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 Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang

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Dragonnet en Chef • Livre I
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Dragonnet en Chef • Livre I
Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 24 Juin - 13:38

Nous avons été tirés du lit tôt, ce matin. Je me sens un peu fatiguée – les fêtards et leurs chants avinés sous nos fenêtres n’y sont cependant pas pour grand-chose, le coupable étant principalement le formidable appétit que mon époux et moi avons l’un pour l’autre. Joséphine s’occupant de Meldred – ou Sönja, ou Mère, ou Père, ou quiconque passant à portée et doté d’une paire de bras – Agathe vaquant à ses propres occupations et Arsène dormant profondément du sommeil paisible des enfants, j’ai profité de la présence de mon mari, pour une fois que les affaires de sa couronne ne le retiennent pas !

Le soleil caressait à peine l’horizon lorsqu’un grattement à la porte a indiqué que l’on me demandait – mon fils, en fait, réclamait visiblement sa mère. Le petit-déjeuner n’a pas tardé ensuite, puis Hiémain s’est excusé un instant pour aller voir si ses services de Sénéchal étaient requis, Arsène sur ses talons. C’est attablée avec mon fils dans les bras, Joséphine brossant méticuleusement mes cheveux, que j’ai vu revenir la charmante frimousse de ma petite Agathe, notre souris blonde – accompagnée d’une demoiselle tout aussi dorée, présentant avec elle un tel air de ressemblance que je n’ai pas été surprise lorsqu’elle me l’a présentée comme sa sœur Aubrée. « C’est un plaisir de faire votre connaissance, Aubrée. Vous êtes la bienvenue dans cette maison. » Intriguée par ce que ma pupille a à raconter, je cale Meldred dans les bras de son aînée – technique imparable pour empêcher le visiteur de prendre la poudre d’escampette, comme je l’ai constaté hier en confiant d’autorité mon fils aux bras de Grâce Martel – de Sombregemme – qui a dû le porter pendant quelques minutes tandis que je câlinais mon frère. Intéressante méthode de contraindre cet objet de ma curiosité à rester sur place pour affronter le feu roulant de questions que j’avais à lui poser, ne pouvant s’enfuir avec mon bébé, elle n’avait d’autre choix que d’endurer ma curiosité. Il était hors de question que je laisse passer l’occasion de savoir si la douce amie de mon cher Melsant ferait une bonne mère pour leurs futurs enfants !

Pensive, je dévisage silencieusement les deux blondinettes, enfants de cette même femme. Serait-elle, en vérité, capable d’être réellement une mère pour les enfants de Melsant, ne risque-t-elle pas de s’enfuir à nouveau en abandonnant époux et descendance… ? Enfin. Mon cher frère est un bien meilleur parti qu’un obscur pourceau belliférien, j’ose espérer ; et il traite infiniment mieux les femmes, vraisemblablement… Chassant ces réflexions parasites, je souris au spectacle de Meldred qui dévisage bien sérieusement Aubrée de ses yeux si clairs, avant de tendre sa minuscule menotte avec détermination pour attraper une mèche blonde et la porter à sa bouche, la suçotant avec application.

« Montre-moi cette bourse, Agathe, voyons ce qu’il y a dedans ! » Délicatement, j’en fais glisser les lacets, glisse un œil inquisiteur – l’aspect me semble étrange, et je renifle prudemment. Mmmm. Ça sent comme sur le pont de l’Audacia, quand j’y étais sous mes voiles de Fou, ça sent, ça sent… La poudre à canon, me souffle Rhéa. Haussant un sourcil perplexe, je tapote pensivement ma lèvre inférieure de l’index. « Je n’ai aucune idée de comment cette poudre à explosions s’est trouvée là… Attendons le retour de Hiémain, il aura peut-être une idée. Avez-vous mangé, demoiselles ? J’ai fait préparer des gâteaux à la noisette pour toi, Agathe, il y en a suffisamment pour partager avec ta sœur, si elle souhaite rester un peu. »

Je referme soigneusement la bourse, et tends les bras vers Aubrée avec un sourire pour qu’elle me rende Meldred – qui s’attaque à présent aux rubans de son corsage et tire gaiement dessus en gazouillant mille absurdités adorables.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 24 Juin - 15:02

Savante tu n'es que savante, comment ai-je pu garde cette attitude froide à l'égard du Maréchal de  Serre qui me fait face ; reprenant quelque peu mes esprits face à lui je reprends mes esprits, l'inconnu  m'ayant passablement agacée je m'en suis trouvée à être un peu trop maladroite voire odieuse à l'égard de cet homme. Il est peut être temps que je revienne à ma place d'ailleurs ses mots confirme le fond de ma pensée. Ils sont visiblement sur les nerfs et je n'ai guère envie de profiter des festivités au fond d'une cale, côtoyant des mécréants... respect... droiture ; dissimuler ma personnalité et me ranger telle une bonne savante

Je lui réponds d'un ton un peu plus doux « excusez mon emportement mais l'ambiance particulière de la contrée en des temps habituellement festifs a aiguisé mon inquiétude et ma curiosité ; excusez mon insubordination qui ne s'en voulait point une ».  Bien sûr que je suis consciente de tels actes et je baisse les yeux... ses paroles reviennent à mes oreilles.

Je le laisse dire que je ne suis point une lumière tout en serrant mes poings quelque peu ; laisser dire, encaisser et relever les yeux ; approuver du regard « si telle est la manière dont vous me percevez je ne peux aller à l'encontre, Maréchal ». J'ai remarqué les va et vient incessant des gardes et voltigeurs mais je ne suis point dans les secrets « vous avez grandement raison quant à ma vraisemblable stupidité puisque probablement trop affairée à mes affaires et à mes inventions, je n'ai fait qu'un aller retour rapide entre ma demeure, mon atelier et ici-même sans m'enquérir de ce qu'il a pu se passer en cette nuit tourmentée » je murmure « et j'ai dépassé mes droits en me permettant de vous questionner »

Je parle d'une voix simple, nulle agressivité ; il est du droit du Maréchal de ne point me renseigner c'est pourquoi je poursuis répondant à ses questions « non pas qu'il m'ait paru étrange mais il semblait peu enclin à parler, il n'est pas d'ici au vu des ses vêtements et je le vois affairé depuis toute à l'heure au divers étals comme s'il cherchait quelque chose, il empoigne les diverses créations, les retourne dans tous les sens, les examine avant de les reposer telle une bête curieuse » ; puis poursuivant sur la description de l'homme «  il n'a pas du tout parlé, muet peut être ? C'est peut être la seule personne que j'ai vu souriante aujourd'hui on sent cette atmosphère lourde qui règne dans les travées ; il semble nonchalant ; aucune odeur d'alcool, peut être un peu trop parfumé mais encore...
désolée de guère vous aider dans votre enquête
 ».

Regardant un autre homme occupé à regarder d'autres expositions « si vous permettez Maréchal » attendant son assentiment pour m'occuper du nouveau venu. L'aura de l'homme je le sens est particulièrement pesante, je ploie sous cette puissance, il pourrait me faire courber l'échine, m'emprisonner... mais je dois simplement rester à ma place, respecter, obéir et inventer.
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 24 Juin - 22:17

Des intrus masqués, voilà qui n’allaient pas nous aider à les retrouver. Je fronce les sourcils à la mention d’une poudre paralysante. Ces hommes ou femmes ont bien préparé leur coup et vu qu’ils sont parvenus à déjouer la vigilance des gardes et des voltigeurs, je me demande s’ils n’auraient pas fait une reconnaissance du palais, à moins qu’ils ne soient familiers des lieux, une hypothèse qui me fait frissonner.

- Très bien, vous ont-ils donné une estimation du temps d’analyse de cette poudre ?

Le plus tôt serait le mieux. Vu que Matvei a déjà interrogé les gardes, et que ces derniers sont à l’infirmerie, je ne juge pas nécessaire de les questionner à mon tour, considérant que, s’ils ont de nouvelles informations à nous communiquer, ils nous le signaleront dans les meilleurs délais. Je capte le regard de notre sénéchal.

- Oui, des objets ont été dérobés, des ornements, des pièces de valeurs cela donne l’impression d’un vol banal... Je reste méfiante avec mes ressentis et la pointe de scepticisme est perceptible dans ma voix. J’ai demandé à ce qu’on vérifie si d’autres pièces ont été visitées et qu’un point soit fait sur ce qui manque. Concernant les gardes, à quel poste étaient-ils ? Peut-être que cela pourrait nous aiguiller sur leur parcours dans le palais. En tout cas, les voleurs seraient passés près des quartiers nobles puisqu’une de leurs victimes se trouvaient là-bas. Les gardes nous ont également informés d’arrestations survenues dans le courant de la nuit. Je ne sais si cela a un rapport, ou si nos intrus ont occupés nos soldats en créant des diversions. Cela vaut certainement le coup de vérifier pour recouper toutes les informations glanées, car pour l’instant nous n’avons quasiment pas d’éléments pour avancer dans nos investigations.

Aller questionner les gardes concernés par les arrestations semble l’étape suivante, et si Matvei souhaite m’accompagner c’est tout à fait possible. Mais avant je vérifie que la sécurité de nos invités est bien assurée en dépit des bouleversements survenus. J’aimerai éviter de découvrir un cadavre dans l’enceinte du palais et de la ville.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Sam 24 Juin - 23:47

Il est impressionné l’enfant, et ne tarde pas à répondre aux questions qui lui sont posés. Le petit a une raison valable d’être ici, contrairement aux individus qu’il décrit. Le rapport avec le vol est ténu, mais l’événement suffisamment suspect pour que Mayeul s’y penche. Le Voltigeur se retrouve avec une heure approximative pour chercher une charrette et plusieurs individus autour, n’ayant aucune raison d’être là, si on en croit le jeune homme. Ce dernier file se remettre à la tâche, et le Voltigeur se plonge dans ses pensées, réfléchissant à son prochain mouvement. Plumes ébouriffées. Chemise impeccable. Avant même que Mayeul ne puisse déterminer ce que le griffon entend par là, la voix de Liselotte le tire de ses réflexions. Tas de couvertures. Interrogation. Exaspération. Amusement. Le Voltigeur se tourne vers la jeune femme, se passant la main sur le visage avant de lui offrir un sourire et de la prendre affectueusement dans ses bras. Il l’apprécie sincèrement, Liselotte, et cela fait quelques temps qu’il ne l’a pas croisé. « J’ai bien peu dormi. » Reconnaît-il, « et cela ne risque pas de s’améliorer durant les prochains jours. »

Il n’est même pas surpris que la jeune femme sache ce qu’il se passe : Liselotte, d’aussi loin qu’il la connaît, a toujours eu un goût certain pour les potins. Ce n’est pas un reproche, loin de là : Mayeul en est friand également. « Pour l’instant, nous en sommes au stade des suspicions. Tu me raccompagnes jusqu’au palais ? J’aimerais vérifier qui était en patrouille hier soir. » Demande le Voltigeur à la jeune femme avant de jeter un regard assassin à son griffon, qui décolle avec un pépiement amusé. « Mon ailière doit probablement être en train de se gaver de gâteaux à la cannelle, mais j’ai des consignes à lui donner. » Prévient Mayeul avant de faire signe à ladite ailière. Elles sont simples, les consignes du Major : retrouver si griffons et Voltigeurs ont survolé la charrette suspecte la nuit dernière, et sauraient où elles est allée. Nuage serait aussi capable de l’aider, mais puisque Mayeul à d’autres personnes à interroger, il laisse son aillière se charger de ça, et de venir lui rapporter ce qu’elle aura trouvé.

Il a assez peu d’espoir le Voltigeur, mais sait-on jamais ! Glissant son bras sous celui de Liselotte dans un geste amical qui, point positif, évitera à la demoiselle de se faire contrôler jusqu’au palais ducal, le major de Svaljärd entraîne son amie avec lui, discutant de choses et d’autres. Du vol qui accapare toutes les pensées, de la fête qui se déroule autour d’eux, de Svaljärd. Du vol, il ne sait pas grand chose à vrai dire le Voltigeur, si ce n’est ce que tout le monde doit connaître. Ce que Liselotte doit sans doute connaître, vu sa place particulière. Arrivés devant le palais, Mayeul s’incline devant la couturière avant de prendre congé. Les questions qu’il a à poser au capitaine de la garde ducale ne peuvent pas tomber dans des oreilles indiscrètes, après tout. Promettant à la jeune femme de la retrouver un peu plus tard, Mayeul se dirige vers le bureau de celui qui connaît les tours de patrouilles et saura lui indiquer, très exactement, qui se trouvait à proximité de la charrette suspecte.

L’homme ne tarde pas à lui indiquer quels gardes interroger, sans pouvoir lui promettre qu’ils lui seront d’une quelconque utilité. Cela tombe bien, l’un de deux hommes est en patrouille à proximité, et avec l’aide de Nuage, Mayeul ne tarde pas à le localiser. Espérons que l’homme ait une bonne mémoire, et que le Destin l’ai mit sur la route des étranges hommes à la charrette. « Vous n’avez rien vu de suspect, hier ? En fin de soirée, une charrette près des stands où se tiendra le concours d’invention ? N’importe quoi, un détail qui vous semblerez suspect, désormais, alors qu’il ne l’était pas hier ? »

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Dim 25 Juin - 10:05

Grâce avait passé une bien courte nuit. Elle avait partagé les appartements alloués à Melsant, plutôt que de retourner à la Caserne, mais elle avait été rapidement réveillée et avertie par Corail à l’aube, avant que tout le monde ne soit averti, de l’agitation qui régnait dans le palais, et avait dû quitter à contrecœur la douce chaleur des lieux. Elle avait tout de même réveillé Melsant – même s’il n’était pas supposé assurer la sécurité, il tiendrait probablement à être au courant, et à se joindre à l’effort de recherche. Lui volant un dernier baiser, bien plus assurée qu’elle n’aurait pu l’être il y avait plus de neuf mois de ça, elle remit sa tenue de voltigeuse, ainsi que la broche qui l’identifiait comme Voltigeuse impériale et erebienne, avant de le laisser à ses propres préparatifs. Elle avait ses papiers sur elle, mais cette tenue, cette broche, suffisait à lui servir de faire-valoir.

Elle rejoint rapidement Reja, s’interrogeant sur sa propre nuit, toussotant à la seule pensée qu’elle ait pu avoir une telle pensée, même si elle avait bien observé son ailière, et soupçonnait bien des choses que, peut-être, elle-même ne savait pas. Elle s’entraîna mentalement à prononcer son prénom correctement, sachant qu’elle butait sur certaines syllabes auxquelles elle n’était pas habituée, et qu’elle le disait avec un accent qui devait sembler atroce aux yeux de l’Erebienne – c’était le cas, quand elle s’entendait, en tout cas, même si elle ne butait plus réellement sur le nom en lui-même, elle peinait à effacer son accent. Mais elle y arriverait, abimer un prénom aussi beau lui déplaisait fortement. Et elle parlerait l’erebien des dunes, un jour. Dans environ soixante quinze ans.

« Reja ! Je pense que ça ne sert à rien, de rester au palais. Ils seront partis depuis longtemps – et ils n’ont pas volé grand chose de valeur. Rien qui ne soit pas remplaçable. Je ne suis même pas sûre que, s’il n’avait pas fait du grabuge, cela se soit vu tout de suite. Avec l’agitation, les objets probablement cassés par des gens avinés ou maladroits… Le mieux, peut-être, serait d’aller demander aux tenanciers de taverne, s’ils ont vu ou entendu quelque chose. Les gens se croient souvent à l’abri, au sein de la foule, et du bruit ambiant, mais les serveuses et les tenanciers ont souvent l’oreille qui traîne. Ce serait des espions, en réalité, que ça ne m’étonnerait pas. »

Elle sourit à son ailière, attendant son approbation – ou son refus. « Très bien, mais on se rejoint rapidement. On est bien meilleures, à deux, que seules. » Elle sourit davantage encore, habituée aux tentatives de Reja pour la déshabituer à ses années de voltige seule. Elle appréciait, réellement, de voler à ses côtés. Mais elle n’en avait pas l’habitude. Vraiment pas. Même si elle faisait des efforts.

« À tout à l’heure. » Elle frissonnait, Grâce, malgré ses fourrures, et c’est presque congelé, ou ayant l’impression de l’être, qu’elle parvint à une première auberge, s’il avait vu des mouvements suspects, entendu des paroles tout aussi suspectes, se demandant si Reja trouvait des informations.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Dim 25 Juin - 12:56



La Fatalité intervient

On demande un PNJ à l'allée n°3 !




[en réponse à Mayeul]

L'homme semble fatigué mais son regard est alerte, son visage sérieux. Il porte ses années d'expérience sur lui, tout comme une loyauté farouche à la couronne kyréenne. Lorsqu'il voit le major de Svaljärd approcher, il fronce un instant les sourcils, se tenant droit devant le Voltigeur plus jeune que lui.

« Vous n’avez rien vu de suspect, hier ? En fin de soirée, une charrette près des stands où se tiendra le concours d’invention ? N’importe quoi, un détail qui vous semblerez suspect, désormais, alors qu’il ne l’était pas hier ? »

Le garde réfléchit et repasse les événements de la soirée dans sa tête. Sa voix grave laisse entrevoir un brin de suffisance, mais il répond sans détour.

« Des charrettes, il y en a des tas. Avec mes collègues, on en contrôlé des dizaines par jour depuis le début des festivités : remplies de marchandises ou d'objets bizarres pour les concours. » Oui, mais hier soir, une charrette semblait-elle suspecte ? « Il y a bien un jeune homme qui avait l'air un peu perdu avec ce qu'il transportait. Ca avait l'air encombrant, pour sûr ! Je n'ai pas vérifié le contenu, il m'a dit qu'il ramenait ça chez son maître avant de se faire punir. Il était pas bien vieux, pas encore un homme, l'air gringalet avec des taches de rousseur. Il avait pas l'air d'ici. » Et c'est bien tout ce dont il se souvient à son sujet.

Le garde salue respectueusement Mayeul et retourne à sa patrouille.




[en réponse à Grâce]

Des tavernes et des auberges, il y en a un certain nombre à Svaljärd et depuis quelques jours, elles sont sans cesse noires de monde, particulièrement la nuit. Les deux Voltigeuses questionnent un bon nombre de tenanciers sans obtenir de réponse satisfaisante avant d'en atteindre une un peu plus à l'écart du coeur de la capitale. C'est le femme du patron qui reçoit la Belliférienne ; elle a l'air sévère d'une femme à qui l'on ne doit pas manquer de respect mais un regard brillant de bienveillance. Elle pose un instant son chiffon et cesse de s'affairer derrière le comptoir pour répondre à Grâce.

« Des trucs suspects ? Sauf vot' respect, m'dame, on en voit d'toutes les couleurs dans une taverne. Vous avez pas idée de c'que les gens vont inventer quand ils ont une chopine de trop dans l'nez ! Y'a pas un mois, une bande de sagouins ont fait entrer des moutons dans mon établissement, vous rendez compte ? Des moutons ! »

Oui, mais encore ? Des comportements étranges ? Des discussions suspectes ? « Vous croyez qu'j'écoute c'que disent les gens ici ? Vous feriez mieux d'aller surveiller les logis pour les visiteurs. J'ai d'la famille qui loge là-dedans pour la fête, même qu'les étudiants ont fait du beau boulot, mais y'a des petits crétins qui s'amusent à faire des étincelles et v'là qu'la façade de chez ma cousine est toute noircie ! »

Elle n'a pas l'air très contente de cette histoire, elle peste un instant contre ces jeunes gens que l'on laisse sans surveillance et qui ne respectent pas le travail des autres. Puis elle finit par retrouver son sourire. « Vous prendrez bien un peu d'lait chaud avant de r'partir ? Ca vous r'quinquera. » Et sans attendre de réponse, elle s'en va le préparer.



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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Dim 25 Juin - 14:39

Tiré, le Maréchal l'était, n'acceptant guère que des intrusions ai eu lieu alors qu'il avait donné sa parole à son empereur. Il n'avait jamais été connu pour être tolérant et s'il faisait preuve d'une rare patience, cette dernière avait ses limites voir se montrait inexistante selon les situations, comme c'était le cas actuellement. Sonjä de Sylvamir, propriétaire des papiers qu'il vérifiait, en faisait les frais. Jeune savante, jeune noble, il ne pouvait laissé filer pour autant ce manque de respect que lui imposait sa fonction, son titre. Il n'hésiterait dès lors en aucun cas à faire appel aux gardes si cela en était nécessaire pour imposer clairement toute l'autorité dont il disposait.

La jeune femme se rétracta, comprenant sa position, comprenant qu'elle avait été trop loin face à lui, elle s'excusa de son emportement puis baissa les yeux. « Bien. » se contenta t-il de répondre durement d'un hochement de tête sec. Elle n'avait pas poursuivi, il relâcha la main qu'il avait posée sur sa garde. Nul besoin de poursuivre les menaces, elle était consciente à présent de la situation, tout du moins partiellement puisqu'elle admettait ne pas avoir mit le doigt sur ce qui avait provoqué ce tumulte actuel. Lui en dire davantage ? Inutile, il avait beau l'avoir qualifié de 'stupide' par ses actes, elle n'en restait pas moins savante, et à ses yeux être savant signifiait avoir l'imagination fertile, le regard acéré et la curiosité innée, avoir de la jugeote également, elle comprendrait dès lors sans qu'il n'ai donné mot ou indice à ce sujet.

Richard acquiesça son raisonnement sur les droits dépassés, impassible puis attendit que réponse lui soit donné quant au gueux lui ayant fait une impression étrange. L'intuition peut-être... encore qu'il concevait l'intuition que comme un prétexte féminin pour excuser une bavure. Il l'écouta, très attentif au moindre détail.

Peu enclin à parler pouvait signifier qu'il avait peut-être quelque chose à cacher ou qu'il était tout simplement peu bavard. Pas d'ici et touchant à tout lui indiquait un fouineur, trop fouineur peut-être. Cherchait-il quelque chose en particulier ? Souriant malgré la tension palpable... il s'agissait d'un potentiel suspect ou d'un joyeux luron insouciant. Rien d'autre... alcool, parfum... rien de plus, mais suffisamment pour l'arrêter au moins et lui demander ses papiers et avoir le cœur net.

L'étal d'exposition attira un passant et la jeune noble s'excusa, elle devait s'en retourner à son occupation. Richard se montra compréhensif et termina sa 'visite' par un signe de tête, la saluant également.
« Mademoiselle. »
Il ne souligna pas un remerciement quelconque, mais le ton employé était déjà moins offensant que plus tôt, plus poli.

Il se détourna de l'étal et resta attentif aux images d'Adamante qui filait toujours depuis le ciel l'homme en question. Jugeant de ces mêmes images, il se trouvait trop loin pour l’arrêter de lui-même et si Adamante revenait à lui, il encourait le risque de perdre une possible piste.

Il grinça des dents, frustré, mais bien décidé, il n’eut pas besoin de crier quoique ce soit que la griffonne comprit ce qu'elle devait faire dans ce cas de situation... alerter un autre griffon, alerter un autre voltigeur, d'autres voltigeurs, pour identifier si l'homme en question était une menace ou non. Que cela soit une fausse piste ou non, cela devait au moins être vérifié, il espérait également que d'autres ai eu plus de chance de piste. Lorsqu'un voltigeur, alerté par sa partenaire, reprit la poursuite en main, Adamante s'en retourna filer en direction de Richard, lequel marchait toujours dans la foule, aux aguets, jusque là.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 26 Juin - 17:05

Julius était finalement arrivé là où il avait laissé son cheval hier. Le splendide étalon, Belliférien comme son maître, n'avait pas bougé. Il mangeait tranquillement le reste de foin qu'il avait dans la mangeoire. Les soldats, toujours aux aguets, le laissèrent aller vers son cheval. Il fouilla dans l'une des sacoches de la selle et trouva enfin ce qu'il cherchait: Ses papiers. Il les tendit immédiatement au capitaine. Après une rapide vérification, il les rendit à son propriétaire, son visage s'était adouci, ses traits étaient moins tirés, et finalement, après quelques rapides questions, Julius apprit qu'il s'était passé quelque chose au Palais. Visiblement, un groupe d'hommes, ou de femmes, avait pénétré l'enceinte du palais. Mais pour y faire quoi exactement? Le capitaine n'avait su le lui dire et le guerrier l'avait remercié pour les informations. Les soldats reprirent leur patrouille alors que Julius réfléchissait. Le mieux serait peut-être d'aller voir directement au palais ce qui se passait. Las-bas, le combattant pourrait peut-être avoir plus de réponses.

le combattant laissa son cheval là où il était. Il n'en aurait nul besoin là où il se rendait. Tout en marchant, le guerrier promenait son regard partout. Il jetait son regard partout où il le pouvait, il posait ses yeux sur chaque détail, chaque personne, craintif soudainement. Si quelqu'un avait pu infiltrer le palais, qui sait où il pouvait se trouver et ce qu'il pouvait faire. Aussi le regard de Julius furetait de partout. Les moindres recoins, les moindres angles, les moindres coins d'ombres, Julius es vérifiait, attentif et méfiant. Il ne tarda guère à revenir sur l'artère principal de la ville où il y avait plus de monde. Il préféra rester à l'écart un instant, profitant d'un recoin pour s'abriter à la fois du soleil, et par la même occasion rester dans l'ombre, et pour pouvoir observer tranquillement les gens qui se baladaient d'étals en étals au milieu des soldats qui patrouillaient et arrêter les suspects. Après ce rapide coup d'oeil, le combattant reprit sa route.

Julius conservait une main sur la poignée de son épée, comme pour se rassurer. La vérité, c'est qu'il n'était sans doute pas visé. Il n'avait sans doute rien à craindre. Malheureusement, il savait aussi que si ça dégénérer quelque part, des innocents pouvaient payer. Et innocent ou non, il ne comptait pas crever aujourd'hui. Un griffon passa au dessus de la foule. Il était plutôt haut dans le ciel, mais Julius avait l'oeil pour repérer les bestioles et notamment ces créatures magnifique. Il admira un instant le vol splendide de l'animal pensant que la créature avait hérité à la fois du courage et de l'audace du lion autant que de la vivacité de l'aigle et de son vol majestueux. Puis, il reprit sa route, profitant tout de même de regarder quelques étals, mais sans vraiment les voir, voulant éviter de se faire remarquer. L'avantage maintenant, c'est qu'il avait ses papiers sur lui, donc si il était contrôlé, on éviterait de perdre trop de temps, et qui sait, peut-être tomberait-il sur quelqu'un qui en savait un peu plus. Pour l'heure en tout cas, ses informations à lui correspondaient à ce que lui avait dit le soldat et personne ne semblait en savoir plus. Et naturellement, la nature curieuse de Julius le poussait à vouloir en savoir toujours plus... Sans doute qu'on ne lui avait pas appris à se mêler de ses affaires.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 26 Juin - 22:58

Sous le regard fier et un rien condescendant du garde, Mayeul ne bronche pas. Cela fait six mois qu’il est en Valkyrion, et il le sait : il est encore un étranger, pour ces gens. Son physique n’a rien de réellement Kyréen, et si l’insigne brodé sur son harnais, ainsi que son grade l’identifient comme le major de la division de Svaljärd, il en faut très certainement davantage pour que Mayeul ne soit plus considéré comme quelqu’un de capable. Qu’importe, pour le moment : le garde est respectueux de la hiérarchie, et il répond sans détour aux questions du Voltigeur, même si elles lui semblent stupides.

Ils ont un suspect. Un jeune homme, donc, très jeune. Pourquoi n’avoir pas contrôlé la charrette ? Mayeul brûle d’envie de poser la question, mais la voix de la raison l’emporte sur son agacement : ce qui est fait est fait, inutile de se mettre à dos les gardes ducaux. Mieux vaut se concentrer sur ce qu’il a, autrement dit, pas grand chose. Un très jeune suspect, qui n’est pas de Valkyrion. Une charrette près des stands du concours. Une mystérieuse surprise. Rien de significatif, au final. Il y a peut-être autre chose à comprendre, mais en toute sincérité, Mayeul est bien trop fatigué pour pouvoir y réfléchir posément. Baillant à s’en décrocher la mâchoire, le Voltigeur remercie le garde et décide d’arrêter là pour le moment, et d’aller s’allonger une heure ou deux. En toute honnêteté, il le sait, il ne fera rien d’autre s’il ne dort pas un minimum. Fatigue. Repos. Il n’est pas le seul à avoir donné de sa personne, Mayeul.

Rapport. Et après au lit. Finit par conclure le Voltigeur, en se redirigeant d’un pas lourd vers le palais. Il a une brève pensée pour Liselotte et sa proposition, mais Reja s’impose à son esprit, suivit d’un nouveau bâillement. Non, il va dormir, d’abord. Enfin, retrouver son capitaine, lui partager ce qu’il a appris, tandis que Nuage diffusera ses informations dans la conscience collective que possèdent tous les griffons. Cela devrait bien aboutir à quelque chose, non ? Poursuite. Adamante. Maréchal. Les images du griffon s’imposent à l’esprit du Voltigeur, et Mayeul pousse un profond soupir. Il n’est pas très loin, et qui sait, si les Dieux sont avec eux, peut-être que l’homme et le mystérieux adolescent à la charrette ne font qu’un ? Doute. Oui, certes. Il n’y croit pas lui-même, le major.

Reprenant les images d’Adamante, et veillé par un Nuage qui vole doucement non loin de lui, Mayeul se met à la recherche de l’individu suspect indiqué par son supérieur. Grâce à Nuage, il ne tarde guère à le retrouver dans la foule, et manœuvre de telle façon à se retrouve devant lui, bloquant le chemin, une main sur la garde de son épée. Nuage émet un piaillement satisfait, et Mayeul n’a pas besoin de se retourner pour savoir qu’un autre Voltigeur s’apprête à les rejoindre. « Vos papiers, s’il vous plaît. » Intime-t-il au jeune homme repéré par le maréchal de Serre. Un gamin, presque, se trouve face à lui. Et si la voix du Voltigeur est cordiale, son attitude ne laisse pas de place au doute : il veut voir les papiers du jeune homme, et ne le laissera pas repartir sans les avoir vu. Tension. Mayeul se raidit, involontairement, la main proche de la garde de son épée. Il est fatigué, le Voltigeur, et la tension qui flotte dans l’air, relevé par Nuage, ne l’aide guère à se détendre.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Lun 26 Juin - 23:34


Début de matinée – convocation des Voltigeurs par Richard

Elles en ont passé du temps, les Voltigeuses, à chercher des indices, dans les auberges. En ont-elles réellement eu ? Grâce en doute, et c’est presque résignée, qu’elle se rend dans cette ultime auberge. Elle se sent bizarrement en confiance, face à l’inconnue, quoi qu’intimidée. Grâce Martel, de Sombregemme, intimidée. Elle ne le reconnaîtrait pas, jamais, que ce soit le cas ou non. Mais elle se laisse installer, et elle écoute. Attentivement. Sagement. Elle réfléchit, aussi. Est-ce un signe ? Peut-être était-ce une diversion ? Peut-être sont-ils complices ? Elle sort de ces pensées, quand le lait chaud fumant est posé devant elle. Elle aurait sûrement refusé, en temps normal, mais comment, après avoir bénéficié du temps et de la gentillesse de la femme ? Non, elle ne peut pas, alors elle le boit. Un peu vite, mais pas trop.

Elle prend congé plutôt rapidement, quand Corail lui dit que tous les Voltigeurs sont appelés par le Maréchal. Elle voudrait presque ignorer la demande. Mais elle est bien trop fière pour l’ignorer, pour ne pas lui imposer sa présence qui doit être si agaçante pour lui. Elle se retient de l’insulter, quand il leur adresse un regard si méprisant, pourtant, bien déterminée à agir au mieux. À lui prouver, qu’elle vaut mieux que lui.

Elle ne sait pas bien à quoi peut lui servir ce que la tenancière de la taverne a dit, mais elle repart avec Reja, prête à interroger les arrivants qui occupent les bâtisses créées par les étudiants en architecture, à commencer par ceux dont les murs ont été noircis. Ils doivent encore l’être. Rejwaïde, elle, est interpellée par les appels d’Amarante pour un individu suspect, et décide d’aller enquêter à ce sujet.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 27 Juin - 6:29

Les informations qu’il dévoile ne sont pas pour ravir ses souverains. « Très bien, vous ont-ils donné une estimation du temps d’analyse de cette poudre ? Ils travaillent aussi vite que possible, Votre Grâce. » Le temps, cela dit, est tristement une donnée importante, et pour établir le temps d’action de la poudre… ils doivent la tester. Ces résultats permettront de donner une idée claire du trajet des assaillants et du moment où ils ont pénétré dans le palais.

Astrid a certainement relevé son propre œil scrutateur et méfiant, alors qu’il détaille la salle du trône. Un vol. En apparence banal, mais le sénéchal est plus que d’accord avec le scepticisme de sa duchesse, alors qu’elle précise avoir demandé que les autres pièces soient également fouillées. Lui croit de plus en plus à une diversion. On attire l’œil sur un vol, pour faire autre chose. Serait-ce possible, plausible ? En ces temps de guerre, il faut penser à tout. « Le seul en état de parler a été retrouvé non loin des appartements de la noblesse. Les deux autres ailleurs dans le palais, mais on attend leur éveil afin de les interroger et de vérifier qu’ils étaient bien en poste où ils ont été retrouvés, et non pas placés là par d’autres complices », précise-t-il à propos de la position des gardes paralysés. Il aimerait avoir plus de réponses, mais il est bien en mal de plus de détails.

Et… d’autres arrestations ?
Des diversions.
Un hâle rose s’empare des joues du sénéchal, qui repense aux fêtards et à leurs couplets provocateurs à propos de Ljöta. Possible que tout ceci ait été uniquement une mascarade, afin d’attirer l’attention. Il aurait dû intervenir. « Dois-je réunir les sénéchaux ? Le sire de Sylvamir est au palais, son avis sur la situation sera certainement éclairé. » Le préféré d’Astrid aura bien son mot à dire sur la question. En tout respect pour le baron, évidemment.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 27 Juin - 13:49

Si la nuit avait été des plus agréable, la matinée l’était bien moins. S’il s’était écouté, il serait certainement resté dans la chaleur du lit qu’il partageait avec Mélusine et de la présence de son épouse, plutôt que de faire face à la froideur ambiante du palais de Svaljärd. Il s’est passé quelque chose. Le Roi ancien qui hante ses pensées à raison, Hiémain ne peut qu’acquiescer à la remarque d’Obéron et s’était lui même fait à cette idée en constatant les regards tendus et la tension qui demeurait en chacun des gardes. Les invités ou membre de la Cour ne semblaient pas forcément le remarquer, mais des murmures déjà couraient le long des murs du palais, entre les serviteurs et gens de toute sorte. Les espions de la Cour savaient certainement ce qui se tramait. Ce que le baron avait entendu de lui même, alors accompagné d’Arsène, fut cette simple évidence : quelqu’un était entré dans le palais au cours de la nuit. Une intrusion pour faire quoi, il l’ignorait encore, mais certainement pas pour longtemps.

« Arsène, ne t’éloigne pas trop. »

Pas question de le perdre dans l’immense palais ducal où régnait une palpable tension. Un petit garçon perdu pouvait certainement paraître suspect aux attentifs et glacials kyréen. Il le savait bien. Le baron n’eut pas trop de mal à trouver l’un de ses frères des miracles, espion de la Cour depuis des années et ami croisé sur les pavés de Lorgol bien souvent lorsqu’il revenait faire son rapport. A l’écouter, quelque chose de plus grave qu’une simple intrusion était survenue.

« Plusieurs vols, Hiémain. Et à ce qu’on dit, des gardes ont même été retrouvés paralysé par une curieuse poudre. Personne n’en sait plus pour le moment. »

Une poudre ? C’était bien étrange comme procédé. Un vol ? Ce n’était certainement pas que cela. La Cour n’avait pas l’air d’être concernée, autre chose jouait certainement à l’oeuvre. Pourquoi, là était toute la question, mais de toute évidence, le palais était en ébullition et comptait bien régler rapidement le problème avant que ne commence réellement le festival. Prêt à rentrer dans ses appartements en compagnie d’Arsène, il fut intercepté par un messager qui lui confirma les propos de son frère des Miracles. Impossible de douter désormais. Pensif, il passa la porte de ses appartements avant de remarquer la présence d’une invité. Une jeune fille qu’il identifiait à la fois comme la dame de compagnie de la princesse Ljöta et de toute évidence la soeur aînée d’Agathe. Il salua les deux filles Martel puis approcha de Mélusine en la saluant d’un baiser. Puis remarquant l’étrange bourse entre les mains de son épouse, il fronça les sourcils.

« Qu’est-ce que c’est ? »

Alors elles finirent de lui raconter l’histoire, et à son tour, il confia ce qu’il avait pu récolter comme information. Une poudre explosive, ce n’était pas celle utilisée pour paralyser les gardes ducaux, mais difficile néanmoins d’ignorer l’hasardeuse coïncidence.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 27 Juin - 15:52

Ah, la chaleur de l'étreinte de Mayeul la réjouit, malgré son air fatigué et soucieux. Le Voltigeur ne tarde pas à lui expliquer ce qu'il se passe ; somme toute, rien de bien nouveau de ce qu'elle savait déjà, si ce n'est que leurs recherches sont en cours. Bien, c'est tout ce dont elle avait besoin. Quelques détails supplémentaires auraient été fort appréciables mais elle n'a pas envie d'insister trop longtemps, elle obtiendra en temps et en heure l'avancée de leur enquête. « J'espère que tu trouveras ce que tu cherches. »  Adressant un sourire entendu à Mayeul, elle se laisse entraîner à travers la foule, son regard perçant s'attardant ici et là sans manquer une miette de ce qui se déroule sous ses yeux. En vérité, la compagnie du Voltigeur lui a manqué depuis la dernière fois qu'ils se sont vus, tout comme Sombreciel lui manque parfois, avec ses excès et ses moeurs libérées. Ibelin lui plaît pour son activité et ses possibilités, mais Liselotte restera toujours attachée à son duché de naissance, si cher à son coeur. Ce n'est certainement pas pour rien qu'elle continue d'honorer les préceptes de Mirta avec une joie non dissimulée.

En chemin, elle ne cesse son babillage incessant, discutant de tout et de rien avec une légèreté qui lui est caractéristique, s'arrêtant juste l'espace d'un instant, lorsque le Voltigeur la fait entrer dans le palais. L'atmosphère est aussi tendue qu'à son réveil, si ce n'est plus. Est-ce parce qu'ils n'ont encore rien trouvé de concluant ou au contraire parce qu'ils commencent à avoir des doutes ? Liselotte garde un visage impassible mais ses réflexions tournent à toute allure. Et bien que Mayeul finisse par lui fausser compagnie, elle laisse traîner ses oreilles assez longtemps, écoutant aux portes sans la moindre gêne, pour savoir qu'un suspect a été identifié. Elle fronce les sourcils ; ça ne sent pas bon tout ça. Elle ne s'attarde donc pas sur les lieux, car elle a d'autres informations à récolter et quelques indications à donner.


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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 27 Juin - 17:35

La jeune femme te rassures et te demandes sans ambages une danse en contrepartie, avant de se reprendre avec plus de réserve. Tu hausses les sourcils, surpris, avant que Sol ne t'encourage à accepter. Tu pèses le pour et le contre avant de décider que la bousculade, même si sans conséquence, vaut bien cela. « Avec plaisir, jeune demoiselle. » Tu tends la main pour l'inviter à rejoindre la piste improvisée et réalises qu'elle ne remarque pas ton geste, ses yeux fixés sur toi, mais pas exactement. Par instinct, tu approches ta main de la sienne et, seulement à ce moment-là, la saisit-elle.

Alors que vous entamez votre danse, tes doutes sont confirmés quant à la cécité de la jeune femme. Ce n'est pas un souci car elle se meut avec un certain style et tu t'adaptes à ses pas. Si ce n'est les quelques fois où ses pieds écrasent malencontreusement les tiens, tu passes un agréable moment et lui signifies.
Lorsque la musique finit par changer, vous échangez quelques mots et tu la ramènes à l'endroit où tu l'as trouvée. Après un au revoir en bonne et due forme, tu cherches Solveig du regard mais ne la trouves pas de suite. Des mains agrippent ton poignet et tu te retournes pour trouver une femme qui t'entraînes déjà vers la piste de danse. Tu n'as pas le cœur à refuser et te voilà enrôlé pour quelques danses malgré toi.

Tu finis par retrouver Vira qui t'accoste, un plaid à présent autour des épaules. Le soulagement t'envahit et tu t'empresses de lui demander ce qui lui est arrivé. Après lui avoir offert une boisson chaude, vous tentez de retrouver Solveig, que vous avez perdue à son tour. Il te semble l'avoir vue partir danser tout à l'heure, mais le fait que vous soyez séparés, pirates parmi les gens normaux, avec cette menace invisible qui pèse sur vos épaules, tout cela loge un mauvais pressentiment en toi. Solveig est une grande fille, mais surtout une native du coin, contrairement à Vira ou toi-même. Il y a peu de chance pour qu'il lui arrive quoique ce soit. Pourtant, vous décidez de la chercher car on ne laisse pas un copain derrière.

Vous avez pourtant fait chou blanc. Oh, vous n'avez pas fait que chercher, l'inquiétude lisible sur vos visages. Non, vous avez participé à quelques animations, vous avez admiré certains stands, certaines invention. Vous vous êtes mêlés à la foule, cherchant avec discrétion votre camarade. A ta plus grande hilarité, Vira s'est même fait poursuivre par des poules. Hilarité qui a tourné à l'horreur devant l'hostilité hargneuse des bestiaux, moment où tu as décidé de l'aider.
Il a ensuite été temps pour vous de rentrer, avec l'espoir que rien n'arrive à Solveig durant la nuit.

***

Le lendemain matin, Vira et toi réalisez que Solveig n'est pas là – soit repartie tôt, soit toujours pas rentrée. Tu optes pourtant pour la deuxième solution. La jeune femme vous aurez sûrement laissé un mot, si elle était passée à la Taverne. Tu te forces encore une fois à ne pas trop t'inquiéter. Tu partages ton hypothèse avec Vira, celle que la Kyréenne ait trouvé des anciens connaissances avec qui passer un la soirée précédente. Après un repas, vous repartez l'air de rien à sa recherche malgré tout. Il suffit qu'elle ait fait une mauvaise rencontre, guerrière ou non, rien n'est jamais garanti dans ce monde.

Pourtant, ton semblant de calme s'évapore au fur et à mesure que vous progressez dans la capitale. L'agitation est palpable. Les gardes et les Voltigeurs demandent les papiers aux gens qui passent, à ceux qui leur semblent suspects. Quelque chose de grave s'est passé. Le regard de Vira trouve le tien et, oui, tu le concèdes, tu t'inquiètes pour de bon, à présent. Votre détermination redouble et vous laissez traîner vos oreilles au cas où une information vous parviendrez.

Bien vite, votre tour de montrer vos papiers arrive et tu te dépêches de les sortir de ton sac.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 27 Juin - 18:32

Même sa blague ne tira aucune réaction. La situation devait être grave pour qu'aucun trait ne lui réponde, cinglant comme a son habitude.
Renfrognée, elle resserra encore un peu plus la cape sur son corps. Cette journée n'était pas a son goût. Elle se rendit compte a quel point elle avait raison quand il mentionna le courrier resté sur son bureau.
Son cœur manqua un battement. Elle se retint de peu de regarder par derrière son épaule pour lorgner ses possibilités de fuites. Non, il n'avait pas lu, elle était encore sauve. Pour le moment.
Il ne la lâchait pas des yeux, elle se força donc a lui adresser une petite moue amusée alors que l'esprit n'y était pas. Au moins ce moment fatidique n'était pas pour aujourd'hui. Lorsqu'il viendrait, Solveig l’accueillera avec joie, mais pour le moment, seule la sécurité de ses compagnons compte. Elle n'est pas seule, elle ne peut pas se permettre le moindre coup d'éclat. Suicide, bêtise, Solveig est bien des choses mais rien de cela.
Son explication de la nuit passée ne lui attire qu'un « je vois » aussi décevant que le reste. Décidément, il est temps de s'en aller. La mise en garde du Maréchal ne lui tire qu'un bref hochement de tête n'ayant plus la force d'étirer ses lèvres dans un sourire.
Dans sa situation elle ne sait plus comment la prendre, mais ça ne compte plus, elle retrouve ses papiers, elle retrouve sa liberté.

La kyréenne tourne les talons et continue son chemin sans se retourner. Elle attend encore un peu, histoire d'être certaine de ne plus être observée puis elle se met a courir au petit trop. Vira, Géralt, elle arrive !

Arrivée au bout de sa route elle freine brusquement, hésitante quand à la direction à prendre. Elle avait pensé à l'auberge qu'ils avaient loué en cas de nuit très arrosée mais aussi a la taverne de la nuit dernière.
Il restait aussi l'endroit ou leur portail s'était ouvert. Curieusement ce fut ce choix qui lui parut le plus sensé pour attendre comme une enfant perdue ses camarades. Ils étaient arrivés de là, elle trouvait logique qu'ils pensent eux aussi à venir faire un petit tour là-bas plutôt que de l'attendre à l'auberge ou la taverne ou ils s'étaient attirés quelques foudres.
Solveig, toujours ses papiers à la main marcha droit sur son objectif, priant pour ne pas faire le mauvais choix.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 27 Juin - 18:41




Chroniques d'Arven

Intrigue 2.4

De Glace et de Sang

Du 29 au 31 juillet 1002



Intrigue animée par Lemon Tart



Le mystère reste entier, au coeur de la capitale kyréenne, mais gardes et Voltigeurs sont sur le coup. Peu à peu, les indices sont mis bout à bout, de nouvelles informations leur parviennent, des suspects sont arrêtés et de nouvelles hypothèses sont émises.

L'on réalise bien rapidement que les fêtards arrêtés cette nuit sous les fenêtres de la princesse Ljöta ne sont que ça, des fêtards. Ils sont gardés encore un peu en garde à vue toutefois, par mesure de précaution. La poudre à canon suspecte est reliée aux marques de brûlures faites sur des façades de bâtiments et la poudre étrange retrouvée sur les vêtements des gardes paralysés a été analysée avec soin par les meilleurs Savants ducaux de Valkyrion ; son effet est puissant et peut visiblement durer jusqu'à deux heures, laissant largement le temps aux intrus de faire ce qu'ils ont à faire. Mais le vol était-il leur seul objectif ? Beaucoup en doutent.

Deux personnes sont arrêtées au cour de la journée : le jeune homme étrange qui errait autour des estrades sans raison apparente ainsi que celui qui est associé à la mystérieuse charrette - qui n'a pas été retrouvée. Ils ne semblent pas très âgés, à peine des adolescents, et malgré l'angoisse apparente dans leur regard, ils n'osent pas dire ce qu'ils savent. Mais une chose est certaine, ils savent quelque chose.

L'effort combiné des gardes et des Voltigeurs les mène, au cours de l'après-midi, à découvrir une installation des plus suspectes sur l'une des estrades de concours. Là, assez de poudre à canons pour faire flamber la plupart des étals et inventions tout autour. L'incident a été évité, les tensions semblent quelque peu apaisées, mais il se murmure que l'Ordre du Jugement est peut-être derrière tout cela. Et quel rapport avec les vols au palais ?

La surveillance continue alors que le jour s'achève, sur la capitale kyréenne. Le froid s'insinue peu à peu dans les ruelles et la fête continue. En haut lieu, l'on se réunit pour savoir ce qu'il se passe. Le duc et la duchesse ont convié leurs sénéchaux mais également les têtes couronnées présentes à discuter de la situation pour savoir ce qu'il convient de faire. A priori, la menace semble écartée, mais le soulagement est de courte durée.

Au moment où les derniers rayons de soleil s'effacent à l'horizon, alors que les lueurs rougeoyantes laissent place à l'heure bleue, un vacarme assourdissant retentit dans Svaljärd. À la caserne, des explosions retentissent, suivies de flammes immenses qui s'élèvent vers le ciel. En son coeur, quelques Voltigeurs étaient présents, dont le Maréchal de Serre, grièvement blessé sur le coup. Il est évacué, de même que les autres, mais il a perdu connaissance et ses blessures inquiètent les médecins présents. Dans le ciel, Adamante tournoie en proie à une violente colère de voir son Voltigeur ainsi blessé. Mais ses yeux perçants se tournent bientôt vers le palais qui subit le même sort.

Au coeur de la ville, une aile du palais flamboie dans le crépuscule : l'aile réservée aux nobles. L'explosion semble plus puissante, plus dévastatrice. Le savoir-faire des chimiste s'est liée au Savoir du Temps, plus ancien et méconnu. Il ronge la matière, accélère sa décomposition jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien, désagrégeant tout ce qu'il touche alors que les flammes engendrées par les explosions se mêlent à tout cela. Et il ne fait alors plus aucun doute : l'Ordre a pris part à ces attentats d'une violence inouïe. Leurs meilleurs Savants ont longtemps analysé la Mère Fortune, ont travaillé d'arrache-pied pour en exploiter les effets, et ils ont réussi. Si jusque là, ils faisaient montre de manipulation, jamais ils n'ont fait preuve d'un savoir-faire aussi destructeur. Aucune revendication cette fois, uniquement l'annihilation.

Les nobles encore présents en ces lieux sont évacués rapidement et emmenés dans la cour du palais où ils sont surveillés par de nombreux gardes, tous inquiets. Doivent-ils craindre d'autres attaques ? La famille impériale, la plus proche de l'explosion, s'en sort miraculeusement indemne malgré quelques blessures bénignes, mais sont-ils à l'abri ? L'heure n'est toutefois pas encore aux supputations, car les incendies causés à la caserne et dans le palais menacent de tout ravager. La priorité est de tout éteindre avant que ça ne se répande dans la ville.






Troisième Tour

Consignes



IRL : du mardi 27 juin au mardi 4 juillet (18h).
IRP : le 30 juillet 1002, début de soirée.

• Ce topic concerne les personnages inscrits à l’intrigue au préalable. Si ce n’est pas le cas, un petit MP à la Fatalité et vous serez les bienvenus ! Je vous rappelle juste que nous sommes en guerre, et que les Faës - et les mages - ne sont pas admis en Ibélène.

• Le tour se déroule le soir du 30 juillet. Les explosions qui ont eu lieu ont alerté toute la capitale, le feu se répand et les incendies doivent être maîtrisés. Le Maréchal de Serre est conduit en lieu sûr pour se remettre de ses blessures, les nobles présents dans le palais sont évacués de leurs appartements et prennent refuge pour la plupart dans la cour du palais, abondamment surveillée.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots en utilisant impérativement ce site et le résumé de vos actions sous balises spoiler.

Bonne chance à tous !  :poele:




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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 27 Juin - 21:00

Fatigué, ça, Julius l'était. La journée avait avancé à une vitesse lente. Il n'avait pu obtenir aucune informations, et lorsqu'il avait tenté d'obtenir, vainement il faut bien le dire, quelques informations au palais, il avait été chassé par la garde, plus considérer comme un curieux que comme un enquêteur ce qui était d'ailleurs bien vrai. Et c'est ainsi qu'il s'était retrouvé à errer sans trop d'objectifs autour du palais avant de repartir au cœur de la ville. La résidence de pierre des ducs de Valkyrion impressionnait à la fois par sa taille et par son architecture très lourde, massive. La palais avait été bâti dans un objectif de fonctionnalité, pas d'élégance. Les kyréens étaient réputés pour leurs constructions massives, solides, aptes à résister au froid autant qu'à l'adversaire. Ainsi, Julius constatait que comme les Bellifériens, les Kyréens avaient choisis la fonctionnalité avant de prendre l'élégance.

Alors qu'il ne savait trop que faire, il préféra se poser contre un mur, admirant encore le formidable palais de Valkyrion. Il laissa ses pensées vagabonder d'idées en idées, ne sachant trop que faire. L'ennui? Non, la frustration de ne pas avoir plus d'éléments en mains. Soudain, une explosion ébranla le palais. Devant les yeux du guerrier abasourdi, les flammes s'élevèrent alors dans un brasier immense qui consuma l'aile du palais en un rien de temps alors que les rayons du soleil couchant inondaient d'une lumière rougeoyante la cité dont le palais en flamme semblait resplendir. Alors qu'il entend quelques cris, Julius peut sentir la panique qui se répand autour de lui avec les quelques personnes présentes dans la rue, elles aussi surprises et apeurés. Impuissant, le guerrier reste tétanisé devant cet événement qui vient, en quelques secondes, de frapper le palais. C'est alors que le regard du combattant est attiré par deux silhouettes qui sortent par une fenêtre du palais, au rez-de-chaussée. Le sang de Julius ne fait qu'un tour. Si on à créer des portes, ce n'est pas pour passer par les fenêtres, ça c'est sûr.

Le guerrier décide alors de se lancer à leur poursuite. Les deux ombres ne l'attendent pas et s'élancent dans les rues de la ville. Si on les laisse filer, on les perd. Prêt à tout pour en apprendre un peu plus et pour arrêter ces deux inconnus, Julius se jette à leur poursuite. Endurant, il l'est, et c'est ainsi qu'il se retrouve lancé à la poursuite de deux énergumènes ayant choisi comme porte de sortie une fenêtre. Alors même qu'il est sur leurs talons, les pensées du guerrier bouillonnent. Qui sont-ils? Pourquoi fuient-ils? Où vont-ils? Tant de questions et si peu de réponses. Le guerrier décide donc de se focaliser sur cette course poursuite plutôt que de penser à autre chose qui pourrait le déstabiliser. Un instant, il fût tenté d'appeler du renfort. Après tout, vu comme les gardes étaient sur le qui-vive et étant donnés du nombre de patrouilles présentes en ville, nul doute que si il avait appelé, Julius aurait obtenu du renfort. Mais pour l'heure, il préféra suivre en silence les individus qui filaient à toutes jambes, se concentrant sur sa respiration alors qu'il se sentait presque revivre. C'était le moment le plus intense pour lui si l'on considérait la journée plutôt ennuyeuse qu'il avait passé.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mar 27 Juin - 22:53

L’homme sur lequel Adamante les a envoyé est arrêté, et emprisonné sous bonne garde. Mayeul apprend même que l’homme à la charrette a été interpellé, même si ce qu’il transportait n’a pas été retrouvé. Satisfaction. Mayeul partage le sentiment de son griffon, d’autant plus lorsqu’il apprend que les suspects préparaient un incendie qui aurait ravagé l’exposition. C’est avec le sentiment du devoir accompli que le major de Svaljärd a regagné sa chambre pour quelques heures de repos : il est prévu qu’il patrouille plus tard. Car si deux suspects ont été appréhendés, tout n’est pas résolu. Le Voltigeur, en réalité, ne réfléchit pas longtemps aux problèmes : à peine couché que ses yeux se ferment déjà, et il ne tarde guère à s’endormir.

**
Début de soirée

Mayeul est debout depuis presque une heure, achevant de se préparer pour sa patrouille. Nuage déjà l’attend avec impatience, batifolant à l’extérieur avec le griffon de son ailière, sous le regard amusé de celle-ci. L’ambiance est moins lourde depuis les arrestations, même si les doutes et les suspicions demeurent. Le major de Valkyrion, toujours distrait, a quand à lui égaré une paire de gants, et il s’est dirigée vers la pièce destiné à l’équipement pour s’en procurer une nouvelle. Dans l’armoire de sa chambre, c’est bien simple, Mayeul ne retrouve absolument rien !

Les explosions qui secouent la caserne sont violentes et soudaines. La caserne des Voltigeurs, touchée de plein fouet, semble s’effondrer sur elle-même sous la violence du choc, et le souffle des explosions balaie les murs comme s’ils étaient en paille. Le Voltigeur en voit trente-six chandelles tandis qu’il est projeté contre un mur, et il se passe quelques minutes sans doute avant qu’il ne rouvre les yeux en gémissant. Quelques cristaux lumineux éclairent encore la pièce, ainsi que les flammes d’un début d’incendie sur le mur opposé. Sonné, sans parvenir à totalement comprendre ce qu’il vient d’arriver, ni même l’urgence de la situation, le major de Svaljärd porte une main à sa tête, réprimant un hoquet de douleur. Il s’est sans doute mal réceptionné, et la douleur lorsqu’il sollicite son poignet indique qu’il s’est probablement fait une belle entorse. Rien de cassé, juge-t-il, mais des bleus et des coupures un peu partout. Son coude saigne abondamment, son poignet gauche semble être tailladé avec un poignard à chaque fois qu’il fait le moindre mouvement, il a une coupure sur la joue et s’est mordu la lèvre en tombant. « C’est parfait. » Maugrée le Voltigeur, se relevant péniblement. Sa chemise est déchirée, aussi n’éprouve-t-il guère de remords d’achever de détruire le travail de Liselotte pour s’en faire un bandage de fortune, à la fois pour son avant-bras ruisselant de sang et son poignet douloureux. Torse-nu, voilà une situation qui ferait des heureuses. Sans chemise, à Svaljärd.

L’information fait doucement son chemin dans l’esprit encore bancal du Voltigeur, qui finit par réaliser l’ampleur du problème. Les explosions. Le souffle qui l’a jeté à terre. Mais, surtout, le feu, qui se propage à une vitesse alarmante dans la petite pièce sans fenêtres, coupant sa seule porte de sortie. Déjà, la fumée le fait tousser, et la panique menace de l’envahir. « Du calme. Réfléchis.» Nuage ! Le Voltigeur n’a guère besoin de longs discours pour communiquer sa situation à son griffon, et sentir l’angoisse de ce dernier. Renforts. Aide. Mayeul fait entièrement confiance au griffon sur ce point, et s’efforce de ne pas céder à la panique.. Il tente de se diriger vers la porte Mayeul, mais les flammes le ont vite revenir sur cette idée. La fumée est épaisse, et le Voltigeur s’efforce de respirer lentement. Renforts ? Il tente de garder la panique et la peur loin de son esprit. Clairement, ce n’est pas le moment. Les gens savent qu’il est là. On secourt les blessés. Il va sortir de là... le tout est de savoir s’il en sortira vivant.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mer 28 Juin - 16:31

La journée s’achève tranquillement après cet échange avec le Maréchal ; je continue d’observer ces allées et venues, les voltigeurs semblent s’enquérir d’un phénomène. Je perçois quelques bribes de paroles me glaçant… une poudre, garde paralysés, palais… ces paroles ont comme conséquence que la seule chose à laquelle j’aspire est de retrouver Hiémain et sa famille au plus vite. J’ai quitté le palais ce matin sans rien voir ou bien était-ce en raison de ces festivités, absorbée je n’ai rien vu d’anormal… probable.

Les rayons du soleil tombent doucement à l’horizon lorsque j’entends un vacarme assourdissant, des cris, de l’affolement. La peur s’empare de Svaljärd. La fête semble se diriger minute après minute vers une terreur profonde. Mon cœur semble s’arrêter lors de la seconde détonation et quand je vois le château rougeoyer. Hiémain… Mon sang ne fait qu’un tour, l’envie de tout quitter et de vérifier qu’ils n’ont rien.

Je jette un regard à mon étal, à l’égard de mon collègue et ami pour lui dire « je peux te laisser ranger l’étal, je dois aller voir ce qu’il se passe, c’est pas normal »… ou ça l’est peut être… mais pourquoi s’en prendre à ma famille ? Me faire réagir. Cela fait quelques semaines qu’ils y travaillent, je leur ai indiqué les endroits propices pour se cacher, je me doutais qu’il se tramait quelque chose sans réellement savoir quoi, mais une seule ligne de conduite, agir de concert avec l’ordre, aider les savants, les guider ; il faut bien que ce monde avance et il n’y a pas d’avenir sans quelques sacrifices ; mais pas Hiémain…

Mes mâchoires se contractent alors que je m’empare du cadeau pour Meldred, je commence à courir, tentant de me frayer un passage au milieu des badauds affolés. Un enfant tombé, pleure, je m’agenouille à son niveau, le consolant quelques minutes ; je le prends dans mes bras cherchant des yeux une mère affolée. Je l’identifie rapidement et la rejoins pour lui mettre le bambin dans les bras. Sourire de l’instant pour rassurer sa génitrice et lui dire « rentrez chez vous on ne sait pas ce qu’il va advenir par la suite d’accord ? » Elle approuve d’un hochement de tête mon conseil. Tellement de victimes pour parvenir à nos fins. Je poursuis mon avancée rapide pour me trouver devant la cour du château. Les nobles semblent tous réunis en ce lieu, trouver Hiémain devrait être moins compliqué que prévu ; les gardes sont partout, entourant les nobles, mais il devrait forcément y en avoir un peu plus autour d’eux. Bousculant m’excusant « pardon vous n’auriez pas vu la famille de Sylvamir où sont-ils ? » m’excusant j’entends des pleurs, le feu qui crépite, jetant un regard au palais en proie au flammes ; mes paroles semblent vaines puis du coin de l’œil je les vois là-bas ils sont tous regroupés ensemble ; soupir de soulagement.

Je me rapproche de mon cousin, prenant un air en lien avec les circonstances. A moins d’un mètre de lui je lui pose ma main sur son épaule alors qu’il me tourne le dos, l’incitant à se retourner « Hiémain, tu vas bien ? ta famille ? » je les regarde tous ensemble, ils ont l’air indemnes, mais je veux m’assurer de par la parole de celui que j’apprécie le plus dans cette famille déchirée « tu peux m’en dire plus, il se passe quoi ? des victimes à déplorer ? je peux aider en quelque chose ? » le cadeau de Meldred en main je n’ose même pas lui donner, ce n’est pas vraiment le moment idéal… Il faut que je dissimule que je suis au courant de cette attaque et que je reste moi-même ; glaner les informations des victimes pour les faire remonter et maîtriser toujours cette terreur ou l’entretenir… je fais face à ce dilemme qui me poursuit depuis peu protéger ma famille mais avancer de concert avec l’ordre, viendra le moment où je devrai choisir…

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Mer 28 Juin - 20:18

Grâce s’était levée avant l’aube, ce matin-là, réveillée par Corail qui avait donné l’alerte, et elle était épuisée. Inutile de dire qu’elle aurait apprécié quelques heures de repos, mais cela ne semblait pas à l’ordre du jour, malgré les quelques informations qu’ils avaient pu recueillir. Elle peinait à croire la menace écartée, et elle avait voulu recueillir les avis des autres Voltigeurs, échanger avec eux, à la caserne. Chercher à identifier le but réel des fauteurs de trouble. Elle avait malgré tout emprunté quelques instants la chambre que Reja y occupait, une demi-heure peut-être, pour se reposer quelque peu, afin d’être plus alerte. Ce n’est qu’après cela, et après de longues discussions, qu’elle s’apprêtait à partir, pour patrouiller au-dessus de la ville, sur le dos de Corail. Elle aurait probablement du dormir, et se reposer, mais son devoir le lui interdisait.

Elle avait quitté depuis peu la caserne, quand l’explosion la désarçonna, l’expulsant brutalement du dos de Corail, à peine retenue par son harnais, et sauvée de justesse par ses griffes, qui lui lacérèrent le dos, alors que celui menaçait de se briser. Il lui fallut un temps certain, pour se calmer de la frayeur qu’elle venait d’avoir, alors que Corail tentait de l’apaiser avec des images d’elles deux en plein vol, détendues, souriante. Elle sursauta quand Aragorn se matérialisa auprès d’elle, et plus encore quand Corail lui transmit les appels paniqués de Nuage, concernant Mayeul.

Renfort. Grâce dut se retenir, pour ne pas foncer la tête la première dans la caserne, encore plus lorsque sa griffonne lui apporta des précisions. Fumée. Feu. Comment Corail le savait-elle ? Elle eut sa réponse, quand Sirocco déboula énergiquement, manquant presque de les bousculer toutes les deux, complètement paniqué. Reja évanouie. Par terre. Perdue. La détresse des griffons commençaient à gagner Grâce. Elle devait y entrer. Mais ils devaient éteindre le feu.

Aragorn s’approcha doucement, pour ne pas l’effrayer. Sa voix n’était qu’un murmure. « Dis leur de prendre ces baquets, de les remplir dans le lac. L’eau y est gelée, cela devrait aider. Ils peuvent utiliser les griffons rescapés. Faire une chaîne. Être plus efficaces. » Elle acquiesça, grimaçant. C’était du temps perdu, pour sauver son ailière, son ami, leurs acolytes Voltigeurs.

Montant de manière à se faire voir, elle haussa la voix, à se la déchirer. « ÉCOUTEZ-MOI TOUS ! PRENEZ TOUS LES GRANDS RÉCIPIENTS À VOTRE DISPOSITION, REMPLISSEZ LES DANS LE LAC ! FAITES UNE CHAINE, AVEC LES GRIFFONS QUI VEULENT ET PEUVENT AIDER, ET ETEIGNEZ LES FLAMMES. CEUX QUI NE PEUVENT AIDER, ÉTOUFFEZ LES PLUS BASSES AVEC DES TISSUS. ET AIDEZ-NOUS. »

Elle montra cela à Corail, lui demandant de la poser, et d’aider à éteindre le feu. Elle courut vers la caserne, et pénétra dans le bâtiment en feu, non sans entourer son visage d’un tissu humidifié. Pourvu qu’elle tienne. Pourvu qu’elle les retrouve. Elle erra à tâtons, fermant les yeux de temps en temps pour éviter qu’ils ne soient asséchés ou brûlés, essayant de repérer le chemin que Nuage leur avait transmis. Ce n’était pas facile, dans les lieux envahis par la brume due à l’incendie, qui commençait à l’affecter et à la faire tousser. Elle crut enfin arriver au bon endroit, cependant, et elle s’égosilla, criant de toutes ses forces. « Mayeul ! MAYEUL ! Tu m’entends ? Tu… Ça va ? »

Elle se coucha au sol, espérant voir à travers les débris de la porte, et recula précipitamment en voyant une flamme, qu’elle étouffa avec un pan de ses vêtements, déjà abimés – tant pis, elle mourrait de froid avec une demi jambe de pantalon. Peut-être mourrait-elle sous les flammes. Elle jeta le vêtement sur les flammes jusqu’à les éteindre, entreprenant de pousser les débris, avec ses mains meurtries. Elle devait le sortir de là. Et ils devaient trouver Reja. « Reja ! Tu sais où est Reja ? Tu l’as vue ? Au moins, lui était sain et sauf… « Pousse les débris de ton côté ! »

Elle ressentait une autre inquiétude, profonde. Où était Melsant ? Et ses filles ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 29 Juin - 3:26

- Maman!

Le hurlement avait traversé les murs de pierre aussi facilement qu’il avait traversé la bienséance. Mélusine! Maman! Agathe l'appelait comme si sa vie en dépendait. Point de Dame qui tienne! Dehors, par la fenêtre, elle avait vu des lueurs flamboyantes dans le ciel. Et ce bruit! Oh…! Terrifiant bruit d’explosion qui avait heurté ses oreilles pour l’ébranler toute entière! La ville semblait prendre feu! Quelque chose de terrible se produisait. Les attaquaient-on? Des dragons? Les yeux vers le ciel, elle fut soulagée de ne voir aucune ombre semblable à Sucre. Seulement la nuit noire et des spectres de fumée. Son soulagement fut toutefois de courte durée, car quelque chose de bien plus terrible se produisit. Elle voulait crier le nom de sa tutrice, une fois de plus, mais les mots ne sortaient plus, tant la peur était grande et paralysante. Il y avait eu un tremblement sourd et profond qui avait semblé traverser le palais en entier, tant il était terrifiant. Puis des cris avaient fusé de toutes parts, par le couloir, par la fenêtre, par la pièce voisine. Le palais ne semblait être que cela : stupeur et hurlements stridents. Elle n’entendait plus très bien, tant la cacophonie l’avait affectée et s’était muée en bourdonnement, alors qu’elle était agenouillée sur le sol renversée par la puissance de l’onde. Tétanisée, elle était restée là, engourdie par la peur et l’angoisse. Quelqu’un l’avait prise à bras le corps. Hiémain? Un domestique? L’un de ses étranges protecteurs qui la suivaient? Elle ne le savait même plus, Agathe.

Ce n’est que dans la cour, entourée de ses proches, qu’elle se permit de reprendre le fil des évènements. Des explosions. Dans la ville et au palais. C’était brutal et soudain. Les visages nerveux des autres laissaient croire que personne ici n’était conscient de ce qui se produisait, de ce qu’ils vivaient. Meldred allait bien. Il hurlait. Il allait bien. Mélusine. Hiémain. Arsène. Ils étaient là. Tout en essuyant ses joues humides de chagrin et de peur, elle parcourait la foule liant petite et grande noblesse du bout des yeux. Aubrée… Elle devait être ici, quelque part! Avait-elle rejoint la fête ou était-elle restée au palais? Déjà grande, elle se hissa un peu plus sur le bout des pieds, ignorant le froid qui la tenaillait de toute part pour tenter de retracer une tignasse blonde. Si on lui avait dérobé sa soeur… Si on lui avait pris Aubrée… Oh..! Par Idril...

Effarée, pâle et frigorifiée, elle se contenta d’observer ici et là, guettant la silhouette familière de sa soeur ou de Grâce. Ou d’Arnaut. Peut-être Melsant saurait-il ou Grâce se trouvait? On avait déposé une cape sur ses épaules. Qui? Elle l’ignorait, toujours occupée à scruter les mouvements de la noblesse environnante. Sa soeur était quelque part, et elle comptait bien s’en assurer. Tout cela… Tout cela ressemblait à ce tournoi. Allait-on chercher à l'enlever, ici aussi?

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 29 Juin - 9:58

Son excursion hors de sa chambre ne fut que de courte durée.  On la rassura qu'il n'y avait rien à craindre et comme elle n'avait plus de prétexte pour se tenir hors de ses appartements, Séverine n'eut d'autre choix que d'y retourner se cloîtrer avec aucune autre compagnie que Prudence.  Son comportement de la veille lui valait certainement cette pénitence de point pouvoir participer à la fête.  Ou à toute enquête que ce soit à propos des événements, comme elle aurait aimé le faire.

Plus tard en soirée, alors qu'elle était en plein monologue passionnant avec elle-même sur les étoiles, la participation de Prudence ne se limitant qu'à des exclamations : « Oh comme c'est merveilleux! », lorsque le bruit des explosions l'interrompit en plein discours.  Si la dame de parage perdit immédiatement son sang froid en se mettant à hurler de terreur, Séverine resta calme : ce n'était pas le moment de paniquer.  Sans se soucier de ce qu'elle portait mille dentelles superposées, elle se leva et se mit à rabrouer la jeune femme tétanisée par l'épouvante.

« Allons, lèves-toi, il faut qu'on sorte d'ici! »

Au même moment, Martial apparut à l'embrasure de la porte et si un instant la tenue de son épouse sembla lui porter problème, il n'en fit pas scène et jeta sa cape sur les épaules frêles de la jeune femme avant de l'entraîner, un bras passé autour de ses épaules, Prudence les suivant en pleurant.

Une fois dehors dans la cour, la princesse remarqua rapidement la famille d'Elvakyr et considérant qu'ils étaient blessés, songea qu'il était de son devoir d'aller leur venir en aide comme elle le pouvait.  Il ne fallait pas que cet incident entache les relations entre Bellifère et Valkyrion.  Comme Martial la laissait à elle-même pour aller aider à l'évacuation maintenant qu'il l'avait sauvée elle, elle se mit en quête de la famille ducale.  Qui ne fut pas difficile à trouver.  La garde était resserrée autour d'eux, avec les incidents qui s'étaient produits ces deux derniers jours, c'était bien normal.

Quand elle réussit à s'approcher, elle prit dans ses bras la petite princesse en pleurs et s'adressa ainsi à Astrid : « Permettez-moi de vous aider à prendre soin des enfants tandis qu'on leur apporte les soins nécessaires. »  Elle se doutait bien que la duchesse serait peut-être appelée à soutenir son époux dans le chaos des explosions et du feu qui dévorait le palais.  Peut-être se sentirait-elle plus calme si elle savait que quelqu'un était là pour accompagner les enfants.  Séverine ne doutait pas un instant qu'il y avait certainement d'autres personnes pour ce faire, mais même dans la tourmente, elle ne perdait pas ses moyens et agissait par intérêt.  Il ne lui paraissait point peu indiquer d'utiliser les circonstances et les petits pour gagner la confiance de son homologue.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 29 Juin - 16:40

Le feu commence à gagner la chambre et la fumée se fait plus épaisse, faisant tousser le Voltigeur. Il maintient à grand peine sa panique sous clé, s’accrochant à la réassurance de Nuage que les renforts sont en route. Sa main blessée le démange, un voile noir s’abaisse devant ses yeux, et Mayeul est sur le point de lâcher prise quand la voix de Grâce retentit non loin. Le major de Svaljärd pousse un soupir de soulagement : il a bien fait de ne pas abattre sa dernière carte, de ne pas se dévoiler plus que nécessaire. Une quinte de toux lui déchire les poumons, mais il reprend son souffle pour crier à Grâce, qu’il entend de l’autre côté de la porte : « Je vais bien ! » Affirmation probablement démentie par la quinte de toux qui suit, son torse nu et ses bandages de fortune, mais peu importe.

Mayeul entend la jeune femme repousser les débris de son côté de la porte, et se rapproche des débris qui lui bloque l’accès. Le feu a pris, et il lui faut le disperser à grands coups de pied pour parvenir à atteindre la porte. Il serre les dents Mayeul, devant une flamme plus vive que les autres qui vient lécher la chair, mais entre mourir étouffé et supporter quelques brûlures, sa décision est vite prise. Une fois le chemin libéré, le Voltigeur s’apprête à défoncer la porte maintenant que Grâce a dégagé l’accès de son coté, quand la voix de la jeune femme retentit soudainement. Re.. Reja ? Pourquoi saurait-il où est Reja ? La conclusion lui saute soudain à l’esprit : le feu. Les explosions. La chambre de la voltigeuse.

La panique jusque là soigneusement gardée sous clé menace de s’échapper, et la main de Mayeul se crispe sur une arme qui n’est pas tangible. La peur se dispute un moment avec la détermination, et le Voltigeur a l’impression que son esprit se fige sur place, que quelqu’un d’autre se retrouve aux commandes de son corps. Il doit réagir. Mais la seule chose à laquelle il peut penser, c’est que ce n’est pas possible. C’est un cauchemar. Ca recommence, encore, une illusion, une fausse réalité, ça ne peut pas être en train d’arriver. De quelques coups d’épaule qui ne font rien pour arranger l’état de son poignet et de ses différentes blessures, le major de Svaljärd défonce la porte qui le sépare de Grâce, insensible à la douleur.

La sensation d’impuissance de Mayeul prend fin au moment où il voit Grâce, son amie, l’aillière de Reja, debout devant lui avec un foulard sur le visage, et les mains bien abîmées. La panique redescend, son esprit s’éclaircit, et une détermination sans faille brille dans les prunelles du Voltigeur. « Suis-moi. » Ordonne-t-il, sans prendre le temps d’expliquer à la jeune femme comment il connaît le chemin de la chambre de Rejwaïde. Il avance sans se tromper le Voltigeur, malgré le feu qui lèche certains murs, malgré la fumée qui fait pleurer ses yeux et les quintes de toux qui menacent de lui déchirer les poumons. Plus tard, il s’occupera de ça plus tard. « Merci Grâce. » Prend-t-il tout de même le temps de lancer à son amie, même si parler dans ses conditions est exténuant. Il peine à reprendre son souffle, et le soulagement de Nuage dans son esprit se dispute à inquiétude du griffon de savoir son Voltigeur encore à l’intérieur du bâtiment. Incendie. Aile gauche sous les flammes. Eau. Dehors, visiblement, on s’organise pour étouffer les flammes et porter secours aux blessés.

Mayeul s’arrête brusquement, tandis qu’un pan de murs s’effondre devant eux. Le Voltigeur ne perd pas de temps à l’escalader, avant de tousser longuement. Son poignet lui fait souffrir le martyr et sous le pansement de fortune de son bras, le sang goûte à nouveau. Mais la porte de la chambre de Reja est là, et le Voltigeur se jette dessus malgré ses blessures, terrifié à l’idée de ce qu’il va découvrir à l’intérieur.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 29 Juin - 19:29

Il est occupé dans sa chambre, lorsque les premières explosions retentissent, en direction de la caserne de Voltigeurs de Svaljärd. Et il passe bien peu de temps avant qu’une onde de choc expédie le sénéchal au sol et que le contenu de sa bibliothèque se déverse sur lui. Il est sonné quelques instants, incapable de se relever, qu’importe les cris à l’extérieur de sa chambre et les ordres des gardes afin d’aider les nobles à évacuer. Il réussit enfin à bouger, non sans grimacer, rejetant les volumes plus loin. On hurle au feu, à l’explosion, et tout ce qu’il trouve à faire est de chercher un livre. Le bon livre, qu’il trouve enfin, et dans lequel il enferme soigneusement la plume d’ara cachée dans le premier tiroir de son bureau.

Il n’a cure que tout le reste de ses affaires parte en fumée. Il n’est pas attaché aux choses matérielles, il sait que son esprit est sa plus grande richesse. Il y a certaines choses, néanmoins, qu’il ne peut pas laisser derrière.

Dès qu’il ouvre la porte sur le couloir, une chaleur déjà accablante a pris possession des lieux. Femmes, enfants et maris se suivent, pleurs et supplications au rendez-vous. Lui, plutôt, s’avance vers le lieu même du début de ce qui semble être le plus puissant incendie qu’il n’ait jamais vu, et c’est abasourdi qu’il observe le phénomène. La toux le prend et il remonte sa chemise sur son visage, tentant en vain d’empêcher la fumée de s’infiltrer dans ses poumons, alors qu’il ne peut détacher ses prunelles du désastre. Ce n’est pas normal. Matvei connaît le palais de fond en combles. Il connaît comment chaque mur a été assemblé, renforcé au fil des années, quelles réparations ont été effectuées. Il sait que sa pierre empêche le feu de se propager, que ses larges cheminées permettent à celui-ci de se diriger hors des murs, que les volets de bois sont traités en profondeur afin de conserver la chaleur et de repousser le gel. Il a étudié l’architecture du palais, lors de ses études, a supervisé les nouveaux travaux, lors de son travail de sénéchal, a assuré que sa propre expertise soit mise à la pâte, spécialiste qui empêche tous ces damnés palais cielsombrois de partir en fumée à la moindre cendre de pipe laissée sur le tapis. Tout ceci n’est pas normal. Le feu brûle, les explosions détruisent, mais ceci est différent. Il voit, sous ses yeux, la pierre être rongée comme si elle n’était rien, qu’un inutile mirage qui ne les protégera pas.

Il est sorti de sa contemplation horrifiée par une voix connue, qui l’appelle par son prénom et l’encourage à partir imminemment. C’est Varald qui l’attrape par le bras et le tire à sa suite. Vouvoiement convenance, titre, rien n’a sa place ici, alors que les deux sénéchaux courent et se retrouvent dans la cour, où tous les autres nobles sont réunis. Des demoiselles en robes d’intérieur plus légères, des bambins en larmes. Le feu réchauffe les lieux, mais le froid de Valkyrion ne tardera pas à engourdir tout le monde. Matvei attrape Varald par les épaules, s’assure qu’il est bien là, bien avec lui. « Vérifie que tous nos invités sont bien sortis. Je dois… je dois aider à arrêter ça. » À quoi cela lui servirait-il de se spécialiser en bâtiments ignifugés si c’est pour être incapable de sauver le palais de son duc ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang   Jeu 29 Juin - 20:13

J’écoute les précisions apportées par Matvei à mes interrogations. Guère plus pour comprendre, mais il mentionne Hiémain et je hoche la tête. Peut-être aura-t-il d’autres informations. Au fil de la journée des suspects sont écartés, d’autres sont arrêtés et je découvre l’existence de poudre à canon, qui soulève de nombreuses questions car il semble se tramer un évènement dont nous ne parvenons pas à saisir l’ampleur pour l’instant. J’écoute le rapport de nos savants sur l’étude de la poudre paralysante, deux heures sont largement suffisantes pour faire… et bien de nombreuses choses, ce qui ne me rassure guère.

La journée s’achevant, Hjalden décide de réunir nos sénéchaux et nos nobles invités pour faire un point de situation. Même si beaucoup pensent le danger écarté, je garde une pointe d’appréhension. Je sursaute en entendant une explosion dans la ville, mais je n’ai guère le temps d’y réfléchir car le palais est également touché. La panique s’installe car personne ne comprend ce qu’il se passe. La structure est affaiblie et craignant un effondrement, je me précipite hors de la salle, à la recherche de mes enfants. J’aperçois des flammes qui dévorent tout à une vitesse folle et, tandis que je me dirige vers nos appartement, des soldats m’arrêtent.

- Laissez-moi passer, je dois retrouver mes enfants.
- Votre Grâce, ils ont été évacués, comme l’ensemble des nobles que nous avons trouvé.

Ses paroles me rassurent, mais ce sont les morceaux de plafond nous tombant dessus, fragilisés par l’explosion, qui m’incitent à rebrousser chemin. L’un d’eux me frappe à l’épaule alors que je protège ma tête avec mes mains. Les gardes me poussent vers l’extérieur, je tousse avec la fumée qui se répand dans les couloirs. Et je me retrouve dehors. Mon regard parcourt les lieux à la recherche de Ludvig et Ljära. Je finis par les apercevoir entourés de gardes et Hjalden a quelques distances de là, donnant des ordres pour organiser les secours. Je rejoins mes enfants et je croise le regard de mon mari, qui semble soulagé de me revoir enfin. Ljära se jette dans mes bras, en pleurs, tandis que je remarque la blessure de mon fils, une coupure sur la tempe. Je repose ma fille, mon épaule m’élançant douloureusement.

- Tu es blessé… Inquiétude.
- Ce n’est rien mère, j’ai glissé dans l’escalier et me suis cogné à la rambarde.

Je pose une main rassurante sur son épaule. A cet instant, une voix m’interpelle et je me retourne pour voir Séverine à mes côtés. Un sourire éclaire mon visage suite à sa proposition.

- Volontiers Séverine.

Même si je ne connais pas la noble depuis longtemps, je décide de lui faire confiance d’autant que des gardes resteront en leur compagnie. Je me tourne vers mes enfants et leur demande de rester avec la dame de Bellifère, le temps que je prenne l’ampleur de la situation. Je me dirige vers Hjalden pour l’aider si nécessaire, mais il a pris les choses en main, donnant des ordres aux soldats pour assurer la protection et l’évacuation des différentes familles nobles, dont les membres impériaux, organisant les hommes et femmes œuvrant à éteindre le feu et se faisant épauler par nos sénéchaux. D’ailleurs, j’aperçois Matvei parmi les équipes de secours. Je ne me sens guère utile, alors je décide d’aller aider à l’organisation des soigneurs, vu que Hjalden m’y envoie pour faire soigner mon épaule. J'y retrouve Séverine et mes enfants.

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Intrigue 2.4 ♦ De Glace et de Sang
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