AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Deal du moment : -55%
-90€ sur les baskets Nike Air max 270 React
Voir le deal
72.47 €

Partagez
 

 Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
AuteurMessage
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyDim 19 Juin - 19:11

La nausée le surprit dans son sommeil, et il vomit misérablement sur le parquet de la chambre. Le bois poussa un grincement funèbre, comme une désapprobation, tandis que le silence de la caserne jetait dans la nuit un vide monotone. Le jeune ansemarien se glissa hors du lit, avec la langueur cadavéreuse qui est le lot des hommes malades. Une coquette flopée de jurons accueillit son réveil soudain, à coup d’Anzaplasthe et de Mizajourèfa, jusqu’à ce que la voix réprobatrice d’un compagnon lance d’une chambre voisine : « On aimerait bien dormir ! » Neve s’appuya en soupirant contre le lit, jaugeant curieusement la mixture nauséeuse près de lui, et se demanda avec circonspection, l’esprit embué de sommeil et tendu par la maladie, comment ce genre d’écosystème autonome pouvait décemment se trouver dans son estomac, quelques minutes auparavant. Qu’il semblait plus naturel de le voir ainsi, reposer sur le parquet et mener son existence bactériologique dans la plus grande des complaisances ! Il jugea que ce genre d’élucubrations ne présageait rien de bon pour la suite, et se redressa, se traînant mollement vers son écritoire.

La tête enfouie dans le creux de ses mains, il se saisit de papier à lettre et d’une plume et entama une missive un peu brouillonne. Depuis vingt jours, l’Audacia et l’Orichalque étaient revenues du royaume des vivenefs et de la folie. Vingt jours à ressasser un périple somme toute désastreux et à s’appesantir sur des choix. Et puis depuis ce retour fastidieux, plus rien, une sorte de monotonie vulgaire qui écaillait chaque évènement, chaque rencontre. Neve avait conscience, en son for intérieur, que son quotidien n’était pas le seul à s’être dégradé, mais aussi son rapport, distendu à présent, avec Inespéré. Depuis que ce dernier avait réchappé à la mort, son esprit avait quelque chose de grave et de tourmenté, que le jeune ansemarien ressentait, comme en écho avec lui-même. La nausée demeurait donc, sagement appesantie sur le parquet, comme le dernier des tracas qu’il convenait de prendre en considération. Ou plutôt, comme l’expression faussement symbolique de tout le reste.

Par Lyncée, lâcha Neve.

Un évènement, disons, d’une certaine envergure venait de se rappeler à lui. Bien que tout arvenien en parlât jour et nuit – le jeune ansemarien ne semblait-il pas traverser l’existence en y touchant à peine ? – l’urgence de la situation ne lui apparaissait qu’à présent : le premier juillet. Couronnement officiel de l’impératrice Chimène de Faërie, après un an de période probatoire. Le genre de date à vous ébranler un continent entier, notamment depuis le dernier bal donné à Alfaë en l’honneur de l’anniversaire de la jeune Chimène, couronné de non-succès. Dès le début des festivités, les Chevaucheurs seraient attendus des quatre coins d’Arven pour assister les convives, et assister aux résolutions – car ici-bas, nous aimons la polysémie. Neve se rabattu contre sa chaise en soupirant. Après tout, l’occasion de faire table rase et de repartir d’un meilleur pied se présentait peut-être ? Le jeune ansemarien n’eut pas le loisir d’y songer davantage que le sommeil le happa avec la brutalité d’une vapeur d’opium.

Deux jours plus tard, après avoir soigneusement récuré le parquet de la chambre, Neve se joignit au reste de l’escadron ansemarien en partance pour Alfaë. Si Ikea, dieu de l’Ordre, le voulait bien, tout se déroulerait pour le mieux dans le meilleur des palais possible. En attendant, au vu du précédent capharnaüm qu’était le bal d’anniversaire, le pessimisme était de mise, et même relativement légitime par les temps qui courent. Le ciel était clair, dégagé, le soleil était clément et la brise marine les accompagna bien loin au cœur des terres, avant de se tarir tout bonnement à l’approche des grandes étendues herbeuses cibellanes. L’odeur du sel marin, si persistante d’ordinaire, se dilua bientôt dans les senteurs florales de l’été. Et enfin, dans un remue-ménage extraordinaire, la majestueuse cité d’Alfaë, en émoi, découpa la cime des collines. Essaye de profiter, mon ami, murmura Neve à l’intention d’Inespéré. Un voile d’apaisement cueillit son esprit comme toute réponse.

Les rues en perpétuelle effervescence étaient gonflées de musique, de vins, de couples extravagants et de jeux folâtres, qui attiraient des foules de badauds ahuris. Aucune place, ruelle ou maisonnée n’était omise dans ce déchaînement de festivités. Inespéré se laissait porter par la doucereuse atmosphère qui happait tout le continent en cette fin juin mouvementée. Ses grandes ailes bleutées, diaphanes, épousaient les secousses des feux d’artifice amateurs et esquivaient, lorsqu’il volait trop bas, les saltimbanques montés sur d’immenses échasses. Pour peu, on aurait pu se croire au Carnaval des Miracles ; Neve chassa prestement cette pensée de son esprit. D’autres Chevaucheurs, décrivant de larges envolées circulaires dans les hauteurs de la ville, tantôt épiaient les trafics suspicieux, tantôt se détendaient dans la chaleur du jour. Neve s’agrippa à Inespéré ; que pouvait-il survenir d’alarmant ?

Spoiler:
 


Dernière édition par Neve l'Embrun le Jeu 23 Juin - 13:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Absence
Absence
Serenus Dardalion
Serenus Dardalion

Messages : 1253
J'ai : 36 ans
Je suis : Guerrier a l'antenne de la Volte.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : La Guilde des Guerriers
Mes autres visages:
Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyDim 19 Juin - 20:48

Serenus sourit quand Agnès lui répondit avec enthousiasme qu'ils allaient pouvoir visiter le château, que les duchés que Serenus avaient visités étaient des endroits magnifiques qui méritaient que l'on s'y arrête. Elle lui demanda aussi s'il faisait partie des équipes de sauvetage lors des précédents évènements. Serenus secoua la tête et répondit en souriant :

- J'étais un des captifs. On m'a enlevé au port de Lorgol, j'ai été sur la Bohème et sur la Marie Sanglante avant de me retrouver sur l'ile des Amoureux du Vent.

ils furent interrompus par l'arrivée du Marquis Tristan d'Amar qui baisa la main d'Agnès avant de saluer son frère. Il demanda s'il pouvait se joindre a eux et Adrien accepta avec grand plaisir. Serenus trouva le sourire d'Adrien légèrement exagéré et se dit qu'il espérait beaucoup de cette rencontre. Une chevaucheuse se joignit a eux et fit une grande accolade a Agnès. Serenus se dit que les affaires des nobles ne le concernait pas et recula d'un pas, la main sur son épée pour signaler qu'il restait vigilant et qu'ils n'avaient pas a s'inquiéter.

Ils continuèrent leur visite dans le palais. Serenus resta a l'écart, ne voulant pas déranger les nobles et la chevaucheuse. Il s'étonna de voir des femmes de ménages qui frottaient frénétiquement le parquet pourtant déjà propre, du palais. Ikea veille a ce que tout soit parfait pour le couronnement, tous les meubles brillaient tout comme le sol, et rien, absolument rien ne trainait.
"Si maman voyait ça.." se dit Serenus. Sa mère, étant une grande maniaque, aurait adoré cet endroit.
Ils croisèrent un serveur qui portait une caisse de fromage venant d'un producteur et qui se dirigeait vers les cuisines. Serenus sourit, Panteraa avait été généreuse. Les convives allaient se régaler.
Soudain, il se figea, un visage familier venait de passer en courant, visiblement débordée. Melinda Orlemiel, la jeune femme qui n'avait pas hésité a tenir tête au guerrier. Que faisait elle ici ? Il remarqua par ses habits qu'elle travaillait ici comme servante. Avait elle échoué lors de ses entretiens ? Ou avait elle accepté ce travail le temps de la cérémonie ? Serenus s'arrêta, la regarda passer puis constata qu'il avait pris du retard. Il suivit Agnès, son frère et leurs amis, tout en se demandant s'il allait croiser de nouveau Melinda, il voulait lui parler, savoir comment elle allait. Il fit une grimace et reprit sa garde.

Spoiler:
 



Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 IO7uWYOn_o







Hey:
 

parle en 0000cc
Revenir en haut Aller en bas
La Noblesse
La Noblesse
Castiel de Sombreflamme
Castiel de Sombreflamme

Messages : 2436
J'ai : 26 ans
Je suis : duc décadent de Sombreciel et mage de l'Été amateur d'explosions

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Sombreciel et à l'empire d'Ibélène.
Mes autres visages: Louis • Octavius • Maelenn • Lionel • Matvei • Hermine
Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyLun 20 Juin - 5:03

Tes soupçons sont rapidement confirmés par Mélisende : ton autre sœur est installée dans les appartements du baron de Sylvamir et si tu désires la voir, ce sera au risque de les déranger au milieu de divers ébats charnels.   tu n'oserais absolument pas faire. Tu préfères cela plutôt que Mélusine se morfonde en se prétendant maudite, condamnée à s'éprendre de courants d'air, comme elle te l'a déjà écrit. Ton cœur en a été déchiré en mille miettes de ne pouvoir consoler ce chagrin et tu es heureux qu'elle guérisse ses plaies auprès de Hiémain de Sylvamir, même s'il est responsable de bien des blessures lui-même.

Tu te poses dans le fauteuil qu'elle t'indique, réussissant à calmer ton énergie un tantinet. Tu as pris tout le temps du monde avant de venir à Alfaë, mais l'énergie des festivités t'envahit déjà et tu as hâte de t'y plonger. Tu es fébrile, excité, mais cela ne t'empêche pas de compatir aux nausées de Mélisende en ce qui concerne le faste de la capitale faë : « J’en suis malade d’être ici, si tu savais Castiel… tout ce blanc… toutes ces dorures… et pourtant, nous avons l’habitude à Sombreciel de vivre dans l’excès, mais là… le paysage ne me sied guère. Oh ! Rien de tout cela, je te laisse en profiter pour moi. Ce soir, je me repose. Je prendrai donc ta bénédiction, ainsi que celle d'Erelf, et je ferai la fête pour nous deux, ma tendre. » Ton inconstance est ce soir festive, amusante et amusée, et une part de toi comprend tout à fait que ta sœur préfère rester au calme avant le couronnement. Puis, elle est ton ambassadrice à Lorgol : elle saura être toujours aussi parfaite. Ta confiance en elle est totale.

Le ton de la confidence t'attire encore plus et tu ne peux te retenir de partager un énième gloussement lorsqu'elle formule sa seule demande, avant de t'autoriser à quitter pour te dévergonder dans les rues d'Alfaë : « As-tu déjà eu l’occasion de goûter aux infusions tant réputées en Cibella ? J’aimerai m’en procurer, penses-tu que tu peux me dénicher cela ? » Tu hoches la tête, tes lèvres reprenant l'allure d'un sourire malin. Oh, tu vois bien où elle veut en venir... et tu ne peux absolument pas t'opposer à cela. (Juste un peu, juste un peu.) « J'en ai été abruti, lors de mon séjour à Ibelin, mais il y a bien des manières de... pimenter, oui, ces breuvages. Tu te penches vers elle, ta voix se baissant encore, jusqu'à devenir un murmure. Je te déniche tout ce qu'il te faut et je te fais porter ça. Que ta soirée soit douce, ma sœur. » Un baiser sur sa main, un autre sur son front, et tu quittes la suite d'un pas léger. Tu fais virevolter Joséphine entre tes bras lorsque tu la croises, sur le chemin de ton retour, vos bises presque fraternelles s'encombrant encore et toujours de ce flirt que Deadpool bénit de ses paroles grivoises. De quelques autres mots, tu lui confies que tu lui feras porter un présent pour Mélisende, sans mentionner son contenu. On ne te fera pas croire qu'en plus des infusions apaisantes de Cibella, tu ne pourras trouver quelques merveilles cielsombroises... Il ne te reste qu'à prier ardemment Sedna que tes tentatives de marchandage soient couronnées de succès et qu'on ne te refuse pas ce que tu désires de par ton passé.

(Juste un peu, juste un peu, juste ce soir.)

Spoiler:
 


Dialogues de Castiel en darkred ◊ Dialogues de Mirat (chat persan ou panthère) en indigo




Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 1479663390-proinoir
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyLun 20 Juin - 13:32

Il ne le prend pas mal au moins et remarque bien vite que je me moque de lui. Enfin je ne me doute qu'il n'apprécie pas vraiment ma pique, mais je suis sûr qu'il ne m'en tiendra pas rigueur. Mon époux vient alors me saluer. Il faut dire que nous ne sommes pas encore vu aujourd'hui. Il a, en tout cas, l'air vraiment heureux que je sois venue. Prenant le bras qu'il m'offre il nous propose, à la Princesse et moi de reprendre la route. Je vais pour lui répondre qu'en effet la capitale de Faërie à beaucoup de choses a offrir à qui prend d'errer dans les rues. Mais je ne peux pas prononcer le moindre mot. Un attroupement retient l'attention de mon époux qui signale qu'il nous manquerait un danseur pour profiter pleinement des festivités.

Sur ses mots un homme arrive devant nous. Nous ne pouvons pas le louper tant par la splendeur de sa chemise que par sa révérence. Il s'annonce en sauveur et me propose de l'accompagner sur la piste qui vient de s'improviser. Il rassure mon époux, promettant de prendre soin de moi. Je le regarde, un peu perdue, avant d'avoir la réponse à la question que je n'ai pas eu besoin de poser. Le voltigeur connaît Denys depuis l'enfance et ce dernier semble lui faire confiance. C'est donc rassurée que je suis Mayeul. Je suis finalement heureuse de ne pas avoir trop forcer durant les premiers temps des festivités. Le couronnement approche à grand pas et je ne voudrais pas avoir à prier Raidboule pour pouvoir tenir le coup sans m'effondrer. Pour l'instant je suis encore en forme et profite des talents de danseur du voltigeur. Pour l'instant je m'amuse et j'espère que cela va durer.
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
PNJ • Admin
PNJ • Admin
Le Destin
Le Destin

Messages : 1320
J'ai : un âge au dessus de toute raison.
Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyMar 21 Juin - 0:45




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.4

Informations



Intrigue animée par Delrya


L'Ordalie de Diamant



Après d'ultimes accords sur les harpes des troubadours, la semaine de festivités a pris fin. Et pour l'heure, nul trouble n'est à déclarer. Il y eut bien quelques rixes dans les tavernes, quelques disputes par les rues, quelques insultes échangées mais rien qui semble compromettre les cérémonies à venir.

Pour autant... l'atmosphère de liesse n'est pas totale. La crainte de débordements plane toujours au dessus de la ville et surtout, chacun a une pensée pour les malades nombreux qui se sont déclarés au cour des jours écoulés.
Ce ne furent d'abord que des cas isolés. Ainsi, le duc d'Erebor qui a été pris de violents maux de ventre accompagnés d'une fièvre tenace dès l'instant de son arrivée. Mais peu à peu, ces inexplicables douleurs se sont propagées à toutes les franges de la population. De la plus haute noblesse aux bas-fonds, d'autres se sont déclarés souffrants au fur et à mesure de la semaine.

Parmi les victimes, on compte des noms prestigieux. Octave, prince d'Ibélène, venu avec sa suite assister au couronnement de sa tante. Liam, duc d'Outrevent et Anthim, duc d'Erebor. Léopold, marquis de Brunante, exceptionnellement présent à un événement mondain et qui se trouve alité depuis son arrivée. Gauvain, comte de Blanc-Lys ainsi que la fille aînée du comte d'Aurebois, Adélaïde, venue rejoindre ces cadets voilà trois jours.

Tous présentent les mêmes symptômes et aucune forme de quarantaine ne semble pouvoir endiguer leur progression. Maux de ventre terribles, fièvres et sueurs, les malades ont le plus grand mal à s'alimenter et ce jeun forcé ajoute encore à leur faiblesse. Les mages guérisseurs sont débordés par les requêtes qui affluent et ne comprennent pas ce phénomène face auquel leur magie se trouve soudain bien faible : s'ils peuvent soulager les douleurs, impossible pour l'heure de les faire disparaître.

L'ambiance de fête n'en a pas moins résisté à l'inquiétude latente. Et en ce matin du premier juillet de l'an mil un, Chimène s'apprête à être couronnée impératrice. Une foule dense est venue assister à ce moment historique. Dans la salle du trône, des chaises ont été installées de part et d'autre de l'estrade impériale, pour accueillir les membres des familles ducales. Nobles de moindres rangs et suites demeurent debout dans la pièce. Et discrètement placés le long des murs, entre les colonnes, des rangées de domestiques et de gardes attendent, prêts à intervenir au moindre soucis.

Sur l'estrade impériale, ses quatre ducs sont présents, chacun portant un attribut, emblème de son duché et des fonctions de la nouvelle impératrice. Denys, duc de Lagrance, détient la Corne d'Abondance, nourricière du peuple. Bartholomé, duc d'Ansemer, présente la Traîne, manteau magnifique orné de perles qui protège des avaries. Soutenu par le comte de Rivepierre, le teint livide, Liam, duc d'Outrevent, tient fièrement l'Épée de Justice. Enfin Gaëtane, duchesse de Cibella, le visage peu amène, porte le Sceptre, symbole de la Magie qui coule dans les terres et les veines des Faës.
Chimène ne tardera plus à faire son entrée. Puisse la Cérémonie des Attributs se dérouler sans accrocs...







Les suggestions du Destin




Mais c'est qu'il y en a du monde à ce couronnement ! En guise de défi, le Destin vous demande pour ce tour de systématiquement citer votre voisin du dessus !
(le premier à poster pourra citer le Destin, lui-même  8) )

Consignes




IRL : du lundi 20/06 au lundi 27/06.
IRP : dans la matinée du 1er juillet

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « L'Ordalie de Diamant ». Les personnages dont la participation à l'intrigue ne serait pas cohérente peuvent rejoindre l'animation de ce chapitre « Contes et Légendes : L'Ordalie de Diamant ». La participation à chaque tour de l'animation donne droit à la carte d'Omen d'assiduité, en lieu et place de l'intrigue. (Il est possible de participer aux deux, mais vous n'aurez qu'une seule carte à la fin.)

• Si vous n'êtes pas inscrit, envoyez un MP au Destin avant toute chose afin de voir avec lui pourquoi votre personnage est présent et en quelle qualité.

• Pour ce deuxième tour, il est important que tous vos messages se situent dans la salle du trône.

• Le tour prend fin à la fin de la cérémonie des attributs, juste avant que Chimène ne prête serment.

• Il n'y a aucune limite de mots. Essayez cependant de rester raisonnables et indiquez un résumé de vos actions sous spoiler à la fin de votre message.

• Il n'est absolument pas obligatoire de se plier aux suggestions du Destin. Mais gardez bien à l'esprit qu'il aime récompenser les dragonnets qui le divertissent... et châtier les dissidents qui ignorent ses volontés !

• Si vous répondez aux suggestions du Destin, pensez bien à le mettre en valeur dans vos messages afin que votre valeureuse contribution ne passe pas inaperçue !

Bonne chance à tous !  :poele:



Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyMar 21 Juin - 1:40

Sitara n’avait pas réellement profité des premiers jours des festivités… La gêne qu’elle avait ressentie du fait des dessous empruntés contre son gré et de son lait par trop abondant était rapidement passée aux oubliettes, tant l’inquiétude qu’elle ressentait pour Anthim s’était accrue. Elle ne l’avait jamais vu si mal, et ce qu’elle prenait pour un trouble léger initialement n’en était clairement pas. Le Destin lui en soit témoin, Anthim et elle devaient subir quelque malédiction, alors qu’ils prenaient part à des festivités… De là à dire qu’Uld leur portait une attention toute particulière, il n’y avait qu’un pas, que Sitara n’était pas prête à franchir. Peut-être était-ce sa faute, cela dit. Sa place de Sultane et Duchesse avait exigé beaucoup d’elle, et elle ne s’était pas montrée aussi diligente qu’habituellement, auprès des Dieux. Alior, froissée, lui avait infligé une maladresse sans nom, en plus d’un cruel manque d’élégance. Elle avait pu prétexter une faiblesse certaine pendant quelques jours, afin de ne pas froisser leurs sujets venus rendre hommage au Prince, mais cela n’avait suffit à les préserver du manque d’adresse de la Sultane. Elle ne savait pas s’ils avaient cru à l’épuisement causé par le fait de nourrir son fils à toute heure du jour et de la nuit, mais peu lui importait. Elle était soulagée, en ce matin de juillet, de se retrouver libérée de ce fardeau. Son châtiment avait sans doute paru suffisant à la Déesse. Sans doute avait-elle délaissé les esthètes, en apportant son soutien aux artistes se présentant à la Cour d’Erebor. Une erreur qu’elle ne commettrait plus.

Un poids lui était enlevé, toutefois, de ce fait. Anthim ne pouvait, quel que soit son affliction, être absent à la consécration de l’Impératrice à la place qui lui revenait par droit du sang. Sitara n’osait imaginer ce qu’il adviendrait de la frêle Chimène, si elle se voyait déniée ce titre qu’elle s’efforçait de porter difficilement depuis plus d’un an. Et elle ne pouvait, pourtant, oublier l’affront qui avait été fait à Erebor par un de ses sujets, porteur d’un titre important lui aussi. Si elle était compatissante et douce, son opinion était malgré tout teintée de ressentiment, pour la position dans laquelle Alméïde, et Erebor à travers elle, s’étaient trouvées.

Elle soutenait tant que mal Anthim, davantage fermé encore que les jours précédents, tentant de faire bonne figure. Elle ne put retenir une grimace devant le reflet qu’il lui semblait percevoir en un homologue faë d’Anthim, alors qu’elle voyait, soutenu par le comte de Rivepierre, Liam, duc d’Outrevent, [tenir] fièrement l’Épée de Justice. Elle ne savait pas combien de temps ils devraient rester ainsi debout, mais elle espérait pouvoir atténuer un peu la douleur d’Anthim en pouvant le contraindre à s’asseoir. Pourvu que l’Impératrice arrive, et que la cérémonie ne soit pas perturbée, afin qu’ils puissent se retirer sans manquer à l’étiquette – ou qu’elle puisse reconduire Anthim dans leurs appartements, et s’efforcer de représenter leur Duché. Elle croise un bref instant le regard de sa belle-sœur, et esquisse un léger sourire bien qu’elle sache ne pouvoir lui cacher son inquiétude, d’autant qu’aucune des connaissances d’Alméïde n’avait amélioré le sort de leur frère et époux, alors qu’elles veillaient à son chevet.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
La Noblesse • Admin
La Noblesse • Admin
Alméïde de Sombreflamme
Alméïde de Sombreflamme

Messages : 17441
J'ai : 33 ans
Je suis : dame de Sombreciel et médecin

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Castiel, duc de Sombreciel, mon époux ; l'empire d'Ibélène
Mes autres visages: Ilse, Liselotte, Teagan
Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyMar 21 Juin - 4:44

Il lui a été difficile de profiter pleinement des festivités proposées par la capitale Faë. Animations et musiques l'ont à peine enchantée, tant son esprit était troublé par l'état de son frère. Alméïde s'inquiète, elle ne comprend pas quel mal s'est ainsi emparé de lui et d'autres nobles présents pour le couronnement. En compagnie de Sitara, elle a veillé sur Anthim depuis leur arrivée, tentant de lui administrer des soins constants, ne parvenant pas à trouver un remède qui pourrait soulager la fièvre et les accès de douleur. Elle se sent impuissante la princesse. En désespoir de cause, elle fait même appel aux Mages de la cour faë afin d'essayer d'apaiser les maux de son frère, mais rien ne semble fonctionner. Serait-il atteint d'une quelconque malédiction ? Est-ce une maladie encore méconnue ? Elle n'ose songer à du poison, bien que son esprit semble le formuler pour elle – malgré elle. Oserait-elle envisager cette possibilité ? Alors elle dort mal la princesse. Dans les appartements qui leurs sont réservés, elle veille au chevet d'Anthim, sans jamais fermer l’œil. Pas même la veille du couronnement.

Il n'est donc pas étonnant de l'apercevoir avec un teint pâle et quelques cernes sous les yeux, qu'elle dissimule tant bien que mal lorsqu'elle se prépare pour la cérémonie. On lui tend l'une de ses plus belles robes d'apparat, brodée de rouge et d'or, aux voiles délicats d'Erebor. Elle n'a pas le cœur à faire la fête pourtant et c'est un regard soucieux qu'elle échange avec Sitara quand toutes les deux se rendent à la salle du trône, soutenant un duc d'Erebor mal en point mais donc l'orgueil lui permet de se tenir droit et fier, malgré la sueur sur son front.

Alméïde se sent quelque peu mal à l'aise, au milieu de cette noble foule, dans cette salle où la situation s'est tant envenimée la dernière fois. Elle se souvient du verre brisé, des serpents en liberté, des mots douloureux de Siméane et des accusations d'un Maréchal de Flammes qui portait sur son duché un jugement fort désagréable. Son estomac se noue au souvenir de cette soirée désastreuse et son regard balaie la salle, à la recherche de visages connus. Elle aperçoit Denys sur l'estrade, visions rassurante et familière. À ses côtés, Liam d'Outrevent tient bon malgré l'épuisement évident qui se lit sur son visage. Alors elle croise le regard de Sitara, lui rendant son sourire sans grande conviction, espérant intérieurement que la cérémonie serait rapide et que son frère puisse retrouver son lit et un repos qui s'avère plus que nécessaire.


Spoiler:
 


dialogues • mediumvioletred




I'd give anything to hear you say it one more time, that the universe was made just to be seen by my eyes.
Revenir en haut Aller en bas
La Noblesse
La Noblesse
Castiel de Sombreflamme
Castiel de Sombreflamme

Messages : 2436
J'ai : 26 ans
Je suis : duc décadent de Sombreciel et mage de l'Été amateur d'explosions

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Sombreciel et à l'empire d'Ibélène.
Mes autres visages: Louis • Octavius • Maelenn • Lionel • Matvei • Hermine
Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyMar 21 Juin - 5:23

Chacun de tes pas te semble fait sur un nuage, mou et pourtant ferme. Tes yeux courent sur les visages de tes semblables, de tes inférieurs, et ceux-ci se découpent en mille nuances colorées, en traînes qui embourbent ton champ de vision. Tu vois à la fois tous les détails de la salle du trône, tout en occultant tout ce qui s'y passe. Tu es béat, extatique, tes jambes sont molles et tes bras semblent être ceux d'un inconnu. Et les bords de tes manches, les bouts de tes doigts, se décorent d'une poussière mauve, traître aveu celui que fait la muse des peintres à ses consommateurs non avertis.

Tu es complètement défoncé.

À tes côtés, Maximilien, en sa qualité de premier conseiller et de père. Derrière toi devraient se trouver tes sœurs et tes frères, mais tu crois bien que ceux-ci se sont mêlés à la foule. Tu n'en as cure, pour une fois, et tu évites avec superbe le visage de l'homme qui t'a élevé, ce regard sévère et furieux, fixé sur toi comme le serait le faciès d'une statue Il sait, il sait, et pourtant, tu ne dis rien, tu ne fais rien, tu fais comme si de rien était, comme si tu n'étais pas complètement shooté, Castiel, juste un peu, nous en avions tant envie, juste assez juste pour rester éveillé. Tu le laisses là, plutôt et tu joues des coudes pour t'avancer, changer de place, mêler les cartes. Une chaise vide, une princesse de Bellifère pas assez rapide et ça y est, tu es assis aux côtés de la princesse d'Erebor. Tu ne vois pas les domestiques qui grincent, qui ne peuvent intervenir à ce moment de la cérémonie dont le début est imminent, les regards affolés qui circulent à toute allure entre toi et Anthim d'Erebor, dont le mal ne lui permet même pas de remarquer ta présence presque à ses côtés. Presque, mais pas tout à fait. Presque, mais ce n'est pas lui que tu convoites, loin de là.

Tu dévores des yeux la princesse de ton duché voisin et probablement, tu n'en doutes pas, l'une de ses plus belles robes d'apparat, brodée de rouge et d'or, aux voiles délicats d'Erebor. Tu l'imaginais vêtue de jaune, solaire, portant Erebor jusque dans ses cheveux de nuit, mais le rouge t'appelle d'autant plus qu'il se marie si bien au violet de ton duché. Le sang, l'amour, les roses de Mirta, semble chanter ton Familier dans ton esprit, aussi intoxiqué que toi. Tes doigts légèrement tremblant viennent chercher le bord d'un voile, en caressent le tissu luxueux, puis le tirent doucement, pour attirer l'attention de ta voisine. Tu lui sers un sourire, Castiel, un sourire si large, si grand, qu'il semble te dévorer le visage – et tes yeux noirs ne sont que pupilles, que prunelles, celles-ci mangeant tes iris sombres. « Mirta me bénisse d'être aux côtés d'une si belle femme », murmure ta voix rauque.

Vous êtes enfin autorisés à vous asseoir sur les chaises fournies à la haute noblesse que vous êtes et tu t'écroules plus qu'autre chose, tes jambes de coton ne te permettant plus d'être debout. Ton bras se glisse dans le dos d'Alméïde et ta voix susurre, raconte, râle presque, se cachant entre les mots de la Cérémonie des Attributs, alors que tu te rapproches de la femme, sans te soucier de ce qui se passe : « Vous m'avez fait vivre un rêve, Alméïde, et j'ai encore le sentiment d'y être. Vous retrouver ici, vêtue de tout ce... rouge... vous ressemblez à une rose. » Les syllabes sont longues, le regard vorace, et un bruit de gorge irrité seul te fait mettre une distance un brin plus raisonnable entre la princesse et toi, ton oreille assourdie de sons reconnaissant la réprimande de Maximilien. « À défaut d'être la dame à mon bras, qui se trouve bien vide... me promettriez-vous une danse, lorsque l'impératrice sera couronnée ? Me feriez-vous l'honneur de danser avec l'une des plus belles femmes d'Arven, ô princesse ? »

Spoiler:
 


Dialogues de Castiel en darkred ◊ Dialogues de Mirat (chat persan ou panthère) en indigo




Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 1479663390-proinoir


Dernière édition par Castiel de Sombreflamme le Mar 21 Juin - 15:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
La Cour des Miracles • Admin
La Cour des Miracles • Admin
Mélusine de Sylvamir
Mélusine de Sylvamir

Messages : 5854
J'ai : 34 ans
Je suis : baronne de Sylvamir, marquise de Sinsarelle, dame de Séverac, Voleuse de la Cour des Miracles

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles
Mes autres visages: Quitterie ♦ Ljöta ♦ Rejwaïde ♦ Faustine ♦ Pénélope ♦ Shéhérazade ♦ Chasteté
Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyMar 21 Juin - 5:50

« Agis, ma fille. Tu es la seule qu’il est encore capable d’écouter. »

La voix de Mère m’a tirée de mon nuage de béatitude sentimentale. La journée s’annonçait belle pourtant, porteuse de festivités et de réjouissances ; les miens ont tous été épargnés par cette étrange intoxication qui semble sévir parmi les convives, et je me réjouis de pouvoir célébrer la fête avec mes êtres chers. De loin, j’ai salué les royales d’Erebor, la sultane Sitara ma souveraine et la princesse Alméïde ma tendre amie, inclinant profondément le buste dans un geste empreint de tout le respect que je voue à leurs personnes. A mi-voix, j'ai indiqué à Hiémain celles de mes connaissances que nous croisons dans la foule : ici, Mayeul de Vifesprit qui exhibe une autre de ses chemises ridicules ; là, la petite Agathe mon apprentie qui profite de la fête pour passer du temps avec son aînée, arrivée dans les bagages de la princesse de Valkyrion. Nous nous étions arrêtés un instant pour échanger quelques paroles aimables avec la jeune Madeleine de Bellifère, lorsque la main de ma mère sur mon coude m’a fait tourner la tête pour lui trouver le visage soucieux. Du regard, elle m’a indiqué Père, suivant Castiel comme une ombre jusqu’aux sièges réservés à la royauté couronnée ; Castiel visiblement sous l’emprise de substances dont pourtant nous l’avions sevré avec acharnement. Castiel, dangereusement près de la délégation erebienne, profitant de l'absence de la gentille Madeleine retenue près de nous à discuter.

Mon sang se fige. Mes veines charrient de la glace désormais, et ma main se crispe au bras de Hiémain. Je lui ai confié, dans l’un de ces moments de plénitude partagée avant que le sommeil ne nous emporte, les démêlés passés de mon jeune frère de cœur avec les drogues de Sombreciel, et je sens qu’il comprend ce qui se joue devant nos yeux. Je suis… Je suis perdue. Mon cœur saigne pour mon cadet bien dangereusement exposé, et je croise le regard implacable de Père qui ne le lâche pas d’une semelle. Je sais pertinemment que la trêve entre Ibélène et Faërie ne pourra jamais se remettre d’un autre affront public, et la panique pulse au rythme des battements fous de mon cœur. Que faire, par Alder ? A mes côtés, Mère s’est raidie : Castiel s’est penché vers Alméïde dans une profusion de gestes significatifs pour qui le connaît, et je dois – je DOIS absolument venir en aide à mon amie qui se trouve en bien singulière posture. « Bien. Mère, voici le baron de Sylvamir – je vous remets entre ses mains le temps de régler ce… souci. Mon ami – je te confie la femme la plus chère à mon cœur, ma mère, comtesse de Séverac. Pour l’amour de moi, veille sur elle dans cette foule, je dois – mon frère a besoin de moi. » Rapide salut à eux deux – pardon, Hiémain, je dois faire tout ce que je peux pour éviter un désastre – et je remets en place devant mon visage le voile pourpre qui accompagne ma tenue cielcombroise. Je me glisse parmi la noblesse debout derrière les sièges des souverains ; mon rang de marquise m’autorise à figurer dans la suite d’Anthim d’Erebor, mais c’est derrière sa sœur que je m’arrête, plaçant délicatement les mains à plat sur ses épaules, pour la rassurer. Je suis là, Mémé. A mi-voix, je m’adresse à mon frère, priant pour que ma voix lui parvienne parmi les brumes qui doivent troubler son esprit.

« Castiel, mon tendre frère, je suis… indisposée, sûrement par cette étrange maladie qui frappe les invités. Me conduiras-tu… à l’écart ? Je ne trouve pas nos autres frères, et Père doit veiller sur Mère… » Doucement, je presse les épaules de ma douce amie. Pas d’esclandre, ma précieuse, quels que soient les gestes qu’il aura pour toi – il faut à tout prix l’emmener à l’écart de ce rassemblement, loin des regards, loin d'Anthim aussi. A mes côtés, Père est tendu comme un arc ; et je parcours la foule des yeux derrière mon voile, cherchant désespérément les autres membres de notre fratrie. Melsant, Melbren, chère Mélisende, où êtes-vous ? Venez donc m’aider à sauver notre frère de ses démons, et que le Destin nous prête son bras…

Spoiler:
 










Revenir en haut Aller en bas
Les Voltigeurs
Les Voltigeurs
Mayeul de Vifesprit
Mayeul de Vifesprit

Messages : 3245
J'ai : 32 ans
Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
Héritier de Vifesprit, petite barronie à l'Ouest de Sombreciel

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Ibélène
Mes autres visages: Arsène Albe - Maximilien de Séverac
Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyMar 21 Juin - 12:45

Si les premiers jours avaient été placés sous le signe de la fête, les suivants l’étaient beaucoup moins. De nouveaux malades apparaissaient chaque jour, et les rumeurs de maladie, d’empoisonnement ou même de malédiction divine allaient bon train alors que même la magie Faë ne parvenait pas à résoudre l’épidémie. Décidément, le Destin semblait s’acharner contre la future impératrice, entachant son couronnement de rumeurs toutes plus folles les unes que les autres. On parlait de courroux de Callia, d’un homme arpentant le palais en semant la maladie derrière lui, de serpents s’attaquant la nuit à de pauvres victimes innocentes. Bref, personne ne savait rien, et les rumeurs allaient bon train.
Mayeul, lui, ne se sentait guère concerné. Il avait profité de la fête tant qu’il avait, joyeux et insouciant, aidé par les délicates tisanes de Cibella et le piment particulier que leur apportait les drogues de Sombreciel, s’efforçant de se montrer à la hauteur quand ses responsabilités l’entraînaient dans le palais. Il était habitué à donner le change et jusqu’à présent, cela ne donnait pas trop mal. Il avait un peu la tête ailleurs et l’esprit embrouillé mais à nouveau, rien de vraiment différent de son état habituel. Il avait même trouver le moyen de se perdre dans le palais, profitant ainsi de l’amusement d’une servante de cuisine pour l’amuser de ses talents.

La pièce était bondée malgré sa taille, chacun se devant d’être présent, malade ou pas.  En tant que voltigeur, Mayeul était présent aussi. Les yeux posés sur la salle mais l’esprit rêveur, il avait opté pour une tenue rendant honneur à l’impératrice. De toute façon, avec ses chemises plus sobres disparues et la présence du Duc Castiel - qui n’avait pas l’air dans son état normal -, il n’avait guère le choix de ses vêtements. La chemise, d’un rouge vif parsemé de dragons émeraudes crachant leurs flammes violettes, auraient gagné à être d’une ou deux tailles de plus. Elle moulait chaque muscle du voltigeur, ne laissant guère de mystère quand à ce qu’elle dissimulait, et le col profondément échancré n’aidait en rien. Il aurait été torse-nu, cela aurait été pareil et si les murmures, parfois choqués, mais bien plus souvent appréciateurs étaient une quelconque indication, il n’était pas le seul à penser qu’à défaut d’être belle, cette chemise était particulièrement bien ajustée. La dentelle violette sur les manches rehaussait l’effet du feu des dragons, et l’ensemble attirait assurément le regard... Exactement ce qu’escomptait Mayeul, bien décidé à purger sa punition avec flamboyance.
Pas qu’il se soucie particulièrement des regards, en cet instant, pourtant. L’esprit vaguement concentré sur ce qui se déroulait sous ses yeux, le voltigeur était bien plus rêveur qu’il n’aurait du se le permettre. Il s’efforçait de faire illusion, observant le manège de Mélusine, Alméïde et Castiel, qui semblaient rejouer un drame à leur façon. Il se sentait vaguement désolé pour les deux jeunes femmes, se remémorant Mélusine et son attitude face à cette drogue qu’il lui avait proposé, et les rumeurs qui couraient sur le rapprochement entre Le Duc et la princesse, rumeurs qui évitaient sans doute soigneusement les oreilles du Duc d’Erebor. Vaguement désolé certes, mais pas assez pour intervenir, jugeant que la duchesse d’Erebor devait bien savoir contenir son mari, et que Mélusine s’occupait de son frère. Intervenir, alors même que Castiel de Sombreflamme l’avait interrogé sur ses intentions envers Alméïde? Il avait promis à Mathilde de ne pas mettre fin à ses jours, et poser un pas au milieu d’eux équivalait probablement à un suicide, brisant de fait cette promesse.
Satisfait de ce raisonnement alambiqué, Mayeul reporta ses yeux sur l’estrade impériale, puis sur la foule, en évitant soigneusement de laisser son regard se porter vers le drame potentiel qui se déroulait sous ses yeux. Enfin, pas exactement : s’il ne les regardait pas, on ne pouvait l’accuser de ne pas être intervenu, non? Et c’était aussi simple que ça, il n’avait pas vu. Hors de question. Bonne chance mesdemoiselles.

Spoiler:
 


Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 TitreMayeul1
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyMar 21 Juin - 16:24

Alméïde n’était pas plus rassurée qu’elle, et si leurs positions respectives ne leur permettaient pas de se montrer plus proche l’une de l’autre, le Destin en soit témoin, elles se soutiendraient malgré tout. A fortiori quand les mésaventures qu’elle avait subies lors du dernier événement de ce genre, où elle était présente seule, émissaire du duché. Malgré l’ingratitude dont elle pouvait faire preuve en pensant cela, le seul souhait de la Sultane était de voir ce couronnement promptement fini, afin qu’elle puisse veiller à ce qu’Anthim se repose loin des devoirs qui étaient les siens.

C’était sans compter sur Castiel de Sombreflamme, qui parvint tant bien que mal, tant il semblait éloigné de la réalité des choses, à s’asseoir à côté de sa belle-sœur. Si sa voix se voulait probablement basse, les gens sur les sièges voisins étaient malgré tout témoins de ses paroles, et surtout de ses gestes.

Cela incluait Anthim, qui ne pouvait ignorer les mouvements des mains de son homologue haï s’il n’entendait probablement pas ses paroles, malgré le mal qui l’assaillait encore de manière bien trop forte, qui se leva brusquement. Aussi brusquement, du moins, que le lui permettait son état. Et d’une façon qui inquiétait Sitara. Si elle songeait encore à cette lettre qui pourrait lui valoir de perdre la confiance de son duc et époux, elle ne pensait, en cet instant, rien de positif à l’encontre du Duc de Sombreciel. Elle était bien peu charitable envers lui, mais sa princesse avait été bien assez humiliée lors de la précédente réception, pour qu’il ne lui inflige pas cela de nouveau.

Soupirant, elle se leva aux côtés de son époux, dans une tentative probablement maladroite de le distraire. « Mon Duc, j’aurai besoin de votre aide afin de remédier à un des problèmes que j’ai pu rencontrer, à notre arrivée en Faërie. » Les nombreux voiles qui composaient sa robe pouvaient être un obstacle, pour s’assurer que nul manque aux conventions ne pourraient troubler le couronnement, et si elle doutait de sa capacité à calmer la fureur de son mari, elle espérait que le mal-être qu’elle avait ressenti dans les rues d’Alfaë suffirait à le convaincre de ne pas la laisser exploser en l’instant, afin de l’éloigner du duc cielsombrois.

L’œil de la duchesse se posa un instant sur le dénommé Mayeul, baron de Vifesprit d’après les dires des personnes présentes, s’arrêtant à peine sur sa chemise bariolée, tant elle était troublée. Elle adressa, cependant, un regard compatissant à la Marquise de Sinsarelle, heureuse d’avoir le soutien de Mélusine de Séverac. Puisse cela suffire pour les sortir de cette délicate situation.

Elle attendait, incroyablement sérieuse et sur ses gardes, la petite duchesse, une réaction de son époux. Si elle fixe ses yeux dans les siens, elle sait bien qu’ils sont posés sur Castiel, et non sur elle, qu’il ne la voit pas. Qu’il l’entend, mais n’est pas en mesure de se contenir. Elle se raidit davantage encore, du ton glacial et froid qu’il adopta. « Soit. Alméïde, vous venez avec nous. » Du regard, Sitara implora sa belle-sœur. Elle devait être aussi consciente qu’elle de l’étendue du désastre, si Castiel et Anthim restaient ainsi à proximité. « J’aurai bien besoin de votre aide, Alméïde. » Non pas pour le prétexte fallacieux qu’elle utilisait, et qui n’avait rien de fondé, mais simplement pour contenir son frère. Les aveux concernant l’absence d’Alméïde devraient survenir bien plus tôt, probablement.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Absence
Absence
Serenus Dardalion
Serenus Dardalion

Messages : 1253
J'ai : 36 ans
Je suis : Guerrier a l'antenne de la Volte.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : La Guilde des Guerriers
Mes autres visages:
Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyMar 21 Juin - 17:59

L'ambiance est très vite devenue tendue, pesante. Le duc d'Erebor était tombé malade, et beaucoup d'autres avaient connus le même sort. Serenus avait ainsi vu la sœur d'Agnès d'Aurebois dans un état de fièvre intense et elle souffrait de douleurs abdominales insupportables. Il allait rejoindre la jeune mage noble et son frère quand il vit au loin Mayeul de Vifesprit vêtu d'une chemise plutôt originale et qui se dirigeait vers la salle du trône. Il le suivit tout en se demandant si cette soudaine maladie avait une origine naturelle, magique ou si elle avait été causée par un poison, mais seul le Destin pouvait le savoir. Serenus entra dans la salle et se plaça aux cotés d'Agnès tout en restant debout et a l'écart. Il avait ainsi une bonne vue sur l'ensemble de la salle du trône et se demanda quand est ce que l'impératrice allait faire son entrée.

La salle se remplissait peu a peu. Serenus restait vigilant, la main sur son arme, et tourna la tête en direction de Castiel de Sombreflamme qui ne semblait pas être dans son état normal et qui s'était assis a coté d'une jeune femme qui ne pouvait qu'être Alméïde d'Erebor. Celle ci était accompagnée du duc Anthim d'Erebor, toujours malade et de son épouse,Sitara d'Erebor qui finit par s'éloigner avec lui. Serenus se dit qu'ils venaient d'échapper a la catastrophe vu le regard furieux du Duc d'Erebor.
Le guerrier secoua la tête et, voyant que les gardes étaient tout aussi vigilants que lui, décida de se lancer dans une recherche d'une toute autre nature.

Il avait en effet trouvé quelques jours plus tôt un petit carnet joliment relié. Serenus n'avait pu s'empêcher de le feuilleter et avait découvert des croquis représentant des femmes dans le plus simple appareil. Les dessins étaient réalistes et très réussi mais ce qui avait étonné Serenus, ce furent les modèles de ces dessins. Serenus connaissait assez bien les familles de nobles grâce a son travail et avait reconnu sans difficulté les jumelles de Séverac : Mélusine et Mélisende. Il était incapable de déterminer laquelle des deux avait pu servir de modèle mais il voulait cependant savoir d'où venaient ces croquis. Serenus chercha dans la salle et repéra vite Mélusine qui aidait Sitara d'Erebor. Serenus, excusa auprès d'Agnès, commença a s'avancer mais comprit vite qu'il serait très mal reçu s'il venait déranger Mélusine. Il s'arrêta donc et trouva peu de temps après Mélisende, un peu plus a l'écart. Le guerrier, conscient du risque qu'il courrait a cause de ces dessins, pris son courage a deux mains et s'avança. Il arriva devant Mélisende, s'inclina respectueusement et dit :

- Mes hommages noble dame, je ne voudrais pas vous déranger mais j'ai a vous parler. . Il avait sortit le carnet de sa poche et le tenait a deux mains, comme s'il s'agissait d'un objet très fragile. Je suis le guerrier Serenus Dardalion, je viens de la Volte et j'ai trouvé il y a quelques jours ce petit carnet dans les rues d'Alfaë. Il contient des croquis qui représentent soit vous soit votre sœur Mélusine de Séverac, j'ai pensé qu'il serait bon de venir vous le montrer.

Il tendit le carnet a la dame devant lui afin qu'elle puisse le feuilleter a son tour et espéra que sa réaction ne soit pas trop violente, il voulait seulement bien agir et tenait a sa carrière et a sa réputation.

Spoiler:
 



Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 IO7uWYOn_o







Hey:
 

parle en 0000cc
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyMar 21 Juin - 21:41

Pouvoir discuter avec Maelys et son capitaine de vol Tristan fut un véritable plaisir pour Agnès. Bien entendu, leurs obligations finirent par les séparer au terme de leur conversation. Les festivités se poursuivirent et Adélaïde finit par rejoindre ses cadets dans la capitale. Mais, l'éclat des jours précédant le couronnement fut terni par la maladie qui s'abattit sur l'ainée des Aurebois. Et le désarroi des guérisseurs ajouta à l'inquiétude qu'Agnès ressentait devant l'état d'Adélaïde. Rien n'y faisait. Et elle ne pouvait pas aider, restant à son chevet dans la mesure du possible. Elle espérait qu'un remède sera trouvé, tout comme l'origine de ce mal. Elle fit part de ses inquiétudes à Tristan d'Amar lorsqu'il vint s'enquérir de l'état de sa sœur. Une visite à laquelle elle ne s'attendait pas mais qui apaisa un peu ses craintes. D'ailleurs elle le remercia chaleureusement de prendre sur son temps pour venir les voir.

Tandis qu'Adélaïde restait alitée, Agnès et Adrien durent se préparer pour assister à la cérémonie. Vêtue d'une robe bordeaux cousue de fil doré, cheveux noués en une longue tresse, la jeune noble rejoignit la salle du couronnement accompagnée par Serenus. Lorsqu'elle pénétra dans la place, son regard parcourut la foule déjà présente. Une chemise aux teintes singulières attira son regard. Ces ibéens avaient des goûts vestimentaires sortant de l'ordinaire, bien loin des habitudes lagranes. Néanmoins Agnès put observer les silhouettes révélées par un tel accoutrement. Joli spectacle, dont elle détourna pourtant rapidement le regard.

Elle hocha la tête quand la guerrier prit congé. La protection était maximale et elle ne voyait pas de raison de retenir Serenus s'il avait quelque chose à faire. Alors qu'elle s'avançait vers le trône, Agnès remarqua la présence des jumelles Sévérac, Mélusine et Mélisende, toutes deux croisées précédemment à l'Académie au cours de sa formation. Curieuse, elle chercha à repérer les chevaucheurs, mais ils devaient être en place pour assurer la protection des lieux. Elle remarqua alors que son frère l'avait délaissée pour saluer quelques personnes ayant de l'intérêt à ses yeux. Qu'importe. Son esprit était en partie accaparé par Adélaïde et en partie par l'officialisation du règne de Chimène. Elle espérait sincèrement que rien ne viendra troubler cette soirée.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyMar 21 Juin - 22:26

Les quelques jours qui précédèrent la cérémonie officielle furent placés sous le regard d’un dieu insolite, qui décida contre toute attente de mettre en œuvre une formidable épidémie à Alfaë. La fièvre, qui tout d’abord semblait bénigne et isolée, bientôt parcourue la ville comme une étincelle sur une botte de foin, qui enflamma les discussions et échauffa les esprits. La jeune impératrice Chimène était-elle donc maudite par les dieux ? Les plus superstitieux de Faërie ne tarderaient pas à envenimer les discours. Neve songea à sa charmante colique, quelques nuits auparavant, et jugea qu’il avait eu une chance remarquable de passer entre les mailles du filet de cette épidémie – pour le moment. Soit dit en passant, il préférait être d’aplomb en cas de dérapages durant la cérémonie, plutôt que meurtri sur le lit d‘un mage guérisseur, exténué à force de sortilèges. Ce cher Octave d’Ibélène serait sans aucun doute de son avis, n’est-ce pas ?

À l’aube du premier juillet, une foule innombrable se glissa dans la salle du trône du palais impérial d’Alfaë, ayant vu survenir tant d’évènements, d’éclaircis, de manigances. Le jeune ansemarien redécouvrit, se glissant comme un lézard entre les convives, le dallage soigné et luisant, les colonnes impétueuses et autres rideaux, tapis, passementeries orangées, comme un lointain écho aux cheveux de flamme de la jeune Chimène. Pour cette occasion, et afin de ne pas reproduire les erreurs déjà commises, gardes et domestiques semblaient sur le pied de guerre, roidement alignés près des chaises disposées de part et d’autre de l’estrade impériale, pour accueillir les plus hautes têtes couronnées d’Arven. Le jeune ansemarien déambulait non sans difficulté parmi la foule dense, jouant des pieds et des mains pour se frayer un chemin entre les collets rabattus fièrement et les larges robes en soie, saupoudrées de toutes sortes de fioritures superflues.

Il reconnut quelques Chevaucheurs de la division ansemarienne, ayant quitté la caserne avec lui quelques jours auparavant. Certains d’entre eux émergeaient difficilement du sommeil, après plusieurs nuits de festivités ininterrompues, et ouvraient de larges orifices buccaux à chaque bâillement. Quelques Voltigeurs étaient présents aussi, et encore et surtout, les innombrables comtes, barons et ducs en tous genres. Neve reconnut ainsi les réputés de Séverac, la famille cielsombroise dont on entendait mille et une fantaisies, et avisa Mélusine et Mélisende, les deux sœurs jumelles. Mais ce qu’il épiait était d’un autre ordre ; il savait Serenus présent à cette cérémonie, et le saluer lui aurait donné du baume au cœur dans le manège futile des évènements impériaux. Il l’aperçut aux côtés d’une jeune femme dont il avait, par le passé et par la malice de la contingence, déjà fait la connaissance au port de Lorgol, au fil d’une promenade près du phare : Agnès d’Aurebois, la fille du comte lagran. Elle était accompagnée d’un autre homme qu’il n’avait jamais vu mais dont les traits rappelaient les siens ; un membre de sa famille ? Neve sourit d’un air désabusé en constatant qu’il s’intéressait aux identités des convives, attraction qui, en temps normal, l’aurait laissé dans la plus grande indifférence.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
La Noblesse • Admin
La Noblesse • Admin
Alméïde de Sombreflamme
Alméïde de Sombreflamme

Messages : 17441
J'ai : 33 ans
Je suis : dame de Sombreciel et médecin

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Castiel, duc de Sombreciel, mon époux ; l'empire d'Ibélène
Mes autres visages: Ilse, Liselotte, Teagan
Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyMar 21 Juin - 22:56

Elle est inquiète Alméïde, trop inquiète peut-être. Tant et si bien que tout son esprit est obnubilé par cette étrange maladie et qu'elle fouille les recoins de sa mémoire pour tenter de trouver une solution. Peut-être a-t-elle déjà vu quelque chose de semblable dans l'un des nombreux ouvrages qu'elle a parcourus chez elle ou dans la bibliothèque de l'Académie. Il y a forcément quelque chose qu'elle peut faire pour se débarrasser du mal qui s'en prend ainsi à son frère et à tous les autres. Elle ne supporte simplement pas de le voir dans cet état et de se sentir si impuissante.

Elle est si troublée qu'elle met du temps à réaliser que quelqu'un tire sur l'un de ses voiles et son sang ne fait qu'un tour quand elle aperçoit Castiel à ses côtés, si proche d'elle mais également, si proche d'Anthim !

« Mirta me bénisse d'être aux côtés d'une si belle femme » Alméïde est bien trop surprise pour réagir. Par tous les dieux, faites qu'Anthim ne le voie pas, ne l'entende pas non plus. Qu'Alder les protège ! Mais qu'est-ce qui lui prend de venir ainsi s'installer près de la délégation erebienne alors qu'il sait pertinemment que ça va mal se terminer ? Il n'a pas l'air dans son état normal et la princesse appréhende un quelconque incident diplomatique. Il y a une semaine à peine, elle quittait sa demeure et, en d'autres circonstances, elle aurait été absolument ravie de le revoir. Mais pas à cet instant, pas alors que son frère malade est à deux pas et certainement pas alors qu'il se trouve dans cet état.

Tous sont invités à s'asseoir et Alméïde en fait de même, raide sur sa chaise alors que le duc de Sombreciel se rapproche d'elle, la main dans son dos. Il est trop près, beaucoup trop près. Et elle ne sait par quel miracle il n'a pas encore été remarqué par Anthim, alors que des murmures s'élèvent tout autour et que les regards affolés des domestiques se posent sur eux. « Vous m'avez fait vivre un rêve, Alméïde, et j'ai encore le sentiment d'y être. Vous retrouver ici, vêtue de tout ce... rouge... vous ressemblez à une rose. » Ses joues s'empourprent mais elle est incapable de prononcer un mot. Le duc murmure mais sa voix semble pourtant encore bien trop forte à son goût et elle n'ose pas répondre, de peur d'attirer le regard d'Anthim. Que faire ? L'ignorer jusqu'à ce que la cérémonie soit terminée ? Ca risque d'être difficile, il ne la lâche pas du regard, la main toujours posée sur son dos. Heureusement, il semble se reculer légèrement, pas assez pour qu'elle se détende néanmoins.

« À défaut d'être la dame à mon bras, qui se trouve bien vide... me promettriez-vous une danse, lorsque l'impératrice sera couronnée ? Me feriez-vous l'honneur de danser avec l'une des plus belles femmes d'Arven, ô princesse ? » Un peu prise de cours, Alméïde acquiesce en silence, désireuse de rester discrète et de le faire taire, ce qui ne semble pas être dans ses intentions. Des mains sur ses épaules la font alors sursauter et la voix de Mélusine lui parvient, salvatrice. À son contact, elle se sent alors rassurée, mais pas encore assez puisque ils ne sont toujours pas à l'abri d'un esclandre. Et celui-ci arrive bien trop tôt à son goût.

Anthim a aperçu cet homme qu'il hait tant, particulièrement sa main, si insolente, posée sur sa soeur. Et il se lève d'un bon, le visage déjà rougi par la fièvre qui s'anime soudain de colère. Elle retient son souffle la princesse tandis que Sitara tente de faire diversion. Mais c'est peine perdue. Sa voix est sans appel, à peine affaiblie par la maladie. « Soit. Alméïde, vous venez avec nous. » Elle n'a pas le coeur de protester, mais elle est trop ébranlée pour prononcer un mot. Ce sont les paroles de Sitara qui lui permettent de se ressaisir et elle se relève à son tour, aussi rapidement que possible, ouvrant la marche d'un pas digne mais rapide afin d'éviter de se faire remarquer plus longtemps. Sortant de la rangée de chaises réservée aux nobles, elle passe devant un petit groupe de personne, dont un jeune Chevaucheur, Neve Quelquechose si elle en croit les paroles prononcées par l'un de ses camarades de vol. Elle est rouge de honte Alméïde et elle espère pouvoir sortir de la salle du trône rapidement afin de calmer les ardeurs de son frère avant de retourner voir la cérémonie en s'installant loin, très loin de la délégation cielsombroise.


Spoiler:
 


dialogues • mediumvioletred




I'd give anything to hear you say it one more time, that the universe was made just to be seen by my eyes.


Dernière édition par Alméïde d'Erebor le Mar 25 Oct - 18:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
La Noblesse
La Noblesse
Castiel de Sombreflamme
Castiel de Sombreflamme

Messages : 2436
J'ai : 26 ans
Je suis : duc décadent de Sombreciel et mage de l'Été amateur d'explosions

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Sombreciel et à l'empire d'Ibélène.
Mes autres visages: Louis • Octavius • Maelenn • Lionel • Matvei • Hermine
Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyMer 22 Juin - 0:43

Elle est muette, la belle Alméïde, sans doute gênée de se retrouver à la merci de tant d’attention. Toi, tu n’y vois que des encouragements, que la pudeur délicieuse dont elle fait toujours preuve, un autre signe de ce caractère tendre et doux qui fait chavirer ton cœur. Son discret acquiescement à ta proposition de danse te comble de joie et ta prise sur ses voiles, sur son dos, se fait encore plus appuyée, enthousiasmée. « Castiel, mon tendre frère, je suis… indisposée, sûrement par cette étrange maladie qui frappe les invités. Me conduiras-tu… à l’écart ? Je ne trouve pas nos autres frères, et Père doit veiller sur Mère… » Tu entends ta sœur, mais tu ne lui réponds pas. Sa voix se mêle aux autres, toutes celles qui chantent et murmurent dans ton esprit, rouge, rouge, carmin, plutôt, écarlate, encore, et tu peines à comprendre qu’elle est indisposée. Malade ? Mélusine ? Ta bouche s’ouvre, pour répondre, mais tu t’interromps au milieu de ce qui semble bien difficile à réaliser. Tu t’interromps parce que pour la première fois, ton regard vient de croiser celui d’Anthim d’Erebor, qui s’est brusquement levé, comme si tous maux de ventre étaient disparus.

Tu dévisages Anthim et lui-même te regarde, vos regards fixés l’un dans l’autre. La haine brûle dans celui de ton ennemi, le tien flotte toujours dans cette brume apaisante et exaltante que crée la muse des peintres, mais elle ne l’empêche pas de rester fixe, dérangeant, de soutenir sans ciller. Ta bouche ouverte passer d’un O à un sourire, encore.
Jusqu’à ce que.

Tu lui adresses un clin d’œil.

Impossible pour toi de savoir si c’est cela qui cause le départ de toute la délégation erebienne. En plein couronnement, ce n’est pas très diplomate, d’ailleurs. Pauvre Chimène ! Ces Erebiens, toujours là pour tout gâcher. « Non, restez », que tu glisses dans une supplication qui n’est pas entendue. Les Erebiens filent, soutenant le duc tant bien que mal, et tes yeux se font un instant durs, fixés sur la nuque d’Anthim. C’est de sa faute, tu en es sûr. Pourquoi Alméïde serait-elle partie, sinon ? Elle aime ta compagnie comme tu aimes la sienne, jamais elle ne se serait désistée de tes attentions. « Mélusine, souffles-tu enfin, tournant ton visage vers elle. Tu es souffrante ? » Elle te semble plus inquiète que souffrante, mais qui est-tu pour remettre en doute la parole de ta sœur tant aimée ? « Je ne peux… je dois rester là, Mélusine, je suis duc. Mais peut-être que Maximilien… pourquoi tu… Ton discours, si éloquent pour la princesse d’Erebor, chancelle, trébuche sur ta langue plus empâtée. La muse est celle des peintres et pas celle des poètes, après tout. Je crois que je suis amoureux. » Tu glousses, juste une fois, avant de t’interrompre brusquement en plaquant ta main sur ta bouche, pour ne pas éclater de rire. Tout te semble absurde, ridicule, et il est heureux que tu chuchotes. Tu risquerais d’interrompre la cérémonie, sinon, et ce n’est pas ton genre, pas à toi. « T’ai-je parlé de la… de la Chevaucheuse, Mélusine ? Elle est rousse, et on voyait tous ses cheveux. »

Spoiler:
 


Dialogues de Castiel en darkred ◊ Dialogues de Mirat (chat persan ou panthère) en indigo




Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 1479663390-proinoir
Revenir en haut Aller en bas
La Noblesse
La Noblesse
Denys du Lierre-Réal
Denys du Lierre-Réal

Messages : 6155
J'ai : 34 ans
Je suis : le duc de Lagrance, marquis du Lierre-Réal

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Lagrance avant tout, à l'Ordre du Jugement et dans une moindre mesure à l'empire de Faërie
Mes autres visages: Hiémain ◊ Anthim ◊ Rackham ◊ Shahryar ◊ Nicolas
Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyMer 22 Juin - 14:50

Les festivités du pré-couronnement s’étaient terminées pour le moins plutôt bien, si l’on omettait les problèmes qu’avaient rencontrés bien des invités et pauvres gens fauchés par un mal étrange que personne n’était en mesure de comprendre. Maux de ventre, sueurs, fièvres, nul n’était épargné et le mal semblait toucher au grand hasard, obligeant certains des grands pontes conviés au couronnement à se présenter de la plus difficile des manières. Même le beau-père de Denys, qui n’était certes pas d’une grande importance, s’était retrouvé fort indisposé, ce qui n’avait rien changé finalement aux affaires du Duc de Lagrance, pour sa part en pleine forme. Son homologue Outreventois, Liam, n’avait pas eu cette chance. Puisqu’il était l’un des principaux acteurs de cet événement, bien des choses avaient été préparé et mises en place pour que tout se passe pour le mieux et que rien ne vienne perturber – au-delà de quelques maux de ventre douteux – la cérémonie. C’était sans doute se prendre de naïveté que de croire que ne viendrait entacher cette journée, mais il en fallait néanmoins pour donner du courage à la pauvre Chimène. Le Duc était venu lui adresser quelques mots avant que tout ne commence réellement, avec une sympathie non feinte – chose étonnante venant de lui – et il n’avait pas été surpris du stress et de la peur qui avait tenaillé ses entrailles et ternit son beau visage. Mais tout devait se passer pour le mieux.

Qu’est-ce qui pourrait après tout mal tourner ?

Une guerre précoce entre Sombreciel et Erebor peut-être ? Piégé sur l’estrade avec ses homologues Faës, Denys avait été aux premières loges pour assister à la scène qui avait manqué de tout faire capoter. Pour un peu il aurait lancé un regard noir et réprobateur à son ami Cielsombrois, ce cher Castiel dont il n’oubliait ni les avances passées ni le caractère intenable, mais il semblait que celui-ci n’était guère en état de remarquer autre chose que la belle Alméïde, prise au piège. Bien heureusement, quoique ce n’était qu’une maigre consolation, la délégation Erebienne fila rapidement pour éviter que tout cela ne parte en guerre ouverte, ce qui n’aurait pas été très judicieux au vu de l’état du Duc d’Erebor.

Pouvait-on seulement songer que rien d’autre n’allait venir entacher cette journée ? Denys n’en était plus tout à fait sûr, et pour l’heure, il n’avait ni moyen d’intervenir ni de répliquer. Les choses étaient terriblement importantes et la tradition devait être respectée. Enfin, elle arriverait bientôt, Chimène, pour se faire couronner, accueillant dans ses bras les attributs de Faërie et des quatre duchés sacrés qui en composait cet Empire Millénaire.

Oui, bientôt elle serait là. Et les véritables problèmes ne manqueraient certainement pas de se présenter à ce moment-là. Que le Destin soit clément, personne ici n’avait besoin de cela.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyJeu 23 Juin - 13:31

Tout aurait pu rester aussi bien que le début des festivités. Cela aurait dû être comme ça. Seulement le Destin semble une fois de plus se jouer de nous. Voilà qu'un mal étrange vient frapper au gré du hasard de plus en plus de personnes. Des noms pour le moins connu en font partie. Mais je me refuse à dire que c'est plus important que tous les anonymes touchaient eux aussi. Seulement mon père en fait partie et je suis inquiète pour lui. Depuis mon mariage je ne l'ai vu que lors des très rares occasions où la noblesse de Lagrance ce réunissait, du moins en partie. Ce constat me plonge depuis dans une sorte de culpabilité. C'est moi qui est coupé les ponts avec ma famille. Peut-être dois-je voir dans son état un signe ? Peut-être que je devrais refaire un pas vers eux ? Qui sait ? Toujours est-il qu'il n'est pas le seul à être malade. De trop nombreuses personnes le sont aussi. Dont le Duc d'Outrevent qui se tient tout de même devant nous.

Assise d'un côté de l'estrade je passe le plus clair de mon temps à faire passer mon regard du Duc Outreventois à mon époux. Denys ne semble pas atteint par ce mal, pas encore et je crains pour sa santé. Malgré nos différents, malgré ses frasques dont je me passerais bien, je l'aime énormément. S'il venait à lui arriver malheur je ne sais pas ce que je ferais. Et cela n'a rien à voir avec le duché, cela n'a rien avoir avec la politique, mais bel et bien avec l'amour. Je suis pourtant sortie de mes pensées par les délégations d'Ibélène qui se font bien sûr remarquer. Levant les yeux ciel je ne me préoccupe pas vraiment de ce qu'il se passe, cela ne me regardant en rien, mais je suis tout de même soulagée de voir qu'ils se séparent sans effusion de sang ni sans intervention des gardes.

Encore quelques instants à patienter et notre impératrice arrivera. Nous pourrons enfin commencer le couronnement à proprement parler. Je pourrais alors retrouver mon époux et rentrer chez nous à Edenia, près de notre fille et loin de cette maladie. En espérant que rien ne vienne aggraver la situation.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyJeu 23 Juin - 14:32

La maladie était tombée comme une malédiction et s’était répandue comme toutes les maladies : rapidement et dans la crainte. Naturellement, nous, pauvres serviteurs, avions été suspectés, et la méfiance s’était installée parmi nous. Il serait très facile à n’importe quel semeur de chaos, en effet, de glisser quelque poison dans les mets des invités, afin que tous les duchés accusent leurs opposants de traitrise et que le couronnement finisse en bain de sang. Or, ce mal étrange pouvait très bien avoir été causé par un empoisonnement, même si de nombreuses rumeurs couraient au sujet des causes réelles de cette maladie – rumeurs dont certaines s’avéraient assez… créatives. Toujours était-il qu'à la charge de travail déjà pesante s’étaient ajoutés des soupçons plus lourds encore.

Pourtant, malgré ce léger ennui supplémentaire, que j’attribuais volontiers à la perversité de Mizajourèfa, j’étais parvenue à me glisser exactement là où je le voulais : dans la salle du trône. Mon cœur battait à tout rompre, mes mains étaient moites, mes yeux écarquillés étaient prêts à boire toutes les merveilles qui se présenteraient à moi, et j’étais emplie d’un sentiment croissant de satisfaction et de curiosité. Je ne parvenais pas à croire que je m’y trouvais vraiment. Il y avait des nobles partout, et pas n’importe quels nobles ! Les plus éminents d’entre eux se tenaient ici, tous réunis.

Un endroit idéal pour une bêtise monumentale.

Je chassai cette idée de ma tête, consciente que j’avais promis d’être sage – et Levor en soit témoin, je tenais toujours mes promesses. Le dos droit, entre deux colonnes, je n’étais personne, à l’image des autres domestiques. Pourtant, je ne m’étais jamais sentie aussi importante. Le fait d’être dans la salle du trône revêtait à mes yeux une grande importance, et j’étais heureuse comme une gamine de me tenir ici. Si je n’avais pas le devoir de passer inaperçue, je n’aurais sans doute pas pu m’empêcher de trépigner de joie.

Soudain, j’eus droit à une vision impayable, une de celles qui se graverait dans ma mémoire à jamais et qui me rappellerait à quel point j’avais pris la bonne décision en acceptant de travailler comme quatre pour venir ici. Mayeul. Je me souvenais parfaitement de notre rencontre – principalement parce que je ne me rappelais absolument pas de la date du rendez-vous que nous étions censés prendre – et je me revoyais surtout essayer de le convaincre qu'il était ridicule. De toute évidence, il s’était décidé à prouver au monde à quel point ma critique était fondée en revêtant une chemise aux couleurs criardes, beaucoup trop petite, dont la seule qualité était d’être recouverte de dragons. J’aurais voulu traverser la salle pour lui demander s’il était toujours persuadé de ne pas ridicule, à cet instant, mais par un miracle de volonté, je parvins à rester immobile, à la place qui devait être la mienne.

Je me contentai de continuer à observer la foule, essayant de me rappeler ce que les autres domestiques avaient dit à propos de ces nobles – j’avais posé, curieuse comme je l’étais, quelques questions sur qui était qui. Ainsi, je n’eus aucun mal à repérer le duc d’Outrevent, mon duc, le teint blafard, sans doute à cause de la maladie, tenant entre ses mains l’épée de Justice. A ses côtés, la duchesse de Cibella, le duc d’Ansemer, et celui de Lagrance. Je plissai les yeux lorsque mon regard se posa sur ce dernier. Certaines rumeurs couraient à son sujet, prétendant que son épouse – Madeleine ou Marjolaine du Lierre-Réal, je ne savais pas trop au juste – ne lui suffisait pas, et qu’il était à la recherche de jeunes vierges à sacrifier… Rien de très rassurant.

Je secouai la tête pour chasser ces idées noires. Aujourd’hui, nul sacrifice n’était au programme, c’était un moment de célébration, même si la tension vibrait dans l’air. Sans doute suffirait-il d’une minuscule étincelle pour déclencher un incident diplomatique. Un léger sourire étira mes traits. Oui, la salle du trône était effectivement l’endroit idéal pour une bêtise monumentale.

Mais personne n’était assez idiot pour commettre une telle bêtise, n’est-ce pas ?

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Les Chevaucheurs
Les Chevaucheurs
Tristan d'Amar
Tristan d'Amar

Messages : 4809
J'ai : 33 ans
Je suis : Capitaine de Vol de l'Escadron de Chevaucheurs de Lagrance
Marquis d'Amar

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Fluctuante. S'il était fidèle à l'impératrice, il l'est nettement moins à l'empereur, bien qu'il se soit éloigné de Chimène de son vivant, par son attitude envers les mages du Sang. Il est malgré tout toujours fidèle à son duc, à son duché, et à Faërie.
Mes autres visages: Grâce de Sombregemme
Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyJeu 23 Juin - 20:11

Tristan et Maelys avaient bien vite été rappelés à leurs obligations par la Maréchale, mais converser quelque peu avec Agnès avait été fort agréable. L’attitude de son frère lui avait arraché un sourire quelque peu mauvais, lui rappelant son père dont les dents longues suffisaient à elles seule à rayer le parquet, mais il n’était que peu surprenant qu’il agisse ainsi. Tristan avait, après tout, acquis le titre de marquis, et était de ce fait un parti intéressant pour la noblesse lagrane. Il avait feint ne pas être agacé par une telle attitude, car Agnès n’était pour rien dans l’attitude de son frère, et lui-même ne faisait que ce qu’on attendait de lui et, plus encore, il n’était pas le père de Tristan et probablement pas un manipulateur sans scrupule comme lui.

Il avait vu peu de monde, hormis les autres chevaucheurs, les jours qui avaient suivi. Non pas qu’il y ait eu beaucoup de débordements pour lesquels les guerriers impériaux ne suffisaient pas, mais simplement parce que, du fait de cette maladie mystérieuse qui frappait les gens présents dans la ville, y compris quelques chevaucheurs dont des majors de division, leurs effectifs étaient moindres – et l’inquiétude, aussi, qu’elle causait pouvait entrainer divers débordements. Mieux valait être vigilants. Son seul moment de libre, il l’avait consacré à voir si Cassie n’était pas touchée, et à s’enquérir auprès d’Agnès de l’état de santé de sa sœur. La situation n’était guère réjouissante, et lui-même partageait ses inquiétudes, quoi qu’il se soit gardé de le lui dire afin de ne pas accentuer la peine de la jeune femme. Que nul mage soit en mesure de soigner réellement les malades n’était pas réjouissant, et il se murmurait que les savants soigneurs n’avaient pas davantage pu agir.

Aucun autre trouble n’avait cependant vu le jour, et c’était sur ses gardes mais pas alarmé qu’il assistait ce jour-là au couronnement. Il était présent en tant que Capitaine de Vol, mais aussi en tant que Marquis d’Amar, aussi se joint-il à quelques nobles, à proximité de l’entrée par laquelle devrait arriver l’Impératrice. Il portait une armure en cuir de belle facture, honorant Lagrance par quelques liserés de vert, et étant ornée des armoiries de la famille Amar. Il portait aussi l’écaille représentative des chevaucheurs, attache permettant de maintenir la cape du vert lagran qu’il portait.

Avisant Thomas et Maelys non loin, il hocha la tête à leur attention, avant de jeter un œil aux domestiques non loin, dépourvus de plateaux pour le moment. Il n’était pas encore temps de proposer des boissons et collations aux invités – il serait dommage que l’un d’eux s’étouffe, durant l’intronisation de l’Impératrice, lui faisant ainsi de l’ombre. Une jeune femme, particulièrement intrigante, se trouvait parmi eux, les yeux grands ouverts, comme si elle était prête à dévorer tout ce qu’elle voyait, ou qu’elle voulait s’assurer de ne rien en oublier. Il ne la connaissait pas, mais entendit quelqu’un murmure son nom en lui disant de mieux se tenir. C’était quelque chose comme Melissa, Melina, Melinda peut-être ? Ou Melanie. Enfin, quelque chose comme ça. Il jetait régulièrement des coups d’œil vers l’ouverture qui devait voir arriver l’impératrice, s’assurant que personne ne bloquait le passage, ou que nul gens suspect ne s’en approche.

Spoiler:
 










Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyJeu 23 Juin - 20:24

Firmin semble fébrile, un large sourire bardant son visage, si candide, si blanc. Blanc céruse. Il te jette quelques regards, tandis que la foule le presse inexorablement dans l’enceinte du palais impérial, et bientôt il se détourne. Comme un enfant malin, il disparaît de ta vue. Côme pose sa main sur ton épaule et te fait avancer entre les badauds attroupés et les nobliaux en bas de flanelle. Tu ne retires pas ton chapeau en entrant. La salle du trône est alourdie de rideaux et de colonnes titanesques, que tu observes sans comprendre. Côme n’est pas autorisé à t’accompagner davantage, il n’est que précepteur, et puis il y a Firmin. Il te lance quelques paroles que tu ne sembles pas percevoir dans le brouhaha ambiant, et bientôt il est comme aspiré par la foule et son souvenir s’évanouit entre les comtesses en robes légères et les ducs fiers comme des coqs. La chaleur commence à faire papillonner les regards dans la grande salle du trône, et toi tu es comme abasourdi au cœur du désastre.

Une jeune domestique et un garde soucieux s’approchent de toi pour tenter de te faire sortir – ils n’ont pas saisi que tu es de la noblesse, mais rien en toi ne cherche à les aiguiller. Tu aurais pu troquer tes bottes de promenade toutes boursouflées de terre pour plus de convenance, mais qu’importe ? Pour toi, toutes ces âmes joliment vêtues ne sont ni nobles, ni influentes ; elles sont tout simplement belles, dans toutes ces couleurs chatoyantes et estivales. Firmin parlemente doucement avec le garde pour tâcher d’apaiser les esprits, tandis que tu t’éclipses inexorablement, attiré par les cheveux orange brûlé d’un marquis. Il s’agit du marquis d’Amar, Tristan d’Amar. Oui, mais toi, qu’est-ce que cela changerait qu’il se prénomme Tristan, Eugène ou Timothée ? En progressant, ne quittant pas des yeux les cheveux de flamme du marquis, tu bouscules une jeune femme (Melinda). Tu la détailles un instant.

Bordeaux ne se marie pas, bordeaux, non, pas avec ce teint-là, tu lâches d’une voix relativement faible, en effleurant l’une de ses joues. Ce ne sont pas ses atours que tu regardes, non, c’est la pâleur de ses pommettes. Et puis le blond vénitien te revient, et tu t’éclipses.

Dans ton dos, le chevalet que tu as tenu à emporter tapote ton bassin et bouscule les badauds alentour. Tu gardes avec toi tes précieux pinceaux, et une poignée de pigments dans ta besace. Tu es une sacrée giclure d’encre sur le parchemin soigné de cette cérémonie matinale, mais qu’importe. La tignasse mordorée survint de nouveau, surplombant quelques convives. Tu déposes ton arsenal pictural, attentif à chaque outil ; Firmin, dans ton dos, saisit doucement tes épaules.

Pas ici, Raphaël, souffle-t-il à ton intention, attentif aux regards alentour. Raphaël, écoute-moi, Chimène, tu ne l’écoutes pas, il insiste, Chimène va se montrer d’une minute à l’autre. Il détaille le marquis d’Amar. Et elle aussi elle est rousse, tiens, tu pourras la peindre elle !

Le marquis n’est pas encore au faite de ta présence. Firmin pose une main sur ton bras, et tu sens la chaleur de sa paume dans la petite pression qu’il exécute sur ton poignet. Tu portes un fusain entre tes doigts, tu ne comprends pas ce qui le met mal à l’aise. Bientôt le baron d’une petite lande pas très loin de Virevent l’aborde, et tu saisis l’occasion ; tu entames un croquis relativement brouillon. Les voix autour de toi tambourines dans ton esprit, tu perçois le froissement des nappes et des verreries, ta main fait quelques écarts. Le jeune marquis est vêtu de l’armure de cuir souple si caractéristique des Chevaucheurs, où discret, est apposé l’emblème propre aux monteurs des cieux. Quelques touches de vert laurier égayent un costume somme toute simple. Lagrance, oui, tu songes à Lagrance et à Denys du Lierre-Réal, le duc. Le vert, quelle étrange couleur, tu songes. Pourquoi pas une biche portant une serpe sur son dos et un magnolia sur la tête ? Les emblèmes des duchés te sont décidemment bien obscurs.

Monsieur, si tu continues d’observer cette femme, bordeaux, la femme bordeaux, tu commences maladroitement, je ne peux pas saisir les nuances de vos cheveux.

Tout ceci semble extrêmement laborieux.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Les Mages
Les Mages
Cassiopée Avirel
Cassiopée Avirel

Messages : 282
J'ai : 28 ans
Je suis : Outreparleuse au service de Liam d'Outrevent. Mage du Printemps.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Liam d'Outrevent.
Mes autres visages: Chimène de Faërie
Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyVen 24 Juin - 18:32

C'était beau, c'était grand, c'était luxueux.

On pouvait résumer en quelques mots ce  que Cassiopée pensait en découvrant le palais impérial. Et dire que si elle n'avait fait partie de la délégation du Duc de Lagrance, elle n'aurait sans doute jamais eu l'occasion de mettre un bout de pieds sur ce sol royal. Emerveillée, puisqu'un peu naïve disons le, la jeune mage n'avait pu détacher son regard de l'édifice. A tel point qu'elle avait voulu en explorer les moindres recoins durant les quelques jours passés avant le couronnement de l'impératrice.

Évidemment, elle avait trouvé a traîner derrière elle Thomas ou Maelys en fonction de leur disponibilités, ce qui c'était avéré laborieux étant donné qu'ils étaient là pour la sécurité de tout le monde. Elle en avait profité pour faire un cadeau a Tristan qui dormait maintenant dans ses bagages n’attendant que son retour pour être offert. Il lui faudra songer a remercier Maelys pour son aide précieuse d'ailleurs. Mais tout ceci avait prit fin avec un événement officiel que tous attendait. Pour l'occasion Cassiopée s'était vêtue d'une robe qui, sans être a la hauteur des dames nobles de l'assemblée, ne faisait pas tache, d'un beau rose pâle et séduisant l'oeil par sa simplicité. Pour rehausser le tout, elle avait tressé des perles dans ses cheveux et s'était très légèrement fardée, après tout, il était hors de question de faire honte à la maison Lierre-Réal n'est ce pas ? La jeune Outreparleuse en mourrait de honte, oui c'était très exagéré mais tout de même. Elle mesurait la chance qu'elle avait de pouvoir être présente n'étant pas ingrate bien évidement.

La salle du trône était grouillante de monde, certains bien plus pâles que d'autre d'ailleurs, on pouvait repérer les malades par le promiscuité avec les latrines, Cassiopée n'avait aucune idée de ce qui avait provoqué une telle hécatombe mais d'après les rumeurs, personne n'avait encore trouvé de remède. Elle n'osait imaginer l'inconfort que devait ressentir les atteints. Sagement plantée prêt d'un buffet sur lequel domait quantité de victuailles, elle parcourait la salle du regard, cherchant à apercevoir Tristan ou Thomas. Le Duc n'avait pas besoin d'elle pour le moment mais elle ne devait pas trop s'éloigner de lui pour autant...Seulement, elle ne connaissait personne en fait et sans faire tapisserie, elle se rapprochait du pot de fleurs. Amusé, elle repéra un peintre ou du moins ce qu'il lui sembla en être un, séduit par la rousseur auréolant la tête de Tristan qu'elle venait d’apercevoir, son geste pour attirer l'attention du Capitaine mourut avant même d'avoir eu le temps de s'effectuer, à la place, elle envoya un message a Thomas.

*Troisième buffet a droite ! Tu as cinq minutes avant que je ne meurs d'ennui., quoique non, moins que cela, dis moi que tu n'es pas occupé, hein ? Dis, tu l'es pas...Tiens, je crois que Tristan s'est découvert un admirateur étrange..Y en a un qui a une chemise à vomir je crois...Oh fait ! Rassures moi, tu n'es pas malade au moins ? Tu me le dirais si tu l'étais ? Il n'y a pas de honte à avoir tu sais..Euh..Bref, tu viens ?*

Pensive, Cassiopée porta a ses lèvres son verre de jus de fruit, scrutant encore la foule en espérant bien voir son ami la fendre pour la rejoindre. Par Aura, elle se faisait l'effet d'être une fougère ! Pourvu qu'il ai pitié d'elle.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Les Chevaucheurs
Les Chevaucheurs
Thomas Sombrepas
Thomas Sombrepas

Messages : 1185
J'ai : 29 ans
Je suis : Chevaucheur de la dragonne Étincelle dans le vol de Lagrance
Mage d’Été/Destruction (Compression de la matière)

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : L'impératrice de Faërie, la Maréchale de Flamme et Tristan d'Amar
Mes autres visages: Melsant de Séverac
Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptyVen 24 Juin - 21:39

    On pouvait le dire, lors de ce genre de cérémonie, Thomas s'ennuyait à mourir. Il était en service, donc pas là pour la frivolité et c'était tant mieux. Il n'y avait eu aucun incident notable à déplorer durant les derniers jours, si ce n'était cette étrange épidémie qui semblait frapper au hasard... Que ce soient les petites gens ou les puissants, nul n'était épargné. Cela était inquiétant. Et il était difficile de trouver un lien logique entre ces différents malades... Si cela était effectivement une maladie, évidemment... Comment se propageait-elle ? Thomas n'aimait pas du tout l'idée de rassembler tout le monde au même endroit... sains comme malades. C'était le meilleur moyen de propager le tout. Et il n'aimait pas non plus l'idée que Cassiopée soit là. Évidemment la jeune femme était ravie de participer à ces mondanités. Elles ne faisaient pas davantage partie de son quotidien que du sien. Ils étaient tous les deux d'origine modeste, donc peu habitués à fréquenter le gratin. Pourtant, ils étaient là aujourd'hui, lui, pour assurer la protection des festivités et elle, parce qu'elle faisait partie de la délégation de Denys du Lierre-Réal, son employeur.

    Et bon sang, qu'elle était belle dans sa robe pastel, simple et élégante qui soulignait la grâce de sa silhouette... Cassiopée n'avait nul besoin d'un accoutrement extravagant pour parer sa beauté naturelle... La jeune adolescente rencontrée à l'académie avait bien grandi. Elle n'avait jamais été bien épaisse, mais l'éclosion de sa féminité l'avait pourvue de courbes délicates et alléchantes... Elle n'était pas déplacée dans cette foule bigarrée, parmi les femmes nées nobles. Et elle y évoluait en paraissant relativement à l'aise. Normal, Cassiopée était douée pour fréquenter les gens. Au contraire de Thomas dont l'air sombre et guindé avait de quoi dissuader les inconnus de l'approcher. Voire même les gens connus d'ailleurs. Pourtant, Maelys s'était rapprochée de lui, tandis que Tristan leur jetait un regard qui voulait tout dire.

    Le jeune Chevaucheur n'était pas du tout tranquille. Il avait l'impression que quelque chose allait arriver. Ces malades par exemple, ne pouvaient pas être une coïncidence... Si c'était le cas, alors le couronnement de Chimène s'annonçait sous de sombres auspices. Et si c'était un empoisonnement... Cela ne valait guère mieux. Il était tendu, naturellement. Sur le qui vive... Et soudainement dérangé par Cassiopée. Dans sa tête. Si autrefois, cela avait le don de le surprendre ou de l'agacer, il s'y était habitué depuis le temps. Rien ne trahit sa surprise alors que son regard se portait vers le buffet indiqué. C'était incroyable comme même dans sa tête, elle pouvait se montrer pipelette.

    « On dirait que Cassie s'ennuie, je ne pensais pas cela possible. »

    Il souffla ces quelques paroles à l'intention de Maelys, avant de se diriger vers le buffet, rejoignant la jeune femme qui avait appelé à l'aide. Il jeta un regard à Tristan, cherchant son admirateur comme Cassiopée l'avait mentionné, avant de la retrouver elle, ravissante dans sa robe... Son regard glissa malgré lui vers son décolleté, brièvement, avant qu'il ne s'empare de sa main et ne la baise galamment, comme à une vraie dame.

    « Il paraît que tu as besoin d'un preux chevalier pour te sortir de l'ennui ? »

    Il avisa le jus de fruits que son amie buvait, circonspect... Il commençait à devenir parano...

    « Je ne suis pas malade, je vais bien. »

    Miracle, il avait retenu quelques questions parmi son babillage.


Spoiler:
 


I can't tell you what it really is I can only tell you what it feels like And right now there's a steel knife in my windpipe I can't breathe but I still fight As long as the wrong feels right honey —
Lion's tears
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptySam 25 Juin - 15:56

Roland n’était pas un homme de foules. Le couronnement de l’Impératrice Chimène, il aurait préféré s’en passer – mais quelqu’un, quelque part, en avait décidé autrement, et quelques semaines avant, le guerrier avait reçu une proposition de contrat pour escorter une famille noble de Cibella à Alfaë pour les cérémonies. Une famille de petite noblesse, qui ne s’était pas encore constitué de véritable garde, et dont le patriarche avait profité d’un passage à Lorgol pour s’assurer les services d’un guerrier digne de ce nom pour assurer sa protection lors des festivités. Roland ne s’était encore jamais rendu en Faërie, et la perspective avait réussi à éveiller sa curiosité – sans compter que la paye était bonne. Il avait donc fait ses bagages, et suivi son nouvel employeur jusqu’en Cibella, avant d’escorter le brave homme, sa femme et sa fille, à Alfaë et au palais. Famille qui s’était vite accoutumée à la présence silencieuse et discrète de ce garde du corps improvisé – la fille en particulier, une adolescente de quinze ans, était ravie de se faire escorter partout par un vrai guerrier, comme une grande dame. Un petit aperçu de la vie des grands de ce monde, en attendant de pouvoir un jour y accéder elle-même.

Les choses ne s’étaient pas déroulées comme prévu, et Roland avait assisté, circonspect, à la drôle d’épidémie qui avait saisi plusieurs des prestigieux convives de l’Impératrice. Debout dans la salle du trône, quelques pas en retrait derrière la famille qu’il escortait, non loin de l’entrée. Pas la place la plus prestigieuse, mais qui leur assurait une bonne vue sur le déroulé de la Cérémonie des Attributs. La main sur la garde de son épée rangée, sa fidèle Britta observant les événements à ses pieds, Roland balayait la salle du regard, imperturbable, détaillant les invités et leurs agissements. Les Chevaucheurs étaient bien entendu présents aux festivités, et Roland devait bien admettre qu’il était curieux de les voir en action : il repéra l’un d’entre eux, un qu’il avait entendu appelé Thomas Sombrepas de l’autre côté de la salle, non loin du buffet, en grande conversation avec une jeune femme. Hm. Autant pour l’efficacité et la concentration. Laissant les deux tourtereaux, les yeux de Roland se reportèrent sur la porte d’où Chimène ne devrait pas tarder à apparaître. A deux pas de lui se tenait un autre Chevaucheur, un capitaine de vol de ce qu’il avait saisi.

« Ca en fait, des Chevaucheurs. Je n’ose même pas imaginer combien de dragons sont en train de nous voler au-dessus de la tête, là-dehors. » maugréa Britta dans un coin de sa tête.
« C’est la preuve qu’ils prennent la protection de l’Impératrice au sérieux. » se contenta de répondre Roland, laconique, par télépathie. Mais effectivement, cette pensée avait quelque chose de vaguement inquiétant, pour qui n’était pas habitué aux dragons.

Devant lui, la petite famille discutait avec animation, à voix basse, impatiente de voir l’Impératrice dont tout le monde parlait tant en chair et en os. Cette mission était des plus simples, presque des vacances pour lui. Il pouvait se permettre d’être un peu plus relaxe, sans perdre sa concentration bien entendu. Il allait adresser quelques mots à son employeur quand un jeune homme équipé d’un chevalet et de pinceaux se glissa avec habileté devant lui pour se faufiler jusqu’au capitaine de vol et commencer à le peindre, alignant quelques mots chargés de confusion. Curieux personnage. Haussant un sourcil, Roland jeta un œil au Chevaucheur ainsi promu muse, mais se garda de tout commentaire. Décidément, il y avait de bien drôles de mœurs de Faërie.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 EmptySam 25 Juin - 16:52

Elle se sentait mal, la petite duchesse, pour sa belle-sœur. Elle avait le courage de se faire amie du duc de Sombreciel, dans le dos de son frère qui lui était si fermement opposé, ce qui était beaucoup plus que celui dont Sitara pouvait faire preuve. Elle déglutit, tant parce qu’elle pensait à la lettre savamment dissimulée dans ses effets qu’elle avait écrite à l’attention de Castiel de Sombreflamme, que parce qu’Anthim parlait d’un ton qu’elle espérait ne jamais trop entendre. Ce ton sec et froid, à même de figer sur place quiconque l’entendait, et surtout à même de faire peur. Si les colères d’Anthim à l’attention de Sombreciel étaient mémorables, elles étaient moitié moins effrayantes que ce ton si catégorique, signalant que sa colère allait exploser plus tard. Et Sitara se le promettait, elle ne laisserait pas Alméïde la subir seule. Aussi impressionnante soit-elle. Mais l’indispensable, pour l’instant, était de conduire Anthim hors d’ici. Tant qu’elle restait présente, nul ne prendrait ombrage de l’absence de son duc et époux – sa condition justifiant amplement cette dernière. Elle n’osait que peu s’affirmer, Sitara, mais son indécision n’avait pas lieu d’être là. Et malgré son hésitation, c’est d’une voix ferme qu’elle s’adressa au père de Qasim.

« Vous semblez encore plus pâle que tout à l’heure, Anthim. Ô, douce ironie, alors que son visage se teintait d’un rouge vivace, dû à la fureur qui l’avait pris, assurément. Votre garde va vous reconduire dans nos appartements, et vous allez rester alité. Et je ne souffrirais d’aucune protestation. Je vous retrouverai dès que possible. Seule. »

Qu’il comprenne ce qu’il souhaitait, mais il ne s’épuiserait pas en de veines colères, à voir Alméïde. Et elle-même, surtout, ne serait pas soumise à son ire. Pas avant qu’elle n’ait été, quelque peu du moins, apaisée. La douce et charmante belle-sœur de la Sultane ne méritait nullement cela. Elle n’avait fauté en aucune manière, et Sitara ne tolèrerait pas qu’elle subisse ainsi le fiel d’Anthim. Qui devait de toute façon trouver le repos. Soupirant, elle avisa le garde le plus proche, qui avait tout saisi de la conversation. Il semblait hésitant, malgré la fermeté dont Sitara avait fait preuve. Grimaçant, elle lui adressa malgré tout un regard peu avenant, et soutenant le Duc, il partit donc. Elle soupira, la tension l’habitant étant extrême. Elle n’avait pas les épaules pour ça, et l’idiote du duc ennemi de leur duché l’obligeait à y faire face seule. Comme si la situation n’était pas assez compliquée du fait de l’état d’Anthim.

Pressant discrètement la main d’Alméïde, autant pour la réconforter que pour puiser des forces de cette marque d’affection dissimulée, elle retourna prendre place, dignement, à proximité de la délégation cielsombroise – ou presque, ils étaient nombreux à se situer à l’endroit où les Erebiens se trouvaient quelques instants auparavant, non ? Bousculant par mégarde une jeune femme, elle balbutia des excuses à son attention et à celui de son garde – prénommé Roland, si elle en croyait l’homme de la famille lui signalant que ça n’était là qu’une mésaventure malencontreuse et qu’il avait bien fait de ne pas réagir excessivement, mais qu’il comptait sur lui en cas de réel danger. Sans demander son reste, Sitara progressa vers la place qui était sienne.

Avisant le duc de Sombreflamme, toujours présent, elle prit la parole sans lui jeter un coup d’œil direct. « Je souhaiterai vous parler après la cérémonie, si vous y consentez. »

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Message Sujet: Re: Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant   Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant - Page 2 Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
Intrigue 1.4 • L'Ordalie de Diamant
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 7Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Arven :: Hors Jeu :: Corbeille :: Archives V.1 :: Archivum des RP :: Intrigues / RP express / missions-
Sauter vers: