pas pour vous poser des questions qui le démange, même si cela peut vite vous échauffer les oreilles ou vous froisser. N’espérez pas passer inaperçu si ça ne va pas, il sera le premier à vous bombarder de question, car outre le fait d'être indiscret, Tim n'a pas sa langue dans sa poche.
5. Boudeur/Râleur. Il a 15 ans le garçon, alors naturellement, quand quelque chose le fâche ou ne lui convient pas, il boude, croise les bras, marmonne et tire la grimace. Prendre sur lui ou prendre les choses à la légère n'ont pas encore été intégrés à son caractère.
6. Menteur. Il l'est énormément. Il ment comme il respire lorsqu'il se sent coincé, ou quand il souhaite enjoliver les choses ! Il n'éprouve généralement que très peu de remord à dire des bobards, au fond ils sont innocents, ne peuvent blesser et sont sans conséquences d'après lui. Les mots blessent moins qu'une lame après tout.
7. Geignard. Il se montre plaintif et dramatique lorsqu'il est blessé. Tim n'aime pas la douleur, il en a horreur et même s'il a pu être rossé souvent par Gregory quand il était jeune, il ne s'est jamais habitué à celle-ci. Ce point va de paire avec le fait qu'il n'est pas très à l'aise avec les gens touchant à la médecine. Traiter une blessure ça fait mal, et il prend donc soin d'éviter au mieux ces personnes désirant soigner. Il est d'ailleurs extrêmement poli -à outrance- si d'aventure il doit les confronter.
8. Revanchard. Tim a une bonne mémoire et il n'oublie pas facilement les choses. Faites lui du mal d'une manière ou d'une autre et soyez-sûr que jamais il ne l'oubliera ! Il reviendra et frappera quand vous vous y attendrez le moins. La vengeance est un plat qui se mange froid.
9. Têtu. Être obstiné c'est bien, mais tout le monde à ses limites ou presque. Tim persiste et signe jusqu'à vous tourner autour lourdement ! Et/ou vous chuchoter à l'oreille même durant votre sommeil.
10. Gourmand. Ah, la gourmandise. Tim a un bon ventre et il aime bien goûter à tout, alors naturellement il lui arrive de se rendre aux cuisines pour tenter d'aider le cuistot et ainsi avoir l'immense droit de GOÛTER au plat. Après, une pomme qui traîne ou un bout de pain à l'abandon et hop il le chipera furtivement, tant pis si c'était à vous, vous n'aviez qu'à mieux faire attention à ne rien laisser traîner !
11. Vantard. Il aime bien raconter et avoir son petit succès. Et, quand quelque chose réussi, il n'hésite pas à s'en vanter pendant un moment !



©️ Sunlight

Ancienne:
 

Après la catastrophe ayant eu lieu à Svaljärd on pouvait l'entendre s'exclamer « Vous voyez, si je n'avais pas lambiné autant à l’exécution de mes tâches, j'y serais allé à ce Festival ! Voyez donc comme je m'en sors bien. Voyez comme mon surnom m'a sauvé les fesses ! » Plus récemment encore, avec ce qui s'est déroulé à l'Académie et même si le jeune n'a pas encore révélé à tout le monde qu'il avait fuit cette dernière, Tim a surenchéri. « Prendre la poudre d'escampette ne m'aura jamais autant sauvé la vie. »



©️ igotjb
Âge : 15 ans
Date et lieu de naissance : 21 janvier 988, à Euphoria (Sombreciel)
Statut/profession : Mousse à bord de l'Audacia - Élève de l'Académie en fuite.
Allégeance : l'Audacia
Dieux tutélaires : Né sous Asil, le Penseur. Tim voue pourtant ses discours à Aïon et ses mensonges à Syned et il n'oublie pas Mirta, déesse de son duché, également ! Depuis sa montée à bord de l'Audacia, Tim prie surtout Messaïon.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau. Tim est certes timoré, mais peut-on vraiment sous entendre qu'il cherche la paix alors qu'il s'est engagé sur la voie de la piraterie ? En outre, sa curiosité pour les savoirs et magies bannis est bien présente. Sans compter que s'il n'était pas libre, mais soumis aux décisions d’autrui, il serait sans doute encore entrain de bailler devant un boulier. La liberté avant tout !
Groupes secondaires : Peuple / Savants / Pavillon Noir




Euphoria est connue pour compter nombre de famille aussi glorieuse qu'ancienne en son sein. C'est le cas des Passefil, famille réputée pour la qualité de leurs produits s'articulant autour du fil dans le duché de Sombreciel. D'avis de certains qu'ils tissent comme personne dans l'Empire. D'avis d'autres que même les territoires faës et les Terres du nord peuvent aller se rhabiller et leur envient leur doigté. Naturellement, il s'agit sans doute là d'une pensée commune aux cielsombrois. La jeune famille Tissesoie serait née de cette dernière les années s'écoulant et aurait tentée vainement de prendre la grosse place qu'occupe les Passefil sur les marchés. Selon les historiens, si les Passefil ont tenu si longtemps, c'est grâce à leur sens inné des affaires et au fait de faire des enfants qui l'ont eux-même dans le sang. Il est cela étant quelques existences que l'on tend ; à défaut de ne leur trouver une utilité au sein de la famille ; à oublier et ou à les dépouiller de leur nom. C'est le cas de la pirate Tissa La Borgne et du contrebandier Thierry L'Affront, nés tous deux Passefil.

Extrait du Recueil des familles d'Euphoria de  840 par Eugène Sombresoie

***

Timothée est né en 988 dans le port d'Euphoria, au sein d'une famille Passefil spécialisée en couture militaire. Famille de renom, il n'a pas eu une enfance difficile, mais l'on ne peut pas non plus la qualifier de sans pépins surtout lorsque l'on a tendance à vouloir se faire remarquer ! C'est le cas de notre gamin, petit dernier de sa famille, frère de deux sœurs de trois et cinq ans plus âgées que lui, toutes deux fort jolies, qui n'avaient aucun mal à attirer l'attention sur elles. Contrairement à un petit gars arborant un physique pour le moins ordinaire – le gène charme ne l'ayant ; faut-il croire ; pas jugé assez bien pour lui.

La famille étant nombreuse, le garçon avait un besoin de se démarquer d'une manière ou d'une autre et c'est pour cette raison qu'il commença un jour à sortir des histoires.... et il les raconte bien, ses histoires ; et, avec tellement d'aisance et de gestes que l'on ne peut que l’apprécier et l'aimer ! La reconnaissance, il l'aime, c'est tout simple au fond ; et il n'en faut pas plus pour le rendre heureux.

Mais le bonheur des uns ne fait pas le bonheur des autres, Tim l'a vite compris.

Ses histoires et son air théâtral pour les raconter n'étaient pas au goût de tous, comme pour Gregory par exemple. Le grincheux comme Tim l'appelle, le grand gaillard de l'école à laquelle il allait, et il le lui faisait bien comprendre, au jeune Passefil, en le prenant en chasse en dehors des cours ! À force de prendre des roustes par plus fort, le jeune apprit rapidement à se servir de ses pieds et de ses jambes pour courir vite, toujours plus vite, semer l'ingrat et échapper ainsi à quelques bleus trop passe partout que pour se plaindre. Il apprit même à grimper au mur avec autant d'aisance qu'une araignée, mais Gregory n'abandonnait pourtant pas, il ramenait même avec lui son frère attardé, Tom. Il l'était, c'est vrai, cela se voyait à sa langue qui dépassait de sa bouche, à l'absence d'expression dans son regard, à tout en fait, mais il n'était pas méchant, lui, il suivait juste les ordres de Gregory à la lettre. Lorsque Tim voyait Gregory et son grand frère approcher, il prenait la poudre d'escampette directement ! S'abritant sur les hauteurs d'un mur, à l’abri, pour tirer des petits cailloux - qu'il cachait avec soin dans les creux de la pierre - avec une fronde faite maison, tirant ainsi avantage de sa position. Pas des plus belles, ni des mieux fabriquées, la fronde salvatrice, mais il n'en fallait pas plus pour faire fuir Gregory et sa bande qui le traitait de gros bébé couard à sa maman. Oui, sa bande, un mensonge, car ils n'étaient que deux, mais cela redorait l'image du jeune Timothée et donnait davantage de substance à ses fabulations : un frêle garçon réussissant à venir à bout d'une bande de cinq grands gaillards aussi grands que larges, ça mettait en haleine les plus petits ! (il ne fallait pas trop monter en chiffre, tout de même, ou l'histoire n'aurait pas parue convaincante)

Toujours parlant bonheur, il en fallait ceci dit plus pour ses parents, pourtant compréhensifs, qui l'éduquèrent à la maison aux chiffres et aux lettres. Le sortant de l'école dans laquelle il se trouvait, apprenant trop vite, l'handicapant à attendre que les autres rattrapent son rythme, selon eux. Ils lui engagèrent un tuteur, lequel le marqua grandement par son esprit vif, mais également par son physique atypique, il était petit et trapu, trop petit pour être qualifié de normal, mais avec certaines proportions d'adulte démontrant qu'il en était un ; sa tête par exemple, bien grosse. Le garçon apprit vite en sa compagnie, plus vite que ses sœurs et ses cousins ou même ceux de son âge, mais sans passion pour le fil lorsqu'il en était question– un comble pour les Passefil. Entre escalade, course et lancer de pierre sur ses temps libres, Tim se mit quand même à étudier sérieusement pour faire plaisir à ses parents. Son regard cependant, était bien souvent porté ailleurs, plus loin, vers l'horizon, sur l'océan, sur ces silhouettes de bateau qui lui faisaient plisser les yeux afin de mieux les apercevoir. Son apprentissage alla bon train ; Et, pour le récompenser de ses excellents résultats et en vue de son prochain départ pour l'Académie, son père mit le prix et offrit au garçon une longue vue qui lui fendit le visage d'un sourire large allant d'une oreille à l'autre.

Au revoir Gregory le grincheux et Tom le simplet, au revoir monsieur Sombremer, au revoir chère famille. Je m'en vais à l'Académie.

Son examen d'entrée se passa sans encombre et Tim intégra son cursus de comptabilité. Première année et tout jeune, il partagea le dortoir avec bien d'autres adolescents et se lia d'amitié avec Adonis le Lys, puis avec sa sœur Ortie. Deux mages en apprentissage, le garçon mage de l'Automne, la fille mage de l'Hiver. Fort curieux de ces connaissances que jamais il ne mettrait en pratique, de ce lien avec un animal que jamais il ne connaîtrait, le garçon passa temps fou à sillonner les bibliothèques de l'Académie pour assouvir sa curiosité et s'abreuver en idées pour ses prochaines histoires. Adonis lui fit part d'un présent assez tôt, un réveil matin en forme de petit dragon crachant du feu... Tim soupçonne ceci dit que le jeune mage voulait avant tout s'en débarrasser plutôt qu'autre chose (car venir en cours avec quelques cheveux roussis était tout sauf discret). Il se lia également d'une amitié profonde et sincère avec Sybille, la jolie et jeune aveugle qui le fascinait énormément de par la perception qu'elle avait des choses. Sa connaissance des plantes et la manière dont elle vivait avec son handicap lui fit fort impression, il partagea avec cette dernière ses passions, ses secrets et ses envies telles que celle de prendre un jour le large, les étoiles qui semblaient l'appeler, ses histoires plus farfelues les unes que les autres (dont Sybille devint bien vite l’héroïne de l'une), ses talents pour la course, la grimpe et les lancers de cailloux... et plus tard du lancer de boulier.

Tim ne tint pas plus d'un an... les yeux rivés vers les fenêtres, il encaissa, mais abandonna plus tard, suffoquant  de ces chiffres et de cette ambiance sérieuse l’empêchant de faire le pitre et de se sentir libre. Il en parla à ses plus proches amis, Adonis l'aida à s'extirper de l'Académie et lui trouva un joli itinéraire pour parvenir aux quais de Lorgol sans trop se faire remarquer. Ortie s'en alla chaparder et récolter assez d'affaires et de mets, subtilement, pour lui faire un baluchon, elle y ajouta même quelques douceurs de sa création. Quant à Sybille, elle l'aida dans son idée de génie pour que ses parents n'apprennent rien de sa désertion, s'occupant de transmettre ses lettres. En échange de leur aide et de leur amitié sincère, Tim a promis de leur envoyer des souvenirs de ses voyages et de les revoir dès que l'occasion se présenterait !

Le jour de l'escapade arriva et Tim fila droit, de gauche, de droite, toujours tout droit, rasant des murs de frisson en ayant l'impression d'être observé comme l'enfant qui se fait tuer dans une allée sombre dans l'une de ses histoires. Arrivé sur les quais il fonça vers le plus beau des bateaux, le plus impressionnant, le plus connu, selon lui : l'Audacia. Il s’engagea comme mousse sous le nom de Tim Alcali. Il ne désirait pas utiliser son nom, de peur qu'on ne le retrouve d'un coup trop vite et pire encore... comme quoi être trop bon faiseur d'histoires a ses maux pour le conteur. Alcali lui vint comme une évidence, il appréciait énormément Sybille, il lui devait beaucoup, elle était également de Sombreciel, comme lui, contrairement à 'le Lys' qui aurait pu ne pas paraître convaincant sortant de sa bouche. Elle ferait partie de son aventure, à lui, sans même y être, elle, l'aveugle qui voit tout, loin des yeux, près du cœur. Il ne sait pas s'il a bien fait de la mêler ainsi à lui en usurpant son nom, en indiquant qu'elle était sa cousine. Tim est encore jeune, il a encore beaucoup à apprendre et il fera sans nul doute des erreurs !

Les premières semaines furent laborieuses, mais intéressantes aussi (à écouter les gros bras, il avait raté une aventure épique qui s'était conclue sur une magie bannie 'retrouvée', celle du sang), bien que voguer sans cartographe l’inquiétait, davantage quand il sembla entendre que l'Audacia s'était égaré. (cf : Intrigue : Les amoureux du vent)

De retour à Lorgol, Tim cru voir là le signe qu'il devait peut-être redescendre et revenir sur ses pas, à l'Académie, mais il s'y refusa, bien trop heureux finalement de parcourir les océans. Le cartographe fut trouvé début juillet, Sicq  (dit l'Imposant que Tim l'appelle dans ses écrits) de son prénom et loin d'être causant. Puis arriva une chose étrange. Alors qu'il travaillait sur le pont, il sentit la brise se lever, une ambiance lourde se poser et un calme bien inquiétant régner. Tournant la tête, ses yeux s'affolèrent en remarquant qu'ils n'étaient plus que cinq sur le pont supérieur. Les questions et les inquiétudes fusèrent quand soudain surgit un bruit lui glaçant l'échine. Une boule dans la gorge, il recula d'un pas, puis de deux et bientôt de plusieurs jusqu'à se mettre à l'abri et hors de portée derrière des tonneaux. Sur les fesses, caché, il sortit maladroitement sa fronde et la serra contre lui, puis tenta de se convaincre que rien de cela n'était réel. Il rêvait tout simplement ; ou vu la situation, devait cauchemarder. D'autres cris surgirent à lui en faire piquer les yeux, le malaise s'intensifia, puis se fit violence quand il comprit que 'la chose' se trouvait déjà près de lui, à deux tonneaux derrière lui. Tim fut parcouru de frissons et lâcha nombre de hoquets avant de lever ses yeux gonflés par des larmes de peur sur ce qu'il désigna comme étant sa fin. Il cria alors de toutes ses forces et referma les yeux férocement. Quand il les rouvrit, il se rendit compte qu'il était de nouveau sur le pont, qu'il n'avait jamais quitté sa place et que rien de tout cela n'était véritablement arrivé. Sa première explication se porta sur les drogues cielsombroises avant que tout ne leur soit expliqué. (cf : Quête : Les Anges pleureurs)

Le calme revint et septembre arriva, bonjour Hacheclair et Au revoir le port éventré sous les gros yeux d'un Tim tout choqué se faisant bien petit sur le coup 'On risque pas d'avoir des ennuis ?' se souvient-il avoir dit alors qu'un pirate plus gros riait à lui répondre 'Oh qu'si, on va bien rire j'te l'dis mon p'tit !'. (cf. Intrigue : Le Tournois des Trois Opales)

La fin de l'année arriva bien vite, six mois de dur labeur et d’accoutumance, tant pour son ventre que pour ses muscles, mais davantage pour son ventre – c'est que la nourriture de sa mère lui manquait cruellement ! Sans oublier les émotions, car il s'entendit bien vite avec l'équipage.

Après un retour à Lorgol, le temps de l'hivernage, il s'en alla demander abri auprès de Théodore Passefil, son cousin, prétextant avoir congé de l'Académie, mais désirant rester dans le coin.  Travaillant pour gagner sa croûte, il ne lui révéla pas qu'il avait passé des mois sur l'Audacia. Liselotte était au courant et demandait des informations en échange, mais en était-il de même pour Théodore ? Dans le doute le garçon préféra garder le silence. Afin de ne pas attirer les soupçons, il ne resta chez son cousin que deux mois avant d'indiquer qu'il s'en retournait à l'Académie – bien qu'en réalité il se rendait à la Taverne où séjournaient d'autres pirates. Aux pirates il indiqua léger qu'il avait rendu visite à sa famille, mais il ne s’étala pas en détails.

Mars 1002 arriva alors et Tim s'engagea de nouveau comme mousse, bien trop épris des mers, des embruns, de ce vent fouettant, des cris des mouettes, de la vie à bord du bateau que pour s'imaginer les abandonner. Direction Ansmer et l'attaque du festival ! Que d'aventures et d'excitations, que d'histoires à bricoler aussi ! Mais également quel souvenir désagréable et impossible à évincer ; celui du chevaucheur ayant réussi à le blesser à distance. Sueurs froides et palpitations, trop plein d'émotions, il mouilla son pantalon pour la première fois depuis... des lustres. Impossible d'oublier l'humiliation et de faire comme si de rien était, l'attaque lui entailla le genou et il eut beau dire au médecin et chirurgien à bord qu'il s'agissait d'eau de mer, l'odeur ne les avait pas trompés lorsqu'ils lui donnèrent les premiers soins. Il aime bien rigoler et n'a que peu de fierté au fond, mais terminer ainsi lui laissa un sentiment bien âpre dont il promit de se venger ! (cf. Intrigue : La Fortune des Flots)

Pour les mois d'avril et de mai, il eut un trou blanc dans la réalité, mais se rappelle très bien de cette vie alternative qu'il a mené puisqu'il a souhaité s'en souvenir. Celle où il était recrue au sein de la Confrérie noire et dédié à l'aspect du Choix. Bien que les détails lui échappent, c'était une trop belle occasion de s'abreuver en idée pour ses histoires. À peine revenu dans la vraie réalité, qu'il se penchait déjà sur son calepin et grattait des mots. Sorti alors de son imagination l'histoire 'La fille aux macarons et ses huîtres empoisonnées.' dont il s'inspira du physique d'une jeune femme qu'il avait aperçu à Lorgol. (cf. Intrigue : La Roue brisée.)

Juin le marqua par le sauvetage de Dame Aubenacre et juillet par la fameuse missive de la Rose Écarlate suivi de sa visite. Tant de fortes impressions ! Puis vint le festival de Svaljärd et sa bouderie, parce qu’il aurait bien aimé y participer le jeune Tim devenu l'Escampette ! Il aurait pu faire entendre des histoires, s'amuser, manger des sucreries et tellements de chose.... il espère d'ailleurs que ceux qui ont pu partir pourront lui en rapporter un peu. Il ne se doute pas un instant de la tournure qu'à pu prendre la fête, sinon il remercierait Le Destin, serait prit d'envie d'embrasser son capitaine ; et toutes personnes ayant entravé son désir de se rendre à la capitale de Valkyrion ;  et conclurait que flemmarder c'est très bien, que ça sauve des vies.

Pendant le livre II : Tim n'a regretté aucun de ses choix l'ayant conduit sur l'Audacia (à l'exception peut-être de ce chevaucheur l'ayant fait mouiller sa braie lors d'une attaque) et il regrette encore moins le surnom qu'on lui a donné. Après tout, n'est-il pas vivant grâce à lui ? C'est à force de prendre autant la poudre d'escampette qu'il a été contraint à rester à bord plutôt que d'aller participer au festival de Svaljärd, et c'est parce qu’il a fuit l'Académie qu'il n'était pas présent au Jour des Anciens qui a mal fini. Il ne cachera pas non plus que malgré sa curiosité, il n'envie point les mages de ce qui leur est arrivé. Non finalement, il est très bien comme il est Tim, même s'il s’entraîne davantage à la fronde pour être utile à l'Audacia (comme à lui-même) et raconte davantage d'histoire le mettant en valeur.
Un coup de masse s’abattra ceci dit sur lui lorsqu'il apprendra que l'une de ses amis a trouvé la mort le 27 novembre. S'il n'a rien pu faire pour elle, il compte être présent pour soutenir d'une manière ou d'une autre son frère, Adonis.

Concernant la dissolution de la Rose, Tim ne s'est plus trop quoi en penser. Il est triste, oui, il n'était pas désireux de rejoindre les épines pour rien, mais à bien y réfléchir... la curiosité de l'adolescent n'approuve pas tous les choix fait - à commencer par le bannissement de certaines magies et savoirs. Ajouter à cela la Chasse lâchée qui leur est liée et qui a tué une camarade et vous avez un jeune Timothée confus et partagé. S'il n'est pas prêt à prendre parti pour l'Ordre, il doit pourtant avouer qu'il souhaite voir de nouvelles choses se passer et de nouvelles choses à découvrir !




CHRONOLOGIE


21-01-988  ♦️ Naissance de Tim à Euphoria (Sombreciel)
xx-10-997  ♦️ Les parents Passefil sortent leur fils de l'école et engage M. Sombremer comme tuteur
xx-09-1000 ♦️ Entrée à l'Académie (comptabilité)
02-06-1001 ♦️ Fuite de l'Académie, il se fait engager comme mousse sur l'Audacia
xx-03-1002 ♦️ Renouvellement de son engagement comme mousse. Il se fait surnommer l'Escampette par l'équipage
28-11-1002 ♦️ Mort de son amie Ortie lors de la libération de la Chasse
25-01-1003 ♦️ Tim devient un homme en passant par Delphine (pnj) grâce à sa cousine Liselotte  :miguel:
31-01-1003 ♦️ Il fait plusieurs rêves (cauchemars) communs à d'autres et meurt plusieurs fois. Ces songes partagés mènent à la libération de l'Accord
04-03-1003  ♦️ Fin de l'hivernage, il s'engage pour la troisième année consécutive comme mousse
xx-03-1003  ♦️ Apprentissage de l'arc auprès du maître archer de l'Audacia
xx-06-1003  ♦️ De plus en plus à sa place sur l'Audacia, on le surnomme non plus 'le puceau' mais 'le frénétique' et il en est extrêmement fier





Question du Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• La crainte ! J'ai peur pour moi, ma famille et mes amis ! Je suis prêt à payer le prix si ça me permet de ne rien entendre, mais j'ai plus grand chose dans ma bourse depuis ma visite chez Lancelot....
Pour l'heure je garde les yeux ouverts, j'ai du mal à dormir et j'ai l'impression que mes oreilles sifflent pour un rien.
Je crains également qu'avec tout ça, ce qui est arrivé à l'Académie et la trêve, mes parents se mettent en tête de venir me chercher ou de me rappeler. Pour l'heure c'est bon y a l'hivernage et je suis non loin de mes cousins, mais honnêtement la situation pue et je sens que je pourrais mouiller mon pantalon facilement !
Je prie également pour mes proches, certains ont déjà trop subi et je ne souhaite guère connaitre une autre victime, c'est déjà assez difficile comme ça.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• La trêve je l'accueille bien ! Tant mieux j'ai envie de dire. J'aimerais dire qu'avec ça je pourrais moins m’inquiéter pour mes proches, mais avec la Chasse c'est loin d'être le cas.
Me concernant et si je ne pense qu'à ma personne et à ma vie (ce qui m'arrange), je m'en cure. Je suis à Lorgol, je ne risque rien - sauf de la Chasse quoi. Et puis en tant que mousse sur l'Audacia, j'ai envie de dire, que trêve ou pas trêve, quand c'est pas l'hivernage, on s'en fiche un peu, c'est pas ça qui va empêcher les pirates de piller ou autre, tout le contraire.
Je reste aux nouvelles des deux empires et je reste attaché à Ibélène (même si je ne voue aucune allégeance à ce niveau) aussi bien qu'à Faërie qui habite des connaissances. Ça m'a fait un drôle de choc d'apprendre pour la mort d'Augustus d'Ibélène, même si je n'avais pas grand espoir vu la durée coma. Je trouve que Gustave de Faërie est quelqu'un de respectable pour avoir proposé la trêve, vraiment. J'admire beaucoup ce genre d’initiative et ça permet ainsi de se concentrer sur la Chasse qui je l'espère : sombrera une bonne fois pour toute.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• J'aime beaucoup la capitale, elle me fascine tant on y rencontre des gens issu de tout milieu en son sein. Ça grouille, c'est vivant, il y a plein de choses à voir, j'aime ça. Chaque jour y est différent et emprunt de nouveautés que je pourrais utiliser pour une histoire à coup sûr ! Naturellement j'évite certains endroits jugé bien trop dangereux. C'est que je tiens à ma vie et que je ne souhaite guère, en outre, être blessé ou pire... tué !





Dans la vie, je m'appelle Lindsay et j'ai 30 ans. J'ai découvert le forum via Abi et Lou y a deux trois mois et voici ce que j'en pense : j'adore l'univers, je suis curieuse de voir l'évolution de l'intrigue et d'y participer... du coup j'élargis mon champs d'action en me faisant un dc pirate ~ On est loin de Richard là !.
Pour les inventés : Je vous autorise/ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  





Récapitulatif

Tim l'Escampette

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Skandar Keynes
♦️ Compte principal : Non


♦️ Savoir : La pensée / La comptabilité / Le lancer de boulier par la fenêtre. Apprentissage délaissé pour l'heure, car fuite, mais il maîtrise bien le lancer.
♦️ Hiérarchie : Mousse sur l'Audacia



_________________




Tim ~ #C44C51
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Messages : 5431
J'ai : 34 ans
Je suis : baronne de Sylvamir, marquise de Sinsarelle, dame de Séverac, Voleuse de la Cour des Miracles

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles
Mes autres visages: Quitterie ♦ Ljöta ♦ Rejwaïde ♦ Faustine ♦ Pénélope ♦ Shéhérazade ♦ Chasteté
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Sam 15 Déc - 13:20



Aura· présente

Rejwaïde
Sinhaj

Priyanka Chopra

« Et c’est là, au cœur du ciel éternel, que j’ai conquis ma liberté et gagné mes ailes. »

rancunière • loyale • possessive • déterminée • maniaque • brave • intolérante • généreuse • jalouse • franche • caractérielle • élégante • arrogante • stratège



©️ Lux Aeterna
Reja est la seule Voltigeuse d’Erebor capable de danser avec son griffon en plein vol. De son temps enfermée au harem ducal, elle a tiré une excellente maîtrise de la danse des dunes, et aime à en exécuter quelques pas suspendue dans les airs au milieu des plumes de Sirocco, retenue de l’extrême bout de ses griffes. C’est une sensation profondément exaltante de danser entre les deux ailes déployées d’un griffon majestueux, et Reja en savoure intensément chaque instant.



©️ Dolores
Âge : 29 ans
Date et lieu de naissance : 11 août 973, au harem de Vivedune (Erebor)
Statut/profession : Voltigeuse du griffon d'ébène Sirocco, vol d’Erebor, division impériale du grand banditisme ; membre actif de l'Ordre du Jugement
Allégeance : l'Ordre du Jugement
Dieux tutélaires : Née sous Aïda, vouée à Valda
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Peuple / Voltigeurs


Cette histoire commence comme toutes les histoires ; par une étincelle de vie, par l’éveil d’une conscience, par le premier souffle d’un être neuf, par une infinité de promesses offertes et de choix proposés.
Mais cette histoire-là prend racine dans le corps d’une femme prisonnière d’une loi inique ; dans le cœur d’une fille des dunes éprise de la sauvage poésie du désert et enfermée entre des murs aveugles pour y compter passer les jours.
Cette histoire-là est tissée de deuil et de grandeur, de larmes et de bonheur : cette histoire, c’est celle de ma mère, et de ma sœur – et de moi, grandie entre elles deux, à mi-chemin entre la quiétude et le malheur.

Le harem d’Erebor n’est pas un endroit désagréable pour voir le jour. C’est ce que dit Alméïde ; mais nous avons l’une et l’autre de bien divergentes opinions à ce sujet. Elle est faite de douceur et d’acceptation silencieuse, alors que moi… J’ai hérité du tempérament flamboyant de notre mère, de cette passion barbare du désert, et j’ai passé les premières années de ma vie le nez tourné vers le ciel, à écouter de belles histoires et des chants exotiques murmurés à mon oreille. Mes premiers souvenirs coïncident avec le départ de ma sœur aînée pour le palais ducal – et je me rappelle, moi l’enfant naïve, avoir pensé que je pourrais aussi partir à mes six ans. Combien fut grande ma désillusion lorsque je compris que, non content de m’avoir volé ma sœur qui se faisait bien rare au harem, le prince égoïste comptait également m’empêcher de la rejoindre.

Et treize années ont passé, à remâcher ma désillusion. Mère n’a plus vraiment eu les faveurs du sultan, et je crois qu’en son cœur de gitane la passion qu’elle avait nourrie pour cet homme de fer au charisme effrayant s’est éteinte au fur et à mesure que le temps filait. L’argent a saisi ses tempes graduellement, et a fini par givrer toute sa chevelure ; mais elle n’a rien perdu de sa hardiesse et c’est d’elle que j’ai appris l’art de la danse des dunes. Il n’y avait rien d’autre à faire entre les murs sévères du harem : les tensions et conflits incessants entre les nombreuses concubines de cet homme que je refusais d’appeler père se déchiraient perpétuellement, alors Mère et moi restions à l’écart autant que possible. Et j’ai dansé : dans les couloirs déserts à la nuit tombée, sur les pierres polies des bassins ouvragés, en équilibre instable le long des parapets de nos murailles aveugles. J’ai dansé, rêvant des tribus du désert et du clan Sinhaj à l’orfèvrerie si réputée, au sein duquel ma mère avait rang de princesse. J’ai dansé tandis que les griffons des nids alentours survolaient le palais, rêvant de leur liberté. J’ai dansé tandis que mon cops changeait et que la femme commençait à poindre en filigrane de mon âme adolescente. J’ai dansé mes espoirs, ma foi et mes serments, jusqu’au jour où Mère est morte subitement. J’avais dix-huit ans, et l’enfance m’avait désertée depuis longtemps. Le trépas le même jour de mon oiseau familier, après avoir bu dans le hanap qui m’était destiné, m’a fortement incitée à soupçonner quelque assaisonnement fort peu galant de notre approvisionnement, et je me suis scellée dans mes appartements. Ce n’est que devant Alméïde que j’ai consenti à ouvrir le passage ; et de ce jour, je n’ai plus rien mangé que je n’aie pas moi-même préparé.

Un an a passé – un an où j’ai dansé en me méfiant de la pierre descellée, du serpent caché dans mes draps, du faux pas dans la piscine, du lait qui a tourné, de tous ces petits accidents susceptibles de m’arriver avec l’appui de quelque âme malavisée dévorée par une mesquine jalousie. Un an a passé, et cet homme indigne qui m’avait engendrée a trépassé à son tour. Les portes du harem se sont ouvertes, et j’en suis sortie pensant retrouver enfin ma douce Alméïde ; avant de comprendre qu’elle demeurait auprès de ce prince qui me l’avait volée, et que le Destin venait de faire sultan. Il n’y avait pas de place pour moi au palais de Vivedune, et c’est avec le cœur en cendres que j’ai fait mes adieux à ma sœur, tournant mes pas vers l’avenir. J’ai rejoint la tribu des Sinhaj pour leur remettre les bracelets funéraires de ma mère, et leur indiquer l’emplacement où sa momie avait été emmurée dans la nécropole ducale. L’on m’y accueillit comme une enfant de la tribu, et je pus en porter le nom, mais je sentais confusément que ma place n’était pas dans la mer des dunes. Ma danse était appréciée, et je m’y fis des amies, mais mon cœur chantait encore la chanson de la liberté. Alors, sans vraiment y croire, j’ai rejoint une caravane dirigée vers le nord, et atteint Lorgol à l’aube de mes vingt ans. Le chemin a été agréable, émaillé de rencontres et de cette poésie barbare qui fait sourire mon cœur, d’oasis en oasis et de griffons évoluant au-dessus de nos têtes.

Je me suis présentée à la Caserne de Serre sans trop d’espoir, sous le simple nom de Reja Sinhaj – Rejwaïde, cet oiseau de harem aux ailes usées de les avoir trop brisées contre les barreaux de sa cage dorée, je l’ai laissée entre les dunes de la mer de sable, contre le corps éternellement figé de ma mère qui ne dansera plus jamais. Je me suis présentée aux griffons venus quérir un partenaire, et j’ai attendu. Je m’étais préparée à rester là des heures, mais une minute à peine s’était écoulée lorsqu’un griffon d’ébène aux plumes luisantes s’est avancé, tendant le bec vers moi. Dans mon esprit, un kaléïdoscope d’images s’est formé : celle d’une enfant, puis d’une jeune fille, en équilibre sur les pierres des remparts, flirtant avec le vide dans une danse effrénée. La silhouette devenue femme, au milieu des dunes ; puis la danseuse à nouveau, virevoltant cette fois au milieu d’un ballet de plumes d’obscurité. J’ai tendu la main, effleuré le duvet délicat sous son bec – et il m’a offert son nom, ce vent chaud du désert qui caresse et effleure. Sirocco.

Nous nous sommes entraînés, d’arrache-pied, pendant cinq ans : et j’ai dansé dans les airs, au milieu des nuages, j’ai dansé avec Sirocco et je suis tombée amoureuse de l’horizon qui s’enflamme à l’aube et au crépuscule. J’ai découvert Lorgol, ses ruelles et ses tours, son port et l’océan ; et j’ai voyagé en Ibélène, scrutant chaque nouveau paysage avec une avidité forcenée. Pour mes vingt-cinq ans et ma titularisation, c’est un vétéran qui est venu me trouver : un Erebien, comme moi, à la peau mate du sable et aux yeux d’encre. Il s’appelait Amir, et il était major d’une division de Voltigeurs bien spéciale : celle sous tutelle impériale, vouée à lutter contre le grand banditisme : les bandes organisées, les trafiquants à l’échelle du continent, les criminels à la tête de réseau dangereux. Une aile par duché, huit Voltigeurs : son ailier à lui venait de prendre sa retraite, et il me proposait de le remplacer, car mon amour des voyages était fortement compatible avec une vie de déplacements perpétuels. J’ai accepté, évidemment !

Pendant trois ans, nous avons volé ensemble, et j’ai beaucoup appris de lui. Et puis… Et puis, l’âge l’a rattrapé, et il s’est éteint dans son lit, après une vie mouvementée pleine de péripéties. Je suis restée seule ; l’un des ailiers de Valkyrion a pris le rôle de major, et j’ai cherché parmi les Voltigeurs en quête de mutation un ailier pour remplacer Amir. Le nom de Grâce Martel a accroché mon regard : cette femme courageuse dont ma sœur dit le plus grand bien m’intrigue, et c’est à elle que j’ai proposé de voler avec moi. Elle n’a jamais eu d’ailier encore ; et c’est tant mieux, car je pourrais lui enseigner à faire exactement comme il le faut. Est-elle l’ailière qu’il me fallait ? L’avenir me le dira !

Pendant le livre I : Ulcérée de voir tant de Cielsombrois tourner autour de ma sœur, j'ai pris le dragon par la gueule et je suis entrée en croisade contre Mayeul de Vifesprit, un Voltigeur qui semble bien trop proche d'Alméïde pour sa propre sécurité. Il semblerait que ce maudit Cielsombrois puisse toujours s'en sortir entier : non seulement je ne l'ai pas encore occis, mais je rêve de lui. Mes activités au sein de l'Ordre du Jugement m'occupent en journée, mais la nuit... Il faudra que j'en parle à ma sœur, quand elle aura du temps pour moi. Sûrement dans un an, ou deux. En attendant, je vais travailler avec Grâce, ma nouvelle ailière, pour faire de nous les meilleures Voltigeuses d'Ibélène !

Pendant le livre II : Faërie a déclaré la guerre, et Ibélène a répondu ! Grâce et moi nous sommes battues avec courage, et j'ai recruté autant de membres que possible dans l'Ordre du Jugement dont j'ai en charge une loge.

▬ TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Rejwaïde s'est éveillée le 15 avril, princesse ducale d'Erebor, dirigé par son frère aîné Anwar. Sa mère, en vie également, semble la tenir en piètre opinion - et des rumeurs courent sur la réelle nature des liens unissant Anwar à Reja. Alméïde la déteste visiblement, et il n'y a plus de Sirocco dans sa vie - elle est allée tabasser le Maréchal de Serre, Octavius, pour qu'on le lui rende, et s'est rendue à Lorgol avec un gang de griffons mécontents. Elle y a partagé des moments privilégiés avec Mayeul.
Elle a choisi de se souvenir de la trame alternée, pour la présence d'Anwar, même si elle prétendra sûrement avoir tout oublié auprès de Mayeul.

J'ai été blessée à Svaljärd pendant Lughnasadh et suis restée en convalescence un petit moment, puis Grâce et moi avons traqué les mages malades en Ibélène au moment de l'épidémie.
On a récupéré une de mes cousinettes des sables, la petite Sif, Voltigeuse du frère de couvée de Sirocco, Simoun. Elle est encore cadette, j'espère que nous aurons beaucoup à lui apprendre !
J'ai découvert avec horreur que Mayeul, à qui j'avais accordé ma confiance, est en fait un membre de la Rose Écarlate, tout comme ma sœur, le fiancé de ma sœur, la meilleure amie de ma sœur, le fiancé de Grâce et ma cousine Marianne. Je me sens trahie de toutes parts.
Le trépas de notre empereur a sonné le glas de mes allégeances. Je ne suis plus qu'une fidèle agent de l'Ordre à présent, c'est l'objectif de mon existence : rendre à Erebor sa grandeur de naguère.



Questions du Livre I:
 

Questions du Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Allégresse ! Euphorie ! Enfin, enfin, la Rose Écarlate a été mise en échec ! Même si la moitié de ses membres m'est liée d'une manière ou d'une autre, cela m'a au moins permis de voir à qui me fier dans mon entourage. Je n'ai pas peur des Cavaliers : ils sont l'instrument de notre liberté retrouvée, après tout.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Il faut bien se battre pour ses convictions, je me sens à ma place sur le front ou dans les missions de sabotage qui nous sont régulièrement attribuées. L'ennemi doit être abattu si Ibélène veut triompher !

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• J’aime cette ville, mais il y a quand même un peu trop de murs à mon goût. Je préfère les paysages sauvages et les petits villages au-delà de ses murailles, ou le lent mouvement de l’océan qui caresse ses plages.









Dans la vie, je m'appelle Laurène et j'ai 28 ans. J'ai découvert le forum via un tiroir de plus en plus rempli et voici ce que j'en pense : vous vendez des commodes, sinon ?.
Pour les inventés : Je ne vous autorise pas (sauf Mémé) à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.




Récapitulatif

Rejwaïde Sinhaj

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♦️ Griffon : Sirocco / Ébène / Mâle / 31 ans
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♦️ Affiliation : Ordre du Jugement


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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Sam 15 Déc - 17:51



Flo présente

Serenus
Dardalion

Allen Leech

« Ne jamais baisser sa garde»

Fidèle - Intransigeant - Impulsif - Rigoureux - Fier - Bagarreur - Maniaque - Obstiné.



©️ Neve
Serenus Dardalion n'est pas du genre à discuter les ordres qui viennent d'en haut. Il fait ce qu'on lui dit et veille à ce que cela soit bien fait. Il traite les soldats comme des amis mais n'hésite pas à hausser le ton voire à user de ses mains quand cela est nécessaire. Il reste et restera fidèle à la Guilde quoi qu'il arrive. Il a pour ambition de devenir capitaine.



©️ Neve
Âge :35 ans
Date et lieu de naissance : 25 Avril 967 à la Volte
Statut/profession : Guerrier
Allégeance : Guilde des Guerriers
Dieux tutélaires : Kern / Aura
Groupe principal : Les Héraults du Renouveau
Groupes secondaires : Peuple / Guerriers


Serenus Dardalion a vu le jour à la Volte dans la boulangerie de ses parents. Son père, un boulanger talentueux avait la conviction que son fils allait suivre ses traces. Quoi de mieux que de naitre dans une boulangerie afin de devenir boulanger... Mais il fut affreusement déçu. Dés sa petite enfance, le bambin ne pensait qu'à jouer avec ses amis. Il rentrait souvent couvert d'égratignures, mais avec le sourire aux lèvres. A l'âge de 12 ans, son père décida de le former à l'art de faire du pain, le jeune garçon, soudain conscient que son avenir était en jeu, appris le métier avec attention. Mais le coeur n'y était pas. Serenus rêvait d'épée, de batailles glorieuses et de guerriers en armure. Il travailla jusqu'à ses 20 ans dans la boulangerie de son père. Un soir, il révéla à son père son désir de faire ses preuves auprès de la guilde des guerriers. Le boulanger, comme Serenus l'avait prévu, n'était pas d'accord. Selon lui, son fils servirait de chair à canon. La discussion pris rapidement le ton de la dispute et se termina par des larmes lorsque Serenus claqua la porte de la maison familiale avec seulement quelques habits et ses maigres économies dans un baluchon. Il fit le voyage par ses propres moyens jusqu'à Lorgol. Lorsqu'il se présenta aux portes de la ville le jeune homme sentit soudain qu'il avait fait une erreur, la ville aux milles tours lui semblait pour lui bien dangereuse et il commençait à regretter la boulangerie et l'odeur des pains qui y cuisait. Soudain il entendit un cri qui venait d'une ruelle proche des portes. Serenus, curieux, alla voir d'où venait ce son et fut frappé de stupeur en voyant un groupe d'hommes s'acharner sur une jeune fille. Serenus recula d'abord, effrayé puis il se dit qu'il n'arriverait jamais à entrer dans la Guilde avec ce comportement. La Guilde ne voulait pas des trouillards. Il s'élança donc à la rencontre du groupe et, après avoir ramassé une barre en fer, s'efforça de repousser le groupe en agitant son arme de fortune. Cela ne fonctionna pas vraiment, les hommes lui arrachèrent son arme et commencèrent à le rouer de coup. Serenus se battît avec l'énergie du désespoir et chercha les points faibles. Il enfonça ainsi ses doigts dans les yeux de ses ennemis, donna des coups dans la gorge, dans le ventre et l'entrejambe. Mais cela ne suffit pas, les bandits le rouèrent de coup. Ils s'en allèrent après l'avoir dépouillé de ses maitres économies. Serenus mit un certain temps à émerger. Il se releva péniblement, se retourna et vit un Guerrier de la Guilde des Guerriers qui avait assisté au combat. L'homme a l'allure sévère ne cessait de regarder Serenus et la direction qu'avait prise les bandits. Il s'approcha et attrapa le jeune homme par le bras. Le guerrier le mena au siège De la Guilde et raconta ce qu'il avait vu. C'est ainsi que Serenus put intégrer la guilde

Il put suivre là-bas la formation nécessaire pour devenir un guerrier. A 23 ans, le jeune garçon frêle et Casse cou était devenu un jeune homme droit et fier, un homme qui ne jurait plus que par son épée et qui n'avait pas peur de mourir. Il était devenu un guerrier exemplaire. Cependant cela ne fut pas facile. Serenus dut faire face lors de sa formation à des adolescents plus forts, plus intelligents, plus instruits et qui n'hésitaient pas à malmener les plus faibles. Le jeune homme put compter sur l'aide de Louis, un autre jeune soldat qui lui apprit à se montrer plus malin que les concurrents. Ensemble, ils réussirent à traverser les trois difficiles années de formations à la Guilde des Guerriers.

Une fois la formation finie, Serenus, choisi de rester à l'antenne de Lorgol. Ses premières années de service furent pour lui très éprouvantes, si bien qu'il envisagea plus d'une fois de quitter la guilde . Mais il tint bon . Le jeune soldat passa donc quatre années à Lorgol durant lesquelles il escorta et protégea des nobles souvent capricieux ou combattu les groupes de pillards.

Il choisi ensuite de partir à la Volte ou il exécutait les quelques missions que son antenne acceptait. Cependant, à peine arrivé à sa ville natale, alors qu'il espérait retrouver ses parents et le cocon familial, Serenus apprit que son père avait été tué lors d'un accident de travail et que sa mère avait du revendre la boulangerie pour survivre.
Serenus sut donc qu'il devait travailler plus pour pouvoir assurer de meilleures conditions de vie à sa famille et pour se construire une réputation.
Il s'employa donc à être plus rigoureux, fut plus sévère que ce soit avec les autres soldats, pourtant au même niveau que lui, ou que ce soit avec les personnes qui venaient leur proposer des missions.
Pendant cette période, il épousa Elena, une jeune couturière de la Volte et s'installa avec elle dans un petit logement au centre ville.

Il fut enfin remarqué à l'âge de 30 ans lorsqu'il repoussa courageusement, avec seulement l'aide de ses hommes, un groupe de pillards. Serenus et ses collègues étaient en train d'escorter un chariot rempli d'or et d'objet précieux vers Lorgol quand les voleurs, attirés par ce chargement, les prirent en embuscade Le jeune homme n'hésita pas à faire face aux pillards et à conduire ses camarades pendant la bataille. Les pillards finirent au bout de plusieurs heures de combat par partir. Serenus n'avait été que légèrement blessé et aucun guerrier n'avait Été tué. Ils purent amener le chariot à destination sans problème. Les guerriers parlèrent de l'exploit de Serenus à leurs supérieur. À cause de son jeune âge, Serenus ne put être promu capitaine mais il put se faire une réputation qu'il conserve encore aujourd'hui.

Résumé Livre I : Que d'action durant ces derniers mois ! Serenus s'est fait enlevé par des pirates pour être amené sur l'île des Amoureux du Vent. Après toutes ces aventures, le couronnement de Chimène lui a semblé bien tranquille malgré tous les rebondissements et l'arrivée de Gustave. Heureusement, lui qui voulait plus d'actions, plus de bagarre, il fut servi car on l'appela pour le Tournoi des Trois Opales. Il croyait s'illustrer durant cet évènement de grande ampleur mais il comprit juste qu'il avait encore beaucoup à apprendre et qu'il était loin d'être le meilleur. Il revint chez lui couvert de honte et gravement blessé au visage.
Lorsqu'il fut invité pour célébrer la Samhain en Sombreciel, il s'amusa beaucoup oui. Cependant l'ouverture de la faille et l'arrivée des Agents de l'Ordre des Savoirs Libérés mirent vite un terme à l'ambiance festive. Quand les combats furent terminés, Serenus fut embauché par un noble outreventois reconnaissant qu'il avait sauvé d'une mort certaine. Serenus, accompli donc son devoir avec tout le sérieux dont il était capable... Jusqu'à sa rencontre avec la fille du noble. La jeune femme, à peine entrée dans l'âge adulte, aimait beaucoup écouter ses histoires. Tout cela finit bien sûr dans un seul et même lit et la femme se retrouva enceinte. Serenus, qui attendait cet enfant depuis des lustres, ne laissa pas exploser sa joie, bien au contraire. Si le père de la fille l'apprenait, il allait avoir de sérieux ennuis. Il ne fallait surtout pas que cela arrive !

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Serenus etait le Capitaine de la Caserne de la Volte et le Chevaucheur du dragon Obédience. Il est toujours marié et élève un enfant qui n'est pas le sien. Après une rencontre qui a failli tres mal finir avec Aaron de Sombreval, il retrouve la mémoire et aide Aaron à rejoindre Lorgol. Lorsque tout revient à la normale, il conserve ses souvenirs et éprouve une certaine peine à voir Obédience disparaître de son esprit.

Pendant le livre II : L'année 1002 a été source de grands changements pour le guerrier. Tout d'abord, il s'est battu pour sauver sa vie et celle des autres, contre des pirates, alors qu'il s'était simplement rendus aux festivités qui se déroulaient en Ansemer. La femme qu'il avait mise enceinte a finalement tout révélé à son père, et Serenus a été contraint, par ordre du duc Liam d'Outrevent, d'aller se battre contre Bellifère, sur le front en Outrevent. Il combattra pendant une longue période, n'ayant pour seule trêve le voyage jusqu'à Roc-Epine, où il a été chargé d'escorter les mages malades jusqu'à celui qui possédait le remède contre le mal qui les rongeait. Une fois de retour sur le front, il se battra encore pendant quelques temps avant de prendre la décision de d'épouser Maud du Mistral, la mère de son enfant. Celle ci est née dans le courant du mois d'aout, et se prénomme Ariane. Le guerrier a donc quitté définitivement le front pour aller vivre aux côtés de sa famille. Il songe à s'établir à Lorgol, ou, du moins, à proximité. Ainsi, il ne serait pas trop éloigné de son duché natal.





La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Les routes d'Arven n'étaient déjà pas très sûres, avec tous ces bandits, mais la Chasse Sauvage ne faisait que les rendre dangereuses. Serenus, quand il a entendu parler de cette histoire devenue réalité pour la première fois, s'est demandé ce qui avait bien pu se passer à l'Academie pour qu'un tel fléau soit libéré. Oh, bien sûr, il était au courant qu'il y avait eu des morts, des blessés, mais il avait encore du mal à saisir la raison pour laquelle ces horreurs arpentaient Arven. On lui avait raconté que cette Chasse menaçait quiconque croisait le chemin des créatures qui la composaient. Cavaliers, chiens monstrueux, et quoi d'autre encore ? Serenus craignait pour la survie de sa famille. En bon guerrier, si ces choses venaient à croiser son chemin, il n'hésitera pas à tirer l'épée du fourreau. Mais sa femme, sa fille, elles etaient sans défenses. Qu'adviendra-t-il s'il se retrouvait incapable de les protéger ? Serenus esperait donc sincèrement que les dieux soient cléments avec les siens, et maintiennent ces choses bien éloignées de son foyer.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• La guerre, Serenus y était. Il était même aux premières loges. Il a fait son devoir et a affronté l'ennemi bélliférien. Il s'est battu pour l'honneur de la mere de son enfant, mais également pour qu'Outrevent et donc, Faërie, triomphent. Certains auraient pu dire que ce n'était là qu'un vaste massacre, un charnier. Serenus, lui, ne voyait là que son existence habituelle, en beaucoup plus intense et beaucoup plus dangereux. Se battre pendant plusieurs jours d'affilée, Il l'avait déjà fait, mais pendant plusieurs mois, c'était une vraie nouveauté. Cette trêve, selon lui, n'est qu'un moyen pour permettre aux deux camps de soigner les blessures, de prendre du repos. Tout cela pour, au final, repartir pour des mois voire des années de conflit. Il pense également qu'il n'y a pas de retour en arrière possible. Tous les liens entre Faërie et Ibelène ont été brisés, il y a eu bien trop de dégâts pour voir revenir la Trève. Serenus n'est donc pas contre un peu de changement en Arven. Il a même hâte de voir ce qu'il va se passer. Il observe, et est prêt à saisir la moindre occasion pour améliorer sa condition, quitte à retourner sur le front si nécéssaire.



Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Comme cela a été dit dans l'histoire, Serenus a eu une peur bleue de cette ville si impressionnante, il se sentait oppressé par ces tours. Mais après plusieurs années de travail dans la cité, il a apprit à la connaître et la voit désormais comme une simple métropole remplie de personnes de toute origine, de toute personnalité. Il y a chaque jour quelque chose à découvrir et c'est ce qui plaît à Serenus. Il retourne à Lorgol des qu'il en a l'occasion. Il affectionne tout particulièrement le siège de la Guilde où il passe du temps à observer les jeunes recrues et à leur donner des conseils

Spoiler:
 
Question Livre II:
 









Dans la vie, je m'appelle Florine et j'ai 20 ans. J'ai découvert le forum via Le site forumactif et voici ce que j'en pense : Ce forum est tout simplement Une réussite, le décor est magnifique, les nouveaux sont très bien accueillis et très bien accompagnés et l'ambiance est délirante .
Pour les inventés : Je vous autorisepas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.






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Serenus Dardalion

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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Sam 15 Déc - 19:43



Lukazu présente

Géralt
d'Orsang

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« The moon was laughing, and said 'leave this dark cold place, the rabbit is preparing something bad »

Secret Quand il est question de parler de toi, c'est toujours délicat et cela dépendra de la personne qui se trouve en face de toi. Disons que parler de choses et d'autres, sans entrer dans des détails te concernant, ça te connaît pas mal.
Serein Tu as appris à prendre les choses de la vie avec beaucoup de philosophie. Tu te serais ruiné la santé dix fois depuis, sinon.
Calculateur Tu réfléchis d'avance aux risques que tu vas prendre, aux choix que tu vas faire, à comment les situations pourraient se dérouler. Tu agis ensuite en fonction. C'est une manière de te préserver mais également de ne pas te laisser surprendre par les autres. Attention, tu n'es pas manipulateur pour autant : tu analyses, tu n'influences pas.
Protecteur Tu as passé une bonne partie de ton existence à tenter de protéger les femmes de ta famille et Gédéon dans la mesure du possible. Cela s'applique à toutes les personnes auxquelles tu tiens.
Cupide Ayant grandi et vécu de manière très humble, 8ème enfant de la fratrie, autant dire que tu n'as jamais possédé grand-chose. En conséquence, ce qui est à toi est à toi, et si quelqu'un n'est pas d'accord, il sera toujours temps d'ouvrir les négociations.
Jovial Tu as toujours eu besoin de compenser la violence et la tristesse présentes dans ton existence. Quoi de mieux qu'un rire, une plaisanterie et un sourire pour alléger le tout ?
Coureur Les joies de la chair, tu les connais, tu les apprécies et tu les expérimentes autant que faire se peut. Tu te fais même plaisir avec les deux genres – Bellifère n'aura pas gagné cette bataille. En conséquence, sentimentalement parlant, tu n'es pas très stable et cela se constate assez vite.
Méticuleux Ce que tu entreprends, tu le fais avec concision et patience. Tu détestes le travail bâclé, même si c'est parfois nécessaire. Dans la même optique, tu prêtes généralement grande attention aux petits détails, à ce que les gens ont tendance à ne pas remarquer mais qui peut faire toute la différence.
Moralisateur Parfois une maxime qui passe inaperçue, parfois une longue tirade quand le sujet te tient à cœur : tu es de ceux qui ne peuvent s'empêcher de rappeler les bonnes mœurs quand le cœur s'y prête. Tu te promets de beaux jours à bord de l'Audacia.
Chevaleresque Tu as appris à te démarquer de la mentalité belliférienne auprès de Désirée, dans tes livres. Tu as observé les autres hommes et a fait ton possible pour ne pas répéter leurs erreurs, leurs comportements barbares et vulgaires. Tu as cultivé ton esprit, ton sens du devoir, du respect, de la justice avec les moyens à ta disposition. Tout pour te différencier de "ta culture". Ton chemin n'est pas terminé, mais tu as pris une certaine avance sur Bellifère, c'est ce qui importe.
Timoré Cela va de pair avec ton côté calculateur : tu n'aimes pas prendre de risques inutiles. Tu crains d'avoir à le faire et de te retrouver dans des situations inextricables ensuite. Tu feras parfois preuve d'une prudence excessive mais, comme dit l'adage, mieux vaut prévenir que guérir, quitte à te faire traiter de lâche. Par ailleurs, c'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles tu as mis tant de temps à quitter ton duché.



©️ Lemon Tart

Beaucoup ont murmuré que tu avais choisi la chirurgie par couardise, par peur des combats. En réalité, tu voulais simplement te démarquer de tes frères et tenir la Violence à distance. Tu as appris à comprendre le corps humain et toutes ses complexités. A présent, rien ne te satisfait plus que de réussir à le réparer alors que la situation semble désespérée. Tu n'hésites pas à te battre mais n'es pas de ceux qui tuent sans remords ou sans crainte des risques encourus.


©️ Leaseydox
Âge : 27 ans
Date et lieu de naissance : 12 mars 976, à Riven, en Bellifère
Statut/profession : Chirurgien sur l'Audacia, baron d'Orsang
Allégeance : Pavillon noir, Philippe Jedidiah
Dieux tutélaires : Bien que placé sous la protection de Kern à ta naissance, tu ne le pries plus réellement, lui préférant Callia depuis que la médecine s'est imposée dans ta vie. Les années passées auprès de ta famille ont invité le Destin sur ton chemin, oreille attentive à tes aspirations conflictuelles. Enfin, depuis ton engagement sur l'Audacia, Messaïon et Atal ont trouvé leur place dans ton cœur, te guidant dans la nouvelle vie que tu t'es choisie.
Groupe principal : Les Gardiens de la Tradition
Groupes secondaires : Noblesse / Pavillon Noir


La Violence est devenue une compagne de vie. Elle t'a accueilli à la naissance, t'a bercé pendant de longs mois et t'a nourri tout ce qu'elle pouvait. Tu l'as vue tant de fois en action sans que personne ne s'en offusque. Tu l'as vu déchirer des individus, des familles, des bourgades. Tu l'as vue se révéler au grand jour, parmi tes proches, sournoisement. Elle était déjà présente mais attendait patiemment que tu le réalises. Elle te lorgnait, se léchait les babines et frémissait d'impatience. Elle ne gênait personne. Elle était invisible mais pourtant tout autour de toi.
Tu aurais dû l'accueillir à ton tour, l'inviter à ta table et prier Kern avec elle, comme ta famille, tes voisins. Tu aurais dû la regarder dans les yeux en lui souriant et lui prendre la main, doucement, avec confiance et sans te poser de question. Tu aurais dû faire comme elle suggérait, comme elle conseillait de sa voix mielleuse. Tu aurais dû la suivre sur ce chemin sans embûche, là où la lâcheté est reine et l'impensable roi. Tu aurais dû lui vendre ton âme sans retour en arrière possible.

A la place, tu as pleuré quand elle a posé ses yeux sur toi la première fois. Tu chouinais à chacun de ses "shhh" lorsqu'elle te bordait. Tu la méprisais quand elle s'emparait de ton père et qu'elle battait ta mère jusqu'à l'immobiliser. Tu lui crachais au visage quand elle rendait la vie de Désirée plus cruelle. Tu l'as maudite 100 fois quand elle s'est infiltrée jusque dans les couches de tes frères et de leurs compagnes maltraitées. Tu t'es débattu contre elle, en vain, quand elle a décidé que Gédéon n'était pas digne d'elle et qu'il devait en payer le prix. Elle t'a plaqué au sol quand tu as refusé d'agir, de parler, de penser comme les autres, comme elle. Tu l'as fait fuir quand elle se reflétait dans le regard vicieux que Guérin posait sur ta douce Quitterie. Tu bloquais son bras quand elle s'abattait sur Désirée par la main haïe de Géraud. Elle t'a empli de désespoir quand tu as soupçonné que sa violence poussait ton père à aller plus loin que les coups.

Tu l'as combattue de toutes tes forces, elle qui se voulait anodine et justifiée par tant de Bellifériens. Tu lui as préféré le vague souvenir de ta mère quand elle te félicitait pour un rien ou la douce voix de Désirée quand elle te racontait une histoire les soirs où Père n'était pas là. Tu lui as préféré l'amour que te portaient tes sœurs et que tu leur rendais sans une once d'hésitation. Tu as transformé toute cette rage qui bouillonnait en toi en un serment solide, celui de protéger les femmes de ta vie, quoiqu'il en coûte, de n'obéir qu'à ton propre code d'honneur. Tu as élevé ton esprit par les livres, par les légendes, par les récits de duchés étrangers, à propos de personnes tellement différentes des Bellifériens qu'elles sont parfois devenues des modèles pour toi, même passagers.

Au final, la Violence a tout tenté. Elle est restée en marge, à guetter le moment idéal pour t'entraîner dans une chute sans fin, à t'appâter de mille et une viles façons. Tu as manqué de perdre le combat face à elle, à plusieurs reprises, pour la punir, pour te battre à armes égales contre elle ; jamais à l'encontre de tes principes, mais elle était là, dans tes veines, faisant battre ton cœur gonflé de rage, de colère, de frustration et en manque de justice. Elle a même cru gagner durant ces nombreuses années où tu as appris l'art du combat ou quand, parfois, la haine et le dégoût prenaient le dessus.
Jusqu'au jour où tu as aidé Quitterie à fuir Riven, jusqu'au jour où tu as choisi la voie de la médecine, à l'opposé de celle de tes frères.

A partir de ce jour-là, elle s'est méfiée de toi. Elle était là, non loin, mais à distance raisonnable, sans plus respirer dans ton cou de manière angoissante. Plus tu grandissais, plus tu mûrissais, et plus son emprise sur ta vie, sur toi, s'amoindrissait. Elle est restée présente dans ton entourage, dans ta vie, mais, petit à petit, elle a perdu de sa consistance, de son aura primitive, jusqu'à se taire complètement, trop faible face à tes convictions et conceptions mûrement réfléchies.
A partir de là, tu as célébré son exil jour après jour, te construisant à ta manière, grâce à Désirée, grâce à tes rencontres.

***

Tu avais toujours aidé à l'exploitation perlière, faisant ta part du travail, comme les autres enfants de la maisonnée. Cependant, tu grandissais et les attentes à ton égard également. Tu as vite fait le choix de ne pas emprunter le même chemin que tes frères et, sous les conseils avisés de ton aînée, tu as tenté d'intégrer l'Académie l'été après tes 16 ans. Le cursus médecine t'a semblé le choix le plus logique : pour tenir la Violence à distance, pour aller à l'encontre de ce qui faisait l'essence même de Bellifère.
Désirée voulait également que tu prennes ton envol, que tu quittes vos terres pour avoir la chance de te construire ailleurs. Cependant, le cœur n'y était pas. Tes pensées ne cessaient de retourner vers elle, Quitterie, Eponine et Gédéon, seuls face à Géraud, face à tes frères, et l'idée te paraissait insupportable. Tu as presque été soulagé d'apprendre que tu avais été recalé à l'examen.
Tu es retourné en Bellifère sans regret, aussi étrange que cela puisse paraître.

Tu n'as pas tardé à intégrer la caserne de Riven en tant qu'apprenti chirurgien, auprès d'un homme à l'allure vieillissante qui ne rêvait que d'une chose : couler des jours paisibles sur la côte, avec un petit élevage pour subvenir à ses besoins.
Tes années d'apprentissages t’ont fait grandir, moralement et physiquement. La vie à la caserne n'était pas forcément facile mais tu as réalisé que la chirurgie était faite pour toi ou, du moins, que tu étais fait pour elle. Sa réalité n'est pas belle ni faite pour les petites natures, mais tu t'es endurci à son contact et tu as tenu bon. Tu as appris de tes erreurs comme de tes réussites.

Au bout d'un an, le Vieux t'a laissé l'assister dans certaines interventions, te laissant la main occasionnellement pour des chirurgies mineures, sous sa supervision. Tu as même sauvé la vie d'une personne, un jour où ton maître était en déplacement dans une autre ville : tu as cru mourir trois fois et tuer le patient tout autant, mais l'affaire s'est bien terminée. Cela t'a valu une considération et un respect nouveau de la part de ton maître, qui t'a impliqué de plus en plus à la vie de caserne à partir de ce moment-là.

Tu as continué de te démarquer de l'esprit familiale, ouvrant toujours plus ton esprit au monde qui t'entourait. Sûrement beaucoup trop au goût de ton père ou de la majorité de tes frères. Ton attitude et certaines de tes prises de position t'ont valu de gros ennuis, des bagarres, des coups, mais jamais tu n'as fait marche arrière dans ces moments-là, alors que tu savais d'avance que tu allais perdre.
Tu es même allé jusqu'à partager la couche d'un homme, un soir de 994, celle d'un Voltigeur à Hacheclair, alors que tu suivais ton maître dans ses déplacements. Autant dire que cette prise de position-là, tu l'as gardée pour toi, craignant pour ta vie. Cela ne t'a pourtant pas empêché de recommencer quelques mois plus tard, avec le même enthousiasme et la même peur au ventre.
Cela t'a permis de constater que, non seulement, les affaires de la chair avec les hommes te plaisaient mais qu'en plus, elles t'exaltaient davantage que celles féminines.

Plus de quatre ans après le début de ton apprentissage, ton vieux maître a décidé qu'il était temps pour toi de reprendre les rênes et pour lui de finir ses vieux jours loin de l'agitation de la caserne et du port. Vous gériez côte à côte le pôle chirurgie depuis un an déjà, mais la nouvelle t'a quand même bouleversé. Ton quotidien a changé et la chirurgie a pris davantage de place dans ta vie.
Les débuts ont été compliqués et quelques faux pas les ont entachés, mais tu as fini par te faire au rythme et à tes nouvelles responsabilités. Les soldats de la caserne ont fini par t'accepter. Après une nuit de beuverie qui a tourné au carnage dans l'une des tavernes de Riven, tu as su géré le flot de blessés avec brio et cela t'a valu la reconnaissance pleine de ton autorité.

C'est à cette période que ton père a commencé à te pousser, sans subtilité aucune, à prendre femme – traduction : aller faire comme tout Belliférien qui se respecte et forcer une jeune femme à partager ton lit en l'enlevant à sa famille. Il avait toujours exprimé par intermittence la déception que tu représentais à ses yeux depuis trop longtemps déjà. Il s'était également attendu à ce que tu enlèves femme plus tôt, de ta propre initiative. Voyant que tu n'étais pas suffisamment « dégourdi pour le faire », il s'est donné pour mission de te le rappeler à chacune de vos rencontres, plus fermement qu'autre chose.
Tes refus successifs ne l'ont pas décontenancé. Tu étais l'un de ses fils, tu restais sauvable malgré tes choix et comportements passés. Il a même tenté d'organiser un enlèvement, un jour – qui n'a jamais donné suite, Callia merci.

Tes frères s'y sont mis également, plus subtilement pour la plupart. Cela allait de la pique gentillette, empreinte d'humour, à la réflexion désagréable et vulgaire, selon les jours. Les soldats de la caserne te charriaient gentiment à ce propos mais ne se gênaient pas pour te proposer tel ou tel partis. Et toutes ces tentatives glissaient sur toi ; tu ne cédais jamais. A tous, tu leur répondais, serein, que tu avais le temps, que les marmots Aubenacre étaient déjà là et que ton travail était suffisamment prenant sans que tu n'aies à t'encombrer d'une Belliférienne qui dépendrait de toi.
En effet, tu ne te faisais aucune illusion : rares étaient les natives qui auraient accepté d'être traitées différemment des autres. Quand bien même, tu ne te sentais pas l'âme de gérer une maisonnée et des enfants. Tu ressentais un tel besoin de liberté, une telle envie d'autre chose, que la mariage équivalait à te condamner à vivre à jamais dans ce duché de malheur – courir les jupons et les pantalons te satisfaisait pleinement, au demeurant, merci bien. Puis, au fond de toi, tu gardais l'espoir que ta vie serait bouleversée, qu'un jour tu pourrais assouvir cette soif d'ailleurs qui brûlait en toi.

Ce jour n'était pas encore venu car le Destin avait fort à faire ailleurs.

L'année 1001 l'a considérablement occupé. Des nouvelles te sont parvenues en Bellifère et certaines racontaient des événements auxquels tu avais du mal à croire mais qui, pourtant, ont chamboulé le cours de la vie en Arven, chacun à leur manière. Les changements de têtes couronnées en Faërie, l'apparition de L'Ordre du Jugement, les enlèvements de personnes et la folie des vivenefs. Tu es loin d'avoir eu vent de tout, bien sûr. Tu as même relégué certaines informations au rang de fantasme, tellement elles paraissaient incongrues. De toute façon, coincé dans ta ville portuaire, assigné à ta caserne de soldats, le monde te paraissait bien petit.

L'un de ces événements, cependant, t'a touché de plein fouet : le Tournoi des Trois Opales, qui a lieu mi-septembre en Bellifère et a rassemblé tout Arven. Tu as pu t'y rendre en accompagnant l'unité de soldats de la caserne. Guérin était là également, tu l'as appris de la bouche de Désirée avant le départ, mais tu n'as pas cherché à le trouver.
Tu as découvert avec fierté qui était le représentant de votre duché : Marianne d'Orsang. Son histoire et le fait qu'elle soit une femme t'a empli d'une satisfaction sans borne. Les visages outrés et choqués des gens autour valaient leur pesant d'or.

Quand Louison Aubenacre a été désignée comme remplaçante du champion d'Ansemer, ton sang s'est glacé. Exceptionnellement, tu avais été autorisé à assister à la deuxième épreuve depuis l'intérieur. Puis tu l'as vue entrer dans l'arène, majestueuse, adulte et… paniquée, certains détails ne trompant pas tes yeux. Tu as eu peur pour elle mais as ressenti une fierté tellement immense.
Tu as tenté de la voir après pour t'enquérir de sa santé, mais impossible de l'approcher ou d'avoir autre chose comme information que : « elle se remet doucement ». Inutile de préciser combien cela t'a frustré, mais tu n'as eu d'autres choix que de te plier aux règles mises en place, puis de quitter la ville en même temps que les soldats de Riven.

L'an 1002 a commencé sur les chapeaux de roues. La guerre a été déclarée par Faërie, à la fin janvier. La frontière belliférienne a été attaquée et tu as bien vite été envoyé au front. Tu t'es retrouvé dans une situation incomparable à tout ce que tu avais connu jusque-là. La bataille faisait rage à découvert, sans la sécurité fermée de la caserne ou l'organisation méthodologique de ta pièce à soins. C'était angoissant et galvanisant à la fois. L'adrénaline parcourait tes veines, repoussant les limites de ton corps et de ton esprit toujours plus loin. Tu passais d'un soldat à un autre, sans répit, sans relâche, et les dragons semblaient revenir sans cesse à la charge, et les cris résonnaient en boucle dans les airs.

Le Chaos et la Mort ont régné en maîtres sur le champ de bataille ou dans le camp improvisé qui accueillait les blessés. La Violence, elle, dansait autour d'eux, autour des combattants, riant à gorge déployée, euphorique et plus puissante que jamais. Elle est passée non loin de toi, plusieurs fois, mais ne t'a jamais accordé un regard, sachant pertinemment que tu étais là pour la combattre, pour réparer ses méfaits, plutôt que pour l'invoquer. Tu l'as vue, en périphérie de ton regard, se jeter sur les innocents et moins innocents, sur tous ceux qu'elle pouvait capturer dans ses griffes et ne plus jamais relâcher.

Le combat a duré et dure toujours. La seule différence est que tu as quitté le front. Tu as été affecté à l'un des convois ramenant des soldats blessés, immobilisés temporairement. Retourner à Riven a été compliqué ; cela a été comme sortir d'un cauchemar avec l'impression désagréable d'y être encore malgré tout. Pourtant, tu as été heureux de retrouver tes frère et sœur ainsi que ta nièce.
Tu as d'ailleurs appris une nouvelle aussi heureuse que malheureuse : la magie s'était réveillée chez Eponine en ton absence. Comprenant bien les implications d'une telle révélation, tu as accédé à la demande de Désirée qui était d'accompagner la petite à Lorgol, là où elle serait en sécurité, auprès de Quitterie, et pourrait être formée convenablement. Désirée avait déjà planifié une bonne partie de votre fuite et, en très peu de temps, ta nièce et toi étiez sur les routes.
A dos de cheval, vous avez rejoint aussi vite qu'il vous était possible la frontière vous séparant des Terres du Nord. Là, grâce à Désirée, un mage des chemins vous attendait pour raccourcir considérablement votre voyage contre paiement et cheval.

Tu as réalisé pleinement les conséquences de tes actes une fois arrivé à bon port, tout début mars.
Tu y avais pensé, tu avais anticipé de nombreux éléments : tu avais bien conscience de mettre en suspens ta vie pour porter secours à l'un des tiens, de tout abandonner pour fouler les pavés de Lorgol la Majestueuse. Cependant, tu n'avais pas prédit combien tu te sentirais petit face à elle. Petit Belliférien, dans sa petite caserne, dans son petit port, avec ses petites préoccupations et sa petite vie. Ta soif d'aventure, de nouveau, d'ailleurs, de différent, est revenue au galop et t'a submergé avec une puissance qui t'a coupé le souffle et étourdi.
Tu as pleinement réalisé ce que tu savais déjà inconsciemment : que tu n'allais jamais retourner en Bellifère, que tu avais escorté Eponine autant que toi-même, au final. Les mots de Désirée te sont revenus en tête et tu as compris qu'elle t'avait dit adieu à sa manière, qu'elle t'avait encouragé à vivre ta vie à demi-mot.
A ce moment-là, tu as manqué de te laisser submerger par l'émotion.

Tu ne saurais décrire les retrouvailles avec Quitterie : tant d'émotions, tant de non-dits, tant de choses à rattraper, à raconter. Eponine, malgré la tristesse d'avoir quitté sa mère, a semblé s'acclimater un tant soit peu à ces nouveaux lieux – ce serait dur pour elle, mais elle était une enfant forte. Tu as logé à la Taverne de la Rose dès ton arrivée, ta benjamine t'a présenté à quelques personnes et tu as été étourdi par toutes ces nouvelles choses, par les couleurs vives de Lorgol, par les auras des gens, par les possibilités qui s'offraient à toi, par... tout.

Pourtant, le Destin ne t'a pas laissé te reposer sur tes lauriers. Il a choisi d'intervenir une deuxième fois dans ta vie.

Tu n'en étais qu'aux prémices de tes retrouvailles avec Quitterie – un jour, deux tout au plus – quand une occasion en or de découvrir le monde s'est offerte à toi : tu as entendu parler d'un poste vacant de médecin/chirurgien à bord d'une vivenef pirate, l'Audacia. Son équipage semblait avoir élu domicile dans la Taverne où logeait ta sœur et, une conversation en entraînant une autre, l'information t'es parvenue.
Pour une fois, tu n'as pas réfléchi de bout en bout à la situation. Pour une fois, tu as suivi ton instinct. Tu sentais que tu devais saisir l'occasion, tu sentais qu'elle ne se représenterait pas de sitôt, tu sentais que tu devais y aller, mettre les pieds sur ce navire pirate, comme si le Destin lui-même tentait de t'y pousser. Alors, malgré les implications d'une telle décision, tu es monté à bord de l'Audacia et tu t'y es senti à l'aise, bien, sans trop savoir pourquoi. Tu as pris ça comme un signe, tu as inspiré fort et tu es allé trouver le capitaine du navire – que tu identifierais plus tard comme le compagnon de la patronne de la Taverne de la Rose.

Quelques jours plus tard, tu as dit au revoir à Quitterie et Eponine en leur promettant que vous vous reverriez dès que possible, que tu devais suivre cette voie, mais que l'heure viendrait où vous pourriez vous retrouver mieux. Le navire a quitté le port et t'a emporté avec lui pour le début de ta nouvelle vie faite d'inconnu. Pour une fois, tu as pu reléguer ta crainte de l'avenir en fond – quelle ironie. Oublié ton poste à la Caserne, oubliés ton père et tes frères. Oublié le kidnapping de la dernière cousine Martel que tout le monde t'encourageait à faire. Oublié Riven.

Ta dernière pensée a été pour Désirée, à qui tu as écrit les mots suivants, avant de quitter le port : « Nous nous reverrons, chère sœur. Nous viendrons vous chercher, Gédéon et toi. »

Pendant le livre II :

– Tu participes de loin au raid de Bohémont, en Ansemer. Tu restes à bord, prêt à accueillir les blessés éventuels. La rapine ne tourne pas comme prévu et tes camarades reviennent sans Mère Fortune. Ils ramènent cependant une enfant des Miracles, qui loge un temps dans vos cales.
– Dans la réalité alternée (intrigue 2.3), ta mère a fui Aubenacre avec tes sœurs et toi sous le bras quand tu étais bébé. Tu as grandi à Lorgol et y as mené une vie difficile et pauvre, jonglant entre vol, mendicité et travails peu reluisants, mais le noyau familial est resté soudé. Dès que tu as été en âge, tu t'es fait pirate, comme tes deux sœurs, et as atterri sur l'Audacia, que tu n'as plus quitté depuis. Le 30 avril 1002, tu décides d'aider Lionel, recherché par les Voleurs, à fuir la ville. Vous rejoignez le campement près de l'Académie pour vous y cacher. Dans la nuit du 1er mai, tu t'éveilles en train d'écrire dans ton carnet. Tu ne comprends pas ce que tu fais là et fuis la tente non sans laisser un mot à Lionel, même si tu ne le reconnais pas. Une fois ce cauchemar terminé, tu feras le choix de te souvenir. Non pas que revoir ta sœur mourante t'enchante, mais choisir d'oublier serait synonyme de lâcheté. De plus, tu y as vécu des événements, rencontré des gens qui t'ont marqué et influencé ; tu ne dois pas les oublier. Jamais.  
– Aucun répit, pourtant. A peine tous revenus que l'Audacia met le cap sur Aubenacre, là où ta pourrie de famille retient Quitterie prisonnière. Chevaucheurs, Voltigeuse et Pirates se jettent dans la bataille, main dans la main pour délivrer tes deux sœurs et Gédéon. Rackham massacre Guérin, Lionel achève Gontrand et tu tues Géraud de sang-froid. Au passage, l'Outreventois découvre ton affiliation au Pavillon Noir – oups. Marianne te demande en mariage à votre retour à Lorgol et tu acceptes après quelques confidences et révélations. Après des débuts houleux entre eux, Rackham et Quitterie organisent une cérémonie de mariage sur l'Audacia, où Red et toi êtes leurs témoins. Pour ponctuer cette période étrange, début juillet, le Roi Noir et le Pion Blanc viennent proposer une alliance aux pirates, qui sera acceptée.
– Lughnasadh et sa foire merveilleuse, ses stands à perte de vue et… ses incendies criminels, ses Sentinelles qui envahissent brusquement Svaljärd. Tu ne l'oublieras pas de si tôt, ce voyage. Tu aides à éteindre le feu, tu combats vaillamment contre ces monstres de métal comme tu peux et tu te jures de ne plus y remettre les pieds tant que les glaciers n'auront pas fondu et que l'Audacia ne pourra pas mouiller au large. Le trajet retour jusqu'à Lorgol est compliqué par la blessure de Solveig, mais vous atteignez sans encombre le mage des portails qui vous attend en Lagrance. A Lorgol, Vira et toi devez faire vos adieux à Solveig, obligée de prendre la direction du front.
– Vous arrivez cependant en pleine épidémie magique : la presque majorité de ta famille commence à montrer des symptômes, Rhéa semble atteinte à manière et une partie de l'équipage est également touchée. Tu te joins aux forces soignantes, la culpabilité de ne pas avoir été là à temps en fond. Tu apprends pour l'appel de la Rose, les convois et tu vas te renseigner régulièrement sur l'avancée de tout ça. Les choses empirent, tu te sens impuissant. Tu échanges avec Marianne pour la tenir au courant. Tu rends visite à Lionel pour… par courtoisie. L'antidote arrive quand tu penses que tu vas tous les perdre, la rage et le désespoir au ventre, Callia et le Pic soit loués.
– Quitterie est enceinte, Marianne et toi reportez l'enlèvement à après ton retour de mer, pour l'hivernage. En attendant, tu mets les pieds sur l'Archipel, Red joue les guides et tu n'as jamais rien vu de tel. De retour, le 24 novembre, l'enlèvement peut enfin avoir lieu ; il se passe à Lorgol le lendemain et une poule y laisse la vie.
– Vient le Jour des Anciens. Tu n'es pas convié, pourtant, comme tu aurais aimé être là pour les tiens. Tu es réveillé en pleine nuit parce que le mot est vite passé. L'absence de mage des portails à la Taverne est la seule raison pour laquelle tu ne te rends pas là-bas. Heureusement, au final, ta famille est saine et sauve. Tu serres dans tes bras ceux qui reviennent à la Taverne et apprends que les autres vont bien. On te raconte les événements de cette nuit et tu es horrifié. Autant dire que la discussion avec Marianne est longue, dans la journée qui suit, tant vous avez de sujets à aborder. Tu apprends également de la bouche d'Eponine et grâce aux chuchotements que Lionel est passé au stade largement supérieur avec la princesse cibellane ; il va être temps de se reprendre.




La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Rien de bon. Tu n'étais pas là, tu n'as entendu que ce que les autres ont pu te raconter, mais tu as peur pour Arven. Tu as surtout peur pour tes proches, pour tous ceux que tu aimes. Personne n'est à l'abri et tu sais que tu ne pourras rien faire si vous veniez à croiser sa route. Ça te tue, pour être honnête.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Tu n'approuves pas cette guerre qui ne mène à rien mis à part grossir les rangs du royaume de Sithis. Il faudra bien qu'une solution soit trouvée et tu espères que cette trêve hivernale est un premier pas vers une paix définitive. Malheureusement, tu sais que l'Homme n'a jamais su résoudre ses conflits autrement que par la violence. Il s'immisce dans chaque faille, chaque faiblesse et la martèle jusqu'à obtenir ce qu'il veut, quel qu'en soit le prix à payer. L'Homme est sauvage, imprévisible, égoïste et individualiste. Le chaos lui tourne la tête et lui donne l'impression d'être invincible. Alors, oui, le chaos ambiant a tout pour profiter au Pavillon Noir et tu te réjouis d'avance des affaires que vous allez pouvoir faire. Cependant, une part de toi, majeure, ne peut s'empêcher de penser d'abord à ta famille, aux gens que tu aimes ; ils en font déjà suffisamment les frais.
Cette guerre n'est qu'un prétexte à des desseins autre, plus grands, qui te restent plus qu'abstraits, voire inconnus. Définitivement, l'Homme doit être un minimum cadré car il est impossible de lui faire confiance – la preuve actuellement avec la Chasse, la guerre, les attentats, les meurtres, la dissolution de la Rose et la liste est encore longue. Arven doit retrouver sa paix d'antan. Seulement à ce moment-là, une fois les brasiers maîtrisés, éteints, sera-t-il temps d'envisager de nouveaux horizons, de nouvelles pratiques.  

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Mis à part un bref passage lors de tes 16 ans, tu n'as pu découvrir cette ville mystérieuse qu'à partir de mars 1002. Tu n'as pas été déçu. Elle est tellement différente de ce que tu as connu durant ta vie en Bellifère. La majestueuse Lorgol est libre, diverse, variée et tu découvres quelque chose de nouveau à chacune de tes excursions dans ses rues ou sur ses canaux. Maintenant que ta famille, celle qui compte, y est réunie, tu te prends parfois à la considérer comme ton nouveau foyer. Elle est synonyme de ta liberté, de celle des gens que tu aimes ; elle rattache l'Audacia au monde et a vu naître la Taverne de la Rose. Pour tout ça et pour bien d'autres choses encore, tu lui portes une affection profonde.

Questions du Livre II :
 






Dans la vie, je m'appelle Lukazu et j'ai 30 ans. J'ai découvert le forum via PRD puis redécouvert via Astarté et voici ce que j'en pense : toujours aussi beau et encore plus complet *met ses lunettes et prépare la petite laine pour la lecture à venir*.




Récapitulatif

Géralt d'Orsang

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Alexander Dreymon
♦️ Compte principal : Oui

♦️ Noblesse : Baron / Orsang / Bellifère
♦️ Hiérarchie : Pavillon Noir / Officier

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#1870AB














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Je suis : Capitaine du Vol d'Outrevent, mage de l'Été (destruction) et comte de Rivepierre.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Liam d'Outrevent
Mes autres visages: Castiel • Louis • Octavius • Maelenn • Matvei • Hermine
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Sam 15 Déc - 19:56



deadpool présente

Lionel
de Rivepierre

Tom Ellis

« Mieux vaut trésor d’honneur que d’or. »

intègre, impétueux, rigide, traditionnaliste, loyal, renfermé, téméraire, courageux, discret, méfiant, observateur, attentif, droit, honnête, fougueux, solidaire, tenace, fidèle, pudique, dévoué, modeste, solitaire, pédagogue et doté d’un très grand sens de l’humour (non).



©️ fassylover
Lionel porte le prénom de son parrain, le défunt duc d’Outrevent. Leurs pères étaient proches et bien avant que le duc ne soit piégé par une ensorceleuse de bas-étage, il a appris à respecter cet homme, dont il est fier de porter le nom. Liam et lui aiment à blaguer à ce sujet et l’un comme l’autre se plaît à penser que ce prénom pourrait se perpétuer, dès que l’un d’eux fondera une famille. Ce qui arrivera… un jour, sans doute.



©️ freshprince
Âge : 33 ans.
Date et lieu de naissance : 12 avril 969, à Rivepierre (Outrevent).
Statut/profession : Chevaucheur du dragon Braise, capitaine du vol d’Outrevent et mage de l’Été (destruction). Comte de Rivepierre et proche conseiller du duc Liam.
Allégeance : À Liam d’Outrevent, son juste duc et ami, couronné d’honneur. À Chimène de Faërie, malgré le serment qu’on lui a arraché en faveur de Gustave de la Rive.
Dieux tutélaires : Lionel est protégé de Levor depuis sa naissance et encore aujourd’hui, il se voue au dieu tutélaire de son duché. Il dirige également ses prières à Valda, qui accompagne son vol vers les cieux, et Aura, qui le guide dans l’usage de sa magie.
Groupe principal : Les Gardiens de la Tradition.
Groupes secondaires : Noblesse / Chevaucheurs / Mages


Lionel est un homme privilégié. Chevaucheur, capitaine du vol d’Outrevent. Mage de l’été, formé en destruction. Comte de Rivepierre. Une vie qu’on dirait bien belle et qui, à bien des égards, n’a certainement rien de désagréable. Dès son enfance, il a eu la chance de naître sur les landes de Rivepierre, où s’ébattent plus librement qu’autrement les caprins qui ont donné à Outrevent son emblème. Aîné de sa fratrie, suivi de quelques minutes par un jumeau, Livien, il a été placé sous la protection de Levor par son parrain, nul autre que le duc d’Outrevent lui-même, dont il a hérité du prénom.

Enfant curieux et sans peur, il fut une des joies de ses parents, comte et comtesse comblés d’avoir deux fils, et passa ses jeunes années entre Souffleciel et Rivepierre. Il croisa plusieurs fois le bois et le fer avec Liam, son futur duc, qui devint dès lors son meilleur ami. Son deuxième frère, même, tant leurs anniversaires étaient presque semblables. Il prit ensuite la petite Lisbeth en affection, riant de ce caractère farouche qu’elle démontra dès l’enfance, en fit la petite sœur qu’il n’avait pas. Aux côtés de Liam et de Livien, on éduqua Lionel à tout ce qu’un futur comte devait savoir, un noble de ce paisible duché où il avait la chance de vivre. L’année de leurs douze ans, la magie qui coulait dans ses veines comme dans celles de son jumeau se réveilla ; l’Automne réclama Livien, plus réfléchi et subtil, tandis que l’Été s’arrogea Lionel et sa fougue. Ils entrèrent à l’Académie à l’automne de cette année 981, dans deux cursus différents. Pour la première fois depuis toujours, Lionel se retrouvait séparé à la fois de son double et de son meilleur ami, et il trouva fort heureusement le réconfort et l’amitié au sein des mages de son année. Il se lia entre autres d’amitié avec Iseabail de Brumeclair, petite noble qui étudie dans le cursus de destruction, tout comme lui. Sa tête bien vissée sur ses épaules tempère son impétuosité et ils deviennent bien vite camarades, jusqu’à pousser le vice pendant l’été à l’inviter à Rivepierre et à Souffleciel, pour lui présenter Liam. Une belle histoire qui, tristement, se termine brutalement à la mort de l’aïeule d’Iseabail et dans la rancœur de deux adolescents qui ne peuvent comprendre les choix de l’un, ou de l’autre. Il achève avec amertume son cursus en destruction, sans sa partenaire des quatre années précédentes.

Il est jeune, bien jeune, lorsqu’il lorgne du côté de la Caserne de Flammes et des dragons, fasciné à l’idée de voler et impressionné par les majestueux dragons. Il a dix-huit ans, lorsqu’il ose s’y présenter, cachant la peur d’être rejeté derrière un masque de confiance frôlant l’arrogance. Ce n’est pas lui, lui qui a toujours été modeste malgré tout, mais la frayeur parfois vous transforme. Lionel veut tant être choisi qu’il ne remarque d’abord pas ce souffle chaud dans ses cheveux et c’est uniquement lorsqu’un museau le pousse qu’il remarque le dragon qui s’est glissé derrière lui, avec, il jurerait, un sourire en coin sur la figure de l’ophidien. Braise, du Vol de Rubis, mâle imposant et puissant, le désigna comme sien. Lui, si grand et si maigrichon qu’il en paraissait étrange, même arachnéen. Les cinq années qui suivirent furent celles de leur apprivoisement, l’un à l’humour douteux de son camarade à écailles et l’autre à la rigidité proverbiale de cet humain buté, tout autant que celles de leur entraînement. Les cadets de sa promotion vous parleront probablement d’un incident fort divertissant, impliquant un vol sur dragon en kilt, mais lui préfère sans aucun doute se souvenir de la joie éprouvée cent fois, mille fois, pendant ces cinq années.

Livien se maria, pendant ces années. Union arrangée, à nulle autre que la princesse et bientôt duchesse de Cibella, Gaëtane de la Volte. Son frère sembla y trouver son compte, malgré la froideur de la dame, dont Lionel n’avait jamais trouvé la compagnie très palpitante. Pas un seul mot à ce sujet ne fut jamais prononcé, ce n’est pas comme si Livien n’avait pas de doute façon deviné la réserve de son jumeau vis-à-vis sa tendre épouse, et il fut fier et heureux d’être le témoin de cette heureuse union.

La seule ombre au tableau étant, un an avant qu’il achève sa formation, l’exil forcé de son meilleur ami et le mariage de celle qu’il avait appris à considérer comme sa propre petite sœur. L’amourette entre Lionel d’Outrevent et Arabella paraissait à tous comme une bonne chose, à prime abord : il y avait après tout dix-sept ans que son épouse était décédée et tout homme a droit à l’amour. Les Outreventois déchantèrent néanmoins rapidement, lorsque Lionel épousa la sulfureuse blonde et que du même geste, il chassa son héritier et emprisonna sa cadette dans un mariage que toute personne dotée du moindre bon sens considéra comme terrible. Comment protester, cela dit ? Ils n’en avaient pas le pouvoir et tous purent seulement accepter leur nouvelle duchesse, enfouissant leur méfiance. Il offrit à son meilleur ami accès à la tour de Rivepierre, dans la Ville Haute, et dès qu’il quitta Lorgol pour Souffleciel et le corps des Chevaucheurs, lui promit de lui écrire régulièrement. La moindre des choses.

Il intégra l’escadron du vol d’Outrevent à ses 23 ans. On l’y accueillit comme un frère et il y découvrit une nouvelle famille, au moment où son jumeau convolait encore et encore en justes noces et où son meilleur ami voyageait dans tout Arven. Il y fit ses preuves, passant de simple Chevaucheur à major, aux alentours de ses 27 ans, récompense de son comportement exemplaire. Peu de temps après, la mort de leur duc, son parrain, plongea le duché dans la confusion et la certitude que l’ensorceleuse avait bel et bien assassiné Lionel d’Outrevent. Il avertit aussitôt Liam, qui demanda assistance à la couronne de Faërie pour reprendre le duché et éjecter l’usurpatrice du trône, la chassant des terres de l’honneur. Un des premiers gestes de son ami fut de le nommer capitaine du vol d’Outrevent, geste de confiance ultime.

C’est sur ses propres landes, celles de Rivepierre, qu’il rencontra Harald. Parmi toutes les chèvres et les boucs, bien peu de temps après que Liam ait repris le trône qui lui revenait de droit et qu’il ait fièrement admiré son ami coiffer la couronne qui est la sienne. Au comble de sa félicité, capitaine de son vol à vingt-neuf ans, nouvellement comte suite à la décision de ses parents âgés de lui céder la gouvernance du domaine, il fallait bien une petite chose pour le faire déchanter, n’est-ce pas ? Comme ce bouc au regard d’ambre et au poil revêche. Pas une chèvre, non, pas une de ces jolies biquettes énergiques caracolant dans les prés. Un bouc.
Un damné bouc.
Il le cache, depuis. Harald comprend, bien évidemment, mais ça n’en est pas moins frustrant. Lionel n’avoua rien à personne, pas même à Livien, surtout pas à Liam, et… encore moins à lui-même. Il préféra croire que c’était une occurrence rare, mais possible, que celle d’avoir un Familier mâle quand on est un homme, sans pourtant se résoudre à avouer au monde l’existence de l’animal. De cet animal patient et si subtilement moqueur comme l’est son frère, cet animal qui s’entend si bien avec Braise, cet animal si particulier auquel il peut seulement donner toute l’affection qui couve en lui lorsqu’il se rend à Rivepierre. Caché des regards et des fausses conclusions que l’on pourrait tirer.

Depuis, tout sembla aller uniquement de mal en pis.

À l’hiver 999, une affreuse nouvelle lui vient de La Volte.
Livien est mort.

Une mort accidentelle, terrible, qui ravage néanmoins le cœur de son jumeau. Il y a longtemps, que chacun fait sa vie de son côté, qu’ils ont leurs ambitions, leurs amis, mais jamais ils ne se sont moins aimés. Jamais Lionel n’aurait imaginé qu’on lui arrache son frère si tôt. Peu importe le moment, ç’aurait été trop tôt, mais à ce moment encore plus. Digne dans le deuil, Lionel tenta d’enterrer la perte de Livien dans le zèle, comme Chevaucheur et comme comte, refusant de confier sa tristesse aux oreilles déjà bien occupées de Liam, ni à celles peinées de ses parents, qui venaient de perdre un fils. C’est étonnamment uniquement auprès de Gaëtane qu’il réussit à parler. Ils se rapprochèrent, depuis, et Lionel voit enfin en elle la femme que Livien a tant aimée, sans se soucier qu’elle puisse enfanter ou non. Leurs caractères divergent toujours, leurs idées tout autant, mais ils n’en sont pas moins devenus amis. Il ne s’en renferma pas moins, perdant cette bonhommie discrète qui savait illuminer le sérieux qu’il affectait si souvent.

En l’an 1000, l’assassinat de l’impératrice Chrysolde et de toute sa famille ébranla tout Faërie. Pourtant, un autre drame toucha bien plus Lionel encore, soit le meurtre de Lisbeth. Après avoir perdu son parrain, puis son frère, on lui enlevait sa presque sœur, et tous les indices désignaient comme criminel le marin indigne qu’on lui avait imposé comme mari et qui avait pris la fuite, emportant leur fils avec lui. Oh, qu’il ragea, Lionel, de leur impuissance à retrouver un homme et son bambin de quatre ans ! Ragea jusqu’à signifier aux Chevaucheurs d’Outrevent qu’ils étaient autorisés à abattre à vue Louis de Brunante, s’ils le voyaient sur leur territoire, sans sommation et sans émotion. Qu’il le voit lui-même et il n’hésitera pas, non plus, à tuer celui qui a battu, humilié et maintenant torturé et tué celle qui était de sa famille.

Le couronnement de Chimène comme impératrice, le temps d’une année d’essai, secoua Arven, de Faërie jusqu’en Ibélène. On plaida que la jeune femme était trop jeune, inexpérimentée, qu’elle n’avait pas les épaules pour soutenir tout un empire, mais Liam se tint derrière elle et Lionel tout autant. La parole de son duc fut la sienne. En juillet 1001, alors qu’elle est enfin consacrée impératrice de Faërie, un homme s’avança pour interrompre la cérémonie, au grand dam de ceux présents. Un certain Gustave de la Rive, apparemment héritier du trône, revendication qui aussitôt piqua la méfiance de Lionel. Comment ne pas penser qu’après une ensorceleuse, on tentait de leur mettre un ensorceleur dans les pattes ? L’expérience d’Arabella n’avait pas été suffisante, à l’échelle d’un duché, on se devait d’essayer à l’échelle d’un empire ? Le Chevaucheur fit de son mieux pour trouver toutes preuves discriminant le baron de la Rive de ce titre, mais ses efforts furent vain et bien trop vite, on recourut à l’Ordalie de Diamant pour que les Dieux décident de celui qui allait porter la couronne de Faërie. Nommé Lame de l’impératrice Chimène lors de l’Ordalie de Diamant, il n’a pas craint un instant de mettre sa vie en jeu pour abattre Maelys Aigrépine, Calice de Gustave de la Rive, tout comme il ne craignit pas non plus que la lame d’Arnaud le Sillon le fauche, ni ne fauche Neve l’Embrun, qu’il devait protéger coûte que coûte. Concentré, prêt, jusqu’à ce que la Rose Écarlate éclaire les esprits de l’assemblée et que tous baissent les armes.

Les mois qui suivirent furent chauds, en Outrevent et à Lorgol, chauds de ces tensions qui n’étaient en rien apaisées. Lorsque la duchesse Ermengarde de Bellifère invita chaque duché à prendre part à une édition particulière, Liam nomma Lionel champion d’Outrevent. Il accepta, bien évidemment, et défendit avec courage les couleurs de son duché. Contre une invention mécanique admirable, datant de la splendeur perdue d’Ibélène. Contre un démon de sang et de magie, sorti des esprits les plus habiles des mages de Faërie. Contre, finalement, les autres champions, son esprit entièrement dédié à anéantir les ibéens, ensorcelé par les plans terribles de l’Ordre du Jugement. Il tomba à terre avant de tuer, bien heureusement, et lorsqu’il se réveilla, ce fut pour qu’on lui raconte les horreurs perpétuées dans les gradins, pendant qu’eux s’entretuaient sur le sable du Colisée d’Hacheclair. Le repos était mérité, après ces deux éprouvantes semaines, et ses blessures devaient être guéries.

L’occasion rêvée, apparemment, pour que Liam revienne à la charge avec une discussion aussi déplaisante que pressante, à savoir ses noces. Ou, son absence de noces, bien que son meilleur ami soit fort mal placé lui-même pour commenter quoi que ce soit. Les tentatives de ses parents pour le marier se sont jadis soldées par des échecs, sans parler des espoirs de Liam. Iseabail a pris la fuite, se faisant pirate et reniant son nom, et Maidhenn du Noroît, charmante musicienne d’une petite seigneurie sans prétention, a un jour mystérieusement disparu, alors qu’il avait 19 ans. Depuis, il n’a pas cherché plus que nécessaire à trouver une demoiselle à aimer, ses responsabilités accaparant tout son temps. Liam ne semble pas découragé, pourtant, malgré le désintérêt net de Lionel pour la compagnie des dames. Il serait temps, en effet, qu’il trouve une femme et qu’il enfante un héritier. Puis, il a bien grandi, depuis ses années d’adolescent malingre. Il est devenu un homme et un bon parti, probablement le plus convoité du duché après le duc lui-même, et tous deux ne manquent pas de propositions intéressées.

Il ne peut pas s’empêcher de penser à Harald, caché au milieu des autres boucs et des chèvres, comme un aveu malgré lui de tout ce qu’il repousse et refoule au fond de lui. Pas s’empêcher, parfois, de penser que peut-être… peut-être ce n’est pas cela qu’il désire. Son désir, cela dit, passe bien après son devoir. Celui qu’il a comme Chevaucheur, comme capitaine de Vol, comme comte, comme conseiller.

Sa vie n’a certainement rien de désagréable, en effet, mais elle est de plus en plus compliquée.

Livre I ♦️ Honteux outrage, lors du Sépulcre des Martyrs ! Terribles évènements, lors de la Samhain, alors qu’ils étaient tous rassemblés pour honorer la Rose Écarlate ! Mis devant l’horreur du meurtre de Chimène et de la prise de son trône par Gustave de la Rive, Lionel a assisté au serment de Liam envers cet empereur fantoche. Ceci pour sauver son neveu, le jeune Aymeric, ainsi que son duché. Depuis, le joyeux bambin cavale dans toute la forteresse de Souffleciel et la guerre gronde plus que jamais.
Le Chevaucheur est également victime d’une tentative toute aussi honteuse de chantage de la part du fils de l’Empereur. Quelque chose qui ne le surprend pas, il n’y a apparemment aucun honneur dans cette famille prétendument outreventoise, et qui le déstabilise plus que tout. Certes, il a un peu menti sur son intérêt envers les femmes, puisqu’il repousse un possible mariage indéfiniment, mais de là à le dire homosexuel ? Il ne peut se résoudre à accepter ce que le jeune mage prétend être la vérité et ne jouera absolument pas son jeu.

Pendant le livre II :
TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Son Chevaucheur de frère, Livien, est décédé à leurs dix-huit ans, dans un accident de vol. Leurs parents reprochèrent à Lionel d'être le jumeau encore vivant ; celui-ci décida alors de quitter sa vie d'héritier et se fit pirate, embarquant sur l'Audacia. Il en est depuis le canonnier, fier pirate en kilt, accompagné de son Familier mouton. Il entretient une liaison depuis plusieurs années avec le Second des Ombres, Liam d'Outrevent.
→ Lionel s'éveille le 30 avril, suite à un bon coup de canon sur le crâne. Terrifié et déstabilisé par cette vie étrange, il croit avoir tout vu, mais le pire est à venir lorsque Liam est tué par les Voleurs. Sauvé par Géralt, un ami de l'Audacia, il réussit à rejoindre le campement en un morceau.
→ Bien que tout ce qu'il a vécu l'effraie, Lionel décide de se souvenir de la trame alternée. Il a une dette envers Géralt, entre autres, qu'il tient à rendre à la hauteur de sa grandeur. L'idée de se souvenir d'un monde sans Liam, son meilleur ami, l'angoisse affreusement, mais il sait aussi que ce monde témoigne de ce qui pourrait arriver si aucune paix n'est retrouvée.

Aux premières loges du déclenchement de la guerre, Lionel est des forces envoyées en Erebor. Aux côtés de son ami Rackham et de la désagréable Maelys, il découvre l'autel d'Amaté Chemsa et ressort traumatisé de l'expérience... que pour découvrir son domaine pillé par des pirates. En plein janvier, doux dieux ! En février, le Chevaucheur demande officiellement la permission de courtiser la princesse Gabrielle, et il s'applique depuis à cette cour. Autant par intérêt politique que personnel, afin de couper l'herbe sous le pied au prince Antonin et à ses suppositions infâmes quant à sa sexualité.
La trame alternée marque beaucoup le Chevaucheur, qui décide d'abord de taire les événements à son meilleur ami. Il participe, à la demande de Rackham, à un raid en Bellifère, afin de sauver la Chevaucheuse Aubenacre, du vol d'Ansemer.

Touché par l'épidémie, il est forcé de quitter le front et croit bien sa dernière heure venir, de la même façon que son frère. Lionel se remet rapidement de la maladie, une fois le remède administré. Au Jour des Anciens, il est victime des événements qui prennent place à l'Académie et défend son groupe et ses amis au meilleur de ses capacités. Les rumeurs courent de plus belle à propos de sa relation avec Gabrielle de la Volte, qu'il a embrassé au coeur du combat, afin de la reconduire à sa tour une fois guéri... et même qu'il y aurait passé la nuit.



Questions du Livre I:
 

Questions du Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Il a vu la Chasse Sauvage être libérée. Il a goûté de très près aux dents de ses Mâtins et à la mort qu'elle sème, et à son sens, rien de bien en peut venir d'une telle chose. Son esprit traditionaliste se fait très lentement à l'idée que les Magies et Savoirs bannis devraient marcher à nouveau en Arven, mais il aurait certainement préféré une réintégration plus harmonieuse. Moins terrible. Et Liam qui est insomniaque, par Niobé... il devra probablement l'assommer chaque soir, désormais, pour assurer sa sécurité.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Depuis avant même le déclenchement de la guerre, Lionel n'aimait point ce conflit, et il est heureux de son arrêt. La suite des choses ne dépend pas de lui, cela dit. Il est un Chevaucheur à sa solde de son duché, de son empire, et il fera comme on lui ordonne, qu'importe son opinion.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Il y a vécu pendant plusieurs années, une dizaine rien de moins, et toute sa pudeur bien outreventoise fut choquée bien trop souvent par ce qu’il s’y passait, dans la Ville Haute comme dans la Ville Basse. Il ne faut pas croire que les nobles et bourgeois qui occupent les tours les plus nanties sont vraiment au-dessus de tout ! Il a tout de même une tendre affection envers la ville qui l’a vu grandir, envers l’Académie et Val-Dragon, et il prend un certain plaisir à y revenir, lorsqu’il en a l’obligation.






Dans la vie, je m'appelle Fred et j'ai 25 ans. J'ai découvert le forum via quatre autres personnages dans un placard et voici ce que j'en pense : qu’est-ce que je fais encore ici, tout est hors de contrôle.




Récapitulatif

Lionel de Rivepierre

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Tom Ellis
♦️ Compte principal : Oui / Non

Ne conserver que les lignes remplies
♦️ Noblesse : Comte / Rivepierre / Outrevent
♦️ Magie : Été / Destruction
♦️ Familier : Harald / Bouc / Mâle
♦️ Dragon : Braise / Rubis / Mâle / 500 ans
♦️ Hiérarchie : Chevaucheurs / Capitaine du Vol d'Outrevent


_________________

One side stone, one side fire.

Dialogues de Lionel en whitesmoke ◊ Dialogues de Braise en firebrick ◊ Dialogues de Harald en maroon




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Je suis : mage de l'Automne et chevaucheur ; fils du comte de Sombreval.

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J'ai fait allégeance à : Liam d'Outrevent
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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Sam 15 Déc - 21:59



Tatous présente

Aaron
de Sombreval

Jack Gyllenhaal

« Les larmes d'un héritier cachent la joie du cœur »

Méfiant ─ Rancunier ─ Taciturne ─ Impulsif ─ Distant ─ Déterminé ─ Intelligent ─ Perspicace ─ Loyal ─ Audacieux



©️ Insuline
Aaron ne va nul part sans son familier, une petite belette surnommée Arietty ou « Yetti ».



© Castamere Rains
Âge : 32 ans
Date et lieu de naissance : 14 février 970 à Sombreval
Statut/profession : Mage de l'Automne (illusion), Chevaucheur du dragon Héritage
Allégeance : Liam d'Outrevent
Dieux tutélaires : Valda, Trelor et Levor
Groupe principal : Les Hérauts du renouveau
Groupes secondaires : Chevaucheurs / Noble / Mages


Aaron est né dans le comté de Sombreval, en Outrevent, là où les plaines sont battues par les vents et où les falaises abruptes se jettent dans la mer. Aîné d’une fratrie de trois, il a grandit avec Maureen, sa sœur cadette de quelques années, et Duncan, son petit frère. Elevé dès son plus jeune âge dans le but de succéder à son père lorsque le jour viendrait, il a reçu la même éducation que n’importe quel fils de noble et a rapidement découvert et appris l’histoire et les rouages d’Arven grâce à son père, tout en apprenant à monter à cheval, à se battre sommairement et à savoir se comporter en gentilhomme. Si ces longues heures d’études lui ont parfois parues fastidieuses, elles ont fait de lui un homme à l’esprit affuté et aux connaissances suffisantes pour se débrouiller.

Vînt un temps où son apprentissage fut en parti achevé. S’il était prévu qu’Aaron reste à Sombreval jusqu’à ce qu’il prenne la place de son père, tous avaient que l’aîné de la famille avec un petit quelque chose de différent lorsque l’un de ses accès de colère avait un jour balayé les quelques feuilles de la cour. Âgé alors de 17 ans et désireux d’en apprendre plus sur sa magie, Aaron exprima son souhait de partir étudier à l’Académie, désir que ses parents furent heureux d’exaucer tout en étant inquiet de voir leur fils s’éloigner du cocon familial. Durant cinq années, l’aîné des Sombreval étudia donc la magie de l’automne, et plus précisément l’illusion. Fasciné par la magie, il se révéla être un élève appliqué - quoi que parfois borné – et acheva son premier cycle sans encombre. Malgré une envie bien présente de continuer sa spécialisation, Aaron décida de retourner aux côtés de ses parents, à Sombreval, par devoir plutôt que par réelle envie. Cependant, après avoir vécu plusieurs années à Lorgol, le jeune outreventois trouva le quotidien plutôt monotone à Sombreval, insuffisamment comblé par les connaissances qu’il avait acquises et désireux de continuer à apprendre.

En Faërie, la réputation des chevaucheurs n’étaient plus à faire et – n’importe quel mage pouvant prétendre à le devenir – Aaron décida de retourner à Lorgol pour tenter sa chance. Contre toute attente pour un mage vouer à hérité, il fut choisit par Héritage à l’âge de 27 ans, dix années exactement après avoir commencé son cursus de mage. Ses parents furent à la fois fiers de voir leurs fils devenir chevaucheur, et inquiet de savoir qu’il resterait éloigné du comté encore quelques années. Aaron fit donc ses premiers pas à la Caserne de la Flamme en tant que cadet, les toutes nouvelles perspectives de sa vie atténuant peu à peu la culpabilité qu’il avait ressentie en s’éloignant à nouveau d’Outrevent. Tout en apprenant à connaître Héritage, Aaron eut la satisfaction de remettre à nouveau sa magie et ses capacités à l’épreuve, ce qui lui fit envisager les innombrables possibilités qui s’ouvraient à lui.

Durant ses années de formation, l’aîné des Sombreval eut l’occasion de vivre de multiples aventures et de rencontrer beaucoup de gens hors du commun. Si la vie de chevaucheur n’était pas de tout repos, Aaron ne regrettait nullement son choix, heureux d’en découvrir chaque jour un peu plus, et comptant désormais Héritage et Arietty comme ses âme-sœurs. Malgré tout, une ombre vînt peu à peu s’installer tandis qu’il achevait sa formation prématurément à cause de la guerre pour être affecté au duché d’Outrevent. Désormais de retour dans son duché natal, Aaron se retrouve divisé entre deux avenirs différents ; celui d’héritier de Sombreval, et celui de chevaucheur au service de Faërie. Si son sens du devoir rend le choix difficile, le jeune chevaucheur à cependant réalisé qu’il ne souhaitait pas hériter du comté. Trop attaché à sa liberté et désireux de continuer à faire ce qui le comble le plus, il sait pertinemment que prendre la relève de son père changera beaucoup de chose pour lui, et que même s’il conservera son rang de chevaucheur, rien ne sera pareil. Néanmoins, le choix est difficile dans duché où l’honneur prime avant tout.

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Aaron s'est éveillé dans la trame alternée le 28 avril 1002, où il a découvert avec effroi qu'il avait été défait de son statut de chevaucheur, et que son dragon et son familier avaient de fait disparus. Il s'est donc retrouvé seul, sans être ne serait-ce que capable de sentir leur présence mentalement. Malgré que tout soit rentré dans l'ordre, il se souvient parfaitement de tout ce qu'il s'est passé, et surtout de ce vide immense qu'il a ressenti.

Pendant le livre II :

Désormais Chevaucheur du Vol d'Outrevent, Aaron a participé à la surveillance des frontières et aux diverses missions qui lui ont été confiées par Lionel. Il a notamment été chargé d'assurer la sécurité des convives lors de la fête de Bohémont, où il a été légèrement blessé suite à l'attaque des pirates. Il a par la suite très mal vécu son réveil dans la trame alternée, au cours de laquelle il avait été renié de l'ordre des chevaucheurs pour avoir épousé Maelenn et s'être enfui avec elle contre tout honneur. Sans grade ni magie, Arietty et Héritage s'en étaient également allés, et leur perte était insupportable. Si tout est ensuite rentré dans l'ordre, il reste cependant très inquiet de se retrouver un jour avec la même sensation de vide que l'absence de ses deux âmes sœurs avait provoqué. S'il a ensuite retrouvé son rang et sa situation, il n'a pas été épargné par l'épidémie et en a même gardé de lourdes séquelles. En effet, ayant usé de sa magie pour tenter de calmer la situation lors du voyage, il est tombé dans le coma, et a gardé de lourdes séquelles qui l'ont empêché de reprendre le vol temporairement. Malgré tout, Aaron a continué de tenir son grade comme il pouvait, et s'est notamment retrouvé au cœur de la macabre soirée ayant eu lieu à l'Académie. S'il n'a pas été trop grièvement blessé, il a pris conscience de l'impact des séquelles de l'épidémie sur sa forme physique et sur sa capacité à mener à bien ses missions pour l'instant, et s'est un peu refermé sur lui-même. Parallèlement, il a fait son choix et a décidé qu'il renoncerait à ses droits d'héritier, mais ne l'a pas encore annoncé à son père et appréhende sa réaction et les conséquences de son choix.



Questions livre I:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• Si Aaron ne craint pas le danger, il redoute pourtant d'être confronté à la Chasse, face à laquelle il se sent désarmé et impuissant. Il a combattu les terribles mâtins lors de cette sombre nuit à l'Académie, et sait combien d'innocents ont perdu la vie lorsque la Chasse est passée, cette nuit là. S'il est de son rôle de protéger les habitants de Faërie, il redoute pourtant de voir les cavaliers et leurs mâtins arriver, car il sait qu'il ne pourra rien faire, et que peu nombreux sont ceux qui ont le droit à une seconde chance. Il faut trouver une solution pour maîtriser à nouveau la Chasse, sans quoi Arven disparaitra peu à peu.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Aaron est avant tout pour la justice et l'honneur. Il prône également la paix, tant que celle-ci ne lèse personne. En l'occurrence, puisque Faës et Ibéens ont su se mettre d'accord, alors il estime que cette trêve est un répit bienvenu et fera ce qu'il pourra pour la maintenir.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lorgol est aux yeux d'Aaron la ville de la liberté. Chacun est libre d'y être ce qu'il souhaite, sans tenir compte des préjugés et rumeurs. Tout un chacun y a droit à un avenir, et le chevaucheur est attaché à cette ville qu'il considère comme une deuxième maison.






Dans la vie, je m'appelle Thaïs et j'ai 21 ans. J'ai découvert le forum via google et je pense : que c'est un univers richissime, avec une communauté formidable.
Pour les inventés : Je vous autorise à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.




Récapitulatif

Aaron de Sombreval

Mise à jour des registres et bottins


♦️ Nom de ton avatar Jack Gyllenhaal
♦️ Compte principal : Oui

Ne conserver que les lignes remplies
♦️ Noblesse : Fils de Comte / Sombreval
♦️ Magie : Automne / Illusion
♦️ Familier : Arietty / Belette / Femelle
♦️ Dragon : Héritage / Grenat / Mâle / 403 ans
♦️ Hiérarchie : Chevaucheurs / Chevaucheur du Vol d'Outrevent

_________________
Relations ♦️ Évolution ♦️ Jeu d'Omen

Aaron darkred (haute voix)/gras (pensées) ; Héritage #6E6E6E ; Arietty #61210B


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Les Compagnes
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Je suis : Compagne en Cibella et Mage de l'Eté (prédiction)

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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Sam 15 Déc - 22:18



Lorilis présente

Rhapsodie
Epi-d'Or

Frida Gustavsson

« Le silence est d'or. »

Rhapsodie est muette. Certains le considèrent comme une qualité, d’autres un défaut. Mais malgré cette particularité, ce silence, cette différence, elle a un caractère bien à elle.
 
Douce. Jamais méchante, jamais violente, sa douceur se lit dans ses grands yeux gris et son sourire sincère.
Rêveuse. Elle peut passer des heures le nez en l’air, à contempler les nuages, et à rêver.
Délicate. Elle fait toujours attention aux mots et gestes qu’elle utilise pour communiquer avec les gens, afin de ne pas les blesser.
Maladroite. Lui confier un objet fragile n’est pas sans risque, et il lui arrive régulièrement de se cogner aux meubles ou aux personnes dans la rue.
Altruiste. Elle pense toujours aux autres avant de penser à elle, et agit dans leur intérêt.
Poète, elle manie très bien les mots, et sait les aligner pour former de belles phrases et de jolis vers.
Manipulatrice. Pour se faire comprendre sans parler, c’est difficile, alors elle a appris à jouer sur les émotions et les expressions. Et parfois, pour obtenir ce que l’on veut, c’est bien plus facile de prendre son interlocuteur par les sentiments.
Têtue. Quand elle est sûre de quelque chose, elle ne change jamais d’avis. Ou alors, très rarement.
Maniaque. Elle aime que tout soit dans l’ordre, bien rangé, bien propre.
Optimiste. Elle s’efforce de voir le positif de chaque situation, même les plus néfastes.

Rhapsodie, c'est un peu de tout ça.



©️ Eris
En fouillant un jour dans les affaires de sa mère, la petite Rhapsodie, alors âgée de cinq ans, a trouvé une lyre. Ravie de pouvoir, enfin, s’exprimer en faisant du bruit, elle a supplié sa mère de lui apprendre à en jouer. Aujourd’hui, elle a complété sa formation musicale en apprenant la flûte et le violon, mais la lyre restera toujours son instrument préféré.



©️ Eris
Âge : 27 ans
Date et lieu de naissance : 17 août 975, à La Volte, en Cibella
Statut/profession : Mage de l’Été (prédiction), Compagne de la Guilde en Cibella
Allégeance : A sa duchesse, Gaëtane de la Volte, et à la Guilde des Compagnes
Dieux tutélaires : Née sous Aura, il lui arrive aussi de prier Aïda
Groupe principal : Les Gardiens de la Tradition
Groupes secondaires : Peuple / Mages / Compagnes


Un vieux journal traîne sur le petit bureau. Il est vieux, jauni, quelques pages commencent à s'arracher. Mais on peut encore le feuilleter, le lire, et découvrir à l'intérieur toute la vie de sa propriétaire.

17 août 987
Cher journal,

Je m’appelle Rhapsodie, et j’ai douze ans aujourd’hui. Mais ça, tu dois le savoir, puisque tu es mon cadeau d’anniversaire. Je t’ai eu en même temps que des nouvelles chaussures, une flûte, une lyre toute neuve et des jolis rubans.

C’est Papa qui t’a offert. Il m’a dit qu’avec toi, au moins, je pourrais parler et raconter des choses. Que tu serais mon ami, et que je pourrais donc tout te dire. Parce que tu sais, je suis muette, et donc je ne peux pas parler. C’est pour ça que je suis souvent seule : les autres enfants ne veulent pas trop jouer avec moi, parce que je ne parle pas, et que c’est difficile de me comprendre quand je fais des gestes, et que c’est long de devoir écrire pour parler, surtout qu’ils ne savent pas tous lire.

Maman dit que c’est la faute du Destin. Elle lui en veut un peu, au Destin, tu sais. Elle chante vraiment très bien : tu sais, c’est Isaëlle Epi-d’Or, la plus belle et la plus grande chanteuse de Cibella. Je crois qu’elle aurait voulu que je chante pareil qu’elle. Mais Papa me dit que ce n’est pas très grave, que je suis parfaite quand même. Papa, il est potier. Attention, pas n’importe quel potier. Lui aussi, il est connu dans tout Cibella pour ses poteries. Même que la Duchesse en personne lui en a acheté ! Enfin, peut-être pas en personne, mais en tout cas, elle en a chez elle, dans son château, c’est sûr.

Son château, je le vois depuis ma chambre. Je n’y suis jamais allée, mais je crois que c’est le plus bel endroit de La Volte. De toutes les couleurs, on dirait un bijou, très haut. J’aimerais bien y aller. En fait, je crois que j’aimerais bien être la Duchesse, aussi, pour voir comment ça fait, d’être aimée de tout le monde. Parce que c’est sûr, quand on est duchesse, on a une vie parfaite, et on a plein d’amis. J’aimerais, des fois, avoir plein d’amis. Et j’aimerais pouvoir parler, aussi, comme tout le monde. Peut-être qu’un jour, j’y arriverai ? Peut-être que je serais comme tout le monde, et que moi aussi, je pourrais parler, chanter, rire, et faire du bruit ?

C’est l’heure de manger. Je t’embrasse, cher journal. Oh, et il faudra que je te trouve un nom. Parce que tu es un ami, et que « journal » ce n’est pas un vrai prénom. Peut-être Lucie ? Ou Nathaël ? Ou Maëlle ? Je réfléchirai demain, parce que si je n’arrive pas de suite, Maman va me gronder.
A demain !


21 juillet 991
Chère Lucie,

Aujourd’hui il s’est passé quelque chose d’incroyable ! Il faut que je te raconte tout.

J’étais avec Papa, dans l’arrière-boutique. Je l’aidais à ranger les poteries, et à tout préparer pour la journée. J’avais mon calepin près de moi, comme toujours, au cas-où j’aurais envie de lui dire quelque chose de compliqué à mimer. Tout se passait bien, jusqu’à ce mon père lâche sans le vouloir le pot qu’il tenait entre les mains. La poterie s’est brisée dans un grand bruit, qui m’a fait sursauter Il m’a fait peur. Et là, je n’ai pas compris de suite ce qui s’est passé.

J’ai senti une forte chaleur et une odeur de brûlé. J’ai tourné la tête. Et j’ai vu mon calepin brûler. Brûler, avec de vraies flammes ! Je suis restée comme pétrifiée. Je regardais le calepin en feu, sans bouger. Je ne me suis réveillée que lorsque mon père s’est jeté dessus pour éviter que les étagères à proximité ne subissent le même sort. Alors, je l’ai aidé à éteindre les flammes.

Nous n’avons plus parlé de cet incident jusqu’au repas de midi. Là, Papa a dit à Maman ce qui s’était passé. J’ai cru qu’elle allait… Me gronder, ou se fâcher, mais non. Elle a juste souri, a même ri, et m’a pris dans ses bras. Je ne comprenais pas. Et puis, elle m’a soufflé à l’oreille que je partais pour l’Académie passer les entretiens d’entrée. Je ne comprenais toujours pas. Alors, elle m’a dit que je suis une Mage, une Mage de l’Eté, et qu’il fallait que j’y aille pour apprendre à contrôler mes pouvoirs. Qu’elle est fière que je sois sa fille.

Lucie, c’est tout simplement génial. Je vais aller étudier à l’Académie ! Je crois que je suis tout simplement heureuse.

Mais j’appréhende aussi, Lucie. J’appréhende, pour les entretiens d’entrée. Je passe le mien dans quelques jours. Comment vont-ils réagir quand ils verront que je ne parle pas ? Est-ce qu’on peut être refusé pour ça ? Ce serait réellement injuste. Je sais que les places sont chères, là-bas, et que peu de personnes sont acceptées. Mais je veux y aller Lucie, que pourrais-je faire sinon ?

Il est tard, je suis fatiguée, je dois te quitter. Au revoir Lucie, et à demain.


3 septembre 991
Lucie,

Ça y est, j’ai fait ma rentrée à l’Académie. Je suis à la fois excitée, exténuée, triste et heureuse. Je ne sais pas quoi penser. Je suis triste, parce que La Volte et mes parents me manquent déjà, alors que cela ne fait que quelques jours que je les ai quittés. Mais je suis heureuse, parce que cette journée a été merveilleuse. De toute façon, tout est merveilleux depuis que j’ai passé mon entretien. Ils ont été gentils avec moi, et ne m’ont pas blâmée pour mon silence. Au contraire, ils m’ont certifié que j’étais débrouillarde, courageuse et déterminée, des qualités qu’ils apprécient. Et puis, j’ai été reçue. Et maintenant, j’y suis pour de vrai. J’ai même une chambre pour moi toute seule, qui se façonne au gré de mes envies. J’ai l’impression d’être de retour en Cibella, dans un champ, au milieu de mes belles collines.

Je ne me suis pas encore fait de véritable ami. Mes camarades n’ont pas l’air méchant, mais c’est encore bien trop tôt pour lier des amitiés sincères. Et aucun ne m’a encore accablée parce que je ne parle pas. Peut-être aussi parce qu’ils me pensent simplement timide. Nous verrons.

En tout cas, une de mes camarades m’intrigue un peu. Je crois qu’elle s’appelle Abigaëlle, ou quelque chose comme ça. Elle n’a pas l’air particulièrement sociable, et ne sourit pas beaucoup. J’ai déjà entendu un garçon, qui avait essayé de s’assoir à côté d’elle et de lui faire la conversation, raconter dans le couloir qu’elle l’avait envoyé paître en beauté, et l’appeler « Poil de carotte » pour faire rire ses amis. Je n’ai pas trouvé ça tellement drôle. Je crois, Lucie, que je vais essayer de devenir son amie. On a le même âge, je crois, et je suis sûre qu’on peut réussir à s’entendre.

Il est tard, Lucie. A nouveau, je te laisse. Demain, je vais me lever tôt pour aller suivre mes cours. J’espère que je n’arriverai pas en retard parce que je me suis perdue dans les couloirs. C’est tellement grand, ici, et les pièces et les couloirs changent sans arrêt d’endroit. J’espère que pour mon deuxième jour, je ne passerai pas pour la nulle de  la classe.
Je t’embrasse.


12 juin 994
Lucie.

Voilà. J’ai dit au revoir à Abigaïl. Abi, ma belle Abi, mon amie, ma sœur, ma jumelle, qui a reçu son diplôme aujourd’hui, et qui rentre chez elle, à Souffleval. Et qui ne reviendra pas l’année prochaine, en septembre. La place à côté de moi sera vide, et je n’aurait plus ma tornade rousse pour me distraire en cours quand je m’ennuie, pour me consoler quand j’en ai besoin, pour rire quand tout va bien. Je suis contente pour elle, bien sûr ; je suis fière d’elle aussi. Elle est douée, et elle a particulièrement bien réussi ses études. Finir son cycle en trois ans, c’est un record ! Elle mérite toutes les félicitations qu’elle a reçues.

Mais voilà, elle est partie. Je sais que ce n’est pas de gaité de cœur. Elle me l’a dit, qu’elle ne voulait pas rentrer en Outrevent. Mais elle n’a pas réellement le choix, je le sais. Et quand on s’est étreintes pour la dernière fois, elle m’a juré qu’on se reverrait. Elle viendrait me rendre visite. Et que si j’avais besoin, je ne devais pas hésiter à l’appeler. Abi, ma jumelle, mon amie, c’est juré. Où que tu sois, je te promets qu’on restera liées. A jamais.


5 octobre 996
Chère Lucie,

Je crois que je sais ce que je veux faire de ma vie. Tu te souviens ? Quand j’ai obtenu mon diplôme de Mage, je ne savais pas du tout vers quoi me tourner. La carrière de Chevaucheuse, comme Abi, ne me tentait pas le moins du monde. Quant à reprendre la poterie de mon père, n’en parlons pas. Je suis bien trop maladroite pour cela. Quand je suis rentrée à La Volte, je n’avais pas de projet, et seulement un diplôme. Mes parents m’ont attesté que j’avais le temps de trouver. Ils me faisaient confiance. Et je crois qu’ils ont bien fait.

Aujourd’hui Lucie, j’ai rencontré une Dame. Oui Lucie ; une Dame de la Guilde des Compagnes. C’était totalement par hasard. J’étais dans une des tavernes de la ville, tu sais, une de celles où je joue parfois, pour distraire les gens avec ma lyre. J’étais assise à une table, je venais de finir mon morceau. Je la voyais, cette belle et grande Dame, parler avec une jeune femme, elle aussi magnifique. Je crois qu’elle a remarqué que je les fixais, alors elle est venue vers moi en souriant. Elle m’a d’abord félicitée pour mon morceau, et puis elle m’a demandé si je voulais parler de quelque chose. Je lui ai montré que j’étais muette. Elle a simplement plissé les yeux, en disant « Intéressant. ». Je n’ai pas compris. Et puis, naturellement, elle en est venue à me parler des Compagnes, de leur grande éducation, de leurs différents talents pour les arts, et de leur travail. Je crois qu’elle a vu, Lucie, que j’avais l’air intéressée par son histoire. Je crois qu’elle a lu dans mes yeux l’envie naissante de ressembler à ces Compagnes dont je connaissais déjà la réputation et le prestige, l’envie d’en faire partie, moi aussi. Alors, elle m’a simplement proposé de rejoindre la Guilde. Et sans hésiter, j’ai dit oui.

Quand j’ai rapporté la nouvelle à mes parents, ils avaient l’air un peu sceptique. Mais je pense qu’ils ne m’en veulent pas. Ils connaissent leur prestige aussi, et je pense qu’ils sont fiers que je choisisse cette voie. Lucie, mon avenir s’éclaire. J’ai envoyé une lettre à Abi, je suis sûre qu’elle sera contente pour moi aussi.

Je t’embrasse ; je vais me coucher, mon apprentissage commence demain matin.


11 mai 998
Lucie,

Tout à l’heure, j’ai rencontré quelqu’un. Non, pas un homme, comme tu pourrais t’y attendre. A vrai dire, ce n’est même pas une rencontre ordinaire. C’est une rencontre unique, qui ne se reproduira jamais. Lucie, je te présente officiellement Noisette, mon Familier. Noisette, c’est le petit écureuil roux qui explore actuellement ma chambre.

J’avais ma journée de libre, et j’avais décidé de la passer à me promener dans la forêt. Je suis tombée totalement par hasard nez à nez avec lui. Il fuyait je ne sais quel danger, et il s’est arrêté de sautiller quand il m’a vu arriver en face de lui. Et là, c’est comme si le temps s’était arrêté. On s’est fixés dans les yeux, longtemps, et là, j’ai su que c’était lui. Noisette. C’était une évidence.

Il me fait beaucoup penser à Abi, avec sa fourrure de feu. Peut-être que c’est un signe du Destin ? Peut-être que ma rencontre avec Abi n’était qu’une prévision de ce que je pourrais vivre avec mon Familier ? Ce serait beau.

A demain Lucie. Dors bien.


13 décembre 999
Chère Lucie,

Aujourd’hui, j’ai reçu mon tout premier client. Le tout premier de ma carrière de Compagne. Et je crois que cela n’aurait pas pu être un client plus parfait.

Charles de Brumehaute est un homme adorable. Il doit avoir à peu près mon âge. Et il est beau, ce qui ne gâche rien. Et tout à fait gentilhomme. Et… Oh Lucie, je m’emballe. Pardonne-moi.

Il est venu me chercher au début de la journée à la Maison des Compagnes. Madame de Cibella lui a bien certifié que je débutais tout juste, et que j’étais muette. Il a sourit en grand, et a juré que ce n’était pas un problème et qu’il prendrait soin de moi. Et il a tenu sa promesse.

Nous nous sommes rendus chez lui. En chemin, il m’a expliqué qu’il avait besoin de mes services pour la journée, parce qu’il était convié à une réception, mais qu’il n’était pas marié, et qu’il avait envie d’un peu de compagnie, parce qu’il risquait de s’y ennuyer tout seul. J’ai souri simplement. C’était mon travail, de lui offrir durant quelques heures une présence agréable à ses côtés. Il m’a ensuite demandé ce dont je jouais. Je lui ai écrit dans mon carnet que j’étais lyriste et flûtiste, et que je me débrouillais au violon. Il a trouvé ma manière de communiquer charmante, et m’a complimenté sur mon écriture.

Le reste de la journée s’est déroulé sans encombre. Je l’ai accompagné à sa réception (où il m’a confié que sans ma présence, cela aurait été bien morne), puis nous nous sommes rendus chez lui. J’ai joué un peu de musique pour lui. Et puis, il m’a demandé de lui prédire son avenir. Je m’y attendais un peu ; Madame de Cibella m’a bien précisé que je risquais de faire fureur avec mes talents de mage spécialisée en prédiction et mon mutisme. Je veux bien commencer à la croire. Je pensais vraiment qu’il allait me demander de le rejoindre dans son lit, puisque c’est tout de même là un des intérêts des Compagnes, mais non. Il m'a même précisé en riant qu'il n'en avait pas envie. Il m’a raccompagné à la Maison, et m’a remercié pour l’agréable journée qu’il avait passée, et qu’il ferait de nouveau appel à mes services.

Je ne pensais pas que cela se passerait de telle manière.Vraiment Lucie. J’ai hâte de raconter tout cela à Abigaïl aussi.
Je t’embrasse.


13 mai 1002
Lucie,

J’ai peur. J’ai peur. J’ai peur.

Cela fait trois semaines déjà. Trois semaines durant lesquelles je me sens épiée, observée, traquée. Noisette essaie de me rassurer, de me dire que tout va bien, que je ne suis jamais seule et qu’il ne m’arrivera rien, mais je ne le crois pas. J’ai peur, Lucie.

Cela fait plus d'un mois, pourtant. Un mois que j’ai eu ce rendez vous avec Théophile Pommenoire. Un rendez-vous affreux, où il m’a traitée comme la plus vulgaire des prostituées, parce que selon lui, il y avait « erreur sur la marchandise ». Il disait qu’il avait été trompé, que je ne méritais pas de faire partie des Compagnes, parce que je ne parlais pas, et donc que je méritais de me faire traiter de catin, de bonne à rien, de traînée, et autre. Bien sûr, que je suis allée me plaindre à la Dame. Il a été banni de la Guilde, et j’étais censée ne plus en entendre parler. Censée, bien sûr. Seulement, depuis trois semaines, il me suit. Il m’envoie des lettres de menaces, il rôde près de chez moi ou autour de la Maison. Oh, bien sûr, je n’ai pas de preuves que ce soit lui. Mais qui cela pourrait-il être d’autre ?

Ce qui m’inquiète, c’est que demain, j’ai un rendez-vous important, à une heure de La Volte. Je suis censée être escortée par une guerrière, Solveig de quelque-chose. Seulement, elle n’est toujours pas arrivée. J’ai peur, Lucie, qu’il ne tente quelque chose contre moi. Et moi, que pourrais-je faire ? Je suis incapable d’appeler à l’aide.

Enfin. J'espère que je me fais des idées, et que tout se passera bien.


18 mai 1002
Lucie.

Je veux te le dire, mais à chaque fois que je te prends entre les mains, que je tourne tes pages jaunies par le temps, que je prends la plume pour retracer mes journées, toutes mes pensées s’envolent, et je n’y arrive pas. Je n’arrive pas à écrire ce qui s’est passé, ce qui a causé ces quatre jours d’absences, ces quatre jours sans rien écrire en toi. Ce n’est pas une simple panne d’inspiration, ni un oubli, mais je ne trouve pas le courage.

Depuis quatre jours, je ne sors plus de chez moi. Je passe la journée roulée en boule sur mon lit, et je pleure tout ce que j’ai, comme je n’ai jamais pleuré. Je ne vais plus travailler. Et j’aimerais crier, qu’Arven tout entier soit au courant, mais je ne peux pas.

Je suis en colère, Lucie. En colère, blessée, souillée, honteuse.

Il m’a violée, Lucie.
Il m'a violée, humiliée, frappée.

J’ai mis tant de temps à écrire ces mots. J’ai honte, Lucie.

Je n’ai pas eu assez peur pour annuler mon rendez-vous de l’autre jour. J’aurais dû refuser, parce que cette garce de guerrière n’est jamais arrivée. Oh, que je lui en veux, à elle aussi !

Lucie, je ne sais pas ce que je dois faire. Dois-je en parler à Abi ?

Je n’aurais jamais cru penser ça un jour, mais je veux qu’il souffre, comme j’ai souffert.

Je ne sais pas si j’aurais la force d'en parler à Abi. Je ne sais pas non plus quelles représailles elle risque. J’ai peur qu’en rompant mon silence et en lui expliquant, elle risque la même chose que moi. Et elle pourrait me rejeter... C’est absurde, je sais. Bon sang Lucie, je suis perdue.

Toi, mon amie de toujours, aide-moi.  


29 mai 1002
Ma Lucie.

Pardonne-moi, de te délaisser autant. Je ne trouve plus rien à te raconter de beau, parce que j'ai l'impression que plus rien n'est beau. Je ne me reconnais plus, Lucie. Je n'ai jamais été aussi négative, et pourtant je ne peux même plus m'en empêcher. Même Noisette m'évite; nous ne parlons plus. Je crois que je n'ai pas été tendre avec lui, et qu'il m'en veut un peu. Je suis seule, Lucie.

Je n'ai pas encore eu le courage de sortir de chez moi. J'ai peur qu'ils se retournent tous sur mon passage, qu'ils me pointent du doigt, en disant : « regardez, c'est une traînée, elle ne mérite pas son rang de Compagne. » comme Lui l'a fait.

J'ai envoyé une lettre la semaine dernière, à Madame de Cibella. Je sais que je n'ai pas le droit de la laisser sans nouvelles, et que je risque d'être bannie. Mais je ne pouvais pas lui dire la vérité. Je ne le pouvais pas Lucie, j'en étais incapable. J'ai recommencé ma lettre dix fois, avant de tout abandonner et de les jeter. Ma poubelle déborde de lettres froissées.

Alors, j'ai menti. J'ai dit que je n'étais pas disponible, parce que j'étais tombée malade, que c'était très contagieux, et que le Mage de la guérison m'avait strictement interdit de sortir de chez moi, et que je ne pouvais recevoir de visite avant d'être totalement guérie. Que pouvais-je écrire d'autre que de jolies lagraneries ?

Elle m'a répondu, en me disant de prendre soin de moi et de bien me reposer, pour que je guérisse vite. Lucie, peut-on guérir de cela ? Peut-on se reconstruire après ça ? Que dois-je faire ? Dois-je changer de vie, quitter les Compagnes qui me sont si chères, et partir ? Ou au contraire, dois-je rester ? Je ne sais pas.

Je crois... Je crois que je vais envoyer un message à Abi. Elle saura m'aider. J'espère. Ou me dénigrera-t-elle, en me disant que je l'ai sans doute cherché ? Oh non, ce n'est pas son genre. Mais une part de moi me souffle que c'est possible. Après tout, cela fait plus de deux semaines que je ne lui donne pas de nouvelles. Elle pourrait m'en vouloir... Ou non, d'ailleurs.

Lucie, je n'en peux plus. Aide-moi.

**
Dans la trame alternative, Rhapsodie est devenue la plus grande ménestrelle du continent, connue pour sa voix d’or et ses talents de flûtiste. Elle ne s’est jamais réveillée. Dans la réalité, elle a porté le poids de son lourd secret pendant plus de deux semaines.

Pendant le livre II : Finalement, Rhapsodie a fini par parler avec Abigaïl, et lui raconter sa mésaventure. Son amie l'a soutenue, bien plus que n'importe qui, et a même poursuivi son violeur pour le tuer. La Compagne commençait tout juste à récupérer sa forme physique et mentale quand elle a violemment été touchée par l'Epidémie Magique. Déjà faible, les symptômes ont très rapidement empiré. Mais elle a eu l'antidote à temps, et a pu s'en remettre petit à petit, jusqu'à même pouvoir assister au Jour des Anciens - et à la Libération de la Chasse Sauvage. Le coup de grâce, la dernière horreur de l'année 1002, qui aura détruit le peu d'espoir qu'elle avait encore pour une vie meilleure.




Questions du Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• J'ai beau réfléchir et retourner la question dans tous les sens, cela ne m'inspire que de l'horreur. J'étais à l'Académie lors de sa libération, et... Les chiens, ils sont monstrueux. Et les Cavaliers... Je n'ose même pas imaginer ce que l'on ressent, lorsqu'on est pris en chasse... Non, vraiment. Je voudrais que jamais, jamais, tout cela n'ait eu lieu.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• La trêve est une bonne chose. Continuer de se faire la guerre pour des bêtises alors que la Chasse est libérée... Cela aurait été totalement absurde. Mais je pense qu'il faudrait plutôt que les Empires s'allient, et cessent de s'affronter définitivement.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Combien de fois me suis-je rendue à Lorgol, en compagnie d’Abi, pour se distraire après des journées longues et tendues, et simplement profiter un peu des boutiques de la Ville Haute ? La ville aux Mille Tours me rappelle tellement de beaux souvenirs qu’il m’est impossible de ne pas l’aimer. Et toute cette foule hétéroclite m’a toujours fascinée.






Dans la vie, je m'appelle Lorilis et j'ai 16 ans. J'ai découvert le forum via mon premier compte et voici ce que j'en pense : que du mal.




Récapitulatif

Rhapsodie Epi-d'Or

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Frida Gustavsson
♦️ Compte principal : Non

♦️ Magie : Eté / Prédiction
♦️ Familier : Noisette / Ecureuil / Mâle
♦️ Hiérarchie : Guilde des Compagnes / Compagne

_________________


Comme on voit sur la branche, au mois de Mai, la Rose...


Dernière édition par Rhapsodie Épi-d'Or le Dim 16 Déc - 20:59, édité 1 fois
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Messages : 5431
J'ai : 34 ans
Je suis : baronne de Sylvamir, marquise de Sinsarelle, dame de Séverac, Voleuse de la Cour des Miracles

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles
Mes autres visages: Quitterie ♦ Ljöta ♦ Rejwaïde ♦ Faustine ♦ Pénélope ♦ Shéhérazade ♦ Chasteté
Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Dim 16 Déc - 1:58



Aura· présente

Faustine
de la Fugue
Née Maidhenn du Noroît

Mélanie Maudran

« C'est au premier rire d'un bébé que naissent et s'envolent les Faës. »

discrète - naïve - hypocrite - susceptible - rigide - obstinée - hautaine - appliquée - observatrice - méfiante - pessimiste - loyale - prudente - curieuse - tolérante - soigneuse - ordonnée - influençable - pudique



©️ Lemon Tart
Faustine porte continuellement des gants en public. Elle a honte de l'état de ses mains, brisées à plusieurs endroits, et de ses doigts que les coups ont tordus, sans guérisseur pour les redresser au moment des faits. Elle s'est donc habituée à jouer, manger, vivre tout simplement, sans rien ressentir sous ses doigts.



©️ Lemon Tart
Âge : 28 ans
Date et lieu de naissance : 12 septembre 974, au Noroît (Outrevent)
Statut/profession : Mage du Sang, Ménestrelle et dame de compagnie de la duchesse de Lagrance
Allégeance : Marjolaine du Lierre-Réal, Denys du Lierre-Réal, Gustave de la Rive
Dieux tutélaires : Levor est son dieu de naissance, et elle ne l'a jamais renié, restant toujours digne de sa parole. Elle s'est vouée à Aïda, la Muse, qui lui a permis de continuer à vivre de musique malgré l'état de ses mains.
Groupe principal : Les Gardiens de la Tradition
Groupes secondaires : Noblesse / Mages


Elle est belle, la pointe du Noroît. Au lever du soleil, après une nuit sans nuage, lorsque les étoiles pâlissent sous la voûte des cieux et que l’astre du jour se laisse poindre à l’horizon, timide encore, caressant de ses premiers rayons le monde endormi. Et le Noroît s’enflamme, avivé de mille couleurs qui flamboient et qui peignent l’éternel tableau de la sérénité. Petite, elle s’éveillait bien avant le reste des siens, et se faufilait jusqu’aux hautes fenêtres de sa chambres, grimpant sur la banquette lovée dans l’ouverture, posant les paumes à plat contre le verre du carreau, pour contempler ce glorieux spectacle renouvelé chaque jour. Elle l’aimait, le Noroît, la froide exilée ; elle l’aime encore, même exclue, même reniée, même bannie.

Un bien bel endroit. Il fallait bien cela pour compenser la rigueur de son éducation et l’exigence de ses parents, n’est-ce pas ? Elle était sage, pourtant, la petite Maidhenn. Première-née, intuitive et généreuse, intelligente et perspicace, même à huit ans. Tolérante et patiente avec sa cadette, la mignonne Maelenn, qui avait en douceur et amabilité ce qu’elle-même avait de distance et de droiture, outreventoise jusqu’aux tréfonds de son être. Héritière du Noroît, c’est un statut exigeant ; et l’excellente éducation prodiguée aux deux soeurs leur enseigna la curiosité bienveillante, et le goût de l’étude. Les années passèrent, dans la rigidité typique d’Outrevent, sur les hautes falaises du nord où se dressait le château familial. La harpe de Maidhenn berçait les pas de sa cadette, au rythme de son chant assuré, et la beauté commençait déjà à poindre tandis que l’enfance lentement devenait adolescence.

Le seigneur et la dame du Noroît s’attendaient à avoir au moins un enfant doté de magie, car les arcanes couraient dans la famille : et Maidhenn fut appelée aux arts subtils à l’âge de quatorze ans. Cette occasion aurait dû être festive, une source de réjouissance : elle causa le chaos et fracassa le bonheur tranquille des deux soeurs, le jour où les iris de l’aînée se cerclèrent d’écarlate. Oh, leur père tenta bien d’étouffer cette magie impie qui déshonorait la famille, mais rien n’y fit : la menace, les cajoleries, les sévices et les coups n’y changèrent rien. Honte, honte affreuse, menace d'un scandale terrible pour cette famille ancienne et digne : Maidhenn fut répudiée, Maidhenn fut reniée, Maidhenn fut chassée dans le plus grand secret. Le Noroît n’avait plus qu’une seule fille ; et c’est le cœur en cendres que l’aînée prit la route de l’exil en pleine nuit, adressant un signe de main terriblement vulnérable à sa cadette cachée derrière les hautes fenêtres de sa chambre - de ces dix doigts naguère si agiles, que les brimades avaient brisés un à un, et qui jamais plus ne sauraient faire chanter aucune harpe.

Maidhenn partit, seule à quatorze ans sur les routes ; et dut sûrement à la protection d'Aïda de croiser la route de la Caravane des Plaisirs quelques jours à peine après son départ. Elle y fut recueillie et soignée - et avec les ménestrels accompagnant le cortège, renoua avec la vielle à roue d’Outrevent qui n’était censément pas digne d’une dame et qu’on l’avait forcée à reléguer au placard quand elle avait dix ans. On la remit entre les mains de la famille de Blanc-Lys, nobles lagrans officieusement réputés pour leurs accointances avec les mages du sang, et Maidhenn changea de vie. Elle avait quinze ans, ses nouveaux protecteurs lui fournirent des professeurs pour qu’elle poursuive son instruction aux côtés de la jeune Marjolaine de deux ans sa cadette, en laquelle elle retrouvait un peu de Maelenn qui lui manquait - oh, si terriblement ! Campanule de Blanc-Lys ne s’occupait pas vraiment de sa belle-fille, et les deux petites nobles délaissées, élevées dans les mêmes principes de droiture et de dignité, se lièrent l’une à l’autre au fil du temps. L’Outreventoise enterra son nom et le souvenir de sa maison : aux yeux du monde, elle devint Faustine, Faustine de la Fugue. Petite instrumentaliste aux doigts tordus, mais adroite quand même avec sa vielle et ses ritournelles aux échos des falaises et du vent du nord...

Et puis, un jour, Campanule et Gauvain marièrent la jolie Marjolaine au duc de Lagrance. Faustine suivit le mouvement, dans les bagages de son amie dont elle devint la ménestrelle attitrée, et les échos des balades outreventoises se mirent à résonner sous les voûtes du palais ducal, à la grande surprise des oreilles lagranes bien peu accoutumées au son lancinant mais curieusement transcendant de la vielle. On s’habitua à la voir traverser les couloirs de son pas serein, la vielle dans les bras et Eriath, son Familier-tortue, glissé dans la poche de sa tenue au style bien outreventois.

Et puis, un jour, une femme se présenta au palais. Nouvelle Compagne, venue prêter allégeance à son duc et à sa duchesse. Oh, ce visage fin, élégant, cette douceur masquant un océan de fermeté - le coeur de Faustine devina, et Maidhenn retrouva sa soeur. Honnie, reniée, rejetée elle aussi ; mage de l’Automne mais Compagne de son plein gré, comme une revanche sur la vie, comme une vengeance sur leurs parents.

Déshéritées, certes.
Mais ensemble.

Pendant le Livre I : Réfugiée en Lagrance depuis des années, elle a appris la nouvelle de l'arrivée au pouvoir de Gustave avec une stupeur inquiète.

Pendant le Livre II : Faustine s'est tenue éloignée des rumeurs parvenues du front, préférant s'occuper de Marjolaine enceinte à nouveau.

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée)
→ Mage de l'Automne, subjugatrice, Faustine a intrigué et usé de magie pour épouser Lionel, duc d'Outrevent, et évincer ses enfants. Sans pitié, égoïste et cruelle, elle fait régner la terreur et a même exilé sa propre sœur. Elle ne s'est jamais éveillée dans la trame alternée et n'en garde donc aucun souvenir.

Malade pendant l'épidémie magique, elle s'est remise à temps pour apprendre la grossesse de Maelenn, des œuvres du duc Liam, nouvelle qu'elle a fraîchement accueillie.
Côté magie, elle forme Tristan au modelage depuis plus d'un an à présent, et l'a vu avec grande joie aider Ferveur à devenir d'Argent.
Elle aide également le duc Denys à gérer sa nouvelle sensibilité au Sang.
Une part d'elle regrette sa vie d'avant, calme et paisible.



Questions du Livre I:
 

Questions du Livre II:
 

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• J'ai très peur des Cavaliers que rien ne semble pouvoir arrêter, et je regrette profondément la disparition de la Rose.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• Je suis soulagée que la trêve permette à Tristan de revenir à Edenia, j'étais si inquiète pour lui et pour Lionel, en Outrevent.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Je ne m'y aventure jamais. C'est un territoire anarchique, où la loi et le bon droit n'ont plus vraiment cours : je préfère les jardins de Lagrance, mon seul havre de paix maintenant que les landes d'Outrevent me sont interdites...







Dans la vie, je m'appelle Laurène et j'ai 29 ans. J'ai découvert le forum via une armoire suédoise qui tient de plus en plus de la passoire et voici ce que j'en pense : je ne suis PAS faible.
Pour les inventés : Je vous autorise (surtout Fred et Biquette) à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.




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Faustine de la Fugue

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♦️ Mélanie Maudran
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♦️ Magie : Sang / Modelage / Création de consciences
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Message Sujet: Re: Recodage Livre IV ♦ Sujet de sauvegarde des fiches à refaire   Dim 16 Déc - 3:02



Dreamzz présente

Liry
Mac Lir

Freya Mavor

« La plume qui bute l'épée, c'est une excuse de faible! »

Petit Guide de survie pour interagir avec Liry Mac Lir

- Ne pas imposer de limites
Liry, c'est une âme aventurière, avide de liberté et d'horizons lointains. Le meilleur moyen de la rebuter, c'est de la contraindre à faire quelque chose ou même encore de rester en place. Incontrôlable et imprévisible, elle vous en fera voir de toutes les couleurs si vous ne prenez pas garde.

- Investir dans un heaume de guerre
Sanguine, la cartographe est du genre à réagir au quart de tour pour un tout et pour un rien. Peu adepte des débats, elle préfère se servir de ses poings pour régler les conflits. Elle aime la bagarre. Pas seulement y participer, mais aussi regarder les gens se taper dessus. Ce sentiment d'animation qui la parcourt, un frisson qui la traverse de haut en bas, c'est un puits de plaisirs sans fond. Et du genre susceptible, elle cogne vite. Vous êtes prévenus, faut pas se fier à sa petite tête blonde bien mignonne.

- Parler dans un langage simple et clair
Liry, les mots compliqués, elle comprend pas et cherche pas à comprendre. Si ça sonne mal, elle cogne. Elle n'aime pas se casser la tête avec les mots complexes. C'est pour les princesses de château, inutiles à broder des fichus tout aussi inutiles dans leur tour. Elle n'est pas sotte, mais parfois si on se lance dans des phrases à la tournure alambiquée, rien que pour se venger, qu'elle ait compris ou pas, elle fait tout et n'importe quoi. Clarté, précision. C'est tout ce qu'elle demande.

- Avoir des compétences dans la corruption
L'Îlienne est terriblement corruptible et l'appât du gain peut l'amener à faire des choses parfois insensées. Elle s'est découvert un tout nouvel intérêt pour l'argent une fois installée sur le continent quand elle a enfin assimilé le concept d'échange d'objets contre des bouts de métal. Elle a un certain attrait pour les paris et le jeu, mais elle essaie d'arrêter cette addiction après avoir perdu l'entièreté de sa bourse.

- S'en faire une amie
Lorsque Liry accorde son amitié à quelqu'un, c'est pour la vie. Fidèle et loyale, elle est toujours prête à tendre la main à ceux qui lui sont chers. Néanmoins, elle est tout aussi radicale dans le choix de ses ennemis : quand elle décide qu'elle n'aime pas quelqu'un, c'est pour l'éternité. Elle est patiente, elle prend le temps de classer ses fréquentations à la pince et de bien choisir. Elle choisit avec soin ses amis et gagner ses affections peut être ardu, mais le jeu en vaut la chandelle.



©️ Eilonwye
Dès que tu es montée sur le pont du Borée, vos âmes se sont rencontrées dans un moment de gloire lumineuse. Vos coeurs se sont joints dans une promesse d'amour éternel. Tout de suite, tu as senti que ta relation avec Vagabonde serait merveilleuse et qu'elle te guiderait vers ces terres inconnues qui peuplent tes rêves.



©️ Ecstatic Ruby
Âge : 23 ans
Date et lieu de naissance : 26 février 979, sur l'Île Fauve dans l'Archipel
Statut/profession : Cartographe sur le Borée
Allégeance : Pénélope de Bellancre, le capitaine du Borée et Vagabonde
Dieux tutélaires : Ta mère t'as placée sous la protection de Messaïon à la naissance et il n'a jamais cessé de veiller sur toi dans tes périples en mer.
Groupe principal : Les Hérauts du Renouveau
Groupes secondaires : Peuple / Savants


Papa, c'était ta légende. Et Pennia ton mythe. De la réalité, il ne restait que maman. Les raisons de ton existence t'ont toujours paru un peu floues, comme si tout ça n'avait été qu'une vilaine plaisanterie que Maari jouait à Maura Mac Lir. Et toi, quand on t'avait tiré de son ventre et tapoté les fesses, tu t'étais mise à rire plutôt qu'à pleurer, comme si tu goûtais très bien à cette blague. Pennia n'était plus là, Papa était quelque part en mer, mais il y avait toi, bébé tout rose et complaisant. Et un maigre sourire sur les lèvres de maman, que tu avais épuisée. Encore un nourrisson, tu étais un bébé charmant. Un pouce toujours enfoui entre les lèvres, Maura t'attachait contre sa poitrine tandis qu'elle travaillait le bois et les os. Ses mouvements te berçaient et toi tu dormais paisiblement, te tortillant lorsque tu avais faim. Oui, tu étais un bébé adorable qui ne dérangeait pas, qui ne pleurait pas. Mais ce n'était que le calme précédant la tempête.

Dès qu'on te le permit, tu te transformas en créature rampante, te traînant partout et surtout là où tu n'aurais pas dû trainer. Il fallait te garder à l'oeil, autrement, à la moindre inattention, tu disparaissais hors de la vue de ta mère, en quête de nouveaux endroits à parcourir. Les lézards étaient tes meilleurs amis, puis les oiseaux les taches de couleurs volantes qu'il te restait à saisir. Maura grommelait souvent, des mots que tu ne comprenais pas «... bien fichu c'vagabond d'poser des bébés dans l'ventre des autres puis d'r'partir comme un v'leur! » Ce jeu de cache-cache qui t'amusait bien te valut le droit à une jolie petite corde tressée avec de vieux vêtements de Pennia, t'offrant une zone de jeu limitée à un rayon d'un mètre autour du point central de ta vie, ta mère. Tu te rappelles qu'en travaillant, elle chantonnait. Des paroles qui voulaient rien dire pour ton esprit d'enfant, préoccupé par deux seuls objectifs : attraper cette ficelle qui ondulait pas très loin par terre et téter le sein de maman quand tu avais faim.

Parler, ça t'intéressait pas. Dix-huit mois passés, enchanter les vieux en bredouillant des « Maman » ne faisait pas partie de tes priorités et tu continuais obstinément de t'exprimer par « Areugeureuh ». Si ça leur plaisait pas, c'était pas ton soucis, tu étais plutôt préoccupée par l'idée de les imiter et de marcher sur deux pattes plutôt que quatre : en te soulevant une fois pour capturer un ami lézard sur le mur, il t'avait semblé que le monde était plus grand dans cette étrange position qu'adoptaient unanimement les adultes. Et avec les mains libres, tu pouvais t'en servir pour t'emparer de tout sur ton passage. On commençait à se demander si tu n'étais pas plutôt bête. Pourtant on te comprenait très bien. Quand tu disais : « Ageureuh » on te donnait à manger, quand tu t'exclamais : «Areureugeuh! » on riait avec toi. Puis Maman, elle souriait toujours quand tu lui ramenais les créatures que tu avais happées dans la journée.

Si tu étais un beau bébé, tu devins une horrible petite fille et ce n'était pas seulement à cause du soleil qui hâlait ta peau, ni en raison de la boue qui te couvrait des pieds à la tête. Ton visage semblait disproportionné, tes bras trop longs pour le reste de ton corps, tu ressemblais à une vraie petite sauvageonne. La corde qui t'avait attachée dans tes jeunes années à ta mère reprit la forme de vêtements que tu portais sans soucis de les abîmer. Maura avait dû les repriser plusieurs fois, tes jeux impliquant nécessairement de les trouer, tout en grommelant encore contre ton père dans une langue que tu comprenais maintenant. « L'même 'sprit fou qu'son père! » se plaignait-elle affectueusement. Il revenait parfois, pirate sur l'Orichalque, et représentait déjà une figure de héros pour toi. Tu te souviens très bien de ses genoux, noueux, tordus par des années sur la mer, puis de la hauteur lorsqu'il qu'il te faisait tourner dans les airs ou te posait sur ses épaules. C'était ton meilleur partenaire d'exploration et lui ne t'empêchait pas d'aller là où bon te semblait. Ou plutôt, il faisait exprès de te porter là où Maman ne t'aurait jamais laissée mettre les pieds, pas à ton âge. C'était pour la fâcher un peu. Ils criaient, puis ils riaient et il y avait un silence, parfois troublé par un cri poussé par Maman. Tu t'es longtemps demandé pourquoi.

Puis un jour, il est pas revenu. Personne vous l'avait jamais dit ce qui était arrivé, mais Valda avait failli à protéger son fils et il ne reviendrait plus. Toi, tu l'imaginais sur la mer, à naviguer avec les dauphins. Parfois, tu racontais à Maura ce que, supposément, les dragons des mers t'avaient raconté. Un jour, c'était un combat épique entre Papa et un requin aux dents tranchantes qui s'appelait Gros-Pif, l'autre jour sa découverte de nouveaux récifs. Maman avait toujours un sourire triste aux lèvres. Puis elle pensait à Pennia, sa petite fille quelque part là-bas, au loin par-delà la mer. Tu lui demandais souvent de lui parler d'elle, cette soeur que tu ne connaissais pas. C'était le deuxième mystère de ta vie, après celui même de ton existence dans cet univers : où était Pennia, qu'est-ce qu'elle faisait maintenant? Elle revêtait dans tes yeux d'enfants le statut d'une déesse, ou quelque chose d'équivalent. Même si ses vêtements ne t'allaient pas, tu t'entêtais à les porter et tu racontais à tout le monde que tu deviendrais bergère de dragons des mers un jour. Personne ne le croyait, toi qui étais toujours fourrée dans les pires situations possibles, à tyraniser les garçons lorsqu'ils refusaient de te suivre dans tes jeux d'exploration, on avait dû mal à t'imaginer faire autre chose de ta vie que de semer la pagaille partout sur ton chemin. Tu étais une gamine atroce et on se demandait bien de ce qu'on ferait de toi. Puis toi, tu te disais que t'en avais rien à faire des dragons des mers en fait et qu'un jour, tu monterais sur une vivenef et t'irais chercher Pennia.

Même si ce fut plutôt le contraire. Un jour, une jeune femme est arrivée sur ton île natale. Elle prétendait être la fille de Maura, la sculpteuse venue en visite pour passer un peu de temps avec sa famille. Est-ce qu'elle s'attendait à te trouver? Probablement pas. Maman ne savait pas écrire et encore moins lire. D'ailleurs, sur vos îles, l'idée même d'apprendre à faire la lecture était grotesque. Il n'y avait jamais eu de correspondances entre la mère et la fille, donc elle ne pouvait pas savoir pour toi, qui aurait pu le lui annoncer? Quand elle est arrivée au foyer, tu t'es d'abord méfiée : cette personne n'avait rien à voir avec la soeur qu'on t'avait décrite. Tu avais huit ans, et du haut de ta petite taille, tu restais cachée dans un coin à observer les retrouvailles entre la mère et la fille. Pénélope avait été le mythe suprême de ta vie et elle était désormais devant toi, palpable et tu n'avais plus besoin d'aller la chercher sur le continent. Pourtant, tu avais toujours envie de partir, de quitter l'Archipel pour trouver ton aventure à toi. Peu à peu, l'être divin que tu avais fait de ta soeur se désintégrait pour devenir une simple mortelle.

Pennia est restée trois ans avec vous sur l'île Fauve. Puis un jour, elle décida de partir, de retourner là où son père l'avait emmenée. Un lieu plein d'enchantement dont tu lui avais fait parlé à mille reprises, posant des questions plus farfelues les unes que les autres. « S'ont pas de foyer? Mais c'mment y font pour subv'nir à leu' b'soins? » « D'fleur-quoi? Ils s'donnent des fleurs en 'change d'ce qu'ils ont b'soin? Sont fous! » Ta curiosité n'était pas satisfaite, tu devais voir de tes yeux propres cet endroit étrange où les gens portaient des fourrures en hiver et marchaient avec étranges trucs aux pieds qui vous les coinçaient avec inconfort. Tu aimais le sable de tes plages se glissant entre tes orteils, mais tu voulais voir un monde nouveau. Et lorsque Pennia te proposa de te ramener avec elle et de t'envoyer à l'Académie où elle avait étudié la magie - un autre truc qui t'avait fascinée à l'arrivée de ta soeur et qui avait été sujet à de nombreuses questions et lui avait permis de retrouver son statut d'esprit divin en partie. Tu n'as pas hésité une seule seconde. Tu avais onze ans, c'était l'heure pour toi de quitter le nid. Et sans un dernier regard, tu abandonnas ta mère. Le continent avait volé à Maura ses deux filles.

Tes entretiens d'entrée à l'Académie se sont... plutôt bien passés. Sur l'île et pendant la traversée, Pénélope avait tenté de t'apprendre à lire. Et toi, tu étais de bien mauvaise foi. Savoir écrire ne t'intéressait pas vraiment, c'était inutile. Mais c'est que tu étais vive et curieuse. Bien malgré toi, tu avais tant bien que mal appris à lire et écrire. Mais c'était un secret que tu gardais pour toi, puisqu'à chaque fois que Pennia te questionnait, tu faisais exprès de te borner à faire des fautes dans tous les sens possibles de la chose. Et quand tu le pouvais, tu aimais bien y glisser quelques petites obscénité de marins, apprises par ton père et par les pirates que tu allais observer lorsqu'ils ancraient près de chez vous pour l'hiver. Juste pour voir si ça la ferait tiquer. Mais elle le savait sûrement. Et c'était peut-être bien grâce à cela que tu avais pu démontrer que tu avais ta place à l'Académie que tu as intégré l'automne suivant dans un cursus de cartographie. Tu ne l'avais pas vraiment choisi, mais on t'avait dit que si tu le choisissais, plus tard tu pourrais devenir une exploratrice. Le mot t'avais fait rêvé et le choix n'avait pas été plus compliqué.

Le plus difficile de cette nouvelle vie c'était de devoir porter des vêtements encombrants. Depuis toute petite, allant toujours à moitié nue, courant entre les herbes, tu étais légère, tes mouvements étaient fluides, tu pouvais grimper aux arbres comme bon te semblait. Et là, empêtrée dans des morceaux de tissus beaucoup trop lourd, tu te sentais clouée au sol, comme si on t'avait coupé les ailes. C'était très désagréable. Ça et les camarades de banc d'école. Ils étaient pénibles et t'évitaient autant que possible, te traitant de sauvage pour la simple raison que tu étais née dans l'Archipel. Enfin, ils n'avaient pas tellement tort, tes manières étaient loin d'être raffinées et il ne fallait pas te chercher, autrement on rencontrait tes poings. Ça t'avait attiré des ennuis quand le petit garçon d'en face, un Belliférien, avait dit que ta mère était une catin - t'avais pas compris ce que ça voulait dire, mais en tout cas il avait un petit air impertinent qui donnait envie de réarranger sa structure faciale - donc tu lui avais mis ton poing sur le nez. Ça avait saigné. Tu avais été plutôt satisfaite. Puis l'idée de te faire virer de l'Académie te convainquit de ne pas recommencer. Du moins, pas là où on pourrait t'attraper en flagrant délit.

Cinq ans après ton arrivée à l'Académie, diplômes de premier cycle et de spécialisation en cartes nautiques, tu quittas ses murs et Lorgol pour retourner à Bellancre, là où tu trouverais Pénélope. Les dernières années n'avaient pas toujours été facile, avec la difficulté que tu avais eu à t'intégrer, puis celle de la langue, que tu avais apprise, mais qui n'était pas la tienne. Sans avoir jamais été la meilleure de ta classe, tu as quitté l'Académie diplômée et c'était avec fierté que tu pourrais te présenter devant ta soeur aînée. Tracer des cartes, ça semblait à première oreille plutôt banal, contrairement à enfermer des rêves dans bouteilles (dans lesquelles ont aurait pu mettre du rhum), mais c'était un métier sérieux et libre. Tu aurais pu retourner aux îles de ton enfance, mais ton âme d'aventurière n'était point rassasiée par quelques années passées presqu'en totalité dans la même ville, assise à un bureau. À dire vrai, tu avais songé abandonner quelquefois toutes ces idioties et t'embarquer directement sur la première vivenef qui croiserait ton chemin. Puis il y avait l'idée de décevoir Pennia qui te prenait parfois aux tripes et te faisait t'accrocher à ces stupides bancs d'école.

Et ça t'avait payé. Une fois de retour à Bellancre où tu avais séjourné par période, Pénélope te proposa de prendre la place de cartographe sur sa vivenef d'exploration, le Borée. Tu avais à peine dix-sept ans, toute jeune que tu étais. Tu serais d'abord placée sous la tutelle du cartographe actuel en place sur le navire, pour parfaire ton apprentissage. Te retrouver sous l'aile d'un vieux pépère ne te faisait guère envie, toi et ta tête de mule aviez du mal à coopérer et obtempérer. Néanmoins, au moment de monter à bord tu as bien vite fait de faire la rencontre de Vagabonde, la figure de proue du Borée. Tu avais déjà vue de loin, Rhéa, d'un peu plus près Iseult quand Papa était toujours en vie, mais tu n'avais jamais eu l'occasion d'être en mesure d'avoir un échange avec l'une d'elles. L'expérience te surprit un peu, c'était étrange et tu t'es éloignée en marmonnant dans ta barbe - ça ressemblait quelque peu à des : « Kosséça c'te bout d'bois qui m'cause » et des : « Chais pas, a semble sympa. »

Puis tu t'es embarquée, malgré tout. De mars à décembre, il ne sert à rien de te chercher sur terre, tu es quelque part dans l'océan, à explorer par monts et par vaux, libre comme l'air. La terre ne te manquait pas. Ta première hibernation fut la première fois que tu retournais sur ton île, le Borée passant la période de décembre à mars la plupart du temps amarré au large de l'Archipel. Comme tu y étais, tu songeas qu'il était peut-être temps d'aller dire un bonjour à Maman que tu n'avais plus revue depuis que tu avais onze ans. Celle-ci t'accueilli avec un joli coup de pied aux fesses : elle n'avait pas vieilli d'une miette et rien perdu de sa vigueur. « Enfant d'sauvage! » avait-elle en même temps grommelé avant de retourner s'occuper de ses os. « S'pas comme ça qu't'as r'çu Penny quand est r'venue elle! » avais-tu maugréé en te frottant les lunes. Mais tu avais vu son sourire qu'elle tentait de cacher en te tournant le dos. Paraît que tu lui avais manqué.

Depuis l'incident des enlèvements pendant le Carnaval des Miracles en l'an 1001 et la découvert de l'Archipel du Vent, en compagnie de l'équipage du Borée, vous partez dès que la fonte des glaces vous le permettre pour en faire l'exploration. Tu as passé l'hiver dernier à tracer des cartes basées sur tes observations, tes croquis. Vous êtes loin d'avoir terminé vos inquisitions entre les différentes îles qui composent l'Archipel et tu n'as eu de cesse que de repartir jusqu'au départ.

Pendant le livre II : De retour sur le continent après avoir trouvé un Sablier du Temps, tu es partie en compagnie d'un équipage d'Épines et du dragon doré Justice vers les îles du sud à bord de l'Égide.  De retour de mission, tu as profité de ton passage à Lorgol pour participer au Jour des Anciens, quand tout a dégénéré.  Tu t'es illustrée au combat, abattant même un de ces horribles chiens vous menaçant.  Blessée et secouée par les événements, tu te reposes donc pour le moment à Lorgol tout en préparant tes futures explorations : si tu ne peux pas être en mer avec le Borée, tu exploreras les rivières du continent.  Quand ton bras sera en meilleur état.



La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• J'mais vu qu'chose d'si 'frayant c'foutus cabots gros comme dé m'tagnes!  Pas tuable c'trucs-là!  L'plus ces animaux s'tiennent loin d'moi, l'mieux j'me porte.  J'pense qu'la tête d'Boudou p'rra m'servir de talisman protecteur.  Ah?  C'pas juste d'molosses qu'on parle?  Des c'valiers noirs?  Oui ben j'préfère pas l'rencontrer eux non plus.  J'pas envie d'mourir cause des b'tises d'ces stupides d'continentaux.

Une trêve hivernale a été déclarée entre Ibélène et Faërie. Comment ton personnage voit-il la guerre entre les deux empires ?
• L'bagarre, c'normal.  L'plus fort tape su'l'plus faible quand y fait dé b'tises.  Après, cé dé histoires d'continentaux ça et j'veux pas trop m'en mêler.  Chais pas p'quoi qui s'tapent dessus comme que ça, mais au moins a'ec a trêve, j'vais p't-êt'e p'voir b'ger un peu d'Lorgol.  J'l'aime bien a ville aux Mille Tous, mais j'commence à m'ennuyer ferme moi.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Lorgol? Boah. J'aime ben la Ville Basse avec ses canaux. Pis c'est ça. J'pas à l'aise su' terre, moi j'préfère la tangue des vagues. S'non, ouais, c'pas mal Lorgol. Ya plein de gens, pis ça m'fait penser un peu à la maison. T'fais pas exprès de t'moquer du plus fort et si plus faible t'embête, t'cognes et valà. C'est réglé. Mais le pont d'un navire c'mieux.

Spoiler:
 






Dans la vie, je m'appelle Marie et j'ai 23 ans ans. J'ai découvert le forum via mes trois autres gueux et voici ce que j'en pense : j'espère que vous en avez pas encore marre de moi parce que moi j'aurai jamais marre de vous :sisi:.
Pour les inventés : Je ne vous autorise pas à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.




Récapitulatif

Liry Mac Lir

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